Le Puy du Fou raconté par Philippe de Villiers
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Invité politiqueFait
« Charrette est une des figures de mon enfance. un jeune général qui en 1793 a commandé les soldats en sabot agressés dans leur liberté ancestrale et qui ont tenu tête pendant plus de 3 ans aux armées de la convention. »
- 5:39Invité politiqueFait
« La guerre de 100 ans avec Jean Dark en lutte contre les Anglais. »
- 9:03Invité politiqueChiffre
« Un phare qui va recevoir la récompense la plus prestigieuse du monde, le T Classic Award à Los Angeles, l'Oscar du plus beau parc du monde. »
- 27:42Invité politiqueFait
« Je suis fou parce que en fait toutes les conditions sont réunies pour l'échec. Mon père me l'avait dit. Pas d'argent, j'ai pas de soutien, j'ai pas de curriculumité, je connais personne, j'ai pas de technicien, j'ai pas d'expérience. »
- 33:38Invité politiqueChiffre
« Le 3 décembre 1977, je vais offrir à toute la population un petit bout de spectacle de l'été prochain qui dure 3 minutes à peu près. »
- 44:49Invité politiqueChiffre
« Vous voulez éclairer tout ça ? Ouai ou et vous les sonorisez tout ça faut 500 km de câble ? Oui. Vous avez des vous avez des budgets pour ça parce que dit bah on a un budget de 250000 francs. »
- 58:50Invité politiqueFait
« Le pape veut le p du fou. Il veut il veut le plus du fou. Il réserve 2 ans à l'avance maintenant. »
- 1:03:10Invité politiqueFait
« La visite incroyable du dissident soviétique Alexandre Solgenit rescapé du goulag prix Nobel de la paix. »
- 1:08:13Invité politiqueFait
« Le premier qui a eu ce prix, c'est Walt Disney. Et quand le prix m'a été remis, on m'a signifié que j'étais le premier européen et le premier français à avoir le prix. »
- 1:15:33Invité politiqueChiffre
« On peut se permettre c'est ça le défi, d'avoir un rideau de 70 m de long 5 tonn c'est énorme. »
Temps de parole
- Philippe de Villiers100 %
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Comme chaque jour, des milliers de personnes se pressent à l'entrée du puit du fou. Bonjour, avancez s'il vous plaît. Rencontrer. Est-ce qu'on peut prendre une photo avec vous ? Oui, bien sûr. Quand Philippe de Villier, le créateur de l'œuvre, s'aventure dans les allées du public, allez, venez. Il a du mal à passer inaperçu. Voilà. Et vous êtes de quel endroit ? Toulouse. Toulouse. Ah, super. Ouais, merci. Super. Bonne journée. Bonjour. Bonjour. Je tenais à vous remercier beaucoup parce que vous êtes pour l'histoire de France et pour vouvê de quel endroit ? De Nant. De Nantour. Voilà. Vous êtes de quel endroit ? C'est Cuben, hein. C'est Cuben. Cuban. Ah super. Venez, venez. Fils. Photo.
Mett sur les côtés. Voilà. Voilà. C'est trop bien ici. C'est trop bien. Allez, ça te plaît ? Qu' Qu'est-ce que tu préfères ? Quel est ton spectacle préféré ? Euh le les Vikings. Ouais. Et le spectacle de ce soir mais c'est la première fois que je vais y être. Ah là là, tu vas voir la tu ce soir, vous allez voir, vous allez découvrir aussi ce soir le scén. Très bien. Super. Allez, bon courage. Merci beaucoup. Merci. Bon courage. Si les visiteurs sont si chaleureux avec Philippe de Villier, c'est qu'il est l'inventeur d'un concept inédit. Un voyage dans la nature avec des spectacles à couper le souffle. Inspiré par le légendaire français comme l'invasion des Vikings au 9e siècle.
