Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 25 octobre 2017 17 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Nicolas Dupont-Aignan invité politique de Territoires d'Infos

Au micro : Oriane Mancini Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse partielle

    A qui attribuer ces bons chiffres du chômage ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Qu'en pensez-vous de l'exclusion d'Édouard Philippe ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que la clarification a eu lieu avec l'exclusion d'Édouard Philippe ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que la droite est en train de se suicider ?

  • 4:12OuverteRéponse directe

    Et vous redoutez pas la droitisation du Parti Les Républicains ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    À quoi consiste cette plateforme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37PrésentateurChiffre
    « Diminue de 1,8% en septembre, soit 64 800 selon les chiffres du chômage de Pôle emploi. »
  • 1:33InvitéFait
    « la directive travailleurs détachés continuera à faire des dégâts colossaux car le principe même de paiement des charges sociales du pays d'origine est maintenu. »
  • 1:52InvitéFait
    « Édouard Philippe, a été exclu hier de son propre parti. »
  • 3:05InvitéFait
    « on a voulu mélanger la carpe centriste et le lapin gaulliste. »
  • 3:21InvitéFait
    « La création de l'UMP, je l'avais prédit avec d'autres, a été une catastrophe. »
  • 3:33InvitéFait
    « C'est M. Édouard Philippe qui est le fidèle d'Alain Juppé. »
  • 6:21InvitéChiffre
    « Il y a déjà 300 questions sur le site qui sera ouvert à midi. »
  • 14:35InvitéFait
    « Emmanuel Macron, avec habileté, avait dit « je ferai une commission parce qu'il faut remettre tout à plat ». »
  • 14:45InvitéFait
    « La commission a dit que ce traité est mauvais pour la France, pour nos agriculteurs, pour notre alimentation. »
  • 15:37InvitéChiffre
    « On nous dit un an et demi, un an plus six mois au lieu de trois ans. »
  • 15:46InvitéFait
    « Et ça ne traite pas l'affaire des routiers. »
  • 15:52InvitéFait
    « C'est de l'habillage, de la manipulation. »
  • 16:56InvitéFait
    « C'est un drapeau français que je porte autant que je peux depuis les attentats. »

Temps de parole

  • Invité76 %
  • Présentateur8 %
  • ?6 %
  • Invité 25 %
  • Invité 35 %

≈ 26,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

Bonjour

0:08
Présentateur

et re-bonjour à ceux qui nous rejoignent. On était là depuis 7h30, vous le savez. C'est l'invité politique. Maintenant, c'est Nicolas Dupont-Aignan, le député de l'Essonne. Bonjour et président de Debout la France. Merci d'être

0:17
Locuteur

avec nous. Bonjour, monsieur.

0:18
Présentateur

De bon matin. Pour vous interroger, Oriane Mancini de Public Sénat, chargée plus spécialement des opérations spéciales. Bonjour, Oriane.

0:24
Locuteur

Bonjour, Cyril. Et Nathalie

0:25
Présentateur

Moret du groupe EBRAD. Neuf titres de la presse quotidienne régionale plus spécifiquement. Ce matin, le progrès de Lyon. Mais on va en parler dans un instant.

0:32
Locuteur

Bonjour à tous. Nicolas

0:33
Présentateur

Dupont-Aignan. Diminue de 1,8% en septembre, soit 64 800 selon les chiffres du chômage de Pôle emploi. La plus forte baisse depuis début 2001. Ça, c'est une bonne nouvelle. A qui attribuer ces bons chiffres ? A François Hollande ou à Emmanuel Macron, selon vous

0:51
Locuteur

?

0:52
Invité

D'abord, moi, je me réjouis. Mais attention, ils avaient augmenté du même nombre les deux mois précédents. Donc sur le trimestre, on est quasiment pareil. Donc attendons de voir. Voilà, soyons prudents. Moi, je ne commande pas les statistiques mois par mois parce que ça ne veut rien dire. On aurait pu dire exactement l'inverse au mois dernier. Attendons. Et sincèrement, j'espère qu'il y aura une baisse. Mais j'en doute parce que

1:15
Locuteur

quand

1:15
Invité

on regarde ce qui est en train de se produire, on s'aperçoit que de vraies mesures ne sont pas prises sur la relance de l'activité, alors qu'on bénéficie déjà de conditions très favorables. Et deuxièmement, contrairement à ce qui a été dit partout, et j'insiste, la directive travailleurs détachés continuera à faire des dégâts colossaux car le principe même de paiement des charges sociales du pays d'origine est maintenu. Et donc le dumping va continuer. C

1:45
Locuteur

'est un

1:46
Invité

énorme problème. M. Dupont -Aignan, on reparlera

1:48
Locuteur

tout à

1:48
Invité

l'heure des travailleurs détachés. Mais l'actu de ce matin, c'est que le Premier ministre en exercice, Édouard Philippe, a été exclu hier de son propre parti. C'est une première. Qu'en pensez-vous

1:57
Locuteur

?

