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interviewSud Radio (sur YouTube)· 16 décembre 2025 21 min

Annie Genevard : "En Ariège, les agriculteurs ont été infiltrés par des casseurs"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, [musique] l'invité politique, Jean-François Akili. [musique] Jean-François Achili, votre invité politique dans un instant sur Sud Radio. Je vous le disais, on a entendu les agriculteurs, les éleveurs euh du côté du Sud-Ouest à la sortie donc de de la visite hier, enfin de la visite et puis de la rencontre avec Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture, la ministre de l'agriculture justement qui vient d'arriver dans nos studios, Annie Jeunevar qui est votre invité politique.

Bonjour à vous Annie Jeunevar. Bonjour et soyez la bienvenue. Vous arrivez de de l'avion.

Euh vous rentrez de votre euh tournée dans le sud-ouest euh auprès des agriculteurs. Vous avez entendu leur colère hier, ils sont inquiets. Euh est-ce que euh une décision est prise sur l'abattage des troupeaux ?

Alors, je rentre effectivement d'Occitanie puisque et et c'est une région dans laquelle je suis allée à 10 reprises depuis que je suis ministe. C'est une région, une grande région, une belle région qui aujourd'hui est traumatisée par l'arrivée de la maladie, la dermatose qui menace leurs troupeaux, de magnifiques troupeaux. Je suis allée dans une ferme.

Je me suis rendue à un moment capital qui est celui du lancement de la vaccination contre la maladie. Vous voyez, la vaccination c'est quand même une lueur d'espoir dans ce moment de désespoir et de crainte et de et de terreur de la maladie qui éprouve les éleveurs et que je peux comprendre. J'ai vu des cheptels magnifiques, des des bêtes splendides et ils ont peur de les perdre.

Vous annoncez une vague de vaccination Annie Genev. Oui. Donc il existe un vaccin efficace contre cette maladie et hier nous avons déployé le début d'une vaccination massive pour près de entre 600000 et 1 million de bovins sur une large région avec un dispositif original que les occitants m'ont demandé.

C'est-à-dire qu'en plus de la zone où c'est vitadie, il y a une barrière sanitaire supplémentaire, un cordon sanitaire. Parce que moi, j'ai aussi le souci de protéger le reste du pays, hein. Il y a 125000 éleveurs dans notre pays, 600000 16 millions de têtes de bovin.

Donc, il faut aussi protéger tout le monde. Vous entendez ce que disent les éleveurs en question ? Ils l'ont dit hier au sortir de cette réunion avec vous, il n'y a pas assez de doses.

Vous n'avez pas assez anticipé. Qu'est-ce que vous leur répondez ce matin ? Je dis que pas du tout.

Je je Oui, mais bien sûr, c'est ce qu'ils disent, mais c'est faux. La vaccination a commencé. J'ai commandé 1 million de doses il y a une semaine.

Ces doses arriveront en temps voulu et permettront de vacciner tout le monde. Donc il n'y a pas du tout de problème au niveau de l'accès au vaccin. C'est en effet capital.

C'est une énorme opération logistique, hein. On va avoir besoin de nos vétérinaires et je demande à tous les éleveurs de cette région de prendre soin de leurs vétérinaires parce qu'ils sont quelquefois malmenés et les vétérinaires sont absolument essentiels dans la gestion sanitaire de de notre élevage. Anjeun jeunev, très concrètement, quelle est la zone concernée ?

Quels sont les départements qui sont menacés par cette épidémie ? Alors, l'épidémie est apparue dans les Pyrénées orientales euh il y a mi-octobre, hein, et nous avons eu des cas qui ont été traités et euh la vaccination est quasiment achevée dans les Pyrénées orientales. Mais sans doute, il y a-t-il y a-t-il eu des mouvements depuis les Pyrénées orientales sur le reste des départements le long de la barrière pyrénéenne, ce qui oblige évidemment à élargir une zone de protection et de vaccination.

Donc là, les départements menacés, quels sont-ils ? Alors, les départements, on a eu des cas dans les Hautes Pyrénées en Ariège. Euh voilà.

