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Podcast / conversationBACKSEAT· 11 octobre 2025 66 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEurope & international

C'est le BAZAR à la tête de la France : on vous explique TOUT - l'Actu de la semaine

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 14 %Attaque 61 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06FerméeRéponse directe

    Combien de foyers ont été privés d'électricité en France lors du passage de la tempête Chiaran en 2023 ?

  • 3:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que Bruno Retailleau et les Républicains ont eu les yeux trop gros ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Thibault, peux-tu nous rappeler ce dont on parle dans le débat public quand on utilise la notion de domaine réservé du président de la République ?

  • 8:32OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé le week-end dernier avec cette démission surprise de Sébastien Lecornu à cause de Bruno Le Maire ?

  • 9:52OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cette histoire de Premier ministre des missionnaires qui reste en poste ?

  • 13:02OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il existe toujours une ligne directe entre Emmanuel Macron et les Républicains ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27PrésentateurChiffre
    « En 2023, 684 000 foyers ont été privés d'électricité lors du passage de la tempête Chiaran. »
  • 29:19IntervenantFait
    « le fait majoritaire, c'est gagner d'avance. »
  • 30:26IntervenantFait
    « Emmanuel Macron est le point bloquant notamment de tout ça. »
  • 38:24IntervenantFait
    « il n'a nommé que des premiers ministres et premières ministres de droite en réalité. »
  • 38:39IntervenantFait
    « il faudrait même encore aujourd'hui donner la chance au nouveau Front populaire donc LFI compris »
  • 48:58IntervenantFait
    « l'article 16 c'est l'article 10 des pleins pouvoirs »
  • 55:05IntervenantFait
    « on est dans un contexte de montée du fascisme »
  • 57:04IntervenantChiffre
    « plus de 80% des français sont d'accord pour abroger la réforme des retraites »
  • 57:03IntervenantChiffre
    « plus de 80% des français sont d'accord pour abroger la réforme des retraites »
  • 57:07IntervenantChiffre
    « plus de 80% des français sont d'accord pour taxer les ultra riches »
  • 57:11IntervenantChiffre
    « plus de 80% des français sont d'accord pour abolir la loi du plomb »

Temps de parole

  • Intervenant32 %
  • Présentateur28 %
  • Intervenant 217 %
  • Intervenant 313 %
  • Intervenant 45 %
  • ?4 %

≈ 22,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Avant

0:04
Présentateur

ton émission, une petite question quiz. Combien de foyers ont été privés d'électricité en France lors du passage de la tempête Chiaran en 2023 ? Est-ce que c'est réponse A, près de 200 000 foyers ? Réponse B, près de 400 000 ? Réponse C, près de 700 000 ? Ou réponse D, près d'un million

0:21
Locuteur

? La

0:25
Présentateur

bonne réponse, c'est la réponse C. En 2023, 684 000 foyers ont été privés d'électricité lors du passage de la tempête Chiaran. Afin d'apporter des réponses à des conséquences concrètes du changement climatique, la CNDP organise des grands débats près de chez vous jusqu'au 16 janvier. Plus de détails en fin de vidéo.

0:44
Locuteur

Mesdames

0:45
Présentateur

et messieurs, quelle semaine de taré nous avons vécu. Nous allons essayer de prendre les choses de manière un petit peu chronologique pour revivre les événements un peu fous qui se sont passés. Ça a commencé sur les chapeaux de roue. Lundi à 9h50, communiqué de presse de l'Elysée qui tombe.

Emmanuel Macron accepte la démission du gouvernement de Sébastien Lecornu, moins d'un mois après sa nomination à Matignon et 12h seulement après l'annonce de la nouvelle équipe gouvernementale, en tout cas d'une partie de la nouvelle équipe gouvernementale, puisqu'il avait été convenu que la moitié du gouvernement des postes les plus importants soient nommés le dimanche, que le mardi, il y ait une déclaration de politique générale en direct sur la chaîne Twitch de Jean Macier et que dans un second temps, il y ait la deuxième partie du gouvernement, les ministres délégués, les secrétaires d'État, les trucs un peu moins importants.

Bref, nous, dimanche, on se met sous la dent la composition du nouveau gouvernement qui ne change rien avec la précédente, à part quelques entrées, mais rien de spectaculaire. Et le lundi matin, on apprend la démission du gouvernement Lecornu. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi le gouvernement s'est écroulé en aussi peu de temps

1:52
Locuteur

?

1:54
Intervenant

Malek ? Je t'avoue que ce n'était pas trop dans mon bingo.

1:57
Locuteur

Je suis très honnête.

1:59
Intervenant

Dimanche soir, on a l'annonce du gouvernement, avec pas de grandes nouveautés. On a quand même de grandes personnes qui étaient dans le gouvernement de François Bayrou qui ont été recondues, notamment au poste régalien. Retailleau-Darmanin. Retailleau-Darmanin.

2:12
Locuteur

Valls, qui est

2:12
Intervenant

resté là aussi. La petite révolution, c'était le remplaçant de Sébastien Lecornu au ministère des Armées, Bruno Le Maire. Le comeback de Bruno Le Maire. C'est en ministre de l'Économie et des Finances depuis 2017. Enfin, ministre de l'Agriculture, plus ministre de l'Économie et des Finances. C'est un peu son palmarès. Bruno Le Maire, il était parti faire une petite retraite en Suisse, tranquille, quoi. Faire prof là-bas de temps en temps. Et puis, finalement, il revient donc nommé au ministère des Armées. Problème. Bruno Le Maire, Bruno Retailleau, un autre Bruno.

Bruno Retailleau s'en est ému parce qu'il dit avoir passé 1h30 avec Sébastien Lecornu dimanche soir avant l'annonce du gouvernement et qu'à aucun moment, il n'a été tenu au courant de la nomination de Bruno Le Maire. Ça, c'est la version du côté des Républicains. Après l'annonce du gouvernement, juste après 20h, tweet de Bruno Retailleau annonçant que dès demain, un conseil politique serait réuni en urgence. Des Républicains ? Des Républicains, exactement. Bruno Retailleau également,

3:15
Locuteur

ministre de l'Intérieur, et

3:16
Intervenant

président des Républicains. Il n

3:17
Locuteur

'a

3:17
Intervenant

pas dit que les équilibres n'étaient pas respectés ? C'est exactement les termes qu'il a employés et des infos ensuite qu'on a eues. Lecornu a appelé ses proches, a appelé l'Elysée le dimanche soir et dans la nuit et a pris la décision de porter la démission du gouvernement pour la simple et bonne raison que pour lui, le pacte de confiance était rompu. Sauf que, et je pense que Bruno Retailleau s'attendait à tout, sauf à la démission de... Je pense qu'en fait, il voulait jouer un petit peu pour avoir dans les ministres délégués un petit peu plus de ministres LR. C'était en gros un jeu de gros bras dans le cadre du rapport de force et qu'à la fin, il s'est mangé la démission.

3:54
Présentateur

Est-ce que Bruno Retailleau et les Républicains ont eu les yeux trop gros ? Est-ce qu'ils en ont trop demandé à Lecornu provoquant la cassure de la démission ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Bruno Le Maire... En fait, pour bien comprendre pourquoi Bruno Retailleau a horreur de Bruno Le Maire, c'est parce que Bruno Le Maire est un symbole. C'est le symbole du macronisme triomphant des cinq premières années d'Emmanuel Macron. Et c'est aussi le symbole pour les Républicains des raisons pour lesquelles ils étaient opposés à Macron pendant cinq ans, à savoir la dérive financière, l'endettement, enfin voilà, le fiasco Bruno Le Maire sur lequel les Républicains n'ont pas arrêté de taper.

4:28
Locuteur

Le

4:29
Présentateur

retour de Bruno Le Maire au gouvernement signait le retour des anciens du macronisme, la réhabilitation de Bruno Le Maire. Et ça, politiquement, les Retailleau n'en voulaient pas.

4:41
Locuteur

Important

4:42
Intervenant

de rappeler que la défense, les armées, c'est quand même un domaine réservé du président de la République et que l'arrivée de Bruno Le Maire a été notamment demandée grandement par l'Elysée, par Emmanuel Macron. Ce n

4:52
Locuteur

'est

4:52
Intervenant

pas un domaine réservé. Enfin, traditionnellement, mais la Constitution...

4:57
Locuteur

Désolé, désolé. On en

4:58
Présentateur

reparlera tout à l'heure parce qu'il

4:59
Locuteur

y a

4:59
Présentateur

eu aussi la question du maintien du domaine partagé. Puisque tu es constitutionnaliste, Thibault, est-ce que tu peux nous rappeler ce dont on parle dans le débat public quand on utilise la notion de domaine réservé du président de la République ?

5:10
Intervenant

Alors, le domaine réservé, juste, le gouvernement tombe sur quand même un ministère qui ne posait pas de problème à LR parce que c'était réservé quand même à Macron, précisément parce que dans la pratique, c'est vu comme un domaine réservé. Le domaine réservé, en fait, historiquement, c'est Jacques Chaband Elmas au moment où un congrès de l'UNR, donc le parti gaulliste, au moment, en fait, où De Gaulle est en train de basculer pour l'indépendance de l'Algérie française, eh bien, il y a une bonne partie du parti qui n'est pas vraiment favorable à l'indépendance de l'Algérie, qui est plutôt favorable à l'Algérie française.

Et de manière assez tactique, en fait, il utilise cette formule pour dire, en gros, taisez-vous, presque, le président de la République a un domaine réservé, la diplomatie, la défense et les affaires algériennes. Je

6:02
Présentateur

croyais que c

6:02
Locuteur

'était

6:02
Présentateur

la cohabitation qui avait inventé ça, mais en fait, c

6:04
Locuteur

'est

6:04
Présentateur

plutôt...

6:05
Intervenant

Et en fait, c'est une formule qui réussit bien, une très bonne postérité, puisque même Jacques Chaband-Elmas, en fait, va renier l'existence constitutionnelle, mais elle va faire, en fait, son petit bout de chemin et depuis, en fait, on entend, dans le débat public, mais en fait, c'est dans nos représentations et quand Malek dit ça, c'est parfaitement exact sur le plan pratique,

6:29
Locuteur

c

6:29
Intervenant

'est vu, perçu et compris comme ça, même par les oppositions et même par les partis qui s'opposent durement au régime de la cinquième. Mitterrand, dans le coup d'état permanent dans les années 60, conteste cela et quand il devient président, il le pratique et on l'a vu, Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas pratiqué, mais au moment des élections présidentielles de la campagne,

6:52
Locuteur

il

6:52
Intervenant

y avait un discours qui avait parfaitement intériorisé cette logique du domaine réservé qui suggérerait, en réalité, que c

6:59
Locuteur

'est

6:59
Intervenant

le président qui décide. Alors, dans les faits, il décide, mais juridiquement, en réalité, sur les questions de défense et de diplomatie, il ne peut quasiment rien faire tout seul. Tout ce qui produira, c'est-à-dire des actes juridiques, en réalité, qui sont des traductions de ces décisions politiques, eh bien, ne peuvent être faites qu'avec l'accord au moins minimal du Premier ministre et des ministres concernés la plupart du temps. Mais on a totalement intériorisé le fait qu'il y

7:26
Locuteur

a

7:26
Intervenant

une quasi-automaticité et pendant les cohabitations, eh bien, il y avait une acceptation, en fait, pour ne pas affaiblir la figure du président, il y avait une acceptation de laisser la main sur ces questions-là au président de la République.

7:39
Présentateur

Tu as parlé de Mélenchon. Moi, j'ai le souvenir au moment où le NFP grattait à la porte pour Matignon à l'été 2024 qu'il avait dit qu'il n

7:47
Locuteur

'y

7:47
Présentateur

aurait pas de domaine réservé, que ce serait une cohabitation hardcore et qu'il

7:50
Locuteur

n'y aurait pas de domaine partagé.

