SCANDALE DES CRÈCHES PRIVÉES : ENFANTS EN DANGER
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des bébés jetés dans leur lit des enfants contraints de manger jusqu'à vomir des brûlures des gamins parqués pour faire le ménage soulevés par les cheveux à hauteur d'adulte attachés à une chaise en guise de punition ou encore des enfants insultés et menacés des violences institutionnalisé voilà ce qui ressort du rapport de Ligas l'Inspection générale des affaires sociales sorti en avril 2023 c'est aussi ce qu'on pu trouver les journalistes Daphné Gastaldi et Matthieu Peris qui ont investigué sur les crèches privées en France dans une grande enquête il documente les maltraitances les privations de nourriture surtout il se pose la question des causes qui ont fait des bébés un business comme un autre avec ses profits et sa rentabilité parfois à n'importe quel prix car au-delà du constat ils ont essayer de comprendre comment les crèches sont-elles en train d'être privatisées quelles sont les conséquences de ce phénomène sur les travailleurs de la petite enfance et sur les enfants eux-mêmes comment pourrions-nous éviter ces dérives devenues systèm Daphné Gastaldi bonjour bonjour vous êtes journaliste d'investigation membre du collectif we report et vous venez de publier ce livre avec Matthieu Peris journaliste également le prix du berceau ce que la privatisation des crèches fait aux enfants tout est parti d'un ce qu'on pourrait appeler un fait divhiver le 12 juin 2022 un enfant est tué dans une crèche du groupe people and baby du 3e arrondissement de Lyon parce qu'une employée a fait ingérer un bébé un produit pour déboucher les canalisations et donc l'enfant est décédé suite à cette ingestion ces difficultés personnel ajouté aux conditions de travail qu'on sait maintenant assez dégradé font dire à son avocat qu'elle aurait en fait disjoncté il parle d'un coup d'énervement avec des conséquences dramatiques mais selon lui elle n'avait pas l'intention de donner la mort il y a la culpabilité d'avoir mis son enfant dans cette crèche et puis c'est l'horreur en fait parce qu'on se demande quelle journée elle a passé ce jour-là quelle quelle qu'elle a bien pu subir les autres jours on ne peut pas considérer pour autant que ça touche la globalité des crèches qui accueillent nos enfants sur la métropole ce serait se tromper gravement que de généraliser cet accident dramatique est-ce que c'est ça qui a déclenché l'écriture de ce livre et est-ce que directement vous avez su queil y aurait il y avait un problème et que c'était un problème de cette ampleur là alors on se doutait que dans les crèches la situation n'était pas sereine et on sait qu'il y a une pénurie de personnel de place on les crèche depuis des années ce drame à Lyon l'année dernière c'est ce qui a surtout été le déclencheur d'un bouleversement dans tout le secteur donc les salariés ont commencé à parler aussi en nous disant je crains que ça puisse arriver dans ma crèche que je puisse faire un burnout ce cas ce drame est très spécifique il y a pas eu de procès donc on a pas tous les éléments encore mais ça a fait ça a fait un élément déclencheur et surtout on a beaucoup de témoignages qui ont commencé à arriver donc journalistiquement c'était le moment aussi il y avait une fenêtre d'aller parler avec ces personnes qui étaient donc prêt à parler on a un terme en journalisme on dit que parfois le sujet est mur ça veut dire que c'est le moment d'aller récupérer des documents de creuser de trouver des personnes qui ont envie de parler parce que c'est le drame de trop on va dire donc ça a été le point de départ de l'enquête et on a lancé un appel à témoignage sur média cité qui est un site d'investigation et donc face à l'empleur des témoignag qu'on a reçu on s'y mis à deux on a tout de suite compris évidemment que ça ne concernait pas que Lyon qu'il fallait faire une enquête au niveau national sur la situation dans les crèches on s'est aussi penché sur les crèches publiques hein donc on en parle dans le livre mais on s'est rendu compte que dans le secteur privé dans les grands groupes donc le secteur privé habit lucratif il y avait une surpression il y avait encore plus de dysfonctionnement de courses au profit qui mettaient à mal les salariés donc par conséquence les enfants et c'est ça qu'on a analysé et qu'on interroge dans le livre mais parce que c'est un thème qui est pas forcément connu surtout peut-être quand on n pas d'enfants ou quand on n' pas été confronté à cette question des crèches vous vous voyez ce fait divers c'est vous qui avez l'idée ou c'est Mathieu Peris vous me disiez qui peut-être déjà avait commencé à couvrir ce qui s'était passé à Lyon et et vous vous êtes dit je me lance dans une enquête sur le sujet en fait c'était un tel bouversement Mathur Peris c'était à Lyon à ce moment-là c'est là où il travaille où il vit donc il a enquêté il a commencé à trouver des personnes qui témoignaient et de fil en aiguille quand on s'est rendu compte de l'ampleur des choses on s'est dit en fait ce sujet ce n'est pas qu'un sujet pour les parents c'est un sujet universel c'est un sujet de société et qui concerne tout