Macron-Orbán : le duel qui divise l’Europe - Les questions SMS #cdanslair 14.09.2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse partielle
Quels sont les rapports entre Victor Orban et le Rassemblement national ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Vous avez entendu des choses en Hongrie qu'on n'entendrait pas ici ?
- 4:17RelanceRéponse directe
Si l'Union européenne est si mauvaise que le dit Orban, pourquoi ne la quitte-t-il pas ?
- 5:36OuverteRéponse partielle
Les Hongrois soutiennent-ils Viktor Orban ?
- 6:20OuverteRéponse directe
Ce vote de mercredi n'est-il pas finalement le premier point marqué par Macron dans son combat contre les populistes ?
- 6:50OuverteRéponse directe
Assistons-nous à une coalition des gouvernements populistes en Europe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07InvitéChiffre
« le Rassemblement national, je rappelle ce sondage, si les élections avaient lieu demain, les élections européennes, 21% pour Marine Le Pen. »
- 0:14InvitéChiffre
« Juste derrière Emmanuel Macron, 21 et demi. »
- 1:06PrésentateurChiffre
« deux tiers de migrants en moins. »
- 4:34PrésentateurChiffre
« 86 milliards d'euros pour la Pologne en 7 ans »
- 4:37PrésentateurChiffre
« 25 milliards d'euros pour la Hongrie chaque année »
- 4:41PrésentateurChiffre
« c'est la Hongrie qui reçoit le plus de fonds de cohésion pour aider à reconstruire le pays par tête d'habitants. »
- 6:30PrésentateurFait
« il a tendu un piège que Victor Orban n'a pas pu, cette fois-ci, éviter. »
Temps de parole
- Présentateur31 %
- Invité29 %
- Invité 218 %
- Invité 314 %
- Invité 45 %
- ?4 %
≈ 19 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors,
quels sont les rapports entre Victor Orban et le Rassemblement national ? Donc le Rassemblement national, je rappelle ce sondage, si les élections avaient lieu demain, les élections européennes, 21% pour Marine Le Pen. Juste derrière Emmanuel Macron, 21 et demi. Il faut voir la réaction de Nicolas Bay, juste après le discours de Victor Orban dans l'hémicycle cette semaine, qui a fait une ode à son action en disant que c'était, je ne
sais
plus s'il a exactement dit l'exemple à suivre, mais en gros, vraiment, voilà, vous avez fait ce qu'il faut et nous serons derrière vous, nous vous soutenons, nous voulons être avec vous. L'Europe est-elle en train de devenir xénophobe
? Non,
l'Europe n'est pas xénophobe, il y
a
une poussée nationaliste
qui
essaie de prendre prétexte d'un vrai sujet, l'immigration. Il n'y
a
jamais eu autant de migrants dans le monde, donc évidemment, on vient là où c'est le plus agréable de vivre. C'est en Europe désormais, le premier continent d'immigration du monde. Mais le travail est en cours, tout le monde sait que ça ne peut pas se faire dans le court terme, mais les résultats sont déjà là, je vous disais deux tiers de migrants en moins. Ce qu'il faut, c'est qu'une vraie politique, que nous acceptions, au moins à quelques-uns en Europe, de la mener de manière plus résolue pour convaincre les citoyens que ce sujet est sous contrôle et qu'il ne peut pas l'être au niveau national.
Et pour paraphraser ce que disait le général de Gaulle, ne pas tomber dans le piège des extrêmes
qui
font croire que l'amour du pays, c'est sur le plan national qu
'on
va faire quelque chose. Non, le général de Gaulle disait, le patriotisme c'est l'amour de son pays, le nationalisme c'est la haine des autres, de celui des autres. Et donc c'est ça, c'est pour ça que sur le nationalisme il faut être intransigeant et c'est pour ça que l'Europe veut incarner ça. Quelles que soient les difficultés qu'elle a à résoudre, les problèmes d'immigration économique, etc., qui sont quand même des sujets sur la table, les gouvernements s'en occupent, on est peut-être en retard, on va y arriver et on va le faire.
L
'Europe n'est pas xénophobe, mais le discours xénophobe se libère d'une façon quand même assez spectaculaire.
Et
on peut le voir en Italie, on peut le voir en Hongrie, on peut le voir que ça se... Vous avez entendu des choses en Hongrie qu'on n'entendrait pas ici ? Oui,
oui,
bien sûr, oui, oui, vraiment un discours très décomplexé, pas officiel, bien sûr. Mais d'ailleurs ça prend plusieurs formes, une forme effectivement dans la rue avec des propos très violents, mais
aussi
d'une forme plus subtile. Pendant la campagne législative en avril 2018,
je suis
désolé, mais la campagne elle était donc très très agressive vis-à-vis des migrants par Viktor Orban, il y avait aussi quand même un fonds d'antisémitisme assez marqué. Et ça, c'est vrai que c'est difficile à dire, c'est difficile à manier comme notion, parce que
est
-ce que M. Orban est antisémite ? Non, on ne
peut
pas dire ça. En revanche, pour un certain nombre de faits étayés qu'on a documentés, il y a eu dans l'imagerie, dans l'iconographie, sur des sites Facebook, de députés du Fides, des choses qui ont été vraiment...
