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interviewyoutube.com· 28 septembre 2025 41 min

Nicolas Sarkozy, budget 2026... L'interview en intégralité de Marion Maréchal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:05
Présentateur

Vous êtes bien sûr BFM Politique, notre invitée ce matin, Marion Maréchal. Bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes députée européenne, présidente du mouvement Identité et Liberté. Pour vous interroger ce matin, à mes côtés, Amandine Attalaya, éditeuriste politique BFM. Bonjour Amandine et Jules Pecknard de la Tribune Dimanche. Un dimanche qui est particulièrement marqué par cette contre-attaque de Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République qui a donc été condamné à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs, qui connaîtra la date de son incarcération le 13 octobre prochain.

Et il ne lâche rien, c'est ce qu'il dit ce matin dans les colonnes du journal du dimanche. Je ne cesserai le combat que lorsque j'aurai obtenu la vérité, dit Nicolas Sarkozy, c'est-à-dire la reconnaissance de mon honnêteté. Comment est-ce que vous jugez l'attitude de l'ancien président, Marion Maréchal ?

0:57
Invité

Écoutez, il se défend pour son honneur. À sa place, je pense que tout à chacun ferait la même chose. Mais c'est vrai que dans cette affaire, il y a moi quelque chose qui me dérange. Une sorte de mécanique qui donne un sentiment de déjà-vu, d'ailleurs, par le passé, sur l'affaire Fillon, sur l'affaire de Marine Le Pen, bien que les affaires n'aient strictement rien à voir sur le fond. C'est une espèce de mécanique qui voit une sorte d'association de malfaisants entre Mediapark, le Parti national financier, et un certain nombre de magistrats engagés politiquement.

Je rappelle que dans cette affaire, nous avons l'une des juges, qui fait partie du Parti national financier Claire Tepot, en l'occurrence, qui a elle-même est intervenue dans l'affaire de Marine Le Pen et qui est cadre du syndicat de la magistrature. On apprend également qu'un des officiers de police judiciaire, qui a donc contribué à l'enquête du PNF, a liké des publications de Mediapart. Et si on va au bout de la chaîne, l'une des magistrates qui a donc jugé, en l'occurrence Nicolas Sarkozy, est également intervenue dans l'affaire François Fillon, et dont on découvre par ailleurs que par le passé, elle a politiquement manifesté contre Nicolas Sarkozy.

Donc il y a quand même, ça jette une sorte de suspicion quand même sur la neutralité de la justice, et je vous le dis très franchement, et je ne suis pas la seule, on voit même des hommes de gauche, je pense par exemple à quelqu'un comme Jean-Michel Apathy, je crois qu'on ne peut pas soupçonner de sympathie pour Nicolas Sarkozy, qui sont interpellés, une fois de plus rentrés sur le fond du dossier, par cette volonté absolue de priver Nicolas Sarkozy du double degré de juridiction, donc du droit à l'appel, pour faire en sorte qu'il dorme en prison.

2:24
Présentateur

Il aura droit à l'appel ?

2:25
Invité

Oui, mais le fait qu'il dorme en prison avant la condamnation définitive de l'appel, puisqu'il a d'ores déjà annoncé qu'il ferait appel. Association de malfaisants, vous dites, c'est une accusation extrêmement grave ? Oui, c'est une accusation grave, parce que comme je vous le disais, je vois un certain nombre d'indices qui m'interpellent. Et je note que lorsque le parquet national financier s'était par exemple autosaisi sur l'affaire des deux costumes de François Fillon, il n'a manifestant pas dénié nécessaire de se saisir ou de s'autosaisir sur les robes d'or de Mme Hidalgo.

2:52
Marion Maréchal

Mais Mme Maréchal, vous mettez en exergue quelques profils. Il y a des dizaines de magistrats qui ont instruit, enquêté pendant plus de dix ans, cette affaire libyenne. Donc il ne s'agit pas... Ça veut dire, dans ce cas, que tous seraient à vos yeux politisés, désireux de faire tomber un homme de droite et qu'il y aurait une forme de complot ?

3:11
Invité

Je pense qu'il y a une intransigeance à l'égard des dirigeants de droite qu'on ne retrouve pas nécessairement sur d'autres tranches de la politique. Je le dis une fois de plus, moi, j'attends toujours des nouvelles, par exemple, de l'affaire des assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon. C'est marrant, c'est resté au point mort. Je note qu'il y a 26 ou 27 ministres proches dans l'environnement d'Emmanuel Macron qui ont été cités dans des affaires et qui sont partie prenante dans des affaires et dont toutes sont soit en suspens, soit n'ont pas donné grand-chose.

Alors je veux bien, excusez-moi, que la vertu ne soit toujours que du côté du centre et de la gauche et qu'il n'y ait que de grands criminels à condamner à droite. Mais il y a indéniablement dans les faits que je vous ai cités, que ce soit les engagements politiques ou les attitudes des uns et des autres, quelque chose de dérangeant dans le fait aussi qu'à travers...

3:57
Marion Maréchal

Mais rien ne vous dérange, en revanche, sur la condamnation qu'a subie Nicolas Sarkozy,

4:00
Invité

sur le fond, c'est-à-dire le fait qu'il soit condamné pour association de malfaiteurs ne vous interpelle pas. Je vous en parle d'autant plus librement que moi, ça ne vous aura pas échappé, j'ai fait partie des grands déçus du sarkozisme. Vous n'avez jamais voté pour Nicolas Sarkozy ? Très critique, j'ai trop jeune à l'époque pour pouvoir en plus le faire, de surcroît. Donc il se trouve que je suis très critique à l'égard de Nicolas Sarkozy sur le bilan de sa politique et j'ai été également extrêmement critique et très dure sur l'intervention en Libye. Donc je veux dire, je vous en parle, voilà.

Moi, ce qui m'interpelle, une fois de plus, sur le fond, c'est qu'on a, de fait, pas de corruption, pas d'enrichissement personnel. Il y a en effet cette accusation d'association de malfaiteurs, mais sur la base, quand même, semble-t-il, d'une lettre révélée par Mediapart dont on découvre... Non, sur le fondement de plus de 10 ans d'enquête. ... dont on découvre, excusez-moi, que c'était un faux. Et je dis juste qu'une fois de plus, au-delà du fond et de la décision, ce qui me choque le plus, c'est le fait de vouloir absolument faire en sorte qu'il dorme en prison avant l'appel. Et je vous pose une question à l'inverse.

C'est-à-dire, est-ce qu'autour de cette table, on considère que Nicolas Sarkozy est à une menace pour l'ordre public ? Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy peut échapper à la justice et donc prendre le risque... Vous faites un vision à l'exécution provisoire. Exactement, de la fuite. Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy... Deux sujets différents. C'est quand même un sujet fondamental. Est-ce qu'on considère que Nicolas Sarkozy peut risquer de réitérer les faits qui lui sont reprochés ? Je pense qu'objectivement, autour de cette table, tout le monde s'accordera pour dire que non.

Et donc, ça veut dire que ça fait tomber, pardonnez-moi, ce qui justifie précisément l'exécution provisoire.

5:32
Présentateur

Quand vous évoquez plusieurs cas, Fillon, Sarkozy ou Marine Le Pen, est-ce que vous employeriez le mot de complot ? Est-ce que pour vous, il y a un complot ?