le monde qu'on est ou non des enfants on a tous des niaises des amis et puis c'est aussi une question philosophique sur l'accueil de personnes vulnérables comme des bébés en France jusqu'à quel point on veut qu'il y ait une privatisation il faut des crèches privé aujourd'hui en France parce que on a une pénurie mais quelle limite met-ons à ça aujourd'hui on a 24 % du secteur marchand qui est géré par le secteur privé est-ce qu'on va 30 50 70 % de privé en sachant que c'est un sens unique hein après c'est difficile de marche de faire marche arrière et les logiques ne sont pas les mêmes on va développer mais c'est pas les mêmes que dans le secteur publ en fait et c'est très intéressant parce que vous revenez sur cette partie un petit peu historique et cette partie aussi chiffrée on est quand même dans une émission d'économie ici c'est comprendre quel est le le secteur en fait en comment est composé le secteur des crèches on va donner quelques chiffres donc que vous donnez dans le livre en France en 2021 on comptait près de 491000 places en crèche et il y en a 200000 qui manquent si on voulait réellement répondre aux besoins de la population il y a plus de la moitié qui est géré par des collectivités locales il y a 15/ cè de ces crèches qui sont des crèches associatives et près du quart vous l'avez dit 24 % qui sont issus du secteur marchand ça veut dire qu'en France il y a environ 115 ce qui est quand même 115000 places ce qui est quand même énorme qui sont géré par des entreprises à but lucratif et ça ça n'a pas toujours été le cas on est ça n'a pas toujours été géré comme ça par une partie du privé et la logique est celle-ci c'est il manque des places en crèche donc on ouvre à la concurrence on ouvre au privé en se disant qu'ils vont s'emparer de ce ce bout de marché ces places qui vont créer ces places qui manque ce qu'on voit c'est que ça fonctionne pas vraiment puisqu'on a encore 200000 places qui manquent et surtout que ben voilà là c'est récent puisque ça a commencé dans les années 2000 c'est ça exactement c'était au tout début des années 2000 c'était il y avait quelques crèches privées mais c'était vraiment minime et c'était pas forcément instauré comme une politique publique d'avoir des crèches privées conventionnées et cetera depuis les années 2003 2004 il y a eu des assouplissements au fur et à mesure des années pour faciliter l'arrivée de ce secteur privé au début certains groupes dont on parle étaient des PME aujourd'hui certains d'entre eux sont des multinationales donc il y a eu vraiment des assouplissement parce qu'on a eu besoin du secteur privé pour les crashes il manquait des places donc ça c'est le Conat et effectivement il faut aussi regarder que depuis 10 ans 80 % des places de crèche qui sont créées en France le sont par le secteur privé c'est ça qui nous a interrogé parce que aujourd'hui le gouvernement parle d'un service public de la petite enfance mais quelle part va prendre ce secteur privé dans les dans les années prochaine aujourd'hui il existe à 24 % c'est eux qui créent un maximum de placees en ce moment la la question est c'est jusqu'où ça va aller dans un secteur public de la petite enfance il faut savoir que ces grands groupes de crèches ne pourrai pas exister sans argent public ils sont largement financés par de l'argent public et c'est ça aussi qu'on interroge quand on est financé à ce point par l'argent public en face il faut que le service soit irréprochable et qu'on nentende pas parler de maltraitance économique sur des bébés en fait c'est ça qui é choque aujourd'hui mais j'aimerais qu'on revienne un petit peu sur le financement de ces crèches parce qu'encore une fois quand on n pas forcément confronté à ça en tant que parent ou en tant que personne qui a besoin d'une crèche on se rend pas compte aujourd'hui combien est-ce que ça coûte une globalement en moyenne de une place en crèche combien est-ce que ça coûte de mettre son enfant dans une crèche et et quelle est la part de subventions publiqu dans des entreprises privées comment est-ce que se finance les crèches en France al pour faire très synthétique euh ça va dépendre des revenus aussi mais 50 % d'une place de crèche va être prise en compte par la CAF la ce d'allocation donc familiale donc le seur secteur privé à des aides des subventions publiques de ce côté-là dans le secteur privé habucatif on a des tranches de prix très différentes on peut avoir des places de crèches qui commencent à 5000 € jusqu'à 20000 €. parce que dans ce système là il y a aussi ce qu'on appelle les crèches d'entreprise si vous êtes fonctionnaire pour un ministère pour un service public pour une grande entreprise vos employeurs peuvent réserver des places en crèche pour vous et ces places en crèche c'est un peu la mine d'or pour ces grands groupes de crè puisque ils sont facturés elles sont facturées assez cher donc c'est ça aussi qu'on décortique dans le livre et qu'on essaie d'expliquer après qu'on soit dans le privé dans le public les parents reçoivent les les mêmes aides hein donc dans les crèches conventionnelles évidemment donc dans des crèches plus luxueuses on va dire c'est encore autre chose