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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 16 janvier 2019 65 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Macron face à la parole des maires #cdanslair 15.01.2019

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:24OuverteRéponse partielle

    Ça faisait exercice contraint, exercice organisé ou exercice sincère ?

  • 9:07OuverteRéponse partielle

    Cette nature a calmé les esprits ?

  • 9:21OuverteRéponse partielle

    Est-ce que cette nature a aidé à la sortie de crise ?

  • 14:53RelanceRéponse partielle

    Le fait qu'il n'y ait pas encore de garant d'indépendance de ce débat, c'est pas grave ?

  • 16:09OuverteRéponse partielle

    Cette question, les maires dans leur ensemble soutiennent-ils ce projet de grand débat ?

  • 16:55OuverteRéponse partielle

    Ceux qu'on a vu là, qui participaient, c'est important de connaître leur couleur politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:06InvitéFait
    « Il a voulu tout de suite nationaliser la taxe d'habitation. C'est assez extraordinaire de supprimer un impôt sans dire ce qu'on va mettre à la place. »
  • 8:36InvitéFait
    « Les décisions de l'État ont été décisions complètement entêtées. Les députés de La République En Marche ont été obligés de voter parce qu'ils ont reçu un diktat de l'Élysée. »
  • 11:43InvitéFait
    « Vous ne changerez pas de cap, c'est-à-dire que sur les questions fiscales, c'est-à-dire bien sûr la réforme de l'ISF, la flat tax, le CICE réformé, vous ne changerez pas de cap. »
  • 12:45InvitéFait
    « Moi, je vous entends, vous sentez ce mépris. Ça n'est pas celui de ce gouvernement, ni même le mien. »
  • 18:17InvitéChiffre
    « Les maires. 58% de confiance. »
  • 18:37InvitéFait
    « Un certain nombre ont déjà ouvert ce qu'ils appellent des cahiers de doléances et qu'Emmanuel Macron souhaite rebaptiser cahiers de droits et de devoirs. »
  • 24:41InvitéFait
    « la décision, par exemple, sur les 80 km heure ou la hausse au 1er janvier de la taxe carbone n'aurait été prise. »
  • 25:25InvitéFait
    « Il lui manque un chromosome. C'est qu'il n'a jamais fait de campagne de terrain. »
  • 26:16InvitéFait
    « Le problème majeur de Macron, c'est qu'il n'avait pas d'opposition depuis le début. »
  • 33:01InvitéFait
    « Le président de la République va une fois de plus nous donner les clés du débat, comment l'organiser, sur quelles questions répondre. »
  • 35:30InvitéFait
    « Nous, on a la clé, on a la solution à votre problème, mais il faut nous entendre. »
  • 36:53InvitéFait
    « Nous ne sommes pas, passez-moi l'expression, le gilet de sauvetage du gouvernement face au gilet jaune. »
  • 37:04InvitéFait
    « Certains maires dénoncent une manœuvre politique d'Emmanuel Macron. Gagner du temps, jouer la montre avec un grand débat qui va durer deux mois. »
  • 42:02PrésentateurFait
    « J'ai fait plus pour les maires depuis le général de Gaulle que tous les prédécesseurs. »
  • 44:20InvitéFait
    « Il avait promis un pacte girondin, et les maires l'ont attendu, et qu'est-ce qu'ils ont eu en échange ? Ils ont eu effectivement cette histoire de taxes d'habitation. »
  • 45:27PrésentateurFait
    « Faisons de cette crise une chance pour le pays, des problèmes, faisons des solutions. »
  • 48:33InvitéPromesse
    « Là-dessus, je pense qu'il ne bougera pas. »
  • 55:38InvitéFait
    « Il est devenu, selon le terme désormais consacré, Jupiter. »
  • 57:27InvitéFait
    « L'extension du domaine du référendum, on y va tout droit. »
  • 1:04:05InvitéChiffre
    « On a des premiers sondages qui montrent qu'à peu près 20-25% des Français souhaitent y participer. »

Temps de parole

  • Invité61 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 214 %
  • ?5 %
  • Invité 33 %

≈ 23,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Locuteur

Bonsoir

0:11
Présentateur

à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Il est venu écouter le président de la République assis au milieu des 600 maires normands cet après-midi à inviter les élus à s'exprimer librement, un chef d'État silencieux face à des maires qui ont passé tous les messages. Justice fiscale, ISF, 80 km heure, service public, indifférence envers les territoires, mais aussi des cas particuliers, fermeture de maternité, organisation locale des pouvoirs.

Emmanuel Macron a donc choisi une commune de 4000 habitants dans l'heure pour donner le coup d'envoi du grand débat, sa première sortie sur le terrain en région depuis le plus fort de la crise des Gilets jaunes. Il compte sur les seuls élus qui ont encore la confiance des Français, les maires avec lesquels les relations ont pourtant été bien tendues depuis le début du quinquennat. Macron, face à la parole des maires, c'est le titre de cette émission avec nous pour en parler ce soir. Philippe Tréard, vous êtes éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Votre édito du jour, Réappropriation, est à la lune de votre journal. Grand débat, Macron doit surmonter les doutes.

Claude Veil, vous êtes journaliste, éditorialiste politique, ainsi que Nice Matin, vous êtes chroniqueur. Sazie Kemener, vous êtes rédactrice en chef au service politique de Marianne. Je renvoie à votre dernier livre, l'irrésistible ascension, les dessous d'une présidentielle insensée, publiée aux éditions Flammarion. Enfin, Gérard-François Dumont, vous êtes géographe, vous êtes également démographe, professeur à la Sorbonne, président de la revue Population et Avenir. Votre ouvrage, Les territoires français, Diagnostics et gouvernance, est publié chez Armand Collin. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir.

1:44
Locuteur

Merci

1:44
Présentateur

de participer à ce C dans l'air en direct. Elle était incroyable cette image, Yves Fréard. Un président de la République,

1:50
Locuteur

silencieux,

1:51
Présentateur

alors il a répondu aussi aux questions, au milieu de 600 maires, on va aller voir ces images, qui portaient leur écharpe,

1:57
Locuteur

il

1:57
Présentateur

prenait des notes. Il leur a dit, je suis d'abord venu vous écouter. On en a fait du chemin.

2:02
Invité

Et oui, parce que c'est une opération de réconciliation. Je pense que ce débat national, il pourra avoir, si vous voulez, une utilité pour le président de la République, que s'il sait écouter. Et qu'est-ce qu'on lui reproche ? C'est justement d'avoir une parole lointaine, d'avoir une parole heurtante, blessante. Il n

2:18
Locuteur

'a

2:18
Invité

pas pu s'empêcher encore cet après-midi d'ailleurs d'avoir une petite phrase vis-à-vis des Français qui vivent dans la pauvreté. Il y a ceux qui essayent de s'en sortir et puis les autres qui déconnent un peu. Pourquoi il va s'égarer dans ce genre de formules dont il sait qu'il les payera très cher ? Donc il les a écoutés. J'ai trouvé qu'il était bien accueilli avec des maires qui étaient plutôt, des élus locaux qui étaient plutôt assez déférents à son égard, qui cherchaient à apaiser le ton. On était très loin de la révolte des samedis, si vous voulez, qui est toujours très agitée. Et donc...

2:54
Locuteur

C

2:54
Présentateur

'était républicain.

2:54
Invité

C'était républicain, c'était de bon ton, avec des questions qui ont été posées assez franchement, en lui disant, bah écoutez, c'était assez logique que ça se passe comme ça et j'espère que ça va être au centre du débat, en disant, on demande beaucoup aux collectivités locales, mais peut-être, et c'est certain même, la première des questions à se poser, c'est quelles sont les missions de l'État, que doit faire l'État pour faire mieux et dépenser moins ? Et c'était le sujet qui a été posé au président de la République qui après a essayé de répondre. –

3:24
Présentateur

Ça faisait exercice contraint, exercice organisé ou exercice sincère ?

3:29
Locuteur

–

3:29
Invité

C'était très cadré, très organisé, mais si je peux me permettre un sentiment personnel.

3:33
Locuteur

–

3:33
Invité

Allez-y. – Qu'est-ce que ça faisait du bien ? Qu'est-ce que c'était intéressant ? C'était passionnant

3:38
Locuteur

de

3:38
Invité

voir ces maires, ces élus, cette France-là, qu'on n'a pas entendue depuis deux mois, depuis deux mois, on est saoulés de vociférations, d'exagérations, de violences verbales, d'images de violences, etc. Et là, on avait des gens

3:51
Locuteur

qui

3:52
Invité

n'étaient pas du tout différents, pardonnez-moi, qui étaient

3:54
Locuteur

courtois, mais fermes,

3:57
Invité

qui ont soutenu leur point de vue avec beaucoup d'intelligence, de bon sens, de sens de l'intérêt public, de sens de l'intérêt général. Et un président qui les écoutait, qui a parlé après, probablement même qui a trop parlé, parce qu'il y a toujours

4:09
Locuteur

chez

4:10
Invité

lui, dès cette manie d'avoir le dernier mot, je ne suis pas sûr qu'il aurait dû parler aussi longuement en conclusion. Mais c'était tout à fait passionnant, ça racontait cette France-là,

4:19
Locuteur

qui

4:20
Invité

a été le terreau où est née la protestation. Et tous ces maires connaissent leurs administrés, ils connaissent les gilets jaunes chez eux, ils ont parlé avec eux, ils ont ouvert le dialogue avec eux. Et en même temps, ce qu'ils relayaient, ce n'était pas uniquement des exaspérations, c'était des problèmes concrets, matériels, les rapports des collectivités territoriales avec l'État. Ces maires se sont senties tellement incompris. Et c'est vrai qu

4:42
Locuteur

'ils... Ils l'ont

4:42
Présentateur

dit d'ailleurs. Et

4:43
Invité

ils l'ont dit, ils n'ont rien caché. Et c'est vrai qu'il y a en France, et c'est pas... Il y a chez Macron, et dans la haute administration française, et depuis des années, une vision technocratique des territoires, qui considère en gros que les 36 000 communes, c'est un folklore dépassé, une espèce d'archaïsme. Non, c'est un trésor, c'est un trésor national qu'il faut protéger. C'est grâce à ces 36 000 communes, à l'incroyable réseau de dévouement de ces 36 000 maires, de leurs conseillers quasi bénévoles, que la France tourne et ne s'écroule pas quand tout va mal. Et donc, le fait qu'ils soient là, il y avait évidemment un côté bourgeois de Calais, parce que c'est vrai qu'il les a ignorés.

Et là, il est allé les écouter, et ce qu'il disait était passionnant.

5:26
Locuteur

Il

5:26
Présentateur

lui rende service,

5:27
Locuteur

les

5:28
Présentateur

maires, en acceptant, on va le voir au fil de l'émission, les relations, elles ont été compliquées. Il a commencé en méprisant les élus, les corps intermédiaires, et en disant, de toute façon, vous vous êtes plantés pendant des années, j'ai pas besoin de vous. Là, il leur tend la main, et ils sont à rendez-vous, les maires. Alors, il

5:42
Locuteur

y

5:42
Présentateur

en a qui ont traîné les pieds, ça aussi, on le verra. Mais on a l'impression aujourd'hui qu'on a retrouvé un chef de l'État, dans son rôle de chef de l'État, qui vient écouter, mais qui leur font le cadeau, en réalité, de participer à cet échange.