5:38
Invité

Non, je ne crois pas qu'il y ait de complot. Je pense qu'il y a aujourd'hui des institutions qui sont assez marquées de fait à gauche. Et je note que le résultat... Et qui ne s'en cachent pas. Excusez-moi, qui ne s'en cachent pas. Et je suis gênée, je vais vous dire, je vais au bout du raisonnement, je suis gênée par le fait que, je vous en ai donné les exemples, que ce soit toujours la même équipe. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce sont les mêmes juges. Et j'en finis par là. Est-ce que vous estimez, comme Nicolas Sarkozy, que l'état de droit est violé ? Est-ce que vous irez jusque-là ?

Parce que sans même parler de complot, comment, en vous écoutant, c'est-à-dire qu'il ne faut plus faire confiance, on ne peut plus faire confiance à l'institution judiciaire ? Est-ce que ce n'est pas mettre en danger la crédibilité de l'institution judiciaire ? En tout cas, de fait, il y a quand même trois grands principes dans notre droit qui font que, justement, nous nous remettons volontiers à la décision de la justice pour pouvoir rendre des décisions équitables. C'est la présomption d'innocence, c'est le secret d'un instruction, et c'est le double degré de juridiction.

Et de fait, et c'était vrai d'ailleurs dans l'affaire de François Fillon, c'était vrai dans l'affaire de Marine Le Pen, c'était vrai dans l'affaire de Nicolas Sarkozy, ces trois grands principes sont, de fait, bafoués, même sur le secret de l'instruction, on se rend compte que des éléments ont été donnés à la presse sans qu'aucune sanction n'ait jamais été recherchée pour les magistrats qui ont pu transmettre ces informations.

6:52
Présentateur

Est-ce que vous diriez que l'état de droit a été violé ? Que toutes les règles de l'état de droit ont été violées ?

6:58
Invité

Je viens de vous le dire, c'est-à-dire qu'à partir du moment où ces trois grands principes sont, selon moi, mis à mal, il y a, de fait, un ébranlement de cet état de droit et de la confiance dans la justice.

Et je dis que, simplement, l'aboutissement de ça, quand même, que ça plaise ou pas, une fois de plus, sur trois affaires très différentes, c'est qu'on a un candidat à la présidentielle qui a quand même été torpillé en pleine campagne avant même le vote, qui s'appelle François Fillon, on a la candidate la mieux placée dans les sondages à l'élection présidentielle qui est empêchée de se présenter, et on a un ancien président de la République qui, en effet, va dormir en prison avant même d'avoir pu avoir un jugement définitif.

7:30
Présentateur

Question simple, est-ce que vous, Marion Maréchal, vous avez encore confiance dans la justice française ?

7:36
Invité

Non, je vais vous dire que non. Non, parce que je pense que, d'ailleurs, soyons quand même nuancés, évidemment, tous les magistrats ne sont pas politiquement engagés, mais c'est vrai que, comme beaucoup de Français, je pense, je ne peux pas m'empêcher mécaniquement de faire la comparaison entre cette décision et le fait que, typiquement, par exemple, sur l'affaire du lynchage d'un policier à Tourcoing, on a des gens qui sont identifiés, interpellés et qui sont relâchés le soir même. Quand on voit que même dans l'assaut... Ils ne sont pas relâchés, je me permets de... Ils sont sous contrôle judiciaire dans l'attente d'un procès. Mais excusez-moi, mais... C'est ces jeunes qui ont...

Et ils ont fait de la détention provisoire. Sauf que ces gens devraient être en préventive jusqu'au jugement. C'est ça, la réalité. Légalement, ce n'est pas possible. Je suis désolée de vous dire...

8:13
Marion Maréchal

On ne peut pas mettre en... Qu'est-ce que vous souhaiteriez sur l'affaire de... Pour ceux qui nous écoutent, ils ont agressé des policiers et vous voudriez préventivement avant un procès qui reste en détention provisoire.

8:24
Invité

Mais bien sûr que vous pouvez, avant un jugement définitif, décider de la préventive. Évidemment, c'est justement pour protéger la population. Et je vais vous le dire, moi, je ne mets pas... La justice, pour moi, tout est dans le terme. C'est-à-dire que, oui, je ne mets pas tout à fait au même niveau un primo délinquant avec un récidiviste, un délit financier avec quelqu'un qui agresse au couteau, un violeur d'enfant avec... Donc si vous voulez, je suis interpellée quand je vois, par exemple, prenons un équivalent. Condamnation pour association de malfaiteurs dans l'affaire du Bataclan.

Tous ceux qui ont aidé logistiquement à l'accomplissement de ce qui a quand même abouti à la mort de 130 Français et 430 blessés. Les peines de prison, dans ce cas-là, vont entre 2 et 4 ans.

8:59
Marion Maréchal

Je suis désolée, mais franchement, je pense... Mais Salah Beslam a été condamnée à la perpétuité.

9:03
Invité

Oui, d'accord. Mais là, je vous parle de la comparaison avec l'association de malfaiteurs de gens qui ont abouti à la mort de centaines de Français. Et oui, ça interpelle. Je suis désolée de vous le dire, que régulièrement, on a quand même le sentiment que dans des affaires extrêmement graves avec des profils d'une extrême dangerosité pour la population, une dangerosité physique, eh bien, les peines ne sont pas équilibrées.

9:23
Présentateur

Ce n'est pas un peu simpliste comme argument de dire qu'en gros, il n'est plus aujourd'hui plus simple d'être un délinquant qu'un ancien président de la République ? Je ne vais peut-être pas jusque-là.

9:29
Invité

Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que, oui, je pense qu'aujourd'hui, il y a quelque chose de choquant. Je ne sais pas, j'ai vu encore, mais c'est un exemple. Si vous voulez, vous allez me dire que c'est anecdotique, mais c'est révélateur, je pense, de précisément ce deux poids, deux mesures. Là, j'ai vu qu'encore récemment, un afghan avait été condamné à cinq ans pour le viol d'un adolescent. Cinq ans, c'est donc ce qu'a pris Nicolas Sarkozy. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a un moment donné, il y a quelque chose qui ne va pas dans l'échelle des peines. Il y a quelque chose qui ne va pas dans l'échelle des peines.

9:55
Marion Maréchal

Par contre, précisément, de la loi Marion Maréchal et de la façon dont elle est faite, l'exécution provisoire, elle a été votée par des députés. C'est pour ça qu'aujourd'hui, elle est souvent appliquée, choisie, en tout cas, par les magistrats.

10:06
Présentateur

Très octobre, d'ailleurs, Amandine, que Nicolas Sarkozy connaîtra la date de son incarcération.

10:09
Marion Maréchal

Tout à fait. Est-ce que sur ce débat de l'exécution provisoire, vous êtes pour sa suppression dans le cadre, à minima, des peines d'inéligibilité comme celle qui a touché Marie-Jérôme ?

10:19
Invité

Je ne suis pas nécessairement pour une remise en cause par principe de l'exécution provisoire. Une fois de plus, je pense qu'il y a des cas où il y a des profils dangereux qui nécessitent de pouvoir recourir à cela. Et moi, je mets derrière dangereux des profils qui menacent l'intégrité physique des Français. Voilà. Donc, je pense que là-dessus, bon... Donc, pour la délinquance en col blanc, en gros, il n'y aura pas de menace de l'intégrité physique ? Une fois de plus, je pense que le sujet de l'insécurité, le premier qui interpelle les Français, c'est celui de la criminalité physique, qui est aujourd'hui endémique et massive.

