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interviewyoutube.com· 2 décembre 2025 98 min

Budget, "labellisation" des médias... L'interview en intégralité de Manuel Bompard (LFI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Bonsoir M. Bompard, soyez le bienvenu. On va parler dans quelques instants de la presse en France. Vous nous direz si vous pensez comme certains qu'Emmanuel Macron est en train de tenter de la museler, comme le dit en tout cas une partie des oppositions, si c'est le retour de la Pravda en France en 2025. On a entendu cette expression ces derniers jours. Un mot si vous permettez tout d'abord sur le budget. Est-ce que pour vous c'est plié ? Est-ce que vous dites qu'il n'y aura pas de compromis et donc pas de budget en 2026 pour les Français ? On n'en est pas là encore je pense. On ouvre aujourd'hui à l'Assemblée nationale ce qu'on appelle la deuxième lecture du budget de la sécurité sociale.

J'ai effectivement beaucoup de mal à voir comment le budget de la sécurité sociale, comme le budget de l'État, peut recevoir aujourd'hui le vote d'une majorité des députés de l'Assemblée nationale. Je vois difficilement comment ça pourrait être le cas. Et donc évidemment la décision va appartenir au gouvernement de savoir si le gouvernement a l'intention de passer son budget de la sécurité sociale ou son budget de l'État en force. C'est-à-dire avec le 49-3 ? J'entends beaucoup ces derniers jours. Vous le souhaitez vous ? Ah non je ne le souhaite pas. Non, moi je suis opposé au principe même que l'exécutif puisse imposer sa volonté aux parlementaires.

J'ai quand même entendu pendant des semaines et des semaines le fait que c'était une grande nouvelle, qu'il n'y aurait plus de 49-3, que les députés pourraient désormais écrire le budget. Voir aujourd'hui des gens qui se revendiquaient de cette victoire, en l'occurrence par exemple des députés socialistes, dire aujourd'hui publiquement qu'ils souhaitent le retour du 49-3, je trouve ça extrêmement choquant. Mais si ce n'est pas 49-3, c'est quoi la solution que vous préconisez aujourd'hui ? Ah mais moi je suis en désaccord avec ce budget. Donc moi je souhaite que ce budget soit battu. Et donc la solution c'est qu'il y ait un autre budget.

Et pour qu'il y ait un autre budget, je pense que tout le monde a compris désormais, qu'il faut qu'il y ait un autre gouvernement. Donc ? Donc moi je suis favorable à la censure du gouvernement. Si j'essaie de suivre le raisonnement, si Sébastien Lecornu ressort le 49-3 qu'il avait enterré, ce sera une motion de censure. Une motion de censure, vous renversez peut-être ou pas le gouvernement, et on cherche un nouveau gouvernement derrière ? Moi je ne joue pas, en l'occurrence, parce que quand il faut... Pardon, je prends un tout petit peu de hauteur. Quand on parle du budget, on parle de conséquences très concrètes sur la vie des gens.

Quand on parle du budget de la sécurité sociale, on parle de plusieurs milliards d'euros d'économies sur les dépenses de santé. Vous voyez dans quel état est aujourd'hui notre système de santé. Quand on parle du budget de l'État, on parle par exemple de gel des budgets d'un certain nombre de ministères. Par exemple le ministère de la Transition écologique. Le gouvernement a l'intention de diviser par deux la prime de Noël pour les allocataires du RSA. Ça c'est très concret, c'est dans le budget. Donc oui, je considère que ma responsabilité c'est de faire battre ce budget. Ensuite, si le gouvernement est renversé, il y aura, comme il y a eu l'année dernière, quand M.

Barnier a été renversé, ce qu'on appelle une loi spéciale. Qui coûterait 12 milliards d'euros de déficit en plus. Ah bon ? Oui. Qui dit ça ? Ce sont les estimations faites cette semaine. Vous avez sans doute vu le mois tout simplement, parce qu'on reconduit le budget à l'identique. Oui, mais M. Fauvel, la tendance est la même. Ce ne sont pas vos chiffres. Non mais ce n'est pas ça, mais c'est que s'il doit y avoir une loi spéciale, rien ne dit que cette loi spéciale sera définitive. 12 milliards si elle reste au moins pendant un mois. Le coût serait bien plus élevé, si elle devait durer, ce qui est assez peu probable, toute l'année 2026.

Moi, je peux parler, si vous voulez, du coût de ce budget, s'il devait passer. Moi, je vous dis que la loi spéciale, elle coûterait y compris moins cher que ce budget, s'il devait passer. Par exemple, c'est un budget qui diviserait la croissance du pays par deux. C'est un budget qui se traduirait par le fait que des centaines de milliers de personnes payent davantage d'impôts sur le revenu. C'est un budget qui se traduirait par le fait que les retraites ne seraient pas réindexées sur la base de l'inflation l'année prochaine. C'est-à-dire que les retraités perdraient du pouvoir d'achat. Il y a un débat là-dessus.

Vous savez que la majorité est prête à faire des concessions pour indexer une partie. 1 400 euros. C'est en tout cas ce qui a été... À l'Assemblée nationale, la mesure a été rejetée. Au Sénat, elle a été réintroduite avec une limite à 1 400 euros. Tout à fait. Si vous considérez que les retraités, à vous, mais à travers vous, les gens qui me font parfois cette objection, si vous considérez que les retraités qui gagnent 1 400 euros ou 1 450 euros vivent très bien aujourd'hui dans notre pays, je pense qu'on ne vit tout simplement pas dans le même pays.

Donc, pour répondre à votre question, si le budget doit être rejeté, si le gouvernement doit être censuré, et je le souhaite, il y aura une loi spéciale. Et moi, ce que je souhaite, ce n'est pas nouveau. Vous allez me dire que ça fait longtemps que je dis ça, mais j'ai le mérite de la constance. Dissolution. C'est que je considère... Non, moi, je considère qu'il ne peut pas y avoir de changement de politique dans ce pays sans départ du président de la République. Donc voilà. Et ce qui est en train de se dérouler depuis plusieurs semaines, j'ai plutôt l'impression que ça me donne raison. C'est-à-dire qu'en fait, M.

Macron a perdu les dernières élections, mais il continue à essayer d'imposer sa politique. Et sa politique, elle est minoritaire aujourd'hui. Donc vous ne pouvez pas se passer en force contre le pays, en force contre l'Assemblée nationale. Au bout d'un moment, ça ne marche plus. Le débat du moment, M. Bompard, je suis curieux de vous entendre sur ce qu'a dit M. Macron au sujet des médias. Le Rassemblement national et une partie de la droite aujourd'hui l'accusent de vouloir museler la presse.

En cause, je vais tenter d'être très précis, parce qu'il y a eu un peu de fantasmes aussi, sans doute, autour de cette affaire, les propos du chef de l'État dans lesquels il soutient une démarche qui existe déjà depuis plusieurs années, qui consiste à labelliser, sur la base du volontariat, des médias qui s'engagent à respecter une déontologie. Pour dire les choses de façon un peu simple, aujourd'hui, Emmanuel Macron s'est défendu de vouloir créer un label d'État ou même un ministère de la vérité. Est-ce que tout cela vous inquiète ou pas du tout ?

La proposition telle qu'elle est formulée par le président de la République ne me semble pas la bonne manière de répondre contre un problème qui, lui, est un problème réel. Enfin, tout le monde sait aujourd'hui, y compris on va avoir des élections nationales et municipales qui vont avoir lieu dans quelques semaines, tout le monde voit à quel point il y a aujourd'hui des campagnes de désinformation massive sur les réseaux sociaux en particulier. Il y a des nouvelles pratiques qui n'existaient pas avant, c'est-à-dire ce qu'on appelle les deepfakes, des vidéos mensongères. Moi, j'en ai été victime, par exemple, où on m'attribue des propos que je n'ai jamais tenus.

Donc, je suis d'accord pour dire qu'il faut apporter des réponses sur ça. Je pense que vous dites dans l'ordre. Un, pourquoi ce n'est pas la bonne méthode ? C'est le label qui existe donc déjà depuis plusieurs années, certifié par des cabinets de... On va essayer de rentrer dans le débat. Oui. Mais parce que, moi, qu'on fasse en sorte que les règles de déontologie soient respectées dans les médias, ça me paraît être une chose très importante. Qu'on considère qu'un média auquel on aurait donné un label serait en quelque sorte soustrait désormais à tout problème lié à la déontologie. Je ne comprends pas pourquoi on labelliserait un média et ce média, il deviendrait...

C'est ce média qui le demande et c'est un cabinet d'expertise en fonction de plusieurs critères qui l'accordent ou pas. Je préfère une autre mesure. Laquelle ? Qui est de mettre en place ce qu'on appelle un conseil de déontologie dans les médias qui permet à n'importe quel citoyen, quand il est témoin d'une pratique médiatique qui ne correspond pas à la déontologie médiatique, de pouvoir saisir ce conseil. Un conseil qui... Qui siègerait à l'intérieur de ce conseil ? Un conseil avec des professionnels de l'information, avec des journalistes qui seraient dans ce conseil. Un conseil avec, pourquoi pas, des représentants des syndicats de journalistes et de la profession.

On pourrait même considérer que dans ce conseil, il pourrait y avoir des représentants des citoyens, mais qu'on laisse le gouvernement en dehors de ça. Parce que si on ne laisse pas le gouvernement en dehors de ça, pourquoi pas élu ? Élu. Quand on parle de représentants des journalistes, ça serait élu par les journalistes. Et les citoyens. Quand on parle de représentants citoyens, ça pourrait être élu, ça pourrait être tiré au sort, je ne sais pas, on pourrait réfléchir à plusieurs propositions. Mais qu'il y ait une instance... Et ce conseil, il aurait quel pouvoir ?

Eh bien de faire appliquer les règles de déontologie et donc de pouvoir, y compris imposer parfois des rectificatifs quand il y a des informations qui sont fausses, ou y compris pouvoir prendre des mesures qui sont des mesures de sanctions. Et ce n'est pas le rôle de l'ARCOM, ça ? L'ARCOM le fait sur le... Enfin, le fait, pardon, on va dire. L'ARCOM est censé le faire... Vous avez failli faire une peau de banane et vous êtes retenu. Ah non, non, je vais faire une peau de banane, j'ai failli ne pas en faire une et je voulais en faire une. L'ARCOM est censé le faire sur les médias audiovisuels. À ma connaissance, pas sur la presse écrite, par exemple, qui n'est pas concernée par l'ARCOM.

Et je vous dis, est censé le faire, parce que moi, je le dis sincèrement ici, je suis stupéfait du manque d'action de l'ARCOM face à des multiples désinformations qui existent aujourd'hui dans les médias. J'ai vu il y a quelques jours un reportage qui a été publié sur les pratiques de la chaîne CNews, chaîne concurrente de la vôtre, dans laquelle je suis stupéfait que l'ARCOM ne réagisse pas. J'ai vu une enquête de reporters sans frontières et l'ARCOM a contesté ces éléments. Enquête sur le temps de parole dans la chaîne d'information que vous venez de citer au mois de mars. RSF estimait que l'extrême droite avait été surreprésentée. L'ARCOM a dit non. Ce n'est pas estimé.

Moi, que les meetings de la France Insoumise et les interviews de la France Insoumise passent la nuit sur CNews, j'en ai déjà directement témoin. On doit faire 100% chez les insomniaques. Vous estimez que l'ARCOM n'a pas les moyens de vérifier tout ce qui se passe à la télé et à la radio ou que vous avez un traitement de défaveur ? Non, je ne dis pas qu'on a un traitement de défaveur. Je trouve que l'ARCOM ne remplit pas aujourd'hui de mon point de vue les fonctions qui devraient être les siennes. Pour partie, sans doute, parce qu'elle n'a pas suffisamment de moyens pour le faire.

Et deuxièmement, j'assume de le dire et ça ne me vaudra sans doute pas que des compliments parce que je trouve que parfois elle fait preuve d'un manque de courage pour imposer le respect d'un certain nombre de règles. Je veux quand même préciser... C'est l'ARCOM l'an dernier qui a fermé une chaîne de télé et tout le monde lui est tombé dessus aussi. Mais moi, c'est la même ARCOM. À cette occasion, M. Fovell, je ne lui suis pas tombé dessus parce que je considère qu'elle avait raison. Il faut que tout le monde comprenne. les chaînes de télévision, elles bénéficient et elles signent un agrément avec l'ARCOM.

On leur met à disposition un canal pour pouvoir y mettre et en échange de ce canal, il y a un cahier des charges qui doit être respecté. Et si ce cahier des charges n'est pas respecté, et en l'occurrence, par exemple, pour CNews, ce cahier des charges n'est pas respecté, je considère qu'il devrait y avoir des sanctions. Et ces sanctions, aujourd'hui, elles ne sont pas à l'ordre du jour. Il y a eu des sanctions ? Oui, mais des sanctions financières qui, manifestement, ne sont pas suffisamment dissuasives puisque ça continue. Vous voulez dire des sanctions qui pourraient aller jusqu'à quoi ?

D'abord, on fait des sanctions financières, ensuite on augmente s'il faut le montant de ces sanctions financières, et ensuite on va jusqu'à, y compris menacer parfois d'interdiction d'émettre. Enfin, écoutez, ils ne font pas ce qu'ils veulent en dehors de toutes les règles. D'ailleurs, je veux dire que j'ai été très choqué aujourd'hui d'entendre Marine Le Pen et le Rassemblement National considérer que l'ARCOM ne devrait avoir une action que sur le service public de l'information. Marine Le Pen dit que les chaînes privées sont financées par de l'argent privé, donc elles n'ont pas l'obligation de neutraliser. Mais c'est scandaleux de dire ça. Pourquoi ?