Ceux qui vont mourir de où la période galoromaène avec ses combats de gladiateur et ces fabuleuses courses de char et bien sûr La guerre de 100 ans avec Jean Dark en lutte contre les Anglais. Au secours ! Tartagnan à l'aide ! Shirano ! Dans un théâtre hors norme, d'Artagnan et les mousquetaires de Richelieu croisent le fer. Un spectacle virervoltant de CPDP avec les héros du romanesque français. comme Sirano et le bossu et bien sûr le plus grand spectacle du monde, la cinécénie. Une fresque vivante qui raconte l'histoire de la Vandé et de la France depuis le Moyen-Âge jusqu'au lendemain de la deuxème guerre mondiale.
Une super production jouée par plus de 2600 acteurs sur une scène de 23 hectares. Comment cette épopée est-elle devenue la référence mondiale du spectacle vivant ? Pour la première fois, Philippe de Villier nous révèle les secrets du puit du fou. à l'avage. Je vous emmène d'abord dans les coulisses d'un spectacle où personne n'est jamais allé. Le dernier panache. Je surprends les acteurs, les danseurs, les cascadeurs dans la répétition ultime car dans moins d'une heure, ils seront sur scène. Incroyable ! Je me suis glissé parmi eux pour rendre hommage à leur ferveur et à leur haut niveau de performance. Vous appartenez à un spectacle magnifique qui fait la réputation depuis du fou.
Et euh chacune et chacun d'entre vous, je voudrais vous dire les yeux dans les yeux euh un immense merci parce que quand je vous croise, que je vois votre enthousiasme et votre passion, le bonheur qu'elle vôre d'être ici, pour moi c'est merveilleux. J'ai réussi ce que je voulais faire de ma vie. Et ça fait 45 ans que ça dure. Vous vous êtes la nouvelle génération et vous avez le feu. Je vous dis merci du fond du cœur et et merci pour Charrette. Charrette est une des figures de mon enfance. un jeune général qui en 1793 a commandé les soldats en sabot agressés dans leur liberté ancestrale et qui ont tenu tête pendant plus de 3 ans aux armées de la convention.
Son génie les embuscades dans les chemins creux. Les bleus ont dégarpis les gars. Le bocage est à nous. Ça fait 30 ans et même plus que je voulais rendre hommage à ce héros des popé qui est Charrette. Pourquoi ? Parce que Charette pour moi c'était deux hommes dans le même deux héros qui se sont succédés. Le héros de la guerre d'Amérique qui est le plus jeune de temps de vaisseau de l'histoire de France à 24 ans, qui est vainqueur de la bataille des saintes avec tous les plus grands amiries royale qui est fêté en Amérique comme la faillette. Ça c'est le premier charrette inconnu et le deuxième charrette c'est le combattant des chemins creux.
Et il fallait pour le héros de la venda une salle héroïque une salle qui sort de l'ordinaire. Pour créer cette salle qui sort de l'ordinaire. Notre trio créatif avec Nicolas qui conduit avec Maestria destinée du P du fou et Laurent Albert notre asse de la technique, nous avons imaginé une architecture inédite qui défiait les lois du spectacle. Là, lorsque nous sommes réunis avec Nico et Laurent, nous sommes dit la chose suivante. Il y a eu dans l'histoire du théâtre et du spectacle vivant, l'amphithéâtre grec. On met les spectateurs assis sur les gradins et les acteurs au milieu.
Et nous on s'est dit et si on faisait l'inverse, si on faisait tourner les spectateurs qu'on met en bas, qu'on met au milieu et on fait l'inverse de l'amphithéâtre y grec. Et là en fait la première réflexion ça été de dire les mec si personne l'a fait c'est que ça doit pas être possible. Alors on avait le doute et on s'est dit on essaye. Il y a une chance sur deux que ça marche. Le jour du test on ignore ce que sera le comportement de ce plateau géant qui commence à tourner. Nicolas et Laurent ont accompli là un exploit technique, un prodige. Les 2500 pifolet venus pour faire le test tourne au milieu de la salle. C'est gagné. Premier test manuel réussi.