5:55
Locuteur

Oui, vous

5:55
Invité

avez raison, ils montrent leur utilité, les maires et leur importance. C'est eux qui peuvent recoudre le tissu social déchiré, c'est évident. Alors, on le sait, on le dit depuis des mois et des mois, mais là,

6:05
Locuteur

c

6:05
Invité

'est vrai que le fait que le président de

6:07
Locuteur

la

6:07
Invité

République les mette autant en avant qu'il y

6:08
Locuteur

ait

6:08
Invité

cette image incroyable avec les écharpes, je vous rejoins tout à fait, et puis surtout, il

6:12
Locuteur

y

6:12
Invité

a un phénomène de substitution qui, effectivement, arrange le président, c'est-à-dire qu'à la colère des Gilets jaunes, il substitue le ressenti des maires qui sont en face de lui et qui l'expriment de façon très républicaine. Il commence souvent leur allocution, et c'est intéressant, par des précautions, en disant, je ne suis pas obligatoirement de votre côté, je ne

6:27
Locuteur

suis

6:27
Invité

pas obligatoirement de votre bord, mais je veux qu'on avance. Alors, après, on est sur des cas, parfois, la maternité de Bernay, dont on a déjà beaucoup entendu parler, ils en ont reparlé cet après-midi, et puis plein de sujets qui sont des sujets qui sont très intéressants parce qu'ils sont vraiment transversaux. C'est-à-dire que je pense qu'un Gilet jaune, quelqu'un qui est sur les ronds-points, peut se reconnaître dans la parole de son maire, parce qu

6:46
Locuteur

'on

6:46
Invité

sent que c'est vraiment une parole qui est nourrie par le terrain et qui, en même temps, est synthétisée de ce façon à ce que le président de la République puisse en tirer la substantifique moelle. Donc, on montre, il y a vraiment un rôle de passeur des maires qui est vraiment mis en valeur.

Beaucoup étaient très dubitatifs, alors, dans l'opposition, n'en parlons pas, mais dans la majorité ou dans ceux qui soutiennent Emmanuel Macron, se posaient la question, est-ce que c'est vraiment au président de la République d'aller au devant des maires et de lancer ce grand débat, puisqu'il avait dit que c'était un débat, voilà, qu'il se contentait d'accompagner, et puis ensuite, il verrait les résultats du débat. Or, je pense que cet exercice est salutaire parce qu'on est arrivé à un stade où on a besoin d'entendre le président de la République se faire dire ces quatre vérités, mais de façon républicaine et correcte,

7:28
Présentateur

courtoise.

7:29
Locuteur

C'est

7:29
Présentateur

ça qui s'est passé. Vous avez raison d'utiliser cette formule.

7:31
Locuteur

On

7:31
Présentateur

a choisi d'intituler cette émission face à la parole des maires, mais c'était les quatre vérités qui étaient dites au président de la République avec toutes les précautions de langage.

7:40
Locuteur

Je

7:40
Présentateur

respecte la fonction, mais je vais vous dire ce que j'ai à vous dire. Gérard-François

7:43
Invité

Dumont. C'est vrai que depuis 18 mois, on a eu un double divorce entre le président et les maires. Le premier divorce, il est lié tout simplement au fait que le président a un peu maltraité les maires. C'est-à-dire qu'il a commencé de façon assez agréable en parlant d'un pacte girondin lors de son discours au Congrès en juillet 2017. Et puis aussitôt, il a pris des décisions comme ça, sans demander l'avis de personne. Il a voulu tout de suite nationaliser la taxe d'habitation. C'est assez extraordinaire de supprimer un impôt sans dire ce qu'on va mettre à la place. Donc les maires, il y a les 26 milliards, comment on fait nous ?

Il a refusé, il y a peu de temps encore, d'aller au Congrès des maires. Donc ça, c'est le premier divorce. Mais il y a eu un second divorce qui s'est plutôt vu à l'Assemblée nationale, principalement. C'est le fait que les maires ne pensaient pas

8:31
Locuteur

que

8:32
Invité

les lois territoriales qui avaient été votées sous François Hollande étaient intangibles. Qu'on pouvait peut-être en dresser un bilan, voir ce qui était bien, ce qui était mal, et les améliorer. Or là, les décisions de l'État ont été décisions complètement entêtées. Les députés de La République En Marche ont été obligés de voter parce qu'ils ont reçu un diktat de l'Élysée. Et donc, il a fallu maintenir strictement toutes les mesures votées sous François Hollande, alors que bizarrement, le président Macron ne devait pas grand-chose à François Hollande. Et donc, il aurait très bien pu faire une évaluation et avoir un petit peu de souplesse en la matière.

9:07
Présentateur

Il en a eu cet après-midi. Il

9:08
Locuteur

a dit qu'il pouvait bouger. Dans les discours,

9:10
Invité

il en a. Il en a aussi, mais on va y revenir sans doute par le choix géographique qu'il a fait aujourd'hui.

9:15
Présentateur

Cette nature a calmé les esprits. Vous disiez, ça fait du bien d'entendre des gens se parler, échanger, en tout cas les maires s'exprimer. Est-ce que cette nature

9:22
Locuteur

a

9:23
Présentateur

aidé à la sortie de crise, ce genre de séance, ou est-ce qu'il

9:27
Locuteur

faut être prudent ? Oui,

9:28
Invité

mais il faut être très prudent. D'abord, parce qu'il est face à des élus, il n

9:31
Locuteur

'est

9:31
Invité

pas face à des gilets jaunes, à des militants qui sont remontés comme une pendule, qui ne veulent pas lui parler. Donc là, je dirais que c

9:39
Locuteur

'est

9:39
Invité

le plus facile. C'est le lancement. Après, vous savez, il y a deux choses qu'il faut voir. C'est comment va se dérouler dans la population, dans la profondeur du pays, ce débat. Et ça va être une toute autre paire de manches. Et puis, deuxième chose, quelle sera la conclusion de ce débat ? Comment on va sortir de ce débat ? Est-ce que c'est un référendum ? Est-ce que c'est le président de la République qui va dire « Moi, je choisis qu'on retienne ça ou ça comme décision ? » On va voir, ou comme proposition, c'est très loin d'être fini.

Je veux dire, on ne peut pas s'arrêter à cette journée, qui est une journée sympathique, très sympathique, dans un territoire, en plus, qu'il a plutôt bien accueilli. S'il avait été dans le Midi ou dans le

10:18
Locuteur

Sud-Ouest, je ne suis pas persuadé

10:20
Invité

que l'accueil aurait été

10:21
Locuteur

aussi cordial. Et vous nous expliquerez dans un instant

10:22
Présentateur

pourquoi est

10:23
Locuteur

-ce qu'il a choisi, justement. C'est le

10:24
Invité

fameux génie normand.

10:26
Présentateur

Ce territoire. Alors, un président au milieu de 600 élus, un président qui arrête de parler, qui écoute. Emmanuel Macron a lancé aujourd'hui le grand débat dans la commune de Bourtelourde, dans l'heure, entourée d'élus de terrain, de maires confrontés au quotidien et à la colère. Il les a invités à parler avec leur cœur, et ils l'ont fait. Il

10:42
Locuteur

est

10:48
Invité

arrivé avec quelques minutes de retard. Tout sourire est très attendu dans ce gymnase, face à 600 maires venus apporter les doléances de leurs administrés.

10:58
Locuteur

C

10:59
Invité

'est le jour J pour Emmanuel Macron, qui lance officiellement son grand débat pour tenter de résoudre la crise des Gilets jaunes.

11:05
Locuteur

La

11:06
Invité

période que nous sommes en train de vivre,

11:08
Locuteur

évidemment,

11:09
Invité

elle pose beaucoup de défis à notre pays.

11:12
Locuteur

Un

11:12
Invité

défi, on le voit bien, qui parfois inquiète nos concitoyens, qui doit être un défi

11:17
Locuteur

d

11:18
Invité

'ordre public, d'ordre républicain. Et avec ça, on ne transige pas. En tout cas,

11:21
Locuteur

je

11:22
Invité

ne transigerai pas le gouvernement non plus. Mais plus profondément, je pense que nous pouvons faire, du moment que traverse la France, une chance. Après la publication de sa lettre aux Français, le chef de l'État entame donc une concertation en se montrant à l'écoute. Et ça commence directement par des critiques formulées par les élus. Vous ne changerez pas de cap, c'est-à-dire que sur les questions fiscales, c'est-à-dire bien sûr la réforme de l'ISF, la flat tax, le CICE réformé, vous ne changerez pas de cap. Donc il me semble qu'il

12:00
Locuteur

y

12:00
Invité

a là une contradiction qu'il vous appartient de lever. Pour retisser ce lien, nous devons recréer ensemble de la confiance. Recréer de la confiance, ça veut dire diviser l'injustice qui existe. Nous souffrons d'isolement

12:13
Locuteur

en

12:15
Invité

n'étant pourtant qu'à 160 kilomètres de Paris.

12:20
Locuteur

Et

12:20
Invité

nous demandons à rester connectés avec l'État et les services publics. Pour d'autres dans l'assistance, l'initiative d'Emmanuel Macron est la bienvenue. Les maires sont remis au cœur du débat.

12:30
Locuteur

Parce

12:31
Invité

que jusqu'à maintenant, on avait plutôt l'impression d'être malmenés, donc en tant qu'élus. Donc ça,

12:35
Locuteur

c

12:35
Invité

'est quand même quelque chose que pour nous, c'est important. Parole réconfortante pour un chef de l'État qui un peu plus tard fait une mise au point sur sa relation aux élus.

12:45
Locuteur

Moi,

12:45
Invité

je vous entends, vous sentez ce mépris. Ça n'est pas celui de ce gouvernement, ni même le mien. Moi, on m

12:50
Locuteur

'a

12:50
Invité

reproché beaucoup de choses avec les élus. Il

12:52
Locuteur

n

12:52
Invité

'y

12:52
Locuteur

a

12:52
Invité

personne dans mes prédécesseurs depuis le général de Gaulle

12:54
Locuteur

qui

12:55
Invité

a fait plus avec et pour les maires depuis qu'il a été élu. C'est une réalité. C'est

13:03
Locuteur

une

13:03
Invité

réalité.

13:29
Locuteur

Les deux

13:29
Invité

ans habitent les environs et elle tenait à manifester sa colère au moment où la concertation débute. Le grand débat est déjà fixé, ficelé déjà. Il y a déjà des questions, on ne pourra même pas les poser, donc on nous donne quoi que liberté ? On veut montrer qu'on résiste et qu'on n'accepte pas tout ce qu'ils ont dit, quoi, en fait. Et qu'on est là, on est présent et on continuera jusqu'aux élections européennes.

13:53
Locuteur

Avant

13:54
Invité

Grand-Bourtroude, Emmanuel Macron a fait étape dans une autre localité de l'heure. Visite surprise à Ghani, non inscrite à l'agenda, où il s'est invité au conseil municipal avec un message. Il faut constamment demander aux gens leur avis. Place donc au grand débat national avec cependant une question en suspens, celle de l'impartialité.

14:18
Locuteur

Le

14:19
Invité

gouvernement organise les élections en France.

14:21
Locuteur

C

14:22
Invité

'est les services de l'État qui organisent les élections. Personne n'a remis en cause le résultat des élections en France.

14:29
Locuteur

Données

14:29
Invité

dégagent alors que deux membres du gouvernement se retrouvent en charge de la coordination du grand débat. Sébastien Lecornu et Emmanuel Wargon se sont vus confier cette mission après le retrait de Chantal Joanneau. A leurs côtés, cinq sages apolitiques censés garantir la neutralité de cet exercice inédit seront désignés vendredi prochain.

14:53
Présentateur

Juste le fait qu

14:54
Locuteur

'il

14:54
Présentateur

n

14:54
Locuteur

'y ait

14:54
Présentateur

pas encore de garant, d'indépendance de ce débat, c'est pas grave, c'est parti ? Ou est-ce que malgré

15:00
Locuteur

tout ça

15:00
Présentateur

pèse sur le climat ? On entendait une gilet jaune qui disait de toute façon c'est un débat avec des questions fixées à l'avance, tout est trop cadré.