7:51
Intervenant

Quand vous êtes en dissolution et qu'il n'y

7:54
Locuteur

a

7:54
Intervenant

pas de nouvelle élection présidentielle, vous adoptez une logique parlementariste. Typiquement, Baladur, quand il est premier ministre de cohabitation, parle de notre politique étrangère dans le Figaro et Mitterrand le recadre immédiatement. Bon, il préparait la présidentielle, mais Mélenchon dit ça. Bardella, qui connaît sans doute beaucoup moins son sujet, avait dit à peu près la même chose ou Marine Le Pen, je ne sais plus, dans le Télégramme. Mais en 2022, il a un discours parce qu'il anticipe une présidentielle et une pratique présidentialiste où là, il intériorisait manifestement dans son discours pleinement le domaine réservé.

8:32
Présentateur

Je reviens sur ce qui s'est passé le week-end dernier avec cette démission surprise de Sébastien Lecornu à cause de Bruno Le Maire. Lorraine, il y a eu une interview de Bruno Le Maire dans Brut ?

8:43
Locuteur

Oui,

8:44
Intervenant

une interview de Bruno Le Maire de 40 minutes. Je vous avoue,

8:48
Locuteur

j

8:48
Intervenant

'ai regardé un x 1,5 parce que c'était long. Mais en gros, il disait qu'il ne comprenait pas pourquoi il y

8:56
Locuteur

a

8:56
Intervenant

eu quand même une démission de Lecornu parce que déjà, comme tu disais, il s'entendait très bien selon lui, en tout cas, avec Bruno Retailleau et surtout qu'après, il a dit si c'est moi qui bloque, je me retire en réalité. Du coup, le fait que c'est allé jusqu'à une démission de Lecornu, ça semble l'avoir lui-même étonné en réalité.

9:22
Locuteur

Non,

9:23
Présentateur

mais clairement, ça a étonné tout le

9:26
Locuteur

monde.

9:26
Présentateur

J'ai l'impression qu'Emmanuel Macron lui-même a été surpris, désarçonné, qu'il n'avait pas anticipé ça parce qu'on a appris plus tard dans l'après-midi de la bouche de Sébastien Lecornu qu'Emmanuel Macron, le président de

9:36
Locuteur

la

9:36
Présentateur

République lui demandait de rester encore 48 heures pour poursuivre d'ultimes négociations, négociations qui avaient déjà lieu depuis un mois avec les différentes composantes, surtout du socle commun, un petit peu la gauche aussi, mais qui y allaient plus par politesse que pour autre chose. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de Premier ministre des missionnaires qui reste en poste

9:56
Locuteur

? C

9:57
Présentateur

'est possible, ça ? Alors,

9:58
Locuteur

il est...

9:58
Présentateur

Bon.

10:01
Intervenant

Bon, déjà, bravo pour la performance parce qu'il a battu le record de la quatrième où c'était 48 heures à peu près le record. Donc là, il est explosé.

10:12
Locuteur

En

10:13
Intervenant

gros, il devient ministre de plein exercice au moment de la nomination. Enfin, il devient un gouvernement de plein exercice. Lui, il était déjà depuis 26 jours. Donc, ils avaient pleine attribution pendant à peu près, je ne

10:23
Locuteur

sais

10:23
Intervenant

pas, 12, 13, 14 heures. 14 heures et 26 minutes. 14 heures et 26 minutes, c'est précis. Donc, vraiment, le record est bien explosé. Et la démission a un effet immédiat. Il redevient un gouvernement démissionnaire. Mais en plus, le corps nu, lui-même,

10:39
Locuteur

est

10:39
Intervenant

devenu un Premier ministre démissionnaire.

10:42
Locuteur

Donc,

10:43
Intervenant

il est double démissionnaire ? Non,

10:45
Locuteur

non, non. Pour le

10:45
Intervenant

ministère des armées et pour le Premier... Ah non, il n'était plus ministre des armées puisqu'il y avait eu un gouvernement de plein exercice pendant 14 heures et 26 minutes. Donc, le ministre démissionnaire, c'est là où il y

10:56
Locuteur

a

10:56
Intervenant

eu une petite dinguerie décrétale. C'est le ministre des armées de plein exercice et Bruno Le Maire démission. Il devient ministre des armées démissionnaire. Mais parce qu'il refuse... Enfin, il veut s'en aller, manifestement. Eh bien, parce qu'il refuse d'assurer ses attributions de ministre démissionnaire, c'est-à-dire, en gros, faire tourner l'administration du ministère, eh bien, ils ont adopté un décret le lendemain. Enfin, je crois en même temps que le décret de cessation des fonctions du gouvernement, qui dit, grosso modo, les attributions du ministre des armées démissionnaires sont transférées au Premier ministre.

Et donc, le corps nu a de nouveau cumulé les deux fonctions, mais cette fois-ci, doublement démissionnaires, alors que pendant les 26 jours,

11:44
Locuteur

il

11:44
Intervenant

était premier... C'est hallucinant de parler de ça. Il est Premier ministre de plein exercice et il était ministre des armées démissionnaires. Là, il est full démissionnaire. C'est la démission. Mais ça montre quand même que... Bon, ça, c'est surtout dans mon cours que je le dirais, mais ça montre quand même que même un ministre démissionnaire n'est pas totalement mort puisqu'on a besoin de transférer les attributions s'il ne veut plus le faire. Mais en revanche, pourquoi ce déclencheur et quelle est la raison ? Ça, c'est d'ordre politique, mais tout a été fait dans

12:16
Locuteur

le

12:18
Intervenant

respect des règles, étonnamment.

12:19
Présentateur

Ouais, il

12:20
Locuteur

n

12:20
Présentateur

'y a rien d'illégal, c'est surprenant, mais il n

12:22
Locuteur

'y a

12:22
Présentateur

rien d'illégal dans l'absolu. On a quand même eu sous nos yeux l'explosion en vol du socle commun. C'était la victoire de Bruno Retailleau en 2024 que de ramener les Républicains dans le giron gouvernemental, sortir de l'opposition et retourner au gouvernement dans un accord exigeant avec les Macronistes qui ne s'est pas toujours très très bien passé. Évidemment, ça a grincé quand même assez régulièrement des dents. Et là, on a vu quand même Bruno Retailleau et j'ai l'impression qu'il ne s'adresse même plus la parole maintenant. Et les deux Bruno

12:56
Locuteur

?

12:56
Présentateur

Bruno Retailleau et Bruno Le Maire certainement, ça j'en suis convaincu, mais même le cornu et Macron. Est-ce qu'il existe toujours une ligne directe entre Emmanuel Macron et les Républicains ? Je ne suis pas persuadé. Après ce qui s'est passé, après ce qu'a fait Retailleau, qu'est

13:09
Locuteur

-ce

13:09
Présentateur

qu

13:09
Locuteur

'en

13:09
Présentateur

pense Malek

13:10
Locuteur

?

13:10
Intervenant

Je vais d'abord revenir un peu sur l'explosion du socle commun parce qu'en réalité, plus que sur Retailleau, tu vois,

13:19
Locuteur

j

13:20
Intervenant

'avais dit moi au moment de l'entre-deux-tours des élections législatives de 2024 que c'était déjà l'explosion de la Macronie. Je rappelle déjà qu'à l'époque, Gabriel Attal n'avait pas la même position puisqu'il disait qu'il était même prêt à appeler à voter LFI contre le Rassemblement National alors que certains étaient sur la position du fameux Nini dans le camp de la Macronie. en fait, vu que ce poison-là n'a fait que durer, on est en train de nous exposer la figure. Le problème, c'est que c

13:51
Locuteur

'est

13:51
Intervenant

les Français à la fois qui ont empathis, on en parlera après. Est-ce qu'Emmanuel Macron a encore un lien avec les Républicains ? Je ne pense pas. Comment tu renoues un lien de confiance dans un gouvernement à venir avec les Républicains ? En fait, je pense que c'est parce qu'il y aura des opportunistes plus que des gens qui voudront vraiment travailler que ça se fera pour faire barrage à la gauche. Pour moi, c'est la seule et unique raison qui fait que le canal sera à nouveau ouvert.

14:19
Locuteur

On

14:19
Présentateur

a vu aussi que cette crise politique a placé Emmanuel Macron au cœur des critiques au sein de son propre camp. Et ça aussi, c'est quelque chose de relativement nouveau. Mais les snipers que sont Édouard Philippe qui avait déjà demandé des dissolutions par le passé, là qui demandent carrément la démission du président de la République. Gabriel Attal, en direct sur TF1, ça m

14:39
Locuteur

'a

14:39
Présentateur

fait décrocher ma mâchoire, qui dit qu'il ne comprend plus les décisions du président de la République. Donc, il a complètement lâché. On vous a même fait un montage spécial backseat incroyable. Nathalie Loiseau, ancienne tête de liste pour les élections européennes qui, elle aussi, lâche Emmanuel Macron et demande une élection présidentielle. Valérie Hayé, Valérie Hayé qui, elle aussi, en termes diplomatiques,

15:02
Locuteur

ce

15:02
Présentateur

qu'elle dit, c'est une trahison. Il faut bien se rendre compte que quand on fait partie du parti présidentiel, remettre comme ça en cause la stratégie et la parole du président de la République, c'est quelque chose de grave qu'on n

15:12
Locuteur

'a

15:12
Présentateur

pas vécu depuis l'effrondeur à l'époque du parti socialiste. Grande époque.

15:19
Locuteur

Donc,

15:20
Présentateur

ouais, non, division du camp macroniste qui, en fait, c'est toute la fragilité du camp macroniste qui ne repose pas sur des barons locaux indéboulonnables. Et sur un socle idéologique. Ni sur un socle idéologique, t'as raison, qui repose sur Emmanuel Macron.

15:33
Locuteur

Et

15:34
Présentateur

quand Emmanuel Macron flanche, c

15:35
Locuteur

'est

15:35
Présentateur

l'ensemble de la macronie qui flanche et qui cherche à exister par elle-même. Qui éclate bien. Ouais, qui éclate bien. C'est une fragilité terrible pour un président de la République, ce qu

15:44
Locuteur

'on

15:44
Présentateur

est en train de vivre,

15:45
Locuteur

non

15:45
Présentateur

?

15:46
Locuteur

Oui,

15:46
Intervenant

c'est une fragilité, mais je sais... Enfin, il y a un phénomène très... Enfin, milieu macroniste, finalement, ceux qui existent aussi par les nominations qu'a souhaité Emmanuel Macron se retournent.

16:00
Locuteur

Je

16:00
Intervenant

crois qu'il y a aussi un phénomène qui est un peu plus à installer dans le moyen ou dans le long terme. C'est que, bon, Emmanuel Macron, sauf que ça arrive 18 mois avant la fin du mandat,

16:11
Locuteur

en

16:11
Intervenant

fait, n'a plus de position de force. Alors, et là, il s'est lourdement affaibli, mais finalement, là, c'est le premier président qui a fait deux mandats dans la période quinquennale, mais en fait, c'est le premier président qui, en réalité, eh bien, comment dire, à part Mitterrand, mais qui était très affaibli par la cohabitation, mais qui voulait toujours jouer à un jeu politique, alors qu'il ne peut pas se représenter.

16:41
Locuteur

Et

16:41
Intervenant

de fait, ça affaiblit quand même la fonction. Sauf que ça paraît prématuré, mais en même temps, pour le plagier, Emmanuel Macron a joué avec le feu. C'est lui qui affaiblit la fonction présidentielle.