mais aujourd'hui voilà il y a des écarts très importants sur le coût d'une place de crèche mais on peut dire 50 % est payé par l'argent public oui donc c'est vraiment énorme en fait cet investissement public pourquoi et on quand même on rappelle l'utilité des crèches c'est que ça permet aux parents notamment aux femmes aussi de continuer à travailler de continuer à à avoir une vie professionnelle et ça c'est c'est rendu impossible pour beaucoup de gens si on n' pas ces crèches là et ces crèches s pris là parce qu'elles sont justement subventionnées par l'État mais oui et et c'est étonnant parce que nous on a beaucoup de témoignages de parents beaucoup de mères aussi qui nous disent mais on se doutait qu'il y avait un problème dans la crèche on a signalé des choses on n' pas vu trop d'évolution mais comment faire puisqu'on est bloqué par notre travail il y a pas c'est très difficile de changer puisqu'il n'y a pas assez de place en crèche aujourd'hui en France on manque donc de 200000 berceaux donc certaines mères nous disait non c'est mis en télétravail j'ai renoncé à une promotion dans ma carrière et en même temps c'est aussi un argument qui avait été avancé par la droite à un certain moment dans tous ces plans crèch de dire euh il faut effectivement que les maires puissent aller travailler et on a besoin des crèches privés pour ça euh aujourd'hui on se retrouve dans des situations où les parents sont tiraillés entre des crèches qui fonctionnent parfois en surrégime je tiens à dire qu' a Quême des crèches où ça se passe très bien j'ai pu passer une journée dans une de ces crèches d'ailleurs pour le livre euh mais c'est rare et enfin ça tient à la direction si elle va être capable de freiner face aux impératifs des commerciaux dans la crèche privée donc voilà on a des parents qui sont tiraillés entre le besoin d'avoir leur enfants en sécurité euh d'être sûr que tout se passe bien dans la crèche et leur obligation d'aller travailler donc c'est ça pose des questions de société fondamentales oui puisque'à la fin on a commencé à l'évoquer un introduction et on va en parler plus longuement aujourd'hui le enfin à ce moment-là c'est que le constat des maltraitances est vraiment terrifiant ce que que vous dressez dans le livre alors vous ouvrez avec le le cas dans une crèche du groupe Les Petits Chaperons Rouges qui est un des grands groupe de crèche en France privé qui fait des économies sur les repas donc vous avez un cas où il ne prévoyait pas assez de repas pour tous les enfants de manière récurrente et il y a des enfants qui rentraient chez eux globalement à affamé comment est-ce que vous expliquez une telle maltraitance qui encore une fois pour parce que c'est une maltraitance c'est la privation de nourriture sur des enfants en pleine croissance comment est-ce que des groupes peuvent se dire que c'est OK que ça continue de cette manière sachant qu'encore une fois c'est pas le cas d'une journée où juste il y a eu une erreur c'est vraiment quelque chose que vous décrivez de de récurrent dans cette crèche là et dans d'autres crèches du même groupe exactement les petits chaperon c'est un des premiers groupe de crèche en France on a eu beaucoup de témoignages sur ces histoires de de repas qui manquent de de d'omelettes à coup en quatre de cours à aller faire par les directrices de de fruits à coup entre les différents enfants d'équilibrer les repas entre les petits mangeurs et les grands mangeurs parce qu'il y avait pas suffisamment et surtout on a eu des témoignages de salariés qui nous disent leur leur détresse aussi en fait leur souffrance elle-même quand elles ont en face des enfants qui leur dit j'en veux encore et qu' y a plus assez à manger en fait parce que ce n'a pas été prévu assez en nombre suffisant donc nous le cas qu'on détaille c'est le cas où on a eu le plus d'éléments de documents internes de documents qui remontent même au niveau national pour essayer de comprendre comment une directrice de crèche en arrive à sousdimensionner des repas alors du coup on a aussi reposé sur un collectif de parents qui ont été assez incroyable puis qu'ils ont mené eux-mêmes leur enquête il faut dire dans ce collectif de parents c'est pour ça que ils ont réussi à aller jusqu'au bout il y a des personnes qui ont travaillé déjà dans la police ou qui était assistante sociale donc elle savait faire d'autres parents auraient été assez isolé dans ce cas-là et face à un grand group c'est difficile de de confronter euh la direction de trouver des documents et cetera parce qu'on leur dit que c'est pas vrai euh on les on le on leur dit un peu que que c'est un petit accident que c'est pas récurrent et cetera ce qu'on a compris dans ce cas-là donc vers Marseille c'est que effectivement il y a eu plusieurs semaines dans l'année où il manquait des repas parfois il y avait des repas en trop mais il manquait surtout beaucoup de repas il y avait des commandes qui étaient donc inférieur ce qui nous a troublé c'est qu'on a d'autres témoignage une directrice de crèche une salariée d'autres crèches du même groupe qui nous ont dit oui on avait des consignes orales de notre coordinatrice d'enlever un ou