Mais parce que ces chaînes-là, elles participent d'un rôle qui a un pilier dans la démocratie, l'information. Il y a deux piliers dans une République pour que les gens soient des citoyens, éclairer l'école, pour que tout le monde puisse disposer des moyens de comprendre la complexité du monde et l'information. Et ces chaînes-là, ça voudrait dire quoi ? Qu'elles pourraient se soustraire à toute obligation d'équité, de respect, un petit peu d'équilibre du temps de parole. Enfin, ce serait totalement inacceptable. Ou alors, on n'est plus en démocratie, on est comme aux États-Unis.

Et donc, ceux qui ont beaucoup d'argent dans le monde politique, ils peuvent avoir les chaînes qui sont les chaînes qui valorisent leur point de vue et les autres sont condamnés en quelque sorte à être invisibilisés dans l'espace médiatique. C'est incompréhensible. Encore un mot sur ce thème. Est-ce que vous estimez, comme Marine Le Pen, qu'il y a un problème de neutralité du service public ? Moi, j'ai aussi, j'ai dit ce que j'avais à dire sur un certain nombre de chaînes. Pour autant, je considère effectivement qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de pratiques parfois dans le service public qui sont aussi problématiques. Ils sont quoi ? Hostiles aux insoumis ?

Moi, je ne vais pas dire hostile aux uns, aux autres. Moi, si vous voulez, je vous donne un exemple très concret. Je pense que tout le monde l'a vu. Mais il y a quelques semaines, quand j'ai été interviewé sur une émission par une journaliste du service public de l'information et qu'il y a failli avoir ensuite un correctif des rédactions parce qu'il y avait eu manifestement des fake news, des fausses informations qui avaient été débitées sur le plateau, je considère que c'est une pratique extrêmement problématique. Mais pour vous, c'est un cas isolé ou il y a un mauvais traitement des insoumis ? Non, je pense qu'il y a besoin aussi.

Il y a un mauvais traitement des insoumis, mais ça, tout le monde le voit. Et je pense que toutes les personnes qui nous écoutent en sont, je crois, conscientes. Mais il y a aussi une question, c'est comment on renforce l'indépendance du service public de l'information vis-à-vis du pouvoir politique. Par exemple, moi, je ne suis pas convaincu que le fait que les présidents de Radio France ou de France Télévisions soient nommés par le pouvoir politique soit une bonne chose. Pourquoi ? Ils ne pourraient pas être élus, par exemple, par les citoyens. Ça éviterait que ce soit les pouvoirs politiques. Ça va faire beaucoup d'élections.

Oui, mais moi, je pense que ce n'est pas un problème de voter, vous savez, en démocratie. Et je pense que les citoyens, quand on parle de quelque chose d'aussi important que les médias et en particulier du service public d'information, je trouve ça légitime que ce soit les citoyens qui décident. L'avocat Richard Malka, qui défend notamment Charlie Hebdo, dénonce aujourd'hui le cynisme de Jean-Luc Mélenchon. Il affirme que les insoumis ont vendu leur âme au diable pour conquérir le vote des banlieues et qu'aujourd'hui, vous affichez, je cite, une haine des Juifs devenue cool et décomplexée. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Rien.

Enfin, je veux dire, je pense, vu le niveau d'outrance de ses propos et le fait que ça s'appuie sur aucun fait réel, qu'est-ce que vous voulez que je réponde ? Si demain, il y a quelqu'un qui dit des horreurs sur vous, qui ne les argumente pas, qui ne s'appuie sur aucun fait réel, ça s'appuie, je ne vois même pas l'intérêt d'y répondre. selon lui, sur le procès qu'il a gagné en défendant le philosophe Raphaël Enthoven qui avait écrit il y a quelques mois que la France insoumise était passionnément antisémite, vous l'aviez attaqué en injure et récemment, la justice a dit il peut dire cela, il peut dire qu'elle est passionnément antisémite. Il faut dire tout.

Nous l'avions attaqué en injure, effectivement, parce qu'il n'avait pas seulement dit ça, il avait dit ça, c'est vrai. Il avait aussi dit qu'on était une bande de cons et de déficients. Donc, je ne sais pas si je ne vais pas et la justice a estimé qu'on était dans le cadre de la liberté d'expression. Non, la justice a précisément expliqué qu'elle reconnaissait que ces termes étaient injurieux mais qu'on pouvait parce qu'il y a quand même un problème parce que le principe de... Il a été relaxé. Attendez, je ne suis pas d'accord avec cette décision de justice et j'explique pourquoi. Le principe de la liberté d'expression, les frontières de la liberté d'expression, elles s'arrêtent à l'injure.

Donc, si vous reconnaissez que des propos sont injurieux, vous ne pouvez pas considérer qu'ils sont acceptables dans le cadre de la liberté d'expression. Pourquoi vous n'avez pas fait appel ? Mais parce que j'ai compris au vu de cette décision telle qu'elle a été prise et qui s'appuie et qui est juste incompréhensible et totalement contradictoire que manifestement, les Insoumis, y compris du point de vue du terrain judiciaire, même quand les faits étaient avec eux, finalement, on ne leur donnerait pas raison. Donc, je me bats sur un autre terrain et franchement, je pense que vous pouvez le comprendre, M.

Fauvel, on aura parfois des désaccords mais si je vous dis que vous êtes un con ou un déficient, vous allez accepter l'idée que ça ne participe pas de la liberté d'expression et que je vous injurie. C'est pour ça que je ne vais pas le faire. Je vous remercie. Non, mais voilà. Vous voyez la réaction que vous avez. Donc, comprenez que quand un militant insoumis, on dit de lui que c'est un con ou un déficient et que M. Malka trouve ça génial et fait un bouquin pour justifier qu'on puisse dire ça sur les Insoumis, qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? C'est des gens qui, manifestement, sont perdus, sont sortis du champ du débat républicain et respectueux.

Moi, je n'ai pas envie de débattre avec eux. Du débat respectueux, oui. Quand on commence à jurier les gens, moi, je n'ai jamais à jurier personne. Quand Richard Malka, pour revenir à lui, dit qu'il y a une part de stratégie électorale de la part de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon qui a compris la dernière fois qu'il lui avait évoqué 600 000 voix pour arriver au second tour et qu'il a décidé à ce moment-là, Manuel Bompard, de se tourner vers le vote des banlieues qui est en partie un vote musulman. Je dis bien en partie. Mais là-dessus, est-ce que c'est une stratégie de votre part ? Non, c'est inacceptable de dire ça. Pourquoi ?

Je vais vous dire pourquoi c'est inacceptable de dire ça. Parce que vous n'avez pas donné la suite du raisonnement de quelqu'un comme M. Malka. La suite du raisonnement de quelqu'un comme M. Malka, c'est donc ça serait en partie, pour reprendre vos termes, un vote de personnes qui sont de confession musulmane que la France insoumise multiplierait les déclarations à caractère antisémite. Voilà. Donc ça voudrait dire quoi ? Qu'on considère que les musulmans de ce pays, ils sont antisémites ? Ou alors que vous soufflez sur les braises. Non, non.

Si le raisonnement, c'est que pour vous adresser, je suis leur raisonnement, pas le mien, pour partie de confession musulmane, il faudrait avoir des ambiguïtés. Tout ça ne tient pas la haute et révèle, pardon, un préjugé, qui est un préjugé raciste en l'occurrence. Expliquez-nous l'accumulation des déclarations de la France insoumise. Non, mais je vais... Quand Jean-Luc Mélenchon dit l'antisémitisme est résiduel, il dit ça en 2024, au moment où il a explosé en France après le 7 octobre, quand Rima Hassan s'affiche... Si vous voulez, on va faire la liste. En fait, j'ai déjà répondu à peu près... Tout ça, c'est un hasard.

J'ai répondu à peu près récemment apporté son soutien à un professeur d'université qui dit que ce sont des génocidaires en parlant de Français juifs. Ça n'a rien à voir, ça. Pourquoi ça n'a rien à voir ? Ça n'a rien à voir, puisque là, en l'occurrence, après, si vous voulez, on va prendre les détails... Ce sont des génocidaires à boycotter au sujet de Parod Gainsbourg et d'autres, dit ce professeur. Et Jean-Luc Mélenchon... Pas à propos de Français juifs, contrairement à ce que vous disiez. À propos... Moi, je n'ai pas partagé ces propos, j'ai déjà eu l'occasion de le dire sur votre antenne, d'ailleurs.

À propos de gens qui avaient signé une tribune s'opposant à la reconnaissance de l'État de Paris. Demandant des conditions. Leur origine ou leur confession religieuse n'avait aucun rapport sur ce sujet. Il se trouve que la majorité d'entre eux, la grande majorité, était juive. Enfin, pas tous. J'ai vu dans cette signature qu'il y avait un prêtre, par exemple. Donc, excusez-moi... Une grande majorité. Non, mais donc, ce n'est pas vrai de dire qu'il a ciblé ces personnes-là. Moi, je ne suis pas encore d'accord avec les termes qu'il emploie, mais ce n'est pas vrai de dire qu'il a ciblé ces personnes-là que vous savez que M. Darmanin a utilisé cette expression au Sénat... M.

Retailleau, pardon, a utilisé cette expression au Sénat à propos de l'antisémitisme d'extrême droite. Alors que les rapports, y compris de toutes les instances de la Commission nationale du débat public, etc., disent qu'aujourd'hui, l'antisémitisme, qui est malheureusement un fléau qu'il faut combattre en France, est essentiellement représenté à droite et à l'extrême droite de l'échiquier politique. À un moment, moi, je m'appuie sur des faits... Vous êtes d'accord pour dire les choses très simplement que l'antisémitisme n'est pas résiduel en France ? Mais évidemment que l'antisémitisme n'est pas résiduel en France.

L'antisémitisme est un fléau qu'il faut combattre au même titre que toutes les formes de racisme, au même titre que l'islamophobie qui augmente de manière grandissante aussi ces dernières semaines. Et moi, je les combats toutes. Et essayer de faire croire que des militantes et des militants de la France insoumise qui, depuis leur plus jeune âge, sont engagés dans la société contre toutes les formes de racisme et de discrimination, essayer de faire croire que ces gens-là, parce que moi, c'est aussi leur honneur que je défends en prenant la parole devant vous, sont racistes ou antisémites, ça ne correspond à rien, ni à leur déclaration, ni à leur engagement.

Je fais la différence entre les électeurs et une partie de la direction. Eh bien, non, mais ni personne, ni nos électeurs, ni nos citoyens et à la France insoumise. Si quelqu'un était antisémite, il ne serait plus membre de la France insoumise. Mais j'aimerais que d'ailleurs, dans toutes les formations politiques, tout le monde s'attaque autant à la question du racisme de manière générale, à toutes les formes de racisme comme nous le faisons nous à la France insoumise. Et je n'accepte pas la manière avec laquelle on essaye de dédiaboliser l'extrême droite qui est issue d'une tradition politique foncièrement antisémite, foncièrement raciste.

Aujourd'hui, d'ailleurs, dans ses déclarations foncièrement islamophobes, je n'accepte pas la manière avec laquelle on essaye de diaboliser les insoumis pour dédiaboliser l'extrême droite. Jamais les insoumis n'accepteront d'être diabolisés de la sorte. Les insoumis sont un mouvement antiraciste. Ils se mobilisent et ils luttent contre toutes les formes de racisme. Et j'aimerais une fois, parce que j'ai l'impression de répondre à peu près toutes les semaines, à des procès d'intention qui ne s'appuient sur aucun fait réel. Personne à la France insoumise n'a jamais été condamné sur ce sujet, et heureusement.

Aucun candidat de la France insoumise n'a jamais eu de propos antisémite, et heureusement. Et si ça devait être le cas, ils ne seraient plus membres de la France insoumise. Ça me paraît assez clair. Manuel Bompard, le Rassemblement National a dénoncé le manque de réaction de plusieurs parties, dont le vôtre, après ce qu'a subi Jordan Mardé last week-end, un homme qui lui a écrasé un oeuf sur le visage pendant une séance de dédicaces. Est-ce que c'est un oubli de votre part ? Ou est-ce que vous considérez, comme certains, pas forcément de votre camp ?

Je pense notamment à l'eurodéputé Renaissance Bernard Guetta, qui a dit « Oui, bien sûr, il faut condamner, mais on ne peut pas appeler ça de la violence ». D'abord, c'est faux, puisqu'il y a eu un certain nombre d'insoumis, il y a même sur votre antenne BFM TV Thomas Porte dimanche matin, qui a répondu à un duplex, dans lequel il a dit la même position que la mienne, c'est que moi, je ne suis pas d'accord pour qu'on jette des oeufs sur des gens et que je préfère qu'on combatte l'extrême droite avec des bulletins de vote qu'avec des oeufs. Mais par ailleurs, ce n'est pas bien de gaspiller de la nourriture. Pour le reste, vous le faites un peu sur le mode de l'humour quand même, en disant...

Ce n'est pas sur le mode de l'humour, je vous ai dit... Ce n'est pas bien de gaspiller des oeufs. Je pense être assez clair. Maintenant, excusez-moi, mais expliquer que l'extrême droite serait la victime, comme l'a fait M. Bardella, d'une violence de la gauche parce qu'il a reçu un oeuf. Un climateur qui s'installe. Oui, enfin moi, je veux vous rappeler que dans ce pays, l'extrême droite, elle tue. D'accord ? Cette année, Hichem Miraoui, dans le Var, tué par un militant d'extrême droite et soutien du Front National et du Rassemblement National. M. Benjabala, tué par deux militants d'extrême droite dans le Nord. Le rugbyman argentin, M.

Arambourou, tué par deux membres d'un groupuscule d'extrême droite à Paris il y a quelques années en France. Ça, c'est la réalité de la violence qui existe. Quant au fait que... Toutes les violences ne se ballent pas. Je pense qu'on ne peut pas tout à fait comparer la mort et le fait qu'on écrage... Et vous trouvez, pour dire les choses très simplement, que Jordan Bardella en a trop fait. Je trouve qu'il devrait aussi condamner quand l'extrême droite tue. Ce serait bien. Quant à la question de la violence vis-à-vis des responsables politiques, je n'ai pas entendu M.