16:53
Présentateur

Oui, en fait... Pour donner... Oui, oui. Je suis d'ailleurs d'accord avec Gabriel Attal quand il dit que tout ça a commencé à la dissolution. C'était la

17:00
Locuteur

dissolution

17:00
Intervenant

foirée. Même avant, tu penses ? Oui, je pense la non-compréhension de 2022, du résultat de 2022, c'est-à-dire le fait que parce qu'il a gagné, eh bien, on continue comme avant avec la Ve République à la Papa, alors qu'il avait une majorité relative, certes, qui était beaucoup plus importante qu'aujourd'hui, eh bien, ça n'a pas été pris en considération. D'ailleurs, preuve en est,

17:23
Locuteur

les

17:23
Intervenant

2022-24... Je

17:25
Locuteur

rappelle qu'entre 2022 et

17:26
Présentateur

2024, les Macronistes sont gouvernés de manière relativement tranquille parce que les LR acceptaient de ne pas voter l'émotion de censure. Absolument. Des fois,

17:36
Locuteur

c

17:36
Présentateur

'est pas série crac, notamment la réforme des retraites, mais dans l'absolu... Et

17:40
Locuteur

quand

17:40
Intervenant

ça chauffait, enfin, outils de... Enfin, les pratiques autoritaires avec les outils de la rationalisation du parlementarisme. Mais moi, je pense quand même que 2024, la dissolution, ça l'a quand même isolée dans son camp parce qu'on avait l'impression que même son camp ne comprenait pas cette décision puisque ça tenait plus ou moins. Donc, enfin, il y a eu... Je pense qu'il y

18:00
Locuteur

a

18:00
Intervenant

eu ce côté des macronistes qui ne comprenaient pas non plus sa décision en se disant qu'en plus,

18:07
Locuteur

c

18:07
Intervenant

'était au lendemain des élections européennes. Donc, l'extrême droite risquait... Enfin, il risquait d'avoir une cohabitation avec l'extrême droite. On avait justement un Gabriel Attal qui, lui, était plutôt dans le... Bah non, moi,

18:20
Locuteur

je

18:20
Intervenant

ne vais pas aller jusqu'à dire que LFI,

18:23
Locuteur

c

18:23
Intervenant

'est pareil que l'extrême droite. Enfin, je pense qu'en vrai, il s'est de plus en plus isolé une fois qu'il y

18:28
Locuteur

a

18:28
Intervenant

eu la dissolution.

18:31
Locuteur

Il

18:31
Présentateur

y a eu aussi une annonce qui a fait grand bruit au sein de la majorité... Enfin, au sein des macronistes. C'est l'annonce par Elisabeth Borne elle-même qu

18:40
Locuteur

'elle était OK

18:42
Présentateur

avec la suspension de la réforme des retraites si c'était nécessaire, si c'était utile, etc. Il

18:47
Locuteur

faut

18:47
Présentateur

savoir écouter.

18:48
Locuteur

Hein

18:48
Présentateur

? Il

18:48
Locuteur

faut

18:49
Présentateur

savoir écouter. Il faut savoir écouter. C'est important et c'est Elisabeth Borne qui vous le dit. Donc, vous serez gentil d'écouter, d'accord ? Ça a fait exploser le groupe macroniste. On a des extraits d'une boucle télégramme du groupe macroniste à l'Assemblée nationale qui ont fuité et qui ont été révélés par un journaliste du Figaro où on voit une ambiance délétère au sein du groupe puisqu'un certain nombre de députés ne veulent pas entendre parler d'une remise en cause de ce totem du macronisme qu'est la réforme des retraites obtenue de hautes luttes face à des millions de manifestants,

19:20
Locuteur

à

19:20
Présentateur

une opinion publique vent debout, etc. Ils ne veulent pas lâcher comme ça en race campagne dans des négo et on comprend bien pourquoi est-ce qu'ils ont fait ça à les macronistes et parce qu'ils sont et ça, on va en parler en train de négocier avec la gauche.

19:34
Locuteur

C

19:34
Intervenant

'est ça. Il y a un petit message de Maude Bréjon qui n

19:37
Locuteur

'est

19:37
Intervenant

pas sur ce screenshot mais qui m

19:39
Locuteur

'a

19:39
Intervenant

fait plaisir. Elle a dit on ne va quand même pas faire disparaître notre seule réforme structurelle du mandat. Si possible. En fait, oui, si, parce que c'est quand même fait contre la vie des syndicats, contre la vie des Français dans leur grande majorité. Non, derrière tout ça, c'est aussi important parce qu'il y a quand même la popole qui quand même est là.

20:05
Locuteur

Tout

20:06
Intervenant

le monde là va commencer un petit peu à sortir du bois parce qu'il y a les couloirs qui sont en train de se dessiner à l'approche de l'élection présidentielle. Élection présidentielle de 2027 ou élection présidentielle anticipée, on en parlera peut-être après. Mais tout le monde est en train de se préparer. On sait que Edor Philippe a communiqué petite info à Paris Match. Tiens, on choisit les médias à

20:26
Locuteur

qui

20:26
Intervenant

on donne les infos. Son projet présidentiel est prêt. On sait que Gabriel Attal a envie d'y aller aussi.

20:31
Locuteur

C

20:31
Intervenant

'est pour ça qu'il s'émancipe. Voilà, tout le monde est plus ou moins en train de se mettre dans les couloirs. C'est aussi important de dire qu'Elisabeth Borne n'a consulté ni Matignon ni l'Elysée pour

20:40
Locuteur

faire son interview au Parisien. Ah,

20:41
Présentateur

c'est ça, je me demandais.

20:42
Intervenant

Important. Est-ce qu'elle a consulté Gabriel Attal ? Je ne pense même pas. Je ne

20:46
Locuteur

suis

20:46
Intervenant

pas sûr qu'elle soit fidèle à Attal en plus. Non, ils se sont fait un petit peu la guéguerre pour la tête du parti.

20:51
Locuteur

Ah

20:51
Présentateur

ouais, putain, elle a lâché ça

20:53
Locuteur

en solo. C

20:55
Intervenant

'est dire qu'il

20:55
Locuteur

n

20:55
Intervenant

'y a plus d'autorité dans le... Mais vraiment, ce

20:59
Locuteur

n'est

20:59
Intervenant

plus un parti, c'est une espèce de syndicat

21:02
Locuteur

de copropriété.

21:03
Intervenant

Vraiment,

21:03
Locuteur

le

21:03
Intervenant

socle commun ne tient même pas. Il y a Edouard Philippe avec son mouvement Horizon qui dit clairement en gros Macron doit partir ou il doit y avoir une présidentielle anticipée. Il y a UDI qui les soutenait plus ou moins qui

21:20
Locuteur

eux

21:20
Intervenant

aussi disent c'est bon, on se barre. Il y a même les macronistes, les plus macronistes disent en fait, on remet en question tout ce qu'ils disent, tout ce qu'ils font, on ne le comprend plus. Voire même, on remet en question une des réformes qu'il a apportées à pleine main, on va dire. Il est solo. Là, moi, une situation qui me marquait à chaque fois, c'était le roi est nu. Mais vraiment, là, il est à

21:50
Locuteur

poil.

21:50
Présentateur

C'était la une de l'Ibé. Le roi est nu. Après, je voudrais quand même rappeler que ce n

21:54
Locuteur

'est

21:54
Présentateur

pas la première fois qu'on voit une majorité se déliter en arrivant à la fin. Alors, c'est vrai que je suis d'accord avec toi, il reste 18 mois, c'est énorme.

22:01
Locuteur non identifié

Ça

22:01
Présentateur

paraît extrêmement long par rapport à ce qu'on a connu par le passé. Enfin, tu aurais vu l'état du PS à la fin du quinquennat de François Hollande.

22:07
Locuteur

Oui, Tu aurais vu l'état de l'UMP à la fin du quinquennat.

22:09
Intervenant

Tu vois,

22:09
Locuteur

c

22:09
Intervenant

'est bon. L'odeur de fin de règne à 18 mois du scrutin. C'est rare. Et j'ai envie de te dire, l'odeur de fin de règne, ça fait un moment qu'on l'a sent. Thibaut parlait aussi de 2022. Je rappelle qu'en 2022, Emmanuel Macron refuse de faire campagne.

22:23
Locuteur

Oui, c'est vrai. Ça lui a plutôt

22:24
Présentateur

réussi.

22:25
Intervenant

Oui, parce qu'en fait, il était conscient que c'était en arrivant sur un second tour par défaut qu'il pourrait rester au pouvoir. Après, à couche de tout ça, une majorité relative.

22:36
Locuteur

Et

22:36
Intervenant

il avait dit, je me rappelle,

22:37
Locuteur

à

22:37
Intervenant

l'entre-deux-tours meeting à Marseille, qu'il gouvernerait autrement. Depuis 2022, je n

22:41
Locuteur

'ai

22:41
Intervenant

jamais vu sa façon de gouverner autrement. Pareil,

22:45
Locuteur

ce

22:45
Intervenant

n

22:45
Locuteur

'est pas

22:45
Intervenant

le premier. Non, mais ce n

22:46
Locuteur

'est

22:46
Intervenant

pas le premier. ce n

22:47
Locuteur

'est

22:47
Intervenant

pas le premier. Mais là, pour le coup, Hollande,

22:50
Locuteur

il

22:50
Intervenant

y avait quand même aussi des gens au parti, ce n

22:53
Locuteur

'était

22:53
Intervenant

pas très nombreux, mais il y

22:54
Locuteur

avait

22:54
Intervenant

quand même des gens au parti socialiste encore pour tenir la ligne. Oui, c'est vrai. Là, dis-moi qui tient la ligne d'Emmanuel Macron

22:58
Locuteur

? Voilà. Laquelle

22:59
Intervenant

? Non, mais laquelle ? Même

23:01
Présentateur

lui, sa ligne,

23:02
Locuteur

il n'y connaît pas.

23:03
Présentateur

Regarde ce qu'on a vécu lundi, c'est quand même un peu lunaire. On sent que le roi est nu et surtout, le roi est hésitant

23:07
Locuteur

et

23:08
Présentateur

que le roi ne sait plus exactement ce qui lui reste comme option. Il essaye de compter son pouvoir. Il est un des derniers de la classe à comprendre qu'il n

23:14
Locuteur

'a

23:14
Présentateur

plus de majorité et qu'il n'arrivera plus à gouverner de la même manière. Après, on va prendre le temps dans cette émission, évidemment, de regarder les options qu'il a. Justement, discutons-en. Moi, toute la journée de mardi, j'ai fait un stream entier de 4 heures pour expliquer que pour moi, il y avait une dissolution. Je ne voyais pas Sébastien Lecornu

23:32
Locuteur

réussir

23:32
Présentateur

son bout de négociation en 48 heures. Pourquoi en 48 heures, il réussirait ? Est

23:35
Locuteur

-ce

23:35
Présentateur

qu'il n

23:36
Locuteur

'a

23:36
Présentateur

pas réussi en trois semaines

23:36
Locuteur

?

23:38
Présentateur

Pour moi,

23:39
Locuteur

c

23:39
Présentateur

'était dissolution contrainte et forcée de la part d'Emmanuel Macron.

23:43
Locuteur

Est

23:43
Présentateur

-ce que vous pensez que c'est encore une... Oui, Thibaut.

23:44
Intervenant

Non, mais est-ce qu'il a réussi ? C'est ça que

23:46
Locuteur

je voulais

23:46
Intervenant

dire.

23:48
Locuteur

Il

23:48
Intervenant

manquait une question hier dans le 20 heures. Est-ce qu'il y a un accord de non-censure ? Non,

23:53
Présentateur

il n

23:54
Locuteur

'a

23:54
Présentateur

rien réussi.