deux repas systématiquement c'est des choses qu'on a entendu dans les autres groupes de crèche également là c'est le cas des Petits Chaperons Rouges qu'on a pu détailler où ils ont reconnu hein qu'il manquait des repas ils ont licencié la directrice mais la question est qu'est-ce qui a poussé cette directricei à baisser le nombre de repas pourquoi du coup on a creusé on a creusé on a réussi à trouver une explication euh il y en a sûrement d'autres mais une des explications on s'est rendu compte qu'à un moment il y avait une prime et dans cette prime pour les directrices il y avait un critère notamment qui était une part de la prime qui était le ratio du nombre de repas par enfant la position officielle de la crè de la ce groupe de crèche et de dire que c'est pour lutter contre le gaspiage alimentaire nous ce que des cadres nous disent en interne c'est que c'est insidieux parce que ça met une pression sur cette directrice pour gérer leur commande leur tableau Excel et anticiper des absences d'enfants qui finalement sont là c'est ce qui fait que il manque des repas pour au final à gagner un quelques euros en plus parce que les directrices de crash ne sont pas très bien payé non plus par rapport à la masse de travail qu'elles font donc voilà c'est tout ça qu'on décortique et qu'on analyse le groupe les petits chapeurons rouge nous a assuré que cette prime ce critère là de prime n'existait plus mais on ne sait pas depuis quand en tout cas en 2021 il existe encore mais en fait de manière générale et là c'est très systémique et c'est très dans la logique du privé ce que vous dites c'est qu'il y a des primes versées donc au directeur de crèche de près de 3400 € quand même par an donc ce qui est vraiment énorme sur critère de performance de gestion c'est ce que vous venez d'évoquer et en fait le principe même sachant qu'on parle de la vie de d'enfant peut être problématique mais bien sûr on est dans des logiques managériales des du vocabulaire des process il y a des badjus qui sont arrivés aussi dans les crèches tout ça les les salariés les directrices de crèche nous explique la pression que ça leur met il y a un témoignage moi d'une directrice ce qui m'a suivi tout au long de l'enquête euh qui a eu le courage de nous montrer donc tous ses tableaux Excel tout ce qu'elle devait remplir ses chiffres ses calcul vraiment parfois d'économie de bout dechandelle hein pour espérer avoir quelques os en plus et pas forcément sur son salaire he parfois pour acheter des jouets pour les enfants et elle elle nous disait mais à la fin j'ai dû quitter un des grands groupes parce que je voyais des dollars au-udessus de la tête des enfants c'est très visuel comme image et en fait c'est très symbolique de ce que vivent ces directions de crèche d'autres nous nous ont dit j'ai passé une journée dans une crèche du groupe people et Baby et c'était un directeur de crèche qui m'expliquait lui Ben qui freinait des cas de faire face au commerciaux qui pouvait mettre la pression pour remplir remplir la crèche au maximum parfois limite avec la loi mais aussi la pression sur les parents combien de témoignages de parents qui nous expliquent que des commerciaux les appellent alors qu'ils viennent d'avoir un enfant donc voilà c'est tout ça qu'on décortique dans le livre c'est cette pression pour remplir les crèches et on se se rend compte qu' a plusieurs niveaux de maltraitance il y a les maltraitances économiques quand on va sousdimensionner les repas pour essayer d'anticiper de faire des économies des euh parfois des maltraitances aussi économiques al physiques des maltraitances physiques des maltraitances psychiques psychologiques quand des salariés ont h enfants à gérer qu'ell se retrouve aux heures de pointe en sous-effectif donc plus d'enfants encore à gérer personne ne peut le faire en fait donc forcément ça entraîne de la souffrance au travail des situations anormales et ingérable et tout ça peut se répercuter sur les enfants et on a des dizaines de témoignages malheureusement et et on a recueilli plus de 200 témoignages sur ce livre on en a on a décortiqué les témoignages les plus probants c'estàd là on avait nous les preuves matérielles aussi les mails les excuses de la direction et cetera mais oui mis bout à bout on est bien loin de cas isolé comme vous voudrait faire croire les grands groupes de crèches on a quelque chose qui devient récurrent on ne dit pas que c'est systématique on dit pas que c'est dans toutes les crèches en revanche on dit qu' il y a quelque chose de systémique c'est-à-dire queil y a une pression euh dans les groupes privés à but lucratif pour cette course au profit cette course au remplissage à la rentabilité aussi c'est difficile d'être rentable parfis dans une crèche certaines le sont largement à ça s'ajoute des politiques public qui ont aussi une responsabilité dans cette pr sur lesou on y reviendra on reviendra un petit peu plus tard sur la justement le rôle du public là-dedans parce que c'est pour moi ça fait aussi partie des des solutions qu'on va commencer à évoquer j'aimerais revenir sur ces maltraitanceces physiques parce que là parlé de la privatisation de repas de ce