Donc, vous entendez ce que disent la la coordination rurale, la confédération paysane, ce sont des hommes, des femmes hein qui élèvent des des beauvins. Il vous demandent de tester un autre protocole. C'est au cœur de la contestation. les bêtes contaminées seraient écartées et les autres mises en quarantaine.

Nous sommes en hiver, il y a moins de mouches ou plus de mouches pour l'instant pour voir c'est oui ou c'est non. Alors c'est d'abord c'est pas qu'il y a moins de mouche, c'est qu' il y a encore des insectes piqueurs. Bah sinon la maladie ne n'existerait pas.

Je voudrais dire d'ailleurs qu'à ce jour aujourd'hui il n'y a plus de foyer actif de dermatose en France. Donc sur le plan de de la gestion du virus, les choses sont parfaitement gérées. La situation est sous contrôle.

Il y aura d'autres cas évidemment puisque c'est une maladie extrêmement contagieuse et ce qui blessent profondément les éleveurs, ce qui les tourmente c'est la peur de perdre leur b leur bêtes et l'abattage auquel évidemment conduit l'arrivée de la maladie dans l'échepptel. Ça c'est quelque chose qui les fait terriblement qui les angoisse et et euh il propose un protocole alternatif et c'est de ça aussi que nous avons parlé hier lors d'une réunion qui a duré quand même près de 2h. Donc vous voyez, on a dialogué le canadien, vous aviez dit je suis ouverte au dialogue.

Ils on ils ont eu la sensation que vous alliez accéder à cette demande. Oui mais étrouver au dialogue ça veut pas dire exiger la réponse que l'on attend. ça veut dire être capable d'en parler et nous en avons parlé pendant près de 2h hier soir.

Donc le canal de discussion, il est constant avec eux et il doit le demeurer. Donc moi je vois que cette question évidemment concentre concentre la difficulté dans laquelle nous sommes et conduit à pas mal de violence que je je regrette moi. Je je pense qu'il faut pouvoir aborder les choses avec sans froid.

On va y venir mais sur la question qui est posée, je vais faire Non mais monsieur Akili, permettez-moi à une question complexe, on peut pas répondre de façon simpliste. Ce que j'ai proposé parce que il est très difficile de de faire accepter ce qui pour eux est inacceptable. Donc ils ont fait des propositions de protocoles alternatifs.

J'ai dit que j'étais prête à les examiner mais je vois bien que ça ne les satisfait pas complètement. Donc hier soir, à l'issue de cette réunion, j'ai fait une proposition qui a fait l'objet d'un communiqué de presse qu'on apportter à leur connaissance. Je veux que les représentants de ce territoire, les représentants des éleveurs, quatre représentants euh puissent venir discuter avec des autorités sanitaires et scientifiques indépendantes.

Il faut un moment que ces deux mondes se parlent parce que le politique lui, il a une responsabilité, c'est celui de permettre les conditions du dialogue et aussi de la résolution du problème. Mais dans le respect mutuel, moi je voudrais dire que ces éleveurs vivent un moment extraordinairement douloureux et que je le je le partage, je le comprends et que plus vite on sort de cette maladie, plus ils retrouveront une vie normale avec leurs chers animaux. Donc faut leur proposer de participer à une sorte de appelons ça comme ça, de cellule de crise scientifique.

Exement. Exactement. C'est une cellule de crise qui va mettre qui va mettre côte à côte autour d'une même table scientifique des experts en santé animale et ces représentants généralement des je pense que ce seront des présidents de chambre.

J'ai demandé au préfet de région et à la présidente de la région Occitanie de me faire des propositions pour euh pour composer ce groupe, ce petit groupe, parce qu'il faut pas un énorme groupe, il faut un petit groupe qu' qu'il se parle, qu'il se comprennent et qu'il et qu'il et que ces experts examinent le protocole qui leurit proposé en sachant que ce qui doit nous guider absolument, c'est la sécurité sanitaire des troupeaux. Il viendrait à Paris, ça se passerait ici dans la capitale ça. Oui, je pense que ça peut se passer ici.

Annie Genevar, vous évoquez la complexité, vous avez raison. Euh il y a eu cette vidéo qui a énormément tourné sur les réseaux sociaux. L'un des syndicalistes agricoles, je je vais lire hein, je vais vous citer ce qui a été dit hier soir, à qui à qui vous avez fait l'annonce donc à déclarer la sortie, je le cite, elle c'est vous hein, pardonnez-moi, va consulter les scientifiques de renom sur notre protocole.

