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Podcast / conversationBLAST (sur YouTube)· 3 mars 2023 18 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesJusticeNumériqueInstitutions & élections

CAPITALISME ET ASSERVISSEMENT : RÉSISTER À LA PROPAGANDE OU DISPARAÎTRE

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30PrésentateurFait
    « En France, la patte de Bolloré, le Deus ex machina de nos lobotomies. »
  • 1:41PrésentateurFait
    « Partout, les algorithmes de Zuckerberg, ceux de YouTube, ceux de TikTok, nous façonnent. »
  • 4:09PrésentateurFait
    « Ces transactions qui étaient effacées industriellement, ces comptes non publiés qui permettaient l'anonymat plus total aux États comme aux fraudeurs et aux mafias. »
  • 4:14PrésentateurFait
    « Le Vatican, comme les banques des oligarques russes y avaient des comptes. »
  • 4:18PrésentateurFait
    « Les paradis fiscaux y faisaient leur marché. »
  • 5:18PrésentateurFait
    « Ces trous noirs de la finance auxquels les politiques auraient pu s'intéresser sont à l'origine des dérives du système financier. »
  • 5:36PrésentateurFait
    « Ce capitalisme clandestin, jamais pris en compte par les indices boursiers, qui gavent, fait gonfler la fortune des dissimulateurs pour mieux laisser maigrir et crever les pauvres. »
  • 5:55PrésentateurFait
    « Nous sommes dans l'ère du capitalisme autophage, si bien décrit par le philosophe allemand Anselm Jappe. »
  • 7:47PrésentateurFait
    « Enquête sérieuse, de bonne foi, servant l'intérêt général, a définitivement martelé la Cour de cassation en France, validant notre travail et renvoyant leurs petites existences. »
  • 8:22PrésentateurFait
    « Bien sûr que nos accusations étaient étayées. Bien sûr que nous avions des preuves. »
  • 8:26PrésentateurFait
    « Ce sont les journalistes qui se sont couchés, les politiques qui ont gardé ailleurs, les lobbies bancaires qui ont tué toute velléité d'enquêtes parlementaires. »
  • 8:58PrésentateurFait
    « Tout cela m'amène à Julian Assange, poursuivi et martyrisé par les justices anglaises et américaines qui veulent sa peau, 13 ans après les premières révélations de Wikileaks. »
  • 14:08PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron fait ce pour quoi il est programmé. Il a été élu pour casser la politique. »
  • 14:21PrésentateurFait
    « Il sera ad vitam aeternam, celui qui a servi du caviar à la louche à des milliardaires repus, celui qui a tué la politique et le service public. »

Temps de parole

  • Présentateur91 %
  • Invité3 %
  • Invité 22 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:11
Présentateur

« Nous dansons de plus en plus vite, simplement pour rester en place. » Armut Rosa Comment les souvenirs disparaissent ? Comment fonctionne notre mémoire ? Est-ce parce que les événements se répètent, qu'on s'en souvient mieux ? Comment, dans le flux, s'opère la sélection ? Peut-on changer d'opinion, de valeur ? Comment la paresse, la lassitude, l'amollissement ? Comment avons-nous fini par accepter cette condition d'être soumis à des contraintes émanant d'un ordre économique lointain, de sommations médiatiques diffuses ou d'un gouvernement déconnecté de sa base ? À quoi sert-il de manifester, de débattre ? Comment achever ce cycle de renoncement ? Comment ces affrontements vont-ils finir ?

Je suis abreuvé de vidéos, de messages, de shorts. Ce ne sont que des histoires qui me traversent. Mon compteur indique que je passe en moyenne 6 heures par jour sur le net et les réseaux à m'imprégner de ces stimuli qui encombrent mon cerveau. Tout est allé si vite. Des sons, des images, des coups, des chiens, des cris, des meufs qui dansent, des mecs qui se battent, des acrobates, des chanteurs, de gros balèzes qui filent des baffes au point de se détruire le cortex pariétal, des renards pris au piège, des crocodiles qui avalent des tigres, des députés qui multiplient les punchlines débiles à l'Assemblée nationale, des extraits d'émissions TV de plus en plus trash.

