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interviewLCP (sur YouTube)· 5 juin 2023 59 min

Marc Fesneau, ministre de l'agriculture - Audition Publique - 05/06/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour et bienvenue dans auditions publiques une heure un invité tous les lundis soirs à 19h30 sur public c'est naï LCP soyez donc les bienvenus notre invité ce soir c'est Marc fenaud bonsoir à vous marchez merci d'être avec nous ministres de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire la sécheresse qui Séville les pesticides sur lesquels vous avez plaisanter récemment au Sénat mais qui sont un sujet majeur pour les producteurs le bio en berne les prises alimentaires en hausse la réforme des retraites des décrets sont parus hier est-ce un bras d'honneur aux manifestant de demain vous nous le direz l'atmosphère à l'Assemblée nationale est-elle respirable Brigitte Boucher est un train de nuit reviendront sur ses enjeux dans quelques instants Vincent roux sur les questions d'actualité Yves trèsart sur la suite du quinquennat marcéno sans majorité absolue êtes-vous condamné à naviguer à vue Emmanuel Macron est-il peut-il mener des réformes avez-vous la réponse à cette question évidemment pour la suite du mandat d'Emmanuel Macron tout cela sont des questions sur lesquelles on va revenir je voudrais quelques instants d'abord en introduction revenir avec vous sur cette divergence entre Elisabeth borne et Emmanuel Macron sur la meilleure façon de lutter contre le rassemblement national pourquoi parce que la première ministre avait estimé publiquement que le parti de Marine Le Pen était l'héritier de Pétain le président a dilué en conseil des ministres la morale en substance la morale n'est pas efficace pour convaincre les électeurs mais je le cite dans le texte on ne combat pas l'extrême droite avec les mots des années 90 sur le fond c'est une question importante c'est une question importante sur le fond quelle est la bonne stratégie celle du président ou celle de la première ministre ne me dit pas les deux mon capitaine parce que les deux ne sont pas les mêmes mais c'est les deux ne répondent pas aux mêmes questions la première ministre pardon je vous faire ma réponse quand même les deux ne répondaient pas à la même question la première ministre Elisabeth borne a répondu à une question d'un de vos confrères sur radiologie qui était de dire est-ce que vous pensez qu’historiquement le Front National et l'héritier du rassemblement national et l'héritier du Front national lui-même fondé par un certain nombre de gens qui étaient des héritiers de Pétain ou qui avait été dans l'héritage de Pétain et à cette question elle répond oui comme tout le monde peut répondre oui c'est un fait historique ce faisant elle relie historiquement c'est comme ça que le fondateur du Front national c'était Jean-Marie Le Pen c'est Jean-Marie Le Pen Jean-Marie Le Pen il avait dans ses équipes des gens qui étaient les héritiers pour une part d'entre eux de ça c'est dans les fondateurs dans les mondes fondateurs il y a des gens qui avaient été militants si je peux dire de cette de cette cause là donc la première ministre répond à cela qui est un fait historique et qu'il faut jamais oublier parce que qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que au fond finalement sur ces questions là il faut jamais penser que parce qu'on changerait d'habits il y a pas derrière pour certains en tout cas des gens qui se réclameraient ou qui derrière aurait cette philosophie là la deuxième question c'est de savoir comment combat non seulement les idées mais la progression du rassemblement national dans les dans les urnes et dans les voies et là c'est la question de la façon dont s'adresse aux électeurs ce qui est une autre question et le président de la République a eu raison de rappeler que s'adresser aux électeurs c'est pas quel qu'il soit d'ailleurs et quel que soit l'endroit où il se situe quel que soit leur vote ce n'est pas de leur donner des leçons et ce n'est pas ce qu'elle fait Elisabeth vous étiez au Conseil alors en plus alors vous n'y étiez pas j'étais en conseil de l'agriculture à Bruxelles vous avez le droit c'est votre métier mais simplement évidemment que de faire fuer cette admonestation d'Emmanuel Macron à l'égard d'Elizabeth borde c'était bien pour souligner quand même qu'il y avait une différence d'âge je suis coutumier des conseils des ministres ou ce n'est pas le la présidence de la République qui fuite c'est parfois des gens qui sont autour de la table et qui pensent qu'il faut fêter moi j'ai pour principe de ne pas faire fuiter les débats et les ce qui se dit au Conseil des ministres c'est le lieu où on doit pouvoir dire des choses et sans que ce soit de nature publique et donc je trouve que il y a aucun intérêt à faire fuer ce genre de choses donc je ne peux pas les propos tels qui sont et deuxièmement sur le fond je vous ai répondu il me semble que la question fondamentale c'est d'essayer de retrouver de l'apaisement dans le pays on en reparlera tout à l'heure c'est la question de répondre à ceux qui vont parfois vers les votes populistes à l'extrême gauche ou à l'extrême droite et ce à qui faut répondre des sujets qui sont les leurs cela dit Emmanuel Macron qui dit comment qu'il faut lutter contre le rassemblement national avec un quinquennat d'Emmanuel Macron le rassemblement national n'a pas cessé de monter donc en termes d'efficacité il n'est pas le meilleur j'ai suffisamment d'expérience politique ou d'ancienneté politique depuis 84 le rassemblement national il n'a jamais cessé d'augmenter donc on doit tous se mettre en cause et je pense que le sujet principal c'est le sentiment que un n'écoute pas ou sans on ne verbalise pas ce que vivent les gens le deuxième sujet c'est d'essayer de résoudre les sujets et je crois que c'est ce que nous essayons de faire plus 5 ans mais je prends un seul exemple quand vous êtes sur la question de l'hôpital qui a autant de retard accumulés sur la question de la médecine libérale François Beaune si a-t-elle comme si prédécesseurs aussi quand vous libérez le numerus clausus vous avez des effets à 9 ans quand vous décidez de mettre 9 milliards c'était sous Jean Castex sur le Ségur de la santé vous résonnez à 3 4 5 ou 6 ans et donc il faut qu'on accepte aussi que rétablir un certain nombre de choses en particulier dans ce domaine par exemple de la santé ça prend du temps et c'est ça qu'il faut qu'on explicite aussi la politique est un temps long et conforte assez mal les chaînes d'information continue ou la demande continue Twitter alors quand même cette petite coeur à la distance en tout cas c'est comme ça qu'elle a été perçue l'émetteur est toujours un peu responsable de la perception des faits évidemment à entraîner beaucoup de commentaires je vous cite celui-là de Alexis Corbière député la France insoumise sur LCI il a estimé je vais le dire en terme cru Emmanuel Macron est un lâche il s'essuie sur les pieds de madame borne ce qu'il a tort bien écoute humilié de comment dirais-je de l'excès des propos il a un sur le fond tort et de il n'est jamais avare de de mots qui sont des mots qui sont disproportionnés et qui ne relèvent pas du champ politique me semble-t-il de Monsieur Corbière comme les autres devraient faire attention aux mots qu'il emploie parce que c'est inexact sur le fond et c'est une approprié sur la forme comme ça c'est un jurieux bien sûr il peut y avoir il est coutumé le fait que le premier ministre la première ministre le président de la République puisse avoir des débats mais dire cela c'est un défaut de vérité par ailleurs c'est des mots qui sont des moins juris je précise qu'Emmanuel Macron interrogé il y a quelques minutes au Mont Saint-Michel à l'occasion d'un déplacement sur cette querelle alors supposée je le dis quand même parce que il répond que c'est du clapotis du clapotis pardon et que ce sont des bulles de savon sur lesquels il ne veut pas s'arrêter de fond je suis d'accord avec vous c'est parce que je veux dire mais commenter des phrases auxquelles personne n'insister essayez de nourrir d'écureuils il me semble qu'on ressent effectivement plutôt du clapotis que du fond le remaniement ça