Vous avez donc fait l'annonce effectivement alternatif. On aura peut-être une réponse, dit-il, en janvier, février, mars, avril. En attendant, on va continuer, je le cite, à butter les vaches, dit-il.

Que lui répondez-vous ? Est-ce que ça peut aller relativement vite ? Parce qu'il s'inquiète.

Pendant ce temps, les le protocole qui s'applique continue. Bien sûr. Non, mais ce qui est nouveau dans la démarche, c'est que il y a pas Paris, les scientifiques qui décident et le terrain l'citanie qui euh obéit.

Là maintenant, je veux qu'il se mette autour de la table sans les politiques. Voilà, il faut que ce soit des auto des des organismes indépendants qui puissent parler à des représentants du monde agricole, des éleveurs qui puissent dialoguer et qu'il recherchent ensemble la meilleure façon de se protéger de cette maladie. Moi, mon objectif, mon impératif absolu, c'est qu'on protège le monde de l'élevage euh de cette maladie redoutable qui peut décimer les troupeaux à une vitesse fulgurante.

Et il faut que ça se fasse très vite, très vite, très vite. C'est c'est là-dessus que que les éleveurs s'inquiètent, vous comprenez ? sont dire il faut que ça se fasse très vite parce qu'il y a une très forte attente sur le terrain et moi je voudrais dire parce que j'ai évidemment je je lis, je vois, j'entends et puis je les avais surtout en face de moi hier pendant 2 heures, il y a un niveau de tension extrême qui est propre à un territoire qui est qui est en souffrance et pas seulement avec la dermatose qui est un territoire qui connaît des difficultés structurelles.

Alors, les mots sont très durs, hein. Euh, il faut les dire, hein, les mots. Euh, nous sommes là pour ça.

Annie Jeunev. Euh, parmi les autres intervenants, il y a Lionel Candelon qui préside la chambre d'agriculture du Gers, hein, qui est de la coordination rurale, qui dit "J'ai pris un millier de grenades en Ariège, il était présent. Il est hors de question que j'annonce à des éleveurs qu'on abattra le troupeau si une bête est malade." Bon, vous connaissez l'argument.

Si euh la ministre ne veut pas l'entendre, on arrachera des routes, on fera sauter des ponts. Il y a une détermination très forte et une blessure. Vous évoquez tout à l'heure ce qui s'est produit en Ariège.

Vous regrettez ? Alors, écoutez, les circonstances ont été celles que vous connaissez. Moi, bien sûr, je regrette ce qui s'est passé.

Ce sont des images qu' qu'on déteste voir des agriculteurs en face de force de sécurité. Bien sûr que je veux tout faire pour éviter que les choses ne se reproduisent. Malheureusement, ils ont été aussi un peu infiltrés et vous le savez, par des casseurs, des gens qui voulaient en découdre, qui ont fait monter un niveau de tension à un point extrême.

Maintenant, il faut il faut être dans la le dialogue et dans la recherche de solutions parce que la violence, bon, monsieur le président de la chambre du GERS est connu pour être très très vocal et et très menaçant, c'est pas par la menace et la violence qu'on y arrivera. C'est pour ça que il faut en permanence tout faire pour maintenir le dialogue. Moi, vous savez, quand je suis allée hier en Occitanie, je savais que ce ne serait pas facile.

J'avais en moi une assemblée qui était qui est tellement angoissé à l'idée de de de d'être touché par la maladie que cette angoisse, comme toujours, c'est humain, s'exprime par la violence des mots. Attention, attention, quand je vois qu'il y a des vétérinaires qui sont menacés, je dis ça c'est grave parce que les vétérinaire on en a un impérieux besoin et la plupart du temps d'ailleurs, les choses, les relations se passent bien mais ça vous donne la mesure du niveau de violence qui existe sur ce territoire qui qui doit absolument faut absolument que la pression redescend violence vous dites oui mais là vous avez des des barrages qui qui vont se poursuivre. Il y a une détermination très forte dans le sud-ouest, hein.

