Appel à "envahir" face à l'inflation, visite du pape à Marseille, état des services publics... Le "8h30 franceinfo" de Fabien Roussel
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Fabien Broussel, face à l'inflation vous appelez les français à se réunir devant les préfectures, voire à les envahir pour faire pression sur le gouvernement, en fait vous appelez clairement à la révolte ?
D'abord je voudrais souhaiter bon anniversaire à ma grand-mère qui a 98 ans, que j'appelle maman Marie, je lui fais un gros bisou, je pense à elle parce que 98 ans est un âge remarquable et j'ai une belle pensée. Ensuite concernant votre réponse, votre question.
Envahir les préfectures, c'est ce que vous dites aux français ce matin.
Vous croyez qu'on va se laisser plumer comme ça pendant combien de temps ? Voilà ma réponse. Oui mais les mots ont un sens, ça veut dire envahir les préfectures. Je vais revenir sur les mots que j'ai employés. Je suis particulièrement en colère comme beaucoup de nos concitoyens, ceux qui sont allés en vacances, qui sont revenus de vacances et qui ont payé comme moi l'essence 2,52€ quand ils étaient dans le sud. Sur la 7 et 600 km au-dessus le même jour, 6 heures après, ils le payaient 1,99€. Le même jour, le même jour, on se fait plumer comme de la volaille.
Les prix de l'alimentation qui augmentent de 20%, les prix de l'électricité qui augmentent 30% l'espace de 2 ans, ça va durer combien de temps ? On va se laisser plumer sans rien dire. Alors, alors, effectivement oui, on s'est réunis, on réfléchit, qu'est-ce qu'on fait ? Pour moi, c'est une question de légitime défense. C'est comme de la légitime défense. On ne peut pas, on se fait attaquer, raqueter, voler et on ne devrait rien dire. Alors, j'appelle, j'appelle effectivement à ce qu'on fasse de cette question sociale la rentrée du gouvernement, du président de la République et de tous ceux qui nous plument.
Vous savez que 45% de l'inflation est provoquée par l'industrie agroalimentaire, entre autres, pétrochimie aussi, qui voit leurs marges augmenter comme jamais.
Mais vous voyez bien qu'en face, le gouvernement agit. Nous ne devons pas nous laisser faire. Par exemple, de l'inflation alimentaire, Bruno Le Maire a reçu distributeurs et industriels, là, dès la rentrée, dès les premiers jours, et qui se sont engagés à baisser les prix au plus vite.
Mais enfin, vous rigolez.
Il va même changer la loi pour avancer les négociations annuelles.
Oh là là, mais ils ont peur, ils tremblent. Non mais, vous savez comment, on l'appelle Bruno Le Maire, on l'appelle Bruno Demande. Parce que ça fait un an qu'il demande, ça fait un an qu'il demande à ce que les salaires augmentent, ça fait un an qu'il demande à ce que l'industrie baisse les prix. Mais dans les faits, ça ne marche pas ? Ben non, ça ne marche pas. Enfin, la réalité, c'est que ça ne marche pas. Nous avons fait, j'ai fait des propositions concrètes au président de la République, lors de la longue nuit que nous avons passée, en tout bien toute honneur. C'est la nuit de Saint-Denis. Voilà. Des propositions concrètes. Bloquer les prix par le bas. Baisser les taxes sur l'essence.
Et je dirais même plus loin, je dirais même plus loin, ça serait trop facile de ne faire que baisser les taxes sur l'essence, puisque ensuite c'est l'État qui paye. Quand je vois les profits monstrueux que fait Total, BP, Exxon et compagnie, je dis qu'il faut mettre en place un tarif réglementé et taxer leurs super profits pour qu'ils payent, eux, et qu'ils arrêtent de se gaver sur notre dos. Il y a des mesures concrètes à mettre en œuvre pour baisser les prix, les bloquer par le bas, rendre du pouvoir d'achat aux Français et augmenter les salaires et les retraites à côté. Voilà ce que nous demandons.
Si tout cela n'est pas mis en œuvre dans les semaines qui viennent, oui, oui, nous appelons à être mobilisés, à envahir les stations essence, les grandes surfaces, les préfectures, parce que l'État est responsable. Je ne supporte plus un président de la République qui dit « l'État ne peut pas tout, l'État est impuissant, l'État ne peut pas faire ».
Envahir, Fabien Roussel, envahir, ça veut dire envahir, risquer de dégrader.