23:54
Locuteur

Moi, je te parle de

23:55
Présentateur

mardi. Mardi, on n'était pas encore

23:56
Locuteur

à la

23:56
Présentateur

fin de son truc. Je me disais, il ne réussira pas. Est-ce qu'il a réussi ? Je ne pense pas. Il a dit, il existe, au 20 heures de France 2, il a dit, il existe une majorité de députés qui sont contre une nouvelle dissolution. Ça ne veut pas du tout dire qu'il existe une majorité de députés qui est prête à gouverner quoi que ce soit ensemble, ni le début du commencement d'un socle. Parce qu'effectivement, si tu demandes comme ça aux partis, qui veut une dissolution là tout de suite ? Il n

24:18
Locuteur

'y

24:18
Présentateur

a que LFI et le RN qui répondent. Peut

24:21
Locuteur

-être

24:21
Présentateur

un peu les écolos. Ça dépend. Tu as dit deux

24:23
Locuteur

questions.

24:24
Intervenant

Qui veut un budget jusqu'à la fin de l'année ? Tout le monde. Oui, c'est ça. Et qui veut éviter la dissolution ? En vrai, à part LFI, un peu tout le monde. Ok, ça ne te fait toujours pas un gouvernement et ça ne te fait toujours pas même

24:35
Locuteur

un

24:36
Intervenant

accord qui peut se dessiner. Moi, je ne

24:38
Locuteur

sais

24:38
Intervenant

toujours pas ce qu'il a réussi, Sébastien Lecornu. C'est pour ça que je ne sais toujours pas te dire, on va en parler après, qui peut être à la tête du futur gouvernement. Si je peux me permettre, ce qui se passe, c'est vraiment hallucinant ce qui se passe le lundi, et le mardi, la continuité, les fameux 48 heures. Mais ça rappelle quand même quelque chose, une pratique assez courante chez Emmanuel Macron et qui d'ailleurs, parfaitement intériorisée par son groupe politique, c'est de sortir des voies de droit.

C'est toute chose égale par ailleurs, mais le grand débat, le format Saint-Denis, tous ces éléments-là, toutes ces pratiques-là qui visent en fait à faire de la politique, mais sans rester dans les cadres institutionnels et constitutionnels. Je ne

25:29
Locuteur

dis

25:29
Intervenant

pas que tu peux tout faire dans un cadre constitutionnel où tu dois tout faire, mais finalement,

25:34
Locuteur

il

25:34
Intervenant

y a des voies de droit,

25:34
Locuteur

il

25:34
Intervenant

y a des outils constitutionnels à disposition pour régler une crise qui est en réalité une crise très classique. Il y a un blocage entre le pôle exécutif et le Parlement. Et là, pour essayer de survivre à quelque chose qui n'était pas du tout anticipé manifestement, il y

25:50
Locuteur

a

25:50
Intervenant

un état de préparation qui est remarquable, eh bien,

25:53
Locuteur

il

25:53
Intervenant

y a ce bricolage de on va créer, enfin, utiliser un pré-négociateur qui aura vocation à trouver un négociateur qui limite négociera un budget parce qu'à la base,

26:05
Locuteur

ce

26:05
Intervenant

n'était même pas une nomination d'un Premier ministre, c'était appeler, enfin, trouver un négociateur qui trouverait un moyen d'avoir un budget et ensuite, à charge pour le Président de la République, de nommer un Premier ministre

26:17
Locuteur

qui

26:18
Intervenant

ferait adopter un budget où il n

26:20
Locuteur

'y

26:20
Intervenant

aurait même plus de débat.

26:21
Locuteur

Qu

26:22
Présentateur

'est-ce que vous pensez de la grille de lecture qui est assez partagée, qui est celle de dire qu'une dissolution amènerait au même résultat,

26:32
Locuteur

qu

26:32
Présentateur

'on aurait une assemblée tout aussi tripolarisée

26:34
Locuteur

? Ça,

26:35
Présentateur

ce n

26:35
Locuteur

'est

26:35
Présentateur

pas grave.

26:36
Locuteur

Ce

26:36
Présentateur

n

26:36
Locuteur

'est

26:36
Intervenant

pas grave ? Non, pour moi, ça, c'est le faux argument. C'est l'argument pour ne pas dissoudre. Surtout dans une Cinquième République où quand même la dissolution, c'est plutôt d'origine gaullienne, c'est l'appel au peuple. On peut l'accepter ou le critiquer, mais c'est l'appel au peuple. Et en fait, peut-être, mais ça, c'est le naïf qui parle, c'est

26:58
Locuteur

faire

27:00
Intervenant

une dissolution, il y aura sans doute une tripolarisation qui se confirmerait. En tout cas, la tripartition n'est pas un phénomène en réalité qui apparaît en 2024, sauf qu'il se matérialise dans l'Assemblée plutôt nettement en 2024.

27:15
Locuteur

Mais

27:16
Intervenant

s'il y a à nouveau une tripartition, eh bien, peut-être, mais c'est sans doute naïf ce que je vais dire, peut-être que ça participera à contraindre les acteurs et notamment les députés à se dire désormais, on ne peut plus penser ambiance fait majoritaire, ambiance pratique présidentialiste, il va falloir faire du compromis. C'est pour ça...

27:36
Locuteur

C'est

27:36
Présentateur

pas évident. Non, non, c'est pas évident, on le voit bien,

27:38
Locuteur

on

27:39
Présentateur

le constate. Mais je me dis qu'en plus, si on fait une dissolution demain matin, on n'aura pas très exactement le même résultat que l'année dernière. Je pense que les macronistes perdront encore des plumes et qu'ils

27:48
Locuteur

en

27:48
Présentateur

perdront d'autant plus que ce qui vient de se passer ne plaît pas du tout à l'électorat macroniste. Ce qui n

27:52
Locuteur

'est

27:52
Présentateur

pas super fan. Plutôt des gens qui aiment la stabilité, la continuité,

27:56
Locuteur

etc.

27:57
Présentateur

Donc, pour moi, on aurait une progression du Rassemblement national de manière indéniable à l'Assemblée nationale qui n'aurait probablement pas de majorité absolue mais potentiellement une majorité relative et ensuite, on aurait la gauche qui progresserait un peu et une partie des macronistes qui subsisterait parce qu'ils gardent un fonds quand même. Le macronisme n

28:14
Locuteur

'a

28:14
Présentateur

pas complètement disparu de l'opinion publique. Il reste

28:17
Locuteur

quand même un

28:18
Présentateur

fonds à 15-20% quand même.

28:20
Intervenant

Oui, mais en fait, on arriverait quand même au même résultat dans le sens où il y aurait du coup trois blocs et qu'il y aura de toute façon une alliance qui devra se faire avec un bloc ou l'autre. Donc, moi, en fait, je ne comprends pas à quoi ça s'avérait de dissoudre maintenant

28:39
Locuteur

pour

28:39
Intervenant

leur dire oui, vous voyez, maintenant, il faut négocier. En fait, je pense qu'ils savent déjà qu'il faut négocier. Ils ne savent pas faire.

28:46
Locuteur

Ils

28:46
Intervenant

ne savent pas faire.

28:47
Locuteur

Est-ce qu'une

28:48
Intervenant

dissolution avec un autre résultat va leur dire ?

28:51
Locuteur

Ça y est, tout un coup, ils

28:51
Intervenant

vont savoir faire. Non, j'ai conscience que c'est naïf et d'ailleurs, ça peut mener à un autre résultat peut-être positif pour certains. C'est carrément changer des institutions. Mais ils ne savent pas faire le compromis parce que c'est des acteurs qui sont... D'ailleurs, les Macronistes sont quand même souvent des pièces rapportées des partis de gouvernement, en tout cas ceux qui sont assez dominants. Eh bien, c'est des acteurs qui ne savent pas faire parce qu'ils ont complètement intériorisé et hérité de pratiques qui consistaient à dire le fait majoritaire, c'est gagner d'avance. Soit tu es dans l'opposition, tu es assez faible, tu obstrues et bon, tu espères l'alternance.

Soit, eh bien, tu es dans le fait majoritaire, tu négocies en réalité dans les coulisses avec le gouvernement pour peser en tant que majorité. mais dans l'hémicycle, notamment à l'Assemblée nationale, tu as un rôle relativement limité, c'est-à-dire ratifier ce qui est demandé par un gouvernement.

Il peut y avoir des tensions, les socialistes l'avaient montré sous le monde indolente, mais ils ne savent pas faire et ça prend du temps de changer des pratiques, changer des représentations, des croyances et la solution n'est pas nécessairement dans ni une dissolution, ça je suis d'accord, ni dans la Constitution, mais il faudra du temps si la tripolarisation s'installe durablement, pour trouver un moyen de gouverner. Malek

30:08
Locuteur

?

30:09
Intervenant

Ça fera peut-être le lien avec la suite. Moi, je rejoins l'afre-gauchiste qu'est Édouard Philippe

30:17
Locuteur

parce

30:17
Intervenant

qu'en fait, je me suis vraiment posé la question avant de rejoindre cette position, mais aujourd'hui, je suis obligé de constater qu

30:24
Locuteur

'Emmanuel

30:26
Intervenant

Macron est le point bloquant notamment de tout ça.

30:28
Locuteur

C

30:28
Intervenant

'est le blocage finalement.

30:31
Locuteur

Non, je ne suis pas d'accord

30:31
Intervenant

avec toi. C'est lui qui refuse la cohabitation.

30:34
Locuteur

Est

30:34
Intervenant

-ce qu'il a cohabité depuis 2024 ? On n'est pas en situation de cohabitation, il n

30:37
Locuteur

'y a

30:37
Intervenant

pas de majorité absolue alternative. Mais ça majeu ne fonctionne pas non plus, donc on fait quoi ? On négocie.

30:43
Locuteur

Non,

30:44
Présentateur

mais tu vois, on en revient à ça, moi, je n

30:46
Locuteur

'ai

30:46
Présentateur

pas plus de solutions. Mais pour moi, notre problème, il est parlementaire.

30:51
Intervenant

Oui, mais sauf que ça, Thibault le disait, ça demande une rééducation. Oui, certainement. Et donc, en vrai, ça prend du temps. On a 18 mois, il faut quand même qu

30:58
Locuteur

'on

30:58
Intervenant

puisse avancer. Tu vois ? Non, mais surtout, on a 18 mois, mais surtout, le budget doit être déposé lundi, en fait.

31:03
Locuteur

Et le jeudi.

31:04
Intervenant

Je ne

31:05
Locuteur

veux

31:05
Intervenant

pas affoler les gens,

31:06
Locuteur

mais

31:06
Intervenant

ça

31:07
Locuteur

ne

31:07
Intervenant

fait pas beaucoup

31:07
Locuteur

de temps.

31:07
Intervenant

Le jeu qui dit dissolution, en fait, ça me ferait chier qu'on grille la cartouche de la dissolution là, alors qu'on pourrait l'utiliser après une démission et après une présidentielle anticipée et fort de cette élection présidentielle et d'un débat, d'une confrontation, idée contre idée, on débat vraiment et on décide de quelque chose pour la France. Et bien là, il y a ensuite une autre photographie de l'Assemblée qui se dégage. Mais en 35 jours

31:30
Locuteur

?

31:31
Intervenant

Tu es un afro-gauchiste comme Edouard

31:33
Locuteur

Philippe. C

31:34
Intervenant

'est vrai qu'il a dit de laisser un délai, c'est vrai. Voilà, Edouard Philippe dit d'abord Premier ministre pour voter un budget d'ici la fin de l'année. Le président de la République choisit son timing pour démissionner. On se laisse un peu le temps pour pouvoir avoir une vraie campagne et pas 35 jours et on fait une dissole dans la foulée.