En
fait, ça fait penser à qu
'on
prenne qui voudra, mais il y a des choses, notamment dans un village, beaucoup d'exemples comme ça, où on fait référence à des iconographies des années 30, c'est vraiment très marqué. Et c'est pour dire que ça ne vient jamais seul. Quand vous parlez de xénophobie, la xénophobie ne vient jamais toute seule, elle s'accompagne de plein d'autres vieux démons. Et c'est pour ça que vous voyez ressurgir, par exemple aussi en Pologne, puisqu'on en parlait tout à l'heure, oui, une forme de xénophobie, mais qui s'accompagne aussi d'une forme de regain d'antisémitisme, d'homophobie, de rejet de l'autre, d'intolérance, et qui fait qu'au final, vous avez dans tous ces pays-là, et encore une fois, il ne
faut
pas stigmatiser certains par rapport à d'autres, c'est quelque chose qui se constate à l'intérieur même de l'Europe, et surtout dans ces pays qui ont rejoint l'Union européenne le plus tardivement, une forme de difficulté
qu
'on peut expliquer, mais certainement pas justifier, par la mondialisation qui a été brutale, par ce raccrochement à l'économie européenne qui a été pour beaucoup accompagnée de sacrifices, et qui fait en sorte qu'aujourd'hui,
dans
ces pays-là, pour certaines parties de la population, c'est tellement difficile qu'on cède à ce qu'il y
a
de plus facile, et ce qu
'il y
a de plus facile, c'est toujours le rejet de l'autre. Si l'Union européenne est si mauvaise que le dit Orban, pourquoi ne la quitte-t-il pas ? Est-ce qu'on ne pourrait pas même en... On parlait des pays de Visegrad, Pologne, Slovaquie, Tchèque, Tchéquie, Hongrie, pourquoi ils ne font pas une Union européenne bis,
presque
? Ils ne
sont
d'accord sur rien, et ils reçoivent des fonds très généreux. 86 milliards d'euros pour la Pologne en 7 ans, 25 milliards d'euros pour la Hongrie chaque année, c'est la Hongrie qui reçoit le plus de fonds de cohésion pour aider à reconstruire le pays par tête d'habitants. Donc la vraie raison, elle est là. Alors quand on dit ça, ils sont furieux, ils ne sont pas contents, ils disent ça n
'a
rien à voir, mais si, ça a à voir, c'est la raison pour laquelle ils ne la quittent pas. Ils veulent profiter de l'Union européenne, tout en en faisant le bouc émissaire commode. On a connu ça chez nous aussi, dans la politique, il n
'y a
pas si longtemps que ça. C
'est bien pour le pays, c'est aussi bien pour l'enrichissement personnel, parce qu'en Hongrie quand même, en parlant de corruption,
il
y a un appel d'offres sur trois, pour lequel un marché public n
'a
qu'un seul candidat.
C
'est sûr, il va gagner, mais comme par hasard, le candidat, il est assez proche d'amis du pouvoir. Donc il y a vraiment, ça a
été
documenté aussi, il y
a
pas mal d'études.
Le
Parlement
européen, c'est une des
raisons du vote du Parlement européen.
La corruption au profit des proches de Viktor Orban, de son gendre notamment, je crois. Les Hongrois soutiennent-ils Viktor Orban ?
Alors,
cher Lackey, oui, quand même. Il y a des sondages fiables un peu ?
Aujourd'hui, dimanche,
l'importance de la manifestation contre Viktor Orban.
On peut faire des
manifestations, au moins. Voilà, on peut faire des manifestations. En fait, les Hongrois, qui ne sont pas pro-FIDES, donc pour son parti, sont très partagés. Ils sont très contents qu'on leur fasse mal et que Bruxelles les punissent. Donc c'est pas masochisme,
mais
en fait, c'est difficile parce qu'ils ont peur de quitter l'Europe, que l'Europe les rejette. En même temps, ils sont enfin contents que Bruxelles fasse quelque chose. Chez les jeunes, notamment. Chez les jeunes, exactement. Ce
vote
de mercredi n'est-il pas finalement le premier point marqué par Macron dans son combat contre les populistes ?
D
'autant que c'était pas gagné parce qu'on disait qu'il fallait une majorité de deux tiers. C'est arrivé, la majorité des deux tiers. Oui,
incontestablement, il a tendu un piège que Victor Orban n'a pas pu, cette fois-ci, éviter. Il s'est fait bien piéger en essayant de théoriser son illibéralisme politique. Et en réalité, on voit bien qu'il
n
'y
a
pas une majorité en Europe et au Parlement européen pour le
suivre. Allez, il reste dix secondes. Assistons-nous à une coalition des gouvernements populistes en Europe. Sur certaines thématiques, oui, comme sur celle de l'immigration, même s'ils n'obtiennent pas forcément les résultats qu'ils veulent obtenir. On parlait des Italiens et des Hongrois tout à l'heure, mais on pourrait parler de beaucoup d'autres pays qui, sur d'autres thématiques, n'ont pas grand-chose à partager, si ce n'est, encore une fois, ce nationalisme que vous venez d'évoquer et cette forme de
maladie
qui l'accompagne et qui sont très regrettables. Merci. C'est la fin de cette émission. Elle sera rediffusée ce soir à 23h15. On se retrouve demain à la même heure pour un nouveau C'est dans l'air. Merci. Merci.
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