En France, la patte de Bolloré, le Deus ex machina de nos lobotomies. Partout, les algorithmes de Zuckerberg, ceux de YouTube, ceux de TikTok, nous façonnent. La manière dont la Chine et les GAFAM s'occupent de nos envies, influencent jusqu'à nos pensées, assouvissent nos penchants les plus viles, font de la politique à leurs bénéfices, nous intoxiquent.

1:53
Invité

Donc là, on a déjà fait la moitié du chemin. On va maintenant pousser et pousser pour essayer d'être plus compétitifs.

1:57
Présentateur

C'est ce monde-là qui nous enveloppe tous les jours et auquel il faut résister, sans y renoncer. Résister à ce déferlement, à ce bruit, à ces injonctions. Utiliser les failles. De la grisaille et du bruit, des visages apparaissent. Il s'appelait Ernest Bacchus. Il est mort le 9 janvier dernier, mais l'annonce de sa disparition est apparue dans les journaux 11 jours plus tard. « Ernest, je sais que tu ne m'entends pas, mais je pense à toi. On ne pourra pas effacer tout ce chemin que nous avons arpenté ensemble, ni les traces que nous avons laissées.

Les journaux, en particulier luxembourgeois, ont publié une photo de lui assis à son bureau, dans son petit village des bords de Moselle, où il est enterré maintenant. On le voit en chemise, avec ses bretelles, barbus et souriants, entouré de livres et de dossiers. » J'entends sa voix et ce fort accent germanique.

2:47
Invité

« On ne peut avoir vraiment que la conviction qu'on a été liquidé parce qu'on en savait trop. »

2:54
Présentateur

Et puis du silence, ces mots s'échappent des nécrologies. Il avait qualifié, avec le journaliste français Denis Robert, le prestataire de services financiers Clearstream de « plus grande lessiveuse d'argent sale du monde » et de « trou noir du système financier ». Les auteurs n'ont toutefois jamais pu fournir de preuve de ces accusations de blanchiment et de manipulation financière. Des petits mots dans des petits journaux, comme la fin d'une histoire qui aurait fait couler beaucoup d'encre, « avant un jour ma propre mort » et le rideau. On aura sans doute amnésié alors ce que fut Clearstream et le rouleau compresseur des blanchisseurs d'infos aura gagné son combat contre la vérité.

Même devant la tombe d'un homme, ces journalistes de pacotis continuent leur sale travail. Je pensais avoir oublié Clearstream, mais ces nécros ont réveillé une colère. 12 ans de ma vie, 2 ans d'enquête et 10 de bagarre avec des plaintes contre Ernest et moi et les autres lanceurs d'alerte, Régis Semple, Florian Bourges. Les deux autres informaticiens qui ont eu le courage de parler et d'expliquer comment cette multinationale était devenue la plaque tournante de tous les trafics et de tous les secrets. Ces transactions qui étaient effacées industriellement, ces comptes non publiés qui permettaient l'anonymat plus total aux États comme aux fraudeurs et aux mafias.

Le Vatican, comme les banques des oligarques russes y avaient des comptes. Les paradis fiscaux y faisaient leur marché. Tout cela avait été largement documenté par Ernest et moi. Un trillion, c'est combien de zéro ?

4:27
Invité

J'ai mis beaucoup de temps à comprendre ce système de compensation.

4:44
Présentateur

Ernest avait une pensée en arbre. Vous savez, le type qui vous raconte une histoire qui vous amène dans une autre histoire et vous vous accrochez aux branches. Tout était tellement gros. Ernest était le témoin infiltré de la dématérialisation financière. L'insider, dans la matrice interbancaire, il avait construit, puis avait été exclu du système car il avait compris qu'obéir aux ordres de dissimulation allait provoquer des séismes. Nous y sommes. Ces trous noirs de la finance auxquels les politiques auraient pu s'intéresser sont à l'origine des dérives du système financier. Un capitalisme clandestin est né et a prospéré grâce à des outils et des structures tentaculaires comme Clearstream.