15:06
Locuteur

C

15:06
Invité

'est pas très bien parce qu'en fait ça donne un sentiment d'amateurisme de la part du gouvernement, mais tout a été remis en question par la démission de Mme Joanneau et de la Commission nationale des débats qui devait piloter cette affaire. Donc évidemment ils n'ont pas eu le temps de se retourner, il faut trouver, il ne

15:24
Locuteur

faut

15:24
Invité

pas se tromper non plus,

15:25
Locuteur

il

15:25
Invité

faut trouver des gens qui répondent à deux critères. Un, qu'ils soient acceptables par la majorité, et ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval. Et deuxièmement des gens qui n'ont pas de conflit d'intérêt, c'est-à-dire qu'ils ne soient pas, on l'a vu avec Mme Joanneau, elle n'avait pas un conflit d'intérêt, mais son salaire posait problème à beaucoup de gens, ce qui pouvait être concevable d'ailleurs, et donc il faut trouver des gens qui sont propres sur eux, si vous me permettez l'expression, c'est-à-dire complètement irréprochables.

Et ça c'est pas évident, c'est pas évident parce que aussi bien dans le monde de l'entreprise, que dans le monde associatif, que dans le monde politique, c'est pas toujours évident.

16:02
Locuteur

Et on les aura vendredi. On

16:03
Invité

les aura normalement vendredi, je dirais que maintenant que le débat est lancé,

16:06
Locuteur

c

16:06
Invité

'est pas très grave qu'ils arrivent un peu plus tard.

16:09
Présentateur

Cette question, les maires dans leur ensemble soutiennent-ils ce projet de grand débat

16:12
Locuteur

?

16:12
Invité

Non, en fait si on prend l'association des maires de France, sa position est réservée, en disant c'est l'État qui l'organise, nous on n'a pas été organisateurs, on veut bien être des facilitateurs, et donc mettre à disposition tout ce qu'on peut faire, mais on n'est pas responsable de l'organisation du grand débat. D'ailleurs vous avez vu que ces derniers jours, le gouvernement a bien insisté sur le fait que les préfets vont jouer un rôle en réalité. Il a envoyé une lettre aux préfets pour leur demander de faire en sorte que le grand débat s'organise bien dans leur département. Donc, alors ce qui fait que l'association des maires de France dit au maire, vous faites chacun dans votre mairie,

16:49
Locuteur

vous êtes libre,

16:49
Invité

vous êtes des citoyens, vous faites ce que vous voulez.

16:52
Présentateur

Ceux qu'on a vu là, qui participaient, c'est important de connaître leur couleur politique ou est-ce que

16:56
Locuteur

ce sont des

16:58
Présentateur

élus de terrain et de toute façon

16:59
Locuteur

ils sont sans étiquette ? L'immense

17:00
Invité

majorité, ceux qu'on a vu cet après-midi étaient sans étiquette. Quelques-uns avaient une étiquette politique marquée, et d'ailleurs ce n'étaient pas forcément les moins courtois, comme ce monsieur qu'on a vu qui était communiste,

17:11
Locuteur

qui

17:11
Invité

a interpellé le président sur la suppression de l'ISF. Mais sur les 36 000 communes dont je parlais tout à l'heure, il y

17:18
Locuteur

a

17:18
Invité

au moins 30 000 maires qui sont sans étiquette, et c'est là-dessus. Il y avait une légitimité, beaucoup de gens se sont demandés, mais au fond, puisque c'est aux Français qu

17:26
Locuteur

'on

17:26
Invité

veut donner la parole, pourquoi est-ce qu'ils commencent par les écharpes

17:29
Locuteur

? Mais

17:30
Invité

je crois qu'il

17:31
Locuteur

y a

17:31
Invité

une légitimité à le faire, et puis il

17:32
Locuteur

y

17:32
Invité

a une opportunité politique, je dirais, de bon sens. Ma lecture de la semaine, c'était la grande enquête OpinionWay pour le Centre d'études de la vie politique française sur la défiance en France, ou l'inconfiance ou la défiance, qui est vertigineuse. Et on comprend tout sur la crise que la France traverse. Les Français, aujourd'hui, n'ont plus confiance en rien, ni en personne. Ni dans les statistiques officielles, ni dans aucune institution, ni dans aucun organisme, ni dans aucune corporation organisée. Ni dans les partis, ni dans les syndicats, ni dans la presse. Les taux sont accablants.

Confiance dans l'Assemblée nationale, 23%, confiance dans la présidence, l'institution, pas le président, 23% dans le gouvernement, 20%, les médias, 23%, les réseaux sociaux, 13%, les partis politiques, 9%, etc. Qu'est-ce qui surnage dans cet océan de défiance ? Les maires. 58% de confiance. Les maires. Ces fameux maires, en effet, dont on avait pensé qu'on pouvait faire sans. Et bien donc, je trouve ça très intelligent, très habile politiquement, et très légitime de les mettre dans le jeu d'entrée. Et

18:31
Locuteur

globalement,

18:33
Invité

ils sont plutôt coopératifs. D'ailleurs, un certain nombre ont déjà ouvert ce qu'ils appellent des cahiers de doléances et qu'Emmanuel Macron souhaite rebaptiser cahiers de droits et de devoirs, ce qui me paraît en effet plus juste. Et sauf les maires très politisés, de partis d'opposition très résolus, la grande majorité des maires va faciliter les choses, mettre à disposition des locaux. Et ils ont reçu une espèce de kit, comment procéder ? Les maires sont des agents de services publics, et c'est le lien direct entre le citoyen et l'État.

19:09
Présentateur

Ça lui sert à quoi, politiquement, ces images à Emmanuel Macron ?

19:13
Locuteur

Déjà,

19:14
Invité

ça lui sert à dire qu'il peut encore dialoguer. On sait que la rupture avec les maires, elle est consommée très très tôt dans son quinquennat. Ça arrive vraiment au tout début, avec la suppression d'une partie des emplois aidés et avec la réduction des APL qui remonte directement des citoyens jusqu'aux maires. Donc ça commence très très tôt avec l'appel de Grigny. Alors c'est plutôt des maires de banlieue, mais c'est à l'automne 2017. Donc c'est très très rapide. Et c'est à partir de ce moment-là qu'on commence à se dire qu

19:38
Locuteur

'il

19:38
Invité

y

19:38
Locuteur

a

19:38
Invité

un problème avec les territoires. C'est les maires qui ont servi de lanceurs d'alerte dans cette affaire. Et ensuite, pendant tout le quinquennat, enfin pendant tout le début du quinquennat, il y

19:45
Locuteur

a

19:45
Invité

un problème, mais il

19:46
Locuteur

y

19:46
Invité

a un problème surtout avec l'AMF, l'Association des maires de France. C'est-à

19:49
Locuteur

-dire

19:49
Invité

que sous les autres quinquennats, c'était un interlocuteur. L'AMF, elle était souvent à l'Élysée. Il n

19:54
Locuteur

'y

19:54
Invité

avait pas de gros sujets particuliers. Mais l'AMF, il se trouve qu'elle est tenue à la fois par un LR, François Baroin, et puis par un adjoint, M. Léniel, qui est lui, socialiste. Et donc on voit bien qu'Emmanuel Macron a eu tout de suite une forte défiance vis-à-vis de cette association qui pour lui représentait l'ancien monde. Lui, il n

20:14
Locuteur

'a

20:14
Invité

pas de maillage territorial. Et il avait en face de lui cette association qui pour lui était un adversaire. Et très vite, l'AMF, qui est d'habitude plutôt un instrument de négociation, de temporisation, est devenu un adversaire politique d'Emmanuel Macron. Et donc on voit que depuis le début du quinquennat, il essaie de trouver d'autres interlocuteurs. Donc il va dans l'Eure, par exemple, pour voir 600 maires. Donc il crée presque une nouvelle assemblée territoriale avec ses 600 maires. Ensuite, il reçoit Génération Terrain, qui est une autre association de maires à l'Élysée. Il en fait la publicité. Donc on voit qu'il essaie de casser le monopole de l'AMF.

20:46
Locuteur

Il fait de la politique aussi, là. Bien sûr, il fait de

20:48
Invité

la politique. Et il essaie surtout d'avoir un réseau d'élus macronistes. Et d'ailleurs, il va s'appuyer avec La République Ensemble. C'était annoncé dans le Figaro ce matin que tient Stéphane Travers, l'ancien ministre de l'Agriculture. Il va essayer de partir des maires qui lui ont donné leur signature pour les élections présidentielles. Et ensuite, de se servir de ses parrains pour créer un réseau de maires à lui. C'est ce

21:12
Locuteur

qui lui

21:12
Présentateur

a manqué, en réalité,

21:13
Locuteur

pendant toute cette crise-là. Bien

21:14
Invité

sûr. Ça fait 18 mois qu'on le dit. Et c'est vrai que c'est très, très tard. Il se sert des maires aujourd'hui. Mais c'est vrai que c'est très tard.

21:20
Locuteur

Et il n'est pas dans

21:21
Présentateur

l'heure

21:21
Locuteur

par

21:21
Invité

hasard.

21:22
Présentateur

Il n'a pas choisi cette commune

21:23
Invité

-là

21:23
Présentateur

par hasard.

21:24
Locuteur

Il y a des raisons à la

21:24
Invité

fois politiques et géographiques. La raison politique, c'est que nous sommes dans le département de Bruno Le Maire

21:30
Locuteur

et

21:31
Invité

de Sébastien Lecornu. Donc, deux ministres du gouvernement qui sont des gens de droite, qui ont rejoint Macron. Donc, il sait très bien que là, il ne sera pas mal accueilli parce que ces deux ministres ont un très fort réseau localement. Ça, c'est le premier élément.

21:43
Locuteur

Mais si je peux me permettre, dans l

21:44
Invité

'ancienne circonscription de Pierre Mendès-France,

21:46
Locuteur

ce qui n'est pas indifférent.

21:48
Invité

Le second élément, c'est qu'il a fait un choix intelligent parce que dans sa lettre,

21:52
Locuteur

il

21:52
Invité

avait oublié d'utiliser un mot très important dans les débats actuels. C'est le mot de ruralité qui n'apparaît pas dans la lettre. Alors qu'il faut toujours rappeler que les gilets jaunes, ça a d'abord été une fracture territoriale, même si ça a évolué par la suite.

22:06
Présentateur

Il n

22:06
Locuteur

'y a

22:06
Présentateur

pas le

22:06
Locuteur

mot

22:06
Présentateur

femme non plus, alors qu

22:07
Locuteur

'elle

22:07
Présentateur

se

22:07
Locuteur

soit beaucoup mobilisée

22:08
Présentateur

auprès des gilets jaunes aussi.

22:11
Invité

Et donc, effectivement, là, il choisit en fait une commune rurale et une commune rurale

22:16
Locuteur

qui

22:17
Invité

trouve, à qui donne une connotation très positive parce que c'est une commune rurale qui résulte de la fusion déjà de petites communes rurales dans le passé, qui est la suite de la création d'une commune nouvelle. C'est pour ça qu'on l'appelle Grand-Bourthéroud, Grand, parce qu'en fait, tout simplement, on a une commune de 3000 habitants qui a fusionné avec deux communes de 300 habitants. Et donc, dans ce contexte-là, il est dans le monde rural. Donc, on lui a tellement reproché d'être le président des métropoles. Là, au moins, j'irais, il marque un point en disant, vous voyez, je m'intéresse aussi à la France profonde.

22:50
Locuteur

Je sais où c'est.

22:51
Invité

En quelque sorte, voilà. Donc, c'est un élément très important. Et puis, en même temps, par sa lettre, il a quand même mis en évidence qu'il pose des questions qui supposent de revenir sur des textes antérieurs. –

23:05
Locuteur

Oui, mais juste,

23:06
Présentateur

on va revenir sur l'organisation des pouvoirs et sur les textes sur lesquels il pourrait revenir, mais il a aussi choisi la ruralité qui va bien, qui se réinvente.