n'est pas du clapotis ça consomme ça concerne et tout à l'heure extraire vous interrogera sur le maintien ou non d'Elizabeth borne à Matignon dans les semaines pré remaniement pour remaniement est prévenu de la façon dont vous allez l'aborder je vous présente mais vous les connaissez Brigitte boucher voilà pour le Sénat et évidemment on commence par la grande affaire des retraites elle revient dans la rue demain exactement nouvelle journée de mobilisation donc demain l'intersyndicale ne désarme pas Sophie Binet la secrétaire général de la CGT juge que je la cite rien est écrit d'avant ça l'estime que les suites dépendants du niveau de mobilisation est-ce qu'elle a tort je pense pas que les choses doivent se dire comme ça d'abord faut toujours respecter les mobilisations et vous m'avez jamais entendu dire autre chose qu'il faut écouter ce qui peut se dire dans la rue on verra ce qui est l'état de la mobilisation demain à la sujet désormais c'est de faire en sorte que la réforme qui a été votée puisse dérouler vous on viendra peut-être sur les décrets d'application elle a été votée dans la temporalité de l'année 2023 pour qu'elle puisse s'appliquer dès le premier septembre pour un certain nombre de mesures il est pas illogique que nous déroulions les choses ça n'empêche pas qu'il faut qu'on continue le travail d'explication la mobilisation de demain elle peut changer les choses pour vous selon son importance il y a pas de mobilisation ça veut pas dire qu'il faut pas l'écouter mais la nécessité pardon est-ce qu'il y a besoin de de réformer le système de retraite aujourd'hui il y a 6 mois où il y a 12 mois la vérité c'est oui c'est à dire que la mobilisation ne change rien il y a pas de retrait envisageable de la réforme on peut pas en permanence gouverner c'est pas la question du gouverner ça n'est pas simplement la question d'être populaire la question de gouverner c'est qu'est-ce qu'on a de quoi on a besoin comme réforme responsabilité pour le pays on parle on passe notre temps on va en parler demain on passe notre temps à parler de souveraineté la première des souverainetés c'est de ne pas dépendre des autres pour se financer et donc d'avoir de temps vers des équilibres budgétaires cette réforme elle vise à ça avec un certain nombre d'autres mesures qui viennent aussi améliorer la situation qui est celle d'aujourd'hui de ceux qui vont partir à la retraite et donc qu'on puisse écouter les manifestants qu'on puisse écouter la colère mais qu'on puisse dire aussi sans être insultant l'endroit de personnes qu'on pense que cette réforme est nécessaire c'est pour ça qu'on l'a voté y compris au risque de l'impopularité avec le chemin que nous avons fait je pense que il faut que cette réforme désormais puisse se dire alors justement les deux premiers décrets d'application sont parus hier au Journal officiel avec notamment la mesure la plus controversée contre laquelle se battent les manifestants celles qui concerne le report de l'âge légal est-ce que ce n'est pas provocateur en cette semaine de mobilisation dans la rue à l'Assemblée nationale le texte il a été voté il est passé sous les fourches collines s'ils vont permettre l'expression du Conseil constitutionnel et au motif qu'il y avait un impact budgétaire en 2023 il a été mis dans un projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificative et c'est d'ailleurs pour ça en partie que le Conseil constitutionnel de la validité puisqu'il y avait des mesures ça rentre puisse se mettre en oeuvre dès le mois de septembre nous sommes le 5 juin n'est pas illogique que nous fassions en sorte sauf à avoir mentielle vous l'auriez fait à la fin de la semaine après le parcours hypocrite avant une mobilisation avec lequel j'aborde toujours ces sujets là il y a aucune offense qui est faite à personne simplement les décrets d'application il y a une temporalité il y a des choses à préparer on est au mois de juin il faut que ça soit promotrice c'est pas une offense sur un texte qui est voté qui est voté qui est définie non le texte celui-là il est définitivement voté donc c'est une notion de censure parce qu'il y a une motion de censure sur le texte on avance parce qu'il y a encore un épisode parlementaire la proposition de loi du groupe liotte qui vise à abroger la réforme des retraites qui va être discuté jeudi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale il y a cet article 1 avec un amendement de suppression qui a été adopté qui a été voté adopté en commission et qui vise donc à supprimer le retour à la retraite à 62 ans le groupe lot a déposé un amendement de rétablissement c'est-à-dire pour que on puisse revenir à la retraite à 62 ans est-ce que vous souhaitez que la présidente de l'Assemblée nationale fasse jouer l'article 40 de la construction et juge cet amendement il recevable sur le plan financier moi je n'ai pas d'injonction à donner à la présidente de l'Assemblée nationale j'ai été ministre des Relations avec le Parlement simplement je dis ce que j'ai dit il y a six semaines c'est que manifestement l'article 1 il vient il vient ajouter une charge complémentaire au budget de l'État ou une perte de recettes ça dépend des façons dont on peut le lire et que l'article 40 prévoit que dans ce cas là c'est irrecevable vous n'êtes pas sûr qu'il brand Pivet brandissent la question vous n'êtes pas sûr à ce stade je n'ai pas dit ça du tout je dis juste que je ne viens pas donner des leçons on a l'impression quand même que le gouvernement a tortu le bras à la présidente nationale non je ne crois pas je ne crois pas ça du tout elle a changé elle n'a pas pris là vous trouverez pas sur le terrain d'aller donner une injonction au Parlement parce que c'est la règle il faut qu'on essaie de respecter des injonctions peut-être quand vous étiez non non jamais reçu l'injonction j'ai essayé de convaincre parfois sur certains sujets j'ai essayé de trouver des équilibres pour que des textes puissent passer de faire qui est un dialogue entre la majorité et le gouvernement parfois entre la majorité l'opposition et le gouvernement ça c'est le boulot du mrpable si vous lisez la Constitution structurellement si ce texte était voté avec un article 1 comme il est rédigé et qu'il était au Conseil constitutionnel le Conseil constitutionnel le suçant le censurer un seul motif le motif de l'application de l'article 40 alors vous avez peut-être lu le journal Le Monde il y a une tribune de Charles de Courson donc qui est député du groupe liote et qui porte cette proposition de loi qui est soutenu par l'ensemble de la nuque et dans cette tribune il y a écrit que la jurisprudence veut que l'examen se fasse sur la base de référence la plus favorable à l'initiative par le monde est-ce que vous reconnaissez que cette irrecevabilité de cette proposition de loi elle n'est pas dans la pratique parlementaire l'article 40 il a déjà été invoqué sur un certain nombre beaucoup moins sur des propositions là on est sur un amendement oui pardon il y a eu un vote en commission qui a supprimé l'article il y a un amendement qui relève de l'article 40 voilà c'est tout de balayer cette position je vais vous dire il y a quelque chose sur le fond au-delà je vous lis le texte parce que c'est important il est de jurisprudence constante que cet examen se fasse sur la base de référence la plus favorable à l'initiative parlementaire très bien alors il est je rappelle que Charles de Courson disait pour le QG pour lequel j'ai plutôt grand respect parce que je l'ai connu dans d'autres temps et en d'autres lieux et servant d'autres causes à la vérité y compris des équilibres budgétaires mais peu importe on a le droit de changer dans sa vie il nous expliquait aussi que par nature le Conseil constitutionnel allait censurer le texte parce qu'il y avait des tas de motifs de censure il a été même à l'initiative de la de renvoi au Conseil constitutionnel du texte avec d'autres le Conseil constitutionnel n'a pas jugé donc je laissais les constitutionnalisme attendez laissons les constitutionnalisés et ça n'est pas la lecture que je fais je suis pas sûr que Charles de Courson puisse avoir une lecture qui puisse s'opposer par leur vote et c'est le Conseil constitutionnel ou la