Ce qui ne veut pas dire que les politiques, d'ailleurs, doivent être dispensées, d'être jugées au même titre que les Français. Il n'y a pas de gens qui sont au-dessus, mais il n'y a pas non plus de gens qui sont en dessous. Ça, c'est une évidence. Et une fois de plus, si on a des grands principes qui sont ceux de la prévention d'innocence, ceux du secret de l'instruction et ceux du double degré de juridiction, il faut quand même que les responsables politiques puissent y avoir le droit aussi.

Et je le dis aussi, c'est-à-dire que, comme je vous dis, je vous en parle librement, il y a manifestement quand même un débat, y compris sur le fond de cette affaire, parce qu'on se rend bien compte quand même que la tangibilité des preuves n'est pas aussi clairement établie que ce qu'on aurait pu attendre face à une décision aussi dure, quand même.

11:28
Présentateur

Vous avez pointé du doigt la responsabilité de la présidente du tribunal qui a manifesté en 2011 contre celui qui était à l'époque Nicolas Sarkozy. Elle était à l'USM, l'Union syndicale des magistrats. C'est quoi la solution par rapport à la syndicalisation des magistrats ?

11:42
Invité

C'est un problème pour vous ? Moi, je suis pour l'interdiction de la syndicalisation des magistrats. L'interdiction ? Oui, absolument. Je pense que quand on a la responsabilité de la vie d'individu, on doit faire apparaître une neutralité personnelle, politique, totale. Et le problème, c'est que la syndicalisation politique, en l'occurrence, parce que ce n'est pas une simple syndicalisation professionnelle en ce qui concerne un certain nombre de ces syndicats, puisqu'on voit bien, on parle souvent du syndicat de la magistrature, ce sont des gens qui prennent position politiquement dans les élections. Ce qui n'est pas la même chose que l'USM. Vous avez raison.

Mais le problème, c'est que l'USM existe, mais d'autres existent aussi, puisque la syndicalisation existe. On voit le syndicat de la magistrature présent à la fête de l'humanité. On se souvient de cette polémique du mur des cons, avec des pères de victimes, parents de victimes affichés sur le mur dans ses locaux. Donc c'est vrai qu'il y a une dérive, me semble-t-il, de ce qui est censé être simplement une défense professionnelle vers une politisation. Je pense qu'il faut interdire cela.

12:33
Présentateur

Mais ça, ça fait partie du bloc de constitutionnalité. La liberté syndicale, c'est dans le bloc de constitutionnalité, c'est dans le code de la magistrature.

12:38
Invité

Très bien, mais je vous signale qu'il y a un certain nombre de professions, aujourd'hui, qui sont interdites de se syndiquer. On le voit, par exemple, dans l'armée. Et je pense que le statut, aujourd'hui, de la magistrature devrait induire, de par l'importance qu'elle a dans la société et l'attribut de ses fonctions, de ne pas pouvoir se syndiquer. C'est mon point de vue. Je considère aussi, on pourrait rentrer longuement dans le détail, je considère aussi qu'il faut changer la manière, aujourd'hui, dont nous recrutons les magistrats.

12:59
Présentateur

C'est-à-dire ?

12:59
Invité

Nous avons une voie royale à travers l'école nationale, aujourd'hui, de la magistrature. Je pense qu'il faut très largement ouvrir le tour extérieur à des professions, comme des anciens commissaires, des avocats de la défense, pour sociologiquement, j'ai envie de dire, presque oxygéner un peu, justement, cette approche de la justice, qui soit peut-être plus sensible à la réalité du terrain et plus sensible au point de vue de la victime.

13:17
Présentateur

Amandine Attalaya.

13:18
Marion Maréchal

La présidente du tribunal qui a condamné Nicolas Sarkozy a reçu des menaces de mort. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes à ce sujet. Ça vous étonne ? Est-ce que vous condamnez fermement, sans aucune... Ces menaces dont elle est victime, aujourd'hui ?

13:32
Invité

Sans aucune hésitation. Le fait qu'on puisse, autour de cette table, débattre sereinement d'un certain nombre de faits, être interpellé par des choses et critiquer une absence de neutralité politique, ne veut en aucun cas dire qu'on peut tolérer le fait qu'il puisse y avoir des menaces ou des agressions. C'est absolument évident.

13:50
Marion Maréchal

Et vous ne voyez pas de lien entre le fait qu'une partie de la classe politique s'en prenne désormais ouvertement à la justice et ces menaces dont elle est aujourd'hui victime ?

13:57
Invité

Excusez-moi, mais on ne peut pas, comment dire, interdire le débat sur le fonctionnement, aujourd'hui, de notre justice et notre politique pénale au prétexte qu'il y a des gens qui se tiennent mal et qui, donc, menacent des juges. Vous ne pouvez pas aujourd'hui, comment dire, me tenir responsable de ce qui se passe. Non, mais de fait, c'est ce qui est un peu induit par votre question, excusez-moi. Donc, je suis désolée de vous dire qu'à un moment donné, on ne peut pas s'interdire de parler du fonctionnement de la justice en France Mais en nourrissant le soupçon. Au prétexte qu'il y a des gens qui se tiennent mal.

Il faut que les gens qui se tiennent mal soient évidemment poursuivis et condamnés. C'est intolérable. Mais enfin, dans le même temps, on ne peut pas interdire le débat, excusez-moi. Est-ce que vous estimez que le président Macron devrait grâcier Nicolas Sarkozy ? Écoutez, ça lui appartient. Je ne sais pas. Je crois que Nicolas Sarkozy a refusé de demander cette phrase. Il a dit qu'il ne le souhaitait pas. Donc, il me semble que le sujet est clos. Et si Marine Le Pen ou Jordan Bardella

14:43
Présentateur

accèdent à l'Elysée, ils doivent la grâcier ?

14:45
Invité

Mais une fois de plus, j'aurais préféré que plutôt qu'on passe par la grâce présidentielle qui est toujours sujet à débat. J'aurais préféré que tout se fasse par le biais de la justice parce qu'en fait, c'est quand même ça qui doit être le cœur nucléaire quand même de l'autorité de l'État. Donc, je ne crois pas que ce soit la meilleure solution.

15:01
Présentateur

Marion Maréchal, en fin de semaine, le premier ministre, le nouveau premier ministre, Sébastien Lecornu, a commencé à dévoiler quelques pistes pour le budget. Très clairement, il écarte en gros les propositions ou les souhaits de la gauche. Pas de retour de l'ISF, pas question non plus de mettre en place la taxe Zuckman. Ça doit vous satisfaire ? Vous n'y étiez pas favorable du tout à ça ?

15:19
Invité

Alors, déjà, j'ai lu avec attention cette interview qui, je dois le dire, n'est pas très intéressante. Je m'étonne d'ailleurs parce qu'il n'y a pas grand-chose sur le fond. En réalité, deuxièmement, quand même, il n'y a pas un seul mot précisément sur la justice, sur l'insécurité, sur l'immigration. Dans un moment même, quand même, qui est un sujet de très haute tension politique. Je vois encore le préfet des Bouches-du-Rhône il y a quelques jours qui expliquait que 45% des actes de délinquance dans le centre de Marseille étaient liés à des clandestins. 45%. C'est un sujet quand même épidermique.

