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Violences dans le périscolaire : audition d'Anne Hidalgo

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 36 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:11OuverteRéponse partielle

    Comment l'État compte trouver 30 milliards d'euros en mettant tout le pays à contribution ?

  • 15:16OuverteRéponse directe

    Quelles sont les attentes des familles de victimes du périscolaire parisien ?

  • 31:39OuverteRéponse directe

    Qui était Eva Gonzalez et pourquoi est-elle moins connue que d'autres impressionnistes ?

  • 42:23OuverteRéponse directe

    Comment fonctionne l'expérience de réalité virtuelle sur l'histoire de Paris ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Chiffre
    « Il va falloir trouver 30 milliards d'euros pour redresser les finances du pays. »
  • 1:51Fait
    « Ces 30 milliards d'euros de coupe, c'est pas pour rétablir tant que ça les finances publiques, si ce n'est pour les maintenir à flot. »
  • 5:11Chiffre
    « Si on gèle complètement toutes les retraites, ça peut aller jusqu'à 6 milliards d'économie d'un coup. »
  • 15:16Fait
    « Nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants et c'est un échec collectif. »
  • 19:14Chiffre
    « On a reçu près de 600 signalements depuis 2021 qui couvrent 72 départements. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonsoir à toutes et à tous. [musique] Vous regardez bienvenue en Île-de-Fance sur le Figaro TV. Et comme tous les jours, on commence par la revue de presse des journalistes du Figaro. Julie Ruis Perez nous expliquera comment l'État compte trouver 30 milliards d'euros en mettant tout le pays à contribution. Nous parlerons ensuite de la nouvelle vie loin de la politique [musique] d'Annie Dalgot avec Richard Purin. L'ex-mais est actuellement auditionné par le Sénat dans le dossier du périscolaire parisien. dans le grand entretien. Justement, on parlera de ces auditions au Sénat et des [musique] attentes des familles de victimes.

La porte-parole des familles et condatrices de SOS périscolaire sera mon invité. En culture, le petit palais met à l'honneur Eva Gonzalez, seul élève de Mané, trop souvent oublié ou résumé à l'ombre du maître impressionniste. On a testé pour vous. Alban [musique] s'est mis dans une situation pas possible. Il vous racontera ça en plateau. Il a mis un casque de réalité virtuelle et il est parti dans les rues de Paris pour découvrir le paris d'avant. Ça s'appelle aux origines de Paris. C'est génial. Il nous explique tout en fin d'émission.

1:02
Non speech

[musique] [musique]

1:11
Locuteur

Accrochez vos ceintures car il va falloir trouver 30 milliards d'euros pour redresser les finances du pays. Une somme colossale qui implique des efforts de tous et dans tous les domaines. L'objectif est clair, essayer de faire passer un budget déjà décrié par tous. Julie Ruis Perez, merci beaucoup d'être sur le plateau de bienvenue en Île-de-France. Vous êtes évidemment journaliste au Figaro économie. Ça s'annonce quand même rock and roll ce projet de loi de finance et on voit que ça commence très mal. Ça commence très mal effectivement parce que la contestation commence déjà alors qu'on connaît finalement très peu de choses de ce que va contenir concrètement ce budget.

Ce qu'on sait, alors c'est assez récent, c'est qu'il va y avoir 30 milliards d'euros de coupe à trouver pour le gouvernement et surtout ces 30 milliards d'euros de coupe, c'est pas pour rétablir tant que ça les finances publiques, si ce n'est pour les maintenir à flot parce qu'on est dans une situation où la dette la charge de la dette ne cesse d'augmenter parce que les taux explosent et donc il faut faire des économies pour rester au même niveau pour tout simplement ne pas sombrer. Donc on a ces 30 milliard sinon ça serait une situation de banout. Effectivement, on peut on peut l'imaginer à terme.

Alors bon aujourd'hui la signature de la France, je veux je veux aller mes personnes, la signature de la France est encore bonne. Les marchés achètent toujours de la dette. Le problème c'est que la France se finance de plus en plus cher et donc ça nous coûte de plus en plus cher notre déficit et donc il faudrait essayer tant que faire ce peu de le réduire et effectivement si on veut pas que ça fasse un effet boule de neige où les charges augmentent et en même temps ça augmente nos dépenses et donc ça creuse le déficit et ainsi de suite. Et donc le le gouvernement est contraint, ils ont dit environ 30 milliards d'euros de coupe. Donc c'est c'est des bonnes volontés he derrière.

On le voit déjà les candidats déclarés ou non à la présidentielle tirent déjà la tronche. Bah c'est c'est compliqué pour le gouvernement. Alors déjà trouver 30 milliards d'euros dans l'absolu, même quand on a une majorité au Parlement et qu'on est en plein milieu d'un mandat avec un top de popularité, je trouverais ça compliqué. Là on n'est vraiment pas dans ce cas-là. Il y a pas de majorité et puis surtout il y a une présidentielle qui arrive et s'il y a une chose qui déplaît à tout le monde, c'est les mesures d'économie.

S'il y a une chose qui ne rapporte pas d'électeurs, c'est de soutenir les mesures d'économie et euh l'Assemblée est peuplée euh de volonté, d'ambition politique qui ont envie de conquérir des électeurs. Donc effectivement là, on voit déjà les crispations qui se dessinent quoi. Moi les mesures d'économie, je les aime uniquement quand c'est vous qui les expliquez et je ne les comprends que dans ce cadre-là. Donc tout le monde va être mis à contribution. C'est ce que vous expliquez très bien dans ce papier. À commencer par les retraités qui étaient quand même jusque-l plutôt protégés. Tout le monde va y passer.

Ben, ils ont été protégés les retraités depuis en fait le le la phase en fait de dérapage des déficits a commencé en fin 2023-224 et c'est vrai que jusqu'à présent, il y a eu chaque année en réalité des euh des véléités, des volontés, des pistes euh pour faire des économies sur le pouvoir d'achat en gros euh des retraités. Ce n'est jamais passé parce que bah les retraités sont extrêmement protégés par tous les camps politiques. Les socialistes laissent pas passer, la droite ne laisse pas passer non plus. même au centre, ce n'est pas très soutenu. Donc euh même s'il représente en fait les les pensions de retraite représentent 5 % de la dépense publique.

Donc c'est énorme, c'est un gisement d'économie entre guillemets énorme. On n'osait pas y toucher. On on n'ose pas y toucher, on n'y arrive pas. Mais là effectivement le gouvernement nous explique David Damiel en tête le ministre des comptes publics qu'il va falloir trancher, qu' va falloir aussi voilà s'attaquer à cette à ce plan là de la dépense publique. Et donc il donne deux solutions. Soit on on gèle ou on presque gèle les pensions parce que les pensions de retraite sont indexées sur l'inflation. On peut les indexer moins que l'inflation. On peut ne pas les indexer du tout. On a vu que ça changeait pas grand-chose finalement.

C'estàd ça portait relativement peu si on protégeait déjà les petites retraites et qu'on presque gelait. Bah ça fait ça fait quand même plusieurs milliards. Ça dépend où est-ce que vous met la différence grand maintenant. C'est ça. [rires] C'est c'est Ah oui, c'est vrai que moi je je je c'est c'est toujours en milliard souvent la dépense publique. C'est vrai que on dit des choses folles comme un million c'est rien. Alors qu'on aimerait bien les avoir sur le compte. On est comme tout le monde. Mais [rires] mais bref pour revenir au retraités euh bah l'inflation se dirige vers 2 %. Et euh ça peut rapporter beaucoup si on gèle complètement toutes les retraites.

Ça peut aller jusqu'à 6 milliards d'économie d'un coup. Ouais. Il y a pas que les retraités qui seront mis à contribution, il y a les grandes entreprises. Contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés maintenu en 2027 alors qu'elle devait disparaître cette contribution. Euh effectivement, elle devait bah quand elle a été créée donc c'est-à-dire il y a 2 ans, elle devait ne durer qu'un an. Elle devait déjà disparaître cette année. Elle n'a pas disparu cette année. Elle a été très légèrement rabotée. Et puis là, on se dirige vers un scénario qui serait à peu près le même avec une contribution qui serait reconduite mais légèrement allégée.

