Mobilisation des jeunes contre la réforme des retraites, motion de censure, élection au Parti socialiste… Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Aurélie Trouvé
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Elie Trouvé, il y a toujours la bataille des chiffres au lendemain d'une manifestation, il y a un grand écart particulier hier à Paris, 14 000 personnes d'après le cabinet indépendant-occurrence, 150 000 d'après vous, les manifestants, on est en tout cas loin du plus de millions de personnes qui a défilé jeudi à l'appel de l'intersyndicale, c'est un succès quand même, même cette journée d'hier ?
Bien entendu c'est un succès pour nous, d'abord il y avait énormément de jeunes et le but il était de mobiliser les jeunes, qu'ils se mobilisent dans la bataille des retraites et je pense qu'ils se sentent directement concernés parce que cette réforme des retraites, le fait de bosser deux ans plus tard, ça va épuiser davantage les seniors au travail mais ça va aussi enlever du travail pour tous les autres. Les études, l'OFCE montre que c'est 300 000 chômeurs en plus à terme avec cette réforme et les jeunes vont être touchés tout particulièrement. Donc pendant que les seniors vont s'épuiser au travail, il y aura du travail en moins pour les jeunes.
À votre même place hier, Stanislas Guérini s'est adressé justement à ces jeunes en disant ne vous laissez pas instrumentaliser et notamment pas par la France insoumise. Est-ce que les politiques étaient dans leur rôle hier ? Alors, ce défilé est dans le carré de tête en l'occurrence.
D'abord, ce sont les organisations de jeunes qui ont lancé cette initiative, qui l'ont organisée. Nous l'avons appuyée fortement, c'est vrai, mais pas seulement nous. D'ailleurs, plein de forces associatives, syndicales, politiques. Et voilà, je pense qu'il faut arrêter de penser que dès que les jeunes sont forcément instrumentalisés, ils peuvent agir par eux-mêmes. Et en l'occurrence, ils sont très conscients des conséquences de cette réforme pour eux-mêmes.
Il y en aura d'autres, d'ailleurs, des manifestations réservées, ou en tout cas organisées par les jeunes. Alors, je ne peux pas vous dire, à l'adresse des jeunes.
Justement, je ne peux pas vous dire, puisque nous, on appuie. Je sais qu'ils prévoient des assemblées générales dans beaucoup de facs dès la semaine prochaine. Ce que je peux vous dire, parce que je l'ai vécu il y a longtemps, en 2006, quand j'étais étudiante, moi, je me suis battue contre le contrat premier embauche. J'étais dans le mouvement des jeunes, justement. Et c'est cette mobilisation des jeunes qui, en tout cas, a fortement contribué à gagner contre le contrat premier embauche. Donc, ce que je peux dire, c'est que c'est le fait que les jeunes se mettent dans la bataille, c'est assez décidé.
Et à l'époque, d'ailleurs, il n'y avait pas eu que des manifestations de jeunes. Il y avait eu aussi des blocages de facs, de lycées. C'est ce que vous attendez des assemblées générales de mercredi ? Ce n'est pas à nous de le décider, en fait.
C'est les jeunes qui vont s'organiser. Donc, à eux, en 2006, ça avait existé. Ah oui, tout à fait. Je faisais partie de ce mouvement des jeunes. Et vous souhaitez un mouvement similaire, du coup ? Ah mais, je le dis, ce n'est pas à nous de décider ou de souhaiter. Nous appuyons tout ce qui permettra, dans la rue, dans les entreprises, partout, de l'emporter face à une bataille, face à une réforme que nous considérons
comme une régression sociale historique. Donc, je pose la question différemment. Si les assemblées générales décident de blocage, vous direz que c'est légitime. Les assemblées générales ont voté le blocage. C'est la façon dont les jeunes ont décidé de s'exprimer et on les soutient. Vous savez, que ce soit les grèves, les blocages, etc.,
il faut bien comprendre que tous ces mouvements, ces mobilisations citoyennes ont permis des avancées sociales historiques. Je rappelle, par exemple, que sous le Front populaire, en 1936, c'est parce qu'il y a eu des grandes manifestations ouvrières qu'on a eu aussi les congés payés et tout un tas de grandes avancées sociales. Donc, oui, les grèves, nous considérons que les grèves, les manifestations, toutes ces mobilisations-là peuvent être positives pour le pays si ça permet de bloquer cette réforme des retraites qui est une régression sociale historique.