Et puis quand on a essayé ça a été fantastique. Nous avons gagné notre paris avec cette novation que personne n'avait jamais osé imaginer. On a inventé une nouvelle salle de spectacle et tous les professionnels qui viennent ici n'en reviennent pas parce que ils pensaient tous et tout que c'était impossible. Ça a été une grande étape. C'est ce spectacle est un maintenant un desfart depuis du foot. Un phare qui va recevoir la récompense la plus prestigieuse du monde, le T Classic Award à Los Angeles, l'Oscar du plus beau parc du monde. Un award exceptionnel remis pour le dernier panache au créateur du puit du fou Philippe de Villier et le directeur général Laurent Albert.
Qui pourrait deviner que cette aventure a germé dans la terre Vandéenne ma petite patrie charnelle ? une terre où j'ai tout appris du poème de la nature et des campagnes. C'est ici qu' est né dans mon cœur l'idée du puit du fou. Là, on arrive à la maison de mon enfance. La maison où je suis né, la maison où on a vécu pendant les 10 premières années jusqu'en 1959. Alors, on va se garer. Voilà, c'est toujours pour moi très très émouvant. Alors, ça paye pas de mine et c'est des afflements de souvenirs et de nostalgie partout partout partout. C'était une poésie inraisemblable. C'est le garage. Mon père avait une arombe.
Donc là, voilà, c'est la maison que mes parents louaient qui n'a pas qui n'a pas changé mais en fait tous mes souvenirs sont là. Donc voilà, il y avait cet escalier et là il y avait euh ben il y avait moi j'avais des hérissons ici et cetera. J'avais mon petit jardin là-bas. Là il y a quelque chose qui me revient, c'est le matin là, j'écoutais trois mélodies avant de partir à l'école. les cloches. Donc l'Angélus, on avait l'enclume qu'on entendait, le bourg juste à côté et le coq. Et en fait ces trois mélodies composent une symphonie intime. Et j'ai fait une scène là-dessus, la scène du marché où on entend, il y a l'enclume, on entend les cloches et on entend le coq.
Donc symboliquement, j'ai j'ai fait un petit clin d'œil à mon enfance ici. Cette France de l'intime dans laquelle je grandis imprègne la sinécanie, le spectacle phare du punchou. La vie était un enchantement, la vie était une fête. Il y avait le préil, il y avait la carmesse, il y avait les créelles de Pâqu quand les cloches partaient à Rome. Il y avait les œufs puis il y avait Noël, il y avait la crèche. La vie était un petit paradis quoi, un petit paradis de la nature. Voyez, c'était une vie frugale en fait, mais merveilleuse quoi. Mais en courant la campagne et en la sillonnant à vélo, je vais découvrir une face plus sombre de mon jardin de paradis.
Il y a une plaie ouverte qui va me marquer à vie. Avec mon frère Bertrand, un jour, on est parti à vélo, on a franchi la rivière, c'est c'était vraiment une aventure et on est allé jusqu'à la chapelle des Luc. C'est là que c'est là que j'ai eu le choc quand j'arrive ici en 1959, j'avais 10 ans. Et à l'école, on nous dit cette chapelle a été longtemps abandonné et puis c'est la chapelle maudite s'approche pas. Les vitros étaient ventrés, il y avait des oiseaux crevés sur l'hôtel sur les côtés et il y avait des plaques de marbre. dont on avait entendu parler qui en fait recense les morts qui ont péri dans l'incendie de cette chapelle. On est impressionné par les plaques.
Sur les plaques, on est impressionné par des noms qu'on connaît très bien. Par exemple, la famille Malin, Rousseau, Féigo, des enfants, des femmes, des vieillards. 3 8 ans 5 mois. Qui sont ces morts et pourquoi ont-ils brûlé dans cette chapelle ? Que s'est-il passé dans la vendaée ? Pour comprendre, un jardinier nous conseille de nous rendre à l'église des Luc à quelques kilomètres de là. Sur les vitreux de l'église, nous retrouvons la chapelle en flamme attaquée par les colonnes infernales de la convention, venu de Paris pour éradiquer les Vandéens attachés à leur religion. En fait, on était saisi, effrayé et en même temps fasciné parce que la scène du massacre est reconstituée.