Mais non, écoutez, vous savez bien que je suis un partisan de l'action non-violente, politique. Mais vous avez aussi en mémoire ce qui s'est passé pendant les Gilets jaunes, la préfecture du Puy-en-Vleur en décembre 2018. Quand j'appelle à la mobilisation, c'est parce que je sens, je sens qu'il y a une exaspération forte chez nos concitoyens, qu'il peut y avoir demain des éruptions de la faim. C'est l'éruption de la faim, comme on chante dans l'international. Et on se retrouve, comme il y a quelques décennies, avec des salariés qui travaillent, des retraités, des étudiants, qui aujourd'hui ne savent pas boucler leur fin de mois.
Vous avez vu qu'un tiers de nos concitoyens se privent au moins d'un repas dans la semaine parce qu'ils n'ont plus les sous pour manger.
Mais en quoi envahir les préfectures, ça résout les choses ?
Mais parce que je souhaite que l'État bouge. Et je préfère qu'un parti politique, des organisations syndicales, des associations, organise cette colère et l'exprime en direction des représentants de l'État, que sont les préfets, mais aussi les ministres, le Président de la République, pour demander à ce que ça bouge, plutôt que de ne rien faire, de ne rien faire et après, et après. Eh bien moi je veux que ça bouge et que ça bouge rapidement.
Fabien Roussel, on entend vos propositions, notamment le blocage des prix. À cette même place, il y a quelques jours, Alexandre Bompard, le patron de Carrefour, disait « Le blocage des prix, ça ne va pas marcher. » Parce qu'il y a une chose simple, c'est que les industriels, en fait, ils vont arrêter de produire les produits dont les prix sont bloqués. Donc on fait quoi après ? Et puis ils vont augmenter les prix des autres produits.
D'abord.
Votre solution, les professionnels disent que ça ne marche pas.
D'abord, dans l'alimentation, on a quand même un problème au niveau de l'industrie agroalimentaire, les transformateurs de nos matières premières qui ont des marges qui font qu'une part d'entre eux font partie des 500 plus grandes fortunes de France. Je pense au PDG de Lactalis, M. Beignet. Donc, du gras, il y en a. Je ne parle pas de lui, je parle de son groupe. Il y a des sous. Ce que nous demandons, c'est que de la fourche à la fourchette, du paysan jusqu'au consommateur, il y ait des prix planchers, des prix garantis pour les paysans, pour les agriculteurs, et des prix planchers pour les consommateurs.
Il y a les paniers anti-inflation dans chaque magasin, vous les connaissez.
Mais enfin...
Et il y a la loi Egaline qui permet aux agriculteurs de garantir leur revenu.
Mais ça ne marche pas. Vous voyez bien que ça ne marche pas. Vous voyez bien les prix que nous payons. Donc, il nous faut un État qui intervienne dans l'organisation de la transformation des aliments, dans la fixation des prix, avec des prix garantis pour les paysans, mais aussi des prix planchers, des prix bas pour les consommateurs, et forcer de cette manière l'industrie agroalimentaire, les grandes surfaces aussi, à taper sur leurs marges. Et s'il n'y a pas d'accord dans une filière, c'est l'État qui intervient et qui fixe la rémunération qui est pour l'industriel, pour le paysan, et à la sortie, dans le panier de la ménagère.
Mais juste sur l'essence, quand vous dites qu'il faut investir les stations-service, vous avez entendu pareil, là aussi, les distributeurs annoncent des retournes totales. Mais c'est la faute à personne.
Mais on ne fait rien. Moi, je vous dis que si je suis président de la République demain, si j'étais ministre à la place de M. Bruno Le Maire, tout de suite, j'agirais, en fixant concernant l'essence, un tarif réglementé, qui, en baissant d'abord les taxes de l'État qui sont aux alentours de 60% entre la TICPE, la TVA, etc. Et ça coûte combien, ça, sur ça ? Ça coûte plusieurs milliards d'euros, 10, 15, 20 milliards d'euros. Et quels sont les dividendes de Total, de BP, d'Exxon et compagnie ? L'État a baissé leurs impôts. L'État a baissé les impôts sur ces grandes compagnies. On se prive de recettes, on les laisse se gaver et l'État dit qu'on ne peut pas faire.
Eh bien, ça, je ne l'accepte plus. On ne va pas se laisser tondre comme des moutons et finir en pulau vert ensuite. On veut, nous, agir sur les tarifs de l'essence en baissant les taxes, en forçant les pétroliers à baisser les tarifs et en taxant leurs super profits pour récupérer ce que nous perdrons sur les baisses des taxes et de TVA.
Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste et l'invité du 8h30 France Info. On vous retrouve juste après le fil info à 8h41, Sophie Echène. C'est une information France Info. Les besoins des services publics en France augmentent, mais les moyens ne suivent pas. C'est le résultat d'un rapport publié ce matin par le collectif Nos Services Publics. Éducation, santé, transport, sécurité, tous les secteurs sont concernés. Par conséquent, c'est le privé qui bénéficie de la situation, ce qui contribue à creuser les inégalités, à l'école particulièrement. Taïwan dénonce de nouvelles manœuvres militaires chinoises près de ses côtes.
68 avions et 10 navires de guerre ont été détectés tôt ce matin. Hier, déjà, l'archipel indiquait la présence de 35 avions militaires dans son périmètre. Les deux sœurs accusées d'injections illégales de Botox ont été condamnées hier à Valenciennes dans le Nord. Un an de prison ferme pour l'aîné, notamment pour mise en danger d'autrui. Deux ans avec sursis pour l'autre qui a reconnu avoir assisté sa grande sœur. Et puis la NASA a publié aujourd'hui son rapport très attendu sur les OVNI. L'agence spatiale américaine a mené une enquête indépendante pendant un an avec des scientifiques et des experts de l'aéronautique.
Le but est d'étudier le sujet en le dissociant d'éventuelles visites d'extraterrestres sur notre planète. France Info
Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Salia Brachia
Toujours avec Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti Communiste. Un rapport dévoilé en exclusivité ce matin par France Info produit par le collectif Nos Services Publics révèle le décalage entre les besoins en services publics qui ne cessent d'augmenter et les moyens qui augmentent mais pas suffisamment vite. C'est juste un problème d'organisation selon vous ?
Ah non, ce n'est pas un problème d'organisation. C'est un besoin d'être humain. Nos services publics sont déshumanisés parce qu'on bascule de plus en plus vers le numérique, les appels téléphoniques, les standards et il y a de moins en moins de personnes derrière pour traiter les dossiers de chacun de nos concitoyens. Pour moi, il n'y a plus d'humains et quand il n'y a plus d'humains, on perd de l'humanité dans les relations que nous avons avec l'État, le représentant de l'État et ça pousse à des catastrophes. Je fais des permanences tous les vendredis matin dans ma circonscription.
Vous ne pouvez pas savoir le nombre de dossiers que je suis obligé de régler face à des gens qui sont confrontés à la CARSAT, la caisse de retraite, la caisse primaire d'assurance maladie, la CAF, la MDPH pour le handicap et grâce à mes interventions, j'arrive à faire en sorte qu'ils retrouvent là 200 euros, là une indemnité de 1000 euros qu'ils n'ont pas pu percevoir. Je leur fais quelque part, je répare leurs droits mais il faut pour ça l'intervention du député. Mais combien d'autres baissent les bras et ne touchent pas, ne perçoivent pas ce à quoi ils ont droit ?
Je vous épargne ce qui se passe dans les écoles où un ministre préfère parler d'Abaïa alors qu'il y a aujourd'hui un établissement sur deux où il manque des enseignants. Je vous épargne les services d'urgence qui ont été fermés dans nos hôpitaux. Et enfin, j'ai reçu l'UNAPI, l'association qui s'occupe des personnes en situation de handicap, déficients intellectuels. Il m'annonce qu'aujourd'hui, 23 des enfants en situation de handicap n'ont aucune heure de scolarisation. On est en République française. Il n'y a même pas les personnels, les hommes, les femmes formés pour cela, pour accompagner nos enfants en situation de handicap dans les écoles. Ce scandale, c'est insupportable.
Il y a besoin de moyens humains, humains, des hommes, des femmes formés avec un statut, une bonne rémunération pour redonner du sens à nos services publics.
Fabien Roussel, avec une trentaine de députés issus de la majorité et de la gauche, vous avez signé une tribune pour défendre la régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension. Vos collègues de la France Insoumise, eux, ont refusé d'y participer car pour eux, cette tribune défend une vision utilitariste et jetable de l'immigration. Vous leur répondez quoi ?