Ce capitalisme clandestin, jamais pris en compte par les indices boursiers, qui gavent, fait gonfler la fortune des dissimulateurs pour mieux laisser maigrir et crever les pauvres. Clearstream était un estomac géant. On voit bien aujourd'hui que ce capitalisme-là a mangé l'autre, celui qui devrait en principe faire travailler les hommes et assurer leur retraite. Nous sommes dans l'ère du capitalisme autophage, si bien décrit par le philosophe allemand Anselm Jappe. Il est parti d'un mythe grec où un roi, jamais rassasié, a fini par s'auto-dévorer.

Une économie mondiale basée sur la concurrence produit nécessairement des gagnants et des perdants, et la distance entre eux devient vite infranchissable, lorsque chaque nouvelle invention technologique va à l'avantage de ceux qui peuvent se permettre son introduction. Ernest et moi, nous nous sommes fâchés, rabibochés, séparés, retrouvés. D'habitude, les journalistes ne mettent pas le nom de leurs sources sur une couverture de livres. J'ai voulu le faire, car nos révélations sur les circuits internationaux de l'Argensal reposaient sur le travail d'Ernest et ses archives. Jamais, à ma connaissance, une enquête n'a été autant documentée.

Toutes les preuves étaient dans le livre et dans le documentaire qui a suivi.

6:52
Invité

D'un côté, Cédel Clearstream aide au paiement d'une rançon. D'un autre, il permet à une banque pakistanaise de recycler des fonds. D'un côté, la firme luxembourgeoise aide le gouvernement américain ou le Vatican. D'un autre, les mafieux russes. L'équilibre n'est jamais rompu. Le Luxembourg joue l'entremise. On se sert du système entre initiés. C'est leur secret. C'était leur secret.

7:19
Présentateur

D'arriver ce qui était prévisible. Devant l'énormité de nos révélations, la meute nous a chassés, a cherché la petite bête. Il y avait une erreur minuscule dans un livre de plus de 400 pages. Et ils se sont jetés dessus pour disqualifier le reste. Mais on a tenu bon. On s'est tapé tous les procès, tous les huissiers, tous les tribunaux. Pour Ernest, qui est devenu un paria sur la place luxembourgeoise, cela a été encore plus compliqué que pour moi. Mais nous avons fini par gagner nos procès. Enquête sérieuse, de bonne foi, servant l'intérêt général, a définitivement martelé la Cour de cassation en France, validant notre travail et renvoyant leurs petites existences.

Tous les communicants de la multinationale, les vendus, les aigris, les oublieux, les avocats, ceux qui nous avaient diffamés et avaient défendu Clearstream et les banques. Les mêmes qui rabâchent aujourd'hui que nous ne sommes pas parvenus à étayer nos accusations et avons accusé sans preuve. Je dis cela avec force pour Ernest. Bien sûr que nos accusations étaient étayées. Bien sûr que nous avions des preuves. C'est la justice en France, en Belgique et au Luxembourg qui n'a pas fait son travail. Ce sont les journalistes qui se sont couchés, les politiques qui ont gardé ailleurs, les lobbies bancaires qui ont tué toute velléité d'enquêtes parlementaires.

Mais l'informatique est un piège infernal, car elle conserve les traces et la mémoire des fraudes dans les systèmes. Ceux qui cachent leurs méfaits et leurs transactions se rendent toujours à la merci d'un Ernest Bacchus ou d'un Edward Snowden, d'une Chelsea Manning ou d'un Raphaël Hallet, à qui la Cour de justice européenne vient de rendre justice dans l'affaire LuxLeaks. Tout cela m'amène à Julian Assange, poursuivi et martyrisé par les justices anglaises et américaines qui veulent sa peau, 13 ans après les premières révélations de Wikileaks.

L'histoire retiendra qu'un jeune Australien idéaliste doué en informatique, assoiffé d'équité, s'est levé un jour et a révélé au monde les manipulations et les crimes de la Maison Blanche, de l'armée et des services secrets américains. Et pour cela, il est calomnié, torturé et sur le point d'être extradé devant un tribunal d'exception qui veut l'enfermer pour toujours. À nous, journalistes, écrivains, philosophes, politiques, avocats, artistes, citoyens, d'insister, de ne rien lâcher. Nous étions à Strasbourg le mois dernier pour porter sa voix. Des manifestations sont organisées à Londres dans une quasi-différence.