que vous appelez les une forme de violence économique mais il y a aussi des des cas de violence physique donc qui vont le cas le plus extrême de cette fameuse employée qui a empoisonné un enfant jusqu'à jusqu'à ce qu'il décède on sait qu'elle a 27 ans elle travaillait depuis 10 ans avec les enfants et depuis le le mois de mars elle avait rejoint en CDI cette crèche la jeune femme diplômée du CAP petite enfance venait même de passer une formation protection de l'enfance en avril elle n'avait jamais eu de problème avec la justice un casier judiciaire vierge vous l'avez entendu rien ne pouvait présager d'un tel acte selon la direction du groupe en revanche son avocat l'a décrit comme quelqu'un de fragile qui traversait une période difficile ce qui est intéressant dans ce cas c'est qu'elle dit qu'elle a pété les plombs et c'est qu'elle ce qu'elle raconte et c'est avec ça que vous ouvrez le livre c'est que elle voulait faire le ménage que l'enfant elle était cet enfant était responsable et en même temps elle devait faire le ménage cet enfant n'arrêtait pas de crier et de s'agriper à elle et elle a fini par lui faire en tout cas c'est ce qu'elle a dit lui faire avaler du dstop pour que cet enfant se calme et ça montre l'état de de à quel point cette personne était à bout et là ce que vous documentez aussi c'est d'autres parfois maltraitance en tout cas vous on vous rapporte des cas de maltraitance de parents qui soupçonnent que leurs enfants ont été maltraités notamment des cas de brûlure notamment un cas de brûlure sur l'avant-bras d'un enfant qui m'avait marqué où la mère dit que l'enfant c'est c'est une brûlure elle s'est approchée trop près du four et la crèche dit non non c'est parce que vous fumez à la maison ça doit être des ça doit être des brûlures de cigarettes mais quand on a son enfant enfant comme ça qui revient à la maison avec une brûlure sur le bras à cet âge là ça doit être quand même extrêmement extrêmement effrayant et ça témoigne cet état de d'épuisement dans lequel se trouve le personnel vous avez parlé des directeurs de crèche mais c'est évidemment le cas des auxiliaires de puirriculture qui sont complètement en incapacité de gérer autant d'enfants avec aussi peu de moyens oui il faut imaginer derrière la vitrine toute mignonne toute bienveillante des crèges les couleurs pasteles les jouets il faut imaginer la souffrance au travail de ces femmes et ça c'est larg partag à 97 % ce sont des femmes donc c'est pour ça que je féminise euh évidemment on a aussi des cas d'hommes qui ont des cortiques hein qui eux-mêmes ont craqué on a le cas par exemple d'un homme qui était dans une crèche hospitalière où il y avait des dizaines d'enfants et il s'est retrouvé à deux doigts d'une tentative de suicide tellement il était épuisé donc tous ces témoignages montrent cette souffrance au travail qui n'est pas assez prise en compte c'està-dire que on sait que ce métier est difficile que ce soit psychologiquement parce qu'on leur demande de faire de nombreux stages quand j'ai passé une journée en crèche faut imaginer on commence très tôt le matin il y a tous les repas à surveillés il faut prendre la température des repas à chaque instant tout est il y a un protocole très précis les enfants arrivent et d'un coup il y a une espèce deeuporis il y a une espèce d'accélération du temps dans cette crèche on a l'impression qu'il s'est passé 2hures tellement ils ont de choses à faire il s'est passé une journée entière elles sont épuisées le soir et dans les crèches qui dysfonctionnent ce Raj en plus de la souffrance psychologique au travail et certaines évidemment partent craqu c'est ce système qui craque qu'on dénonce et c'est pour ça aussi que il manque du personnel il manque 10000 postes aujourd'hui he quand même dans les crèches donc les crèches sont en sous effectif ça ça concerne toutes les crèches que ce soit le public ou le privé parce qu'il même les étudiants veulent plus travailler en fait dansoui parce que elle se rend compte très très vite au bout même de 2 3 ans que c'est intenable dans les conditions actuelles malgré leur vocation malgré leur envie de bien faire et en plus c'est un métier qui est très mal payé donc on parle de revalorisation aujourd'hui de de leur salaire de leur métier parce que il y a que ça qui permettra aussi de lutter contre ce sous-effectif et parce qu'elle elle se retrouve à faire des tâches multiples dans la journée il faut savoir que dans une crèche il y a beaucoup de bruit aussi donc ça fait partie des souffrances il un un un volume de décibel qui est très fort c'est fatiguant certaines moi je les ai vu certaines mettent des boules caisses spéciales pour travailler donc on est en plus parfois dans du trava à la chaîne quand on a plusieurs enfants à gérer donner à manger changer une couche en même temps gérer un appel aux parents et cetera ça elles sont sursollicité toute la journée et ça ça se traduit par des chiffres qui sont quand même assez accablants et que vous donnez qui sont qu' entre 2020 et 2021 les maladies professionnelles dans le secteur de la petite enfance ont augmenté de près de 37 % les accidents du travail de 34 % et les