M. Jean-Didier Berger - Algérie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse partielle
Qu'adviendra-t-il de l'honneur de la France si Boem Sansal meurt ou est libéré dans des circonstances humiliantes ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Les Français seront-ils en sécurité si les 60 OQTF dangereux sont libérés avant réadmission par l'Algérie ?
- 1:29RelanceRéponse directe
Entre fermeté ou naïveté, riposte graduée ou amitié, où est la parole de la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:01Fait
« le gouvernement auquel vous appartenez nous avait promis la plus grande fermeté face à l'hostilité du régime algérien »
- 0:01Fait
« les provocations et les humiliations se multiplient »
- 0:01Fait
« notre compatriote Boem Sansal qui vient d'être condamné à 5 ans de prison »
- 0:01Fait
« les deux fonctionnaires français de Bercy et de l'Office de l'immigration mis en examen pour intelligence avec l'ennemi au profit du régime algérien »
- 2:12M. Jean-Noël BarotFait
« Les tensions entre la France et l'Algérie dont nous ne sommes pas à l'origine ne sont dans l'intérêt de personne »
- 2:12M. Jean-Noël BarotFait
« Nous voulons les résoudre avec exigence et sans aucune faiblesse »
- 2:57M. Jean-Noël BarotFait
« L'échange hier entre le président de la République et son homologue algérien a ouvert un espace diplomatique »
- 3:41M. Jean-Noël BarotFait
« Le dialogue et la fermeté ne sont en aucun cas contradictoires »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
La parole est à présent à monsieur Jean Didier Berger pour le groupe droite républicaine. Madame la présidente, mes chers collègues, ma question s'adresse à monsieur le ministre des affaires étrangères. Monsieur le ministre, le gouvernement auquel vous appartenez nous avait promis la plus grande fermeté face à l'hostilité du régime algérien. Pourtant, les provocations et les humiliations se multiplient. Je pense à notre compatriote Boem Sansal qui vient d'être condamné à 5 ans de prison. Je pense au ressortissant algérien placé sous UQTF et toujours présent sur notre territoire sans aucune réaction. Je pense enfin à ce que la presse a révélé ce mois de mars, les deux fonctionnaires français de Bercy et de l'Office de l'immigration mis en examen pour
intelligence avec l'ennemi au profit du régime algérien. Il est difficile de comprendre dans ces circonstances que la fermeté gouvernementale ne soit pas accompagnée de la même fermeté au plus haut niveau de l'exécutif. Le président de la République pour sa part l'entretien téléphonique qu'il a eu avec le président algérien, parle de dialogue fructueux, de clairvoyance, d'esprit d'amitié. Il vous demande même d'aller le 6 avril prochain en Algérie pour rencontrer votre homologue algérien. Et avant que vous ayez cet entretien, je voudrais que vous puissiez répondre à plusieurs questions précises. Qu'adi viendra-t-il de l'honneur de la France si Boem sans sal meurt avant d'être libéré ou est libéré dans des circonstances qui feraient de ces circonstances une nouvelle provocation,
une nouvelle humiliation pour notre pays ? Les Français seront-ils en sécurité si les 60 OQTF les plus dangereux sont libérés avant la fin du délai de rétention sans être réadmis par l'Algérie. Enfin, que ferez-vous, monsieur le ministre, si de nouvelles provocations et de nouvelles humiliations accablent notre pays ? Je voudrais, monsieur le ministre, que vous puissiez nous dire entre la fermeté ou la naïveté, entre la riposte graduée et l'amitié, quoi qu'il en coûte, où est la parole de la France ? Je vous remercie monsieur le député. La parole est à monsieur Jean-Noël Barot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Jean Didier Berger, vous avez
raison seul contre les résultats et les réponses à vos questions, j'y reviendrai, ont été, je dirais dessiné dans l'échange qui a eu lieu hier entre les deux présidents. Les tensions entre la France et l'Algérie dont nous ne sommes pas à l'origine ne sont dans l'intérêt de personne, ni de la France ni de l'Algérie. Nous voulons les résoudre avec exigence et sans aucune faiblesse. Et c'est dans cet esprit que le Premier ministre a réuni février dernier le comité interministériel de contrôle de l'immigration. L'échange hier entre le président de la République et son homologue algérien a ouvert un espace diplomatique qui peut nous permettre d'avancer vers une
résolution de la crise. Nous allons saisir cette opportunité dans l'intérêt de la France et des Français qui ont droit à des résultats notamment en matière de coopération migratoire, de coopération en matière de renseignement, de lutte contre le terrorisme et au sujet bien évidemment de la détention sans fondement de notre compatriote Boem sans salle. Là encore, nous allons le faire avec exigence et sans faiblesse. Des principes ont été posés hier. il faudra les opérationnaliser et ce sera l'objet de mon déplacement à venir en Algérie. Ensuite, il n'y a pas de revirement dans la politique qui est menée par le gouvernement. Le dialogue et la fermeté ne sont en aucun cas contradictoires. Le dialogue et la
fermeté, ce sont les deux phases d'une même pièce, la diplomatie au service des Françaises et des Français et au service de la France. Donc, soyez assurés que le gouvernement, sous l'autorité du Premier ministre est pleinement mobilisé pour que sur tous ces sujets que vous avez abordé, nous obtenons rapidement toutes les réponses. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Yeah.
Jean-Didier Berger