Et puis, en fait, c'est marrant, je ne suis plus nuancée que vous sur la porte qu'il ferme parce qu'en fait, c'est vraiment en même temps macroniste. il est vraiment le meilleur ami d'Emmanuel Macron. Donc, en effet, vous avez raison, il ferme la porte à la taxe Zuckman et j'en suis très heureuse. Mais dans le même temps, il explique, oui, mais enfin, il faudra quand même retravailler à s'assurer qu'il y ait véritablement une justice fiscale efficace et donc on ne s'attirera pas quand même d'augmenter certains impôts. Ce n'est pas nécessaire, la justice fiscale ? Il le dit. Vous êtes contre, vous, toute hausse de taxes pour aujourd'hui les plus riches ? Absolument.

Je vais vous dire, je suis atterré par vraiment le socialisme mental dans lequel on est enfermé depuis maintenant des semaines. C'est-à-dire qu'on a un débat budgétaire qui est central et on a, je dois dire, chapeau la gauche, donc cet économiste d'extrême-gauche relayé par les élus de gauche, relayé d'ailleurs très largement par la propagande aussi du service public, disons-le, qui nous a enfermé intellectuellement dans, non pas, faut-il, de nouvelles dépenses ou une baisse des dépenses. Fermé intellectuellement, le débat est possible. Ah non, mais excusez-moi, maintenant le seul débat... Les prises d'opposition.

Non, mais vous l'avez vu sur votre plateau, maintenant le seul débat, c'est pas est-ce qu'il faut une taxe en plus ou pas, c'est il faut une taxe et sur qui on va la mettre ? Et comment ? Donc moi je vous dis, je refuse de...

16:58
Marion Maréchal

Parce qu'il y a 9 Français sur 10 qui dans un sondage en tout cas demandent une taxe sur les plus riches aujourd'hui.

17:04
Invité

Figurez-vous que c'est beaucoup plus nuancé que ça d'ailleurs. Et là encore, on a été face à une incroyable propagande parce qu'on regardait les sondages, ça y est, les Français voulaient tous taxer ce qu'on appelle les ultra-riches. La réalité, c'est que quand on interroge les Français sur ce sujet, le fait d'augmenter les impôts sur les plus riches arrive en septième position. Et avant cela, excusez-moi, il y a la baisse des dépenses publiques, la réduction du train de vie de l'État, il y a la lutte contre la fraude sociale, la lutte contre la fraude fiscale, la réduction des dépenses d'immigration. Et les Français donc ont un bon sens.

17:28
Présentateur

Mais vous ne jugez pas qu'il y a besoin de plus d'équité fiscale ? C'est ce que ressentent peut-être les Français ?

17:33
Invité

Moi je crois, je vais vous le dire, qu'aujourd'hui dans un pays qui a 1000 milliards d'euros de prélèvements obligatoires chaque année, qui est le pays le plus taxé du monde, il y a un mot qui devrait être interdit dans le débat budgétaire et économique, c'est « hausse des taxes ». Voilà, on devrait être obsédé que par une seule chose, c'est où est-ce qu'on fait des taxes. Moi, qu'est-ce qui vous fait peur ? C'est que les entreprises quittent la France ? Les plus riches quittent la France ? Déjà parce que ça ne marche pas. Je ne vais pas vous l'apprendre, mais enfin, les bases de l'économie, la courbe de la forte, trop d'impôts, tout d'impôts, c'est une évidence.

Regardez, rien qu'à Paris, sur une échelle plus petite, la taxe foncière a été augmentée de 67% sur Anne Hidalgo, on n'a jamais eu une dette aussi colossale. Donc, en fait, expliquer aux Français qu'en allant taxer les 1800 ultra-riches

18:08
Marion Maréchal

de la France qui a un patrimoine de plus de 100 millions d'euros,

18:10
Invité

on va régler les 300 milliards d'euros qu'on lève chaque année sur les marchés financiers, c'est malhonnête intellectuellement. Maintenant, je vais au bout du raisonnement. Je vais vous dire, moi, je ne suis pas d'accord avec le fait qu'aujourd'hui, les personnes les plus favorisées, nos compatriotes les plus favorisées ne contribuent pas. Je veux dire, on est quand même dans un système où le taux marginal de l'impôt sur le revenu pour les hauts revenus est de 45%. On a une taxe exceptionnelle sur les hauts revenus qui, en fait, n'est plus exceptionnelle et qui est devenue permanente. On a l'IFI, on a un taux de compensation de surcroît qui permet de s'assurer qu'ils sont prélevés à minima.

Donc, je veux dire, on est déjà allé très loin dans la mobilisation aujourd'hui des hauts revenus. Donc, moi, je me refuse. Et d'ailleurs, j'ai retrouvé même ces chiffres qui sont extrêmement intéressants. Ce livre, on note que l'augmentation des prélèvements pour les Français les plus riches est passée entre 2007 et 2022 de 37,5% à 42,1%. Il frappe qu'il y a un think-tank très libéral. D'accord, mais très sérieux sur le fond, très sérieux sur le fond, vous me l'accorderez. Et donc, la démonstration est faite que depuis des années, on fait cela.

Donc, moi, je crois qu'aujourd'hui, la seule obsession qu'on doit avoir, c'est la réduction des dépenses du train de vie de l'État, public, évidemment, mais aussi la question de l'assistanat qui, en fait, est le sujet central dans la dépense.

19:21
Présentateur

Alors, vous êtes bien sur BFM Politique, notre invité Marion Maréchal, députée européenne, président du mouvement Identité et Liberté. On parle de la question budgétaire, la montagne, l'Himayalaïa, comme disait François Bayrou, est devant Sébastien Lecornu désormais. Vous avez trois députés, si je ne me trompe pas, qui sont apparentés au groupe du Rassemblement national. En l'État, si vous, vous étiez député à l'Assemblée nationale, est-ce que vous voteriez une motion de censure contre Sébastien Lecornu ?

19:47
Invité

Attendons de voir le détail de la proposition, mais moi, j'ai envie de vous dire que par principe, de toute façon, un gouvernement qui se refuse de s'attaquer à la question, ne serait-ce que de l'immigration, pour moi, devrait être censuré, vu la gravité de la situation. Donc, à voir sur le détail, maintenant, une fois plus, ce qui m'interpelle dans les déclarations de Sébastien Lecornu, c'est le fait qu'il ne ferme pas la porte, par principe, à une augmentation encore des prélèvements obligatoires. Restons juste une minute sur l'immigration. Vous disiez qu'il n'en fait pas mention dans son interview, qu'il ne propose pas de la supprimer, mais de chasser la fraude.

Il ouvre la porte au débat. C'est quand même, excusez-moi, extrêmement mesuré. Comment est-ce que vous avez analysé sa réponse ? Écoutez, moi, je vais attendre à un moment donné que des actes soient posés, parce que, je veux dire, là, on est au troisième gouvernement en un an, des grandes déclarations d'intention, on en a eu quand même beaucoup. Je crains malheureusement que M. Lecornu, et c'est le drame d'ailleurs de cette Assemblée qui n'a pas de majorité, soit tenu à payer le prix de l'achat de la non-censure des socialistes. Voilà, donc, je suis absolument convaincue que sur ce sujet, il fera peu et trop peu.

Or, vous avez raison de le dire, sur la question budgétaire, le sujet incontournable est bien évidemment celui du train de vie de l'État. Celui de l'immigration n'est pas moins incontournable.