Alors qu'à l'Assemblée nationale, nous avons un gouvernement et une minorité présidentielle qui ont décidé d'une forme de 49-3 déguisés, c'est-à-dire que nous allons avoir un temps extrêmement restreint de débat et les débats ne pourront pas être suffisamment sérieux et éclairés. C'est un projet de loi.
47-1, c'est technique, mais en tout cas, c'est une procédure accélérée dans le cadre d'un taxe budgétaire. On est parti pour un conflit dur. Il faut bloquer l'économie, dit Frédéric Souillot de Force Ouvrière. C'est un mot qui fait peur, blocage, parce que ça veut dire pénurie d'essence, ça veut dire qu'on ne peut pas forcément prendre un train. Enfin, on va en arriver à là, selon vous ? Il faut en arriver à là, même peut-être, pour faire plier le gouvernement ?
On verra jusqu'où il faut y arriver, mais je rappelle que c'est le gouvernement qui, aujourd'hui, persiste, signe et impose, veut imposer une réforme extrêmement brutale.
Donc c'est lui qui porterait la responsabilité d'un blocage du pays ?
C'est lui qui a la responsabilité, alors que 80% des Français sont contre cette réforme. La totalité des syndicats de salariés, c'est historique. Et vous vous rendez compte, quand même, que dans un pays comme la France, qui est de plus en plus riche, où chacun est de plus en plus productif, une heure de travail permet de créer de plus en plus de richesses. Pourquoi faudrait-il travailler plus âgé, plus vieux ? Pourquoi faudrait-il s'épuiser davantage au travail ? Je rappelle qu'aujourd'hui, autour des 60 ans, à 62 ans, c'est un Français sur 4 qui est déjà mort parmi les hommes les plus pauvres, qui est déjà mort avant de partir en traite.
Et je vais vous dire, si vous décalez de 2 ans l'âge de départ à la retraite, à 64 ans, c'est 15 000 personnes en plus qui ne verront pas la retraite, qui seront mortes entre-temps. Voilà la signification de cette réforme, le sens même de cette réforme, c'est une régression sociale historique.
D'où le slogan de Jean-Luc Mélenchon hier, « Vive la vie, abat la mort », mais ça ne va pas un peu loin quand même. C'est une réforme mortifère.
Bien sûr, puisque je vous dis qu'il y a 15 000 personnes en plus avec cette réforme qui ne verront pas la retraite, qui seront mortes avant leur retraite. Donc c'est une question de vie et de mort, oui. C'est le droit, après une vie souvent assez épuisée au travail, c'est le droit de pouvoir profiter de la retraite. Mais c'est aussi, et ça c'est important, un temps utile pour la société, la retraite. Parce que ce n'est pas seulement, quand on est à la retraite, ce n'est pas seulement le repos, c'est aussi beaucoup de gens qui s'investissent dans les associations, qui s'occupent de leurs petits-enfants. Savez-vous qu'il y a deux retraités sur trois qui sont engagés dans des associations.
Donc évidemment, ça ne compte pas dans le produit intérieur brut. Mais tout ça, ce sont des activités utiles pour la société. Et ce temps de retraite, il va être restreint par cette réforme. C'est ça, le sens du progrès social ? Nous, on pense que non.
Aurélie, trouver l'un des arguments d'Emmanuel Macron, c'est aussi de dire que la France n'est pas isolée au niveau européen, qu'elle vit avec des voisins qui, eux aussi, repoussent l'âge de départ à la retraite. Qu'est-ce qui justifierait que tous les voisins le fassent, mais que la France reste une exception ?