23:16
Locuteur

C

23:16
Présentateur

'est ça aussi qu'il

23:16
Locuteur

a voulu ? – Alors, c'est vrai que,

23:18
Invité

disons que c'est une ruralité qui ne se porte pas très mal, d'abord parce qu'elle n'est pas très loin de Rouen, donc elle bénéficie quand même d'un certain nombre d'avantages liés à sa proximité avec Rouen. Et puis aussi, c'est une ruralité assez étonnante puisque, en fait, c'est là qu'a été créée la lampe berger. C'est-à-dire cette lampe qui permet, comme vous le savez, d'odoriser

23:42
Locuteur

de

23:42
Invité

façon agréable. Alors, je ne

23:44
Locuteur

sais

23:44
Invité

pas si cette symbolique a été choisie. Il a peut-être envie, justement, de bien parfumer la France de l'état d'esprit du président. Et donc, il est vrai que dans cette commune, on a au moins une entreprise créée localement qui prouve qu'il

23:58
Locuteur

y a

23:58
Invité

une capacité d'entreprenariat dans les territoires et pas seulement dans les métropoles et qui a un fonctionnement tout à

24:05
Locuteur

fait satisfaisant. Mais en même temps, des

24:06
Invité

communes qui présentent au plus haut point toutes les difficultés qui ont été identifiées depuis le début de la crise, c'est-à-dire les problèmes de mobilité très importants dans des départements étendus où les services publics sont souvent éloignés, désertification médicale, etc. Numérisation. Les problèmes de la numérisation, les problèmes d'accès aux services publics, on a des densités de population très faibles et donc, les maires...

Si, Hollande, je fais le même lapsus que vous, si Macron avait entendu ces discours-là, je peux vous dire que jamais la décision, par exemple, sur les 80 km heure ou la hausse au 1er janvier de la taxe carbone n'aurait été prise, parce que c'est tellement évident à les entendre, que c'était des décisions qui, vu de Paris, paraissaient du bon sens technocratique et qui, sur le terrain, étaient vécus comme insupportables.

24:57
Présentateur

Ça veut dire que, quand on est à l'Elysée, on peut être déconnecté au point de ne pas prendre la mesure. En regardant le président de la

25:04
Locuteur

République,

25:04
Présentateur

cet après-midi, je me posais une question. Est-ce qu'il apprend des choses ? Est-ce que lorsqu'on lui dit, vous savez, il y

25:10
Locuteur

a

25:10
Présentateur

une maternité qui va fermer, c'est un problème, on est obligé de prendre notre voiture, c'est une difficulté, est-ce qu'il apprend

25:16
Locuteur

?

25:17
Présentateur

Est

25:17
Locuteur

-ce qu'il

25:17
Présentateur

découvre une

25:18
Locuteur

réalité ? Je crois qu'il apprend

25:19
Invité

vite. Comme vous savez, il n

25:20
Locuteur

'est

25:20
Invité

pas saut. Mais je crois que tout le monde connaît son problème, qui a été parfaitement identifié. Il lui manque un chromosome. C'est qu'il n'a jamais fait de campagne de terrain. Il n'a jamais été candidat au municipal, au cantonal. Il n

25:32
Locuteur

'a

25:32
Invité

jamais fait les marchés. Il n

25:33
Locuteur

'a

25:33
Invité

jamais fait les rues. Il n

25:34
Locuteur

'a

25:34
Invité

jamais serré

25:34
Locuteur

les mains dans la rue. Il a fait une présidentielle.

25:35
Invité

Il a fait une présidentielle en passant par l'ENA. Et donc, ce n

25:38
Locuteur

'est

25:38
Invité

pas du tout la même chose que ce que c'est n'importe quel élu local qui vit au contact de ses administrés. Comme le disait tout à l'heure une des maires, qui est à portée d'engueulade. Voilà, il n'a jamais été à portée d'engueulade. Donc, la France

25:48
Locuteur

entière

25:49
Invité

s

25:50
Locuteur

'est mise à l'engueulade. C'est ça,

25:51
Invité

moi. Parce que c'est effectivement le portrait qu'on dresse de lui à l'envie et à souhait. Moi, je pense que le problème, il est né d'ailleurs. D'abord, parce qu'il n

25:59
Locuteur

'est

25:59
Invité

pas parisien. Il connaît quand même. Il est né à Amiens. Il a fait une partie de ses jeunes études à Amiens. Il se promène. Il a suivi des hommes et des femmes politiques pendant sa jeune carrière politique. Donc, il sait que tout ne ressemble pas à Paris ou à Lyon.

26:15
Locuteur

Moi,

26:16
Invité

je pense que le problème majeur de Macron, c'est qu'il n'avait pas d'opposition depuis le début. Depuis qu'il est à l'Élysée, contrairement à tous ses prédécesseurs, il n'y

26:26
Locuteur

avait

26:26
Invité

personne devant lui. Et qu'est-ce qu'il s'est dit ? Je fais telle réforme, ça passe. Je fais telle autre réforme, ça passe. Ça ne bronche pas dans le pays. À part la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon qui avaient l'ambition de mettre des millions de personnes dans la rue sur les Champs-Elysées et qu'on n

26:44
Locuteur

'a

26:44
Invité

jamais rien vu venir, il s'est cru, mais sincèrement, il s'est cru le maître de la France. Et il s'est cru aussi à un moment le maître du monde parce qu'effectivement, il était attendu partout comme le Messie, c'était le

26:57
Locuteur

jeune qui allait tout

26:58
Invité

émotionner. Et donc, il n'a pas pris conscience. Là où je pense qu'il y

27:02
Locuteur

a

27:02
Invité

une erreur majeure, c'est de la part de son entourage de ne pas avoir tiré la sonnette d'alarme parce qu'il a un entourage et un cabinet qui est très jeune, qui est très inexpérimenté. Très inexpérimenté par rapport à lui et qui finalement découvre pour beaucoup d'entre eux la politique avec Emmanuel Macron. Et là est le problème majeur.

27:21
Présentateur

Ça veut dire que ces maires qu'il a vus aujourd'hui, il ne les connaît pas.

27:24
Invité

Il ne les connaît pas bien. Et ce qui est dommage aussi, c'est qu'au sein du gouvernement, vous avez énormément de personnalités de la vie civile. Madame Buzyn, Madame Pénicaud, ces gens-là, ce ne sont pas des gens qui viennent du terroir. Monsieur Blanquer, ce sont des gens qui viennent ou de l'administration ou de la ville, précisément. Et donc, il se doutait qu'il y avait un problème. La France, il

27:49
Locuteur

n'est quand même pas... Donc, pardonnez-moi, je vous

27:50
Présentateur

compris très grave. Ça veut dire que cet exercice qu'il a fait aujourd'hui, même s'il peut paraître un peu organisé parce qu'évidemment,

27:56
Locuteur

ce

27:56
Présentateur

sont, encore une fois, des élus,

27:57
Locuteur

ils

27:57
Présentateur

ont été choisis, etc. Mais pour lui, c'est un exercice utile.

28:02
Invité

C'est un exercice très utile qu'il avait déjà produit, d'ailleurs. Il ne

28:05
Locuteur

faut

28:05
Invité

pas oublier une chose.

28:07
Locuteur

Le

28:07
Invité

premier congrès des maires de France auquel il est allé, il est allé en terrain hostile. Les maires qui l'attendaient,

28:14
Locuteur

c

28:14
Invité

'était Porte de Versailles. Il y avait des milliers de maires qui étaient contre lui. Et il avait réussi à retourner la salle. Mais c'est différent de se colter, je dirais, une salle énorme où on n'a pas la parole, que d'aller dans une salle comme ça, polyvalente, avec 600 maires qui lui posent des questions extrêmement concrètes. Donc, c'est vrai que c'est un exercice qu'il aurait dû faire bien avant.

28:36
Locuteur

Mais

28:37
Invité

l'autre problème aussi, c'est la remontée des dépubliques, la République en marche, puisque la plupart de ces députés étaient des nouveaux députés qui n'avaient jamais eu de fonctions électives. Et d'ailleurs, quand on les approche, on voit très bien que les rares qui ont eu des fonctions électives ont un regard tout à fait différent des autres. Donc, il n'a pas eu de remontée des députés. Alors, concernant, vous parlez du congrès des maires de 2017, c'est vrai qu'il avait été extrêmement habile à l'époque, parce que d'une part, il avait envoyé énormément de ministres au congrès des maires pour faire de la calinothérapie. On n'avait jamais vu autant de ministres à un congrès des maires.

Et après, il avait fait un discours où il y avait pas mal de verticalité et les maires étaient contents de trouver de la verticalité après le septembre précédent qu'on avait un peu manqué. Mais malheureusement, il a continué ensuite à prendre des décisions parce que, malgré tout, il y a quelque chose d'assez incroyable dans ce quinquennat. C'est qu'en fait, les trois grands présidents d'associations d'élus, c

29:32
Locuteur

'est

29:32
Invité

-à

29:32
Locuteur

-dire

29:32
Invité

le président de l'Association des maires de France, celui des départements et celui des régions, on peut dire, entre nous, ils étaient Macron compatibles. Et le gouvernement a réussi à se les mettre à dos à tel point qu'ils ont créé une association pour s'entraider. C'est quelque chose de tout à fait étonnant.

29:49
Présentateur

Qu'est-ce qu'il doit démontrer, Emmanuel Macron

29:52
Locuteur

? Qu

29:53
Présentateur

'est-ce qu'il doit dire au pays avec ces images-là ? C'est une rencontre avec des maires, il entend, il écoute. Il y a des sujets qui ont été abordés cet après-midi qui ne sont pas forcément des sujets qu'il pourra arbitrer puisqu'on lui demande de trancher sur des histoires locales, de sauver des entreprises locales. Ça va évidemment être traité sans doute par les services du gouvernement, mais il est confronté à une réalité qui n

30:13
Locuteur

'est

30:13
Présentateur

pas franchement, forcément, toujours celle du chef de l'État. Qu'est-ce qu'il doit démontrer ? Ce n

30:19
Locuteur

'est

30:19
Présentateur

pas simplement au maire qui s'adresse à l'ensemble des Français.

30:21
Locuteur

Je

30:21
Invité

pense qu'il y a deux choses. D'abord, il y a un apprentissage. On en parlait tout à l'heure. Et effectivement, devant les caméras,

30:27
Locuteur

il

30:27
Invité

est en train de prouver qu'il est capable d'apprendre, d'essayer de prouver qu'il est capable d'apprendre ce qui se passe dans le plus profond du pays et notamment dans la France.

30:37
Locuteur

Et que ça l'intéresse.

30:38
Invité

Et que ça l'intéresse. Ça, c'est la première chose. Et ensuite, la deuxième chose, et qui est là aussi très, très politique, c'est qu'il doit prouver que le grand débat va servir à quelque chose. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on a entendu tous ces maires qui s'expriment de façon, le disait tout à l'heure, posée, courtoise, intéressante, et qui mettent sur la table des sujets très, très importants. Les sujets de mobilité, les sujets de médecine de proximité, les sujets de coupure financière avec l'État et puis du rôle de chacun. Ils cherchent du sens. Ils cherchent du sens au territoire dans le quinquennat d'Emmanuel Macron.

Donc, il va falloir qu'il réussisse à dire ce qui va sortir de ça. Et pour l'instant, on

31:13
Locuteur

a

31:13
Invité

des informations très contradictoires. Il a commencé par dire qu

31:16
Locuteur

'il

31:16
Invité

ne décoterait pas toute la partie fiscale. Est-ce qu'il est toujours sur cette position-là ? Est-ce qu'il peut bouger ? C'est ça la question. Est-ce que ce débat va lui apprendre quelque chose qui va permettre, qui va être vu le 15 mars ou un petit peu plus tard, au moment où, en tout cas, le gouvernement devra tirer les enseignements de ce débat ? Et donc, ça, pour l'instant, c'est encore vraiment en suspens. Et c'est ce qu'on entend d'ailleurs dans la bouche des mains aujourd'hui. Qu'est-ce que vous allez faire de ce débat ? En filigrane, c'est ce qui revient tout le temps, tout le temps, tout le temps. La question, qu'est-ce qu'il doit dire ?

À mon avis, la réponse est surtout le moins de choses possibles. Il

31:46
Locuteur

faut

31:46
Invité

que se

31:47
Présentateur

taise.