20:59
Présentateur

Baisse de 6 milliards du budget de l'État, dit-il, et notamment des dépenses de fonctionnement.

21:03
Invité

Formidable. Attendons de voir. Voilà, attendons de voir. Et quand on voit aujourd'hui qu'il y a en effet, je crois que c'est 776 agences de l'État, 16 autorités indépendantes, il y a de quoi faire probablement en termes de fusion. Mais quand on voit aujourd'hui par exemple que des organisations comme l'ADEME servent souvent de cellules de sauvetage et de recrutement des anciens copains socialistes qui n'ont pas été réélus aux élections, on comprend que ce soit extrêmement compliqué de pouvoir supprimer ce genre de choses. Donc j'attends du courage politique.

21:33
Marion Maréchal

On n'est pas pour la taxe Zuckman, ça vous nous l'avez dit tout à l'heure. Est-ce qu'en revanche la proposition que fait Marine Le Pen d'un impôt sur la fortune financière dont serait exclue la résidence principale ? Est-ce que cette proposition-là

21:43
Invité

vous convient ? Alors vous l'avez compris, moi en effet, je ne suis pas pour taxer en plus ce qu'on appelle les super riches. En revanche, je veux bien qu'on s'attarde un peu sur les super profiteurs. Parce que ce dont on parle un peu moins par exemple, c'est typiquement les dépenses de France Télévisions dont on découvre avec un déficit de 40 millions qu'ils ont 126 000 euros par jour de dépenses de réception. Je vais vous répondre sur le fond mais j'aimerais quand même parler de ce sujet parce que c'est un scandale Madame Ernaud qui se permet d'aller sur les plateaux de télévision donner des grandes leçons de morale en allant traiter d'extrême droite les uns et les autres.

Excusez-moi, mais est-ce qu'on peut demander des comptes à cette femme qui avec l'argent des Français permet et autorise, je sais que ça vous met mal à l'aise, mais enfin 40 000 euros de taxis par jour. Donc moi je veux dire, parce qu'on parle du sujet budgétaire, je vous dis commençons par traiter ça. Donc par exemple, vous cherchez des économies, il va falloir privatiser un jour l'audiovisuel public qui coûte 4 milliards d'euros par an pour faire la leçon aux Français. Maintenant je vous réponds sur le fond.

22:36
Présentateur

Sur la question d'Amandine, cours ou contre la proposition d'impôt sur la fortune financière du Rassemblement National et de Marine Le Pen ?

22:41
Invité

Je ne vais pas d'ailleurs vous surprendre sur le sujet, j'ai un certain nombre de désaccords économiques avec le Rassemblement National et celui-ci en fait partie. Voilà, je vous l'ai dit, moi je m'interdis par principe aujourd'hui de poser le débat sur une nouvelle taxe ou une hausse de prélèvement obligatoire et je pense que la droite dans son ensemble

22:57
Marion Maréchal

Marine Le Pen est victime

22:58
Invité

du socialisme ambiant comme tu l'as dit. Du socialisme mental. Du socialisme mental. Mais en l'occurrence, non, je considère qu'en effet il ne faut pas poser les termes de cette manière-là et qu'on doit faire l'effort intellectuel d'aller chercher des économies et ces économies, immigration, train de vie de l'État, assistent à nains. Quoi qu'on en pense, aujourd'hui sur 1000 euros de dépenses publiques, 575 euros sont liés à la dépense sociale et donc le sujet des retraites de fait doit être traité. Ça ne vous aura pas échappé aussi que là-dessus, je n'ai pas tout à fait de mon point de vue que le Rassemblement national. Vous êtes pour la retraite par capitalisation ?

Et je considère qu'il faut en effet intégrer une part de capitalisation dans les retraites. Je considère d'ailleurs qu'il faut chercher également à aligner le régime des retraites publiques dont on parle souvent beaucoup moins sur le système des retraites privées. Je pense que la question de l'assistanat en général et des dérives de l'assistanat doit nous interpeller. Encore cette semaine, vous l'avez peut-être vu, on découvre là comme ça que la dernière aide de la CAF c'est d'aller jusqu'à 900 euros par mois pour des foyers qui ne travaillent pas pour s'acheter un grippin à la vaisselle, en canapé-lif.

23:56
Présentateur

Je reprends la question d'Amandine, effectivement.

23:58
Invité

Mais taxer les super-profiteurs,

24:01
Marion Maréchal

ça veut dire quoi ?

24:01
Invité

Non, pas taxer les super-profiteurs, je veux dire traiter le sujet des super-profiteurs. Donc là, en l'occurrence, privatiser l'audiovisuel public et licencier Mme Ernotte.

24:09
Présentateur

Quand Amandine vous dit est-ce que Marine Le Pen est victime du socialisme mental avec sa proposition ? Est-ce que Marine Le Pen est une victime du socialisme mental ?

24:16
Invité

De fait, Marine Le Pen a une position économique qui est plus social-étatiste. Je pense que tout le monde l'aura compris. C'est une socialiste ? Non, mais moi, je ne suis pas... Moi, je n'aime pas les caricatures et les raccourcis de ce point de vue-là. Mais de fait, de ce point de vue-là, nous n'avons pas la même position. Mais vous savez, c'est le propre des coalitions. Enfin, je veux dire, tout le monde s'en étonne. Mais le propre d'une coalition, ce n'est justement pas une fusion. C'est qu'on est des alliés. On a chacun nos singularités, nos particularités. Et justement, moi, c'est ce à quoi j'appelle.

On doit être capable de se mettre autour de la table et de discuter avec nos différences

24:52
Présentateur

Marine Le Pen avait du mal à dire, visiblement, si elle se sentait plus proche d'Olivier Faure ou de Bruno Retailleau. Vous, vous savez qui vous choisissez entre Olivier Faure et Bruno Retailleau ?

25:01
Invité

Oui, mais je n'ai absolument aucun doute sur le fait que je suis bien évidemment idéologiquement beaucoup plus proche de Bruno Retailleau. C'est évident. Maintenant, ce que dit Marine Le Pen et ce que dit Jordan Bardella tous les deux, d'ailleurs, ils disent on ne veut pas sauver la droite, on veut sauver la France. Ils disent la même chose là-dessus ? De fait, ils ont tous les deux tenu cette phrase. Évidemment que je suis d'accord, je ne suis pas là pour sauver la droite mais c'est vrai que je n'ai pas tout à fait le même diagnostic.

C'est-à-dire que je considère que pour sauver la France, il faut battre la gauche et pour battre la gauche, je ne vois pas d'autre chemin que celui de la coalition des droites. Si on en trouve un autre, jusqu'ici, il n'a pas été trouvé, donnez-le-moi. Mais de fait, je considère que oui... Marine Le Pen, jamais à vos yeux, ne gagnera seule sans faire l'alliance. Je pense qu'aucun parti politique, ça dépasse d'ailleurs Marine Le Pen, aucun parti politique ne peut gagner seule et le Rassemblement national est incontournable mais il n'est de fait pas suffisant.