accidents de trajet ont progressé de près de 40 % selon la Caisse nationale d'assurance maladie donc on a vraiment l'impression d' profession qui qui craque totalement et que votre livre est plus que bienvenu à ce moment-là puisque si ça il y a pas un changement systémique profond et immédiat on va avoir des des drames qui vont se reproduire comme on a pu en avoir à Lyon en tout cas ça paraît inéluctable quand quand on regarde un petit peu le le tableau que vous dressez alors Lyon ça peut être une des composantes on attend quand même de voir le procès pour savoir s'il avait pas d'autres choses il va sûrement y avoir des expertises psychiatrique si ce n'est pas déjà le cas mais c'est ce qui inquiète dans la profession c'est pour ça que ça a bouleversé toute la profession c'est de se dire est-ce que ça peut arriver dans notre crèche aussi parce qu'on est tous et toutes à bout dans ces crèches qui sont sous pression en surrégime et en sous-effectif donc c'est un cocktail très dangereux euh en gros il faut tout remettre à plat et alors au-delà de ce cas de Lyon au-delà de votre livre et au-delà même des crèches privées finalement le cas de Lyon a fait un petit peu vous le disz a été un bouleversement et suite à ça il y a eu un rapport de liigas l'Inspection générale des affaires sociales donc on qui est allé enquêter sur ce qui se passait pour faire un état des lieux dans les crèches en France et alors là le rapport est absolument accablant il date d' il y a quelques mois il mentionne des bébés qui sont jetés dans leur lit des enfants contraints de manger jusqu'à vomir des brûlures des enfants parqués pour faire le ménage soulevés par les cheveux à hauteur d'adultte ou encore attachés à une chaise en guise de punition il y a des enfants qui sont également régulièrement insultés ou qui sont menacé donc on est vraiment sur un un un tableau vraiment extrêmement noir et là ce que dit le rapport après 4 mois d'enquête et qu'il relève près de 2000 cas de maltraitance il documente je cite he une maltraitance institutionnelle donc vous l'avez dit c'est que c'est quand même systémique sans que ce soit systématique mais il y a quand même un problème absolument majeur est-ce que ça c'est quelque chose qui est que dans le privé ou est-ce que c'est finalement un problème national de crèche en France qui ne concerne pas que la logique du privé alors on retrouve des maltraitances quand ce sont des maltraitances verbales et physiques également dans le secteur public euh ce n'est pas que dans le secteur privé euh nous ce qu'on raconte c'est que dans le secteur privé elles ont en plus une pression supplémentaire euh donc pour remplir les crèches d'avoir trop d'enfants sur les bras donc quand on connaît la situation de base quand on connaît ces maltraitances institutionnel c'est ça qui est alarmant d'autant plus dans ces crèches du secteur privé à but lucratif et euh en fait c'est un cercle vicieux c'est-à-dire que euh il n'y a pas assez de personnel certaines ne sont pas assez formées on prend qui on peut pour pouvoir assurer la oui on a pas commencé à le mentionner mais c'est vrai qu'il y a des personnes qui sont pas formées en fait pour s'occuper d'enfants et que c'est pas quelque chose qui s'apprend en de jour voilà ou pas assez formé euh donc il y a tout ça qui à revoir il y a aussi un problème de contrôle c'est-à-dire que on a regardé les chiffres en 2020 il y a moins de 10 % des crèches qui ont été contrôlé c'est rien euh dans des endroits où on a des personnes vulnérables qui ne peuvent pas forcément s'exprimer en détail donc euh il y a vraiment un problème de contrôle euh on est allé chercher des docum document on a trouvé notamment à Lyon mais on en a trouvé un peu partout en France on a récupéré des documents de l'organisme qui contrôle les crèches s'appelle la PMI la protection maternelle et infantile et après le drame de Lyon il y a eu comme une descente dans les microocèches du groupe people and baby donc ça on a pu récupérer c'est là on s'est rendu compte de de voilà de ce de cette plainte de parents sur une brûlure d'un enfant et que la crche leur dit que c'est sûrement de leur faute donc ça c'est quelque chose qui est assez fréquent quand il y a des parents qui se plignent et surtout on s'est rendu compte que cette descente ces contrôles c'est exceptionnel c'està-dire ça n'arrive jamais en général les les l'organisme de contrôle prévient avant de venir en crèche donc nous on a des dizaines de témoignages de salariés de directrices qui nous disent évidemment qu'on se prépare au contrôle le jour du contrôle on essaie de ne pas être en sous-effectif de ne pas avoir trop d'enfants les tableaux sont comme il faut tout est rentré dans l'ordre donc c'est biaisé les contrôles inopinés il y en a mais c'est quand il y a un signalement donc c'est presque déjà quand c'est trop tard c'estàd qu'il y a déjà eu un problème grave qui a mené à un signalement auprès de la PMI donc aujourd'hui le gouvernement Olivier verérrant ro berger on parlait de culture de contrôle donc là c'est on attend de voir on est dans les jours cruciaux au moment où on se parle où il va y avoir des décision prise un