31:49
Locuteur

Mais

31:49
Intervenant

là, tu retombes dans une espérance, peut-être, mais je t'interprète peut-être mal qu'on dissout, enfin non, on élit un nouveau président, on dissout dans la foulée à la Mitterrand

32:01
Locuteur

et

32:01
Intervenant

on espère, on croise les doigts pour une majorité absolue et le risque, c'est de retomber dans une pratique

32:08
Présentateur

présidentialiste. J'en ai encore vu dans le chat qui disait que selon eux, s'il y avait un nouveau président de la République, il y avait certainement une nouvelle majorité absolue un mois plus tard dans les élections législatives. Pour moi, c'est de la pensée magique. Pour moi, c'est un truc, je crois que depuis 2022, on est rentré dans une phase nouvelle de notre vie politique qui peut s'installer pour longtemps dans laquelle c'est fini l'époque des hégémonies et des groupes à 350 députés à l'Assemblée qui imposent leur volonté.

Pour moi, c'est un peu un modèle du passé compte tenu de l'éclatement du paysage politique et c'est marrant parce qu'en plus, tout ça arrive avec le scrutin majoritaire qui était censé être le scrutin qui empêche ça, qui garantit la stabilité, la fameuse stabilité gouvernementale. Il est en train de nous démontrer que malgré le scrutin majoritaire, on a 11 groupes à l'Assemblée nationale,

32:51
Locuteur

on

32:51
Présentateur

a un rassemblement national à 125 députés et que le scrutin majoritaire ne l'empêche plus. Donc,

32:57
Locuteur

non,

32:58
Présentateur

je ne

32:58
Locuteur

sais

32:58
Présentateur

pas. Je ne

32:58
Locuteur

suis

32:58
Présentateur

pas défaitiste, mais presque.

33:00
Intervenant

Mais le scrutin majoritaire, certes, favorise une majorité absolue, mais quand même, Debray, quand il présente les institutions en 1958, a complètement essentialisé ce qui n'existera plus quatre ans plus tard, c'est-à-dire l'impossibilité d'avoir une majorité absolue. À l'époque, ils y croyaient encore. Oui, ils étaient complètement traumatisés.

33:22
Locuteur

En fait, on est revenu dans

33:23
Présentateur

un modèle Debray. Ils étaient

33:24
Locuteur

traumatisés à la quatrième, oui, bien sûr.

33:26
Intervenant

C'était justifié. Le scrutin majoritaire à deux tours, pas un tour, ils voulaient un tour. Là, il serait sans doute plus contraint à créer deux

33:33
Locuteur

blocs

33:34
Intervenant

majoritaires et les outils de rationalisation.

33:38
Présentateur

Lorraine, t

33:38
Locuteur

'en

33:38
Présentateur

penses quoi ? Est-ce que si on dit sous demain, on a les mêmes ?

33:41
Locuteur

Moi,

33:41
Intervenant

je pense qu'on aura effectivement les mêmes et qu'on sera toujours tout autant bloqués, en fait. Et que pour moi, il faut que, je pense que

33:49
Locuteur

48

33:51
Intervenant

heures pour négocier une alliance, ce n

33:53
Locuteur

'est

33:53
Intervenant

pas assez et qu

33:55
Locuteur

'il

33:56
Intervenant

faut que le camp macroniste se mette, eux aussi, d'accord, à mon avis, sur qu'est-ce qu

34:02
Locuteur

'ils

34:02
Intervenant

sont prêts à lâcher. parce que là, on entend, on part de suspension, de potentiellement abrogation, etc., de la réforme des retraites. En fait, j'ai l'impression que l'ocornu négocie, mais en fait, il ne sait pas quelle cartouche il a en réalité pour pouvoir négocier. Donc,

34:20
Locuteur

ça,

34:21
Intervenant

pour moi, il n'y a que Emmanuel Macron et son parti que j'espère peut remettre en ordre pour pouvoir négocier. Mais moi, en fait, pour moi, hier, j'ai tweeté parce qu'en fait, je passe ma vie à regarder chaque notification pour comprendre ce qui se passe en temps réel. Mais je disais, en fait, j

34:43
Locuteur

'ai

34:43
Intervenant

l'impression que les socialistes croient un peu au Père Noël sur une cohabitation avec la Macronie parce que,

34:53
Locuteur

en

34:54
Intervenant

fait, déjà, même avec les macronistes, ils ne seront pas assez pour pouvoir gouverner sans être censurés. c'est

35:00
Locuteur

-à

35:00
Intervenant

-dire que si LFI, l'extrême droite, les censure, comment ils vont faire pour gouverner ? Je vois mal ça. Et en plus de ça, sur le fait qu'ils n'arrivent même pas à obtenir des choses concrètes en l'État, en fait, j

35:16
Locuteur

'ai

35:16
Intervenant

l'impression que déjà, admettons, ils réussissent, ils arrivent au gouvernement, mais en fait, ils sont dans un truc qui est en train de mourir. Donc, je ne comprends même pas quel est l'intérêt pour eux d'essayer de sauver les macronistes.

35:29
Présentateur

Pour qui ? Pour les

35:29
Intervenant

socialistes ? Pour les socialistes, oui.

35:32
Locuteur

Ils

35:32
Intervenant

ont beaucoup à perdre en cas de dissolution aussi. Ils

35:35
Locuteur

ont

35:35
Intervenant

énormément à perdre en cas de dissolution. Surtout si on parle sans un accord électoral.

35:41
Locuteur

L

35:41
Intervenant

'assurance-vie du Parti socialiste, ce serait d'être au gouvernement

35:45
Locuteur

? C

35:47
Présentateur

'est ce qu'on en parlera, notre invité tout à l'heure, évidemment, qui nous éclairera peut-être sur la pensée socialiste en ce moment. Si lui-même, il a compris. Si d'aventure lui-même a compris quoi que ce soit, parce que c'est clair pour personne et que le PS est un parti divisé.

36:00
Locuteur

C

36:01
Présentateur

'est vrai. Et que le PS est un parti divisé.

36:03
Locuteur

Mais

36:04
Présentateur

c'est intéressant ce que ça rendit long aussi sur la culture du compromis qui existe à gauche ou qui n'existe pas,

36:08
Locuteur

entre l'intransigeance,

36:08
Présentateur

le refus absolu de négocier avec qui que ce soit et être prêt à se vendre, retoquer son propre programme et tout. Il n'y a pas que les macronistes qui sont dos au mur dans cette histoire et qui sont

36:21
Locuteur

contraints à des

36:22
Présentateur

négociations compliquées.

36:24
Locuteur

Mais

36:24
Intervenant

clairement, parce qu'en plus, même on n

36:25
Locuteur

'a

36:25
Intervenant

pas parlé de l'extrême droite.

36:26
Locuteur

C

36:26
Intervenant

'est que même l'extrême droite, en réalité, ils sont dans la merde. Désolé. Parce que là, admettons, il y a une présidentielle anticipée. Marine Le Pen est inéligible. Ils vont envoyer qu'ils bardaient là. Je ne

36:41
Locuteur

vois

36:41
Intervenant

pas en quoi ça leur profite.

36:42
Locuteur

Ils ne faisaient pas

36:43
Intervenant

des moins bons scores dans les sondages aujourd'hui, à date. Donc, ce serait peut-être même d'ailleurs un avantage.

36:51
Locuteur

De

36:51
Intervenant

quoi, la condamnation

36:52
Locuteur

?

36:52
Intervenant

D'envoyer Bardella. Non, d'envoyer Bardella. La condamnation aussi, mais ça, c'est mon avis.

36:57
Locuteur

Non,

36:58
Présentateur

mais la condamnation, elle ne change rien

36:59
Locuteur

vis

36:59
Intervenant

-à-vis des

36:59
Locuteur

électeurs

36:59
Présentateur

du RN.

37:00
Intervenant

Oui, au contraire d'ailleurs, elle mobilise encore plus l'électorat parce qu'on retente sur le discours de système contre nous. Et pour très bien être élu, il nommerait Marine Le Pen à Matignon

37:10
Locuteur

et

37:10
Intervenant

pendant X années, on aurait une inversion qui n'en est pas vraiment une des rapports de pouvoir. Et petit ami,

37:16
Locuteur

si

37:16
Intervenant

tu veux au passage

37:16
Locuteur

?

37:18
Présentateur

À suivre. On verra évidemment. Si on revient sur le scénario de cet afro-gauchiste d'Edouard Philippe, est-ce qu'une démission du président de la République est réaliste en l'État

37:28
Locuteur

?

37:29
Présentateur

Moi,

37:30
Locuteur

je... Il

37:31
Présentateur

ne le fera jamais ! Non, mais voilà, c'est ça.

37:32
Locuteur

Il ne le fera jamais

37:33
Présentateur

! Il ne le

37:34
Locuteur

fera

37:34
Présentateur

jamais parce qu'il a un égo qui est gros comme as, donc jamais il ne le fera. Moi, je considère que le problème qu'on a actuellement est d'ordre parlementaire, qu'on a une tripartition à l'Assemblée nationale qui rend difficile des relations entre des partis qui n

37:44
Locuteur

'ont

37:44
Présentateur

pas de culture de compromis et qui doivent apprendre un petit peu de haut mur à le faire parce qu'on n

37:49
Locuteur

'a

37:49
Présentateur

pas le choix et qu'en plus, le chrono tourne et qu'on a un budget à adopter. Je ne pense pas qu'Emmanuel Macron soit en l'état actuel des choses, en situation de présenter sa démission comme si le pays était à feu et à sang, bloqué au point de ne pas pouvoir avancer sans l'organisation express d'une élection présidentielle.

38:08
Locuteur

Moi,

38:08
Intervenant

je pense quand même qu'il bloque parce que ça reste, le constitutionnaliste me corrigera si besoin, ça reste une de ses responsabilités de nommer un premier ministre et ensuite de constituer un gouvernement. Là, depuis la dissolution, il n'a nommé que des premiers ministres et premières ministres de droite en réalité. pour moi, il aurait dû et peut-être qu'il faudrait même encore aujourd'hui donner la chance au nouveau Front populaire donc LFI compris mais bon, ça,

38:41
Locuteur

ça

38:41
Intervenant

suppose que

38:41
Locuteur

le PS

38:43
Intervenant

et LFI arrivent à s'entendre et vouloir gouverner ensemble. Ça, on en est sur autre chose mais en tout cas, pour moi, il est quand même responsable de ce blocage des institutions au sens où c'est quand même lui qui nomme le premier ministre au final.

38:58
Locuteur

C

38:59
Intervenant

'est bon ? Oui, non, oui, absolument. Je suis très sensible à ce que tu dis parce que oui, étant donné qu'il est le garant du fonctionnement régulier des institutions, la nomination du premier ministre et le partage de compétences de la nomination des membres du gouvernement est importante.