Et oui, moi je suis de celles qui plaident aujourd'hui pour qu'on puisse mettre autour de la table des gens comme Marine Le Pen, Jordan Bardella, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, même Nicolas Dupont-Aignan, même évidemment Éric Zemmour de Reconquête. Et j'irai jusqu'à une partie d'horizon. Je dis bien une partie d'horizon parce que, je ne veux pas vous mentir, je n'ai pas grand-chose à faire avec Nathalie Loiseau. En revanche, je pense qu'il y a des choses à faire, par exemple avec un profil comme Christelle Morancet. Christelle Morancet qui est président des pays de la Loire, qui a baissé les dépenses de 100 millions d'euros, qui s'est attaché aux subventions de la gauche culturelle.

Oui, je pense que sur le régalien, notamment le sécuritaire, même sur l'immigration...

26:23
Présentateur

Édouard Philippe, il est dans votre union des droites ou pas ?

26:25
Invité

Édouard Philippe, c'est un sujet particulier. Je n'oublie pas quand même qu'il a appelé à voter communiste face au Rassemblement national aux dernières élections. Donc, de fait, je n'ai pas convaincu de pouvoir aujourd'hui me retrouver à la table avec quelqu'un qui préfère les communistes au camp national. Mais une partie, en effet...

26:40
Présentateur

Vous évoquez la déclaration de Marine Le Pen qui dit « Moi, je me positionne au-delà de cela, l'union des droites. Je ne suis ni de droite ni de gauche, dit-elle. J'œuvre pour mon pays et pour mon peuple. » Pour vous, Marine Le Pen, elle est de droite ou elle est de gauche ?

26:53
Invité

C'est à elle d'y répondre, là, pour le coup. Moi, je pense... De fait, moi, je n'ai pas de doute là-dessus. Je suis de droite et je l'assume. Je pense qu'aujourd'hui, d'ailleurs, le grand clivage droite-gauche est en train de se repositionner. Marine Le Pen, pour vous, elle est de droite ou elle est de gauche. Selon les critères que j'arrête, je pense qu'aujourd'hui, le grand clivage droite-gauche se repositionne sur la question de l'identité. Il a longtemps été sur le social et l'économique. Aujourd'hui, le clivage, la valeur cardinale... Mais donc, sur Marine Le Pen, vous ne voulez pas... Donc, je pense que, évidemment... ...le assigner d'étiquette. Évidemment...

L'identité, elle est de droite et économiquement, elle est de gauche. Moi, je pense que... Non, mais... Si on ne résume pas faire les caricatures, mais ce qui est sûr, c'est que... On parle de Mélanie souvent, comme vous l'avez dit tout à l'heure. Ce qui est intéressant dans le modèle Mélanie, qui est souvent évoqué par aujourd'hui les gens de droite, et j'en suis très heureux, j'ai été un peu seule à le faire au début. Aujourd'hui, on est très nombreux, tant mieux. Sur les résultats économiques...

27:39
Présentateur

D'ailleurs, elle en fait... Marine Le Pen préfère Matteo Salvini.

27:42
Invité

Absolument. La fermeté migratoire. Le succès de Georgia Mélanie, c'est quoi ? C'est aussi une méthode de gouvernement. C'est-à-dire que c'est une femme qui a réussi précisément, elle, à faire une grande coalition qui va du centre droit jusqu'à une partie d'Édouard Philippe, si on devait faire un équivalent, jusqu'à la droite nationale. Exactement. Jusqu'à la droite nationale, avec même des parties qui font parfois ne serait-ce qu'un pour cent, mais qui sont considérées comme indispensables et respectées pour cela parce que face à la gauche, chaque voix compte.

28:07
Marion Maréchal

Mais aujourd'hui, votre union des droites est une chimère puisque Marine Le Pen et Éric Zemmour ne se parlent pas. Jamais Édouard Philippe ou qui que ce soit du côté d'Horizon ou autre n'ira avec le Rassemblement national.

28:16
Invité

Ils l'ont invoqué pour l'instant. Eh bien, vous avez raison de dire qu'aujourd'hui, il y a encore beaucoup de chemin à faire. Il nous reste deux ans, sauf imprévus, jusqu'à la prochaine élection présidentielle pour travailler à cela. Moi, en tout cas, c'est la mission que je me donne. Restons sur le... C'est d'ailleurs, je vous le dis, une mission qui prend déjà un peu effet puisqu'au Parlement européen, vous qui suivez bien ce sujet, vous savez qu'aujourd'hui, j'appartiens à un groupe, le groupe des conservateurs dans lequel sont les Italiens qui travaillent d'ailleurs étroitement avec le PPE, donc le groupe des LR de centre droit et avec le groupe du Rassemblement national.

Cette coalition, elle prend forme avec des majorités de droite.

28:45
Présentateur

Au fond, vous vous sentez plus proche d'un Bruno Retailleau qui s'assume de droite ou d'une Marine Le Pen qui ne choisit pas entre la droite et la gauche ?

28:51
Invité

Mais moi, je me sens évidemment beaucoup plus proche de Bruno Retailleau. Enfin, j'ai aucun doute, vous savez... Que de Marine Le Pen ? Ah non, que de Marine Le Pen. Je suis allée au bout du chemin. Ah, je pense que sur les questions économiques, je suis plus proche de Bruno Retailleau, oui, de fait. Mais maintenant, le problème de Bruno Retailleau, à un moment donné, si vous voulez, c'est qu'au-delà des idées, il y a la question de la stratégie et du bilan.

29:12
Présentateur

Mais demain, il y a une élection entre Bruno Retailleau et Marine Le Pen.

29:15
Invité

Vous votez pour qui ? La question ne se posera pas, à mon avis, en ces termes en 2023. Vous voteriez pour qui ? Et j'ai été très claire, d'ailleurs, de ce point de vue-là, puisque j'ai tout de suite dit depuis maintenant des mois que je soutenais la candidature de Marine Le Pen, que je considère aujourd'hui la mieux placée. Parce que je pense qu'aujourd'hui, Marine Le Pen est en capacité, excusez-moi, de rassembler. Elle a été d'ailleurs une interlocutrice, y compris pour des gens comme moi avec qui elle a manifesté le souhait de vouloir travailler. Je considère qu'aujourd'hui, on a un Bruno Retailleau qui, de fait, n'est quand même pas très clairement arraché au macronisme.

Et je vais au bout du raisonnement parce que c'est vrai que vous avez raison. J'ai écouté François-Xavier Bellamy.

29:56
Présentateur

Ici même, il a dit entre Manuel Bonpart et Mario Maréchal, je ne choisis pas.

29:59
Invité

Oui, et c'est vrai que, je vais vous dire, c'est étonnant parce qu'honnêtement, quand on voit aujourd'hui le travail qu'on réalise même au Parlement européen avec François-Xavier Bellamy, moi je vous le dis, je n'ai aucune espèce de doute de la même manière que j'ai aucun doute entre un Bonpart et évidemment un Jordan Bardella ou une Marine Le Pen et aucun doute entre un Bonpart et un Bruno Retailleau. Voilà, donc c'est vrai que je pense qu'on a encore un travail de fond à faire, mais je suis convaincue qu'on sera poussé en cela par les Français. Mais restons juste...

Pardon, excuse-moi, juste par les Français de droite qui sont, je le rappelle quand même, très majoritairement, RN compris, électeurs RN compris, pour cette coalition de droite. Donc il y a une dissonance entre les dirigeants politiques et la volonté populaire. Est-ce que vous participeriez,

30:36
Marion Maréchal

Marion Maréchal, est-ce que vous participeriez à une primaire de la droite parce que Laurent Wauquiez, le patron de la droite, dit qu'il envisagerait, lui aimerait en tout cas une primaire qui irait de Darmanin, Gérald Darmanin, à Sarah Knafow. Déjà, comment vous comprenez ?