On attend les arbitrages du premier ministre pour voir de combien mais ça va encore coûter des milliards aux grandes entreprises cette affaire, c'est sûr. Et dans le viseur, les niches fiscales, lesquelles sont vraiment targetées comme étant particulièrement problématiqu ? Et bien justement, on ne sait pas parce que le gouvernement comme je l'ai expliqué dans une situation politique pour le moins délicate pour le moins et donc c'est ça ils avancent à Taton et donc dévoilent les choses petit à petit et ils dévoilent surtout ceux qui ne vont pas toucher.

Donc ce qu'on sait pour sûr pour l'instant c'est que trois des quatre plus importantes niches fiscales vont être protégés sanctuarisés en fait dans le budget. Donc le crédit impôt recherche pour les nommés, [grognement] euh le le pacte du trait qui est sur la transmission des entreprises pour ce qui est des entreprises et euh ce qui est plus concernant puisque ça concerne les particuliers, le crédit d'impôt emploi à domicile pour les gardes d'enfants, les femmes de ménage, les jardiners et cetera et cetera. Donc on sait ce qui va rester, on sait pas ce qui va disparaître.

Normalement normalement et encore c'est provision du débat parlementaire qui va venir mais dans la copie initiale du gouvernement ça devrait être sanctuarisé. Ce qui est très en danger par contre, c'est la 4e de ces quatre grandes niches fiscales. Euh c'est l'abattement de 10 % sur euh les revenus des retraités, on y revient. Euh qui là est plus que sur la sellette parce que David Damiel a dit c'est soit on gèle les pensions, soit on supprime cet abattement où on fait un mix des deux. Mais en tout cas, lui, il est vraiment dans le viseur.

Bon, pour mieux comprendre encore ce sujet qui est quand même infiniment complexe, on vous lit évidemment euh sur le Figaro.fr et dans les pages du Figaro, j'allais vous demander si vous aviez une bonne nouvelle là-dedans, mais je crois pas. J'ai une bonne nouvelle, figurez-vous. Euh euh ce weekend, je suis en train d'écrire là-dessus parce que j'en ai tellement peu, je je me concentre. Euh [rires] la euh il y a eu un plan qui a été mis en place, un plan de baisse d'impôts, alors légère baisse d'impôts qui normalement devrait se retrouver dans le budget sur les sur la transmission, donc les euh les dons, euh les donations euh intrafamiliales, les dons en somme d'argent et cetera.

Et euh comme c'est l'impôt l'un des impôts les plus impopulaires, je pense que ça fera plaisir à beaucoup de monde de savoir qu'il va légèrement baisser. Je propose qu'on reste sur cette note très positive. Alors qu'Anny Dalgo est actuellement auditionné au Sénat aujourd'hui dans le dossier du périscolaire, nous allons vous parler de sa nouvelle carrière après avoir rendu les clés de la mairie de Paris à son expremier adjoint. On va évidemment en parler avec Richard Flurin, journaliste au service politique du Figaro. Richard Flurin, vous êtes intéressé de près à la nouvelle vie d'Annie Dalgou et je vais être un peu triviale mais en gros, elle est hyper contente. C'est exactement ça.

D'ailleurs, c'est l'expression qui est utilisée par ses proches aujourd'hui pour pour qualifier sa nouvelle vie. C'est assez étonnant parce que quand on regarde la politique d'assez près comme je le fais euh compris au niveau national et cetera, on a plutôt à l'esprit que c'est difficile de quitter le monde politique qui est certes euh un monde fait d'inimitié et cetera, mais qui est aussi enivrant, passionnant. On aurait pu penser que pour Nidalgo, c'était le cas, mais alors là, pas du tout du tout du tout. Quand je dis ça à ses proches, dis alors là, vous vous trompez, elle est totalement écurée.

Je pense qu'on va y revenir parce que son sa fin de mandat a été quand même très compliqué et peut-être même l'ensemble de son mandat. Mais aujourd'hui, elle est ravie.

la politique ne lui manque pas du tout et d'ailleurs dans son dans son retour dans les médias, elle a fait une interview à France Interre, elle a commencé par dire ça et elle a même adresser au monde politique en disant "Écoutez chers amis politiciens, sachez que il existe une vie après la politique et qu'elle est très heureuse essayer ça fait du bien du bien soulagé aussi de ne plus avoir à gérer la capitale et surtout ces prises de bec permanentes systématiques avec l'opposition vous la décrivez très bien on vous lit régulièrement dans les pages du Figaro c'était vraiment infernal surtout sur la fin oui il y beaucoup de tension politiques, ce qui est parfaitement normal dans n'importe quelle assemblée.

Et il y a c'était aussi ce qui était compliqué aussi pour Annie d'Algo, c'était ce que ses proches appellent la politique politicienne. Vous savez ces petites phrases dans les journaux que les journalistes relatent. Elle a fait plein d'erreurs, mais elle s'en est aussi pris plein la tête. Exactement. Et et d'ailleurs dans sa dernière interview avant de donner les clés à Emmanuel Grégoire, c'était au journal du Grand Paris, je crois. Elle explique par le menu combien ça a été pour elle éprouvant, difficile d'avoir à subir la violence.

Je crois que c'est son expression la violence de de des journalistes et effectivement de de son opposition, mais pas que de son opposition, y compris dans ses propres rangs. À la fin, c'était euh extrêmement euh violent mais il faut quand même préciser pour par souci d'honnêteté intellectuelle qu'Anidalgo elle-même et c'est son entourage alimenter la violence du débat. Fre deux pour créer des embrouilles qui montent comme ça. La nouvelle vie d'Anidalgo est tout entière consacrée à ses fonctions d'ambassadrice mondiale du Global Covenant of Mayors for Climate and Energy, surnommé Gcom. J'ai rien compris. Vraiment, j'ai rien compris.

Et encore, j'ai fait l'effort de l'écrire en français parce que sa fonction officielle c'est Global Ambassador. Donc voilà, comme vous comme vous l'aurez compris, elle parle pas si bien anglais si. Comment elle parle pas si bien anglais ? Ben je crois qu'elle parle bien anglais avec un accent avec un accent difficile. Sans doute qu'elle elle a sans doute dû s'y mettre enfin reprendre des cours et cetera. Mais moi j'ai écouté parler en anglais, c'est plutôt bon anglais avec un accent français très prononcé. Je dirais voilà. Alors, c'est très international ces fonctions comme leur nom l'indique.

En fait, elle travaille pour elle est la représentante d'un regroupement de ma grand-mère engagé sur les questions environnementales. Donc ça c'est son titre et concrètement c'est pas un sing tank. Non, c'est comme une espèce d'ONG si vous voulez. Voilà, c'est une grande ONG mais c'est pas une ONG parce que ça regroupe des collectivités. Donc c'est une ONG mais avec des collectivités territoriales, des villes truc. En gros, c'est un groupement de mè, un groupement de villes qui sont engagés sur les questions écologiques. Et elle concrètement, c'est un de ses proches qui disait ça avec un point d'ironie, mais bon, je vous le transmets quand même parce que c'est drôle.

Euh en gros, elle a elle a un carnet de chèque, elle voyage partout dans le monde et elle finance des projets en faveur de la transition environnementale. Donc elle recommence au Tahiti Gate mais sans gate. Tah non et puis pas au frais de la princesse parce que tout ça est financé par financé par la Commission européenne et Bloomberg l'ancien maire de New York. Exactement. par la fondation de Michel Bberg, ancien maire de New York, grand milliardaire américain qui a beaucoup d'argent et qui s'entend très bien avec Anidalgo parce que quand ils étaient maires tous les deux de New York et de Paris qui sont des ville sœurs d'une certaine façon.

D'ailleurs, je crois que le maire de Paris actuel va bientôt rencontrer le maire de New York actuel. Il y a toujours des proximités assez fortes effectivement mais il il assume parfaitement Grigard d'être proche de Mam Dani y compris sur le plan politique et sur le plan de la communication.

Je me souviens pendant la campagne vous nous en avez il limite il limite il ess en tout cas limiter vous avez vu cet extrait pendant le le karaokeé prèsion voilà vous avez aimé c'est l'indon non [rires] vous êtes pas cool elle fait quoi concrètement on sait pas en fait non non mais si elle voyage elle rencontre des mè c'est de la diplomatie municipal voilà c'est comme ça qu'on appelle ça diplomatie municipal et ce qu'elle faisait d'ailleurs déjà beaucoup quand elle était à l'Amérique de Paris en tout cas c'est une qu'elle prenait à cœur particulièrement d'ailleurs aussi la transition environmentale. Donc c'est pas étonnant qu'elle se retrouve dans ces fonctions là.