39:19
Locuteur

Mais,

39:20
Intervenant

et je ne dis pas qu'il ne faut pas nommer quelqu'un issu du NFP avec soit une alliance, enfin une réintégration de LFI dans la boucle

39:30
Locuteur

parce

39:30
Intervenant

que je ne le vois pas nommer un premier ministre à LFI quand même

39:32
Locuteur

et soit

39:34
Intervenant

un soutien sans participation pour essayer d'avancer. Mais le problème c'est que, c'est enfoncé une porte ouverte mais il a fait les choses tellement à l'envers qu'il a réussi en fait à installer dans le discours, enfin dans le champ politique le fait que ça ne sert à rien de faire ça. alors que la censure serait sans doute assez rapide et elle l'aurait peut-être été tout autant il y a un an

40:01
Locuteur

mais

40:01
Intervenant

désormais ce n

40:02
Locuteur

'est

40:02
Intervenant

même plus une hypothèse qui est abordée ce qui fait que la démission pour moi elle est tout à fait réaliste

40:07
Locuteur

elle

40:08
Intervenant

est tout à fait réaliste pas parce qu'il a effectivement un melon mais parce que en droit constitutionnel cette matière elle marche toujours sur deux jambes la dimension légale mais la dimension de la légitimité et le lien avec l'autorité quand vous avez les plus proches enfin pas le noyau mais les plus proches qui le lâchent complètement voire qui l'insultent un peu quand même dans une certaine mesure vous voyez la perte d'autorité

40:36
Locuteur

comme

40:37
Intervenant

un peu François Hollande six mois avant la présidentielle sauf qu'il eut resté six mois et peut-être que la perte de légitimité sera telle que ça le conduira à cela et à titre personnel c'est un peu le constitutionnalisme mais aussi le citoyen pour moi ce serait un drame qui démissionne parce que ce serait intérioriser le fait que

40:57
Locuteur

la

40:58
Intervenant

solution à nos problèmes ça passe par la présidence de la république et je suis d'accord avec toi Jean la difficulté elle vient de comment on essaie de rétablir un équilibre qui consisterait à donner plus d'importance au parlement et donc au couple enfin gouvernement assemblée nationale mais pour pas complètement les blâmer il y a aussi une difficulté c'est si les acteurs les représentants ont cette attitude et ont cette croyance que dès qu'on va faire du compromis on va trahir ils sont un peu le reflet je ne

41:30
Locuteur

dis

41:30
Intervenant

pas que les représentants sont la copie conforme loin de là mais ils sont aussi un peu le reflet de leur propre électorat et nous collectivement on a intériorisé le fait que la normalité c'est majorité absolue contre opposition et donc il n

41:42
Locuteur

'y a

41:42
Intervenant

pas besoin de faire du compromis

41:46
Présentateur

la nomination d'un négociateur ça aussi c'était une proposition qui a émergé notamment de la part de Gabriel Attal un truc un peu nébuleux tu peux nous en parler

41:54
Locuteur

Malek

41:55
Intervenant

alors Gabriel Attal il propose

41:58
Locuteur

le

41:58
Intervenant

cornu est un négociateur qui doit trouver des négociateurs qui vont négocier le négociable c'est ça

42:03
Locuteur

c

42:03
Intervenant

'est ça Gabriel Attal qui pousse l'idée et qui pousse d'ailleurs deux noms Jean-Louis Borloo et Laurent Berger Jean-Louis Borloo ancien ministre UDI et Laurent Berger ancien patron de la CFDT syndicat réformiste comme on dit

42:21
Locuteur

syndicat

42:21
Intervenant

de droite disons les termes et l'année dernière Laurent Berger le nom de Laurent Berger avait circulé notamment pour Matignon lui avait notamment une nouvelle aventure je crois du côté des mutuelles d'ailleurs si mes souvenirs sont bons qui ça Borloo Laurent Berger ah Berger oui oui bien sûr je

42:38
Locuteur

crois

42:38
Intervenant

que c

42:38
Locuteur

'est

42:38
Intervenant

ça et donc il était hypé par les mutuelles ok no offense on respecte et surtout il avait dit que sa ligne rouge lui c'était la réforme des retraites et que dans ce cas il pouvait pas prendre Matignon bon là il aurait déjà eu des

42:51
Présentateur

discussions avec Macron par le passé en lui disant je n'accepterais Matignon que si on abroge la réforme des retraites

42:56
Intervenant

et là c'est l'opinion qui a sorti cette info en début de semaine Laurent Berger aurait donné son accord à Gabriel Attal démenti quand même immédiat de la part de Renaissance pour l'instant il nous a rien dit mais voilà et on voit aussi que l'Elysée commence à faire circuler le nom de Jean-Louis Borloo aussi bon après Jean-Louis Borloo qui a déclaré je suis au courant de rien on m

43:19
Locuteur

'a

43:19
Intervenant

pas appelé ça me tue de rien et c'était en ligne du Figaro pendant toute l'après-midi mais donc je comprends c'est Thibaut qui va nous éclairer sur est

43:26
Locuteur

-ce

43:26
Intervenant

qu'on peut installer un duo à Matignon je sais pas je comprends pas je comprends plus rien en fait est-ce que Gabriel Attal lui-même a compris ce qu'il était en train de proposer parce que ok d'accord on nomme Berger on nomme Borloo

43:36
Locuteur

et

43:37
Intervenant

on fait quoi

43:38
Locuteur

? un

43:41
Intervenant

duo à Matignon Thibaut

43:42
Locuteur

bah

43:43
Intervenant

bon bref

43:46
Locuteur

non

43:47
Intervenant

non mais Attal Attal est bien le produit du macronisme sur ce genre d'idée enfin je ne sais pas exactement qui conseille Gabriel Attal mais on voit vraiment une filiation avec Macron c'est-à-dire de sortir et de donner une impression qu'il n

44:03
Locuteur

'y

44:03
Intervenant

a aucune solution et donc il faut sortir du cadre pour trouver un pré-négociateur qui va trouver le négociateur enfin tu l'as beaucoup mieux dit que moi mais juste un point c'est très rigolo Borloo parce que ça fait depuis 2010 qu'il doit être Premier ministre lui-même n'étant pas au courant manifestement donc c'est quand même assez rigolo mais c'est quelque chose qui est là on est confronté à vraiment un signe je pense que Attal et le révèle avec cette proposition mais c'est Macron qui l'a initié mais un affaiblissement du système politique du régime politique en réalité qui conduit à une forme de dépolitisation

44:41
Locuteur

je

44:42
Intervenant

ne dis pas une dépolitisation au sens idéologique je pense que même les macronistes ont une forme d'idéologie mais une dépolitisation dans le sens où eh bien on cherche des voies en fait qui sont qui paraissent très techniques pas du tout clivantes

45:01
Locuteur

qui

45:01
Intervenant

sans doute le serait si c'était mis en oeuvre et qui montre en réalité un affaiblissement qui suit un état enfin une pratique assez autoritaire du pouvoir et on aboutit à quelque chose où la logique c'est ça si j'ai bien compris Attal mais si j'ai bien compris l'ancien premier ministre

45:19
Locuteur

c

45:20
Intervenant

'est l'idée de faire quand même négocier un budget en amont et ensuite d'expliquer à un premier ministre un gouvernement de plein exercice avec tous les attributs constitutionnels qu'on lui connaît va à l'Assemblée et la copie est déjà prête

45:34
Locuteur

c

45:34
Intervenant

'est absurde et donc c'est absurde c'est affaiblir encore plus les institutions et c'est insulter encore plus mais on est un pays très antiparlementaire historiquement mais c'est dire aussi aux députés et aux sénateurs ne touchez à rien on a tout négocié en amont

45:48
Locuteur

n

45:49
Intervenant

'amendez pas déjà que leur prérogatif d'amendement en matière budgétaire c

45:52
Locuteur

'est

45:52
Intervenant

pas vraiment rassurant ce qu'ils peuvent faire c'est à dire pas grand chose là ce sera encore faite encore moins alors c'est sûr il n

45:59
Locuteur

'y

45:59
Intervenant

aurait pas de 49 alinéa 3 il n'y

46:02
Locuteur

aurait

46:02
Intervenant

même pas besoin mais c'est assez inquiétant je ne sais pas s'il y

46:05
Locuteur

a

46:05
Intervenant

une réflexion derrière je ne pense pas mais c'est un état de dépolitisation et d'affaiblissement du régime qui est assez effrayant pour moi moi j'en vois j'en vois une quand même de réflexion derrière après je ne

46:18
Locuteur

suis

46:18
Intervenant

pas dans la tête de Gabriel Attal et je n

46:19
Locuteur

'ai

46:19
Intervenant

pas envie d'y être c'est

46:20
Locuteur

bien on fait l'exégèse de Gabriel Attal c

46:21
Locuteur non identifié

'est bien

46:21
Intervenant

clairement même si j'aimerais bien être dans la tête de Macron là en ce moment mais

46:26
Locuteur

bref

46:27
Intervenant

moi je pense qu'il y a la logique des négociateurs en fait c'est parce que

46:31
Locuteur

il

46:32
Intervenant

y a clairement un souci avec les partis aujourd'hui et je pense que l'idée de passer par un négociateur de la même manière que le NFP en arrivant en tête en 2024 disait que il ne fallait pas un ou une première ministre issue des partis qui se sont alliés pour faire le NFP il fallait quelqu'un de la société civile pour surmonter en fait ces embrouilles en fait partisanes et que chacun regarde son agenda politique de ah mais moi en 2027 je vais me présenter ah machin ceci je veux l'hégémonie etc moi j'ai l'impression que le fait de parler de négociateurs extérieurs aux partis c'était peut-être une façon de dire bah en fait ce qui bloque aujourd'hui c'est les partis mais après que quelqu'un qui dit ça est chef lui-même d'un parti

47:23
Locuteur

ça

47:23
Intervenant

me paraît bizarre mais

47:24
Locuteur

ça participe au blocage dans

47:26
Présentateur

le sens où les partis politiques ont des intérêts à des scénarios comme par exemple dissolution pas dissolution il y

47:32
Locuteur

a

47:32
Présentateur

des partis qui ont intérêt comme le RN des partis qui n'ont pas intérêt comme les macronistes du coup ça ça biaise un petit peu le truc pareil sur les stratégies vis-à-vis de

47:41
Locuteur

l

47:41
Présentateur

'élection présidentielle il

47:43
Locuteur

y a

47:43
Présentateur

des partis qui ont déjà un champion qui fait déjà des bons scores et d'autres qui se cherchent encore et qui performent assez mal dans cette élection très particulière donc

47:50
Locuteur

je

47:51
Présentateur

comprends l'idée mais j'ai du mal à considérer que les partis sont néfastes en eux-mêmes je suis d'accord avec Thibaut sur le fait qu'une partie de la solution est parlementaire

48:01
Locuteur

c

48:02
Présentateur

'est par l'exercice des prérogatives du parlement c'est à l'Assemblée nationale c'est en fait

48:06
Locuteur

pour

48:06
Présentateur

bien faire il faudrait que ce soit davantage avec les groupes parlementaires que les discussions aient lieu

48:10
Locuteur

plutôt

48:10
Présentateur

qu'avec les partis bon tu me diras souvent c'est très lié donc moi j'en

48:13
Locuteur non identifié

veux

48:13
Locuteur

à

48:14
Présentateur

personne au fait d'Olivier Faure etc. en plus il y va avec le président du groupe donc c'est très bien

48:19
Locuteur

mais

48:19
Présentateur

je sais pas il

48:22
Locuteur

y a

48:22
Présentateur

un truc sur lequel je voulais t'interroger Thibaut on a parlé des différents scénarios à la disposition du président de la république dissolution nommer des négociateurs démission un truc qui revient souvent dans le chat c'est l'article 16 de la constitution ça te fait sourire moi aussi parce que voilà je trouve ça intéressant parce que l'article 16 moi ça fait 10 ans que je suis sur Twitch je le vois revenir comme ça par vague à chaque fois à des moments où on est dans une incertitude on sait pas trop

48:48
Locuteur

c'est très tentant ben ouais

48:50
Présentateur

c'est un

48:51
Locuteur

peu comme Borloo tu peux rappeler ce que c'est déjà c'est un peu comme Borloo c'est un peu comme Borloo ça revient tout le temps depuis 10 ans ça revient tout le temps

48:57
Intervenant

alors l'article 16 c'est l'article 10 des pleins pouvoirs c'est l'idée selon laquelle sous certaines conditions qui ne sont pas réunies le président de la république peut mais c'est pas la formule du texte mais prendre les pleins pouvoirs qui en fait sont pas exactement des pleins pouvoirs mais cumuler les prérogatives exécutives et législatives