30:49
Invité

Vous êtes dedans ou dehors et est-ce que vous iriez ? Moi, je vais vous dire, par principe, je suis très mal à l'aise avec les primaires. Enfin, je pense que vous l'avez vu, l'expérience en a été douloureuse d'ailleurs pour les LR par le passé. Moi, je suis assez traditionnelle à droite là-dessus. Je considère que c'est au président du mouvement en général d'être candidat. Donc je n'ai aucune intention de me prêter à ce genre de... Si, et je vous le dis aujourd'hui, de toute façon, le sujet n'est pas là. Aujourd'hui, Marine Le Pen, jusqu'à peut-être, et je ne l'espère pas, la décision judiciaire est candidate à l'élection présidentielle.

Elle est la présidente et le leader du premier parti de droite du camp national. Ne nous attardons pas sur les mots. À ce titre, elle est la mieux placée. Maintenant, je milite pour que Marine Le Pen, pardonnez-moi, parce que, évidemment, je souhaite la soutenir, mais je souhaite la soutenir dans un cadre qui m'apparaît potentiellement victorieux. Et donc, évidemment, avec la possibilité d'élargir les alliances. Et c'est ce à quoi je veux travailler. Restons sur le Rassemblement national. Cet été, Marine Le Pen, justement, elle vous a expliqué en bureau politique qu'il n'y aurait pas d'alliance entre votre micro-parti et le RN.

Et c'est surtout Jordan Bardella qui semble avoir appuyé cette décision. Pourquoi ? Est-ce que vos relations sont si difficiles avec Jordan Bardella ? Non, c'est à eux de demander. Je regrette, moi, et d'ailleurs, je déplore le fait qu'il n'y ait pas d'accord de parti. Alors bon, le modus vivendi consiste à quand même permettre à des gens de mon mouvement de pouvoir être soutenus par le Rassemblement national, mais sans accord officiel de parti. Je pense que c'est une erreur, mais ça me dépasse. Vous leur poserez la question à eux. Ça me dépasse.

Je pense qu'il y a la tentation aujourd'hui de penser que l'alliance, d'ailleurs, tout à fait heureuse, moi, j'en suis très contente avec Éric Ciotti, est suffisante. Moi, je pense qu'il faut aller au-delà. Et je crois qu'aujourd'hui, la ligne que je porte, pas moi seulement d'ailleurs, qui est une ligne identitaire, libérale, conservatrice, doit avoir sa place parce qu'elle parle aussi à des Français qui ne sont pas nécessairement absolument représentés par le Rassemblement national et que nous sommes complémentaires. Mais je vais vous dire, l'Union est un combat. Moi, j'en démordrai pas. Et je suis...

En fait, vous avez raison de dire aujourd'hui, ça apparaît de la science-fiction, mais vous savez, moi qui suis l'Italie depuis longtemps, ça apparaissait aussi pour la science-fiction à une certaine époque politique en Italie. Marine Maréchal,

33:02
Présentateur

avant d'évoquer la situation internationale et notamment les déclarations de Donald Trump, vous étiez à Washington au moment de son investiture, quelques questions rapides, réponses rapides. S'il y a une dissolution, Marion Maréchal, est-ce que vous serez candidate à des législatives anticipées ?

33:16
Invité

Alors déjà, je suis pour la dissolution, vous l'avez compris, puisque je suis pour un retour au peuple à un moment donné. Et si c'est le cas, est-ce que vous serez candidat ? Je n'ai pas réfléchi à ce sujet particulièrement, mais c'est vrai que, bon, moi je me suis quand même engagée pour un mandat jusqu'en 2029, donc j'ai envie d'a priori de vous dire... Voilà, exactement, j'ai a priori envie de vous dire que j'irai au bout de ce mandat, sauf si, à un moment donné, cela apparaît plus utile. Moi, j'essaie toujours d'être là où on est le plus utile pour battre la gauche et permettre la victoire.

33:42
Présentateur

Dans quelques mois, ce seront les élections municipales. La mairie de Paris, votre candidature avait été envisagée, vous avez dit que vous ne seriez pas candidate, vous n'avez pas changé d'avis ?

33:49
Invité

Non, je n'ai pas changé d'avis.

33:50
Présentateur

Ça veut dire que vous soutiendrez qui ? Est-ce que ce sera Rachida Dati qui aura votre préférence qui est investi par LR ou Thierry Mariani, le candidat du RN ?

33:58
Invité

Écoutez, si Thierry Mariani fait une liste, comme je le disais à l'instant, d'ouverture d'union dans laquelle le mouvement qui est le nôtre et d'autres sont représentés pour justement aller chercher un maximum d'électeurs de droite, évidemment qu'il aura mon soutien. Maintenant, Rachida Dati, je vais vous dire, moi, je suis assez peu convaincue par le personnage. Je vois ce qu'elle fait aujourd'hui au ministère de la Culture. J'y vois une néo-gauche. Objectivement, je ne vois pas de rupture. Donc, sincèrement, j'ai peu d'espoir sur le fait qu'elle puisse renverser la table à Paris.

34:26
Présentateur

Oui ou non, un accord avec les Républicains ? Vous parliez d'élargir avec les Républicains pour les municipales ?

34:31
Invité

Moi, je le souhaite partout où c'est possible et compatible. Donc, une fois de plus, je milite pour ça au niveau national. Donc, je ne vais pas vous dire le contraire au niveau local parce qu'une fois de plus, je pense qu'il ne faut pas se tromper entre l'allié potentiel et l'adversaire existentiel. Aujourd'hui, la LF-isation de la gauche nous impose de clarifier qui est l'allié potentiel de l'adversaire existentiel. Donc, il n'y a pas de... Là-dessus, je pense, une certaine clarté à voir avec qui on peut travailler.

34:54
Présentateur

Alors, Marion Maréchal, la nuit dernière, on le disait, qui ont frappé le pays. Il y a quelques jours, des incursions de drones au Danemark également. Il y a quelques heures, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, a dit que la France n'excluait pas d'abattre les drones. C'est une bonne chose ?

35:09
Invité

Alors, c'est vrai que sur l'affaire du Danemark, il semble qu'il y ait une forme de confusion parce que j'en sens que les autorités danoises elles-mêmes ont l'air de parler de drones non identifiés. Donc, il faudra aller au bout de ce raisonnement-là. Maintenant, ce qui est sûr, moi, je m'en remets évidemment en droit international. Nous avons des espaces aériens qui nous appartiennent et si les autorités militaires considèrent qu'il y a une menace par le fait de cette intrusion, il ne va pas y avoir d'interdiction par principe d'éliminer ces drones, évidemment. Amandine.

35:34
Marion Maréchal

Est-ce que Vladimir Poutine est à vos yeux une menace existentielle, je reprends le terme d'Emmanuel Macron, pour l'Europe ?