Constitution en tant que telle par parce qu'elle propose et ce qu'elle dit y compris dans la jurisprudence ça a été exprimé et sur le fond on voit bien qu'il y a un sujet parce que la question qui est posée par ailleurs les initiatives vous le savez très bien il faut qu'on prenne souvent si vous ouvrez la boîte à des niches parlementaires en permanence qui viennent rajouter 15 milliards 20 milliards 30 milliards à la fin c'est collectivement les responsabilité qui règne parce que si le sujet il suffit juste de dire j'augmente la taxe sur les tabacs d'abord je lis à ceux qui sont consommateurs de tabac ce que je ne conseille pas mais le on dit quelque chose qui est faux aux Français et la seule question qui a posé me semble-t-il y compris à Charles de Courson c'est comment on équilibre le système de retraite simplement ce que vous possédez la drogation vous n'auriez pas préféré qu'il y ait un vote au moins un seul vote sur tout le parcours parlementaire de cette réforme des retraites alors effectivement il aurait pu être défavorable pour le gouvernement mais au moins le Parlement aurait pu supprimer ça n'aurait pas été finalement plus ce que je regrette c'est que l'esprit de responsabilité et échapper un certain nombre de gens je parle pas à des gens de la nups pour un certain nombre d'entre eux qui qui courent derrière la dépense sans avoir la moindre conscience de ce que ça peut produire pour les Français parce que si vous n'êtes pas capable de rembourser votre dette c'est pas les plus riches qui sont les plus pénalisés c'est les plus pauvres quand vous regardez ce qui s'est passé dans les pays qui ont fait défaut sur leur dette ou qui ont eu des taux d'intérêts contre montrés ça n'a jamais été les plus riches qui ont été pénalisés ça a toujours été les plus pauvres et donc j'aurais plutôt espéré qu'on ait un esprit de responsabilité ceci dit je considère que il y a eu 49-3 c'est une procédure parlementaire et il y a eu un vote sur le 49 alors oui on continue à parler quand même Conseil constitutionnel et réforme des retraites parce que le Groupe liote Bertrand pencher a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel parce qu'il n'y a pas eu de justement de vote sur la réforme des retraites est-ce que c'est quand même quelque chose que que vous craignez déjà été saisi le Conseil constitutionnel le Conseil constitutionnel a rendu son avis sur la réforme des retraites y compris sur le fond est-ce que c'est un texte dans l'application ça revient à nos décrets et bien pour 2023 il a censuré un certain nombre de mesures considérant qu'il ne devait pas être dans ce texte il a été dans son rôle et le Conseil constitutionnel a jugé sur la procédure alors je veux bien qu'en permanence on essaie de refaire les débats et les matchs mais ce pays a besoin de stabilité de cap et je pense pas qu'on sert cette cause-là et puis par ailleurs pardon les mêmes qui nous expliquaient que 15 jours ou trois semaines n'était pas suffisant pour se traiter de ce sujet éminent de retraite on a quand même fait plus de 15 jours de débat à l'Assemblée nationale beaucoup d'heures un temps ainsi significatif au Sénat vient de vous expliquer qu'en une journée on peut traiter la question la réforme rien et après on verra ben non quand on est un responsable public on doit aussi trouver les solutions pour équilibrer le système c'est pas ce qu'on a sous les yeux on gagnerait tous être responsable je vous assure que dans ce pays on gagnerait tous être responsable même si c'est parfois avec la charge de l'impopularité alors la sécheresse oui alors après une année de sécheresse un peu hors norme il a récemment plu est-ce que cette pluie à améliorer la situation est-ce que les nappes phréatiques se sont remplies ou est-ce que la situation est encore dans un une situation un peu catastrophique aujourd'hui c'est d'abord c'est assez disparate globalement il a plutôt moi de janvier plutôt plus vieux février très sec mars avril plutôt pluvieux et en mai plutôt sur le sud pour le coup qui était notre sujet de préoccupation plutôt de la pluie ça ne fera pas remonter le niveau des nappes simplement ça empêche parce que le niveau des nappes les se remplissent à l'automne à partir du mois d'octobre jusqu'au mois de février mars ou plus tard on dit début avril pour ce qui est des nappes profondes en particulier où les autres nappes donc ça ne fera pas remonter le niveau des nappes en revanche ça permet d'éviter d'avoir recours à l'irrigation d'avoir des tensions sur l'alimentation en eau potable et donc ça permet dans certains territoires mais ne faisons pas d'homogénéité parce que je pense en vous parlant à la situation du bassin méditerranéen en particulier Pyrénées-Orientales Aude ou héros ou la pluie qui tombe n'est pas suffisante aujourd'hui pour couvrir le besoin et où les agriculteurs en particulier mais d'autres aussi sont dans des situations de très grandes fragilité quels sont les départements de départements qui sont touchés en fait aujourd'hui alors après il y en a qui sont vigilance mais c'est un process normal que de mettre en vigilance je reviens de la Gironde et de Charentes où les départements sont en situation de vigilance vigilance ça veut dire quoi ça veut dire qu'on essaie de de modérer de mettre en vigilance tout le monde sur les sur les usages de l'eau mais on n'est pas encore en situation de crise ou de crise exceptionnelle et donc il y a cinq six départements qui se font l'objet d'une attention particulière sur le bassin méditerranéen il y en a un peu plus qui sont en situation de vigilance mais on va pas découvrir aujourd'hui que chaque année les préfets procèdent à des situations de vigilance et crise le sujet c'est à la fois de gérer cette crise là et en particulier les quatre quelques départements qui sont très durement touchés j'étais l'autre jour chez un viticulteur responsable des vignerons indépendants à Fitou dans l'autre il était tombé 95 mm en 1 an en 13 mois sans irrigation possible 95 mm en un an c'est la vigne elle-même qui risque de disparaître sur des sur des vignes et donc là on a quelque chose à regarder de ce qu'on peut faire tout de suite et puis le sujet principal c'est de regarder dans le long terme quels sont les systèmes qu'on va rendre les plus résilients possibles pour faire face à des épisodes de sécheresse ou d'inondations d'ailleurs en tout cas Nina climatique qui va rendre l'agriculture plus fragile si on parle des conséquences sur les particuliers par exemple est-ce que dans le département des Pyrénées-Orientales par exemple il y a plus de piscine hors sol depuis le 10 mai c'est interdit est-ce que ça va se poursuivre s'étendre à d'autres départements oriental et ça s'étendra en fonction de ces Christophe mais j'ai du mal à répondre à cette question là parce que je ne sais pas la météo là de 15 jours s'il tombe 100 mm alors on annonce plutôt encore de l'eau la semaine prochaine ou les 15 jours qui viennent au sud je répète ça va pas remplir les nappes ça évitera et ça permettra de retrouver quelques étiages dans les cours d'eau mais on a un été difficile à passer sur ces régions là et sur les autres il faut quand même qu'on ait une pluviométrie désormais c'est dans le Nord qui manque qu'on manque d'eau il y a trois semaines on pouvait pas planter c'est quoi le mauvaise météo la vérité c'est une mauvaise météo c'est une météo qui dure trop longtemps c'est trop de secs trop d'eau etc donc on a besoin de raisonner sur le court terme à des mesures comme celles qu'on fait sur les piscines que tout le monde doit être appelé à faire son effort il était incompréhensible que on dit vous agriculteurs des Pyrénées-Orientales vous devez faire un effort sur l'irrigation parfois avec des interdictions sèches et puis qu'on dise on continue à remplir les piscines pour nos loisirs il faut que chacun fasse sa part de l'effort et je pense que c'est vous voyez bien avec la façon dont je le dis il faut arrêter de jeter le montrer du doigt les uns les autres je ne jette pas le mets pas le doigt sur ceux qui ont des piscines ou des piscines gonflables ou les campings de telle ou tel endroit qui ont besoin qui ont utilisé l'eau ni les agriculteurs faut juste que chacun en raison