1:57
Invité

Il a été exclu sans être exclu, d'après ce que j'ai compris, parce que ça m'a l'air un peu compliqué. Il va l'être une fois que le quorum sera atteint. Écoutez, c

2:03
Locuteur

'est

2:03
Invité

l'affaire des Républicains. C'est quand même la moindre des choses, parce qu'on ne sait plus où les Républicains habitent. D'un côté, il se dit parti d'opposition. De l'autre côté, la quasi-totalité des députés n'ont pas voté contre la confiance. Votent beaucoup des projets de loi du gouvernement. Et certains membres éminents, anciens des Républicains, dirigent la France. Donc si vous comprenez quelque chose, vous revenez me voir, moi je ne comprends rien. Et je pense que dans la vie politique, la démocratie, ce qui compte, c'est la clarté. Donc

2:36
Locuteur

on verra ce que les Républicains feront. Est-ce qu'avec ce qui s'est passé hier, la

2:37
Invité

clarification a eu lieu, selon vous ? Non, je ne crois pas. En vérité, il y a un problème profond, idéologique. Je pense sincèrement qu'il

2:45
Locuteur

y a

2:45
Invité

une grande partie des dirigeants, pas des électeurs, attention, des dirigeants républicains qui sont d'accord avec ce que fait M. Macron. Et cette partie-là,

2:54
Locuteur

c

2:54
Invité

'est, je dirais, celle que j'ai quittée il

2:56
Locuteur

y

2:56
Invité

a dix ans. Parce qu'en vérité, quand a été construit l'UMP, quand il y a eu la fin du RPR, c'est loin, et je l'avais dit à l'époque, vous pouvez retrouver tout ce que j'ai écrit, on a voulu mélanger la carpe centriste et le lapin gaulliste. Moralité, il n

3:11
Locuteur

'y

3:11
Invité

avait plus de cohérence idéologique. Et c'est ce qui explique d'ailleurs la percée du Front National. Moi, j'ai toujours été avec Philippe Séguin, Charles Pasqua pour un parti gaulliste, patriote et humaniste. La création de l'UMP, je l'avais prédit avec d'autres, a été une catastrophe. Et maintenant, en vérité, c'est l'esprit de l'UMP qui explose. Ceux qui avaient voulu l'UMP sont au pouvoir avec M. Macron. C'est M. Édouard Philippe qui est le fidèle d'Alain Juppé. Les centristes, les européistes, au moins Macron aura réussi une chose, c'est à clarifier la vie politique. C

3:43
Locuteur

'est ça qui est important. Est-ce

3:44
Invité

que la droite est en train de se suicider, comme le dit Sébastien Lecornu ? Je ne

3:47
Locuteur

crois

3:47
Invité

pas. Je ne crois pas. Je crois que Sébastien Lecornu représente une espèce de droite bobo, libérale, européiste, qui d'ailleurs va au naufrage. Parce que moi, ce qui me réjouit dans ce qui se passe aujourd'hui, je vais vous dire, c'est qu

3:58
Locuteur

'il y a

3:58
Invité

une clarification idéologique. La gauche bobo, libérale, européiste, travaille avec la droite libérale, européiste. Ils faisaient la même politique à tour de rôle en faisant semblant de s'opposer. Là, ils sont tous ensemble. Ils feront naufrage ensemble.

4:12
Locuteur

Et vous redoutez pas la

4:13
Invité

droitisation du Parti Les

4:15
Locuteur

Républicains qui pourrait réduire

4:16
Invité

votre espace

4:17
Locuteur

à vous ?

4:17
Invité

Pas du tout. Parce que je suis absolument convaincu que justement, cette clarification idéologique va permettre la grande coalition que je réclame et dont on parlera sans doute. Vous lancez aujourd'hui une plateforme, les amoureux de la France, Cyril,

4:35
Locuteur

une plateforme proglamatique.