Alors d'abord, je suis fière d'être dans un pays où effectivement, pour l'instant, on a un niveau de vie des retraités qui est à peu près égal à celui des actifs. Qu'est-ce qu'on veut suivre maintenant ? On veut suivre les moins-disants sociaux, c'est-à-dire ceux qui font moins bien, ou est-ce qu'on veut au contraire être un pays de progrès social ? La France doit rester une exception. Ce n'est pas une exception. C'est un pays qui fait progresser socialement les conditions.
Donc c'est nous l'exemple, en fait. C'est ça que vous dites.
Je suis fière d'être dans un pays qui, effectivement, est un bel exemple de solidarité, mais que le gouvernement, aujourd'hui, veut affaiblir. Je suis fière d'être dans un pays qui, effectivement, en tout cas, tente d'avoir un système de solidarité nationale, effectif, que le gouvernement, aujourd'hui, veut affaiblir. On a un président de la République qui, sans faire, qui est complètement enfermé dans une logique ultra-libérale. Eh bien, il faut arrêter ça. Et ce qui va être clé pour moi, c'est que ces 80% des Français qui sont contre cette réforme, qui ont bien compris le sens de cette réforme, eh bien, ils ne se résignent pas. C'est ça, la clé.
C'est qu'ils se mobilisent, qu'ils ne pensent pas qu'on doit tout subir.
Aurélie Trouvé, députée France Insoumise de Seine-Saint-Denis, invitée du 8h30. On s'interrompt juste le temps du Fininfo. À 8h40, c'est Diane Ferschit.
Le projet de loi de réforme des retraites sera présenté demain au Conseil des ministres. Pour le défendre, deux ministres s'expriment dans la presse ce matin. Celui des comptes publics, Gabriel Attal, dans le Parisien, aujourd'hui en France. On n'est pas condamné au bras de fer, dit-il après les manifestations de cette semaine. Dans le journal du dimanche, c'est Olivier Dussopt, le ministre du Travail, qui défend une réforme redistributive destinée, selon lui, à rétablir un maximum d'égalité. Le recontage des voix se poursuit au Parti socialiste pour l'élection de premier secrétaire du PS. Mais le sortant, Olivier Faure, affirme ce matin que sa victoire est claire et nette.
Son adversaire, Nicolas Maillère-Rossignol, dénonce une sortie irresponsable. Plusieurs dizaines de milliers d'Israéliens dans les rues de Tel Aviv hier soir pour dénoncer la politique de la coalition au pouvoir. Coalition entre la droite, l'extrême droite et les ultra-orthodoxes, des manifestants qui craignent une dérive antidémocratique. Ils visent la première place de leur groupe, les Bleus, affrontent l'Espagne ce soir à 21h, en huitième de finale des Mondiaux de handball. Les deux équipes sont déjà qualifiées pour la suite de la compétition. France Info
Toujours avec Aurélie Trouvé, députée
de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Le texte arrive demain en Conseil des ministres. Ce matin, dans la presse dominicale, des appels à discuter de deux ministres, celui du travail et celui des comptes publics, Gabriel Attal, Olivier Dussopt, qui disent que finalement, il y a des points à améliorer. Est-ce que vous dites qu'il y a des points à améliorer ou est-ce que vous restez sur la position de ce n'est pas possible, il faut retirer ce texte et qu'on passe à autre chose ?
Je veux dire, il y a deux points durs. C'est le report de l'âge légal, le report de l'âge légal de départ à la retraite et le fait aussi d'accélérer, parce qu'on l'oublie souvent, d'accélérer ce qu'on appelle la réforme touraine, c'est-à-dire d'accélérer l'exigence d'avoir non plus 42 années cotisées, mais 43 années cotisées. Ce qui fait d'ailleurs que les premières touchées par ça, ça va être les femmes. Dès 2027. Voilà, dès 2027. Et ça, on sait que ça tombe en particulier sur les femmes, parce que qui a les carrières les plus hachées ? Qui subit les temps partiels ? Qui a du temps moins de travail parce qu'on s'est occupé des enfants, etc. ? Ce sont les femmes.