Bardella réagir quand moi, par exemple, j'ai été la cible d'un colis piégé qui devait être livré à mon domicile ou quand Jean-Luc Mélenchon s'est vu son domicile personnel cambriolé. Vous voyez, là, c'était quand même quelque chose qui touchait, y compris dans l'intégrité ou qui mettait en danger la vie des personnes, en l'occurrence, en ce qui concerne le fait de recevoir un colis piégé. Donc moi, je le redis, je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on jette des œufs. Je pense qu'il faut lutter contre l'extrême droite pied à pied et le mieux, c'est de le faire avec des bulletins de vote et pas avec des... En votant, voilà.

Mais pardon, ça fait quatre jours que ça dure et je n'ai pas l'impression qu'il y a la même indignation quand d'autres responsables politiques subissent des événements de même nature. On est à une centaine de jours du premier tour des élections municipales. Ça ne vous aura pas échappé, Manuel Bompard. Est-ce que vous dites, comme votre candidate à Paris, Sophia Chikirou, il ne faut pas qu'un socialiste soit élu à la mairie de Paris ? Oui, je pense qu'il faut qu'une insoumise soit élu à la mairie de Paris. Ce n'est pas la même chose. Ah ben si, c'est précisément la même chose. Pour qu'une insoumise... Il ne faut pas qu'un socialiste...

Vous pourriez dire je ne veux pas de Rachida Dati à la mairie de Paris. J'ai bien compris votre sous-entendu dans votre question. Mais en l'occurrence, pour qu'une insoumise soit élu à la mairie de Paris, il ne faut pas que ça soit un socialiste. Non, je ne joue pas sur les mots. C'est vous qui essayez, pardon, vous, parce que ça fait depuis plusieurs jours qu'on me pose ce type de questions. Qui essayait de faire croire que l'objectif des insoumis dans les élections municipales, ce serait de faire gagner la droite ou l'extrême droite contre les socialistes. Ce n'est pas ça l'objectif ?

Maintenant, l'objectif des insoumis aux élections municipales, c'est d'essayer de gagner un maximum de villes pour transformer la vie des gens qui habitent dans ces communes. Et donc, je pense que la France insoumise... Si la France insoumise n'arrive pas en tête de la gauche au soir du premier tour et qu'elle est en possibilité de se maintenir, elle se retirera pour faire gagner l'autre candidate gauche. Je vais répondre à votre question, ne vous inquiétez pas, elle m'a déjà été posée à peu près 50 fois, mais peut-être... Je vais tenter. Admettez quand même l'idée... Qu'elle arrive aussi en tête. J'ai mis un si. Bon, mais peut-être... Je peux en mettre deux si vous voulez.

Non, mais ce n'est pas ça, c'est admettez l'idée qu'au début de la campagne, à trois mois du premier tour, on commence à essayer de faire campagne avec l'objectif d'être en tête au premier tour. C'est notre objectif. Et on pense que ce serait bien pour, là en l'occurrence, les Parisiennes et les Parisiens. Mais les électeurs du premier tour peuvent avoir envie de savoir ce qui va se passer entre les deux tours. Quant à la question du deuxième tour, moi j'ai déjà répondu très clairement, donc je n'ai pas de problème à répondre à votre question. Je vais répondre en deux temps pour ne pas que vous me copiez la parole après la première réponse. Allez-y.

Premièrement, partout où la France insoumise sera en tête de la gauche, au soir du premier tour, elle proposera à toutes les autres listes de gauche de se rassembler, de fusionner pour battre la droite et l'extrême droite. Premièrement. Deuxièmement, dans les autres cas, dans les autres configurations, si nous ne sommes pas en tête, alors il appartiendra à la liste en tête, en l'occurrence la liste socialiste dans le cas de figure que vous présentez, de dire si elle a l'intention de fusionner avec la France insoumise ou pas. Pour l'instant, le Parti socialiste à Paris a dit que ni au premier ni au deuxième tour, elle fera alliance avec la France insoumise.

Donc soit l'autre liste gauche, si elle qui arrive en tête, fusionne, soit vous vous maintenez. Évidemment. Enfin, pardon, mais dans toutes les élections municipales, le principe de base, c'est que la gauche peut être séparée au premier tour et au deuxième tour, elle sera à son point qu'il y ait des retraits sans fusion. Ah non. Généralement, quand vous faites au-delà de 10%, c'est le code électoral, vous avez la possibilité de vous maintenir. C'est arrivé par exemple là où la gauche ne voulait pas que le RN gagne des villes. Des retraits sans fusion, ça arrive. Oui, mais parce que c'était la droite. Ça n'arrivera pas cette fois-ci. Non, mais attendez, attendez, monsieur Fauvel.

Il est arrivé que la gauche se retire de manière unilatérale parce que c'était la droite, c'était le Front républicain pour empêcher l'extrême droite. À gauche, le principe vieux depuis la nuit des temps, c'est qu'au deuxième tour, les listes de gauche, elles se rassemblent. Nous, on est clairs sur ce sujet. C'est le Parti socialiste qui n'est pas clair. Donc, il faut poser la question au Parti socialiste. Pour l'instant, il dit pas de fusée au premier, pas de fusée au deuxième tour.

Donc, je dis aux électrices, aux électeurs, votez pas pour les candidats socialistes parce que si vous votez pour les candidats socialistes, vous avez un risque de faire perdre la ville à la gauche et de faire gagner à la droite. Merci beaucoup, Manuel Bancard, d'être venu ce soir sur ce plateau. Quand une phrase d'Emmanuel Macron met le feu aux poudres. C'est le débat de 60 minutes ce soir. Faut-il labelliser, comme le souhaite le chef de l'État, les différents médias pour permettre de distinguer les sites qui font de l'information de ceux qui n'en font pas ?

L'idée relancée il y a quelques jours qui lui valent des accusations de la part d'une partie de la droite et du RN qui dénoncent une dérive autoritaire de sa part et une volonté de contrôler les médias. On va essayer d'y voir un peu plus clair sur ce sujet parfois complexe et en débattre également ce soir sur ce plateau avec Raphaël Grabli, journaliste à la rédaction de BFM. Bonsoir Raphaël. Avec Sarah Knafo, députée européenne reconquête. Merci d'être avec nous ce soir. Vous débattrez tout à l'heure avec Mathieu Gallet, ancien PDG de Radio France, aujourd'hui président du Conseil de surveillance des Echos.

Tout cela sous le regard avisé de Guillaume Tabard, éditorialiste politique au Figaro. Avant de vous entendre, je sais que vous avez des choses à dire et je pense que vous n'êtes pas tout à fait d'accord. Vous allez nous expliquer pourquoi. Voyons d'abord avec vous, Raphaël, ce qu'a dit précisément Emmanuel Macron. Quels sont ses mots ? On est le 19 novembre et Emmanuel Macron fait face au lecteur de La Voix du Nord. Il est notamment interrogé sur une question, celle de la désinformation en ligne. Regardez. J'ai un exemple assez drôle.

La semaine passée avec Alain, qui est un de mes clients habitués au restaurant, et qui vient me dire, Boris, le président Macron, il parle comme ça, le président Macron, il va déclarer la guerre à la Russie. Et il s'avère qu'en fait, il était effectivement sur un obscur groupe Facebook et il avait effectivement cliqué sur un lien improbable qui disait que vous allez faire la guerre à la Russie. Ça rejoint ce qu'on se disait. Il faut que ça rentre dans le débat. C'est qu'on va tout faire pour que soit mis en place un label. Ce n'est pas le gouvernement ou l'État qui peut dire ceci eut une information, ceci n'en est pas.

Par contre, je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite par des professionnels qui puissent dire ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l'information. Donc, si on résume, on parle de faux sites d'information dans le cadre d'ingérences étrangères qui imitent parfois d'ailleurs de vrais sites d'information pour diffuser des fake news. On voit ici d'ailleurs un faux site du monde dans le cadre d'une opération de propagande pro-russe. On voit le titre un ministre français, d'ailleurs le français n'est pas tout à fait correct. Soutient les meurtres de soldats russes en Ukraine. Exactement. Voilà, c'est les limites de Google Traduction peut-être.

Mais donc, évidemment, c'est un faux site qui reprend l'image du monde dans le cadre d'une opération d'ingérence étrangère. Alors, Emmanuel Macron a prononcé le mot qui fâche, label, de quoi il parle ? Alors, on appelle ça ce label, Initiative pour la confiance dans le journalisme. C'est absolument pas nouveau. Ça date de 2019. Ça a été lancé par RSF Reporters sur frontières avec des médias étrangers. Le concept, il est assez simple. Sur la base du volontariat, chaque site d'info peut s'inscrire pour dire, pour résumer, j'ai une rédaction avec des vrais journalistes, un peu apporte sa ligne éditoriale.

Il est ensuite audité par un cabinet indépendant, donc pas RSF, pour obtenir une certification qui est à disposition des réseaux sociaux, X, Facebook ou TikTok, pour faire le tri entre les vraies sources d'info et les faux sites. En France, il y a 43 médias qui sont certifiés, dont les médias du groupe Ebra, notamment dans l'Est de la France, TF1. Première Nouvelle d'Alsace, le Dauphiné libéré, etc. Exactement, dont, y compris TF1 et notamment Radio France, avec une limite quand même, c'est qu'il n'y a aucun réseau social qui pour le moment n'utilise cette base de données de vrais sites d'info, entre guillemets, notamment pour les mettre en avant.

Et pour être complexe, Camille Feu au poudre, c'est une vidéo publiée hier par l'Elysée. Oui, certains éditorialistes et politiques ont dénoncé une dérive autoritaire d'Emmanuel Macron et sur X, l'Elysée a décidé de réagir en vidéo. Emmanuel Macron envisage un label pour les médias. Il y aurait les bons médias et les moins bons. Comment ne pas voir dans cette initiative une tentation autoritaire d'un président mécontent du traitement médiatique et qui souhaite imposer un récit unique ? Je propose un nom pour ce nouveau service de communication, la Pravda.

Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente, aussi probable depuis la peste brune et la peste rouge qu'avec la Macronie finissante. En termes d'audience, c'est plutôt réussi. On a plus de 5 millions de vues ce soir. Après, ce ne sont pas forcément des vues et des relais uniquement pour approuver ce qui est dit par le compte de l'Elysée. Sarah Knapot, il est dans son rôle, Emmanuel Macron, dans cette vidéo ?

28:05
Manuel Bompard

Vous voulez dire

28:06
Présentateur

dans la vidéo parodique ? De dire j'ai dit quelque chose, on manipule mais... Alors, malheureusement non et j'ai même une mauvaise nouvelle pour vous, je ne sais pas si BFM mériterait le label, le label qui doit être décerné aux médias qui disent la vérité parce que quand on entend Raphaël Grabier, on a l'impression qu'Emmanuel Macron ne propose rien de neuf,

28:24
Manuel Bompard

qu'il ne veut pas aller plus loin alors que quand on lit le discours et j'invite les gens qui nous écoutent à aller lire le discours sur vite-république.fr donc un site gouvernemental à aller lire ce discours car Emmanuel Macron dit il faut aller plus loin. Il parle d'une directive européenne, il dit il va falloir changer le droit national et là il a un monsieur qui lui dit mais monsieur Macron il va falloir faire vite, vous avez bientôt les élections. Emmanuel Macron lui répond mais vous avez raison, il faut faire vite mais je dois d'abord alerter l'opinion publique parce que sinon

28:49
Présentateur

les français ne seront pas d'accord il faut les préparer pour un changement de droit donc pour aller plus loin que ce que vous dites

28:54
Manuel Bompard

pour que ce label ne devienne non pas facultatif mais obligatoire visant à imposer aux plateformes de mettre davantage en avant les contenus qui seraient labellisés. Donc l'objectif c'est de dire à des plateformes vous avez tel média qu'on a labellisé une fois qu'il est labellisé l'algorithme doit le pousser. Donc il faudrait que le gouvernement agrée une autorité qui soit habilité à décerner ces labels peut-être reporter sans frontières là vous avez raison il se reposera sur quelque chose qui existe mais qui de fait deviendrait ensuite obligatoire pour les plateformes.