On retrouve derrière au fond la chapelle et l'histoire de ce vitrail est la suivante. Le curé voineau s'échappe de la chapelle et il tombe sur une colonne de bleu qui l'arrête, qui l'attache, qui lui arrache la langue et qu'assine. Ce vitra, c'est le plus important. Pourquoi ? Parce qu'il il y a des enfants que des enfants. On les passe tous à la bayonnette. Et donc flottait en moi de s vu trop l'idée sourde qu'il fallait faire quelque chose et petit à petit se développait en moi l'idée d'écrire un réyem ré pour ces enfants qui n'ont pas eu droit à une sépulture officielle. Croise orpheline des corps sans sépulture, croix crelotante de l'oubli.
Le deuil est partout, les cœurs sont lourds, la terre est en friche, elle se refuse. Le socle de la charrue heurte encore des vestiges de la guerre qui affleur dans le sillon de malheur. Je n'oublierai jamais ces enfants suppliciers, ni les massacres qui ont décimé un peuple. Quand j'ai eu 18 ans, je me suis dit je veux rendre ce que j'ai reçu. J'étais cerné par deux urgences intimes. La première urgence c'était un devoir de gratitude, d'hommage. Je voulais rendre hommage à une enfance heureuse. Je voulais à mon père, ma mère qui était merveilleux. à mon père, à ma mère, je voulais dire merci à mon panthéon de personnage d'étré de haute culture. Je voulais dire merci.
un devoir de gratitude et un devoir de réparation pour une injustice commise à l'endroit de la vender. En fait, c'est vraiment un nimic. À cette époque, je suis étudiant en droit à la faculté de Nant, mais ma passion secrète, c'est décrire mon grand spectacle sur la Vée. J'en parle à mon père. Alors là, on est à la Bralière. La parire, c'est la maison de famille euh où nous sommes arrivés, mes parents et nous les enfants en 1959 quand ma grand-mère est décédée. C'est la maison de ma grand-mère et cette maison est dans la famille depuis longtemps et c'est là que en fait dans cette maison qui a été conçue de l'idée de de faire le pu du fou. Voilà.
Aujourd'hui, c'est mon cher frère Bertrand qui habite cette maison. Il sent la bête. Voilà. Salut B. Ça va ? Voilà. Très bien. Alors alors là ce banc a une histoire. C'est sur ce banc où était mon père ici entre nous deux qu'on a commencé à parler de mon projet. Bertand savait ce qu'il voulait faire. Il voulait être militaire. Moi je savais pas ce que je voulais faire parce que je voulais faire une seule chose, c'est un niemen. Alors ça c'était pas dans les cases prévus. Et en fait mon père m'a dit ici même écoute mon petit Philippe parce qu'il était affectueux, attentionné et habile. Écoute, ton hyme, c'est une très bonne idée. Pourquoi pas ?
Si tu muris un peu, que tu vas à Paris faire des études et que tu ramènes des pot d'ames, par exemple Science Polena, alors tu seras écouté. En fait, on fait une sorte de pacte. Je lui dis "Bon, je vais faire je vais tenter son spolen mais si je réussis me dit bah ce il y a pas de problème. Pas de problème. C'est vite dit. Je pars à Paris, j'entre à Sciencep diplômé en 1973. Je prépare alors le concours de l'ENA. Le 15 décembre 1974, c'est le verdict. Ma femme va voir les résultats rue des Saint-Pères et elle dit "Tu es admis ?" Je je m'en foutais de Lena. Moi, j'étais pas à Sciencep et à Lena pour faire Lena et pour devenir haut fonctionnaire.
Mon dieu, j'étais là parce que je savais que si je faisais Lena, mon père serait tellement content qu'il me dirait "Bon mais maintenant, OK, on y va. J'ai respecté le pacte et je n'ai qu'une seule idée en tête. Créer mon spectacle. Mais pour ça, j'ai besoin d'une voiture pour faire une reconnaissance. J'ai papa est-ce que tu peux me prêter 1000 francs ? Pourquoi ? Parce que je dois acheter une quatelle d'occasion chez Gilbertin, le garagiste à Boulogne. Il me dit pas de problème, je te donne 1000 franc mais qu'est-ce que tu veux faire avec ta qua a tourner. Je cherche un lieu évocateur, un lieu puissant, un lieu qui est par lui-même un souffle lyrique.