Annie Jeunevar, est-ce que pardonnez-moi l'expression, mais les blindés contre les tracteurs ou contre les vaches, c'est terminé. vous n'y aura pas de d'envoi de la force publique parce qu'à un moment donné, il va peut-être falloir lever des barrages. Il faut que l'ordre public soit respecté bien sûr.

Et quand il n'est pas respecté, il faut que ceux qui en ont la mission et dont c'est le le la profession puissent évidemment garantir à tous les citoyens la sécurité, la liberté de circulation. C'est une c'est nécessaire surtout moment de Noël. Moi, je voudrais dire à tous ceux qui bloquent par exemple l'accès au centre-ville où les gens vont faire leurs courses pour Noël, euh voilà, il faut penser à tous ceux dont c'est le gagne pas quand même hein.

Donc moi ce que je souhaite c'est que cette proposition que je fais soit de nature à permettre la cellule scientifique hein. Voilà la une cellule de dialogue scientifique hein de de qui doit se réunir rapidement et qui doit examiner rapidement avec les auteurs qui seront en face d'eux les termes de ce protocole pour voir s'il est suffisamment protecteur contre la maladie. C'est ça la question qui est posée.

Et quand le politique répond, on dit le politique est déconnecté, il connaît pas le terrain. Là, ce sont des gens qui sont expert en santé animale, donc ils savent de quoi ils parlent. Comme les éleveurs savent aussi de quoi ils parlent parce qu'ils connaissent leurs animaux.

Mais cette maladie, elle est nouvelle en France. On ne la connaissait pas. Annie Jeanevar, Sébastien Lecornu convoque une réunion ce matin à Matan, évidemment, vous y participez au premier chef.

Euh est-à-dire que le gouvernement désormais s'inquiète de la situation de blocage qui arrive ? Ah ben, le gouvernement légitimement et c'est son rôle, ne peut pas sous-estimer la crise agricole qui est euh qui qui se déploie euh alors qui résulte de plusieurs choses. Je voudrais en dire quelques mots.

Il y a effectivement l'arrivée de cette maladie qui est peut-être l'épreuve de trop. Voilà, c'est une épreuve très forte que subit le monde de l'élevage. C'est peut-être l'épreuve de trop parce que ça veut dire par là que c'est la la goutte d'eau qui fait déborder le vase parce que les le monde de l'agriculture et surtout dans cette région où il y a pas assez d'eau pour cultiver, où il y a des contraintes normatives qu'il ne comprennent pas, où la maladie désormais sévit dans l'échepptel, où les grandes cultures vont être assujettes à une taxe carbone qui va déséquilibrer un peu plus les conditions économiques de leur activité.

Et puis il y a le mercossur, tout ça évidemment euh contribue à nourrir le sentiment de déclassement, de difficulté, de d'abandon. Donc c'est voilà pourquoi je dis c'est une c'est c'est la goutte qui a fait déborder le vase. Nous allons évoquer le mercur vous parliez de la présence de casseur parmi les les éleveurs éventuellement.

Vous craignez que la colère soit instrumentalisée désormais. Non je ne dis pas que les je n'ai pas parlé de vous avez vu certains disent ah il y aurait peut-être même des influences étrangères. Ça tourne.

Je ne dis pas je ne dis pas du tout que les casseurs étaient des agriculteurs, mais on le sait enfin en tout cas c'est ce que ce qui m'a été dit par le ministre de l'intérieur. Il y avait des gens cagoulés qui sont arrivés avec des cocktails monoltov, des armes et qui ont infiltré mais comme toujours. C'est c'est c'est pas nouveau si vous voulez hein.

Donc de possibles influences étrangères. En tout cas, la question se pose aujourd'hui dans le traitement non mais dans le traitement des réseaux sociaux, vous le savez bien. Moi, je ne suis pas spécialiste de de ces questions.

En tout cas, c'est regarder hein comment la comment la crise la crise agricole pourrait être exploitée par des gens qui ne nous veulent pas forcément du bien. Moi, je suis pas complotise donc je vais pas me prononcer sur un terrain que je ne connais pas vraiment. Le mercur adijevar, est-ce qu'Emmanuel Macron euh va obtenir euh de la part de madame Mourzela Van Derlen un report de l'examen de l'accord ?