Et elle est ravie, très heureuse. Elle voyage énormément, elle était au Chili dernièrement et voilà, elle finance des projet, elle fait de la diplomatie, c'estàd qu'elle va aussi voir des villes, elle va dans des congrès de de ma pour plaider la cause écologique. Ce qu'on s'est empressé de noter pendant cette interview très suivie dont vous parliez tout à l'heure sur France Inter, c'est son manque de remise en question sur un sujet qui va nous intéresser dans le grand entretien, le sujet du périscolaire. Elle a quand même un mal fou à reconnaître ses torts et ceux de la mairie.

Et c'est pas que propre à Anniego, c'est que les politiques ont un mal fou à dire "C'est vrai, on s'est trompé, on n'a pas fait ce qu'il fallait" et là encore dans cette intervention qui était quand même une intervention politique malheureusement, elle est replongée dedans et donc on est face à à cette réalité aussi. effectivement de deux choses. L'une, je pense que d'abord effectivement il y a les politiques ont du mal à reconnaître leurs erreurs, mais sur un dossier comme celui-là en particulier, je crois que Emmanuel Grégoire, par exemple, on peut lui reconnaître, a reconnu des erreurs très vite, a présenté des excuses en campagne pendant la campagne des municipel qu'idalg.

Anidalgo, elle a toujours été, et ça c'est pas propre au dossier du périscolaire, elle a toujours eu beaucoup de difficultés à reconnaître ses torts. Et encore une fois dans interview du journal du Grand Paris, l'autre elle disait "Mon seul regret, mon seul regret he quand même, on parle du mandat à Linelgo, mon seul regret, c'est de ne pas être allé plus loin, plus fort." C'est quand même hallucinant. Donc c'est quelqu'un, elle a sans doute des qualités par ailleurs, mais parmi ces défauts, si je puis dire, si je peux me permettre, il y a vraiment cette incapacité presque, on a le sentiment à se remettre en question et sur le dossier du périscolaire, c'est particulièrement préjudiciable.

Évidemment, qu'est-ce que ça lui aurait coûté de ne serait-ce que présenter ses excuses presque pas tellement en son nom à elle, mais au nom de de l'institution qu'elle a incarné, qu'elle a représenté et qui de toute évidence a des choses à se reprocher. Donc oui oui, beaucoup de difficultés cette interview. C'est voilà. Après, il faut dire que c'est aussi un dossier particulièrement sensible que tout le monde en parle y compris exercice de communication très difficile pour ceux qui sont mêlés. Exactement. Y compris pour les journalistes, c'est difficile de de garder son calme quand on parle d'enfants qui ont été agressés.

Donc euh voilà, il faut quand même raison garder mais effectivement c'est inscrit dans la personnalité d'Anny Dalgo. Beaucoup disent que ça fait partie de sa force, que c'est comme ça qu'elle a réussi à effectivement mener une transformation très radicale de la ville de Paris. Euh voilà, mais il il y a aussi un pendant plus négatif. Bon, on continue évidemment à vous lire. Vous nous en direz plus sur ce poste que je n'arriverai pas à prononcer mais vous allez continuer à enquêter sur le sujet, j'en suis sûr. Merci beaucoup à tous les deux pour cette revue de presse du Figaro et on passe tout de suite au grand entretien.

15:14
Non speech

[musique]

15:16
Locuteur

Mon invité dans le grand entretien aujourd'hui est l'une des portes-paroles des familles de victime du périscolaire parisien. Elle même maman, elle est devenue lanceuse d'alerte après des retours inquiétants de sa propre fille. Depuis, le phénomène a pris l'ampleur que vous connaissez et on déplore déjà 203 enquêtes pénales en cours. C'est trop peu. 17 familles ont porté plainte début septembre contre la ville de Paris. Annie Dalgot et Emmanuel Grégoire notamment auditionné par le Sénat. Voilà les mots de l'exire socialiste de la ville de Paris. On écoute Annie Delgo. Nous sommes ici devant vous aujourd'hui.

[musique] C'est parce que nos institutions, Mairi de Paris, collectivité locale, éducation nationale, police, justice, malgré les actes posés et malgré la conscience réelle des abus sexuels dont sont victimes nos enfants dans notre pays, nos institutions ont failli dans la protection de nos enfants et c'est un échec collectif et nous avons un devoir de vérité. Et c'est ce devoir de vérité que je veux accomplir devant vous afin de permettre aux victimes d'obtenir réparation et de se reconstruire. C'est le respect que nous leur devons. Je vais évidemment vous présenter mon invité aujourd'hui. Elle a fait réagir à ses propos Elizabeth Gutman, merci beaucoup.

Vous êtes cfondatrice du collectif SOS périscolaire. porte-parole, je le disais des familles de victimes. Quand vous entendez Anniealgo, ça vous rérissse le poil, ça vous énerve et en même temps on se dit enfin un début de reconnaissance d'effet de la gravité de ce qui s'est passé. Alors je dirais pas que c'est une reconnaissance de de ce qui s'est passé hein. Il y a elle a fait beaucoup de bah d'une part de victimisation quand même dans son entretien de ce matin. J'y étais voilà donc on était enfin j'étais pas bien sûr dans la salle hein puisque c'était fermé au public mais j'étais quand même néanmoins au Sénat. Donc beaucoup de victimisation et puis de généralisation.

Elle a elle a eu tendance à dire ça n'est pas que Paris, c'est tout le monde. Du coup pour un peu décentrer le débat. Voilà. Et elle a dit une phrase que que j'ai noté en ce qui concerne la la vérité qui interpelle beaucoup puisqu'elle dit "La place de la vérité a du mal à se faire un chemin." Donc je la cite et effectivement la place de la vérité elle a eu du mal à se faire un chemin depuis plus de 10 ans à la ville de Paris. Nous, notre collectif, le collectif SOS dès 2021, on alerte la ville de Paris, on rencontre Patrick Bloch.

Patrick Bloch qui d'ailleurs a été auditionné juste derrière et qui a lu un morceau qui l'arrangeait bien d'une de d'un de nos échanges par mail, occultant l'entièreté, tout ce qu'il y avait avant et après qui dénonçait toutes les violences de manière systémique, donnait le nom des écoles et cetera. Ce qu'on note, c'est quand même que les responsables politiques ont un mal fou à prendre leur responsabilité. Pourtant, ça aiderait les victimes et les familles victimes de se sentir écouté, de comprendre aussi que la parole des enfants, oui, elle est respectée.

Enfin, oui, ça aiderait mais j'ai l'impression que elle a tellement dit, comme disait votre collègue tout à l'heure, elle a tellement dit qu'elle ne pouvait pas s'exculer ou elle a tellement il y a tellement une absence d'excuses qu'aujourd'hui ça vaut plus rien. Ça ne vaut plus rien. Euh et c'est aussi euh maintenant veut comprendre pourquoi au lieu de s'excuser, elle n'a pas. C'est quand même un mandat. le mandat d'une mairie et d'une mairie comme Paris, on on lui demande pas de s'excuser là, on lui demande d'agir. Donc vous voulez comprendre, on veut comprendre bien sûr. Pourquoi est-ce qu'elle n'a rien fait ? Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas mis en place ?

Pourquoi elle n'a pas fait de suivi ? Pourquoi elle n'a pas joué ? Pourquoi elle n'a pas fait son rôle de mère ? C'est ce que vous attendez de ces auditions au Sénat. On sait pas trop sur quoi ça peut déboucher. On sait qu'il va y avoir évidemment des conclusions, mais c'est difficile de savoir exactement ce qui peut en advenir pour le moment. Et en tout cas, ça reste extrêmement important qu'elle soit obligée de se prononcer sur cette affaire. Emmanuel Grégoire sera également entendu. Oui, tout à fait.

Alors, ce qu'on en attend en fait, chacun en attend un peu euh un peu euh une chose un peu particulière et singulière, c'est-à-dire que les victimes, forcément les familles de victimes de Paris attendaient beaucoup des auditions de madame Idalgo, de monsieur Bloch et de monsieur et de monsieur Grégoire Demain. Nous aujourd'hui, notre collectif, il est national.