31:47
Invité

C'est-à-dire qu'il a, pour les deux mois qui viennent, il est dans une position d'écoute bienveillante, comme on dit chez les psychanalystes. Eh bien, il faut qu'il y reste. La France est sur le divan. Il faut qu'il écoute la France, qui a beaucoup de choses à sortir. Et il faut qu'il l'écoute. Après, au bout de deux mois, il y aura un calendrier très, très serré, très casse-gueule, puisqu'on sera à deux mois des élections européennes. Il aura deux mois pour tirer les conclusions, avec forcément des déceptions, parce que gouverner,

32:12
Locuteur

c

32:12
Invité

'est décevoir, et que toutes les idées qui auront été lancées ne seront pas reçues favorablement. Évidemment, il faudra qu'il transforme l'essai du grand débat national, tout ça dans une période préélectorale. Ça sera compliqué. Mais là, je pense qu'on est en immédiat. La semaine prochaine, je crois qu'il est à Souillac, où il aura une autre sensibilité politique, plus sud-ouest, plus radicale et peut-être plus protestataire qu'il ne l'a eu aujourd'hui en Normandie. Il va refaire, j'imagine, se prêter au même exercice d'écoute. Et je pense qu'il faut que le gouvernement, dans les deux mois qui viennent, montre la capacité d'entendre, puisque ce qu'il leur reproche, ce qu

32:49
Locuteur

'il

32:49
Invité

leur est fait, si vous êtes sourd, vous êtes autiste, leur capacité. Souvenez-vous que Jacques Chirac est devenu président de la République parce que pendant six mois, il a arpenté la France sans dire un mot. Et c'est comme ça que les Français se disent « Ah ben celui-là, il est bien, au moins il nous écoute.

33:01
Locuteur

»

33:01
Présentateur

Alors les maires seront facilitateurs, a dit cet après-midi le président de la République. Les mots sont choisis car certains élus rechignent, on l'a dit tout à l'heure, à porter sur leurs épaules l'organisation concrète du débat et à prendre les coups d'une certaine manière à la passe du chef de l'État. Il faut dire que l'appel à l'aide d'Emmanuel Macron intervient après 18 mois d'une relation plutôt compliquée avec les maires. Miriam Zéard, Mathieu Lignan.

33:28
Locuteur

À

33:29
Invité

quelques kilomètres de Bourtroude, Saint-Philbert-sur-Rille

33:33
Locuteur

et

33:34
Invité

son maire,

33:35
Locuteur

un

33:36
Invité

maire

33:36
Locuteur

qui

33:37
Invité

s'affiche gilet jaune.

33:39
Locuteur

Vous

33:43
Invité

avez un gilet jaune dans votre voiture

33:45
Locuteur

? «

33:45
Invité

Oui, depuis le début du mouvement. Donc je suis allé exprimer ma solidarité sur les repoints et je leur montre avec ce gilet jaune qui est puissant, permanent, que je les comprends, je les défends et je les soutiens.

34:00
Locuteur

»

34:01
Invité

Francis Courrel, maire France Insoumise, critique d'Emmanuel Macron et en première ligne face aux colères.

34:08
Locuteur

Pour

34:09
Invité

recueillir les revendications,

34:11
Locuteur

il

34:11
Invité

a installé des cahiers de doléances dans sa mairie

34:13
Locuteur

et

34:14
Invité

mis à disposition des gilets jaunes une salle de réunion.

34:17
Locuteur

Alors

34:18
Invité

pour lui, un débat, pourquoi pas ? Mais il reste très sceptique.

34:22
Locuteur

«

34:23
Invité

Le président de

34:23
Locuteur

la

34:23
Invité

République va une fois de plus nous donner les clés du débat, comment l'organiser, sur quelles questions répondre et nommer un rapporteur. Si j'ai la parole, j'aurais envie de lui dire que nous ne sommes pas à l'école maternelle, dans une explication de texte et surtout pas non plus des enfants de cœur.

34:44
Locuteur

»

34:44
Invité

Pour les maires ruraux, c 'est l'heure de la revanche. Une quinzaine d'entre eux étaient reçus à l'Elysée hier.

34:50
Locuteur

Ils

34:51
Invité

ont apporté à Emmanuel Macron des doléances

34:53
Locuteur

et

34:54
Invité

cette grosse clé.

34:55
Locuteur

« Voilà, c

34:57
Invité

'est la clé USB. Les propositions sont assez nombreuses. Donc nous avons pensé qu'il était judicieux des petites clés qui avaient cette taille-là. »

35:08
Locuteur

«

35:08
Invité

On existe aussi. Regardez-vous, on a des choses à dire,

35:11
Locuteur

on

35:11
Invité

a des choses à faire. La France, elle n'est pas que urbaine, elle est aussi rurale. » Une clé USB et surtout un coup de com' symbolique pour des élus en manque de reconnaissance. Sur le terrain, ils constatent notamment un ras-le-bol fiscal social

35:26
Locuteur

et

35:27
Invité

une dégradation des services publics.

35:30
Locuteur

«

35:30
Invité

Nous,

35:31
Locuteur

on

35:31
Invité

a la clé, on a la solution à votre problème, mais il faut nous entendre.

35:34
Locuteur

Parce

35:34
Invité

que quand même, depuis quelques années, on nous méprise quand même, comme les Français. »

35:38
Locuteur

«

35:38
Invité

Un seul coup, ils nous utilisent comme des pompiers de service alors que c'est lui-même qui met le feu. Alors c'est peut-être un petit peu facile. » Emmanuel Macron au chevet des élus locaux. Une nouveauté.

35:48
Locuteur

Les

35:49
Invité

maires critiquent depuis plusieurs mois le président de la République.

35:51
Locuteur

Il

35:52
Invité

les aurait délaissés.

35:53
Locuteur

En

35:54
Invité

novembre dernier, le chef de l'État ne vient pas à leur congrès annuel. Il préfère inviter 2000 élus, chez lui, à l'Élysée

36:01
Locuteur

et

36:02
Invité

envoyer Édouard Philippe au congrès.

36:04
Locuteur

Le

36:05
Invité

Premier ministre bien conscient à l'époque d'être en milieu hostile.

36:10
Locuteur

« Je

36:11
Invité

suis heureux d'être avec vous.

36:12
Locuteur

Je

36:13
Invité

suis heureux d'être avec vous.

36:15
Locuteur

Vraiment. On

36:17
Invité

m'a prédit, certains

36:18
Locuteur

m

36:19
Invité

'ont prédit un moment difficile.

36:22
Locuteur

»

36:22
Invité

Dans ce nouveau moment difficile pour Emmanuel Macron et son gouvernement, les élus de France sont-ils prêts à voler à son secours

36:28
Locuteur

? À

36:29
Invité

organiser ce grand débat

36:30
Locuteur

? Hors

36:32
Invité

de question pour le vice-président des maires de France.

36:36
Locuteur

«

36:37
Invité

L'immense majorité considère qu'ils peuvent participer au débat en tant que citoyens,

36:43
Locuteur

mais

36:43
Invité

non pas être porteurs du débat. Parce qu'alors, c'est eux qu'on mettrait en première ligne pendant que le gouvernement se défile.

36:50
Locuteur

» Ce

36:51
Invité

défilement,

36:51
Locuteur

il

36:52
Invité

n'est pas acceptable. Nous ne sommes pas, passez-moi l'expression, le gilet de sauvetage du gouvernement face au gilet jaune. Certains maires dénoncent une manœuvre politique d'Emmanuel Macron. Gagner du temps, jouer la montre avec un grand débat qui va durer deux mois.

37:10
Locuteur

Nous

37:11
Présentateur

ne sommes pas le gilet de sauvetage d'Emmanuel Macron ?

37:14
Locuteur

Un

37:15
Présentateur

peu, si

37:15
Locuteur

?

37:16
Invité

Oui, si, si. Ils sont, je dirais, la bouée qui a morti. Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'il faut se méfier.

37:23
Locuteur

L'airbag, oui. L'airbag.

37:25
Invité

Je ne voulais pas un mot anglais. Mais

37:30
Locuteur

il

37:30
Invité

faut se méfier de cette journée d'aujourd'hui.

37:31
Locuteur

Cette

37:32
Invité

journée d'aujourd'hui, elle se passe bien, elle est courtoise, elle est constructive, avec un débat entre des maires qui sont dans leur fonction et un président de la République

37:42
Locuteur

et

37:43
Invité

des ministres qui font, je dirais, l'intermédiaire.

37:46
Locuteur

Le

37:47
Invité

mouvement des gilets jaunes, il est ailleurs. Il est sur les ronds-points. Et il y a encore. Et il y sera tous les samedis. Et il ne

37:53
Locuteur

va

37:53
Invité

pas s'arrêter avec la grande conférence et avec le grand débat. Il est là, le sujet. C'est qu'il va se dire des choses intéressantes. Il va sans doute se dire des choses qui sont très constructives à l'occasion de ces réunions dans toute la France. Mais le problème, c'est que la moitié des gilets jaunes, si l'on en croit les sondages, qui sont à prendre avec des pincettes, parce que le mouvement des gilets jaunes évolue, refusent d'aller débattre. Donc un mot à la bouche, c'est démission. Et on veut le pouvoir. Enfin, on veut le pouvoir au sens où on veut qu'on fasse ce que, nous, on a envie

38:27
Locuteur

qu

38:28
Invité

'il soit fait. Donc, il faut aussi, je pense qu'il y a la raison

38:35
Locuteur

qui

38:35
Invité

est cet après-midi.

38:37
Locuteur

Et

38:37
Invité

il y a la passion

38:38
Locuteur

qui

38:38
Invité

parle et qui est sur les ronds-points. Donc, il faut faire très attention. C'est quelque chose qui est utile. C'est quelque chose que le président de la République aurait dû faire depuis bien longtemps. nouer le dialogue avec les maires, avec les corps intermédiaires, avec tous ceux qui sont finalement les représentants de la population française. Mais le problème, c'est la population française. Et

39:00
Locuteur

ce,

39:01
Invité

cette population française, pas toute, mais une partie, veut avoir un rapport direct avec celui qu'elle a élu ou pas élu.

39:08
Locuteur

Il

39:09
Invité

est là, le sujet.

39:10
Locuteur

Et

39:10
Invité

c'est pour ça que, très bien cette conférence, comment on

39:13
Présentateur

en

39:14
Locuteur

sort ? Il

39:16
Invité

est là, le sujet. Moi, je dirais les choses un petit peu différemment. Je crois que les ronds-points étaient le point de, comment dire, le point d'atterrissage dans le réel d'un autre monde politique, un monde invisible qui s'est développé dans le domaine du virtuel. Le mouvement des Gilets jaunes, il n'est pas né sur les ronds-points, il est né sur Internet. Ses leaders sont des leaders, sont des e-leaders. Ses messages se propagent à une vitesse qu'on connaît sur Internet. C'est là que s'est manifestée la colère énorme de cette France qui pensait qu'elle n'avait plus accès à la politique et qui, d'ailleurs, désertait les urnes.

Il y avait une demi-France, en gros, pas loin, rappelez-vous les abstentions aux législatives, pratiquement un Français sur deux, au premier tour, et plus un Français sur deux au second tour, qui considéraient que la politique, c'était plus pour eux, parce que, de toute façon, les politiques, c'était que des enfumeurs, des menteurs, etc. Et donc, cette France-là a développé un discours politique, une pratique politique, et même s'est trouvé des leaders, en tout cas des porte-parole, sur Internet. Et d'une certaine façon, les ronds-points ont été l'irruption de ce monde de colère invisible dans le monde réel.

Et le problème de Macron, aujourd'hui, c'est de ramener ce monde invisible sur un autre réel, qui est le réel républicain, c'est-à-dire les corps constitués, les élus, le suffrage universel, etc.

40:30
Locuteur

–

40:30
Présentateur

On parlait des 80 km heure tout à l'heure. Cette discussion aura peut-être été utile, puisque le président de la République vient d'expliquer qu'il était prêt à des aménagements sur l

40:39
Locuteur

'application des 80 km heure.