4:36
Présentateur

Bien sûr, proglamatique, les sympathisants de droite. Vous avez donné une grande interview à Nathalie Moret qui est là sur ce plateau pour le groupe EBRAS pour en parler. À quoi elle consiste cette plateforme ? Et d'abord, physiquement, comment on peut y accéder ? Comment ça

4:50
Invité

se passe ? D'abord, je reviens sur la raison d'être. Parce que ce n

4:52
Locuteur

'est

4:52
Invité

pas une plateforme Internet participative pour une plateforme. Je vous disais il

4:56
Locuteur

y

4:56
Invité

a un instant que Macron a clarifié le jeu politique. Ceux qui faisaient semblant de s'opposer depuis 20 ans et qui menaient une politique, à mon avis, détestable, sont tous ensemble.

5:04
Locuteur

Un

5:04
Invité

jour,

5:04
Locuteur

ils

5:04
Invité

feront naufrage. Parce qu'ils n'auront pas de résultat. Ça, vous l'avez expliqué. Oui. Mais alors,

5:08
Locuteur

qu

5:09
Invité

'est-ce qu'on fait après ? Est-ce qu'on laisse M. Mélenchon

5:11
Locuteur

être

5:12
Invité

la seule opposition ? Moi, je remarque que depuis l'élection de M. Macron, M. Macron et M. Mélenchon monopolisent la vie politique. M. Mélenchon a su réunir des gens. De l'autre côté, à droite, c'est la dispersion. M. Wauquiez, dans son couloir, il dit « Je ne parlerai pas à Mme Le Pen ». Mme Le Pen recommence son travail de rénovation et tant mieux. Et puis, nous, debout

5:33
Locuteur

la France, on

5:35
Invité

devrait faire pareil ? Moi, je vous dis que jamais le Front National gagnera seul. Jamais les Républicains, sans les autres, gagneront seul. Et M. Dupont-Aignan, je le regrette, je pense, ne gagnera pas seul.

5:45
Locuteur

Et donc,

5:46
Invité

ça veut dire que je suis convaincu qu'il faut forger une grande coalition. Chaque parti restera son parti. Mais il faut une coalition, travailler ensemble. Et pour travailler ensemble, ce n

5:56
Locuteur

'est

5:56
Invité

pas les personnalités qui vont le faire. C'est sur un programme commun. C'est-à-dire un programme d'alternance sérieux, audacieux et sérieux. Et ce programme, on va le faire avec les électeurs. Parce que moi, je rencontre les électeurs. Et sur le terrain, je vois qu

6:09
Locuteur

'ils

6:09
Invité

sont d'accord sur l'essentiel. Ils ont voté soit républicain...

6:12
Locuteur

À

6:12
Invité

votre plateforme, parce que vous n

6:13
Locuteur

'avez

6:13
Invité

toujours pas

6:13
Locuteur

été... Oui, la plateforme, ça va être un moyen.

6:15
Invité

C'est un moyen. Les amoureux de la France, c'est de dire, avec les électeurs, on va forger ce programme commun. Il y a déjà 300 questions sur le site qui sera ouvert à midi. C

6:25
Locuteur

'est un

6:25
Invité

site internet. C'est un site internet avec des centaines de questions participatives. Les électeurs, nos électeurs qui sont malheureux aujourd'hui de voir ce qui se passe, pourront à la fois répondre aux questions, poser des questions, faire des commentaires, proposer des solutions. Monsieur Dupont-Aignan, vous voulez faire l'union des droites. Marion Maréchal-Le Pen y croit. Pas Marine Le Pen. Vous, vous y croyez ? J'y crois parce que je crois que dans la vie, il faut acter ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous différencie. Bien sûr qu'il

6:55
Locuteur

y a

6:55
Invité

des différences entre nous. Le Front National, ce n

6:57
Locuteur

'est

6:57
Invité

pas les Républicains et Debout la France. Mais ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous différencie. Encore faut-il déterminer ce qui nous rapproche, travailler avec nos électeurs, définir des positions communes. Mais on a le temps. Mais du coup, est-ce qu'elle est réaliste, cette union des