On a reçu près de 600 signalements depuis 2021 qui couvrent 72 départements et pour vous dire on est actuellement sous une deuxième vague hein réellement où on a énormément de signalements qui nous remontent mais depuis le mois de janvier on a reçu plus de 215 signalements en 2026 donc vous imaginez l'augmentation gigantesque du nombre de signalements et on se rend compte qu'aujourd'hui beaucoup de communes en région attendent que ça leur tombe dessus pour mettre en place des process comme l'a fait la ville de Paris pendant plus de 11 ans. Donc Paris serait pardon ce laboratoire lugubre de ce qu'on découvre de ce scandale du périscolaire. Oui, exactement.

En fait, Paris a été le comme comme nous étions sur Paris, nous avons levé les loups et très vite on s'est rendu compte en 2021, en quelques jours à peine que le phénomène était systémique. On parle beaucoup des violences sexuelles. Il y a énormément de violences physiques et psychologiques. Et quand on a contacté Patrick Bloche et la mairie de Paris, madame Versini, on leur a dit l'étendue des violences hein. Donc et on se rend compte qu'effectivement sur le territoire national c'est partout pareil, c'est pas juste propre à Paris. Et c'est vrai que les violences sexuelles sont tellement impensables que ça a tendance à absorber tout le reste.

Mais je suis très heureuse que vous mentionniez aussi ces violences physiques, psychologiques, verbales qui accumulé peuvent causer énormément de tort à des enfants. Ils peuvent leur faire du mal durablement. Emmanuel Grégoire alors en campagne pour la mairie de Paris disait vouloir faire de ce sujet une priorité absolue. Il a fait beaucoup, c'est vrai, avec des mesures concrètes notamment pour cette rentrée. Vous lui en voulez de ne pas l'avoir fait avant parce que il a plutôt fait un M à Cool pas. Il a reconnu, bon ça été un peu difficile mais il a reconnu que il y avait des choses qui n'avaient pas été faites correctement. On sent qu'il était quand même touché par ce sujet.

Il a essayé de mettre des choses en place. Vous vous dites "Mais pourquoi est-ce qu'on attend ?" Alors Emmanuel Grégoire, il a pu faire des choses en tout cas en tant que maire quand il est devenu maire. C'est vrai, il n'était que prier à l'époque. Voilà. Exactement, il était il était au RH. Donc nous on n pas on a on n jamais entré en contact avec Emmanuel Grégoire avant qu'il devienne maire. Donc on n'est pas en mesure par exemple de dire s'il savait ou s'il était dans ce cercle là. Annie Dalgo, vous le dites. Elle savait Annie Dalgo, bien sûr qu'elle savait. Les familles la contactaient. Les familles envoyaient des mails en copie à Dalgo. Et je vais vous dire quelque chose.

On nous a dit euh pendant la campagne municipale, un proche d'Annie Dalgo nous a dit "Ah mais elle ne lit pas ses mails." Mon dieu ! Donc effectivement si Annie Dalgo, si la l'ancienne maire de Paris ne lit pas ses mails, elle ne peut pas être au courant. Si en plus elle se bouche les oreilles, alors là effectivement elle ne elle n'entend rien, elle ne voit rien. Et même si on lit pas tous ces mails parce qu'on en est inondé, on peut imaginer le nombre de mails que peut recevoir la mère de Paris. C'est pas normal de ne pas savoir passer à côté d'un sujet comme ça. Oui, mais c'est parce que c'est pas tant c'est pas juste par mail que ça remonte.

Après, il y a le ce premier adjoint qui est en charge du pér scolaire, il y a il y a le la quand même l'administration de la Dasco, donc la direction des affaires scol et après ils ont des réunions euh que faisait justement la directrice générale des services, celle qui travaille main dans la main avec la mère, elle ne pouvait pas ne pas le savoir. Sinon, aucun des adjoints de madame Idalco n'a fait son travail. Et s'il ne si elle ne le savait pas, c'est qu'aucun n'a fait son travail. Et si eux-mêmes ne savaient pas, c'est qu'aucun n'a fait leur travail. On écrit une situation qui est quand même hyper grave et hyper inquiétante pour les parents.

Moi, ce qui me fait un peu peur, c'est que j'ai l'impression que là, on fait beaucoup de bruit autour de de cette affaire. Le soufflet va progressivement retomber. L'année scolaire va continuer son chemin. On va déposser ses enfants au pércolaire parce qu'on a pas le choix dans 99 % des cas. Et en fait et bien les choses vont continuer. Alors on l'espère maintenant que les paroles se sont libérées avec moins d'intensité mais j'ai l'impression qu'on n pas pris la mesure du problème. Alors en fait je crois qu'il y a deux choses. Il y a pas réel national. On n'est pas on n'est pas tout le monde toutes les communes ne sont pas au même niveau.

Euh effectivement on a repris la rentrée s'est passée. Il y a certaines communes comme Paris qui qui quand même mettent en place des choses même si je vais vous le dire ça n'est pas parfait. Et il y a plusieurs réunions d'information de famille. Ça veut dire de nouveaux cas dans des nouvelles écoles. Je suis moi-même à une réunion à nouveau ce soir à 18h. J'étais à une réunion la semaine dernière. Il y en avait au moins deux ou trois la semaine dernière. Donc c'est le phénomène n'est pas enrayé. Il y a encore des des des signalements chaque semaine sur Paris et des nouveaux cas sur Paris chaque semaine. Mais en région c'est la même chose. H et en région ils n'ont pris aucune mesure.

Plein de communes n'ont pris aucune mesure et et je pourrais vous en citer un certain nombre. On a des affaires à côté de Rennes à Saint-Aubin d'Obinier à Reusé. C'est la troisème fois qu'ils ont une affaire Rosé. troisème fois, ils ne mettent toujours rien en place avec les familles.

Donc va y avoir cet effet boule de neige qu'on a donc observé à Paris et on est tombé complètement raide dingue de de cette affaire en se disant mais c'est pas possible avec l'ensemble des signalements des mails envoyés par les parents au directeur d'établissement au vous parliez tout à l'heure de cette chaîne d'organisation parce que ce qui est important pour ceux qui nous écoutent et il faut bien le comprendre c'est qu'il y a plein d'acteurs qui finalement étaient au courant. Oui, bien sûr qu'il pas il y a pas une personne qui l'a su de manière isolée et puis ça n'est pas remonté, ça marche pas comme ça. Non non.

Alors et et c'est vraiment quelque chose dont on a fait état dès 2021 et en 2022 quand monsieur Bloch lit une partie de notre mail dans tout le reste du mail qu'on mettra qu'on met bien sûr à disposition de tous les médias avec grand plaisir en fait hein. C'est on on lui fait état aussi des problématiques de signalement qui ne remontent pas. On fait état des animateurs qui sont déplacés au lieu d'être suspendu. On lui fait état de tout ça et de l'incompréhension puisque nous on est rentré très vite en contact avec les syndicat ne serait-ce que pour dire voilà ce que monsieur Bloch nous a dit est-ce que c'est vrai et très vite les syndicats nous ont dit c'est faux.

Donc on a continué mais mais c'est quoi ? C'est une personne profondément malveillante. J'ai du mal à l'imaginer monsieur Bloch ou c'est quelqu'un qui qui devant l'ampleur du phénomène ne savait pas comment réagir. Il avait pas les moyens. Il ne savait pas comment s'y prendre. Il a préféré tout mettre sous le tapis. On comprend pas en fait. Mais nous non plus. Nous non plus. C'est vraiment une question qu'on s'est beaucoup posé pendant des années de se demander parce que quand on est arrivé au départ on était très naïf. On est beaucoup moins autant d'années après on naïf. Voilà. Exactement. Mais on se disait ils ne savent pas sinon ils auraient mis des choses en place.

Et quand on arrive et qu'on explique à monsieur Bloch à son cabinet la directrice de la Dasco, au directeur de cabinet donc c'est-à-dire aux institutions qui sont en charge d'assurer la protection des enfants, ils nous disent "Oh mais je découvre en là aujourd'hui à son audition, il dit "J'ai découvert ça en 2025. En 2021, il nous disait déjà "Je découvre, je découvre ce que vous me racontez." Pas du tout, ça n'est ça n'est ça n'est pas possible. Ça c'est de la mauvaise foi évidente, mais il y a quoi derrière ? Donc c'est une vraie question. Derrière on une une journaliste de voconsur de médiia parc préparait un article en 2022, janvier 2022 juste après notre audition.