Est-ce que c'est possible ? Je l'espère. Je l'espère parce que il faut que Ursula Van Derleon comprenne que euh et pas seulement en France, ce projet d'accord suscite beaucoup d'interrogation voire de rejets.

C'est le cas de la Pologne, de la Hongrie, de l'Autriche. L'Italie elle-même a des réticences. Pourquoi ? simplement parce que j'ai toujours dit moi chacun connaît mon opinion, je me suis suffisamment exprimée sur le sujet.

C'est un accord d'un autrage qui n'est pas suffisamment protecteur, qui expose des filières sensibles, qui intervient à un moment où les agriculteurs se sentent accablés de normes dont on exonérerait les producteurs de de de ces importations de bœuf. Le bœuf en plus en ce moment, le bœuf, la volaille, le sucre, l'éthanol, tout ça a vécu comme quelque chose de d'insupportable. Vous savez ce qu'on dit hein ?

Ce sont des vaches contre des limousines mais des voitures hein. Vous pensez qu'il y aura un bras de fer Macron Mer le chanceli allemand et est-ce que l'Italie de madame Mélony peut voler à notre secours pour constituer cette minorité de blocage sans rentrer dans le détail de de la de la machine de Bruxelles ? Alors, je ne sais pas, je ne sais pas.

Moi, j'ai nous avons travaillé avec mes collègues des affaires européennes pendant des mois à la constitution d'une minorité de blocage qui nous a permis d'ailleurs de voir que la France n'était pas seule dans son combat, hein. Euh, mais il y a 27 pays membres de l'Union européenne, on peut pas préjuger de ce qui sera infineré le vote des États. En tout cas, ce que la France dit, c'est que ce qui a été signé par Ursula Funerleon il y a un an, ça n'est pas bon.

Ça n'est pas bon les clauses de sauvegarde, les mesures miroires. Ça n'est pas bon pour trois raisons. D'abord euh trop de volumes vont déstabiliser les marchés.

Faut Comment on l'a fait avec l'Ukraine ? Avec l'Ukraine, on a fait des freins d'urgence parce que la levée des droits de douanes déséquilibrait complètement par exemple le marché de la volaille, le marché des œufs, le marché des céréales. Donc une clause de sauvegarde qui s'enclenche dès lors qu'il y a une problématique, un déséquilibre de marché.

Plus important encore, les mesures miroires, la réciprocité des normes de production, comment les agriculteurs à qui on demande tant d'efforts pour respecter l'environnement, la santé et à juste titre hein qui ont fait des efforts considérables qu' en face en quelque sorte. Et ben exactement et on leur interdit des choses à juste titre, on les a interdit depuis 20 ans dans l'Union européenne et on les admettrait dans les importations du Mercur, c'est inacceptable. Une dernière chose, Annie Jeanevar.

Bruno Rotaillot, le président des républicains de votre parti demande au chef de l'État Emmanuel Macron de sortir de l'ambiguité. Il a semblé valider l'accord quand il était chez Loula récemment au Brésil puis là il fait machine arrière. Il a raison Bronillot de de demander ça.

Je je me fie à ce que les dernière déclaration était très clair devant les agriculteurs à Toulouse. Le président de la République a dit l'accord signé à Monté vidéo en il y a un an, c'est deux fois c'est non. Donc euh s'il doit s'appliquer autant qu'il s'applique qu'il s'applique dans une version améliorée, d'où les exigences de la France.

Mais aujourd'hui et puis il faut qu'elle soit acceptée par les pays du Mercossû aujourd'hui c'est pas le cas. Moi, je considère que rien n'est mur aujourd'hui pour une signature. Voilà.

Merci à vous An. Donc pas de signature vous. Pas de signature pour samedi.

En fait la France ne veut pas et va tout faire pour éviter la signature de Mercosur parce que là les agriculteurs vous entendent. Oui, moi je pense que je pense que si on n pas les garanties que nous attendons et qu'elles sont acceptées par les pays du mercurû, on ne peut pas accepter de signer de données et ça se joue à Bruxelles au sommet. Alors ça se joue à Bruxelles au Conseil mais c'est pas fini après il y a le Parlement européen qui va délibérer.

Merci Annie Jeanevard. Ah.