Que quand on met la barre trop haut, parfois certains passent en dessous. Et je le regrette. Nous avons lu, Mert, la barre très haut, oui, parce que nous voulons la régularisation des travailleurs, des travailleuses sans papier qui existent dans notre pays, qui parfois, depuis de nombreuses années, travaillent, perçoivent un salaire, cotisent même, ils ne verront jamais la couleur d'un euro de leur cotisation, et quand ils sortent du restaurant, de l'entreprise, du bâtiment, du chantier où ils travaillent, ils peuvent se faire arrêter, ils n'ont pas de droit, ils n'ont pas accès au logement, ils sont sans droit. Donc vous regrettez que LFI n'est pas s'il y a.
C'est inadmissible, insupportable. C'est la raison pour laquelle, avec des députés, des sénateurs de partis de gauche, mais aussi de la majorité, du Modem, nous appelons le gouvernement à bouger et à régulariser ces travailleurs sans papier.
Vous manquez d'ambition, en fait, parce que vous penchez vers une immigration choisie, alors qu'eux, alors qu'ils disent qu'il faut pouvoir régulariser un maximum tous les travailleurs.
D'abord, je suis avec d'autres, avec Pascal Brice et Marilyn Poulain qui ont travaillé là-dessus, Boris Vallaud, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, et d'autres, je suis à l'origine, avec un petit groupe, nous sommes à l'origine de cette tribune. Donc je sais, ce qu'il y a exactement dedans, nous avons pesé, sous-pesé chaque mot. Il n'est pas écrit que nous appelons à la régularisation des travailleurs sans papier dans les métiers en tension. Ça, c'est pas écrit. C'est écrit que nous appelons, c'est écrit, c'est écrit, et nous appelons, nous appelons à la régularisation des travailleurs qui sont aujourd'hui sans droit et qui travaillent.
Fabien Roussel, il faut lever une ambiguïté. A partir du moment où on travaille, on doit avoir des droits.
Signer une tribune, c'est une chose. Voter un texte, c'est autre chose. Si la création du titre de séjour métier en tension est toujours dans la loi, le fameux article 3, la loi immigration cet automne, est-ce que vous êtes susceptible de la voter, cette loi ?
C'est pas suffisant. Justement, c'est bien pour ça que nous avons mis la barre haute à cette tribune et je regrette que pour certains c'est trop haut et qu'ils passent en dessous. Je le répète. Mais je pense que cette tribune, elle porte une grande ambition pour ces hommes et ces femmes qui travaillent parce que notre objectif à nous, c'est qu'à travail égal, salaire égal et que si on régularise ces travailleurs, c'est bon aussi pour les travailleurs français parce que c'est sur eux que pèse la pression quand des travailleurs sans papier sont exploités, on fait peser du coup la pression sur les travailleurs français et qui sont obligés de s'aligner sur des conditions de travail indécentes.
Eh bien, il nous faut les mêmes droits, conditions de travail, salaire pour tout le monde et c'est à l'État de les régulariser et ça doit sortir donc de la main des employeurs.
Fabien Roussel, le 23 septembre prochain, plusieurs associations et des élus de gauche de la France Insoumise et d'Europe Écologie Les Verts ont prévu de marcher contre les violences policières. Est-ce que vous y serez aussi ?
D'abord, je souhaite moi aussi m'élever contre ces violences policières qui régulièrement font la une de l'actualité et malheureusement blessent, tuent, défigurent des jeunes. C'est un fait, ça arrive, ça ne doit pas arriver et donc nous avons un problème dans notre pays, il faut s'y attaquer. De même, ce racisme qui existe, qui existe dans des commissariats, qui existe et qui existe chez des policiers et qui ne doit pas avoir de place dans notre République. D'ailleurs, j'organise au siège du Parti communiste français Place du Connel Fabien deux jours d'échanges avec des policiers, avec des magistrats sur la police, sur la justice que nous devrions avoir dans notre République.
Maintenant, cette manifestation du 23 septembre, je n'y participerai pas d'abord parce que je n'ai pas envie de manifester en entendant autour de moi ce slogan tout le monde déteste la police. Ce n'est pas vrai et je ne partage pas ce slogan-là. Et donc, je ne souhaite pas m'y associer pour cette raison-là. J'ai vu qu'en plus, depuis, ils avaient ajouté comme revendication l'autorisation du port de la Baïa dans les écoles, etc. Pour moi, cette manifestation prend une tournure que je ne partage pas et c'est la raison pour laquelle je n'y serai pas.
Fabien Roussel, il y a une organisation qui est très présente sur le front des violences policières, de ce qu'on appelle les violences policières, c'est le syndicat de la magistrature présent à la fête de l'UMA. Certains autres magistrats y voient un manquement à l'obligation de réserve des juges. Et vous ? Mais c'est un syndicat. Enfin, depuis quand ? Mais c'est la première fois qu'un syndicat participe à la fête de l'UMA. Non, ce n'est pas la première fois.