Qu'est-ce qui fait que le meilleur d'entre nous laisse à ce point les médias et les politiques indifférents ? Quelle est cette violence, ce lavage de cerveau ? Il faut peut-être être passé de l'autre côté du miroir pour ressentir dans son corps ce niveau d'injustice. Une tête, un visage, une phrase, un événement passé sous les radars. L'actualité va nous oublier, va bientôt nous anéantir. Les médias et les réseaux sociaux, par leur protubérance, leur vitesse, fabriquent de l'amnésie. Durs de se battre et de tenir bon. C'est ce qu'on essaie de faire à Blast. Souffler sur l'info comme sur une braise ou disparaître.

Il existe une esthétique de la disparition, comme l'écrivait au début des années 80 Paul Viriot. Il était très à la mode à l'université quand j'y étais. Notre monde est à la fois catastrophique, apocalyptique et merveilleux. Il est les deux à la fois. Lui aussi est oublié, ou presque. Accrochez-vous. Puisque le visible n'est que l'effet de réel, de la promptitude de l'émission lumineuse, et que, par ailleurs, ce qui passe de plus en plus vite se perçoit de moins en moins nettement, il faut nous rendre à l'évidence. Ce qui est donné à voir, l'est grâce au truchement des phénomènes d'accélération et de décélération, écrivait-il.

Autrement dit, on ne retient les événements que quand on décélère. Le système nous pousse à aller vite, à ne pas nous attarder. Relire Viriot aujourd'hui, à l'aune du chaos climatique, laisse rêveur. Il pronostiquait avec 40 ans d'avance l'affaiblissement de notre perception de l'environnement. Nous nous focalisons sur des détails en négligeant la globalité des phénomènes, disait-il. Viriot avait aussi imaginé, en précurseur, l'interconnexion des spectacles et des spectateurs. Il avait théorisé le fait que cette interconnexion ne pouvait qu'aboutir à une crise inégalée, quand des centaines de millions d'humains seraient confrontés à une même réalité.

Là où le choc concernait quelques dizaines de spectateurs, il provoquera une déstabilisation de centaines de millions de personnes par le biais de la mise en réseau de l'humanité. À la fois engourdi, desservelé et somnolant, nous y sommes. Avec l'avènement du capitalisme financier, l'appauvrissement des nations, la désindustrialisation, sans moyens puisqu'ils se refusent à changer de logiciel et de fiscalité, l'État, en France, mais aussi un peu partout dans le monde, ne fait que manager les pénuries. Dans cette frénésie à capitaliser et à sauver les riches, ces missions se réduisent à la gestion, toujours plus répressive, de la pauvreté.

Les gilets jaunes, c'était ça, la réforme des retraites, c'est encore ça. Armut Rosa, philosophe et sociologue allemand, a beaucoup écrit sur l'équilibre vie-travail qui s'est imposé à nous. Cet équilibre s'avère problématique pour la plupart d'entre nous, car nous ne l'atteignons pas pendant la phase la plus active de notre existence, qui est soumise aux règles du jeu de l'accroissement et au to-do list, dont on ne vient jamais à bout. La part de vie laissée de côté est reportée à l'âge de la retraite. Pour l'instant, je croule sous les obligations, mais un jour j'en aurai fini avec tout ça et je recommencerai à vivre.

Tel est le discours dominant que les classes moyennes, et souvent aussi supérieures, tiennent sur elles-mêmes. C'est la raison pour laquelle le recul de l'âge de la retraite se heurte contre toute logique économique et démographique à une résistance aussi acharnée, écrit-il. Nous imposer du travail supplémentaire alors que la planète brûle, que le pays se paupérise, que jamais l'hôpital ou l'école ou les services publics n'ont été à ce point délabrés, c'est le braquage de trop. On ne nous prend pas seulement de l'argent, on nous prend du temps de vie. Qui peut avoir ce culot ? Qui peut être à ce point malveillant ?