40:42
Invité

– Il aurait pu le faire dès le début,

40:44
Locuteur

puisque, rappelez-vous que

40:45
Invité

les présidents de départements allaient proposer au gouvernement d'organiser dans chaque département pour faire en sorte que là où, effectivement, c'est souhaitable, on abaisse à 80. Mais parfois, il

40:55
Locuteur

y

40:55
Invité

a des départements où vous avez des grandes lignes droites, et le problème, c'est que c'est dans ces grandes lignes droites où il y avait 90 km heure que les gens pouvaient doubler les camions. Et là, maintenant qu'il fait 80, ils ne peuvent plus. Donc, effectivement, c'est une mesure sur laquelle il faut revenir. Mais on est quand même dans une situation extrêmement paradoxale. C'est-à-dire que le président a redécouvert l'importance des maires. Mais au moment même où le pouvoir des maires est plus faible que jamais.

Parce que toutes les lois qui ont été votées sous les derniers quinquennats, Nicolas Sarkozy, François Hollande, confirmées aujourd'hui, ont réduit considérablement le pouvoir des maires. –

41:33
Locuteur

On a réduit

41:34
Présentateur

leurs moyens financiers, donc

41:35
Locuteur

leur pouvoir. – Ce n'est pas seulement leurs moyens

41:36
Invité

financiers, leurs compétences. Les gilets jaunes, c'est aussi des gens qui vont voir leur maire en disant « Essayez de régler ce problème ». Et le maire dit « Je suis désolé, ce n

41:46
Locuteur

'est

41:46
Invité

plus moi qui ai la compétence. » Parce qu'on a considéré que « Big is beautiful ». Et donc, on a donné la compétence à un niveau supérieur auprès d'une technostructure que je ne maîtrise pas et dans laquelle je n'obtiens pas d'informations.

42:00
Locuteur

– Et

42:00
Présentateur

pourtant, on a entendu le président de

42:01
Locuteur

la

42:01
Présentateur

République tout à l'heure dire « J'ai fait plus pour les maires depuis le

42:04
Locuteur

général de Gaulle que tous les prédécesseurs. » – Alors là, il faut l

42:06
Invité

'écouter très vite,

42:07
Locuteur

cette phrase

42:08
Invité

! – Il faut lui donner un point, c'est qu'il a enrayé la baisse des dotations, ça c'est vrai. La

42:12
Locuteur

baisse des dotations a

42:13
Invité

été très spectaculaire

42:14
Locuteur

pour

42:14
Invité

Hollande. –

42:15
Locuteur

N'oubliez pas, n'oubliez pas quand même

42:17
Invité

la nationalisation de la décentralisation, le pacte financier qu'on a imposé au maire qui limite effectivement la libre administration des collectivités territoriales qui est dans la Constitution. Et en fait, si l'on reprend la longue durée, nous avons eu ce que j'appelle moi les 15 glorieuses de la décentralisation, donc loi de 1982 de décentralisation jusqu'à la fin des années 90, oui, on a connu une vraie centralisation. En revanche, depuis la fin des années 90, si on étudie toutes les décisions de l'État, ce sont des décisions de recentralisation. Et effectivement, le président Macron n'a fait que suivre.

– A commencer par la suppression de la taxe d'habitation qui remet complètement les communes entre les mains des

42:55
Locuteur

États-Unis. – Avec l'idée

42:55
Présentateur

que les choses deviennent très concrètes dans la vie des citoyens français, ruraux,

43:00
Locuteur

péri-humains.

43:00
Invité

– En fait, il faut redonner des pouvoirs aux maires.

43:02
Locuteur

–

43:03
Présentateur

Et aussi remettre des services publics. Là aussi, il a été interpellé

43:06
Locuteur

là

43:07
Présentateur

-dessus, le président de la République, en disant, il a eu cette phrase, il n'y a pas assez de fonctionnaires de guichets. Donc on sent bien qu'il est en train d'attraper deux, trois pistes. –

43:15
Invité

Il a même évoqué une hypothèse qui est tellement contraire à la pensée jacobine française qui est transférée à la collectivité des fonctionnaires centraux. Quand l'Espagne post-franquiste a fait sa décentralisation, elle a massivement affecté aux régions et aux autonomies régionales les fonctionnaires d'État espagnols. En France, on n

43:35
Locuteur

'a

43:35
Invité

pas fait ça, les fonctionnaires d'État ont leur propre corps, leur grille, leur hiérarchie, leur déroulement

43:40
Locuteur

de carrière. – Et ça changerait quoi

43:41
Locuteur non identifié

?

43:41
Invité

– Mais ça changerait par exemple que probablement, on n'aurait pas été obligé d'avoir cette inflation des personnels, des collectivités territoriales qui leur a été tellement reprochée, qui fait que dans une logique schizophrène, d'un côté, on faisait une décentralisation, et d'un autre côté, on ne leur donnait pas véritablement les moyens de gérer

43:59
Locuteur

leurs compétences nouvelles. – Mais le problème, c'est

44:01
Invité

le poids des administrations centrales en France, et c'est là où le président a raison, c'est-à-dire qu'il faut remettre l'administration sur le terrain, alors qu'on les a concentrées à Paris et dans les grandes villes.

44:12
Locuteur

–

44:12
Invité

Mais aux racines de la discorde, il y avait la promesse aussi de campagne d'Emmanuel Macron, alors il n

44:17
Locuteur

'y

44:17
Invité

avait pas un grand corpus derrière, mais il avait promis un pacte girondin, et les maires l'ont attendu, et qu'est-ce qu'ils ont eu en échange ? Ils ont eu effectivement cette histoire de taxes d'habitation, qui a été une très très mauvaise affaire pour eux, c'est-à-dire qu'on annonçait aux nationales que la taxe d'habitation allait baisser, et eux étaient obligés de l'augmenter de façon locale pour pouvoir pallier d'autres absences budgétaires. Et donc, on s'est retrouvés avec des maires qui étaient accusés, qui étaient parfois interrogés par leurs concitoyens.

44:47
Locuteur

– À portée d'enveloppe, comme ils disent. – À portée d'enveloppe, exactement.

44:49
Invité

Et puis surtout, il y

44:50
Locuteur

a

44:50
Invité

eu ce moment où La République En Marche, où certains militants de La République En Marche ont jugé bon de lancer sur les réseaux sociaux un hashtag « Balance ton maire ». Et ça, ça a laissé beaucoup de traces. Et d'ailleurs, il y a quand même une capacité de résilience assez forte des maires qui acceptent aujourd'hui de recevoir Emmanuel Macron, et finalement, de tourner peut-être pas toute la page, mais une partie de la page en se disant, finalement, on est encore les seuls qui peuvent encore construire du dialogue. Et c'est ce qui s'est passé aujourd'hui.

C'est-à-dire qu'on a vu des gens raisonnables qui ont finalement décidé de s'organiser, d'accepter de s'organiser avec l'État, en dépit de l'État.

45:22
Locuteur

–

45:22
Invité

Il

45:22
Présentateur

espère en faire une chance de cette crise. C'est une formule qu'il a utilisée dans sa lettre, il l

45:27
Locuteur

'a

45:27
Présentateur

encore redit à deux reprises aujourd'hui, en disant, en gros, faisons de cette crise une chance pour le pays, des problèmes, faisons des solutions. Alors, est-ce que c'est une posture pour tenter de se rassurer à bon compte, ou est-ce qu'il peut sortir quelque chose de positif pour l'organisation des territoires, pour l'organisation des services publics

45:45
Locuteur

? –

45:45
Invité

C'est d'abord une posture, et il a raison d'avoir cette posture, il faut mieux être optimiste, parce que s'il avait le moral dans les chaussettes lui-même,

45:51
Locuteur

je

45:52
Invité

ne

45:52
Locuteur

vous

45:52
Invité

dis pas où on serait. Donc, il faut effectivement, c'est la première fois, c'est inédit en France. On n'a jamais vu en France, depuis, en tous les cas, le début de la Ve République, un débat national organisé de la sorte où tout le monde peut s'exprimer, où tout le monde peut poser ses doléances. Ça,

46:09
Locuteur

c

46:09
Invité

'est la première des choses. La deuxième des choses, c'est, le problème, c'est qu'en deux mois, on n'arrivera pas, si vous voulez, à changer la France.

46:17
Locuteur

– Oui, c'est bien de

46:18
Présentateur

le rappeler, Eftréa. – Oui,

46:19
Invité

parce qu'en deux mois, vous allez avoir un tas de revendications, de propositions, de critiques, qui seront d'ailleurs beaucoup d'entre elles contradictoires, très vraisemblablement. Mais il y a une chose qu'il faut rappeler, justement sur l'organisation territoriale de notre pays, c'est qu'on est dans une période de complète mutation,

46:39
Locuteur

où

46:39
Invité

vous ne pouvez pas avoir les mêmes... On n'est pas dans les années 60.

46:42
Locuteur

On

46:43
Invité

ne peut pas avoir les mêmes services publics au même endroit que dans les années 60. Donc, il faut accepter cette mutation. Et le problème, c'est que cette mutation n'a pas été anticipée par les pouvoirs précédents. Donc, c'est lui qui est obligé, d'une certaine façon, il hérite de cela, pour faire évoluer. Tout le milieu hospitalier, tout le maillage hospitalier. Regardez ce que fait la Poste aujourd'hui. C'est incroyable, on en parle peu, mais c'est un exemple extraordinaire. La

47:08
Locuteur

Poste,

47:08
Invité

elle ne... Mais bien sûr, elle ne porte plus le courrier, ou quasiment plus, puisqu'il n'y

47:12
Locuteur

en

47:12
Invité

a plus. Mais qu'est-ce qu'elle fait ? Elle aide les personnes âgées, elle fait un tas de missions qu'on n'imaginait pas qu'elle ferait. Et donc, ça, c'est un peu la même chose. Je pense que si on n'arrive pas à une conclusion qui nous amène à dire, qui nous conduit à dire l'État doit remplir ces missions-là et les collectivités territoriales d'autres missions, sans qu

47:31
Locuteur

'il

47:31
Invité

y ait de doublons, parce que c'est ça aussi une des sources, je dirais, de dépenses en France, eh bien, on n'y arrivera pas.

47:37
Présentateur

Il y a un sujet qui est arrivé extrêmement vite dans la discussion avec les maires, c'est

47:40
Locuteur

l

47:41
Présentateur

'ISF. Et sur ce sujet-là, Emmanuel Macron a eu une phrase aujourd'hui que je voudrais vous donner. Il dit,

47:47
Locuteur

«

47:47
Présentateur

Pensez améliorer la situation des Gilets jaunes par l'ISF,

47:51
Locuteur

c

47:51
Présentateur

'est de la pipe.

47:52
Locuteur

»

47:52
Présentateur

Ce sont les mots d'Emmanuel Macron.

47:54
Invité

Il aurait pu en choisir d'autres.

47:55
Locuteur

Alors,

47:55
Présentateur

on lui dit qu'il ne

47:56
Locuteur

faut

47:56
Présentateur

pas parler techno, alors du coup, il choisit un autre langage.

47:59
Invité

Alors, je ne suis pas très au clair sur cette histoire, parce que quand on regarde les sondages, en effet, massivement, quand on demande aux Français est

48:06
Locuteur

-ce

48:06
Invité

qu

48:07
Locuteur

'ils

48:07
Invité

sont pour le rétablissement des ISF, 70 à peu près pour 100, ils disent oui. Or, quand on regarde la littérature produite par les Gilets jaunes, le thème vient très rarement. Dans les deux ou trois cahiers d'oléances les plus abouties qu'on a vues des Gilets jaunes, il n'est jamais question d'ISF. Alors, il y aurait, c'est vrai, une espèce de paradoxe français qui voudrait qu'un grand mouvement de front d'antifiscale, de jacquerie antifiscale, se résolve à la sortie par le rétablissement d'un impôt ou la création d'un impôt nouveau. Là-dessus, je pense qu'il ne bougera pas. Les réflexions, vous l'avez vu, qui sont en cours,

48:38
Locuteur

c

48:38
Invité

'est plutôt des réflexions autour de la création d'un étage supplémentaire d'un impôt progressif sur le revenu, une super taxation sur les très très hauts revenus.