dise je dois faire ma part c'est comme ça qu'on essaiera de mieux anticiper les situations qu'on connaît alors on va parler également pesticides marques fenault il y a une séquence qui a été tournée au Sénat par le média vakita qui fait le tour des réseaux sociaux on va la regarder alors vous avez plaidé l'ironie sur cette séquence est-ce que c'est très habile de parler de façon ironique dans le contexte actuel de recourir à ce registre alors que c'est un enjeu très sensible que celui des pesticides vous voyez vous avez un très beau modèle je n'ai pas envie de commenter longtemps parce que les réseaux sociaux c'est pas la vie normale j'ai pas très envie de commenter longtemps une vidéo qui est sortie de son contexte parce qu'il y a pas le match aller ou votre consœur et votre confrère m'avait badiné sur le même thème en disant vous êtes le défenseur de tel modèle moi je reprends pas leur propos parce que mais c'était sur le temps de la de la plaisanterie auquel j'ai répondu par une plaisanterie bon résultat des courses on monte en épingle quelque chose comme si moi ministre de l'Agriculture citoyen engagé j'avais une autre stratégie que celle que je déploie tous les jours qui est celle de d'essayer de réduire les pesticides alors que certains essaient de monter en épingle de ce sujet parce que [Musique] j'ai dit c'est terminé faut qu'on trouve des alternatives et qu'on trouve des sujets donc ne venons pas se faire des forêts et que je disais alors pardon je disais une chose qui était simple je disais est-ce qu'on a des alternatives aujourd'hui généralisables la réponse est non on est sur un bon chemin et donc on a besoin de la 3e année dérogation parce que c'était ce qui avait été voté dans la loi c'était l'engagement qu'on avait pris collectivement il y a une décision de la Cour de justice je l'applique et je ne dérange pas et quand au sujet du S métaux l'accord c'est marrant comme on n'arrive pas à dire des choses assez une seconde vous savez que tout à l'heure et vous avez accepté le principe du débat avec un sénateur qui va socialiste qui va vous interroger longuement sur les pesticides on a encore une question au moins à vous poser Brigitte alors on va parler du bio du coup on va passer au bio sans pesticides les conclusions de l'Agence Bio la semaine dernière montrait une baisse de 6% des ventes qui est quand même assez important vous avez présenté un plan à 200 millions d'euros est-ce que vous avez l'impression que c'est suffisant pour une filière qui est très mal en point on a plusieurs sujets on a une baisse de consommation qui est liée à la fois l'inflation avec un certain nombre de nos concitoyens qui ne peuvent plus accéder donc une baisse en gamme en fait certains en gamme de prix notamment d'un certain nombre de produits on a deux volets une aide d'urgence de 60 millions qui vient se rajouter au 10 millions qui avait été indiqué déjà par la première ministre et de ce qu'il faut c'est qu'on soutiennent la demande le sujet n'est plus l'offre je rappelle qu'on a doublé les surfaces attendez qu'on a doublé les surfaces en agriculture biologique sous le quinquennat précédent d'Emmanuel Macron donc je veux bien que tous ces gens-là viennent nous donner des leçons mais nous nous avançons qu'on a donné un objectif de passer de 10% si quelqu'un aujourd'hui à 18% des surfaces aujourd'hui les gens ne veulent plus acheter cela comment vous faites accessible vous ne créez pas le débouché à coup de centaines de millions de milliards pour créer du débouché il faut qu'on fasse ce que je ces dialogues qu'on aura avec l'Agence Bio qui dépend de l'état c'est une agence de l'État c'est de faire en sorte qu'on ait une communication qui soit plus proactive pour montrer l'intérêt du bio et y compris ce qu'on n'a pas vu à l'époque parce que la baisse du bio la consommation de l'eau est date de la covid pourquoi parce que sous covid on a beaucoup développé les uns et les autres d'ailleurs les circuits courts les circuits de proximité bio ou conventionnelles et donc on a besoin de si vous permettez c'est que de redire en quoi le bio lui-même est un produit de proximité est-ce qu'il faut pas mettre de l'argent dans des aides alimentaires au bio c'est pas forcément une question de de c'est une question de prix pour un certain nombre de Français qui vont pas les moyens c'est une question d'image collective qu'on doit porter le bio c'est pas forcément plus cher ça dépend ça dépend des catégories c'est pas forcément plus cher deuxièmement il faut que la grande distribution pourquoi sur les produits bio la marge produite par l'agrand distribution est plus grande que sur les produits conventionnels c'est une bonne question parce qu'après tout si on veut soutenir on devrait faire la même marche parce qu'une tomate bio une tomate conventionnelle pourquoi la marge est plus importante sur le bio parce que on s'est mis dans la tête que c'était un produit qui était adressé qui a des gens qui avaient les moyens et donc c'est pas ça qu'il faut faire ce qu'il faut dire c'est à la fois l'intérêt qu'il y a à développer le bio en France il y a d'autres modèles mais le bio est un modèle intéressant et le deuxième sujet c'est d'essayer de stimuler la demande en essayant d'expliquer ce que c'est et donc on le fait il faut que l'État soit exemplaire 60 ou 70 millions d'aide d'urgence et deuxième élément pardon chez nous parce que c'est important c'est de stimuler la demande par la commande publique dans les camps la commande publique de l'État parce que moi je viens pas donner des leçons aux autres déjà faut que l'État applique dans ses propres cantines dans sa propre restauration la loi egalimat au niveau national on est à 7% sur le bio donc on doit atteindre les 20 mais là c'est ce que je vous dis c'est à peu près dans la moyenne nationale et donc on a essayons de moi je ne fais là le son à personne c'est compliqué parce qu'il faut trouver que les prestataires le fasse et donc on a besoin nous au niveau de l'état de faire cet effort puis après sans donner l'accent aux collectivités locales que c'est un effet d'entraînement sur les collectivités locales parce que les 120 millions de demandes supplémentaires qu'on met sur la table pour la commande publique c'est la commande publique de l'État mais après il y a tout le reste de la commande publique qui peut aussi stimuler le bio il faut stimuler la consommation bio c'est comme ça qu'on s'en sortira merci beaucoup Brigitte et Ethan dans un instant évidemment ifstraire van nous rejoindre mais d'abord on rejoint en direct du Figaro live Vincent roux bonsoir Vincent est-ce que vous êtes là Vincent bonsoir Elisabeth bonsoir à vous monsieur le ministre Vincent normalement apparaît là mais non là aujourd'hui voilà le voilà bonjour bonsoir à vous Vincent votre question au ministre bonsoir Marco je voulais qu'on revienne sur la note de Standard and port donc qui est de AA et perspective négative est-ce que il faut s'en satisfaire comme l'a fait genre René Cazeneuve le rapporteur du budget est-ce qu'il y a pas encore quand même des mesures à prendre pour améliorer cette note je sais pas ce qu'a dit Jean René Cazeneuve que je connais bien qui est très vigilant sur les questions budgétaires c'est plutôt satisfaisant qu'on est notre stable est-ce que ça veut dire attendez satisfait de cette de cette de cette on peut à la fois dire que la note c'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'on sait les effets que ça peut avoir sur les taux mais ça ne veut pas dire nous allons avoir des réunions avec tous les sous l'autorité de la première ministre pour regarder comment on tient notre budget dans un cadre budgétaire la réforme des retraites elle participe d'ailleurs la Standard zen pour je le dis d'une tendance et d'une volonté collective que nous avons de rétablir les finances publiques de ce pays donc c'est satisfaisant à tenter et sur le temps long ça nécessite plutôt de poursuivre l'effort plutôt que de le relâcher et donc on a besoin de continuer cet effort de déficience de la de la de la dépense publique et de réduction là où on peut de la dépense publique vous êtes satisfait Vincent alors où il faut il faut concentrer cet effort alors on est dans