49:17
Locuteur

c

49:18
Intervenant

'est à dire en gros adopter des lois tout seul et adopter des règlements tout seul le volet juridictionnel n'est pas intégré là-dedans et cet article historiquement c'est vraiment une réponse au traumatisme de la défaite de la France en 1940 qui consiste en fait à dire nous avons été agressés nous n'avions pas les outils à notre disposition pour répondre à l'agression de l'Allemagne nazie donc il faut se donner des moyens pour surmonter cela donc ça a vraiment une une historicité déjà très située plutôt liée aux problématiques extérieures mais la formulation et les conditions de fond de l'article posent que en cas de menaces graves et immédiates et bien qui porteraient atteinte

50:08
Locuteur

à

50:09
Intervenant

l'indépendance de la nation à l'intégrité du territoire ou à l'exécution normale des traités et bien et en plus de ça s'il y avait une interruption du fonctionnement normal ou régulier je ne sais plus quelle est la formule régulier du fonctionnement des institutions et bien le président serait en possibilité

50:25
Locuteur

en

50:26
Intervenant

capacité d'utiliser cet article ce qui n'est pas le cas en l'espèce

50:30
Locuteur

il

50:31
Intervenant

n

50:31
Locuteur

'y a

50:31
Intervenant

pas une menace grave et immédiate elle n

50:33
Locuteur

'est

50:33
Intervenant

pas immédiate sinon elle dure depuis longtemps et en plus de cela c'est quand même compliqué de dire bon le fonctionnement régulier des institutions est grippé la preuve en est non il y a eu une nomination il y a eu un décret de cessation on est en régime des affaires courantes et on essaie de trouver une solution mais la difficulté c'est pour ça que ça revient souvent c'est que c'est un article sans filet il n

50:55
Locuteur

'y

50:55
Intervenant

a aucune autorité habilité à contrôler le déclenchement

50:59
Locuteur

si

51:00
Intervenant

ce n'est un avis du conseil constitutionnel qui en fait le jour du déclenchement n'est pas comment dire n'est pas non n

51:09
Locuteur

'est

51:09
Intervenant

pas publié c'est 30 jours après ou 60 jours après mais ça c'est la réforme Sarkozy de 2008 qu'il publicise sa position et toujours est-il qu'il n

51:19
Locuteur

'y a

51:19
Intervenant

pas de filet il

51:19
Locuteur

n

51:19
Intervenant

'y

51:19
Locuteur

a

51:19
Intervenant

pas d'autorité juridictionnelle qui peut l'en empêcher ou dire tout de suite non non les conditions ne sont pas remplies et en plus de cela le parlement est réuni de plein droit donc s'il ne siège pas et bien il a le droit de siéger mais il ne peut pas faire grand chose puisqu'il ne peut pas contrôler l'action du gouvernement il n'y

51:37
Locuteur

en

51:37
Intervenant

a pas adopter des lois ce qui fait que la seule hypothèse

51:42
Locuteur

puisqu

51:42
Intervenant

'il siège en il siègerait et bien ce serait l'éventualité d'une destitution si jamais le parlement réuni à l'occasion en fait physiquement entre le Sénat à

51:57
Locuteur

l

51:57
Intervenant

'Assemblée Nationale estimait qu'il y avait un manquement manifestement incompatible avec l'exercice de sa fonction mais en l'espèce les conditions ne sont pas remplies est-ce que c'est suffisant ? Non c'est un article très dangereux mais encore une fois pour recourir à un tel article il faut avoir l'air insolide et la légitimité

52:14
Locuteur

moi

52:15
Présentateur

ce que je dis parfois pour le vulgariser cet article c'est qu'il sera utilisé le jour où il y aura des coups de feu qui seront tirés dans le 7ème arrondissement

52:21
Intervenant

en vrai c

52:22
Locuteur

'est

52:22
Intervenant

un peu ça c

52:22
Locuteur

'est un

52:23
Présentateur

niveau de crise où effectivement l'impossibilité pour les pouvoirs publics constitutionnels de se réunir et de fonctionner normalement est caractérisée évident c'est grave mais

52:31
Locuteur

grave

52:31
Présentateur

au point de coup de feu pas grave au point de on n'arrive pas à trouver un accord entre des groupes politiques c

52:36
Locuteur

'est pas

52:36
Présentateur

grave c'est le fonctionnement

52:38
Locuteur

normal

52:38
Présentateur

d'une démocratie parlementaire qui a du mal à se mettre d'accord

52:41
Locuteur

mais

52:42
Intervenant

ça c'est vraiment l'illustration ces rumeurs qui reviennent parce que les médias le relaient de en fait quand il y a un blocage le réflexe est un peu autoritariste

52:52
Locuteur

c

52:52
Intervenant

'est un

52:53
Locuteur

peu

52:53
Intervenant

césariste on

52:54
Locuteur

adore ça on adore ça

52:55
Intervenant

ouais voilà c'est au lieu d'essayer de décider un peu plus collectivement on fait confiance à une personne qu'on a élue

53:03
Locuteur

ça

53:04
Intervenant

marchait avec De Gaulle peut-être et encore il l'utilise qu'une fois et de manière parfaitement excessive mais depuis ça n'a jamais été réutilisé

53:11
Locuteur

mais c

53:11
Présentateur

'est intéressant ce que tu dis effectivement sur cette espèce de réflexe autoritaire qui revient à chaque fois par vague on adore ça on a un pays très paradoxal j'adore mesdames et messieurs nous allons accueillir une nouvelle chroniqueuse dans cette émission elle est arrivée elle nous rejoint Lumir Lappré salut Lumir

53:33
Locuteur

salut

53:34
Intervenant

à toutes et à tous

53:35
Présentateur

tu vas bien

53:35
Locuteur

? ça

53:36
Intervenant

va

53:36
Locuteur

ça

53:37
Présentateur

fait plaisir de te retrouver sur le plateau de Baxi tu es activiste rurale et militante politique ancienne candidate NUPES en 2022 aux élections législatives tu es l'autrice d'un livre qui s'appelle ces gens-là sorti aux éditions Payot là en cette rentrée c'est vrai ça et on t'avait déjà vu sur Baxi à l'occasion de notre émission spéciale ruralité à Poitiers en partenariat avec l'association des maires ruraux de France tout à fait aujourd'hui on va parler d'autre chose moi

54:05
Locuteur

je

54:06
Intervenant

pourrais parler de ruralité tout le temps

54:07
Présentateur

tu peux continuer à parler de ruralité ce que tu

54:08
Locuteur

veux

54:08
Présentateur

là on va plutôt parler de la gauche je

54:10
Locuteur

vais

54:10
Intervenant

hijacker cette conversation je vous propose qu'on parle maintenant

54:13
Locuteur

de la ruralité

54:14
Intervenant

française voilà

54:15
Présentateur

non mais on a parlé de l'effondrement du bloc central là tout à l'heure pour toi il faut plutôt parler d'effondrement du régime de la 5ème république pour toi on est dans une crise d'ordre institutionnel

54:27
Locuteur

alors

54:28
Intervenant

je suis pas constitutionnaliste quand même non je le dis on en a

54:31
Locuteur

un

54:31
Intervenant

c'est

54:32
Locuteur

pas grave ça arrive à des gens bien

54:33
Intervenant

c'est pour ça mais ce que je constate quand même c'est que

54:37
Locuteur

en

54:38
Intervenant

ce moment personne n'est vraiment content de ce qu'il est en train de se passer et donc mine de rien ça dit une crise de légitimité alors

54:47
Locuteur

c

54:48
Intervenant

'est pas moi je suis désolé c'est pas une crise de légitimité du parlement le parlement on l'a dissous il y a un peu plus d'un an il a été réélu je sais pas pourquoi on continue de nous parler de dissolution

54:55
Locuteur

c

54:56
Intervenant

'est pas ça le sujet alors à la minute on se dit le sujet c'est Macron ok donc why not une dissolution mais en réalité

55:05
Locuteur

on

55:05
Intervenant

est dans un contexte de montée du fascisme dans un contexte où

55:09
Locuteur

il

55:10
Intervenant

y a une une volonté populaire d'autodétermination forte où les gens ont envie d'avoir prise sur les décisions qui les concernent enfin genre c'est pas non plus zinzin comme demande quoi mais

55:23
Locuteur

le

55:23
Intervenant

régime dans lequel on est qui était censé quand même enfin là encore je pars sous couvert de l'expert mais dans mes cours j'ai appris que la cinquième était censée nous garder de l'instabilité de la troisième et de la quatrième république et que il fallait bien accepter un peu d'autoritarisme et d'exécutif plus plus pour qu'on puisse au moins expédier les affaires courantes et même ça

55:45
Locuteur

c

55:46
Intervenant

'est pas capable de le faire donc je pense que c'est une bonne opportunité un bon moment pour reprendre un peu de hauteur et se dire en fait on a une crise constitutionnelle cette constitution qui encore une fois et je l

55:57
Locuteur

'ai

55:57
Intervenant

appris sur Mediapart il y a pas longtemps là n'était pas en tout cas pensée pour durer pour toujours mais était pensée pour organiser les règles de la décision à un moment T il s'avère que le moment a évolué et peut-être que c'est le moment de repenser les règles de décision collective

56:11
Locuteur

moi

56:11
Présentateur

j'ai toujours été pour rediscuter des règles de décision collective la notion de constituante l'idée de passer à une 6ème république etc par contre ce que j'ai toujours dit c'est que ce sont des processus assez lents et longs pour moi changer de constitution oui mais c'est pas pour tout de suite ça prend du temps c'est nécessaire certainement mais ça prend du temps notre problème à nous là maintenant il est assez urgent il est pour le budget etc donc c'est je sais pas c'est vrai que j'ai vu beaucoup aussi dans le chat de gens parler de constituante par ailleurs je suis pas sûr qu'une 6ème une 7ème une 8ème république apporterait quoi que ce soit comme solution à une crise telle que celle qu'on a aujourd'hui à savoir un parlement tripartitionné où personne n

56:49
Locuteur

'est

56:49
Présentateur

d'accord après c'est quoi les mécanismes constitutionnels qui permettent de

56:52
Locuteur

ça

56:53
Présentateur

franchement à part plus d'autoritarisme

56:55
Locuteur

non

56:56
Intervenant

bah ça j'espère pas mais tu vois par exemple on fait que de nous dire

56:59
Locuteur

la

57:00
Intervenant

France est divisée elle est ingouvernable il y a des choses sur lesquelles on est d'accord plus de 80% des français sont d'accord pour abroger la réforme des retraites plus de 80% des français sont d'accord pour taxer les ultra riches notamment à travers la taxe Zuckmann plus de 80% des français sont d'accord pour abolir la loi du plomb enfin tu vois en fait moi ce que je trouve intéressant c'est que dans cette moment de crise où on est visiblement ingouvernable la solution c'est de la c'est de mini pop-all où on prend les mêmes on les remet dans un autre ordre plutôt que de dire bon visiblement on a un souci de fond qui est qu'on a du mal à se mettre d'accord sur la vision de société dans laquelle on veut évoluer mais il y a quand même des choses sur lesquelles on est d'accord pourquoi on priorise pas ça

57:34
Locuteur

tu

57:35
Intervenant

vois pourquoi on dit pas bon en vrai il y

57:36
Locuteur

a

57:36
Intervenant

des trucs ça a pas l'air clair prenons le temps d'en parler par contre il y a visiblement des choses qui vous mettent 80% d'accord donc peut-être on pourrait faire ça tu vois

57:46
Locuteur

j'en

57:47
Présentateur

sais rien c'est parce que Macron ne veut pas

57:48
Intervenant

en

57:49
Locuteur

fait c

57:50
Intervenant

'est ça le problème c'est que Macron ne souhaite pas mais c'est pas le seul oui l

57:59
Locuteur

'écrasante

58:00
Présentateur

majorité de l'Assemblée Nationale ne veut pas

58:02
Locuteur

je suis

58:02
Présentateur

désolé

58:03
Locuteur

de constater

58:03
Intervenant

la taxe du Kman la réforme des retraites etc il faut qu'ils dégagent alors

58:08
Locuteur

qui

58:09
Intervenant

ils

58:09
Locuteur

représentent comme

58:10
Intervenant

Retailleau qui

58:11
Présentateur

ils représentent et représentent leurs électeurs tu vois c'est pas parce que t'es pas d'accord avec l'opinion publique que tu ne représentes personne

58:16
Locuteur

oui

58:16
Intervenant

mais tu vois quand Retailleau nous dit oui moi je n'accepterai pas de coalition qui va de la mon reuf t'as 50 députés pourquoi tu parles

58:28
Présentateur

?