48:46
Présentateur

Richard Ferrand qui dit qu'il

48:47
Locuteur

n'y a

48:47
Présentateur

pas de tabou,

48:48
Locuteur

ce

48:48
Présentateur

n

48:48
Locuteur

'est

48:48
Présentateur

pas une porte ouverte.

48:49
Locuteur

Il

48:49
Invité

y a peut-être...

48:51
Locuteur

Je

48:51
Invité

serais très très étonné. Pourquoi ? Parce que

48:53
Locuteur

la

48:55
Invité

première qualité d'une fiscalité, c'est la stabilité. L'ISF était faite pour promettre aux investisseurs français et étrangers, en France, votre argent est en sécurité. Si au bout de deux ans, on revenait dessus, le message envoyé au marché financier serait assez fâcheux.

49:12
Présentateur

Alors, l'une des revendications qui émergent de cette crise, c'est la volonté d'une partie de la France d'être davantage consultée. Kierkecham, dans le Haut-Rhin, est devenu un laboratoire de la démocratie participative. Les citoyens qui le souhaitent sont mis régulièrement à contribution pour donner leur avis sur la vie de la commune. Pierre-Mélai Bellando et Clément Voyer.

49:35
Invité

Samedi,

49:36
Locuteur

au

49:36
Invité

lever du jour, marquez son fils en rendez-vous à l'Agora, l'assemblée citoyenne de leur ville. Aujourd'hui, on débat de la place du vélo dans Klingersheim. Première étape, respecter le code couleur. Vert, c'est les habitants. C'est bien,

49:58
Locuteur

ça

49:58
Invité

permet de

49:59
Locuteur

le

49:59
Invité

retras de savoir.

49:59
Locuteur

Ah

49:59
Invité

bah tiens, lui, celui-là qui parle, c'est un spécialiste de la sauce du vélo, par exemple. Ou lui,

50:04
Locuteur

c

50:04
Invité

'est un technicien. Ça permet un peu de situer les choses aussi.

50:07
Locuteur

C

50:08
Invité

'est qu'il

50:08
Locuteur

y ait

50:08
Invité

les étiquettes vertes, les habitants, c'est quelque chose d'important ou pas ? Ah oui, qu'il y

50:12
Locuteur

ait

50:12
Invité

les habitants. Ah bah oui, quand même. Sinon, c'est que les politiques qui décident entre eux. On n'a plus envie de ça maintenant. On a envie de s'impliquer, donc c'est bien. Dans l'amphithéâtre, une quarantaine de personnes de tout âge et de toute catégorie, habitants, experts, élus. Ici, c'est comme ça que ça fonctionne. Chaque mesure municipale est discutée en amont avec une règle capitale. Autre point très important,

50:37
Locuteur

c

50:37
Invité

'est

50:37
Locuteur

que

50:37
Invité

c'est vraiment le bien commun qui doit primer. C'est toujours l'intérêt général qui passe avant l'intérêt personnel. Après les grandes lignes, place aux discussions, en petits groupes, pilotés par un élu.

50:51
Locuteur

On a essayé

50:53
Invité

de se répartir les élus, donc là,

50:54
Locuteur

il y

50:54
Invité

a une table, un élu, c'est très bien, il n'en faut pas plus. Parmi les sujets débattus, une éventuelle opération journée sans voiture.

51:02
Locuteur

Je

51:03
Invité

vais sortir mon rôle d'animateur, je vais faire une proposition. Et si on imagine qu'il y a des temps particuliers, des moments dans la ville, et on dit symboliquement tous à vélo pour aller à tel endroit ou pour faire, ou participer, est-ce que ça peut être quelque chose de ce genre-là

51:16
Locuteur

? L

51:17
Invité

'occasion de confronter différentes opinions.

51:20
Locuteur

On

51:20
Invité

n

51:20
Locuteur

'a

51:20
Invité

pas tous les mêmes visions. Moi, je ne connaissais pas du tout la fête du vélo qui parlait, donc il faut bien qu'on échange. Le

51:28
Locuteur

processus de consultation sur

51:29
Invité

les deux roues durera un an, mais c'est bien le conseil municipal qui aura le dernier mot.

51:35
Locuteur

Pour

51:35
Invité

aménager ce parc public, il a fallu 4 ans et une dizaine de commissions participatives.

51:41
Locuteur

La

51:41
Invité

volonté du maire de la ville, Joe Spiegel, qui a notamment fait appel à la jeunesse locale.

51:47
Locuteur

L

51:47
Invité

'architecte urbaniste, étant un

51:50
Locuteur

peu

51:50
Invité

dans son savoir, a proposé un prix trois fois plus important que ce qu'ont revendiqué les jeunes. Et les jeunes ont eu raison en disant on n

51:56
Locuteur

'a

51:56
Invité

pas besoin d'un mètre carré, on a besoin de ça. Ça a coûté trois fois moins cher que ce que l'architecte urbaniste nous a proposé. Ça montre l'intérêt de la participation, contrairement à ce qu'on pense. Ils ne

52:05
Locuteur

sont

52:05
Invité

pas dispendieux, les gens. Ils sont attentifs au bon usage de l'argent public.

52:09
Locuteur

Des

52:10
Invité

citoyens consultés sur la question des dépenses publiques. Pourtant, à Kingersheim, depuis quelques semaines, certains habitants portent le jaune et pointent les limites de ce modèle de démocratie participative.

52:28
Locuteur

Le

52:28
Invité

mouvement des gilets jaunes est un mouvement national. La démocratie participative qui existe dans ma commune ne me permet pas de m'exprimer au niveau national. On est consultés sur des petites choses. Mais aujourd'hui, moi, je suis concerné par l'avenir de mon pays. Vous voyez, je porte un gilet jaune par l'avenir de la société et sur les grandes choses, l'immigration, les problèmes économiques, les petites retraites et tout ça. Là, on n'est pas consultés par M. le maire de Kingersheim.

52:59
Locuteur

Ces

52:59
Invité

limites, M. le maire les connaît bien.

53:02
Locuteur

Car

53:03
Invité

nombreux sont ceux qui ne participent pas aux agora. Sur les 13 000 habitants de la ville, seuls 20 % se rendent volontairement aux assemblées municipales. L'échec que je sens aujourd'hui, c'est que ce sont souvent toujours les mêmes et souvent inclus des retraités qui se sentent à l'aise, qui ont le temps et c'est très bien, c'est un potentiel énorme.

53:20
Locuteur

Mais

53:20
Invité

beaucoup moins celles et ceux qui ont des fins de mois difficiles qu'on retrouve aujourd'hui sur les ronds-points de France et de Kingersheim. Et donc, on aura réussi quand on aura vraiment touché celles et ceux qui se sentent aujourd'hui exclus de la pratique démocratique. Inclure ceux qui se sentent exclus. La préoccupation première de Joe Spiegel est la mission du Grand Débat National. L 'élu s'interroge toutefois sur la suite

53:45
Locuteur

et

53:46
Invité

l 'élaboration de projets main dans la main avec les Français.

53:53
Locuteur

Nous

53:53
Présentateur

reprenons avec cette question. Le Grand Débat est un exemple de démocratie participative. Pourquoi certains de ceux qui la revendiquent ne veulent pas y participer

53:59
Locuteur

?

54:00
Invité

Ça, c'est... Je dirais que...

54:03
Locuteur

C

54:03
Invité

'est la schizophrénie

54:04
Locuteur

française. Ça

54:05
Invité

vise les gilets jaunes.

54:06
Locuteur

C

54:06
Invité

'est la schizophrénie française.

54:07
Locuteur

C

54:07
Invité

'est-à-dire qu'ils disent que le débat, de toute manière, il est pipoté, pour reprendre l'expression ou le vocabulaire du président de

54:14
Locuteur

la

54:14
Invité

République, parce qu'il est piloté par le président, par les ministres, tout ça. Les gilets jaunes, encore une fois, il y en a beaucoup qui veulent faire table rase de tout ce qui existe. Ils veulent être au centre et que ce soit... Si vous voulez être débarrassé de Macron, vous n'avez aucun intérêt à

54:28
Locuteur

ce

54:28
Invité

que le débat soit une réussite. Bien sûr.

54:30
Présentateur

Cet exemple de démocratie participative, ça aussi, ça fait partie des revendications qu'on a beaucoup entendues dans ce moment où on met tout sur la table, y compris de la part des gilets jaunes, mais pas seulement. Le président de la République, tout à l'heure, a fait une halte dans une autre ville normande où il a dit « C'est vrai que je me rends

54:47
Locuteur

compte

54:47
Présentateur

qu'il faut consulter les Français au-delà même des scrutins qui sont prévus.

54:50
Locuteur

»

54:50
Invité

Oui, parce qu'il change radicalement de discours. Parce qu'au début, il disait « Bon, ben voilà, il y

54:54
Locuteur

a

54:54
Invité

eu la campagne présidentielle, les sujets ont été purgés. J'ai été élue président de la République sur mon programme et donc je mène mon programme. »

55:02
Locuteur

Et on

55:02
Invité

voit bien que là, il y

55:03
Locuteur

a

55:03
Invité

une inflexion dans le discours. Pourquoi ? Parce qu'on a notre premier mouvement social totalement 2.0, c'est ce que vous disiez tout à l'heure. Donc maintenant, les gens ont l'habitude de participer, en tout cas de donner leur avis en permanence. Et donc il va falloir, dans les mois et je pense que dans les années qui viennent, ça va prendre énormément de temps, réussir à concilier à la fois la Ve République, si tant est que la Ve République résiste encore des années, et puis aussi cette aspiration à une démocratie plus horizontale. C'était une promesse aussi d'Emmanuel Macron.

Il avait fait une campagne très horizontale et puis quand il arrive à l'Élysée, il est devenu, selon le terme désormais consacré, Jupiter. Et à aucun moment, il n'est encore réinjecté d'horizontalité dans sa manière de gouverner. Donc là, il y a ce grand débat. Alors qu'il ne

55:46
Locuteur

faut

55:46
Invité

pas se leurrer, il est là pour répondre à une crise parce qu'il fallait une réponse politique. Mais c'est vrai que c'est toujours, et on revient toujours à la même question, c'est comment on sort et comment on sort avec plus de démocratie et l'entrée de la démocratie participative dans ce quinquennat si tant est que ce soit possible. C

56:01
Locuteur

'est

56:01
Invité

à Ghani

56:02
Présentateur

qu'il a prononcé cette

56:03
Locuteur

phrase. C

56:04
Présentateur

'était

56:04
Locuteur

une étape qu'il a

56:04
Présentateur

improvisée dans sa journée.

56:05
Locuteur

Je veux dire à

56:06
Invité

François Dumont.

56:06
Locuteur

Je

56:06
Invité

voulais simplement dire d'abord qu'en fait, il y

56:08
Locuteur

a

56:08
Invité

beaucoup de maires qui font de la démocratie participative. Celui qui fait en Alsace est très bien. La difficulté aujourd'hui pour la faire avancer, c'est que la démocratie représentative, elle a été reniée ces dernières années. N'oubliez pas par exemple que le vote qui avait eu lieu pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, on ne l'a pas honoré. N'oubliez pas non plus que l'on a violé un traité international lors de la fusion des régions puisqu'on avait signé un traité international qui disait soit il faut organiser un référendum dans les régions, soit il faut que les conseils régionaux se prononcent pour les fusions. Donc on a violé ce traité.