financement pris pour améliorer aussi ces contrôles et même dans les contrôles ils sont sous effectifs c'est là où c'est on se dit mais c'est c'est vraiment désastreux parce que c'est partout ils ne peuvent même pas contrôler toutes les rches même si le SO en fait c'est effarant c'estàdire que les crèes connaissent ce surrégime ce souseffectif voilà et l'organisme qui les contrôle est en péril il y a eu aussi des rapports sur cet organisme notamment 2019 qui disait attention là si on ne fait rien dans 10 ans il y a plus de PMIs ça veut dire qu'il y a plus les personnes qui peuvent contrôler les crèches ce sont aussi des personnes qui sont sous effectifs en France imaginez qu'il a un/4 des départements qui n'ont même pas une seule personne dédié au contrôle des crches donc c'est impossible de contrôler ce qui se passe d'aider de de soutenir aussi parce que c'est difficile de gérer une crèche qu'elle soit publique ou privée c'est difficile il y a besoin de soutien il y a besoin de suivi il y a besoin de référen et c'est ça aujourd'hui qui dysfonctionne complètement donc en fait de A à zen toute la ligne dysfonctionne dans les crèches encore plus de ce qu'on a constaté dans les crèches privées à but lucratif ça concerne aussi les autres crèches c'est pour ça qu'on qu'on attend que le gouvernement actuel remette tout à plat mais pour l'instant c'est pas ce qui en tout cas jusqu'à présent c'est pas ce qui a été engagé et vous le disez de toute façon encore une fois c'est dans votre titre là ce qui s'engage c'est une privatisation c'est de laisser ça aux mains du privé avec des contrôles défaillants voire inexistant ce qui est quand même vraiment pas rassurant pour l'avenir et vous revenez sur la nature de ces entreprises privées là il y a quatre grosses entreprises qui se partagent à près de 65 % ce secteur marchant donc qui vraiment domine complètement ce secteur là vous l'appelez les big for un peu en référence aux quatre plus grands cabines de conseil mondiaux d'audit et de conseil financier et et et ces entreprises là vous expliquez que s'intéresser à elle c'est retracer l'histoire d'une prise de pouvoir qu'est-ce que vous entendez par là oui en fait nous on s'est rendu compte en récupérant aussi des décisions de justice et cetera qu' a une guerre de territoire entre ces grands groupes entre ces big for pees grand groupes c'est important de préciser qu' sont adossés à des fonds d'investissement alors certains pas tous certains ont effectivement des fond d'investissement aussi en soutien en interne on nous a expliqué que la différence était vue aussi en terme de d'exigence de de rentabilité fa savoir que dans le secteur des crèches c'est très étonnant il y a il y a des crèches qui sont en déficite et des crèches qui sont extrêmement rentables à plus de 25 % parfois donc ces grands groupes5 % de profit de taux de profit donc on est dans des grands groupes là qui les les quatre géants qui vont bien qui se développent à l'international qui réinvestissent effectivement leur bénéfice euh donc voilà c'est c'est un équilibre pour eux mais c'est des groupes qui vont très bien qui dominent le marché et donc on se rend compte qu' il y a des spécificités par exemple la maison bleue va plus aller répondre à des appels d'offre pour gérer des crèches publiques parce qu'il faut aussi savoir qu'il y a des crèches publiques qui sont en délégation de service public donc géré par des grands groupes privés parfois euh et et voilà il y a une bataille dans certains cas entre ces grandes crèches qui vont contester euh si l'autre groupe a reçu un appel d'offre donc c'est tout ça qu'on documente dans le livre et oui aujourd'hui ils grossissent de plus en plus on parlait des petits chaperon rouge tout à l'heure il y a 15 ans on a rencontré des des cadres à l'époque qui travaillaient pour ce groupe c'était une PME c'était une petite entreprise aujourd'hui c'est un groupe à l'international donc c'est intéressant parce que certains nous ont dit mais ça n'a plus rien à voir avec ce qu'on a vécu ne voulait même pas commenter en disant c'est tellement plus la même boîte que c'est compliqué il y a eu une expansion aussi très forte donc on ne conteste pas que ces groupes veulent bien faire à l'origine veulent instaurer des bonnes valeurs il y a des choses très intéressantes qui ont été faites par le privé et même ça dans le public on nous dit il y a des choses qui ont été faites au niveau pédagogique des nouvelles méthodes et cetera des protocoles ça ça a rendu certaines choses plus carré et ça a infusé irrigué dans tout le secteur et ça c'est la dynamique positive qui est reconnue aussi par les gas il y a des choses qui peuvent être intéressantes bien sûr mais il y a le revers de la médaille qui est dans ces grand groupes en pleine expansion aujourd'hui une course au remplissage de C crèche et donc là on en arrive un petit peu aux solutions qu'est-ce qu'on fait face à ce constat qui encore une fois est effarant quand on lit tr/art de votre livrees on en arrive à à être un petit peu déprimer quand même et surtout inquier enfin ça donne vraiment pas envie de mettre son enfant à la crèche donc vous pouvez