7:12
Locuteur

droits ? Oui, elle est réaliste

7:13
Invité

parce que les électeurs l'attendent. Parce que les électeurs, je leur dis très clairement, notamment à ceux de droite, si vous continuez à avoir des leaders qui sont dispersés, qui sont chacun dans leur couloir, alors que Macron a réunifié des gens qui pensent pareil mais qui étaient différents au départ, et que M. Mélenchon a réuni des gens qui sont d'accord sur l'essentiel mais qui sont différents au départ, eh bien nous, si on continue à être chacun dans son couloir, chacun à dire je ne

7:37
Locuteur

veux

7:37
Invité

pas travailler avec

7:37
Locuteur

l'autre, ce sera un échec. Avec qui ? Il y a Jean

7:40
Invité

-Frédéric Poisson ? Alors, avec moi, il y aura par exemple tout à l'heure, Jean-Frédéric Poisson, qui a cette même conscience que moi, qu'il faut dépasser nos petites boutiques personnelles. Il y aura Emmanuel Ménard qui viendra. Emmanuel Ménard sera là. Sera là. Député

7:54
Locuteur

apparenté FN. Il y aura le sénateur. Donc elle vous rejoint

7:56
Invité

officiellement ? Elle ne rejoint pas, c'est une plateforme, ce n

7:59
Locuteur

'est

7:59
Invité

pas un mouvement qu'on fait. C'est de dire, maintenant, ça suffit les disputes,

8:03
Locuteur

on travaille. Ça ne pourra

8:04
Présentateur

pas déboucher sur un mouvement, quoi

8:06
Locuteur

qu'il arrive. Non, je ne crois pas au mouvement.

8:07
Invité

Je crois que c'est un état d'esprit, c'est un élan, c'est travailler en commun. Il y aura le sénateur Masson qui a gagné quand même deux sièges au Sénat sur une démarche d'indépendance. Il y aura Julien Rochdy, l'ancien responsable du Front National Jeunesse. Il y aura Nicolas Duyck qui est un ancien député républicain. Il y aura des républicains, des gens du Front National, des gens de Debout la France, des gens du Parti chrétien-démocrate. C'est un premier noyau. Après, on va aller en province, il n'agit pas d'être sur Internet seulement. Moi, je veux qu'on voit les gens, qu'on discute. Et là, on invitera tout le monde.

8:37
Locuteur

Il

8:37
Invité

ne

8:37
Locuteur

s

8:37
Invité

'agit pas de lutter contre le Front National ou contre les républicains

8:41
Locuteur

ou

8:41
Invité

contre Debout la France. Chaque parti garde son autonomie, son indépendance, sa raison d'être. Mais est-ce qu'on ne peut pas à un moment dire, on va travailler ensemble ? Je prends des exemples concrets. Les frontières, la politique d'immigration, la sécurité,

8:54
Locuteur

les PME. Tous les thèmes de la

8:54
Invité

droite traditionnelle.

8:56
Locuteur

Mais au-delà de la droite. Au-delà de la droite.

8:58
Invité

Est-ce que vous avez pris langue avec lui ? Est-ce qu'il va vous suivre ? Je ne sais pas. Il verra au-delà de la droite. Ce n

9:03
Locuteur

'est

9:03
Invité

pas simplement l'union des droites. C'est l'union de ceux qui voient bien qu'Emmanuel Macron, c'est de la frime. Il n'y aura pas de succès. Et on ne veut pas laisser Mélenchon être la seule alternative parce qu'on a une pensée différente. On a bien compris. Vous avez un petit peu esquivé sur Florian Philippot. Quand il dit avec Nicolas Dupoignan,

9:20
Locuteur

on

9:20
Invité

peut faire un bout de chemin ensemble parce que politiquement, nous sommes très proches. C'est quand même une main tendue, ça. Qu'est-ce qu'il faut pour que l'alliance se fasse avec lui ? Florian Philippot a créé un nouveau parti. Il est dans une démarche de construction d'un nouveau parti libre à lui. Ce que justement, moi, je veux, c'est une coalition de tous les partis, mais sur un programme. La question,

9:38
Locuteur

ce n'est pas Florian Philippot. Vous avez cité plein de noms qui viennent d

9:40
Invité

'horizons différents.

9:41
Locuteur

Pourquoi

9:41
Invité

pas

9:41
Locuteur

de membres des patriotes ?

9:43
Invité

Parce

9:43
Locuteur

qu'on verra.