29:24
Présentateur

D'abord Est-ce que ça n'est pas reporter sans frontières comme ça a été dit aujourd'hui qui donne ce label sur les cabinets indépendants ? J'ai mis un élément disant

29:30
Manuel Bompard

peut-être en tout cas il faudra que le gouvernement l'agrée. A mon sens c'est totalement scandaleux évidemment que l'Elysée n'est pas dans son rôle

29:36
Présentateur

avec la parodie d'hier c'est ce qui explique les 5 millions généralement quand vous avez un contenu qui choque sur les réseaux sociaux d'ailleurs Emmanuel Macron nous fait la preuve que l'algorithme peut parfaitement pousser les contenus de l'Elysée et qu'il n'y a pas seulement les trolls russes et les adversaires du pouvoir français qui sont poussés par Elon Musk la preuve il fait 5 millions de vues et quand on regarde les chiffres sur son compte il n'a pas vraiment de quoi se plaindre d'avoir été caché par l'algorithme d'Elon Musk mais malheureusement pour lui

29:59
Manuel Bompard

il est très regardé et très critiqué parce que les français à mon sens à juste titre s'inquiètent de ses dérives et se disent est-ce qu'Emmanuel Macron est-ce que le gouvernement français est-ce qu'un pouvoir public quel qu'il soit même dirigé par quelqu'un d'autre qu'Emmanuel Macron est légitime à décerner un label à un quelconque média est-ce que quand on regarde je vais finir par là

30:19
Présentateur

et je donne la parole à Mathieu Gallet si vous pouvez débattre absolument je vais finir sur ça et d'ailleurs je vais faire une passe décisive puisque je vais parler je peux sortir du terrain si vous voulez aussi je vais parler de l'audiovisuel public on le fera après si vous voulez l'audiovisuel public d'abord la réponse sur les labels sur lequel l'Etat a en principe une sorte de pouvoir de contrôle on observe que rien ne dit qu'il mériterait un label que les fake news ils sont légions et je vous laisse la parole d'abord sur l'utilité au nom du label Mathieu Gallet moi je suis un peu pour le coup le débat je pense va vous surprendre parce que je trouve que c'est une il y a une vraie question qui se pose par rapport à la fiabilité de l'information c'est vrai qu'on voit toutes les fake news qui pullulent sur les réseaux sociaux sur toutes les plateformes et qu'il faut débusquer ces fausses nouvelles je pense que c'est vraiment l'intérêt de toute démocratie de pouvoir se débarrasser de ces fake news par contre l'histoire du label moi je pense que vraiment c'est une mauvaise réponse à une question qui se pose sur la qualité de l'information et j'ai bien compris que le président de la république ne dit pas à aucun moment qu'il veut s'arroger ce droit voilà il ne dit pas du tout ça en revanche à quoi sert ce label aujourd'hui enfin ce label il existe depuis plusieurs années je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de vos téléspectateurs qui connaissent ce label qu'il y ait beaucoup de lecteurs du Figaro ou des publications du groupe Ebra qui connaissent ce label donc en fait à quoi il sert moi je vois que la profession des journalistes n'est pas du tout consensuelle sur ce label et je pense que c'est quand même un sujet qui doit être pris en main par les journalistes eux-mêmes voilà et donc s'il n'y a pas d'autorégulation qui est souhaitée par la profession c'est surtout pas à une autorité publique de le faire mais c'est pas du tout ce que le président de la république a dit en revanche pas de label d'état aujourd'hui on a besoin effectivement de débusquer ces fake news il y a des technologies qui permettent très vite aujourd'hui de voir tout ce qui a été retouché par l'IA et ce genre de choses ça je pense que c'est un combat où tout le monde peut être d'accord pour se dire qu'on doit se battre contre ces mauvaises informations vous n'êtes pas labellisé au Figaro Guillaume Tabard le label d'abord ce sont les lecteurs qui le donnent et ensuite ce sont les acteurs de la république qui peuvent se sentir ou reconnus dans un article si quelqu'un estime qu'il est caricaturé ou que des choses sont fausses dans un article il a la liberté de le dire voire de saisir le tribunal il existe on semble dire qu'il faudrait de la régulation mais pour vous ça suffit la justice aujourd'hui non mais c'est pas que ça suffit c'est que je pense qu'il y a un danger un danger démocratique à vouloir aller plus loin et là on vient d'en avoir à l'instant de la démonstration à l'instant ce qu'on vient d'entendre vous l'avez vous avez remis l'extrait Emmanuel Macron qui dit on va tout faire pour qu'il y ait la balle pour qu'il y ait un label il ajoute ce label évidemment ça n'est pas l'état qui peut le donner mais il commence par dire on va tout faire pour qu'il y ait un label ensuite on entend Pascal Praud qui dit Emmanuel Macron veut un label et après il ajoute il sait son commentaire ça s'appelle la Pravda etc il dit Emmanuel Macron veut un label il redit ce qu'Emmanuel Macron a dit Pascal Praud ne dit jamais Emmanuel Macron veut un label de l'état et là l'Elysée prend la phrase Pascal Praud disant Emmanuel Macron veut un label c'est-à-dire qu'il reprend la phrase Emmanuel Macron et l'Elysée dit fake news et donc là c'est là où on a le droit d'être inquiet c'est que si même lorsqu'on part d'une déclaration on dit ah non non fake news on est effectivement mal parti et moi ce qui m'inquiète dans le mot label c'est qu'on s'en remet à une supposée autorégulation de la profession mais on voit bien dans tous les débats qu'il y a actuellement dans le match de ping-pong contre le service public et CNews d'ailleurs au passage ping-pong ou rugby ça dépend des jours c'est pas les frères Lebrun en ce moment On aimerait que le service public d'une part et peut-être CNews aussi de l'autre passent plus de temps à développer leur vision des choses à parler à leurs auditeurs et à leurs téléspectateurs de sujets qu'ils intéressent plutôt que de régler des comptes mais quand on voit une émission du service public qui vient dire attention par exemple dire qu'il pourrait y avoir un lien entre immigration et insécurité c'est scientifiquement faux Là vous parlez de complément d'enquête il y a quelques jours C'est scientifiquement faux et il sort une étude contestée par bien des gens Donc si le label consiste à dire moi je considère que scientifiquement la vérité est de mon côté on voit bien qu'on peut arriver à des interdictions envers des gens qui ne pensent pas comme vous Le danger il est là Le danger c'est pas qu'Emmanuel Macron veuille ça Le danger c'est que certains dans notre profession s'autorisent le droit de dire moi je sais ce qu'est la vérité moi je sais ce qui est scientifique et ce qui ne l'est pas Si je peux me permettre ça dépasse la profession de journaliste parce que ce qui m'a encore plus choqué que cette question du je veux un label on ira plus loin par le droit et ça il faut l'écouter c'est dit clairement ça n'est pas qu'un outil qui existe il veut aller plus loin Emmanuel Macron et ensuite il dit une phrase qui m'a encore plus choqué il dit on sait très bien évaluer la crédulité des gens sur les réseaux sociaux vous avez dû le lire nous savons mesurer la vulnérabilité à la crédulité des gens selon leur comportement sur les réseaux sociaux c'est à dire qu'il est en train de nous dire on sait quand les gens sont assez idiots pour tomber dans les fake news on va réussir à le mesurer et la question qu'on se pose c'est à la fin qu'est-ce qu'on va faire donc les gens qui sont trop bêtes selon Emmanuel Macron ou selon l'agence qui l'aura agréé on va leur mettre quoi ils n'auront le droit que de lire France Info ils n'auront pas le droit de lire autre chose ils ne pourront lire que Libération vous l'avez entendu cette phrase on va mesurer la crédulité des gens alors si on peut faire monter un deuxième sujet ce sera positif pour le débat public il ne demande pas à ce qu'on aille il dit on sait le faire il dit on sait le faire et dans sa bouche on entend on saura se servir de cette mesure pour réussir à en faire quelque chose et pour faire avancer le débat et alors là pardon si on peut apporter quand même une solution c'est qu'en effet et alors étonnamment je serai d'accord avec vous c'est une vraie question pourquoi étonnamment ?

le fait je ne pensais pas être d'accord avec vous

36:07
Manuel Bompard

mais c'est une vraie question qu'il y ait des fausses nouvelles partout c'est une vraie question qui pose en réalité celle de l'esprit critique et à mon sens la réponse n'est évidemment ni dans des labels ni dans le fait de dire que les seules personnes crédibles

36:20
Présentateur

sur terre seraient des médias non il y a des gens qui écrivent sur les réseaux sociaux il y a des blogueurs qui sont crédibles il y a des gens qui créent leur propre chaîne YouTube qui sont crédibles ça n'est pas une question de médias institutionnels mais d'esprit critique et d'éducation et à mon avis

36:32
Manuel Bompard

la meilleure réponse passe par le pluralisme plus vous aurez de gens en désaccord qui auront le droit

36:37
Présentateur

d'exprimer leur désaccord et plus les gens exerceront leur esprit critique il faut faire confiance dans le peuple français dans le fait qu'il est un peuple adulte qui fera la vérité lui-même c'est là où j'ai une nuance par rapport à vous c'est que je pense qu'il y a quand même une vraie différence entre un journaliste on en a deux sur ce plateau qui a une formation qui a une déontologie et ce qu'on peut voir sur les réseaux sociaux et il y a des Youtubers qui aujourd'hui sont des gens tout à fait remarquables dans leur domaine mais ce n'est pas des journalistes et je pense qu'aujourd'hui on a quand même un vrai sujet c'est l'accès des médias je veux dire traditionnels au public à travers les plateformes les plateformes elles sont toutes américaines soyons clairs et là aussi je pense qu'on devrait être assez d'accord de se dire il y a un sujet de souveraineté c'est qu'aujourd'hui toutes les plateformes qui sont la porte d'accès pour les médias parce que nous on a nos habitudes quand tu lis le Figaro on sait que c'est plutôt de droite tu lis l'Ibé c'est plutôt de gauche je veux dire pour les jeunes publics notamment qui consomment l'information à travers ces plateformes qui sont toutes américaines on ne sait pas d'où on parle on ne sait pas faire la différence entre un journaliste et un influenceur et aujourd'hui on voit qu'il y a des influenceurs qui ont une énorme communauté qui ont une énorme influence donc je pense que le vrai sujet y compris un Charlie Coeur qu'aux Etats-Unis exactement le vrai sujet c'est comment ces plateformes sont responsabilisées au niveau européen pour que nos médias qui sont et qu'ils soient de droite de gauche du milieu c'est pas le sujet mais c'est pour les médias qui font sincèrement leur travail qui font bien leur travail avec des vrais journalistes puissent être trouvé pour ces publics on a en effet un vrai désaccord c'est que j'ai beaucoup moins confiance dans la profession de journaliste que vous je considère ils vont apprécier sur le plateau désolé je considère que pour beaucoup la formation qu'ils ont faite

38:20
Manuel Bompard

les écoles de journalisme sont malheureusement devenues pour beaucoup des écoles d'endoctrinement et beaucoup de journalistes vous le disent beaucoup qui l'ont subie des écoles de propagande absolument des écoles de journalistes qui sont devenues des écoles de propagande

38:32
Présentateur

axées à gauche j'entends beaucoup qu'on nous dit sur les réseaux sociaux on ne maîtrise pas tout parce qu'il y a des algorithmes qui poussent certains contenus et tout ce qui fait du clash c'est généralement ce qui marche le mieux on pourrait sur les médias aussi et demander à ceux qui sur le web choisissent les titres des médias parce que ce sont les titres qui feront le plus de clics donc malheureusement ou heureusement les médias ne sont pas du tout exemples de la recherche du buzz et du clic ensuite je vous disais on nous dit qu'on ne maîtrise pas

38:56
Manuel Bompard

donc les algorithmes sur les réseaux sociaux mais est-ce qu'on maîtrise les salles de rédaction et les opinions qui sont celles de ceux qui font les nouvelles de ceux qui choisissent les sujets on les maîtrise on voit bien qu'il y a quand même une différence depuis qu'Elon Musk

39:10
Présentateur

a racheté X Emmanuel Macron fait 5 millions de vues on ne maîtrise pas

39:14
Manuel Bompard

le fait de savoir que lorsqu'on regarde France Inter par exemple on a une rédaction de gens qui sont payés par nos impôts et qui pourtant ont des opinions qui sont très axées à gauche on ne maîtrise pas le fait que sur France Info des gens qu'on paye par nos impôts vont trafiquer des infographies vous l'avez peut-être vu il y a deux semaines là aussi ils ne mériteraient pas le label France Info c'est plutôt France des infos alors eux carrément ils trafiquent des sondages donc ils nous mettent François Hollande qui est à 6% et qui a l'air de faire deux fois plus important que le score des...

39:41
Présentateur

et dans le graphique corrigé ils ont encore fait une erreur allez regardez

39:45
Manuel Bompard

donc fabuleux le label alors est-ce que

39:47
Présentateur

c'est un média de confiance

39:49
Manuel Bompard

avec tout l'argent qu'il nous coûte on pourrait estimer que le label quand même nous aurait coûté cher et bien manifestement non ça n'est pas un média de confiance

39:56
Présentateur

l'histoire du label je pense qu'on est assez d'accord pour ma part je crois que les français sont libres d'aller chercher la vérité là où ils le souhaitent s'ils veulent plutôt écouter Charlie Kirk que Marc Fauvel pardonnez-moi ils ont le droit ils cherchent la vérité là où ils veulent aller la chercher et on n'a pas à leur dire ce qui est plus crédible ce qui est important je trouve c'est que les gens sachent où ils foutent les pieds pardon pour l'expression quand on achète un journal on sait où on met les pieds c'est pas vrai et si on parle de CNews je veux dire si CNews effectivement est une chaîne qui a une couleur politique où est le problème l'essentiel c'est qu'on sache d'où on parle je pense que c'est et ça c'est très nouveau c'est qu'on n'avait pas l'habitude en France d'avoir des médias audiovisuels qui soient des médias d'opinion avec CNews et la preuve c'est qu'il y avait une place à prendre on avait l'habitude de le dire chez BFM qui est un concurrent mais vous voyez la parole est libre non mais la parole est libre je veux dire mais à partir du moment où on sait où vient l'information je rappelle que CNews se défend d'être une chaîne d'opinion oui mais le sujet il est peut-être là en fait il faut assumer mais ils ne se défendent pas du choix des sujets qu'ils vont montrer à l'antenne alors qu'à l'inverse c'est la liberté d'une ligne éditoriale énormément de chaînes qui se prétendent neutres

40:55
Manuel Bompard

qui attaquent CNews et qui pourtant nous ont caché par le passé leur engagement politique très fort qui après a été chiffré vous avez des enquêtes des études notamment de l'Institut Thomas More qui essayent de montrer les biais politiques au sein du service public de l'audiovisuel et là on se dit

41:08
Présentateur

non seulement voilà des chaînes qui n'assument pas

41:12
Manuel Bompard

leur orientation politique mais qu'en plus on nous force à payer avec nos impôts l'équivalent d'un abonnement forcé puisque nous sommes tous des abonnés captifs

