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Discours / meetingAlliancy, le mag· 3 avril 2026 6 minAutoproduitFond programmatiqueNumériqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploi

🚨Allocution Anne Le Hénanff - Nationalisation de Bull

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « Dans un contexte où l'intelligence artificielle et le quantique redéfinissent en profondeur les équilibres technologiques, la France assure l'ancrage national d'un acteur industriel de premier plan dans le calcul haute performance. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « La dépendance au aux acteurs extraeuropéens reste aujourd'hui très notamment sur les les composants essentiels au super calculateur. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Bull est pionnier en matière d'efficacité énergétique pour les centres de données et les supercalculateurs. »
  • 3:41Invité politiqueChiffre
    « 500 nouveaux recrutements en recherche développement pour une centaine sur le site de les clés sous-bois. »
  • 4:25Invité politiqueFait
    « La sélection de bulles pour équiper le supercalculateur européen à l'IS Reco est une première étape dont je me réjouis. »

Temps de parole

  • Anne Le Hénanff100 %

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Anne Le Hénanff

Bonjour à toutes et à tous. Monsieur le président, cher Emmanuel Lerou, monsieur ministre, chers collègues, chers Sébastien, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs vos grades et qualités, chers partenaires, c'est avec une grande fierté évidemment que je m'exprime aujourd'hui pour saluer le renouveau de Bull. Bull, c'est un nom qui raisonne profondément dans notre histoire industrielle, technologique. C'est une marque qui a accompagné les grandes heure de l'informatique française et qui revient aujourd'hui au premier plan.

Et d'ailleurs quand je vous ai rencontré, monsieur le président, j'ai presque sauté sur ma chaise de joie parce que vous m'aviez avant tout le monde confié que c'est le nom de Bul que vousiez choisir. Mais ce renouveau n'est pas seulement évidemment symbolique, il est stratégique. Dans un contexte où l'intelligence artificielle et le quantique redéfinissent en profondeur les équilibres technologiques, la France assure l'ancrage national d'un acteur industriel de premier plan dans le calcul haute performance. En soutenant le renouveau de bulles, nous faisons le choix de l'indépendance stratégique.

C'est un signal fort, c'est plus qu'un signal d'ailleurs, c'est une action forte, celui d'un pays qui investit, qui protège ses savoir-faire et qui entend rester souverain dans les technologies qui feront le monde de demain. Or, nous le savons, la dépendance au aux acteurs extraeuropéens reste aujourd'hui très notamment sur les les composants essentiels au super calculateur. La comp la compétition est forte.

nos compétiteurs ne lâchent rien et c'est précisément pour cela que nous devons renforcer nos capacités industrielles pour éviter toute dépendance stratégique à long terme qui nous rendrait plus vulnérable car il n'y a pas d'intelligence artificielle sans infrastructure pas d'IA sans capacité de calcul et je souhaite que nous puissions ensemble porter une troisème voie avec le président de la République qui en parle très souvent sur les infrastructures de calcul une voie européenne fondé sur trois piliers. Le premier pilier, c'est l'exigence environnementale avec ces technologies de refroidissement à haut tiède que vous avez précisément expliqué tout à l'heure.

Bull est pionnier en matière d'efficacité énergétique pour les centres de données et les supercalculateurs. À l'heure où les besoins de calcul explosent, cette sobriété n'est plus une option, c'est une condition de soutenabilité. Et je dirais même au-delà, je pense même que c'est un avantage concurrentiel à venir. Euh les Américains ne veulent pas entendre de ce de ce de de de ces aspects. Les Chinois, on sait pas ce qu'ils font. Je pense que l'Europe, elle a vraiment un atout à jouer et un vrai avantage concurrentiel là-dessus. Ensuite, euh le deuxème pilier, c'est l'ouverture.

Nous devons promouvoir des des architectures pardon plus ouvertes, interopérables, reposant davantage sur des standards partagés. C'est un levier essentiel pour stimuler l'innovation, éviter les situations de verrouillage technologique et permettre à un écosystème européen diversifié, de se développer. Et enfin, troisème pilier, la confiance. Elle est indispensable pour garantir la sécurité de nos systèmes, la protection de nos données sensibles et la résilience de nos économies. Bull s'inscrit pleinement dans cette ambition. Elle incarne cette capacité française à conjuguer excellence technologique, ouverture et responsabilité.

Ce renouveau symbolique, c'est aussi des recrutements très concrets. 500 nouveaux recrutements en recherche développement pour une centaine sur le site de les clés sous-bois. C'est tout un écosystème qui se qui se renforce et se projette vers l'avenir. Je sais que l'ambition de Bull sur le site d'anger sera aussi renforcée car Bull la vocation a joué un rôle. d'entraînement à fédérer un écosystème européen de fournisseurs pour augmenter le nombre de composants européens et bâtir des alternatives crédibles aux solutions extraeuropéennes.

La sélection de bulles pour équiper le supercalculateur européen à l'IS Reco est une première étape dont je me réjouis, c'est une reconnaissance de l'excellence française et une annoncée importante pour l'Europe. Cette dynamique s'inscrit également dans des coopérations étroites avec la recherche notamment avec le CEA et dans le cadre de programme européen comme Euro HPC. Elle s'appuie aussi sur l'ensemble de notre écostème technologique, mais nous devons aller encore plus loin. C'est tout le sens de notre engagement avec mon collègue Sébastien Martin pour introduire un véritable réflexe de préférence européenne dans la commande publique et dans l'attribution des financements.

Je pense notamment à nos travaux dans le cadre de l'industrie Accéator Act ou du Future Cloud and AI Development Act. Avec Sébastien Marin Martin, nous portons une conviction simple. La préférence européenne n'est pas le repli, n'est pas l'autarie, pas l'isolationnisme, c'est la capacité à choisir, choisir notre technologie, choisir notre avenir et le gouvernement sera pleinement mobilisé pour porter cette ambition. Mesdames et messieurs, le renouveau de Bull n'est pas seulement celui d'une entreprise, c'est celui d'une ambition industrielle, technologique et politique.

C'est le choix d'une France et d'une Europe qui investissent, qui innocent et qui entendent rester maîtresse de leur destin numérique. Donc vous voyez bien que au-delà du symbole, c'est clairement qu'une action de premier plan. Merci. Amen.