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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 30 juin 2011 6 minAutoproduitFond programmatiqueNumériqueInstitutions & électionsEurope & international

Marine Le Pen : La liberté sur Internet est fondamentale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 40 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:21Invité politiqueFait
    « la loi Lopsy-2 de 2010 est inquiétante »
  • 2:34Invité politiqueFait
    « elle fait en réalité entrer la toile dans une logique mortifère, celle du filtrage arbitraire par le pouvoir. »
  • 2:47Invité politiqueChiffre
    « qui brasse des milliards d'euros »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « et qui ont fait voter, grâce à un lobbying très actif, la scandaleuse loi Adopi. »
  • 3:13Invité politiqueFait
    « la Commission Européenne négocie avec plusieurs pays un traité que les Français doivent connaître, le traité dit ACTA »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « Accord Commercial Anti-Contrefaçon »
  • 3:28Invité politiqueFait
    « un organe mondial de contrôle d'Internet »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « Je fus la première responsable politique française à m'opposer à cette adopi mondiale dès 2006. »
  • 4:28Invité politiquePromesse
    « d'abroger immédiatement la loi Adopi si je suis élu à la présidence de la République en 2012. »
  • 4:33Invité politiquePromesse
    « la France cessera aussi immédiatement de participer aux négociations sur le traité ACTA. »
  • 4:40Invité politiquePromesse
    « Je demanderai plus généralement le vote d'une grande loi « Liberté sur la toile » »

Temps de parole

  • Marine Le Pen99 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:05
Marine Le Pen

C'est à vous, internautes, que je m'adresse en particulier aujourd'hui. Parce que je veux parler d'un sujet important, la liberté sur Internet. Mais c'est aussi à l'ensemble des citoyens attachés au débat, à la démocratie et à la liberté d'expression que je m'adresse. Parce que cette liberté sur Internet, elle nous concerne tous. Et je souhaite la restaurer, la préserver, la sanctuariser. Vous le savez, Internet est un formidable outil que nous utilisons tous. Fruits de l'intelligence collective, il permet d'élargir notre horizon, d'accéder à une foule de savoirs et de développer l'innovation et l'économie. Mais Internet, c'est aussi un bouillonnement d'intelligence.

Un espace où dans notre pays, la liberté d'expression, la vigueur du débat se sont réfugiés. Où ils vivent avec une extraordinaire vitalité. Sur Internet, on discute, on se dispute parfois. On débat, on travaille ensemble, on avance toujours. Quand la presse et les médias, malheureusement, versent dans la complaisance avec le pouvoir en place, quand ils renoncent à faire vivre le débat au nom de dogmes, quand la presse classique est dominée par une caste qui entretient des relations incestueuses avec le pouvoir et les puissances d'argent, la toile est une formidable bouffée d'oxygène. Un espace de liberté et de démocratie précieux que nous avons le devoir de protéger.

Or, cet espace de liberté et de démocratie dérange. Il dérange parce qu'il laisse justement trop de place à la liberté, alors que tout le reste est sous contrôle. Parmi les élites autoproclamées, de droite comme de gauche, celles qui n'ont intérêt ni au débat ni au changement, « On souhaite cadenasser Internet ». Vous le savez, je ne citerai pas toutes les déclarations malheureuses qu'on a pu entendre ces dernières années, mais quelques propos récemment tenus sont édifiants. Ainsi, Jean-François Copé, président de l'UMP, qui voit dans Internet un danger pour la démocratie. Quand Jacques Séguéla y reconnaît la plus grande saloperie jamais inventée.

D'autres, comme le député UMP Jacques Millard, voudraient contrôler Internet, le « nationaliser » comme en Chine. Ceci est entre guillemets. Il faut donc absolument préserver Internet, préserver la toile des tentatives de contrôle des ennemis du débat. A ce titre, la loi Lopsy-2 de 2010 est inquiétante, parce que sous des prétextes inattaquables, comme la lutte contre l'ignoble pédopornographie, elle fait en réalité entrer la toile dans une logique mortifère, celle du filtrage arbitraire par le pouvoir. Il faut aussi préserver Internet de l'appétit des puissances d'argent, les amis du pouvoir, les amis de Nicolas Sarkozy.

Je pense en particulier au major du disque, qui brasse des milliards d'euros et qui ont fait voter, grâce à un lobbying très actif, la scandaleuse loi Adopi. Au lieu de pourchasser l'internaute comme il le fait aussi avec l'automobiliste, le gouvernement Sarkozy serait bien inspiré de s'attaquer aux vrais voyous, dont les trafics, eux, prospèrent tranquillement. L'Union Européenne relève ces menaces contre Internet et veut donner aux ennemis de la toile des armes juridiques considérables au niveau international. Ainsi, depuis 2006, la Commission Européenne négocie avec plusieurs pays un traité que les Français doivent connaître, le traité dit ACTA, ou Accord Commercial Anti-Contrefaçon.

Une sorte d'adopi au niveau mondial que les grands groupes voudraient voir adopté. un organe mondial de contrôle d'Internet, un organe de sanctions contre les internautes au service des grands groupes privés. Je demande la transparence absolue sur ce traité et j'exige que la France la refuse. Je me risse, oui, du fait que la résistance à ce funeste traité gagne de l'ampleur. Il y a quelques jours, le Sénat mexicain a voté une résolution demandant à son gouvernement de ne pas ratifier ce traité. Mais je suis inquiète quand j'entends la Commission Européenne annoncer que d'ici quelques semaines, l'Union Européenne ratifiera ACTA.

Je rappelle que je fus la première responsable politique française à m'opposer à cette adopi mondiale dès 2006. Je l'ai dit dans mon grand discours du 1er mai. Je défendrai partout et toujours la liberté. La liberté du peuple face au pouvoir, de la nation face à l'oligarchie, du petit face au gros, de la création face aux intérêts financiers. A ce titre, je réitère mon engagement d'abroger immédiatement la loi Adopi si je suis élu à la présidence de la République en 2012. Naturellement, la France cessera aussi immédiatement de participer aux négociations sur le traité ACTA.

Je demanderai plus généralement le vote d'une grande loi « Liberté sur la toile » qui, à l'inverse de la philosophie liberticide de l'Obsi2, gravera dans le marbre la liberté d'expression sur Internet dans la limite des règles normales relatives à la préservation de l'honneur, de la considération des personnes, de la lutte contre l'insulte ou contre la diffamation. En parallèle, on luttera avec détermination contre la pédophilie, sans confondre ce combat mené trop mollement avec le filtrage irraisonnable d'Internet. Les blogs, les forums sont des lieux d'échange, les agoras des temps modernes. Nous avons l'impérieux devoir de les préserver.

Je crois profondément à l'intelligence collective et au génie des peuples. La toile est un outil au service de cette intelligence. J'en serai le meilleur défenseur. J'en serai le meilleur défense de l'internet.

5:35
Locuteur

J'en serai le meilleur défense de l'internet.

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