Donc on lui raconte notre audition et derrière elle nous racontait. Elle nous disait "Ah bah monsieur Bloche a dit que vous étiez des mamans hystériques". Franscours, il a fait il a fait circuler le même mot, le même qualificatif, nous désignons à d'autres personnes de syndicat et de personnes à la mairie de Paris. Donc c'est-à-dire qu'il avait décidé en tout cas de ne pas considérer ce qu'on disait mais quand bien même il ne nous aurait pas cru quand même alors qu'il avait lui-même les remonté puisqu'on les avait nous normalement son dit enquête à minima qu'a-t-il mis en place ? a-t-il demandé à ses services de regarder si sur le terrain il y avait les problématiques qu' qu'on remontait ?

C'est un peu facile de dire que parce que SOS périscolaire n'était pas crédible ou je ne sais quoi, on a on a rien mis en place. C'est pas possible. C'est quand même son rôle. On doit au moins se poser la question de savoir si c'est vrai et donc de mettre en place des éléments pour le vérifier. Si nous simples parents avons réussi à avoir l'information, comment se fait-il qu'une personne en charge, que la maire de Paris, que son adjoint ne soit pas en mesure d'avoir ces informations là ? B c'est pas possible. Voilà, dans le cadre de cette campagne présidentielle qu'on suit beaucoup au journal, au Figaro TV, vous le savez, est-ce que vous avez remarqué qu'on en parle pas ?

En fait, on en parle extrêmement peu. Moi, je trouve ça absolument dingue parce qu'on parle de nos enfants, on n'arrête pas de parler de l'école au sens plus global du terme. On parle pas de ces scandales du périscolaire. Tout le monde dit "Non, mais ce sujet devrait être prioritaire." Non, non, mais ce sujet devrait être prioritaire. Je pense que c'est absolument transpartisant. En plus, c'est rare de considérer qu'un sujet devrait être tout en haut de la pile pour tous les candidats et il apparaît inexistant c'est faux mais pas suffisamment dans la lumière.

La protection des enfants est le sujet en fait c'est parce que c'est une problématique de société, c'est pas seulement le périlis scolaire en vrai. On a les mêmes problèmes dans l'éducation nationale et on a les mêmes problèmes dans tout ce qui est protection de l'enfance. On en a un petit peu parlé avec la Z. Donc effectivement, mais on le voit quand l'encadrement est à au niveau, quand l'encadrement est bon, c'est quand même dans des proportions plus anecdotiques et tant mieux. Bien sûr, bien sûr. Effectivement, pour ça, il faut y mettre les moyens et il faut décider que ça fait partie des priorités. Effectivement, ça ne s'est pas encore inscrit.

On espère que ça le sera bientôt dans la campagne présidentielle. Nous là, nos nos échéants sur lesquels on se concentre beaucoup hein, euh c'est les projets de loi. Donc on a eu le projet de loi protection de l'enfance qui sera euh qui passera au Sénat donc fin octobre sur lequel on a encore trois amendements euh qu'on souhaite que les les vous accrochez voilà, on s'accroche là-dessus, que les nouveaux sénateurs qui sont actuellement eux en campagne puissent soutenir. Euh on a on a le le la loi intégrale sur laquelle là on vient de faire des propositions d'amendement également pour y rentrer le périscolaire.

Donc on travaille vraiment à ce niveau-là pour qu'au niveau national soit légiféré la protection des enfants. Moi je comprends pas qu'on soit obligé de faire du lobbing sur ce sujet. Enfin, je comprends évidemment que vous le fassiez et je le salue, mais je comprends pas que sur un sujet comme ça, on soit obligé de continuer à se battre pour que des choses aussi évidentes soient dans la loi. Euh alors c'est et protège correctement les enfants. Non, mais c'est une vraie question. C'est une vraie question. On s'est rendu compte que finalement si on avait pas commencé ce travail de lobbing en 2021, le sujet n'aurait jamais émergé. Non, et c'est grâce au médias et on les remerciera jamais assez.

On sait bien, on a tout essayé, on a essayé les politiques, on a contacté à l'époque en 2022, je rencontre Maxence Barret, conseiller politique d'Emmanuel Macron que qui est au demeurant très sympathique. Il me reçoit pendant 2 heures à l'Élysée. Il transmet donc une note en 2022 au président de la République. Qu'est devenue cette note ? Elle n'a pas été suivie d'F. On rencontre l'équipe d'Adrien Taket qui est devenu le contrer-rendu de cette réunion et on rencontre un certain nombre d'anciens ministres, de ministres, de conseillers que sont devenues toutes ces réunions ?

Il ne se passe absolument rien jusqu'à ce qu'enfin les médias puissent s'emparer de ce sujet en 2025 et que ça émerge et qu'il se passe ce qu'on sait. Un animateur a été jugé coupable aujourd'hui. Enfin, puisque on sait que la justice a été relativement clémente avec les cas qui ont été jugés jusqu'ici, est-ce que vous espérez à partir d'aujourd'hui au moins la plus grande fermeté pour éviter cet effet et affaire d'outre et sacraliser enfin la parole des enfants ? Alors effectivement, il y a eu cette condamnation aujourd'hui qui graisse quand même enfin très légère he puisqu'on parle de neuf fillettes qui ont été agressées.

On parle de 5 ans dans 1 an dont un an ferme sous bracelet électronique, c'est-à-dire que la personne elle n'ira même pas en prison. Donc enfin il y a une condamnation mais enfin elle est toujours pas à la hauteur. Donc il y a une vraie question à se poser sur les fonctionnements de la justice en tout cas déjà à Paris puisque on remarque qu'on a quand même envoie le mauvais signal. Oui, bien sûr, mais le mauvais signal, il a envoyé depuis tellement longtemps. Oui, mais moi là, je trouve ça encore pire parce que on parle de ce climat, on le décrit, on on montre une un échec politique mais là on le couple un échec judiciaire. Je sais pas si on peut parler d'échec.

C'est toujours difficile de de commenter une décision de justice. Elle a été rendue, elle est celle-ci. Mais on a l'impression quand même qu'il y a un laxisme. Oui, en fait, il y a un dysfonctionnement dans l'ensemble de la chaîne et ça inclut la police et ça inclut la justice. Il y a des bonnes initiatives, il y a des bonnes intentions, mais elles sont tellement pas suffisantes. On voit bien que nous parmi les familles qu'on reçoit et avec lesquelles on échange, à peu près 50 % des enfants qui ont été auditionnés ont été auditionnés hors dispositif. Oui. Donc, ils ne peuvent pas libérer la parole.

On le voit bien pour le procès de l'école Baudin et ils ont le parquet de Paris quand même a dit que la moitié des enfants ne pouvaient pas être euh resté dans l'instruction considéré comme victime parce qu'ils n'avaient pas réitéré les propos qu'ils avaient révélé à leur famille alors qu'ils avaient été entendus en audition Mélanie. Ce qui était faux. Les enfants n'avaient pas été entendus dans ce dispositif. Exactement. Donc on voit bien que tout dysfonctionne tout à tous les niveaux. Et là, la justice parisienne, elle est effectivement effrayante. On va évidemment continuer dans l'émission de suivre ce sujet.

Merci infiniment Ellisabeth Gutman pour cette interview et pour votre engagement constant. On passe tout de suite à l'interview culture. C'est parti.

31:36
Non speech

[musique]

31:39
Locuteur

Direction le Petit Palais pour découvrir ou redécouvrir une artiste longtemps restée dans l'ombre des grands noms de l'impressionnisme. Eva Gonzalez, élève d'Edouard Mané, peintre d'une grande modernité. Elle a pourtant connu une carrière aussi brève que fulgurante. Le musée parisien a décidé de lui consacrer une exposition exceptionnelle et ce à partir du 15 septembre. Pour en parler, nous recevons Élisabeth, je n'ai pas votre nom de famille. Oh non ! Écoute, je vais vous laisser vous présenter, ça sera plus simple. Stéphanie Cantaruti. Je Stéphanie Cantaruti, vous êtes commissaire de cette exposition et conservatrice. Toutes mes excuses, j'allais vous appeler comme l'invité précédente.