41:19
Présentateur

au service public de l'audiovisuel on paye tous 130 euros par an et par foyer non c'est plus vrai vous le savez alors malheureusement il ne vous aura pas échappé que l'argent public ne poussait pas sur les arbres et que quand vient un service public il est financé par notre argent donc si on divise 4 milliards de budget par an par 30 millions de foyers en France désolé ça fait 130 euros par ménage et par foyer sur le fait que l'ARCOM ne devrait même plus surveiller s'occuper des télés privées ah non moi j'irais plus loin l'ARCOM ne devrait même plus exister ah oui donc j'irais plus loin que cette mesure l'ARCOM ne devrait pas exister pour vous il ne faut plus de régulateurs le régulateur ça s'appelle la loi en France vous avez des lois l'ARCOM est créé par le Saint-Esprit par François Mitterrand par François Mitterrand et avant que l'ARCOM l'ARCOM a été créé par le législateur avant que l'ARCOM n'existe c'était pas le Far West Mitterrand a décidé de le créer c'était pas le Far West vous avez que des médias d'Etat avant c'était l'ORTF vous avez la loi et aujourd'hui si vous n'aimez pas les médias d'Etat privatisons immédiatement l'audiovisuel public je serai d'accord avec vous une fois de plus non mais on peut avoir des médias publics qui ne sont pas des médias d'Etat si vous n'avez pas l'ARCOM

42:20
Manuel Bompard

vous avez ce qui s'appelle la loi vous savez dans plein de domaines par exemple pour le code de la route vous avez la loi quand vous violez la loi vous payez une amende ou alors vous passez

42:27
Présentateur

devant un tribunal oui un tribunal ça s'appelle la justice

42:31
Manuel Bompard

donc vous n'avez pas besoin de créer des agences qui viennent comme ça faire respecter la loi en étant une étape intermédiaire vous avez des règles claires c'est vrai qu'avant

42:39
Présentateur

c'est le ministère de l'information donc je pense qu'on a quand même gagné un peu entre le ministère de l'information et une autorité indépendante c'est pas moi qui vous dirais que l'Etat doit contrôler l'information je suis plutôt là pour défendre le point de vue adverse d'ailleurs Guillaume Tabard est-ce qu'on a là l'un des thèmes peut-être sur la liberté d'expression thème important aux Etats-Unis depuis plusieurs années sur lequel a surfé notamment Donald Trump mais peut-être aussi de notre campagne présidentielle à nous en quelques mots ce sera évidemment un thème de débat avec comme souvent le risque de passer à côté du débat de fond parce qu'aujourd'hui il faut le dire la presse est en danger mais elle est en danger par quoi ?

pas par le fait qu'il y a une chaîne qui dit des choses qui ne plaît pas à une autre elle est en danger parce qu'il y a des plateformes numériques internationales qui ont des moyens colossaux et qui pompent la production des médias nationaux et ça il faut le réguler elle est en danger parce qu'il y a une question existentielle je voyais une députée Macroniste qui disait scandaleux il y a 9 milliardaires qui possèdent 80% des titres mais sans des investisseurs quels qu'ils soient qui mettent de l'argent pour faire vivre des chaînes des journaux des radios ces chaînes ces journaux n'existeraient pas et ce qu'il faut défendre c'est l'existence de la presse et son pluralisme merci à tous les trois d'être venus en parler et on débatte tranquillement sur BFM dans un instant le 20h Maxime Switek ne bougez pas ça marche là ?

43:56
Locuteur 5

il a réagi là vous avez passé un bon moment devant votre programme avec Ecovax c'était votre rendez-vous avec Generali préparez votre futur ici et maintenant Generali assurez vos vies

44:11
Présentateur

à Noël pour réussir une vraie surprise maison il faut choisir la bonne maison retrouver toute la chaleur de Noël avec le merveilleux mug glacé de la Maison Thirier chocolat vanille caramel fondant cookies d'eau et croustillant Maison Thirier seul le bon crée du bonheur

44:36
Locuteur 7

ça sent bon j'espère bien on a fait de la palette

44:41
Présentateur

doucement et on va vous faire goûter un petit shower pour le dessert on nous a conseillé un opéra

44:52
Manuel Bompard

il est temps de redécouvrir les produits frais Auchan fait le choix de vous rendre le frais plus accessible avec la carte de fidélité Wahou profitez de 10% surtout le frais des Halle Auchan

45:04
Locuteur 5

Auchan le choix le bon chaque jour une nouvelle vie commence quand arrive un super-héros ou face aux premiers dégâts des eaux quand vous vous décidez à repartir pour un tour ou quand vous changez de parcours à chaque fois que se joue votre futur Generali est là ici et maintenant

45:24
Locuteur 6

Generali à tuer vos vies privé c'est respecter son partenaire et garder le contrôle toujours

45:32
Présentateur

avec The Turf je fixe mes limites de jeu je tiens vraiment les rênes victoire du 4 suivi du 5 du 8 7 et 3 alors avons-nous des gagnants ? on les cherche tous ces 5 avec le nouveau The 5 Horn j'ai vraiment le pari qui me convient avec The Turf choisissez le numéro 1 sur les rapports des paris hippiques The Turf une histoire de turfiste à Paris G.L. Evans réinvente l'art d'accueillir 8 lieux de caractère unis par une même exigence au service de vos conventions salon défilé réception de 20 à 96 000 personnes faites vibrer vos événements G.L. Evans Paris des lieux qui vous inspirent des expériences à vivre

46:16
Locuteur 10

les nouvelles absolutes Dave Sandro

46:27
Présentateur

reine d'amour ma reine d'amour numéro 1 995 euros vous avez économisé 2 euros en évitant habilement le vestiaire et hop encore 2 euros d'économisé en déclinant poliment le supplément chantilly en revanche le chocolat et après tout ça on vous dirait que 2 euros ce n'est pas assez pour épargner à la Matmut vous profitez de solutions d'épargne à partir de 2 euros par jour Matmut est une marque de l'année 2025

47:18
Locuteur 5

vie commence vos projets comme pour vos imprévus Generali est là I.T. est maintenant Generali attuerez vos vies en ce moment

47:54
Locuteur 7

jusqu'à moins 20% sur votre assurance auto rendez-vous sur Generali.fr

47:58
Présentateur

c'est la question celle que se pose Sophie à 11h18 et que se pose même dans une autre galaxie qu'est-ce qu'on mange de bon aujourd'hui le délicieux jambon le supérieur fleuri michon bien sûr cuisiné à partir de noix de jambon dans un savoureux bouillon de légumes

48:46
Locuteur 6

c'est trop beau fleuri michon ça va pas trop dur la vie

48:51
Locuteur 5

oh ça sent pas la rose

48:53
Locuteur 7

bah non ça sent le jasmin

48:59
Locuteur 5

parce que la vie ne sent pas toujours la rose Glade Sense Spray

49:04
Locuteur 7

et s'il suffisait de pousser la porte pour bien l'entendre et oui chez écoutez voir le bilan auditif est gratuit et les aides auditives libres de la gamme confort ne vous coûte rien en plus les garanties satisfaction panne perte vol et casse sont offertes alors n'attendez plus pour bien l'entendre écoutez voir optique et audition

49:22
Locuteur 4

mutualiste dispositif médical

49:24
Locuteur 7

si je comprends bien

49:26
Manuel Bompard

quoi qu'il arrive orange est là

49:28
Locuteur 6

c'est respecter son partenaire et garder le contrôle toujours

50:01
Présentateur

avec The Turf je fixe mes limites de jeu je tiens vraiment les reines

50:05
Locuteur 6

victoire du 4

50:06
Présentateur

suivi du 5 du 8 7 et 3 alors avons-nous des gagnants ?

bah on les cherche tous ces 5 avec le nouveau The 5 Horn j'ai vraiment le pari qui me convient avec The Turf choisissez le numéro 1 sur les rapports des paris hippiques The Turf une histoire de turfiste notre rendez-vous avec les si belles domaine inoubliable bonsoir à toutes et à tous je suis très heureux de vous retrouver pour ce 20h BFM la une de votre journal ce soir c'est Poutine qui nous menace directement si l'Europe veut la guerre nous y sommes prêts déclaration martiale au moment où le président russe reçoit en ce moment même les émissaires américains au Kremlin si l'Europe décide soudainement de vous faire la guerre et la commence nous sommes prêts dès maintenant si l'Europe choisit de déclencher une guerre la situation peut très vite arriver à un point où il ne restera plus personne avec qui négocier nous sommes prêts alors faut-il prendre cette menace au sérieux on va consacrer une large part de ce journal à cette question l'actualité de ce mardi soir c'est aussi cette grosse frayeur anime des dizaines d'enfants évacués d'une piscine après une intoxication au chlore on sera sur place gendarmes mobiles face à agriculteurs grosse tension dans le doux aujourd'hui autour d'une exploitation agricole les services vétérinaires ont ordonné d'abattre tout un troupeau après la découverte d'une bête malade et puis dans ce journal un témoignage ce soir celui d'Emma Valin cette jeune femme avait été fauchée avec nos feutres personnes sur l'île de Léron c'était début novembre elle a accepté de nous parler de témoigner ce soir vous l'entendrez 20h40 les choix du 20h BFM avec Yves Tréhard pour la politique Elsa Vidal pour l'international et Guillaume Paul ce soir pour l'économie bonsoir à tous les trois bonsoir Max vos choix donc tout à l'heure Elsa je commence avec vous

52:18
Manuel Bompard

on va parler de la véritable motivation derrière ces négociations américano-russes l'argent

52:23
Présentateur

l'argent évidemment on y reviendra Yves Tréhard alors Marine Le Pen doit-elle céder sa place à Vajandane Marella pour 2027 plus l'élection approche et bien plus certains le pensent Marine Le Pen qui était l'invité de BFM TV aujourd'hui on l'entendra Guillaume et si on baissait le plafond du livret A au-dessus du plafond on taxe tout c'est une proposition qui a été faite ce matin je m'autorne dire Roland L'Escur a dit vite coulade on ne va pas mais le débat est sur la table on en parlera 21h tout à l'heure émission spéciale quand Poutine menace l'Europe voilà le programme ce soir on est parti et donc cette fois la menace tout est très directement adressée si l'Europe veut la guerre nous sommes prêts la phrase est signée Vladimir Poutine elle a été prononcée quelques heures à peine avant de recevoir au Kremlin les émissaires américains pour de nouvelles négociations sur l'Ukraine négociations en cours à l'heure où nous parlons à quel point faut-il prendre ce soir cette menace au sérieux question posée dans une seconde à nos invités nos spécialistes d'abord les faits les images Thomas Joubert c'est en marge de ce forum économique que Vladimir Poutine s'est montré menaçant envers l'Europe nous ne prévoyons pas de combattre l'Europe je l'ai déjà dit 100 fois mais si l'Europe décide soudainement de nous faire la guerre et la commence nous sommes prêts dès maintenant un regain de bellicisme alors que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés à Moscou pour discuter du plan de Washington visant à mettre fin à la guerre entre la Russie et l'Ukraine des discussions dans lesquelles les Européens voudraient peser pour défendre l'Ukraine mais pour Vladimir Poutine les propositions européennes ne font qu'entraver les négociations les Européens ne restent pas silencieux ils sont mécontents d'avoir été écartés des négociations et donc ils ont commencé à faire obstruction à l'administration américaine et au président Trump en fait ils n'ont aucun programme de paix ils sont du côté de la guerre les Européens défendent l'idée d'une force de maintien de la paix après la signature d'un cessez-le-feu avec la présence de troupes étrangères sur le sol ukrainien proposition inacceptable pour le chef du Kremlin qui le refait savoir en voulant tenir l'Europe éloignée des discussions un moyen aussi de mettre la pression sur les émissaires américains qui ont prévu de rencontrer Volodymyr Zelensky sur le sol européen demain sans doute à Bruxelles Et avec nous en plateau Ulysse Gosset Didier François et Guillaume Lasconjarias historien militaire et professeur à Sorbonne Université merci à tous les trois d'être là Ulysse je commence avec vous je parlais de menace de Poutine c'est une espèce de menace flottante parce qu'il dit nous on ne veut pas la guerre mais si les Européens la veulent on est prêt Alors c'est pas la première fois qu'ils menacent mais c'est vrai que là ils visent directement l'Europe en disant finalement les fauteurs de guerre c'est vous les Européens il renverse la table d'une certaine manière alors qu'on sait très bien que quand même l'agresseur c'est Poutine mais il a un avantage Poutine c'est qu'il a Trump avec lui c'est peut-être ce qui change la donne aujourd'hui c'est-à-dire il sait qu'il peut compter sur un président américain qui va forcer la négociation et lui et bien je dirais dans la grande tradition de Poutine qui est au pouvoir depuis plus de 20 ans maintenant il met la pression avec un blitzkrieg diplomatique et militaire très bien huilé hier il était sur le front entre guillemets dans une casemate avec une veste militaire pour dire je suis à la commande et je surveille ce qui se passe sur le front et notamment il annonce la chute d'une ville importante Pokrov ce n'est pas confirmé par les Ukrainiens mais lui dit c'est fait donc offensive militaire c'est le général entreillis qui commande les opérations ensuite il arrive aujourd'hui au Kremlin pour dire c'est la faute des Européens et là il négocie en ce moment même à Moscou avec les envoyés de Trump donc on voit qu'il y a une manœuvre globale de Poutine qui cherche à la fois à influencer les opinions publiques européennes et les dirigeants qui cherche à conclure un accord avec Trump si c'est possible de tordre le bras aux Ukrainiens et n'oublions pas quand même les Ukrainiens Zelensky était à Paris hier il est à Dublin aujourd'hui et il sera probablement même si ce n'est pas confirmé à Bruxelles demain Bruxelles où il y aurait peut-être une rencontre c'est peut-être le scoop de la soirée une rencontre entre Zelensky et l'envoyé de Trump Serge Witkoff et Jared Kouchner le gendre du président pour faire le point et de toute façon il y a demain une réunion importante de l'OTAN où les pays de l'OTAN vont véritablement pouvoir évaluer l'état de la négociation Guillaume comme Ulysse dit à l'instant Poutine cherche à influencer les esprits européens à influencer ou à faire peur il veut nous faire peur les deux en réalité les deux vont ensemble il faut se mettre dans l'idée qu'à partir du moment où vous posez les termes du débat c'est sur ces termes-là que véritablement tout va se jouer la deuxième chose c'est que Poutine a quand même quelques cartes dans sa main d'abord il est dans une phase d'initiative et ça dure et il a derrière lui la capacité en fait à tenir ce fameux quart d'heure de plus que peut-être les ukrainiens ou les européens mais d'initiative militaire diplomatique les deux en réalité les deux vont de front c'est-à-dire que de toute façon il veut il ne veut probablement pas la paix il veut quelque chose qui à la fois lui garantisse une forme de parité stratégique avec les Etats-Unis c'est aussi pour ça qu'il écarte les européens et en menaçant les européens il sait très bien aussi ce qu'il veut obtenir à savoir que les européens n'ont pas ni la densité ni la capacité politique ni même quelque part les effecteurs militaires pour être capables de tenir est-ce que lui dit les françois est-ce que lui Poutine a d'une certaine manière les moyens de nous faire peur les moyens de ses ambitions en termes strictement militaires quand il dit nous on est prêt si vous voulez la guerre on est prêt je vais répondre en deux temps le premier temps c'est la tendance la tendance aujourd'hui on a c'est ce que dit le chef d'état-major des armées français le polonais l'allemand les scandinaves on va prendre trois chiffres simples les dépenses militaires dans le budget fédéral russe depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022 multiplié par deux la capacité de fabriquer des obus multipliés par onze 4,5 millions obus par an c'est quatre fois plus que ce que fait l'OTAN en termes de mobilisation ils avaient 800 000 hommes au début de la guerre ils en ont un million 200 000 aujourd'hui ils visent à en avoir 2 millions d'ici 2027-2030 c'est ce que vous explique tout la seule chose qui fait la différence et qui fait qu'ils ne sont pas vraiment prêts c'est que comme ils ont 30 000 hommes de pertes par jour en blessés et en morts par mois non 30 000 par mois par mois excuse-moi ils sont à 350 000 de pertes c'est ce qu'il y a à peu près et ce qu'ils recrutent tous les ans donc si la guerre en Ukraine s'arrête ce que disent tous les chefs d'état-major des armées européens ils seront dans une position où là effectivement ils seront de manière conventionnelle capables de pouvoir vouloir nous tester d'autant plus s'ils pensent que les américains ne rentreront pas dans la danse d'où ce besoin de répondre de manière forte pour le dissuader de faire ce calcul alors on verra ce que ça veut dire nous tester d'abord on va retrouver Clémence Dibout envoyée spéciale de BNTV à Kiev Clémence comment est-ce qu'on accueille ce soir ce haussement de ton de la part de Vladimir Poutine