9:43
Invité

Mais les patriotes pourront participer à nos réunions en province, au même titre que des gens du Front National, des Républicains, du Parti chrétien démocrate. Mais moi, ce qui m'intéresse,

9:52
Locuteur

c

9:52
Invité

'est le programme. Parce que les Français ne nous ont pas fait confiance en 2017. Il y

9:58
Locuteur

a

9:58
Invité

eu un échec politique. Et cet échec politique, je pense, que tout le monde tire sur Marine Le Pen aujourd'hui, que c'est peut-être plus profond. C'est le programme. Le programme, il faut peut-être qu

10:10
Locuteur

'on

10:10
Invité

le revoie. D'ailleurs, Marine Le Pen a commencé un travail de son côté. Laurent Wauquiez de son côté a commencé un travail de mise à jour. Jamais les circonstances n'ont été aussi favorables pour qu'on puisse faire cette coalition un jour. Simplement, ça ne viendra pas des grandes personnalités. Parce que c'est normal, ils sont chefs de parti. C'est normal, ils ont chacun des échéances politiques. Marine Le Pen a son congrès. Laurent Wauquiez veut être élu président. Mais moi, je veux voir plus loin.

10:35
Locuteur

Je

10:35
Invité

veux qu'on travaille sur le fond des choses. Je veux qu'on propose aux Français un programme alternatif. Car les Français

10:41
Locuteur

vont

10:42
Invité

vite revenir de M. Macron. Ils vont comprendre que c'est une impasse politique, économique, sociale, migratoire. Et il faut que nous, on ait des solutions à apporter aux Français.

10:52
Locuteur

Mais

10:52
Invité

même sur le fond des choses, quel espace politique il vous reste entre les patriotes de Florian Philippot, entre les LR de façon Wauquiez et le Front National.

11:00
Locuteur

Mais justement, mais ce n'est pas une question d'espace.

11:02
Invité

Mais moi,

11:03
Locuteur

je

11:03
Invité

ne

11:03
Locuteur

vis

11:03
Invité

pas pour avoir un espace. J'ai été candidat à la présidentielle, j'ai eu près de 2 millions de voix. Je ne suis pas en manque d'espace.

11:08
Locuteur

Je

11:09
Invité

veux que mon pays progresse. Et je crois aux convictions que je défends. Et les convictions que je défends, je dis que si les leaders qui les partagent sont émiettés, divisés, ils trahissent quelque part la volonté des électeurs de se rassembler. Et moi, je vois tous les jours des électeurs

11:26
Locuteur

qui

11:27
Invité

ont voté républicains, parfois debout la France, parfois Front National, et qui me disent « Mais quand est-ce que vous allez être capables de vous entendre

11:33
Locuteur

?

11:33
Invité

Macron a fait l'union des européistes, des mondialistes.

11:36
Locuteur

Et

11:36
Invité

vous, vous défendez la patrie avec des orientations, parfois des nuances, des différences. Mais vous,

11:41
Locuteur

vous

11:41
Invité

n'êtes pas capables de vous rassembler. Le contrôle des frontières, on n

11:45
Locuteur

'est

11:45
Invité

pas capables de se rassembler là-dessus ? La

11:46
Locuteur

défense des

11:47
Invité

PME, des artisans. Des choses simples, précises. On est d'accord sur 80% des choses. Alors, pourquoi M. Wauquiez dit « Je ne

11:54
Locuteur

veux

11:54
Invité

pas parler à Mme Le Pen ? » On est dans un moment particulier, vous l'avez dit, le Front National est affaibli. Est-ce que c'est de votre part une tentative de siphonner les électeurs

12:02
Locuteur

du Front National ? Non, je ne suis pas

12:03
Invité

dans une démarche… Quel serait l

12:05
Locuteur

'intérêt ? Un peu quand même.

12:06
Invité

Non, je suis dans une démarche de reconstruction. Et je veux créer un électrochoc politique.

12:12
Locuteur

Mais est-ce que vous

12:12
Invité

êtes la personne pour faire ça, dans la mesure où les électeurs ont annoncé qu'ils voulaient du renouveau, l'élection de M. Macron, en est l'illustration

12:19
Locuteur

?

12:19
Invité

Les électeurs ont demandé du renouveau. Je pense que, justement, on doit apporter du renouveau. Du renouveau programmatique. Le temps des personnalités n'est pas venu. Je vais vous faire une confidence.