Eva Gonzalez, c'est un nom que le grand public connaît parfois moins que ceux de Bert Morizo, Marie Cassa ou encore Edouard Mané. On a envie de comprendre qui était cette femme. Elle est d'origine espagnole et monégasque. Elle est quand même née, élevée dans la grande bourgeoisie cultivée et on sait qu'elle décède brutalement. Mais je vais vous laisser nous raconter quelques mots de son histoire. Alors, c'est une figure effectivement que le public connaît moins mais qui a eu une vie incroyable, qui a été la seule élève d'Édouard Manet, qui a su ensuite tracer sa route et son chemin en volant de ses propres ailes.

Alors, elle veut toujours, comme son maître Manet, ne pas être confondu avec les impressionnistes, mais exposé de manière académique au salon. Et elle va durant toute sa vie pratiquer la peinture, le pastel. C'est vraiment une grande redécouverte. Précisons qu'elle a eu une carrière, je disais tout à l'heure, fulgurante mais très courte puisqu'elle va décéder jeune d'une embolie pulmonaire en donnant naissance à à son enfant. Est-ce que ça participe aussi du mythe et peut-être de cette manière de la relire, de la redécouvrir ?

Oui, effectivement euh cette trajectoire fulgurante, ces quelques 15 années à peu près de production ont beaucoup euh effectivement euh euh peut-être euh caché euh le l'étendue de son talent, mais c'est ce qu'on essaie vraiment de remontrer euh aujourd'hui au Petit Palais qu'il faut la lire et la revoir aussi à l'une des nouvelles découvertes que nous avons faites. Moi, je trouve ça génial ces artistes qui ont marqué leur temps, qui sont d'un talent absolument phénoménal mais qu'on connaît peu parce que quand on a l'occasion de les découvrir, on a vraiment euh vraiment l'impression de de vivre un moment précieux. C'est une rencontre avec un artiste.

Vous ce que vous avez aussi choisi de nous montrer, c'est qu'elle n'était pas que les doigts l'élève pardon d'Edouard Mané. Il a été son maître. Certes, c'est une relation importante, mais cette relation, il ne faut pas qu'elle éclipse l'artiste total qu'elle était. Tout à fait. Et c'est un des points forts du petit palais que d'essayer de proposer au public des expositions sur des nouveaux enfin des artistes qu'on ne connaît pas assez bien. Et effectivement, Eva Gonzalez certes, elle a eu cette rencontre décisive avec celui dont elle va être la seule élève, mais par ailleurs, elle a eu des thèmes qui lui ont qui lui sont totalement propres.

Elle a euh elle a donné une inflexion à sa peinture qui est la sienne. Et le parcours de l'exposition le montre entre ses débuts jusqu'à la fin de sa carrière. Il y a un véritable envol. Quand on regarde ces tableaux, qu'est-ce qui doit nous frapper tout de suite ? Qu'est-ce qui vous frappe vous quand vous la découvrez ? La reedécouvrez. C'est vraiment une artiste merveilleuse parce qu'elle a su insuffler beaucoup de poésie à ses toiles, à ses pastels aussi, à une la technique s'éclipse derrière bah le charme de sa peinture. Elle elle fait de sa sœur sa son presque unique modèle. une confidente, une âme elle lui fait endosser tous les rôles et et elle a peint aussi dans son intimité.

Donc on rentre vraiment dans l'intimité de cette jeune femme, de cette jeune femme bourgeoise au 19e siècle. Moi, c'est ce qui peut-être m'a le plus marqué, c'est ce quotidien qui est omniprésent, qui peut paraître assez banal et qu'elle rend, vous l'avez dit, extrêmement poétique. C'est assez précieux. d'être comme ça dans l'intimité finalement des personnages qui l'ont entouré et de ce qu'elle percevait. Ça dit aussi quelque chose de l'époque. Oui, tout à fait.

Et puis cette sœur qu'elle rudoit aussi à sa guise comme le disait son premier biographe parce qu'elle elle lui fait tantôt endosser le rôle d'une jeune femme endormie, une femme à sa toilette, une jeune nourrice, une jeune femme sur le départ qui va voyager. Et bien tout ça, ça nous fait rentrer dans ce monde assez poétique qui est celui d'Eva Gonzalez. Et c'est absolument magnifique à découvrir. On le voit au travers de de ces toiles qui défilent. Est-ce qu'elle était Est-ce qu'elle est impressionniste ? Alors, elle n'a jamais jamais voulu exposer avec les impressionnistes. Elle est exactement comme son maître Manet. Elle veut exposer au salon.

Elle veut avoir et bien tout le succès d'une artiste officielle et et sa famille aussi cherchera à faire acheter ses œuvres par l'État. Ça c'est vraiment la chose importante pour elle. Donc elle veut apposer sa propre signature. Mais vous en tant que spécialiste du monde de l'art quand vous regardez ses tableaux, ces peintures, qu'est-ce que vous vous dites ? Vous vous dites "Elle a quand même tout d'une impressionniste Elle a des thèmes qui sont proches de ce désimpressionnistes, notamment les scènes de plage en Normandie qui sont évidemment très lié à cette peinture là.

Mais je crois qu'elle a aussi une une sensibilité particulière et il y a parfois un petit caractère d'étrangeté, un décalage qui la rend assez unique. Donc elle navigue. Oui, elle navigue en tout cas, elle n'est pas qu'impressionniste. Elle elle n'est pas qu'impressionniste, on pourrait le dire comme ça. Elle n'est pas que l'élève de Manet. Elle n'est pas que la fille de son père qui était un grand, écrivain de l'époque, président de la société des gens de lettrre. Donc elle échappe à tout à toutes ces étiquettes là. Et ce qu'on cherche à montrer dans l'exposition, c'est qu'elle est vraiment peintre pour elle-même.

Est-ce qu'on peut dire aussi qu'elle propose un regard féminin sur les femmes de son temps différent de celui que beaucoup de peintres hommes ont pu poser sur les femmes de leur époque ? Alors, c'est intéressant parce que euh les commentateurs de l'époque louent euh parfois son côté son charme féminin et parfois ils disent qu'elle peint comme un homme. Donc c'est là que la frontière est un peu brouillée. Euh peut-être qu'elle ne cherche pas à le faire. Elle ne cherche pas forcément à à être autre chose qu'elle-même. Ce qui est sûr, c'est qu'elle veut être appréciée. Elle a cette détermination vraiment que les tout premiers commentateurs soulignent.

Mais évidemment, elle s'intéresse à des thèmes qui sont féminins. La femme à sa toilette, sa jeune sœur étant s'amuse et son modèle de prédilection, évidemment, elle pense qu'elle voit, ce qu'elle connaît. Voilà. Tout à fait. Bien sûr. Donc c'est intéressant puisque c'est malgré elle en tout cas si on observe ce regard féminin porté sur cette société et sur les femmes de son entourage. Vous l'avez dit tout à l'heure, Eva Gonzalez va exposer régulièrement au salon officiel plutôt que de rejoindre les expositions impressionnistes indépendantes. Ça dit quoi ? de sa place dans le paysage artistique de l'épreuve et de sa volonté aussi presque femme d'affaires.

Enfin, elle guide son petit son petit bonhomme de chemin avec beaucoup de de conviction tout simplement. Oui, elle a cette détermination là et cette stratégie aussi. on peut vraiment parler de parler de [rires] de de cela et c'est pas du tout péjoratif que de le dire parce que elle entend bâtir sa carrière, avoir du succès officiel, être reconnu et donc et bien elle met en place tout ce qu'il faut pour obtenir ce succès là. Et d'ailleurs, elle va faire acheter par l'État son premier renvoi au salon qui s'appelle le clairon qui est tout à fait aussi inspiré de de Manet.

sans tout dévoiler de cette très belle exposition, quelles sont les heures ou les thèmes que vous affectionnez particulièrement quand vous vous promenez le soir, le matin, avant que ça ne soit ouvert au public ? Qu'est-ce que vous vous dites ? Qu'est-ce que sur quoi vous vous arrêtez ? Alors moi, j'aime beaucoup beaucoup euh ces pastels parce que ils sont extrêmement [raclement de gorge] frais, parce que il y a une technique qui s'efface euh un brio aussi qui s'efface derrière euh c'est euh toute la technique euh vraiment euh parce que le pastel c'est un art difficile qui ne supporte pas le repentir. Il faut vraiment voilà commencer par son idée et aller jusqu'au bout.