59:39
Locuteur 7

ici c'est tout sauf une surprise pour les ukrainiens depuis 4 ans que moi je viens ici quasiment 4 ans couvrir cette guerre depuis le premier jour ils nous disent que la prochaine étape ce sont aux choix les pays baltes ou l'Europe et qu'il faudrait qu'il serait temps qu'on se réveille c'est souvent la musique qu'on entend ici en Ukraine et ils ont juste l'impression ce soir que les européens prennent conscience qu'ils pourraient eux aussi être sur la liste de Vladimir Poutine dans les prochaines échéances vous savez en Ukraine il y a l'ancien site de lancement de missiles nucléaires de l'URSS qui est en plein milieu de l'Ukraine et quand on va là-bas sur place c'est devenu désormais un musée après le mémorandum en 1991 après l'indépendance l'Ukraine a accepté de rendre cet arsenal nucléaire de le détruire et de le rendre à la Russie et bien en fait quand on va là-bas aujourd'hui c'est un peu la soupe à la grimace le monsieur qui fait visiter ce musée c'est celui qui a appuyé sur le bouton nucléaire s'il fallait lancer un missile et il dit mais qu'est-ce qu'on a été bête en fait de ne pas garder cet arsenal nucléaire parce qu'aujourd'hui Vladimir Poutine et bien ne nous aurait pas attaqué évidemment c'est un sentiment évidemment c'est un raccourci mais c'est le sentiment général ici des Ukrainiens et c'est bien pour ça qu'ils ont des lignes rouges et les politiques comme Volodymyr Zelensky et les Ukrainiens dans la rue pas question de ne pas faire en sorte que nous puissions rentrer dans l'OTAN pas question non plus de contraindre l'armée ukrainienne à baisser son nombre de 600 000 de 800 000 parce que sinon ce sera la preuve que la Russie continuerait à nous envahir nous mais aussi l'Europe voilà ce qu'on nous dit ici depuis le vif ce soir

1:01:07
Présentateur

Merci beaucoup Clémence Dibout elle vive donc dans l'ouest de l'Ukraine avec Valentin Rivoli Elzavie Dalle qu'est-ce que ça veut dire on a compris ce soir que Poutine nous menace directement nous Européens Didier disait à l'instant il pourrait nous tester qu'est-ce que ça veut dire nous tester concrètement ?

1:01:22
Manuel Bompard

En fait dans cette perspective ça peut être intéressant pour Moscou de savoir à quel point nous serions coordonnés dans notre réponse entre gouvernements européens entre armées européennes peut-être aussi au sein de l'alliance atlantique de l'OTAN combien de temps nous mettrions pour nous mettre d'accord sur une prise de décision quelle serait-elle et donc il l'a déjà fait en réalité avec les questions des drones et des avions et des navires qui ont soit brouillé les aéroports soit surveillé des infrastructures volées au-dessus d'elles et bien nous avons invoqué l'article 4 et non pas l'article 5 de l'OTAN donc pas une réponse militaire immédiate mais une concertation des alliés nous avons aussi décidé de renforcer le flanc est de l'Europe pour se protéger d'incursions de drones et ça c'est déjà un round d'observation de prise de note pour comprendre est-ce que nous sommes sensibles au débat est-ce qu'il y a une discorde dans nos opinions publiques

1:02:15
Présentateur

en fait nous sommes dans un continuum et on l'a vu notamment quand le chef d'état-major Fabien Mandon a commencé à expliquer que la guerre était peut-être pour dans quelques années en tout cas l'offensive russe était pour dans quelques années à l'horizon 2030 qu'il fallait être prêt moralement notamment que la nation soit prête moralement on a vu les débats que ça a créé chez nous oui ça a créé

1:02:32
Manuel Bompard

de nombreux débats il faut les avoir maintenant sans doute pour ne pas les avoir plus près d'un point de tension plus élevé c'est aussi quelque chose qu'analysent de très près les autorités russes de même qu'elles ont dû voir que dans les sondages une grande partie de la jeunesse s'est déclarée prête à défendre le territoire national en cas de guerre et cela c'est quelque chose qui sera pris en compte mais rappelons-nous que les propos que tient aujourd'hui Vladimir Poutine sont quand même d'un caractère radical assez inhabituel d'ordinaire il les délègue par exemple l'admitrie Medvedev et qu'il y a une volonté je pense de confrontation avec l'Europe pas nécessairement de guerre mais de confrontation parce que cela lui permet de rétablir son statut international il n'a donc pas intérêt à sortir de cette conflictualité de la même manière qu'il avait annoncé sa volonté d'avancer en Ukraine il le fait désormais vis-à-vis de l'Europe

1:03:20
Présentateur

on a des négociations qui se font ce soir même en Russie Poutine reçoit Vitkov et Kushner Vitkov émissaire de Trump Kushner gendre de Trump à quel point est-ce que ces déclarations-là de Vladimir Poutine d'une certaine manière mettent à terre ou balaient les négociations ?

En fait c'est toujours l'inquiétude que à la fois les Européens et sans doute les Ukrainiens ont c'est-à-dire le risque d'un perpétuel retour en arrière c'est-à-dire qu'on l'a vécu au mois de mars on l'a vécu à Anchorage au mois d'août c'est-à-dire qu'à chaque fois on propose quelque chose et probablement que le choix par l'administration américaine enfin plutôt par Trump lui-même de tel ou tel émissaire change véritablement la donne et probablement que comme on ne il y a cette phrase qui dit quand vous n'êtes pas aux négociations c'est que vous êtes sur la table on vient juste de fêter Thanksgiving pour les Américains en fait les Européens mais aussi les Ukrainiens on est comme la dinde en réalité on est véritablement dans la position à être au milieu et on est spectateur on n'est pas véritablement acteur malgré 15 jours de négociations âpres et intensives le fait de ne pas peser on peut être en désaccord sur ce point sur le poids de l'Europe je pense qu'effectivement aujourd'hui l'Europe a montré qu'elle avait du poids pour deux raisons la première c'est qu'elle a réussi à finalement obliger Trump à changer le plan original le fameux plan de 28 points qui était une catastrophe pour l'Ukraine et qui est devenu un plan de 19 ou 20 points on ne l'a pas ce plan donc on ne peut pas encore juger mais néanmoins c'est parce que Poutine est en train d'en faire les portes du Kremlin oui mais donc l'Europe elle a pesé c'est à dire qu'il y a eu cette réunion quand même qui a permis à Zelensky de dire ce n'est pas acceptable avec le soutien des Européens et quand Poutine ce soir hausse le ton d'abord un il ne faut pas tomber dans le piège de la menace Poutine deux pourquoi le fait-il parce qu'il y a quelque chose qui embarrasse Poutine en réalité c'est là aussi que l'Europe finalement elle n'est pas si faible que ça ce qui embarrasse Poutine c'est cette volonté autour de la table pour l'instant ils n'ont pas réussi donc effectivement c'est difficile mais aussi s'il y avait un accord de cessez-le-feu d'être d'envoyer selon le plan européen une force de réassurance ou d'interposition une sorte de casque bleu entre guillemets qui ne serait pas des vrais casques bleus des Nations Unies mais pour vérifier que le cessez-le-feu est bien respecté et ça Poutine n'en veut pas donc le discours de ce soir il est aussi à destination de Trump en disant ça je n'en veux pas bon on va continuer à en parler évidemment tout au long de cette soirée on vous retrouvera tout à l'heure notamment 20h30 et 21h pour notre édition spéciale et puis tout à l'heure on vous diffusera également notre document ligne rouge justement sur les soldats de Poutine le recrutement à tout prix document exceptionnel tourné par nos équipes en Russie ce sera tout à l'heure à 21h30 mais d'abord dans l'actualité de ce mardi soir c'est cette grosse frayeur à Nîmes plus d'une centaine de personnes dont plusieurs dizaines d'enfants ont dû être évacués d'une piscine une piscine municipale après une intoxication au chlore le plan Novi pour nombreuses victimes a même été déclenchées au final 14 victimes justement ont été considérées en urgence relative Elsa Théobald avec sur place Manon Monteil

1:06:19
Locuteur 6

106 personnes se trouvaient dans la piscine

1:06:23
Locuteur 4

lorsqu'un incident technique a provoqué l'apparition d'un nuage de chlore 3 personnes dont 2 enfants ont été hospitalisés et sont désormais hors de danger c'est le cas du fils de Julie Aaron qui a pu sortir de l'hôpital dans l'après-midi je ne trouve pas ça normal qu'il puisse y avoir un accident ils sont censés qu'il y ait une sécurité irréprochable je trouve ça énorme cible de retrouver mon fils toute une journée à l'hôpital suite à une intoxication au chlore sachant que c'est très grave un nuage de chlore dont les émanations peuvent provoquer de graves irritations pulmonaires est apparu dans la matinée au total 60 sapeurs-pompiers ont été mobilisés

1:06:59
Présentateur

j'ai souhaité déclencher très rapidement le plan hors sec nombreuses victimes d'où cette mobilisation très importante qui a permis d'évacuer dans un premier temps à proximité l'ensemble des personnes dont évidemment tous les enfants et de les prendre en charge et de permettre au SAMU de les prendre en charge

1:07:19
Locuteur 4

le préfet du Gard a levé le dispositif mis en place le dégagement gazeux a cessé

1:07:24
Manuel Bompard

on a eu un problème de dépotage de de chlore en fait c'est une opération que l'on fait depuis des années et des années régulièrement il n'y a jamais eu de soucis

1:07:37
Locuteur 4

les enfants avaient pu regagner leurs écoles respectives en autobus sous la surveillance des pompiers la piscine a été fermée le temps de l'enquête et de la sécurisation du site la cause de l'incident n'est pas encore connue

1:07:49
Présentateur

dans le 20h BFM ce soir c'est très forte tension aujourd'hui autour d'une ferme à Pouillet français c'est dans le doux plus de 300 agriculteurs vous voyez les images se sont retrouvés face aux gendarmes la raison de ces tensions et bien dans cette ferme une vache a été touchée par la dermatose nodulaire une maladie très contagieuse les services vétérinaires ont donc ordonné d'abattre tout le troupeau troupeau qui était pourtant vacciné d'où cette colère Fanny Regnaud Romain Etuin et Raphaël Blandamont

1:08:13
Manuel Bompard

dans la cour de la ferme à quelques dizaines de mètres du troupeau ces agriculteurs entendent faire face et empêcher l'abattage 300 d'entre eux se sont mobilisés

1:08:25
Locuteur 7

en vain car 175 gendarmes ont été dépêchés sur les lieux

1:08:29
Locuteur 2

les manifestants

1:08:30
Locuteur 7

sont délogés à l'aide de gaz lacrymogène

1:08:32
Manuel Bompard

deux agriculteurs ont été interpellés ils ont tenté de forcer le barrage de gendarmes avec leur tracteur des agriculteurs furieux une vache seulement a été détectée positive à la dermatose nodulaire