Le syndicat de la magistrature passe et présente régulièrement tous les ans à la fête de l'UMA. Ils ont la instande et ils vont organiser des débats. Qu'un syndicat de la magistrature, justement, pointe ces problèmes que je viens d'évoquer. Enfin, il y a quelques jours, il y avait encore une réunion publique à Paris sur Safiatou, Salif et Ilan. Trois jeunes qui ont été percutés violemment par un véhicule de police, qui ont été gravement blessés. Et les parents demandent toujours la vérité et la justice sur ces cas-là. Quand même, cette question existe qu'un syndicat de la magistrature la pose et la mette en débat, c'est son rôle.
Je regrette que ça chatouille les oreilles du ministre de la justice et je comprends qu'il soit excédé par le syndicat de la magistrature parce que c'est aussi ce syndicat qui l'a mis au tribunal pour prise illégale d'intérêt. Donc, qu'est-ce que vous voulez ? C'est le jeu. Mais un syndicat fait son boulot et je suis content qu'il puisse l'exercer à la fête de l'UMA en organisant ces rencontres et ces débats.
Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste et l'invité de France Info ce matin, on vous retrouve juste après le fil Info 8h50, Sophie Echène. Washington se dit préoccupé par le rapprochement entre Moscou et Pyongyang. Leurs dirigeants respectifs se sont rencontrés hier sur une base de lancement russe. Suite à cela, Vladimir Poutine a accepté l'invitation de Kim Jong-un de se rendre en Corée du Nord. Face à la hausse des coups de la vie, Fabien Roussel appelle les Français à envahir les préfectures, les grandes surfaces et les stations-services. C'est comme de la légitime défense, affirme le secrétaire national du Parti communiste sur France Info.
Il est l'un des principaux perturbateurs endocriniens. En Europe, le bisphénol A est présent dans plus de 90% des organismes de la population. Résultat d'un rapport de l'Agence européenne de l'environnement publié ce matin, le bisphénol A est soupçonné d'être lié à plusieurs troubles et maladies comme le cancer du sein ou l'infertilité. Après une première victoire contre les All Blacks, deuxième match du 15 de France ce soir au Mondial de rugby, les Bleus reçoivent le Rugouet à Lille. Coup d'envoi, 21h. France Info
Le 8.30 France Info Jérôme Chapuis Salia Braclia Toujours avec Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. Il n'y a pas que le syndicat de la magistrature qui sera ce week-end à la fête de l'Huma. Il y a aussi Médine, le rappeur qui a suscité de la polémique fin août après les tweets antisémites. Il n'aurait pas mieux valu l'annuler ?
Le tweet que j'ai dénoncé injustifiable, inqualifiable, inexcusable. Mais il est toujours invitable. Et Médine est ensuite en tournée dans toute la France. Nous avons fait le choix, nous, de ne pas organiser de débats avec lui. Contrairement à ce qu'ont fait les universités d'été des Verts et de la France Insoumise. Après, il est en tournée. Il va chanter au Havre, à Aix-en-Provence. Il sera dans le cadre de cette tournée parmi 50 autres artistes. Il y aura aussi Angèle, etc. Et puis moi, par contre, je vais faire un débat avec Édouard Philippe le dimanche.
Et je suis très heureux de faire ce débat entre Édouard Philippe et moi-même, entre la gauche et la droite, et montrer dans ce pays qu'il y a vraiment deux projets de société différents, entre lui qui a porté quand même, qui porte le bilan de ce gouvernement et de la politique de M. Macron, puisqu'il a été son premier ministre, et puis moi, qui porte un projet pour la gauche, pour notre pays. Et ce sera intéressant d'avoir ce débat. Et là, c'est un débat... Humainement,
vous avez l'air de bien vous entendre, d'ailleurs.
On s'entend bien parce qu'on a des échanges respectueux et on connaît nos points de désaccord. Ça sert et on a deux projets de société différents.
Dans votre réponse au courrier d'Emmanuel Macron suite aux rencontres de Saint-Denis, vous plaidez, Fabien Roussel, notamment pour que la France retrouve, je cite, la maîtrise de ses choix politiques, de ses frontières pour lutter contre les trafics de drogue, d'armes, d'êtres humains. Ça veut dire quoi ? On rétablit les frontières nationales ?