Sinon, évidemment, le le pastel ne voilà ça ça n'arrive pas à ce degré de perfection là, mais elle elle le pousse au maximum de ses possibilités, cet art. Et ce qui est aussi très intéressant et ce que j'aime beaucoup voir quand euh je vais d'un d'un du début de l'exposition à la fin de l'exposition, c'est qu'on peut voir euh la transformation de son style euh entre les débuts quand elle est très méticuleuse. Euh voilà, c'est très léché, des beaucoup de détails dans ces compositions et à la fin le style est totalement différent.

Et c'est ça qui est très beau parce que elle prend confiance en elle, elle a plus d'audace, il y a il y a peut-être plus d'énergie, les touches sont plus fragmentées et c'est et et et on le voit tout simplement en se promenant, ce qui est assez précieux quand même. Oui, on peut vraiment avoir besoin d'avoir votre œil expert. Je pense que n'importe qui peut voir [rires] à quel point cette femme dans si peu d'années de production a réussi à affirmer son talent et à devenir vraiment une artiste qui compte. Est-ce qu'on pourrait résumer ça justement pour expliquer le fil rouge de cette exposition en disant que vous avez décidé de rendre à Eva Gonzalez sa place d'artiste autonome ?

C'est une artiste entière, c'est une artiste totale. Oui, oui, oui, tout à fait. C'est vraiment ça qu'on veut montrer au public. Et ce qu'on cherche aussi à montrer, c'est qu'il faut vraiment venir voir l'exposition parce que c'est une artiste très rare. Euh ses œuvres sont disséminées dans le monde entier euh à l'étranger, mais aussi dans les collections particulières qui sont, on le sait, difficiles d'accès. Donc ça a été beaucoup de travail, ça a été un gros travail en amont pour localiser ces œuvres là et et pour les rassembler. Donc c'est le moment ou jamais de venir voir Eva Gonzalez. Merci infiniment Stéphanie Quantarouti.

Encore désolé pour ce petit problème de nom au début, c'est entièrement ma faute mais vous nous avez parlé avec merveille de cette artiste incontournable Eva Gonzalez à découvrir au Petit Palais. Un grand merci, à très bientôt, j'espère et on passe tout de suite à On attestait pour vous avec Alban. Comment ça va ? Et ben, ça va très bien. Bonjour Victor. Bonjour à tous. Vous avez testé cette semaine la réalité augmentée. Alors là, je vous imagine tout de suite avec votre casque, je me trompe pas. Bien sûr. Exactement.

Plus précisément, Victoire, je vous propose aujourd'hui de remonter dans le temps, de se balader dans les rues de Paris si je vous disais qu'il est possible tout en étant par exemple sur le champ de Mars de voir ce qui se passait précisément à cet endroit-là il y a 50, 100 ou même 500 ans en arrière. Moi, je signe tout de suite. He, c'est ce que j'ai expérimenté cette semaine. [rires] Je signe mais j'ai bien sûr besoin de comprendre comment ça marche. Oui. Alors, très concrètement, c'est un peu une sorte de film en fait. L'expérience s'appelle Le symbole de Paris. Il faut se rendre donc sur le champ de Mars en face de la tour FL.

Au début de la visite, vous recevez un casque de réalité virtuelle. Vous recevez aussi des écouteurs et puis vous suivez sur le champ de Mars un guide, cette fois en chair et en os. euh il vous dit où vous arrêtez et puis à l'endroit qui vous indique, vous enfilez votre casque et là vous voyez alors d'abord apparaître le le champ de marche puisque on voit ce qui se passe dans le monde extérieur grâce à ce casque et progressivement on voit apparaître des images qui sont ce qui se passait à cet endroit-là mais à d'autres époques.

Par exemple au moment de l'expoel, de l'inauguration de la tourfel mais on remonte bien en amont, on remonte jusqu'au chantier de la tour qui est à l'origine de cette idée qui est quand même assez géniale. C'est effectivement pas mal. Alors l'entreprise qui est à l'origine de l'idée s'appelle Timescope. Euh il c'est une start-up qui existe depuis un peu plus de 10 ans. À l'origine, il produisait surtout du contenu pour des entreprises, des musées, des institutions. Par exemple, il travaille avec l'Élysée pour les journées du patrimoine. Ah, j'en étais sûr.

La nouveauté, [rires] la nouveauté, c'est que depuis l'an dernier, il propose en fait une expérience propre qui qui leur appartient en quelque sorte. Il cette expérience, elle elle s'appelait les origines de Paris. C'est une balade le long des quêes scènes sur l'histoire fait figurez-vous c'était pas mal. Et ben là du coup comme ça a très bien marché, il propose une deuxième expérience de ce diplom mais cette fois sur le champ de Mars. Ça s'appelle le symbole de Paris et ça revient sur l'histoire de la tour Effel. C'est celui-là que j'ai testé. Et alors ces vidéos, elles sont préparées comment ? Alors elles sont préparées avec des graphistes.

Ils ont leur propre studio de création qui est dans le 12e arrondissement. J'ai demandé à Basil Sgalen, l'un des deux cfondateurs de l'entreprise comment il préparait ces séquences. qu'il y en a une quinzaine environ dans l'expérience. Comment il les préparait en amont ? On l'écoute. Donc pour toutes les expériences thscope, on commence par un travail de préproduction. On rassemble des archives historiques. Ça peut être des plans d'époque, des cadas, ça peut être des gravures, des photographies, différents documents iconographiques et on confie ça à nos graphistes 3D pour reconstituer fidèlement les choses.

On travaille à chaque fois avec un comité d'experts avec des historiens professionnels qui nous accompagnent et en fait, on fait vérifier vraiment euh les sources historiques sur la base de desquelles on travaille vraiment derrière. Donc par exemple les costumes d'époque euh on va vraiment euh dans l'expérience là sur le champ de Mars du symbole de Paris, à un moment on voit euh les militaires du 18e siècle et ben on a vraiment reconstitué avec l'aide d'un historien qui s'appelle Gérô Létan qui est euh vraiment spécialiste de l'histoire militaire les costumes d'époque par exemple sur le papier c'est génial mais est-ce que c'est vraiment ce qu'on voit ?

Alors oui, effectivement, par exemple, on voit le champ de Mars avant la construction de la tour Effel et on voit petit à petit le chantier qui qui se fait. Bien sûr, c'est une reconstitution, mais c'est vraiment très très bien réalisé. Comme toujours, combien ça coûte et est-ce que ça en vaut la peine ? Et la question qui fâche alors en l'occurrence ici qui fâche [rires] Épineuse en tout cas qui fâche peut-être pas le prix va de 19 à 28 € ici c'est quand même assez cher on peut le faire on peut faire cette expérience à partir de 8 ans. Le parcours est disponible dans plusieurs langues en français mais aussi en anglais en espagnol. Alors après est-ce que ça en vaut la peine ?

C'est bien sûr la question. Je dois vous dire victoire que alors les dessins sont beaux. Ça c'est absolument indéniable. La reconstitution est très réussie mais l'effet n'est pas si impressionnant. Euh euh en tout cas, on a vu des choses beaucoup plus bluffantes avec des cases de réality virtuelle. Euh par exemple avec euh Éternel Notredame que vous peut-être l'occasion de faire. Voilà, là on avait tout à fait. J'ai même eu le vertige en restant sur le sol et c'était très impressionnant. On pouvait se déplacer dans un espace avec ce casque de réalité virtuelle et voir l'histoire de la côte de la cathédrale de Paris. Là c'est un peu moins impressionnant.

Effectivement, on voit des images sous lesux mais bon le dispositif n'est pas 100 % rodé, on va dire c'est pas bluffant. Alors c'est très rodé, ça marche très bien mais c'est pas bluffant. Par contre la reconstitution est de grande qualité. On apprend beaucoup de choses. Par exemple, j'ignorais totalement qu'il y avait eu un projet concurrent à la tour Effel qui s'appelait la colonne soleil. Trop mignon comme nom. C'était en fait un une tour en pierre avec un phare euh à son sommet qui avait été imaginé par l'ingénieur Jules Bourdet et il s'en est fallu de pas grand-chose pour que ce soit la tour Effel plutôt que ce projet-là qui finalement voit le jour.