un travail qu'on fait en interministériel de regarder il y a un certain nombre de dépenses parfois des dépenses fiscales qu'on ne peut réorienter vers la vers des mesures en termes de transition et écologique c'est plutôt là qu'il faut le faire mais par ailleurs il faut aussi assumer ce qui a toujours assumé le président de la République peut pas à la fois dire ça on a le droit de programmation militaire on a une loi de programmation de sécurité intérieure on a des besoins en termes d'éducation nationale et donc il faut stimuler par une évolution de parfois de la fiscalité et puis parfois faut regarder dans chaque c'est pas moi qui vais faire cet exercice là je le fais pour ce qui est du ministère de l'Agriculture actuellement de regarder là où on peut avoir une défense une dépense qui soit plus efficiente mais référence de la réforme de l'assurance chômage réforme des retraites le plus haut taux d'emploi c'est une façon aussi de créer de la richesse et de lutter contre le déficit public merci beaucoup Vincent à tout à l'heure bien sûr Yves très hard directeur adjoint de la rédaction du Figaro bonsoir C'est à vous bonsoir Elisabeth bonsoir Marc fenault alors ça vous a pas échappé que la période était quand même assez compliqué pendant cet hiver avec avec la réforme des retraites et on sent que le Président de la République avait reconquérir le cœur de l'opinion publique est-ce que si une bonne façon de le faire non pas en parlant du quotidien des françaises qui fait quand même un peu mais beaucoup d'histoires on voit que là il est dans une séquence mémorielle aujourd'hui des en train de célébrer les 1000 ans de la l'abbaye de Mont-Saint-Michel au mois de mai il a il a rendu hommage à Jean Moulin et au Conseil national de la Résistance demain il va sur les plages du débarquement il y aura aussi un hommage aux réseaux Manoukian à l'occasion du 18 juin vous croyez qu'en parlant aux Français de la grandeur de la France de l'histoire et de la mémoire on accroche leur leur vote je crois pas que ce soit la volonté du Président de la République d'abord les faits historiques s'imposent à nous les 1000 ans du Mont-Saint-Michel tomba pardon on n'est pas obligé de célébrer non mais on peut considérer qu'il y a quelque chose dans l'inconscient objectifs en France la Tour Eiffel le Mont-Saint-Michel c'est pour ça que je suis très méfiant à cet endroit de ceux qui veulent en permanence revisiter l'histoire et nous dire que c'est nous ne vont pas être cher attendez une question je vous ai il faut être fier ça fait partie c'est la réponse à la Cancale culture et oui on est le président de la République ils nous autres qui sommes au gouvernement et la majorité passe pas son temps à essayer de répondre à la conception mais que nous fassions notre chemin sur ce qu'on pense être des données historiques ce qui a été fait sur le Conseil National de la Résistance c'est parce que nous célébrions les 80 ans donc ça c'est les faits historiques mais pour avoir vu le président de la République discuter avec lui encore qu'on nous étions dans le Gard par exemple sur les feux de forêt et sur la question des moyens pour les feux de forêt c'est un exemple c'est un exemple très concret je peux vous garantir que dans le dialogue que nous avons eu on a parlé plutôt de sujets concrets sujets agricoles entre autres si j'ai environnementaux plutôt que mais on peut à la fois célébrer la France dans ce cas-là dans son histoire profonde à son histoire ça grande histoire et en même temps s'occuper des Français ce n'est pas antinomique et voyez bien que sur beaucoup de sujets sur les questions des retraites ils étaient exprimés à plusieurs reprises il y avait aujourd'hui un conseil national de la refondation sur les questions de logement avec un certain nombre de mesures vous voyez bien qu'on peut faire les deux sans se venir à chaque fois dire alors quand il est sur un sujet très concret on dit s'occupe de tout quand il est à s'occuper de l'un et des sujets historiques on dit il fait trop d'histoires enfin il faudrait qu'on essaie de simplement regarder de façon tranquille le fait qu'il y a des moments historiques qui sont assez libres parce que c'est l'histoire de France et puis ça m'empêche pas de s'occuper parce que les dates historiques on les connaît dites moi ce que vous voulez savoir on voudrait savoir quand est-ce qu'on commence cette réforme de l'immigration ce texte de loi qui nous est promis à intervalles réguliers dont on connaît assez mal les contours avec une première ministre qu'à pas l'air très emballé par le dossier mais ça on voudrait savoir par exemple mais c'est ce qu'on va aborder le sujet le ministre de l'Intérieur le ministre du Travail Gérald Darmanin et Olivier du soft travail à regarder comme on peut avoir un texte qui puisse susciter l'adhésion la plus large possible on peut pas à la fois se dire vous ne voulez pas écouter vous ne voulez pas travailler avec les oppositions avec Maître majorité donc quand on estimera qu'on a quelque chose qui est un point d'équilibre intéressant à ce moment-là il pourrait y avoir le texte mais votre problème c'est l'opposition à l'intérieur de la majorité non d'accord c'est pas une opposition on peut avoir des débats donc enfin moi je l'ai dit quand j'étais relation avec le Parlement il faut qu'on accepte dans une majorité mais aussi avec les oppositions de la majorité relative qu'on puisse avoir des débats essayer de trouver un chemin sur ce sujet là c'est un sujet suffisamment sérieux sur lequel tout le monde bute depuis 40 ans pour qu'on essaie de se dire est-ce que collectivement on peut pas se dire voilà le train qu'on veut avoir sans avoir en permanence des virages d'une d'un quinquennat ou d'un quinquennat à l'autre est-ce que vous êtes est-ce que vous allez reprendre certaines propositions de partie les républicains notamment sur un changement de la Constitution ou sur d'autres dispositions qui vous paraissent qui pourraient vous paraître acceptable j'ai déjà beaucoup de sujets donc mais je vais vous le savez je peux être 360 degrés qu'on essaie de regarder avec les républicains quels sont les points d'ailleurs c'est ce qui a été fait aussi dans le dialogue qui peut y avoir avec le Sénat ces sujets là après il y a des principes de base c'est n'essayons pas d'engager des sujets constitutionnels quand on sait qu'on a pas de majorité constitutionnelle n'essayons pas pas nous l'opposition elle est non plus essayons de ne pas nous affranchir des traités européens c'est mieux moi je pense quand on a des traités aussi sensibles aussi difficiles sur lequel tout le monde but depuis des années d'essayer de trouver des chemins qui sont des chemins crédibles parce que sinon ceux qui nous regardent et qui nous entendent ils disent à chaque fois ils font du déclammatoire à chaque fois ils promettent et à la fin on recule donc le mieux c'est d'essayer de faire en sorte qu'on essaye avec des LR avec d'autres parce qu'il y a pas collé LR il y a aussi peut-être sur la frange plus à gauche de l'acide de l'hémicycle des gens qui peuvent en conscience considérer que nous sommes en situation d'échec à la fois contre pour lutter contre les fluides les flux migratoires de clandestins vous le dites ça le gouvernement est en situation d'échec vous dites-le dire mais nous sommes collectivement je vois bien la reformulation voulait me faire faire mais je connais trop l'exercice j'ai pas j'ai dit collectivement l'objectif que nous assignons tous c'est une difficulté la reconduite à la frontière est un sujet complexe l'intégration est un sujet complexe alors il faut qu'on essaie de travailler d'améliorer les choses est-ce que vous si vous pensez que c'était parfois on ferait pas de texte ministre de l'Agriculture parce que vous êtes concernés est-ce que dans les métiers en tension il faut régulariser mais alors c'est pas forcément seulement c'est ça qui divise aussi mais c'est pas forcément des sujets de régularisation c'est aussi le faire en sorte que quand on fait venir par exemple de la main d'oeuvre de l'autre côté de la Méditerranée parfois c'est beaucoup de la main d'oeuvre européenne donc c'est un sujet d'une autre nature mais quand on est sur des des travailleurs