1:08:44
Locuteur 5

mais le cheptel a été vacciné il y a un mois la décision d'abattage du troupeau entier est jugée hâtive

1:08:50
Présentateur

ça rend la confiance avec l'état ça met aussi une rupture de confiance avec nos vétérinaires et c'est ça qui est plus grave

1:08:56
Manuel Bompard

deux recours ont été déposés pour tenter d'empêcher que le troupeau soit abattu ils ont tous les deux été invalidés c'est l'éleveuse elle-même qui a dû annoncer la décision de justice on a tout perdu merci à vous pour mener ce qu'on fait avec nous et j'espère que plus jamais plus jamais un seul agriculteur

1:09:16
Locuteur 5

n'aura subi ce qu'on est en train de subir aujourd'hui

1:09:18
Présentateur

l'après-midi a été rythmé par le bruit macabre des cadavres de bovins jetés dans des camions

1:09:24
Manuel Bompard

la préfecture du Doubs a organisé une conférence de presse pour expliquer la situation la vache malade était effectivement vaccinée depuis 35 jours mais son organisme n'avait pas encore pu développer son immunité à la maladie quand un cas de DNC est confirmé l'urgence est avérée parce que comme je vous disais le risque de contagion est vraiment très très élevé

1:09:51
Présentateur

la préfecture a affirmé que les éleveurs seront indemnisés pour l'abattage de leurs troupeaux et qu'une avance de trésorerie sera faite c'est la question qui a mis le feu débat ces dernières heures débat politique on entendra Yves Tréard dans un instant là-dessus faut-il accorder un label distinguer les médias qui respectent la déontologie journalistique la pluralité des opinions notamment il existe déjà un label Emmanuel Macron lui a apporté son soutien et c'est là que le débat s'embrase la droite et l'extrême droite accusent le président de vouloir mettre les médias au pas Romain Langlais Edgar Becquet Agathe Pichon 50 secondes de réponses sans détour de l'Elysée Emmanuel Macron envisage un label pour les médias il y aurait les bons médias et les moins bons sur ses réseaux sociaux la présidence de la République répond à la chaîne CNews au sujet du label sur les médias qu'Emmanuel Macron souhaite mettre en place c'est pas l'état qui doit vérifier si c'est l'état qui doit vérifier là ça devient une dictature il n'en fallait pas plus pour enflammer le côté droit de l'échiquier politique le patron de LR Bruno Retaille par exemple appelle à signer une pétition pour empêcher le projet de loi sur notre antenne l'eurodéputé d'extrême droite Marion Maréchal dénonce également l'idée d'une labellisation

1:11:03
Manuel Bompard

je trouve ça terrifiant et je trouve que

1:11:06
Locuteur 6

l'explication du président de la République et d'un certain nombre de ses portes parlantes n'est pas du tout rassurante le rôle de l'état ça n'est pas de certifier la vérité le rôle de l'état

1:11:14
Manuel Bompard

c'est de garantir le pluralisme et là de ce point de vue là on aimerait que l'état soit plus actif sur le service public

1:11:18
Présentateur

à l'Assemblée cet après-midi le gouvernement est interpellé par le groupe droite républicaine dans notre démocratie il ne peut pas y avoir de bonnes et de mauvaises informations il ne peut pas y avoir de bons et de mauvais médias il ne peut pas y avoir d'ingérence de l'exécutif sur le quatrième pouvoir il ne peut y avoir que l'équilibre des pouvoirs Clarification immédiate de la ministre de la culture Rachida Dati

1:11:41
Manuel Bompard

Aujourd'hui nos médias traditionnels résistent dans ces bouleversements et donc notre rôle c'est de pouvoir les aider à maintenir évidemment cette exigence déontologique journalistique mais jamais l'état ou le gouvernement n'aurait l'idée de labelliser les médias

1:11:58
Présentateur

Emmanuel Macron l'a réaffirmé ce matin en conseil des ministres le label ne serait pas destiné à la presse mais aux sites et comptes non journalistiques qui pourraient alimenter la désinformation Et voilà pour les explications de Florian Forras Yves bonne ou mauvaise idée ce label ?

Très très mauvaise idée Jamais l'état doit mettre le doigt là-dedans l'état n'a rien à faire dans le contrôle de l'éducation Mais là c'est pas l'état Non mais même d'ouvrir le débat d'abord 1 2 il fait une publicité incroyable c'est l'agent publicitaire de CNews 3 il y a une loi qui est une loi cathédrale qui s'appelle la loi de 1881 qui prévoit tout si on n'est pas content d'un média si on veut attaquer on attaque et 4 si l'état doit faire quelque chose c'est d'aller attaquer les plateformes américaines qui pillent nos contenus mais certainement pas d'aller s'occuper de réguler les médias en France certainement pas Un témoignage dans ce journal je vous le disais dans les titres témoignage ce soir d'Emma Vallin cette jeune femme qui est assistante parlementaire d'un député RN avait été fauchée avec 9 autres personnes c'était sur l'île de Léron vous voyez ces images et c'était le 5 novembre dernier Emma Vallin a accepté de témoigner ce soir de donner de ses nouvelles et voici donc ce soir sur BFM TV son témoignage

1:13:09
Locuteur 6

effectivement j'étais partie courir avant d'aller en cours et puis d'un coup plus rien la sensation de sang sur le visage et ensuite quelques minutes après quelqu'un est arrivé ma mise en PLS etc et là j'ai la sensation très nette de mon corps allongé sur le sol du sol qui est froid on peut reprendre une vie normale mais on ne peut pas reprendre la vie d'avant je suis marquée physiquement et je le serai probablement toute ma vie voilà j'avais les cheveux très longs avant il a fallu me les couper à l'hôpital donc ça plus les cicatrices je ne me reconnais pas dans le miroir et je pense que je mettrais très longtemps avant de me reconnaître

1:13:52
Présentateur

voilà pour ce témoignage ce soir dans ce 20h la suite du 20h dans un instant vous restez avec nous on va revenir sur les menaces de Vladimir Poutine si l'Europe vaut la guerre nous sommes prêts on sera en direct avec l'ancien diplomate Vladimir Fedorovski à tout de suite votre rendez-vous avec les si belles domaine inoubliable

1:14:09
Locuteur 10

SFR

1:15:19
Locuteur 1

on s'engage pour vous

1:15:20
Présentateur

ma reine d'amour pour Mauboussin ma reine d'amour numéro 1 995 euros ServiceNow connecte chaque aspect de votre activité en mettant l'IA au service de tout le monde chaque aspect vraiment ? chaque aspect Nick donc Kate au RH salut Kate peut se concentrer sur les gens pas sur les process Patty de l'IT utilise des agents IA pour les petits trucs comme ça il peut s'occuper des gros trucs l'IA aide Jim à résoudre les problèmes avant qu'il soit un problème oh donc on travaille mieux ensemble mission accomplie

1:16:07
Locuteur 4

excusez moi c'est par vous la sortie

1:16:10
Présentateur

près de 3 ans d'élevage 5 heures de fume pour vous faire savourer l'instant la berry prend son temps

1:16:20
Locuteur 6

driver c'est respecter son partenaire et garder le contrôle toujours

1:16:27
Présentateur

avec The Turf je fixe mes limites de jeu je tiens vraiment les reines

1:16:31
Locuteur 6

victoire du 4

1:16:32
Présentateur

suivi du 5 du 8 7 et 3 alors avons-nous des gagnants ? bah on les cherche tous ces 5 avec le nouveau The 5 Horn j'ai vraiment le palais qui me convient avec The Turf choisissez le numéro 1 sur les rapports des paris hippiques The Turf une histoire de turfiste

1:16:50
Locuteur 5

vous pouvez choisir une voiture pour sa motorisation innovante ou bien pour son autonomie exceptionnelle mais vous la choisirez parce que c'est une Audi tous nos modèles iconiques

1:17:04
Locuteur 1

disponibles en hybride rechargeable

1:17:06
Locuteur 2

3 fois le moins cher

1:17:40
Locuteur 1

moins cher en moyenne sur les marques nationales les marques distributeurs et les premiers prix tout au même endroit Leclerc

1:17:46
Locuteur 2

Petite robe noire

1:17:58
Locuteur 4

Honey Rose la nouvelle eau de parfum délicieuse Guerlain

1:18:02
Manuel Bompard

d'Argenteuil à Zufgen en passant par ici là et aussi par là

1:18:10
Locuteur 6

il y a un assureur Alliance proche de vous 2600 agences et 10 000 conseillers partout en France c'est l'assurance

1:18:18
Locuteur 7

d'être bien accompagné Alliance avec vous de A à Z Chez CV depuis plus de 60 ans nous imprimons vos plus beaux souvenirs

1:18:27
Locuteur 4

à Noël

1:18:30
Locuteur 7

comme Magali et ses filles offrez un livre photo CV

1:18:33
Locuteur 4

à ceux que vous aimez

1:18:35
Locuteur 7

créez facilement votre livre photo sur cv.fr

1:18:41
Manuel Bompard

Le Figaro fête ses 200 ans du 14 au 16 janvier Le Figaro retracera deux siècles d'histoire à travers une exposition exceptionnelle sous la neve du Grand Palais archives imagines édites débats et émissions spéciales Le Figaro 200 ans de liberté

1:18:57
Locuteur 7

un événement unique gratuit et ouvert à tous programme et réservation sur le Figaro.fr

1:19:02
Locuteur 4

C'est deux paires de plus pour un euro de plus et vous pouvez offrir la troisième paire à qui vous voulez avec la carte cadeau Alain Flelou dispositif médical

1:19:23
Présentateur

Vous avez économisé 2 euros en évitant habilement le vestiaire et hop encore 2 euros d'économisé en déclinant poliment le supplément chantilly en revanche le chocolat et après tout ça on vous dirait que 2 euros ce n'est pas assez pour épargner à la Metmute vous profitez de solutions d'épargne à partir de 2 euros par jour Metmute élu marque de l'année 2025

1:20:13
Locuteur 1

Le parfum masculin

1:20:22
Présentateur

Invictus de Rabanne Votre rendez-vous avec les si belles Domaine inoubliable du 20h BFM avec dans un instant les choix les choix du 20h avec Yves Tréhard dans un instant Oui on va se poser la question de savoir si Marine Le Pen ne doit pas laisser sa place tout simplement pour 2017 à Jordan Bardella Guillaume Paul cette proposition ce matin d'abaisser le plafond du livret de fiscaliser tout ce qui est au-dessus du plafond ça a tourné court quand on commence à toucher au livret effectivement Elsa Vidal

1:21:07
Manuel Bompard

on va parler de cette dimension un peu passée dans l'ombre des négociations sur l'Ukraine plutôt que la paix il y a vraiment beaucoup beaucoup de business en perspective entre les Russes et les Américains

1:21:18
Présentateur

il y a pas mal de dollars en jeu on verra ça dans un instant c'est effectivement l'une des informations principales de la soirée on y reviendra tout à l'heure à 21h avec notre édition spéciale mais on va en reparler J'ai vu la liste J'ai vu la liste Je vous présente Vladimir Fedorovski Je vous présente Vladimir Fedorovski Je vais commencer par dire que vous êtes écrivain ancien diplomate Non écrivain d'origine russe-ukrainienne le plus édité en Europe le mot ancien il faut oublier il faut dire fut porte parole des antipouchistes des fossoyeurs de la guerre froide Donc vous fûtes diplomate votre dernier livre D'Artagnan de Saint-Pétersbourg D'Artagnan de Saint-Pétersbourg si on me permettait c'est important pour moi On en dira tout à l'heure Vladimir Fedorovski Non Je vais vous dire ça tranche avec la tristesse de notre époque C'est un livre lumineux un des plus grands français qui existait sur la terre il était copain de Pierre le Grand amant de Tsarine coup d'état inventeur de Catherine II je termine avec ça je vous porte ça parce que les temps sont tristes les menaces Ah les menaces Justement la dernière menace en date elle émane évidemment de Vladimir Poutine on va l'écouter le président russe qui nous menace directement si l'Europe veut la guerre dit-il nous sommes prêts nous ne prévoyons pas de combattre l'Europe je l'ai déjà dit 100 fois mais si l'Europe décide soudainement de nous faire la guerre et la commence nous sommes prêts dès maintenant il ne peut y avoir aucun doute là-dessus si l'Europe choisit de déclencher une guerre la situation peut très vite arriver à un point où il ne restera plus personne avec qui négocier Vladimir Fedorovski est-ce qu'il faut prendre cette menace de Poutine au sérieux ?