12:30
Locuteur

Qui,

12:30
Invité

en 2016, pensait que M. Macron serait président ? Sincèrement. Lui-même,

12:34
Locuteur

sans

12:34
Invité

doute. Oui, mais dans nos quatre, je ne

12:36
Locuteur

suis

12:36
Invité

pas sûr qu'il y

12:37
Locuteur

en

12:37
Invité

ait beaucoup. Ça veut dire que la question de 2022…

12:40
Locuteur

Vous ne le

12:40
Invité

pensiez pas, en tout cas, du tout ? Non, franchement. Franchement, mais qui le pensait ? Et vous, sincèrement, fin 2015, vous pensiez que M. Macron serait président

12:47
Locuteur

?

12:47
Invité

Bon, franchement. Donc la question de savoir qui va être le petit cheval qui, en 2022, va être élu président de la République à droite, je m'en fiche et contrefiche. Parce que ce n

12:58
Locuteur

'est

12:58
Invité

pas le problème aujourd'hui. On verra celui en 2020 qui peut incarner ça. L'enjeu,

13:02
Locuteur

c

13:03
Invité

'est déjà de se rassembler. Parce que si on ne se rassemble pas, on

13:06
Locuteur

regardera

13:06
Invité

passer les trains.

13:07
Locuteur

Vous

13:07
Invité

dites que ce n

13:08
Locuteur

'est

13:08
Invité

pas le temps de l'incarnation, mais il

13:09
Locuteur

y

13:09
Invité

a quand même… Les gens qui sont au Front National pensent beaucoup à Marion Maréchal-Le Pen. Est-ce que vous l'avez appelée ?

13:14
Locuteur

Est

13:14
Invité

-ce que vous avez dit

13:14
Locuteur

? Non, je ne l'ai pas eue

13:15
Invité

parce qu'elle est retirée de la vie politique. Et je ne sais pas ce qu'elle voudra faire. Mais encore une fois, et c'est normal, c'est normal, la vie politique s'incarne dans des personnalités. Et vous avez raison de poser ces questions. Mais pour autant,

13:28
Locuteur

je

13:28
Invité

pense que si on a perdu en 2017, c'est parce que le programme qu'on portait a pu inquiéter certains Français. Et je pense sincèrement qu'Emmanuel Macron a gagné par défaut. Et je suis convaincu que si on ne fait pas cette démarche de terrain, d'écoute, de travail en province, dans chacune des villes, quel est l'avenir du monde rural ? Quels sont l'avenir des communes ? On a plein d'idées

13:49
Locuteur

et

13:49
Invité

des idées intéressantes au Front National, chez les Debout la France, aux Chrétiens-Démocrates, chez les Républicains, dans une certaine partie des Républicains. Et je vois bien les personnes, les élus locaux. J'ai eu plein d'appels là récemment. Ils disent, tiens, si on pouvait enfin avoir une démarche collective, collective, coalition. Ça ne

14:05
Locuteur

veut

14:05
Invité

pas dire qu'on renie ce qu'on est, dans l'esprit de l'alliance que j'avais faite avec Marine, mais qui était réduite à Marine et moi. Est-ce qu'on ne

14:11
Locuteur

peut

14:11
Invité

pas élargir l'esprit de ce qu'on avait fait au second tour

14:13
Locuteur

? C

14:14
Invité

'est ça ce que je veux faire. Tout simplement, c'est sincère. Je veux faire avancer le schmimlick. On va passer à un tout

14:19
Locuteur

autre

14:19
Invité

sujet, Nicolas Dupont-Aignan. Le gouvernement présentera ce matin, à

14:22
Locuteur

l

14:22
Invité

'issue du Conseil des ministres, son plan pour encadrer l'entrée en vigueur du CETA, le traité de libre-échange entre le Canada et l'Union Européenne. Qu'est-ce que vous attendez de ce plan ? Imposture, manipulation du gouvernement, du président de

14:34
Locuteur

la

14:34
Invité

République. Je vous rappelle que pendant la campagne, j'avais posé la question du CETA,

14:38
Locuteur

lors

14:38
Invité

d'un débat. Et Emmanuel Macron, avec habileté, avait dit « je ferai une commission parce qu'il faut remettre tout à plat

14:44
Locuteur

». Il

14:45
Invité

y

14:45
Locuteur

a

14:45
Invité

eu la commission. La commission a dit que ce traité est mauvais pour la France, pour nos agriculteurs, pour notre alimentation. Complètement contradictoire au traité de Paris sur l