saisonniers qui viennent de l'autre côté de la Méditerranée principalement de qui sont pas dans l'espace Schengen de faire en sorte qu'il soit bien ils viennent bien pour le travail que ça ne vient pas comment dirais alimenter le comment dirais un flux migratoire qui sont un flux migratoire de gens qui s'installent dans la clandestinité si je peux d'accord voilà alors est-ce que vous seriez pas en mesure peut-être de légiférer sur ce terrain avec un gouvernement peut-être davantage homogène avec une un premier ministre ou une première ministre qui soit davantage en phase avec le président de la République sur ce sujet mais je ne vois pas qu'il y ait pas de distorsion de face en tout cas j'ai pas assisté je ne crois pas que ce soit sujet c'est trouver un point d'équilibre alors je vois bien pour vous voulez me faire rentrer dans le moment joyeux que j'ai vécu plusieurs fois qui est le moment où on spécule parce que c'est souvent c'est souvent un sujet est souvent propice il nous a dit 100 jours alors on a tous une imagination galopante il a pas dit dans son jour on change de gouvernement on change de déployer une feuille de route sur un certain nombre de sujets mais pas sur l'immigration donc on est en train d'essayer de trouver les conditions on est en train d'essayer de trouver les conditions de d'un chemin sur l'immigration mais ce qu'on fait sur les questions de logement sont faits sur des questions de carbone et transitions énergétiques c'est des sujets sur les canons d'avancer ça faisait partie de la feuille de route alors si une dernière question dernière question alors on dit on dit que vous êtes pas il y a beaucoup de on dit vous savez dans le monde ministère de l'Agriculture vous vous pourriez changer je suis très heureux mystère de l'agriculture d'abord il y a quelque chose qui est toujours indécent quand vous êtes ministre de dire vous pourriez changer vous faire faire part de de déshydrater quelconque c'est le président de la République la première ministre le Premier ministre qui décide c'est la Constitution là aussi c'est les règles de la 5e République très heureux ministère de l'Agriculture pourquoi parce que j'essaie de transformer l'agriculture de mieux faire comprendre à nos concitoyens ce qu'elle travaille il y a toujours des bons esprits alors j'adore le sous couvert d'anonymat et nous sommes beaucoup de ministres avec beaucoup de sous couverts d'anonymat il y a toujours des bons esprits qui ouvrent dans un journal un magazine avec non sourcé non identifié et avec [Rires] pour les bottes mais on peut mettre d'autres d'autres chaussures merci beaucoup merci beaucoup frère comment on fait pour manger moins de viande et est-ce qu'il faut qu'on mange moins de viande je vous dis ça parce que la Cour des comptes alors à proposer une solution radicale pour que la France tienne ses engagements en matière climatique elle pense que il faut baisser les cheptels le nombre de cheptel bovins qui représente environ 12% de ses émissions de gaz à effet de serre est-ce que cette proposition est de bonne aloi est-ce qu'elle est pertinente non mais je vais essayer de dire quelque chose d'équilibré je l'ai d'ailleurs dit au Sénat dans une réponse aux questions gouvernement il faut lire le rapport de la Cour des comptes parce que je suis en désaccord il y a que deux recommandations je suis en désaccord avec les deux recommandations la première c'est plutôt d'organiser une forme de plan social et la deuxième c'est d'organiser la décapitalisation du chef peut-être français mais sur le reste je trouve que ce qu'il y a à l'intérieur de ce document parce qu'il faut d'abord faut jamais chahuter les les institutions et je l'applique moi-même comme ça je peux le dire aux autres que ça serait mieux qu'il fasse pareil y compris quand on a des désaccords mais j'ai un désaccord sur les recommandations mais il y a un certain nombre de préconisations sur le développement des élevages mixtes la Cour des comptes dit par ailleurs que ce serait bien que dans certaines zones on développe plutôt l'élevage pourquoi parce qu'on a besoin attendez réduire les cheptels on a besoin de remettre de l'élevage dans certains zones pourquoi parce que le l'élevage on en a besoin pour se nourrir on n'est pas autosuffisant sur aucune des productions à l'exception du port donc on peut si jamais on dit je décapitalise et que la consommation reste la même c'est l'importation que vous organisez deuxième élément j'ai besoin de l'agriculture parce que on a évoqué on l'a pas évoqué mais il y a un sujet par exemple autour des haies les S et la biodiversité les c'est la rétention d'eau c'est la lutte contre l'érosion des sols il y a plutôt des haies dans l'épisode d'élevage donc on a besoin de valve la stratégie bas carbone que nous avons c'est une stratégie de maintien des prairies alors moi je veux bien qu'on me dise à Carrefour mais si vous supprimez l'élevage vous supprimez les prairies et moi j'ai besoin des éleveurs à la fois dans leur faction de production pour pas de la viande de l'extérieur ça veut pas dire qu'il y a pas une tendance lourde qui est une baisse de consommation de la viande que deuxième élément on est en train d'expérimenter c'est des travaux d'inra et c'est pas moi qui le dit une alimentation nouvelle à partir d'algues je rentre pas dans le détail qui va faire qui dont on dit l'inral est assez surprise elle-même de des résultats qu'on peut baisser de 20 à 30 % des émissions de méthane en particulier et donc il faut qu'on travaille plutôt là-dessus et par ailleurs on a besoin de décarboner la fertilisation en bio la fertilisation des carbonées c'est quoi c'est l'élevage bon il faut se garder des idées vous mangez de la viande oui je mange de la viande [Musique] agriculture de la perdre rouge et de la viande je ne sais pas si c'est le cas Jean-Claude Tissot merci de nous avoir rejoint et d'avoir accepté monsieur le ministre et monsieur le sénateur socialiste de la loi le principe du débat on va revenir sur deux sujets qu'on a un peu abordés et d'abord on commence par les pesticides monsieur Tissot alors allez-y c'est [Musique] [Musique] le plan est confitaux les confitaux 1 les confitures 2 on a dépensé 700 millions d'euros quels sont les résultats vous venez d'annoncer un plan écofyto 3 et donc ma question elle va être très simple qu'y a-t-il dans ce plan Écophyto 3 qui va pouvoir inverser la tendance parce que quand on parle de pesticides certes on parle on pense à l'agriculture mais vous pensez aussi à tous tous les dégâts collatéraux des pesticides c'est à dire essentiellement alors pardon parce que c'est un faut pas que ce soit non plus un échange de d'initié inversé la tendance pour que l'usage et le recours aux pesticides soient infiniment moins important dans l'agriculture française donc c'est votre question et on écoute la réponse aujourd'hui on est quand même 32% au dessus de la moyenne européenne la consommation française de pesticides en 2% au dessus de la moyenne alors c'est une mauvaise note alors est-ce que d'abord je peux je peux deux secondes sur phosphine et asmeto la chlor qu'on soit au clair parce que alors ce sont deux pesticides l'un est un insecticide l'autre est un herbicide l'imperva désherber l'autre sert sur la fausse fine c'est un sujet très simple c'est une molécule qui est interdite sur l'espace européen qui est autorisé en revanche en dérogation pour les pays qui sont importateurs de céréales au sud de la Méditerranée par exemple qui demande sof à ne pas pouvoir importer chez eux exporter chez eux de la fausse fine tous les pays d'Europe activent cela il m'a semblé qu'en conscience dans le moment de crise qu'on traverse avec une crise alimentaire mondiale avec un problème de sécurité alimentaire je considère que dans l'urgence dans laquelle nous sommes et comme c'est une demande des pays d'accueil de ces céréales pourquoi ils veulent de la fausse fine parce qu'ils veulent pas que des insectes venant de chez nous viennent sur leur territoire c'est aussi simple que ça et donc c'est leur préconisations qu'on applique et donc ce qu'on trouve un jour des alternatives j'ai aucune difficulté avec ça mais ça dépend des produits ça dépend des produits mais sur