Parce qu'un pays est délimité par des frontières. Ces frontières, normalement, devraient lutter contre des fléaux qui, pour moi, sont terribles. C'est la fraude fiscale, or l'argent s'échappe, contre les délocalisations de nos usines qui partent à l'étranger. Il faut protéger notre industrie, protéger nos savoir-faire et enfin, enfin, lutter contre les trafics de toutes sortes qui viennent pourrir nos grandes villes, nos quartiers, les familles qui y vivent. Vous avez vu encore une jeune femme qui meurt d'une balle perdue à Marseille. Enfin, ces trafics de drogue et d'armes, il faut y mettre fin. Je pense aussi au trafic d'êtres humains et la prostitution. Je suis pour l'abolition.
Mais on vous pose la question parce qu'à gauche, souvent, il y a des gens qui fait plutôt pour... Nous avons besoin de s'attaquer à ces fléaux par la base. Mais par la frontière. Et donc, il nous faut beaucoup plus de moyens de douanes, de douaniers.
Vous rétablissez les contrôles à la frontière ?
Mais enfin, aujourd'hui, il existe le contrôle aux frontières. Vous savez combien de containers ? Non, mais je vais vous dire. Mais il existe le contrôle aux frontières. On remet les douanes
à la frontière.
Mais bien sûr. Mais ils existent les douanes aux frontières. Ils existent à l'aéroport quand vous voyagez. Ils existent au port du Havre. Où je salue mon collègue Jean-Paul Lecoq qui m'a fait visiter le port du Havre. On contrôle un container sur 10 000. Ils sont les premiers à se plaindre de cela. Et après, vous vous étonnez que ça rentre par container entier que ce soit des ballots de shit ou des tonnes de cocaïne. Il faut s'arrêter. Et puis après, on est ici, la bouche en cœur en disant il y a de la drogue dans les quartiers. C'est quand même un gros sujet.
Alors oui, je suis pour que l'on puisse effectivement retrouver la maîtrise de nos frontières pour s'attaquer à la base de ces problèmes que je viens de soulever. La fraude fiscale, les marchandises. Peugeot au niveau européen.
Quand vous voyez par exemple Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne qui dit par exemple sur les voitures chinoises on va mener une enquête sur les subventions. Il y a un peu plus de protectionnisme.
Vous ne la saluez pas ? Et dans le même temps, Peugeot et Renault ont délocalisé en Chine la production de leurs deux véhicules électriques. Là, ça s'est fait il y a deux ans. Le gouvernement a laissé faire. Le gouvernement continue à subventionner ces grands groupes. Et donc, on subventionne quelque part la délocalisation de notre industrie à l'étranger. Donc, ça continue. Donc, Val Dune, Atrice Saint-Léger qui produit des roues et des essieux pour nos trains, nos trames. Quel repreneur demain ? Est-ce que ça va être un repreneur italien ou tchèque qui va décider justement de ne reprendre qu'une partie et d'abandonner la grande forge que nous avons à Lefrencourt ?
Nos savoir-faire, les hommes et les femmes, comme les machines que nous avons en France, c'est la richesse de notre pays, on doit les protéger et je souhaite, moi, protéger cette industrie et les métiers qu'il y a derrière.
Fabien Roussel, Emmanuel Macron va participer à la messe qui sera célébrée par le pape François le 23 septembre au stade Vélodrome à Marseille, information de nos confrères de la Croix. Pour Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron se moque de la laïcité.
Je pense que pour un président de la République, ce n'est pas forcément sa place d'assister à une messe où il participe à toutes les cérémonies religieuses des différentes religions que nous avons dans notre pays ou il ne participe à aucune, qu'il ait des échanges avec les différents représentants des églises, des religions, qu'il échange avec le pape justement sur la régularisation des travailleurs sans papier sur le cimetière qui est devenu la Méditerranée est une bonne chose puisque c'est sur ce sujet que vient le pape et je salue sa venue. Par contre, je suis très content que le pape vienne à Marseille et qu'il vienne s'exprimer là-dessus.
Je pense qu'il donnera quelques leçons aux dirigeants européens dont M. Macron. En revanche, nous sommes un État laïque, une république laïque, c'est une république qui fait que chacun peut avoir une exercée la religion de son choix mais c'est de l'ordre privé et donc un président de la république n'a pas manifesté sa préférence pour une religion.
Fabien Roussel, secrétaire national du parti communiste était l'invité du 830 France Info. Merci d'avoir été avec nous. Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Merci d'avoir regardé cette vidéo ! Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Fabien Roussel