J'ai obtenu d'ailleurs que le Conseil de l'Europe l'écrit noir sous blanc dans l'un de ses rapports. Donc c'est quand même extrêmement important. Troisième élément et on voit ce qui se passe. Il ne s'agit pas d'être pour ou contre les communes nouvelles, c'est-à-dire des communes qui fusionnent. Mais on se rend compte qu'aujourd'hui il y a un certain nombre de communes nouvelles qui sont organisées par les élus sans qu'il y ait un vote des citoyens. Et ceci crée effectivement un certain nombre de mécontentements.

Donc vous voyez que là on a un héritage de ces dernières années qui est assez mauvais en la matière et donc il y a vraiment un fossé à sauter pour aller vers davantage de démocratie participative, ce que souhaitent les Français. Et

57:19
Présentateur

le président a évoqué le vote de 2005 considérant que ça avait été

57:22
Locuteur

un

57:22
Présentateur

traumatisme pour l'ensemble du pays de revenir sur le résultat de ce vote.

57:27
Invité

L'extension du domaine du référendum, on y va tout droit. Et je vous mets dans l'enveloppe que ça sera une des suites du grand débat national. C'est une aspiration très profonde dans le pays. Le problème c'est comment on l'organise. J'évoquais tout à

57:38
Locuteur

l

57:38
Invité

'heure un sondage sur la défiance. 70% dans ce sondage des gens disent que pour les grandes décisions c'est eux qui doivent les prendre. eux les citoyens et pas les politiques.

57:47
Locuteur

C

57:47
Invité

'est-à-dire qu'il

57:48
Locuteur

y a

57:48
Invité

une volonté quasiment anti-système radicale d'arracher aux politiques le pouvoir de gouverner le pays. Évidemment ça ne se passera pas comme ça. Donc la question c'est comment est-ce qu'on articule la démocratie participative avec la démocratie représentative. Vous

58:03
Présentateur

dites évidemment Claude Veil pourquoi vous dites évidemment

58:06
Locuteur

?

58:06
Présentateur

Il y en a certains des Gilets jaunes qu'on a entendu toutes ces semaines-là qui disent on saurait mieux faire.

58:11
Invité

Ah oui non mais ça c'est la position ultra c'est les positions d'Etienne Chouard par exemple qui pensent qu'il faut se débarrasser des hommes politiques que tous les politiciens sont des parasites inutiles et qu'il faut consulter le peuple surtout.

58:23
Locuteur

On

58:23
Invité

ne sait pas faire. Aucun pays n'est gouverné comme ça et il est très très difficile par exemple de faire un référendum sur la fiscalité quand les socialistes vont faire un référendum sur l'ISF ils sont gentils mais demander aux gens de voter sur un impôt qui concerne 2% des français c'est quand même un tout petit peu manipulateur. En revanche la vraie question et c'est là-dessus qu'il faut réfléchir c'est comment articuler démocratie participative et représentative parce qu'on ne peut pas se passer d'une classe politique d'un gouvernement qui négocie des accords internationaux et que sais-je.

Et si le référendum révocatoire lui-même pose d'énormes problèmes on l'a vu au Venezuela lorsque le peuple vénézuélien a voulu renverser a voulu révoquer son président le président a répondu en révoquant la démocratie en gros. Donc ce

59:07
Locuteur

sont des choses qu'il faut

59:08
Invité

mener avec beaucoup de précaution.

59:09
Locuteur

Ça

59:09
Présentateur

va être une des suites que va devoir apporter

59:10
Locuteur

le gouvernement. Mais

59:11
Invité

en tout cas il en sortira quelque chose comme ça.

59:13
Présentateur

Et nous revenons maintenant à vos questions. Macron évite-t-il ainsi tout contact direct avec la foule ? Elle est importante cette question ? Il n

59:24
Locuteur

'y a

59:24
Présentateur

pas eu de bain de foule

59:25
Locuteur

du président de la République ?

59:27
Invité

Il

59:27
Locuteur

ne

59:27
Invité

peut pas.

59:28
Locuteur

Il y avait un gros dispositif

59:30
Présentateur

de sécurité.

59:30
Locuteur

Il aurait fallu qu'il

59:31
Invité

le fasse beaucoup plus

59:32
Locuteur

tôt. Le

59:32
Invité

pays est trop éruptif pour le faire maintenant.

59:34
Locuteur

Il

59:34
Invité

aurait fallu qu'il le fasse plus tôt. Encore je le répète il y

59:37
Locuteur

a

59:37
Invité

beaucoup de Français qui veulent vraiment son départ. C'est pour ça ce débat c'est très bien.

59:44
Locuteur

C'est une belle

59:44
Invité

expérience. Je pense que la fin de l'expérience et de

59:48
Locuteur

l

59:48
Invité

'initiative pourrait se terminer soit par un changement de gouvernement mais radical

59:53
Locuteur

soit

59:54
Invité

par une dissolution de

59:56
Locuteur

l

59:56
Invité

'Assemblée nationale. Je ne vois pas très bien soit par un référendum à questions multiples. Pourquoi pas ? Mais un référendum à questions multiples qui n'irait pas du tout dans le sens de la politique d'Emmanuel

1:00:06
Locuteur

Macron. Ce que

1:00:07
Présentateur

vous voulez dire c'est que ce n

1:00:08
Locuteur

'est

1:00:08
Présentateur

pas un débat bien organisé bien mené républicain avec 600 élus

1:00:11
Locuteur

qui changent le climat.

1:00:12
Invité

On n'est pas la Suisse on n

1:00:14
Locuteur

'est

1:00:14
Invité

pas un comte en Suisse.

1:00:15
Présentateur

Emmanuel Macron va-t-il se déplacer dans toutes les régions ? Qu'est-ce qu'il a prévu de faire ? Il va en faire plusieurs un débat comme ça.

1:00:21
Invité

Oui il a prévu d'aller à la rencontre normalement des maires de toutes les régions de France métropolitaines en tout cas c'est ce qui a été dit pour l'instant. C'est vrai qu'après cette première expérience il va aller plus tranquillement certainement à Souillac vendredi. L'accueil peut être totalement différent. Les gilets jaunes vont sans doute l'attendre. On voit que là le périmètre avait été bien protégé. Est-ce qu'ils arriveront ? Est-ce que les forces de l'ordre parviendront à faire la même chose ? Tout le monde ça va être très très lourd aussi d'organiser ça jusqu'au 15 mars et puis pendant ce temps-là quelque part la France est à l'arrêt.

C'est-à-dire qu'on attend que le président fasse son tour de France. Qu'est-ce qui se passe ? Alors d'un côté on entend on continue les réformes on doit être encore plus radicaux dans les réformes et en même temps on est obligé de constater que là le président va jusqu'au 15 mars se déplacer normalement Et puis

1:01:08
Locuteur

on

1:01:08
Présentateur

entend aussi un gouvernement qui dit que ces réformes pourraient être enrichies par les propos des français par le débat et

1:01:14
Locuteur

ce qui va se passer. Ils ont intérêt à le dire. Ils ont intérêt

1:01:16
Invité

à le dire. Ça fait partie du jeu mais il n'y arrivera pas parce que ça encore une fois le mouvement des Gilets jaunes va continuer.

1:01:41
Présentateur

L'avenir de la France est-il désormais entre les mains des petits élus et des Gilets jaunes

1:01:44
Locuteur

? Non

1:01:45
Invité

je ne dirais pas ça. Je pense qu'il est entre les mains de tout le monde d'une certaine façon parce que le président de la République a encore la main. On est et c'est ça qui est extraordinaire dans le régime institutionnel de la Ve République c'est que en d'autres circonstances dans un autre régime ça y est le pouvoir exécutif aurait été balayé. Et là on a un président qui est tout puissant. Le président français est plus puissant que le président américain chez lui. Donc il est indéboulonnable. Sauf à ce que il décide lui-même de partir. Voilà on reste comme ça. Donc voilà c'est aussi le problème parce que comment on dénoue tout ça ? En

1:02:24
Locuteur

disant que la France

1:02:25
Invité

en bas a montré qu'elle existait encore politiquement. Nous avons un pouvoir faible avec des institutions très fortes et une opposition totalement balkanisée. Bien sûr.

1:02:33
Présentateur

La synthèse sera un vrai défi. Quel est le risque d'avoir des propositions trop hétéroclites

1:02:38
Locuteur

? Plus elle

1:02:40
Invité

sera hétéroclite plus il pourra faire ses courses. Non mais attendez il y

1:02:44
Locuteur

a des questions qui

1:02:46
Invité

sont posées il y a donc à peu près probablement plus de thèmes abordés. Mais il y a quand même des thèmes centraux.

1:02:56
Locuteur

On

1:02:56
Invité

voit bien qu'il

1:02:57
Locuteur

y a

1:02:57
Invité

la fiscalité il y a la justice sociale

1:03:00
Locuteur

il

1:03:00
Invité

y a la

1:03:01
Présentateur

fracture territoriale

1:03:03
Invité

il y a l'expression publique c'est-à-dire le fameux référendum. Voilà. On ne va pas rentrer dans des détails qui je dirais sont marginaux par rapport à ces axes centraux qui ont été quand même entendus.

1:03:14
Locuteur

Comme toujours le débat va cristaliser sur deux ou trois grands thèmes.

1:03:16
Invité

Il y a tellement de choses sur la table qu'en réalité il va y avoir une focalisation sur des thèmes grands

1:03:21
Locuteur

publics. Et quand on vient de regarder

1:03:22
Invité

le travail qu'ont fait les maires ruraux qui ont fait une sorte de grand débat à l'échelle de leur commune rurale ils ont réussi à faire une synthèse où on voit bien des idées qui émergent et qui sont claires.

1:03:32
Présentateur

Et qu'on vient de citer.

1:03:33
Locuteur

C'est ça. Donc injustice

1:03:34
Présentateur

fiscale

1:03:35
Locuteur

injustice

1:03:35
Invité

fiscale service de proximité inégalité

1:03:38
Locuteur

territoriale inégalité

1:03:39
Invité

territoriale

1:03:40
Présentateur

Juste pour être clair c'est ce qu'on a vu tout à l'heure avec la grande clé

1:03:42
Locuteur

qui sont mieux

1:03:43
Présentateur

rencontrés le président de la République. Ce grand débat national ajoutera-t-il à la crise

1:03:47
Locuteur

? Est-ce que c

1:03:48
Présentateur

'est possible ça ? Qu'au final ça se retourne contre les initiateurs et que ça ajoute de l'attention dans le pays ?

1:03:55
Invité

Oui bien sûr c'est possible si on voit déjà qu

1:03:59
Locuteur

'il

1:03:59
Invité

y

1:03:59
Locuteur

a

1:03:59
Invité

peu de participants parce qu'il y a une vraie attente qui va aller participer à ces débats ? On a des premiers sondages qui montrent qu'à peu près 20-25% des Français souhaitent y participer. C'est un chiffre qui en baisse par rapport à ce qu'on avait pu voir au moment de l'annonce du débat. Donc qui va y participer ? De quelle façon ça va être retranscrit ? Donc effectivement ça peut créer de

1:04:18
Locuteur

l'attention. Un grand

1:04:19
Présentateur

débat qui n'est ni un référendum ni une élection c'est quoi ? Juste une discussion pour apaiser les tensions ?

1:04:23
Invité

Pas que. Toute la question c

1:04:25
Locuteur

'est

1:04:25
Invité

ce qui serait très fâcheux c'est qu'à la sortie les Français aient le sentiment qu'on leur a volé le débat.

1:04:30
Locuteur

À

1:04:31
Présentateur

quoi bon débattre lorsque les questions sont triées à

1:04:33
Locuteur

l

1:04:33
Présentateur

'avance

1:04:33
Invité

? Non ça c'est un mauvais procès parce que de toute manière il faut bien qu

1:04:36
Locuteur

'il

1:04:36
Invité

y

1:04:36
Locuteur

ait

1:04:36
Invité

des questions.

1:04:37
Présentateur

Eh bien merci à vous tous c'est la fin et on va reparler sans doute de ce grand débat qui je le rappelle durera trois mois. Ce soir cette émission sera rediffusée à 22h35 on se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite c'est à vous. Belle soirée sur France 5.