proposer aussi quand même des solutions qu'est-ce qu'il faut faire est-ce qu'il faut réglementer laisser le privé quand même dans ce secteurl ou même laisser le privé progresser mais peut-être juste mettre des limites augmenter les inspections ou est-ce qu'au contraire il faut revenir à quelque chose selon vous de complètement public et de laisser ça aux mains de de l'État pour que il y ait plus ces dérives là quelle est la solution aujourd'hui que vous vous préconiseriez au pouvoir public suite à ce livre qui a fait quand même beaucoup de beaucoup de bruit on l'a dit il y a Aurore berger la ministre des Solidarités qui est en train de s'exprimer alors alors on tourne cet entretien là donc ça va avoir des répercussions que doivent faire aujourd'hui les politiques alors secteur privé il existe il y a aussi le secteur privé qui va être des associations des crches mutualistes et cetera il y a aussi le secteur donc privé à but lucratif ils sont en place donc la question c'est aujourd'hui qu'est-ce qu'on fait pour la suite dans quelle mesure on assouplit on facilite euh le développement parce qu'ils sont créateurs de place et que le secteur est en souffrance c'est ça qu'il faut interroger on a interviewé le ministre des Solidarités qui gérait la petite enfance Jean-Christophe combe avant qu'il soit remplacé par Aurore berger cet été euh lui il nous disait dans son intention il reconnaissait disait il y a un moment on a voulu faire du chiffre c'est-à-dire trouver des places de crèche aujourd'hui il faut tout remettre à plat il faut encadrer pour limiter la lucrativité du secteur donc c'est une annonce c'est une intention aujourd'hui qu'est-ce qui va être mis en place pour encadrer beaucoup plus éviter en fait des excès éviter une dérive du système il est encore temps c'est pour ça qu'on tire la sonnette d'alarme maintenant et quand je dis nous c'est pas que nous journalistes c'est tous les salariés du secteur qui nous le disent et qu'on a longuement interviewé donc c'est ça qui est important ensuite il y a eu des recommandations notamment fait par alligess et et que tous les professionnels nous disent ça va être plus de contrôle diminuer le nombre d'enfants à charge par salariés dans les crèche euh plus de revalorisation du métier pour qu'il ait plus de personnel qu'on ne soit plus en sous effffectif donc ça c'est déjà les les pili de départ ça va être ça et puis après on peut imaginer plein de choses euh un encadrement aussi peut-être plus de de de comment trouver une place de crèche je me rappelle d'un directeur de crèche qui me disait mais pourquoi en France les crèches ne sont pas adossés au système scolaire où on aurait une place dès qu'on a un enfant sans se poser de questions sans devoir aller trouver à droite à gauche une place donc il y a des pistes intéressantes qui sont comme ça plus à long terme sur ce que va devenir le secteur et après j'ai on a aussi des professionnels qui nous disent en fait il y a la vitrine et derrière souvent c'est du lowcost et ça c'est peut-être ça qui est plus encadré euh donc voilà il y a il y a des contrôles la DGCCRF donc là ce qu'on appelle la répression des fraudes euh va peut-être c'est déjà penché sur le cas des microocèches l'année dernière euh donc voilà il il y a quand même aujourd'hui la lumière qui est braquée sur ce secteur pour mieux l'encadrer et éviter les dérives parce que vous dites revaloriser les salaires trouver des nouvelles places ça ça demande de l'argent public c'est ce que enfin moi ce que je comprends à la fin du livre c'est queon a besoin d'investir massivement en fait dans ce secteur-là avec de l'argent public pour éviter ces dérives que ce soit dans les contrôles que ce soit dans les crèches publiques ou que que ce soit dans la de nouvelles réglementation oui et ben c'est exactement les annonces qu'on attend il y a des premiers chiffres qui ont été annoncés mais sous conditions donc je préfère pas me prononcer pour l'instant aujourd'hui c'est la journée de rentrée du secteur de la petite enfance la ministre des Solidarités berger est venue elle a annoncé des nouvelles mesures euh des des moyens massifs apparemment qui vont être mis en place on a attend de voir dans quelle mesure ça va se mettre effectivement en place en tout cas voilà elle s'est volue rassurante auprès des professionnels elle annoncé aussi qu'elle allait solliciter les préfets pour être sûr que les contrôles soient bien faits dans toutes les toute la France donc a a des choses qui sont en train de de bouger euh il faut qu'on suive dans les prochains jours si ça va vraiment être mis en place et avec quel moyen écoutez merci beaucoup bfn Gastaldi c'est la fin de cet entretien je rappelle que votre livre que écrit avec Matthieu Peris le le prix du berceau est disponible aux éditions du Seuil merci merci beaucoup d'avoir regardé cet entretien de l'avoir écouté en podcast je vous rappelle que blast est un média indépendant qu'on ne vit que grâce à vous notre audience donc si cet entretien vous a plu n'hésitez pas à faire un don ou à vous abonner sur blast-info.fr pour nous soutenir et moi je vous dis à très [Musique] bientôt [Musique]
Thomas Ménagé