les il y a des sujets qui sont plus simples c'est plus compliqué reconnaissant le sur des herbicides que sur d'autres produits mais je n'en rabat pas sur la volonté mais je n'en rabatterai jamais sur l'idée que quand même si jamais on peut pas nourrir ces pays-là c'est d'autres qui le feront en particulier monsieur Poutine et je pense qu'on partagera ce point de vue et que donc en conscience on a besoin de le faire et sur le smeto la clore la seule chose que j'ai demandé j'ai pas remis en cause jamais l'analyse scientifique j'ai juste dit que ça serait jamais vous ne me verrez je vous assure croyez-moi pas se faire un concours de bonne foi je crois qu'on est plutôt sincère dans nos expressions sur le S métaux la chlore le sujet c'était de dire est-ce qu'on peut pas le synchroniser avec le calendrier européen voilà il va y avoir bientôt une décision européenne je trouvais que c'était c'était pas indécent de dire ça parce que ce qu'on interdit chez nous on peut pas l'interdire de produits venant d'Allemagne d'Italie ou d'Espagne donc c'est 20 ce qu'on fait si jamais on fait des choses on n'arrive pas à monter les sujets au niveau européen et y compris par exemple sur un certain nombre de réglementations européennes je suis pour qu'on ait une réglementation européenne et qu'elle soit éventuellement plus ambitieuse mais qu'elle soit au niveau européen sinon c'est la France qui perd et vous l'avez vu en attendant c'est quelque chose qui est né du Grenelle de l'environnement ça fait donc bientôt là aussi je disais sur un autre sujet tout à l'heure reconnaissons qu'on n'est pas au rendez-vous de la promesse collective que nous avions formulé mais tout le monde doit prendre sa part dans son exercice j'ai pas dit que vous la prenez pas mais je suis comptable de ce qui se passe aujourd'hui et chacun doit dire que pourquoi on a été en situation d'échec pour deux sujets on n'a pas mis d'argent sur la recherche et dans le plan France 2030 on met plus d'un milliard d'euros sur la recherche parce que la seule solution c'est de trouver des alternatives mais alors pour le coupage carrément mais sauf que chaque loi de finance mais là on les a la recherche sur la recherche le budget de l'inrae est quand même quatre fois moins le but et quatre fois moins important que le budget de recherche de Bayer vous irez demander vous irez vous irez demander à l'inrae s'il pense qu'aujourd'hui on n'a pas fait un saut quantitatif et donc avec derrière un saut qualitatif sur les moyens de la recherche mais ce retard là ça fait 20 ans qu'on l'accumule je prends l'exemple de de néonicotinoïde puisque vous étiez sénateur et vous aviez vous aviez refusé la dérogation supplémentaire on vote cette loi là en 2014 si j'ai bonne mémoire d'interdiction des néonicotines en France on a mis quasiment le meilleur moyen sur la recherche pendant 5 ou 6 ans et donc on s'est retrouvé je fais griller à faire personne c'est la situation dont on a l'impression et donc on a besoin pour faire quelque chose qui marche mieux dans les cophytos de mettre les moyens sur la recherche et la recherche d'alternative et de poser les choses en termes de planification et moi j'ai demandé c'est ce qu'avait dit la première ministre ou quoi si on l'agriculture je veux qu'on sorte toutes les molécules quelles sont les risques qui sont associés quels sont les alternatives qu'on a quels sont les impasses qu'on a et qu'est-ce qu'on cherche pour essayer de sortir est-ce que vous êtes convaincus parce que ce que disait monsieur Tissot dans le fond c'est qu'il y a toujours des bonnes raisons pour ne pas faire voilà c'est ça vraiment productive efficace votre sincérité mais en fait vous essayez de trouver une solution sans changer de modèle et aujourd'hui force est de constater qu'on est au bout du bout du modèle on est au bout du modèle complètement chimique un modèle qui a sorti la France de l'ornière a sorti de la guerre 14-45 bien évidemment il fallait nourrir voilà vous connaissent tous l'histoire mais aujourd'hui on est plus dans ce modèle là et aujourd'hui moi ce qu'on peut vous reprocher et peut-être que dans le plan Écophyto il faudra voir de quelle manière ça peut s'organiser sur les années qui arrivent mais en tout cas il faut absolument encourager et vous parliez du bio tout à l'heure il faut encourager une agriculture alternative et une agriculture alternative permettez-moi juste de vous dire que c'est vous avez tenu ses propres là c'est pas obligatoirement être amis c'est pas obligatoirement être Emmanuel Macron c'est pas oui pardon c'est pas le sujet réfléchir autrement mais être sur la sobriété c'est pas obligatoirement être un décroissant ça veut dire on réfléchit autrement et on réfléchit à la manière dont on pourrait se passer des produits phytos ça veut dire quoi vous parliez tout à l'heure des des insecticides des herbicides mais on peut s'en passer des herbicides on peut c'est une autre façon culturelle c'est-à-dire quoi des rotations culturelles différentes du nom labour il y a plein de solutions techniques et on sait que c'est une solution aujourd'hui existent et marche sauf que et là pour le coup je vais peut-être être un petit peu plaisir on a pas le temps même il y a quand même il y a quand même une force un lobby très très fort dans l'agriculture en amont sur la lavance les fournisseurs les les semenciers les les les bailleurs compagnie et confrères qui qui qui qui fournissent tous ces produits moi je voudrais pas vous céder aux siret de ces gens-là ce modèle alternatif mais je suis d'accord avec l'idée qu'il faut qu'on essaie de faire évoluer le modèle je dis simplement j'avais encore les quelques jours les producteurs de cerises on a interdit des molécules dis mais toi oui et on a eu raison d'interdire le dimetho non mais voyez-vous me trouvez pas sur un autre chemin simplement aujourd'hui on est en impasse technique voilà donc on a 30 à 40% des rectangles il y a pas d'alternative sinon changer de modèle et on n'a pas besoin de produits alternatif non mais il faut qu'on trouve si on a besoin de produits par exemple sur la cerise un dispositif qui s'appelle l'insecte stérile c'est un truc tout à fait c'est du ce qu'on appelle du biocontrôle mais si le sujet c'est de revenir à un moment où on peut avoir ce qui a été avant la guerre de 40 et bien avant c'est-à-dire des crises de maladies des crises d'insectes qui fasse qu'on fasse disparaître les récoltes qu'est-ce qu'on a gagné on a rien gagné donc on a besoin de changer de faire évoluer le modèle mais on a besoin de le faire pour continuer va pouvoir produire parce que qu'est-ce qui se passe en France par exemple sur les fruits et légumes on était autosuffisant il y a 20 ans résultat des courses on est à 50 % d'autosuffisance qu'est-ce que je gagne si je peux plus produire de cerise donc j'ai besoin j'ai besoin de ça c'est pas faux oui c'est pas faux le constat évidemment je pars je le constat mais c'est pas parce qu'on utilise moins de pesticides ou plus de pesticides qu'on a qu'on produit moins de légumes c'est pas du tout le problème mais je n'ai pas dit que c'était que ça mais je dis ça fait partie des facteurs et je ne dis pas ré homologuons des pesticides ont été interdits je dis juste il faut trouver des solutions alternatives parce que si la seule perspective que je donne un producteur de cerise c'est tous les ans d'être indemnisés de la perte parce que la drosophile qui a attaqué ses cerises il arrêtera de produire des cerises parce que les agriculteurs les arboriculteurs et les autres ils ont pas envie de produire pour perdre parce que c'est du gaspillage ça c'est ce qu'on appelle du gaspillage alimentaire n'est pas une solution vous savez que le principal gaspillage alimentaire il n'est pas dans nos frigos le principal gaspillage alimentaire c'est les récoltes qu'on perd dans le monde et y compris chez nous c'est parce qu'on a pas de main d'oeuvre ou parce qu'on n'a pas de produit y compris des produits qui soient plus respectueux de l'environnement les outils de biocontrôle sont des éléments importants vous avez parlé de la question des semenciers il faudra qu'on aura un débat à jour sur la question des semences mais il y a des nouvelles techniques