Mais le gouvernement vous dit, ça, on peut corriger. On peut corriger tous ces effets sur les carrières hachées, sur les femmes, ça peut s'améliorer au moment du débat parlementaire. Alors, tout ce qu'il nous propose à chaque fois est de l'intox.
Je le dis parce que... Vous ne croyez pas à la volonté de dialogue ? Mais je n'y crois pas pour l'instant, parce que la première chose à faire, c'est de retirer le cœur de cette réforme, c'est-à-dire le fait de faire bosser tout le monde deux ans de plus. Pourquoi ? Parce que c'est d'une injustice immense. Ça va tomber d'abord sur les femmes, sur les jeunes, je l'ai dit, par le biais du chômage, parce que ça va produire du chômage notamment pour les plus jeunes. Mais ça va tomber aussi sur ceux qui ont les carrières les plus longues, qui commencent le plus tôt à travailler, qui ont les métiers les plus pénibles. Voilà, et je le dis,
tout ça est d'une injustice immense. Il dit sur les économies dégagées, il y a un tiers qui seront dédiés justement à corriger ces injustices. Je le dis, nous ne sommes...
D'abord, il fait croire depuis le début qu'il y a une nécessité budgétaire, il n'y a aucune nécessité budgétaire. Nous, ce que nous disons, nous disons, oui, il faut rendre la retraite plus juste, la retraite plus juste, mais non, nous ne voulons pas d'allongement du temps de travail et de l'allongement de l'âge de départ à la retraite. Parce que, sur qui ça va tomber ? Je le redis, sur les métiers les plus pénibles. Ceux qui, pendant le Covid, ont tenu le pays. Par exemple, les aides-soignants, les ouvriers, les caissiers, etc.
Pourquoi est-ce qu'on vous prépare dans ce cas-là à déposer des dizaines de milliers d'amendements ? À la limite, autant rien faire, rien dire et passer son tour.
Non, nous allons justement à travers, dans le peu de temps de débat qui nous est laissé par le gouvernement, parce qu'il a réduit énormément ce temps-là. D'ailleurs, ça prouve bien qu'il n'a pas du tout l'intention d'un débat serein, construit, étoffé, je le dis. En tout cas, dans le peu de temps qui nous sera laissé, nous allons mettre en avant et nous allons déposer tous les amendements qu'il faut pour avoir, au contraire, une réforme des retraites juste qui passe par...
On aurait trouvé que c'est de l'obstruction parlementaire. C'est une stratégie de la France insoumise. Ce n'est pas pour améliorer le texte, c'est pour rire la situation.
Non, nous allons, je le dis, nous allons déposer tous les amendements nécessaires. Mais il y en a énormément, vu que cette réforme, le cœur de cette réforme, elle est extrêmement mauvaise. Elle est à l'encontre de ce que vous voulez. Donc, il faut, nous sommes pour le retrait de ce texte et pour repartir d'une réforme juste puisque, pour l'instant, elle est extrêmement injuste. Elle s'en prend à tous ceux qui ont les métiers les plus pénibles.
Des amendements et une motion de censure ? Il y aura dépôt d'une motion de censure, comme ça a été le cas, par exemple, sur les textes budgétaires à chaque fois ? Nous allons y réfléchir, mais oui, certainement.
La décision n'est pas encore prise pour l'instant. Nous discutons en notre sein et avec les autres forces de la NUPES. Je le dis aussi, je crois que c'est important, l'unité de toute la gauche et de l'écologie. Nous avons ensemble un projet qui est la retraite à 60 ans. Donc, il y a l'unité de toute la gauche et de l'écologie dans la NUPES. Et puis, il y a l'unité de tous les syndicats de salariés. Et puis, il y a ces 80% de Français qui sont opposés à la réforme. Raison pour laquelle je le dis, je le redis, ce qui va dépendre maintenant, ce qui fait qu'on pourra gagner, c'est le fait que chacun se dise qu'on peut gagner. Voilà. Nous ne sommes pas, il n'y a pas de fatalité.