Seul un missionnaire ou un type qui s'en fout est capable de mener pareille bataille. Un type qui a pleinement conscience qu'il est de passage et en service commandé. Emmanuel Macron fait ce pour quoi il est programmé. Il a été élu pour casser la politique. Il était destiné à dépasser l'opposition droite-gauche, à tuer le PS en même temps que LR. Il a en tout point réussi. Si on réfléchit à sa trace, ce président sera celui qui aura fait entrer et s'épanouir le marketing en politique et grimper l'extrême droite à un niveau jamais atteint. Il manage, n'a aucune vision, aucune perspective, aucun scrupule, aucune compassion.

Il a sa cour de petite emarcheuse, énamourée, montchalin, schiappa, panier, runaché, jamais une critique, la voix de son maître. Il a également son boy's band des fantassins prêtes à toutes les bassesses pour mettre en œuvre son plan et aller parler devant des micros complaisants, Guérini, Attal, Véran, petits nervis de la dévastation ambiante. Mais il a aussi son artillerie lourde, Darmanin, Lemaire, Dupont-Moretti. Lui, je ne comprends pas. Il aurait dû rester avocat. Un jour, peut-être, certains de ses hommes et certaines de ses femmes inféodées se réveilleront. Mais ce sera trop tard. Avec Macron, on ne sait jamais ce qui va nous tomber dessus.

Il passe son temps, quand on refuse ses arguments, à nous dire qu'on manque de maturité. En gros, on est con ou extrémiste. Lui, est informé et intelligent. Et surtout élu. Quand je prends le train pour Paris pour enregistrer mon édito, comme je l'ai fait ce matin, je croise ses émules. Car il a ses fans de jeunes clones qui bossent dans des banques près du quartier de la gare à Metz, pantalons slimes, veste courte, godasse brillante. Il parle comme lui, sourit comme lui. Il se sent dans le camp des winners. Il râle quand il croise un gréviste. Pouf, quand c'est un gilet jaune. Macron aura aussi été l'homme de cette fracture entre nous. On est devenu irréconciliable.

Il n'est pas un animal politique, comme pouvait l'être Sarkozy. Il est une anomalie politique. Il a gagné sans convaincre. Il est le contraire d'un conquérant, comme pouvait l'être Chirac ou Mitterrand. Même François Hollande, qui a été suffisamment bené pour nous l'amener à l'Élysée, s'est battu. Macron n'en a pas eu besoin. Il sera ad vitam aeternam, celui qui a servi du caviar à la louche à des milliardaires repus, celui qui a tué la politique et le service public. Il va laisser cette trace-là. Une sale trace. La grand-mère d'un ami sarde, Maria, 102 ans au compteur, quand elle est arrivée en France, s'étonnait de devoir payer le pain et le lait.

« Un jour, on va payer l'air pour respirer », disait-elle. On y est. On y est presque. Bon, ce n'est pas super gay comme chute, mais même en me creusant, j'ai zéro blague. Je laisse ce privilège aux marioles.

17:00
Invité

Ça ne tient pas debout, tu es d'accord ? Non, tout est vrai. Je te promets, tu auras les circonstances atténuantes. Et on ne dira rien à ta femme. Tu es juste un gosse égaré qui a grandi trop vite, tu es irresponsable. Et oui, parfaitement. Irresponsable.

17:15
Présentateur

Ou aux Russes, quand ils se moquent de l'Occident. Merci de soutenir notre campagne, de nous suivre et de partager nos vidéos. Et à bientôt sur Blast, le souffle de l'info. Allez, salut.

17:37
Invité

Et Macron, Macron, te murmure tout bas. La retraite à 60 ans, c'est ce qui se faisait avant. C'est ce qui se faisait avant, du temps de Mitterrand. Depuis t'as pris deux ans, et puis encore deux ans, ça fait 64 ans. Quelle moins force à 100 ans, quelle moins force à 100 ans. Tu fais peur aux vautours, de la finance qui savoure la tête que nous laissons à nos petits-enfants. La retraite dorénavant, les pas dorés navrants. Ça sera 64 ans, mais t'as 70 ans, qui dit mieux, Jean Calment. Ok Banco, 100 ans, une fois, deux fois, 100 ans. On a crié 100 ans, bravo Éric Ciotti, l'ouvri te remercie, lui quel doux meurtri. La, la, la, la, la, la, la, la.