Cette Start-up Timescope assume cette dimension pédagogique. Pour eux on comprend, on retient beaucoup mieux les choses quand on les voit tout simplement. Je suis assez d'accord avec ça. Je trouve que ça permet d'embarquer notamment euh les jeunes et les ados qui ont peut-être un peu plus de mal que que d'autres à s'intéresser spontanément au patrimoine. Et ils ont un gros public de scolaire euh notamment qui vient voir cette exposition et l'objectif en tout cas c'est ce qu'ils m'ont dit qu'ils avaient eu beaucoup de de classes et qui venaient euh tout simplement pour découvrir un peu mieux l'histoire.

Pas mal quand même quand on est à l'école et qu'on fait passer à ses élèves une journée là-bas. Il y a c'est plutôt sympa. À l'origine ça s'adresse à qui ? Est-ce qu'il faut être fan des nouvelles technologies ou un mordu d'histoire ? Enfin, ça s'adresse alors non, faut pas être mordu de technologie ou spécialement d'histoire. Pour preuve, j'ai fait l'expérience en compagnie d'un couple de retrait et breton Marie, José et Alain pour ne pas les nommer. Ils avaient entendu parler de cette expérience via les réseaux sociaux. [grognement] Pour ce qui concerne le public visé par Scope, je vous propose d'écouter à nouveau ce qu'en dit Basil Solen. On l'écoute.

[musique] Donc on a un public qui est vraiment familial globalement et on a des gens qui sont technophiles. Donc ils vont venir s'intéresser aux expériences Times Cup parce qu'il y a cette dimension de réalité virtuelle, de casque immersif. Et il y a d'autres qui viennent parce qu'ils sont passionnés d'histoire et qui ont qui sont curieux de savoir un peu de découvrir des nouvelles choses. Et en fait ce public là, il est assez large. On n pas besoin d'être technophile pour faire une expérience Time. On n pas besoin d'être historien. Finalement, on rassemble avec nos expériences parce qu'on raconte un patrimoine commun, un patrimoine universel.

La Tour Effel, elle appartient aux français, elle appartient finalement au monde entier qui vient la découvrir chaque année. Euh de même que les origines de Paris, en fait, c'est quelque chose qui s'adresse au plus grand nombre. C'est beau et c'est important ce qu'il disent sur l'importance quand même de protéger notre patrimoine et de le valoriser. Absolument, c'est essentiel. Vous avez raison. Et ce qui est intéressant, c'est que le public euh qui aujourd'hui fait cette expérience, en tout cas sur les les deux derniers mois là, la majorité des gens qui sont venus à eux pour euh faire cette expérience, et bien c'était des franciliens à quasi 90 %.

Une preuve, mais s'il en fallait encore une, que les Français s'intéressent beaucoup à l'histoire de leur pays. Ceci dit, l'ambition de Basil et de ses équipes et bien c'est de partir à l'international [raclement de gorge] forcément, de pouvoir se lancer à Madrid par exemple ou à Rome sur le même principe, c'est-à-dire prendre un lieu historique un peu iconique. Voilà, et d'avoir un casque en réalité virtuelle et découvrir l'histoire de ce lieu. A vie aux amateurs, il devrait normalement lancer une levée de fond dans les prochaines semaines. Crowfunding, on les suivra. Une question encore, est-ce qu'il y a un risque d'être malade ?

Moi, par exemple, quand je vais voir des films en 3D au cinéma, je me sens très très mal. Et ouais, vous faites bien me poser la question, Victoire, et vous êtes pas du tout la seule à avoir ce genre de désagrément. C'est très souvent le cas avec les casques VR. Alors, le risque est autant plus grand ici que dans cette expérience, il y a des moments quand même où on s'élève du sol. Il y en a pas beaucoup mais il y en a. Euh la bonne nouvelle euh c'est que alors on vole en tout cas on s'élève jusqu'au sommet de la tour Effel et il y a pas d'ascenseur. Wouh [rires] ! Alors la bonne nouvelle c'est que Scope euh ils ont pensé à à ce problème potentiel.

Euh d'une part, ils ont choisi des casques méta. Alors, c'est pas pour leur faire la publicité, mais c'est un casque qui a pour spécificité de permettre de voir le monde extérieur avec des caméras intégrées. Donc, même quand on voit d'autres choses, on même quand on enfile le casque, on peut facilement voir ce que vous disiez tout à l'heure, finalement vous continuez à voir le paysage. Alors, en tout cas, en tout cas jusqu'à ce queil y ait des images qui progressivement se super. Donc c'est plus agréable et ça réduit déjà un peu cette impression de décalage entre la réalité ce qu'on voit dans le casque.

Et puis l'autre élément de réponse c'est que on retire tout simplement le casque quand on se balade d'un endroit à un autre. Et d'ailleurs le guide donc on respire finalement c'est ça. Et et le guide d'ailleurs qui accompagne les visiteurs précise bien que on ne doit pas hésiter à enlever le casque s'il y a le moindre malaise. Bon résultat vous vous vous êtes senti comment ? Alors, j'ai pas eu de nausée euh et euh voilà. Par ailleurs, les les deux retraités bretons sympathiques qui étaient avec vous ont pas une mal de mer. Mais ça c'est parce qu'ils sont breton à Alban tout à fait. C'est très probable. [rires] Une autre question, ça dure combien de temps cette expérience ?

L'expérience, elle dure environ 1 heure et je disais, il y a une quinzaine de séquences qui s'enchaînent qui ne dure pas une heure, mais il faut évidemment le temps de se balader d'un point à un autre. C'est aussi ça qui est sympa, c'est qu'on n'est pas enfermé dans une salle, on se balade sur le champ de Mars et donc non seulement on apprend des choses, mais en plus on est à l'air libre. Vous savez que j'avais fait un truc assez dingue à la galerie de l'évolution. J'avais fait une immersion il y a des millions et des des milliards d'années, des milliards d'années autant les dinosaures et en fait c'était complètement dingue puisqu'ils avaient adapté le parcours h à ce qu'on voyait.

Donc c'est-à-dire que quand on descendait dans l'eau, on descendait physiquement et là pour le coup, on avait tous été très [grognement] malade dans la salle parce qu'on était dans ce petit cube de 10 m². Et en fait, au bout d'un moment, il y a quand même le côté là en effet, vous parlez d'une expérience à l'air libre où on se balade, on peut retirer son casque, on discute avec ceux avec qui on est. C'est quand même vo on a l'air pas très malin parce qu'on se balade sur le champ de Marseille avec cette é super. [rires] Je peux pas vous laisser mais pour le coup on est à l'arrivée et on a pas du tout cette impression d'osé. En fait, c'est presque comme regarder dans des jumelles.

En réalité, on s'arrête à un point et on regarde à des jumelles. Voilà ce qui se passait à telle et telle époque sur le champ de Mars. Bon, roulement de tambour, verdict. On y va ou on y va pas ? Alors, on y va. On y va. Si en tout cas, on cherche un moyen un peu original de découvrir l'histoire de Paris et l'histoire de notre beau pays. Moi, je suis assez convaincu par ces expériences. Je comprends qu'il y a des points d'amélioration et des choses à à revoir pour que ça soit le top du top du top. Mais je trouve que ça reste une activité sympa à faire en famille. C'est un petit budget mais ça reste relativement. Il y a les tarifs de groupe évidemment et pour les petits aussi.

Enfin jus voilà, c'est vrai que en de ça, il des conseils, estime qu'on profite pas pleinement de de l'expérience mais oui, c'est plutôt une bonne porte d'entrée pour ensuite découvrir l'histoire, se plonger davantage dans l'histoire de Paris et vous le faites bien, on vous a vu en action. Merci beaucoup Alban c'est le don de soi. [rires] Vous vous testez pour nous tout. J'ai hâte de voir ce que vous avez vos idées, je fonce. Ah, vous pouvez tout à fait soumettre vos idées. N'hésitez pas, vous envoyez un message à Alban ou vous m'envoyez un message à moi et on découvre des idées que vous pourriez tester totalement. sous la scène de dinosaur j'adore l'idée. Merci beaucoup Alband.

À très vite bien sûr et moi je vous donne rendez-vous demain dans Bienvenue en Île-de-Fance. Excellente soirée.

53:44
Non speech

[musique]