Nous n'avons pas à subir réforme après réforme, ces régressions sociales. Nous pouvons réagir et nous pouvons gagner.
Aurélie Trouvé, il n'y a pas que les retraites en ce moment, il y a aussi les prix de l'électricité des artisans, boulangers, commerçants qui disent ne plus pouvoir payer leurs factures. Le gouvernement a demandé aux fournisseurs de plafonner à 280 euros pardon, le mégawatt-heure, le prix de l'électricité pour les TPE et PME. Vous proposez-vous une autre solution via une proposition de loi ? Oui. Quelle est votre proposition ?
Alors, c'est le fait d'avoir, comme ça existait avant en fait, un tarif réglementé unique, c'est-à-dire un même prix de l'électricité et du gaz pour l'ensemble des collectivités locales, des entreprises et notamment des petites entreprises, des ménages aussi, parce que vous savez qu'il y a beaucoup de ménages dans les copropriétés qui ne bénéficient pas du bouclier tarifaire. Je pense notamment aux collectivités locales. Vous savez qu'elles sont complètement étranglées. La plupart n'ont pas de bouclier tarifaire et derrière, ce sont des services publics qui sont touchés. Des piscines, des ginages, etc.
Si jamais, c'est de la politique fiction, mais votre texte passait et donc on revenait aux tarifs réglementés de l'électricité. C'est autorisé dans les textes européens ?
Ça demanderait de taper fortement du poing sur la table au niveau européen. Mais ça ne serait pas la première fois que nous taperions du poing sur la table. Ça, c'est une chose. Et ensuite, je le dis, je pense que chaque fois que c'est nécessaire parce que nous en avons besoin pour la société, pour l'intérêt général, il faut pouvoir aussi demander à ce que les règles européennes
évoluent et s'adaptent à cela. Mais quelle différence avec le plafond des 280 euros le mégawatt-heure négocié par le gouvernement auprès des fournisseurs ? C'est aussi une sorte de tarif réglementé. D'abord, c'est beaucoup plus élevé. Le prix serait plus bas. Vous dites que ce serait
en dessous de 280 euros les mégawatts ? C'est de dire toutes les entreprises, toutes les collectivités locales, tous les ménages, toutes les associations aussi parce que vous savez qu'il y a beaucoup d'associations, par exemple, d'aides alimentaires qui aujourd'hui n'ont même pas le bouclier tarifaire. Tous ces organismes-là auraient le même tarif réglementé de l'énergie, ce qui existait d'ailleurs dans les années 2000 jusqu'à ce qu'on dérégule le marché de l'énergie. Vous avez raison, sous la pression de Bruxelles.
Une dernière chose. Vous disiez tout à l'heure, vous discutez avec vos alliés de la NUPES ou de la NUPES. Vous discutez avec qui au Parti Socialiste en ce moment ? Olivier Faure ou Nicolas Maillard-Rossidol ? Les deux disques qui ont emporté l'élection pour devenir premier secrétaire du PS ?
D'abord, nous attendons les...
Mais attendez, Olivier Faure, redis ce matin qu'il a gagné.
Nous attendons que les choses se soient stabilisées. Mais je le dis, nous avons besoin aujourd'hui du Parti Socialiste dans la NUPES.
Nicolas Maillard-Rossidol, s'il gagnait, ce serait une mauvaise nouvelle pour l'alliance de la gauche ?
Je vais le dire comme ça. Nous avons besoin d'un Parti Socialiste pleinement dans la NUPES. Pourquoi ? Parce que si nous voulons gagner demain face à Emmanuel Macron, face aux ultralibéraux, face à l'extrême droite, eh bien, il nous faut être unis dans la NUPES. Nous avons une responsabilité historique. Donc oui, nous avons besoin, voilà, vous comprendrez ce que... Nous avons besoin d'un Parti Socialiste qui soit pleinement, voilà, pleinement dans la NUPES.
Aurélie Trouvé, merci beaucoup. Député France Insoumise de Seine-Saint-Denis, invité ce matin du 8.30 France Info.
Aurélie Trouvé