35:40
Invité

Je pense que c'est une menace existentielle, bien sûr, essentiellement pour l'Ukraine et les pays proches de son influence stricte. Je pense que, de fait, aujourd'hui, il y a une restauration de la puissance russe et une aggravation de la tension avec l'ensemble de l'Europe qui font que ses voisins proches évidemment ont des raisons

36:00
Marion Maréchal

jusqu'à une guerre avec des pays européens

36:04
Invité

plus proches de la France. Tout démontre en tout cas qu'il n'en a pas les moyens comme on aurait pu l'imaginer parce que le fait qu'il se, pardonnez-moi l'expression, casse les dents à ce point-là sur le dossier ukrainien laisse entendre quand même qu'il serait compliqué, on va dire rationnellement de multiplier les conflits. Mais enfin, je crois que là, la leçon de l'histoire est quand même de nous appeler à l'humilité donc il vaut mieux être prévenant. Maintenant, je ne crois pas en revanche, je vous le dis, est-ce que demain la Russie puisse envahir la France ? Marion Maréchal,

36:31
Présentateur

vous étiez à Washington pour l'investiture de Donald Trump. Cette semaine, le président américain à la tribune de l'ONU a jugé, je cite, que le changement climatique était la plus grande arnaque jamais menée contre le monde et que le concept d'empreinte carbone c'était une supercherie inventée par des gens aux intations malveillantes. Est-ce que vous partagez son analyse ?

36:48
Invité

Moi, j'ai écouté le discours attentivement. Il parle plus précisément d'arnaque de l'hystérie climatique et en cela, je ne veux pas lui donner tort. Je ne veux pas lui donner tort parce que l'hystérie climatique c'est une réalité, c'est une forme de néo-marxisme décroissant. Vous, il y a une hystérie climatique aujourd'hui ? Oui, je pense très idéologisé quand on voit que des égéries comme Greta Thunberg qui était quand même au départ sur le climat et qui finit sur les flottilles à Gaza avec le drapeau palestinien, moi, ça m'interpelle. Mais le réchauffement climatique, est-ce que c'est une arnaque ?

Alors, je vais vous répondre sur le réchauffement climatique mais en revanche, il pose quand même un sujet que moi, je partage. Excusez-moi, quand il dit aujourd'hui de fait, on a une logique climatique qui aboutit à détruire nos emplois, notre industrie, notre prospérité alors même que les deux tiers des gaz à effet de serre viennent de l'extérieur de l'Occident, que l'Europe c'est 7%, que la France c'est 0,7%.

37:34
Présentateur

Mais arnaque ou pas le réchauffement climatique ?

37:35
Invité

Vous y croyez, vos réchauffements climatiques ? Ah, moi, je pense qu'il y a évidemment un bouleversement climatique. D'ailleurs, on voit... Le terme réchauffement climatique... Non, mais réchauffement ou rafraîchissement, les experts eux-mêmes d'ailleurs parlent de bouleversement et de fait, il y a eu sur certaines parties du globe, vous avez raison de le dire, un réchauffement attesté. Donc moi, je ne remets absolument pas en cause cela. Donc vous ne regrettez pas de l'avoir soutenu et d'avoir assisté à son inauguration en janvier dernier ? Non, je pense qu'il pose des vrais sujets qui doivent aussi nous interpeller sur ce sujet comme sur d'autres.

On voit aujourd'hui l'échec, le coût démesuré de la transition énergétique. Je rappelle que les énergies renouvelables ces cinq dernières années, c'est 22 milliards et que là, avec les objectifs climatiques que nous nous sommes fixés, par exemple, pour l'éolien offshore, on devra recouvrir quasiment l'intégralité de la façon d'infantique de notre pays. Et ça, alors que Donald Trump nous menace commercialement ? Mais ça, c'est deux sujets différents. Je veux dire, vous me parlez sur la question idéologique, je vous réponds sur la question idéologique.

Maintenant que les États-Unis soient les États-Unis et que leurs intérêts ne convergent pas avec l'Europe et la France, excusez-moi, moi, je n'ai pas attendu Donald Trump pour en avoir conscience. Moi, je n'ai pas oublié Alstom. Moi, je n'ai pas oublié la demande à BNP, Paribas. Moi, je n'ai pas oublié l'espionnage des dirigeants européens. Et tout ça, c'était sous la gauche américaine. Mais c'est marrant, à cette époque-là, les dirigeants européens n'avaient rien à dire.

38:41
Présentateur

Mario Maréchal, deux questions, je vous propose de me suivre. On va aller voir deux photos qui vont s'afficher sur notre écran qui se situe à quelques mètres de nous. Vous voyez s'afficher Gérald Darmanin à droite, Éric Dupond-Moretti, l'ancien ministre de la Justice à gauche, l'ancien ministre de la Justice qui a fait son retour médiatique cette semaine. Il dénonce, je cite, la dérive sécuritaire de son successeur, Gérald Darmanin, jusqu'à ce qu'il commet une faute quand Gérald Darmanin critique certaines décisions de justice. Alors, si je vous fais choisir entre Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti, vous êtes plutôt Darmanin ou Dupond-Moretti ? En termes de préférence ? Oui.

39:14
Invité

C'est quand même un choix cornelien. C'est quand même un choix cornelien parce qu'honnêtement, moi j'ai écouté Dupond-Moretti sur son livre et j'aurais préféré qu'il appelle son livre Je demande pardon.

39:24
Présentateur

Pourquoi ?

39:24
Invité

Je demande pardon à Philippines, à Thomas, qui ont été les victimes du laxisme migratoire dont il s'est fait le héros. Lui qui expliquait quand même, je rappelle à l'époque où nous avons 150 attaques au couteau par jour que la France n'est pas un coup de gorge. Donc moi je suis... Et tout ça d'oubli en plus, disons-le quand même d'une espèce d'extrême arrogance. Maintenant, je ne veux pas rentrer dans le jeu du ping-pong entre les deux parce que Gérald Darmanin a des propos qui apparaissent plus fermes mais son bilan à la tête du ministère de l'Intérieur est quand même assez peu glorieux et je n'ai pas eu le sentiment à l'époque qu'il a été extrêmement cohérent avec ses propos.

Je rappelle d'ailleurs puisqu'on parlait de l'Italie qu'il a été le ministre qui au moment où Mélanie essayait de bloquer l'Aquarius, vous savez, le bateau de migrants à ses portes, lui il a fait en sorte de les accueillir à Toulon alimentant en cela et bien évidemment un appel d'air migratoire.

40:08
Présentateur

Autre choix que je vous propose de trancher, vous allez les découvrir et bien à gauche Grégory Doucet qui est le maire et collégiste de Lyon Jean-Michel Olas et ancien président de l'OL qui s'est lancé cette semaine qui veut renverser Grégory Doucet qui veut conquérir la mairie de Lyon entre Doucet et Olas vous choisissez qui ?

40:23
Invité

Je crois qu'il y aura d'autres configurations possibles puisqu'il y aura d'autres candidatures notamment issues du corps national qui sont en train de se déterminer mais si vous me demandez entre les deux comme ça si le choix a été réduit à cela évidemment Olas sans aucun doute.

40:35
Présentateur

Vous choisissez plutôt Jean-Michel Olas dans ces cas-là. Merci beaucoup Marion Maréchal d'avoir été notre invité. On a parlé aussi de l'élection présidentielle. Vous ne serez pas candidate ?

40:43
Invité

Non, je ne suis pas candidate puisque comme je vous l'ai dit je soutiens Marine Le Pen et évidemment une coalition large qui est selon moi la clé de la victoire.

40:50
Présentateur

Merci beaucoup Marion Maréchal d'avoir été l'invité de BFM Politique.