qui ne sont pas des OGM ils sont pas les nouvelles techniques génomiques qui permettent d'accélérer les processus de sélection si vous avez des variétés qui sont plus résistantes à telle ou telle maladie on va gagner notre temps et quand on a ça ça permet de moins utiliser tel produit donc c'est ça dont on a besoin alors ce que je veux dire par là c'est on est d'accord sur l'idée qu'il faut faire évoluer le modèle j'ai aucune difficulté avec ça simplement le faire évoluer c'est pas ce que vous avez fait donc je veux pas caricaturer votre propos en disant on a les solutions vous avez parlé de la technique de dire sans labour la technique sans labour pour beaucoup d'entre elles elle est elle est basée sur l'utilisation minime et l'utilisation de pesticides si vous voulez qu'on parle dans la sécheresse il nous reste cinq minutes c'est maintenant monsieur Tissot alors allez-y tu vois ces choses moi j'ai une question fondamentale vous posez une chemise mais vraiment fondamental aujourd'hui si on part du principe ou le l'eau est un bien commun de l'humanité et je pense qu'on est tous d'accord pour pour dire ça et d'autres personnes l'ont dit mais bien avant nous comment peut-on se résoudre à accepter que que quelques-uns puissent subtiliser ce bien commun sans se poser la question qui est fondamentale comment c'est quelques personnes rendent à l'humanité alors quelques-uns c'est qui je veux dire prendre l'exemple de sainte Soline c'est pas pour polémiquer mais parce que tout le monde connaît bien ce problème là on fait une grande bassine on pompe dans la nappe phréatique on remplit cette grande bassine qui va servir qu'à quelques-uns c'est-à-dire qu'à quelques producteurs et et on prend un bien commun comment ce bien commun on le rend et je m'adresse c'est une question je réponds d'abord quand vous prélevez de l'eau en l'agriculture c'est vous le savez parce que vous êtes du métier ou prélevez pas de l'eau pour remplir votre piscine ou nettoyer votre d'accord bien sûr produire un bien commun parce que l'alimentation c'est un bien commun quand vous prenez de l'eau pour arroser des tomates non mais de la du maïs qui peut servir à l'alimentation animale vous prenez de l'eau pour le bien commun qui est alimentaire alors quelle est la question qui a derrière sur lequel je peux partager et je vais reprendre l'exemple de sainte-soly parce que c'est un bon exemple ou un exemple de mauvaise polémique sainte-solide c'était 21 millions de mètres cubes prélevés tous les étés le modèle qui a été construit avec beaucoup plus d'agriculteurs d'ailleurs qui sont tombés c'est des centaines d'agriculteurs même si d'autres mais pour des raisons topographiques ils ont moins accès c'est à la fin 13 millions qui seront prélevés dont si seulement on était donc on va passer de 20 millions de mètres cubes prélevés l'été à 6 millions de mètres cubes donc il y a un effort de fait ça veut dire que le projet était pas si bien mais si le projet est bien puisqu'on va réduire la consommation au départ et deuxième élément oui mais maintenant il est signé il y a un protocole tout le monde était d'accord et donc il faut avancer et les agriculteurs ils sont engagés sur quoi sur une modification de la seulement sur une réduction l'utilisation des produits phytosanitaires et ça pourrait être contrôlé et sur la plantation de haie et donc si le seul perspective que vous donnez au monde agricole c'est débrouillez vous sans eau ah non j'ai jamais dit ça c'est tragique et donc il y a des endroits où c'est des réserves de subtilités qui s'imposent aucune plante ne pousse sans eau nous sommes dans les tomates pouvaient pousser sans eau je pense pas dans la vraie vie on est bien d'accord il faut de la pierre et de l'eau voilà voilà donc après pour revenir à la problématique du stockage de l'eau alors il y a des solutions des retenues colinéaires etc mais il faut quand même juste savoir que quand on retient 100 on a 100 qui se disparaît on a dès qu'on extrait de l'eau du sol et qu'on le met dans une bassine on a 30 % des performances et à nouveau votre question parce qu'on arrive à la fin monsieur Tissot et à nouveau quand on asperge on on irrigue on repère donc ma question est très claire comment faites-vous pour encourager comment vous aider finalement c'est ça financièrement vous encourager des systèmes alternatifs du goutte-à-goutte et seulement et seulement aux productions qui apportent une plus-value parce que si c'est pour un rosier de l'herbe qui qu'on va donner à des vaches que ces vaches vont faire du lait et qu'on vend le lait à 350 euros la tonne ça ne sert à rien nous sommes en réponse en deux minutes si c'est possible pas de souci comment faire ou Sénat et à l'Assemblée nationale simplement je partage l'idée que c'est on doit gérer en commun cette affaire là c'est à dire que c'est pas l'affaire des uns c'est pas l'affaire de ceux qui pour le tourisme sans occupe de ceux qui en ont besoin pour l'industrie donc on a besoin de réfléchir en commun je suis d'ailleurs assez favorable à vous c'est possible c'est pas c'est pas le cas dans les à sainte-soulines mais d'avoir des ouvrages qui soient multi-usages qui puissent servir l'alimentation en octobre le meilleur exemple c'est Serre-Ponçon bien sûr mais serpent sont aujourd'hui les détracteurs que vous avez là sur la table ils refuserait Serre-Ponçon la vérité c'est ça mais oui il vous dirait que on vient parce qu'on est sur un cours d'eau c'est un poisson orpansion c'est un modèle qui marche y compris en partage et donc on a besoin simplement de dire aux agriculteurs voilà ce qu'on les ouvrages qu'on vous autorise mais c'est simplement ça se fait dans le cadre d'une transition du modèle y compris pour dire c'est plutôt cette culture qui est priorisée y compris sur les efforts de réduction des produits phytosanitaires y compris ce qu'on a fait sur Samsung et donc faut plutôt encourager la transition l'accès à l'eau il doit être comment dirais-je organiser pour faire en sorte qu'il permette la transition et pas qu'il accélère des processus de pression sur l'eau qui soit trop fort vous voyez bien qu'il y a des modèles on voit bien qu'il y a des modèles dans certains pays du monde compris en Europe où on a trop prélevé d'eau et le système s'effondre c'est pas le modèle qu'on a en France et donc c'est celui-là qu'on doit privilégier et de ce point de vue là on a une gestion collective et commune c'est à dire le penser que c'est pour tout le monde qu'on le fait y compris en terme d'alimentation oui ou non en suivant en tout cas c'était passionnant merci beaucoup on est prêt ça avance merci mais restez avec nous on va écouter maintenant Vincent roux qu'on retrouve au firewlive Vincent quel est votre question au ministre oui bonjour rebonsoir Marcelo il y a une affaire qui a pas mal émue ce week-end c'est l'agression d'un petit garçon qui s'appelle Kenzo 8 ans c'était lors d'un match en marche d'un match Ajaccio om ou des des supporters des hooligans se sont introduits dans sa loge on frappait son père et on agressé également cet enfant qui est handicapé ce soir Emmanuel Macron a dit au Mont-Saint-Michel qui voulait des sanctions claires et fortes on en attendait pas moins mais est-ce que vous pensez que ce genre de de discours suffit à arrêter cette ces violences est-ce qu'il faut pas des mesures vraiment plus radicales des mesures d'interdiction de stade notamment pour un certain nombre de supporters et de fictionnados mais enfin les mesures d'interdiction seront produites dès lors qu'on va identifier les enfin je crois qu'ils sont en cours d'identification les coupables de ces actes donc ça c'est une chose l'interdiction ça d'être une mesure la justice doit sans relâche ces éléments là merci beaucoup d'avoir posé cette question Vincent qui nous renvoie à l'ensemble des violences avec une espèce de loi des séries ces dernières semaines qui est tout à fait stupéfiante et sidérante et qui nous interpelle tous Merci à vous monsieur le ministre d'avoir été l'invité ce soir merci Monsieur Tissot encore une fois d'avoir accepté le principe du débat c'était très intéressant on se retrouve la semaine prochaine à 19h30 pour audition publique bonne semaine à tous [Musique]