14:53
Locuteur

'environnement. Bon,

14:54
Invité

attendez, attendez la suite. Et M. Macron a dit « on le vote ». Il est adopté. Eh bien, je demande un référendum. Un référendum

15:00
Locuteur

sur le CETA,

15:01
Invité

oui. Et si M. Mélenchon, si Mme Le Pen, si d'autres, M. Wauquiez et d'autres demandaient un référendum, le président de

15:07
Locuteur

la

15:07
Invité

République nous parle toute la journée de démocratie européenne. Eh bien, chiche

15:11
Locuteur

! Un

15:12
Invité

référendum. Car je vous le dis, le CETA, c'est la mort de nos territoires. Nos territoires ruraux, la qualité de notre alimentation, c'est encore plus l'industrialisation. Et c'est complètement contradictoire avec les orientations de M. Hulot. Un petit mot juste très rapide, très rapide sur la question des travailleurs détachés. Vous en avez parlé un petit peu tout à l'heure. Les ministres du Travail de l'Union Européenne se sont accordés sur une révision de la directive. Est-ce que pour vous, c'est quand même une bonne nouvelle ? Non, mais c'est pipo. C'est de la manipulation. On nous dit un an et demi, un an plus six mois au lieu de trois ans. Mais la durée moyenne, c'est quatre mois.

Et ça ne traite pas l'affaire des routiers. Et ça ne traite pas l'affaire des charges sociales qui restent payées en Pologne ou en Roumanie. Ça n'a aucun sens. C'est de l'habillage, de la manipulation. Mais ça ne résoudra pas malheureusement le problème des chômeurs. Et moi, ce qui m'intéresse, ce sont les chômeurs. C'est qu'on leur donne du boulot. Voilà.

16:03
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes donc à la tête d'un mouvement politique. Christophe Castaner, lui, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, a été choisi pour diriger la République en marge. Autre mouvement politique. Est-ce qu'il est l'homme de la situation ? Oui,

16:15
Locuteur

je

16:15
Présentateur

n'en

16:15
Locuteur

sais rien. Ce haut

16:16
Invité

républicain dit en marche. En marche vers quoi ? D'ailleurs, moi, j'aimerais savoir. Ça fait des mois qu'on répète en marche. C'est en marche vers le précipice, oui. Non, mais ils choisiront.

16:26
Locuteur

Vous trouvez

16:26
Présentateur

légitime ?

16:27
Locuteur

Oui,

16:28
Invité

bien, mais tout le

16:28
Locuteur

monde est légitime. C'est un choix

16:29
Présentateur

ministre concourant

16:30
Locuteur

à la présidence d'un parti. Mais écoutez, mais c'est

16:31
Invité

son... Vous

16:32
Locuteur

connaissez,

16:33
Invité

il est parlementaire.

16:33
Locuteur

Mais moi, je

16:34
Invité

respecte... Vous savez, la démocratie, c'est de respecter les autres, mais qu

16:36
Locuteur

'il

16:36
Invité

y

16:37
Locuteur

ait

16:37
Invité

un débat d'idées qui ne soit pas biaisé. Et que les Français puissent sincèrement, en démocratie, se faire leur idée. C'est tout ce que je demande. Et moi, ce qui m'intéresse, c'est de développer mes convictions et de convaincre mes concitoyens en étant encore meilleurs. C'est-à-dire en leur disant, il y

16:52
Locuteur

a

16:52
Invité

une autre voie possible. Il y

16:53
Locuteur

a

16:53
Invité

une autre voie possible. Qu'est-ce que c'est le petit pin, ce drapeau français ? C'est un drapeau français que je porte autant que je peux depuis les attentats. Parce qu'on n'a pas parlé sécurité, on n

17:03
Locuteur

'a

17:03
Invité

pas parlé retour des djihadistes, on n'a pas parlé contrôle des flux migratoires, mais ça compte aussi. Il

17:07
Locuteur

y

17:07
Invité

a l'économie

17:08
Locuteur

et

17:09
Invité

il y a aussi le problème de sécurité en France. Et là aussi, on doit proposer des choses concrètes. Merci

17:13
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France, d'avoir été l'invité politique. On passe au débrief de vos propos dans un instant.

17:20
Invité

Merci à vous.