58:30
Intervenant

déjà pourquoi t'es ministre en fait

58:32
Locuteur

?

58:32
Présentateur

parce que c'est une coalition

58:34
Intervenant

ouais mais tu vois

58:35
Locuteur

c'est pas des ministres de

58:36
Présentateur

groupes minoritaires qui siègent c'est normal

58:37
Intervenant

ouais je sais bien mais moi ce qui me gêne un peu dans tout ça c'est quand même qu'il y a une coalition qui est arrivée en tête aux dernières élections législatives et qui n'a jamais eu l'occasion de pouvoir peut-être gouverner

58:45
Présentateur

ça ce serait bien qu'elle ait l'occasion de gouverner cette coalition en l'occurrence le nouveau front populaire qui va pas très bien en ce moment on va pas se mentir parce que niveau stratégie tout le monde est pas tout à fait d'accord et en l'occurrence mercredi matin on s'est tous réveillés avec un espèce de truc bizarre sur nos téléphones j'ai rien compris l'option Olivier Faure pourquoi pas le PS au pouvoir what the fuck source Olivier Faure c

59:10
Locuteur

'est évidemment Olivier Faure ça on s'en doute

59:14
Présentateur

mais ça a gambergé toute la journée moi j'en ai fait le titre de mon stream etc mais attends est-ce qu'il y

59:19
Locuteur

a

59:19
Présentateur

un monde où la gauche arrive au pouvoir est-ce qu'il y

59:21
Locuteur

a

59:21
Présentateur

un monde où Emmanuel Macron cède aux demandes du nouveau front populaire en tout cas d'une partie en nommant un gouvernement 100% de gauche 100 macronistes à l'intérieur sauf quelques exceptions sur le domaine partagé dont on parlait tout à l'heure qui n'existe pas vraiment mais enfin quand même et il y a quand même eu il y a quand même eu un truc qui est venu donner du grain à cette hypothèse c'est la sortie d'Elisabeth Borne sur la réforme des retraites où on a senti les macronistes bouger sur un point crispant de la discussion avec la gauche il était temps il était temps du coup ça a ouvert d'autant plus la porte à l'hypothèse de peut-être

59:57
Locuteur

est

59:58
Présentateur

-ce qu'on a eu une hallucination collective ce mercredi en pensant à ça ou est-ce que c'était fondé d'après toi Malek

1:00:03
Intervenant

? Olivier Faure fait ce que dans ma petite expertise c'est le syndrome Cookie

1:00:08
Locuteur

je

1:00:08
Intervenant

vais vous expliquer qui est Cookie K-O-U-K-I

1:00:11
Locuteur

c

1:00:11
Intervenant

'est un physio en boîte de nuit à Paris et Olivier Faure fait exactement ça quand je venais devant la boîte et que Cookie me disait tu ne rentres pas je forçais pour rentrer je vous assure qu'à la fin de l'histoire je ne rentrais toujours pas et c'est exactement ce qu'est en train de faire Olivier Faure moi surtout j

1:00:29
Locuteur

'ai

1:00:30
Intervenant

essayé un petit peu depuis 2024 depuis le nouveau Front Populaire essayé de voir un petit peu quand est-ce Olivier Faure avait bougé sur sa position de

1:00:42
Locuteur

anti

1:00:42
Intervenant

-LFI oui c'est surtout en fait de dire au-delà de compromis c'est en vrai on est là pour faire compromis plus compromis et en plus sans LFI

1:00:51
Locuteur

et

1:00:52
Intervenant

tout ça est arrivé en réalité avec le congrès du parti socialiste Olivier Faure aujourd'hui est guidé

1:00:55
Locuteur

par

1:00:56
Intervenant

le simple fait qu'il a dû pour garder la tête du parti satisfaire ses oppositions c'est ni plus ni moins ce qui s'est passé et donc aujourd'hui Olivier Faure est dans un jeu et en fait

1:01:08
Locuteur

je

1:01:08
Intervenant

connais bien Olivier Faure j'espère qu

1:01:10
Locuteur

'on

1:01:10
Intervenant

l'accueillera un jour je le vois et je n

1:01:12
Locuteur

'ai

1:01:12
Intervenant

pas trop l'impression qu'il croit vraiment en ce qu'il dit

1:01:14
Locuteur

et

1:01:15
Intervenant

je vois en plus qu

1:01:15
Locuteur

'ils

1:01:15
Intervenant

ne sont pas gainés comme on dit dans mon quartier c'est parce que le matin il est invité sur France Info et il dit ouais bah moi dans mon livre les ministres aujourd'hui actuels sur les postes régaliens bah ouais ils peuvent rester au pouvoir

1:01:30
Locuteur

il

1:01:30
Intervenant

sort de Matignon il dit bah non c'est pas ce que j'ai dit Caner qui dit ah Borloo c'est cool en vrai ah bah non désolé c'est pas ce que j'ai dit oh les gars vous êtes même pas prêts les gars vous savez même pas ce que je vais raconter en fait aujourd'hui c'est un jeu de poker menteur qui est en train de juste de faire alimenter ce petit truc de popole et à la fin on n'avance toujours pas

1:01:48
Présentateur

moi il y

1:01:49
Locuteur

a

1:01:49
Présentateur

un truc sur lequel je ne crois pas à une cohabitation avec la gauche pour la simple et bonne raison que la gauche n

1:01:55
Locuteur

'est

1:01:55
Présentateur

pas majoritaire à l'Assemblée Nationale c'est à dire que les macronistes quoi qu'on en pense ils sont quand même près de 200

1:02:01
Locuteur

donc

1:02:01
Présentateur

ils ont moyen d'empêcher la gauche de faire des trucs de gauche à l'Assemblée Nationale et au gouvernement

1:02:08
Intervenant

donc

1:02:09
Locuteur

je

1:02:10
Intervenant

mais sauf que en fait si on se réunit parce qu'attends un moment dans ce groupe de 200 macronistes sur les 200

1:02:16
Locuteur

et

1:02:17
Intervenant

c'est ce que j'avais dit juste après la dissolution sur quand même

1:02:21
Locuteur

tout ce

1:02:22
Intervenant

que vient de citer Lumière c'est à dire réforme des retraites taxe Jukman t'en as très peu tu fais peut-être pas une majo mais déjà quand même tu remplis un petit peu plus tes rangs et à un moment tu peux peut-être commencer justement à discuter sur cette base là en fait tu sais quoi et c'est ce que j'avais dit même sur ce plateau quand on avait reçu Lucie Casté on nomme Lucie Casté elle se casse les dents elle se fait censurer c'est ok c'est le jeu

1:02:44
Locuteur

c

1:02:44
Intervenant

'est le jeu mais

1:02:45
Locuteur

le problème c'est que même ça ça

1:02:47
Intervenant

n'a pas de sens

1:02:48
Locuteur

moi

1:02:48
Intervenant

je suis pas d'accord que ça n

1:02:49
Locuteur

'a

1:02:49
Intervenant

pas de sens parce que tu vois mon travail c'est quand même de faire voter des gens de gauche pour la gauche

1:02:53
Locuteur

bah

1:02:53
Intervenant

en fait bon

1:02:55
Présentateur

courage bon courage c

1:02:56
Locuteur

'est pas toujours ça mais ce

1:02:59
Intervenant

qui revient beaucoup aujourd'hui c'est

1:03:02
Locuteur

on

1:03:02
Intervenant

a voté pour la gauche on a même pas eu une chance

1:03:05
Locuteur

et

1:03:05
Intervenant

en fait moi je suis désolée donner une chance à Lucie Casté ou donner une chance à quelqu'un d'autre là maintenant ça me permet de faire mon travail mais en fait on s'en fout moi mon travail ce qui est intéressant c'est que ça permet aux gens de gauche de dire bah si en fait c'est possible

1:03:18
Locuteur

si

1:03:18
Intervenant

il faut juste qu

1:03:19
Locuteur

'on

1:03:19
Intervenant

gagne plus la prochaine fois mais

1:03:21
Locuteur

ça

1:03:21
Présentateur

les macronistes ils n'ont aucun intérêt à faire des cadeaux comme ça à la gauche

1:03:24
Intervenant

mais c'est bah vas-y vas-y explique en fait au-delà de la gauche je te jure que pour des potes par exemple qui sont allés voter sur la législative anticipée de 2024 alors qu

1:03:34
Locuteur

'ils

1:03:34
Intervenant

n'avaient pas voté depuis longtemps on a vu dans les quartiers populaires des scores de participation qu

1:03:38
Locuteur

'on

1:03:38
Intervenant

n'avait pas vu depuis un moment le message que tu envoies sur ah ouais ok vous vous êtes un petit peu senti impliqué dans le jeu électoral mais en fait feu à qu'on s'en bat les rangs franchement c'est d'une violence mais même pas pour la gauche pour la

1:03:50
Locuteur

démocratie c

1:03:51
Intervenant

'est pour les gens exactement non mais ça je suis sans pas Lorraine moi pour moi l'intérêt pour la Macronie ce serait de revenir sur leur position de 2017 où soit disant ils sont ni de droite ni de gauche bah là ils ont fait à droite toutes

1:04:06
Locuteur

bah

1:04:07
Intervenant

qui montrent qu'ils peuvent faire à gauche toutes pour moi ce serait ça leur intérêt maintenant on a vu tout à l'heure leur groupe j'allais dire leur groupe WhatsApp leur groupe Telegram clairement dans les 200 c'est un très bon égore à

1:04:18
Locuteur

quel moment ça va

1:04:19
Intervenant

tenir ne serait-ce que la réforme des retraites et en fait et encore une fois on a un budget à déposer pas à faire voter mais en tout cas au moins à déposer lundi

1:04:31
Locuteur

est

1:04:31
Intervenant

-ce que entre jeudi et lundi les 200 vont réussir à se mettre d'accord

1:04:35
Locuteur

je

1:04:36
Intervenant

suis même pas sûre parce que déjà rien qu'entre Gabriel Attal et Elisabeth Borne on voit que c'est chaud Horizon qui est censé être dans le bloc central c'est chaud aussi UDI on n'en parle même pas

1:04:46
Locuteur

je

1:04:47
Intervenant

vois aucun monde où ils arrivent à se mettre d'accord et à pouvoir composer un gouvernement avec le NFP déjà sachant que même le NFP n'est plus NFP du coup moi ce que

1:05:00
Locuteur

je trouve abusé

1:05:00
Intervenant

c'est qu'en fait il faut qu'on gère nos problèmes nous aussi alors

1:05:05
Locuteur

on va en parler

1:05:06
Présentateur

on va en parler avec notre invité après la pause il s'agira d'Arthur Delaporte

1:05:10
Locuteur

du

1:05:11
Présentateur

4 septembre au 16 janvier la CNDP organise un grand débat lié à la transformation du réseau électrique tu peux te tenir informé en ligne ou près de chez toi grâce au lien en description en te renseignant et en cliquant sur le lien tu soutiens aussi Backseat car la CNDP est partenaire de notre émission au

1:05:27
Locuteur

revoir au revoir au revoir