Vous savez vous me lisez depuis longtemps j'ai pensé qu'on vit un des moments les plus dangereux de l'histoire de l'humanité et de l'histoire de l'Europe

1:23:12
Locuteur 10

et vous savez il y a encore une chose qui me bouleverse et ça concerne cette déclaration

1:23:21
Présentateur

que dans notre temps il y a un mélange de genre entre la propagande de la politique réelle à notre grande époque il y avait une distinction Vous parlez à Ulysse Gosset Je vous parlez à Ulysse Gosset qui est mon témoin quand j'étais porte-parole des antipoutchistes il m'a filmé et je dois vous dire Ulysse extraordinaire l'époque d'ailleurs et je dois vous dire tu te souviens il y avait une distinction entre la politique réelle et la propagande aujourd'hui il y a un mélange de genre et évidemment la propagande devient presque la politique réelle hier ou avant-hier ils ont dit on peut prévoir le temps il a dit on peut prévoir l'attaque préventive contre la Russie tout de suite Poutine sort ça dans les grandes choses pour moi c'est bouleversant et je ne vous cache pas que je suis absolument persuadé qu'on est dans le moment charnière et cette rencontre c'est presque une rencontre comment vous dire dans les réalités je n'oserais pas vous dire cette rencontre cette rencontre entre Wittkopf le genre qui a lieu en ce moment même Wittkopf émissaire de Donald Trump Kushner gendre de Donald Trump avec en ce moment même au Kremlin donc Vladimir absolument les concurrents si vous me permettez Maxime vous comprenez tant que temps

1:24:38
Locuteur 10

absolument par rapport à votre émission mais je vais vous dire le problème là-dedans

1:24:44
Présentateur

c'est presque une rencontre je n'ose pas le dire presque une rencontre de la dernière chance on est à un moment charnière soit on va vers l'escalade et ces paroles le prouvent l'escalade tout s'est émute étape par étape tout d'abord l'escalade verbale après vous comprenez ça peut aller beaucoup plus loin les réponses vous connaissez mais qu'est-ce que vous imaginez comme scénario il y a un scénario qui était sur la table le scénario c'est un scénario catastrophe il y a un scénario qui était sur la table il n'y a pas très longtemps on avait reçu le diplomate Michel Duclos ici qui nous expliquait dans son rapport pour l'Institut Montaigne qu'il y avait un scénario qui était scénario balte que Poutine la Russie s'en prennent d'une manière ou d'une autre à un état balte donc un état européen pour voir quelle serait la réaction l'OTAN est-ce que vous imaginez ça pourquoi pourquoi quoi vous savez il va s'en prenez des états baltes quelle est la raison allez-y mais pourquoi je ne vois pas la raison pour tester pour tester l'alliance atlantique mon cher si Poutine envahit les Pays-Bas est-ce que l'Amérique est-ce que l'Europe l'Amérique l'Amérique a déjà tout dit mon cher Ulys tu le sais bien mieux que moi mais qu'est-ce qui se passe si Poutine envahit les Pays-Bas

1:25:55
Locuteur 10

elle a dit mais c'est une chose complètement irréaliste

1:25:59
Présentateur

vous racontez des histoires qui ne correspondent pas à la réalité c'est contradictoire à ce que vous avez dit tout à l'heure non mais mon cher mon cher mon cher Yves je me permets de développer non mais je peux je peux me permettre de terminer avec ça vous comprenez moi j'ai fait sur Poutine 6 livres vous le savez je suis poutinologue le mieux vendu du monde je connais la bête mieux que vous Poutine c'est tout sauf être fou et tu le sais bien est-ce qu'on peut voir cette image de Poutine dans son uniforme militaire c'était hier soir qu'est-ce que ça veut dire cette image là je sais c'est une image Poutine il distille l'information il doit gérer dans les jours qui vient l'armée l'armée vous comprenez elle vit là-bas je vois bien je vois bien l'image ça ne va pas tellement bien l'uniforme je trouve pour Poutine je suis très vestimentaire vous comprenez dans les trucs mais je vais vous dire vous comprenez les choses comme ça vous devez comprendre mais pourquoi c'est une moment charnière je vous parlais de scénario catastrophe que je n'exclus pas vous savez je donne l'autre jour les américains m'ont demandé quel le pourcentage de scénario catastrophe tu sais je vais te dire 50-50 moi je dis heureusement que nous avons bien vécu toi et moi ça veut dire quoi c'est une série aux catastrophes ça veut dire c'est une série aux catastrophes je vais te dire comme il y a tu sais il y a les approximations de l'analyse terrible aujourd'hui quand j'ai parlé de mélange de gens pas chez vous Maxime je ne vous cache pas mais vous savez vos collègues le mainstream il raconte tout son contraire tout son contraire sur l'état de l'armée russe sur la situation militaire là-bas sur le fait qu'on va mettre la Russie à genoux et toutes ces bêtises ça vous dites ça n'existera pas non c'est pas ça on a dit qu'on va mettre la Russie à genoux deux semaines plus tard et elle n'est pas toujours à genoux mais oublions ça je pense je pense qu'il y a une grande approximation de l'analyse de la situation actuelle et ça concerne d'ailleurs les occidentaux si vous permets Ulysse aussi aussi Poutine vous dites scénario scénario c'est un truc simple vous savez aujourd'hui on dit qu'il ne va pas réagir on dit que c'est le bluff moi je vous dis j'étais à la différence de vos collègues moi j'étais au Kremlin je sais comment il réagit j'ai étudié le caractère de Poutine non seulement il va réagir il sera obligé de réagir et ça c'est une chose qu'on a connue plusieurs fois mais pardon réagir à quoi ?

réagir à quoi ? je vais vous dire on avait la même question en tête avec El Zavid réagir à quoi ? qu'est-ce qu'on a fait nous ?

non mais vous savez je vais vous dire vous parlez à quelqu'un qui est d'origine ukrainienne vous savez bien que pour moi c'est une grande tragédie pour que ça soit clair mais quand vous analysez mal la situation il y a demain imaginons que vous savez qu'il utilise à utiliser le terme tout à l'heure exquise ça m'a rappelé mon travail aux Nations Unies les casques bleus tu le sais bien c'est pas les casques bleus qui seront envoyés là-bas j'ai dit que c'était parce que les spectateurs ils veulent comprendre ce qui se passe et quand on parle de force d'interposition on leur dit comme les casques bleus ça parle tout de suite les casques bleus c'est la décision du conseil de sécurité de la Chine pour comprendre ce qui se passe pardon Ulysse c'est de dire que la France avec d'autres pays notamment comme le Royaume-Uni est en pointe pour dire il faudra peut-être à un moment en cas de paix qu'il y ait des troupes au sol pour aller garantir tout ça vous dites que c'est à ça que Poutine devra réagir vous savez je vais vous dire vous parlez de cas de paix vous savez c'est une autre chose en cas de cesser le feu en cas de cesser le feu non en cas de paix tout d'abord en cas de paix vous avez utilisé le bon terme Poutine accepte la paix il n'accepte pas le cesser le feu le cesser le feu c'est clair pourquoi il n'accepte pas le cesser le feu il le dit il le dit parce que vous savez l'Ukraine est dans une situation dramatique maintenant vous savez c'est une c'est une tout le monde le dit tout à l'heure à votre plateau on a dit ça avec beaucoup de perspicacité d'ailleurs à la différence de beaucoup des autres pendant longtemps on a vécu dans le monde imaginaire mais je vais vous dire le problème là-dedans c'est qu'on s'est trompé

1:30:26
Locuteur 10

sur le fait que la Russie est isolée la Russie n'est pas isolée plus que jamais elle travaille elle travaille avec la Chine y compris dans le domaine militaire

1:30:34
Présentateur

après demain il y aura les visites en Inde et je vous passe c'est le meilleur mais alors quel est le scénario catastrophe on a toujours parlé le fédéral je vais te dire imaginons avant-hier ils ont dit il y aura une attaque préventive à l'OTAN tu as vu la déclaration tu as vu la déclaration d'attaque préventive de l'OTAN c'est la guerre mondiale c'est absolument non la question a été posée par un ancien responsable militaire de l'OTAN qui a dit est-ce qu'il ne faut pas se poser la question d'une attaque préventive il n'a pas dit qu'il y en aurait une c'est une hypothèse ce n'est pas une décision il faut quel est le scénario catastrophe demain l'attaque préventive Poutine utilise tout d'abord Orychnik Orychnik vous connaissez on sous-estime c'est un missile très sophistiqué avec les choses les dégâts comparables avec les choses

1:31:24
Manuel Bompard

mais la seule attaque préventive qu'il y a eu finalement c'est celle de la Russie contre l'Ukraine c'est ce que dit Vladimir Poutine qu'il a attaqué l'Ukraine pour ne pas être attaqué il n'y a que la Russie qui pratique l'attaque préventive du côté OTAN nous ne l'avons jamais pratiqué

1:31:34
Présentateur

pourquoi cela arriverait-il nous ne sommes pas presque vous savez hier on a parlé de l'attaque préventive de l'OTAN en ce qui concerne vous parlez à quelqu'un d'origine ukrainienne vous prêchez à convaincu il ne faut pas pour clore ce débat pour moi c'est une grande tragédie point final mais simplement il y a un scénario catastrophe deuxième scénario pour lequel vous savez je travaille depuis toujours et c'est pour ça que je suis maintenant pour la diplomatie plus que jamais et j'encourage cette rencontre pourquoi ?

je vais vous dire pourquoi parce que vous savez à mon grande époque à notre grande époque mon cher Uly nous étions très bons nous avons sorti de la guerre sur l'autre l'époque où Gorbatchev était au pouvoir et où on n'était pas en confrontation avec Poutine évidemment et vous Ulys vous étiez à Moscou comme correspondant attendez je vais te faire non non non Ulys je terminais il est entré dans le bureau de Gorbatchev et dans le bureau d'Elshin en ouvrant la porte avec le pied n'oubliez pas n'oubliez pas un grand correspondant un grand correspondant un grand correspondant dans la porte un grand correspondant plus sérieusement quoi que ce soit il y a un scénario qui décide et qui est un scénario réel c'est ce qu'a dit il y a quelques minutes à peine le secrétaire d'état américain Marco Rubio qu'est-ce qu'il dit ?

il dit la guerre en Ukraine ce n'est pas notre guerre et la guerre en Ukraine ce n'est pas la guerre du président et ça veut dire quoi ?

ça veut dire que l'Amérique veut en finir avec la guerre en Ukraine et ça veut dire que l'Europe va être confrontée à une situation où elle sera en première ligne comme le dit très justement Yves Tréa en première ligne ça veut dire débrouillez-vous et ça c'est ça c'est le scénario qui nous attend c'est-à-dire que Trump va s'en dégager il veut faire du business et d'ailleurs c'est pour ça qu'il est on va en parler tout de suite il veut faire du business après le cessez-le-feu ou après la paix et en fait il veut que les Européens supportent le poids de la guerre il reflut le bébé à l'Europe et de toute manière même Biden il voulait refler le bébé en Europe mais en attendant

1:33:33
Locuteur 10

vous comprenez il y a une chose ce qu'il faut comprendre pourquoi il faut encourager ça parce que vous savez pendant la période de la guerre froide on était plusieurs fois

1:33:42
Présentateur

près du gouffre mais on était très pointus dans l'analyse aujourd'hui on est très approximatif je vous ai donné les exemples et d'autre part vous comprenez on a cette possibilité une petite possibilité d'utiliser quelque chose qui est bizarre qui est contre mon caractère parce que quand j'ai mené les négociations pendant la guerre froide on était très structuré et on était très professionnel dossier par dossier je me souviens de ma rencontre avec Kissinger sur le Proche-Orient aujourd'hui c'était une autre époque très bizarre vous avez lu le livre de Trump sur l'art du deal l'art du deal oui je dois vous dire que c'est très bizarre pour moi et au début j'étais ça me perturbait j'étais presque tu comprends c'est pas mon truc mais maintenant je les encourage parce qu'on était tellement près du gouffre que peut-être ça peut donner quelque chose il y a je vais tendre la perche à madame attendez Vladimir Fodorowsky parce qu'il y a quand même les dossiers extraordinaires dans le domaine dans le domaine on rappelle où nous en sommes ce soir mardi soir 20h44 il y a donc ces déclarations de Vladimir Poutine qui dit à l'Europe ce soir qui nous menace en disant si vous voulez la guerre nous y sommes prêts il y a en ce moment même toujours 20h44 à Moscou ces négociations en cours entre Vladimir Poutine d'un côté et de l'autre côté les émissaires américains Wittkopf et Kushner mais ce que vous nous dites ce soir c'est que dans cette négociation il y a un facteur central qui est totalement sous-estimé c'est l'argent

1:35:15
Manuel Bompard

oui c'est un facteur central c'est un des deux deux piliers du monde avec le sexe et c'est ce qui fait tourner la terre et les affaires entre les hommes et donc on n'en parle pas tellement parce que c'est beaucoup moins sexy en tout cas vis-à-vis des électeurs que de parler de la paix alors pourquoi est-ce que j'avance ça ?

et bien je parle d'abord de la composition des équipes de négociateurs côté US nous commençons donc par Steve Wittkopf on le voit se promener sur la place rouge et s'approcher du Kremlin un peu plus tôt dans l'après-midi en compagnie de Jared Kushner et donc Steve Wittkopf l'envoyé spécial de Donald Trump 68 ans c'est sa sixième visite au Kremlin c'est avant tout un promoteur immobilier et un joueur de golf mais un promoteur immobilier qui pèse à peu près 2 milliards de dollars il est à la tête du Wittkopf Group depuis 1997 il a des tas de projets immobiliers ceux aussi dans l'hôtellerie de luxe et là il a des liens avec Lexus puisque dans Access Industries il est en partenariat avec cette société qui appartient au milliardaire d'origine soviétique Léonard Blavatnik qu'on va voir très brièvement en photo Léonard Blavatnik voilà partenaire d'affaires de Steve Wittkopf il est né en Ukraine il a été élevé à Moscou et il a fait fortune dans le pétrole russe avant de racheter la Warner cet énorme studio

1:36:33
Présentateur

on a vu Wittkopf il y a aussi Jared Kushner le gendre de Poutine dans la délégation

1:36:36
Manuel Bompard

exactement alors Jared Kushner il n'a pas véritablement de lien avec Lexus en revanche c'est un homme qui mélange diplomatie et business notamment à Gaza il a fait son miel de la situation et des négociations puisqu'il a réussi à obtenir des placements de la part de l'Arabie Saoudite dans le fonds qu'il détient qui sont des placements faramineux qui lui ramènent par an plus de 87 millions de dollars c'est aussi lui qui avait dit que Gaza possédait un potentiel immobilier formidable il est donc très impliqué dans la négociation pour parler potentiel de business et puis côté russe deuxième homme le plus important désormais de Russie pour les négociations ayant éclipsé Sergei Lavrov Kirill Dmitriev lui aussi né en Ukraine à Kiev il y a dirigé des fonds d'investissement afin de faire de même aux Etats-Unis et d'être depuis 2000 Sous-titrage Société Radio-Canada