Et donc mon mon père me dit "Bah vas-y, fais le tour puis tu verras. Avec ma vieille quatelle, je commence enfin à sillonner le bocage pour trouver mon lieu. Un jour de juin 1977, j'entends parler d'une demeure au nom étrange, le puit du fou, nimbé de mystère et de déraison. Après des heures d'érance, je finis enfin par le trouver. Et là, je me gare ici devant ce mur. Je descends de la voiture et j'entre dans la cour. Et là, c'est c'est la consternation. la consternation parce que le mur d'en face est mangé par un lière bicéculaire qui accentueule le caractère désolé de la ruine. Et là, on peut pas avancer, c'est une basse court, il y a des poules, des dindons, des canards.
Et je suis interrompu dans ma cogitation parce que là s'ouvre la porte et de cette porte sort un homme avec la casquette basse, le MO au coin de la lèvre qui ronchonne, qui bougonne et je l'entends qui dit "Qu'est-ce que vous faites là vous ?" Dit "Ben, je je suis venu visiter le pu du fou. Visiter le plus fou. Il y a rien à visiter. Ben je je viens parce que je voudrais faire un un spectacle. Un spectacle. Il manquerait plus que ça. Un spectacle. Vouz faire un spectacle avec les poules, les dindons, les canards là, hein. Non non, on m'a dit qu'il y avait un on m'a dit qu'il y avait un lac. Un lac. Un lac. Bernadette. Le gars, le petit gars, il a un lac, un drôle de lac quoi un étant.
Bon, ah ben pour aller là-bas avec la digue, ben faudra bien 3 4 heur et puis de toute façon, faut enjomber les les ronces, les vipè, les agons. Non, mon petit gars, non, pas la peine. Dit, mais si, jeis vraiment y aller, même s'il me faut 3 4 heures, c'est pas grave. Il est 3h de l'après-midi. Euh, vous pouvez pas me prêter vos bottes ? Mon dieu, c'est une expédition. Et en fait, je vais faire l'expédition. Je marche avec mes bottes, je navigue entre les ronces, entre l'eau bépine. Et croyez-moi, ce jour-là, j'ai compris que l'eau bépine, ça pique. C'était comme ça là partout. Le marécage c'est comme ça partout. Voilà avec les ortises, les arbres morts et cetera. La jungle. Ouais.
Voilà, une chute, deux chutes, trois chutes. Quand je tombais et que j'avais les mains qui saignaient, je je me disais vraiment parce que je suis quand même un mec normal. Bon, on est limite là. Après 3 heures de lutte contre les ronces et les eaux bépines, j'ai le choc. Je choque parce que on est dans le le romantisme absolu en fait. C'est la puissance du lieu. C'est un lieu qui parle. C'est un il parle ce château. En tout cas, moi il me parle tout de suite. Il est calciné. Il y a des élancements douloureux. Il est abandonné depuis des siècles, depuis de siècles. Je me dis là, il y a le poids de l'histoire et du tragique et en même temps, il y a une esthétique d'une sérénité incroyable.
Et donc c'est mon lieu, ce sera mon lieu. Je peux repartir. Ce sera pas ailleurs, ce sera ici. Et mon intuition, mon instinct, c'est de me dire dès que je vais clabousser ça de lumière, ça va être fantasmagorique et dès qu'il y a une toute petite note de musique, elle va flamber. à mettre le feu. Et là, je m'assois par terre et je me dis je suis fou. Je suis fou parce que en fait toutes les conditions sont réunies pour l'échec. Mon père me l'avait dit. Pas d'argent, j'ai pas de soutien, j'ai pas de curriculumité, je connais personne, j'ai pas de technicien, j'ai pas d'expérience. Ils ont raison de dire que Lena c'est pas l'école nationale artistique.
Donc je sais pas si je suis capable de faire. Alors là, heureusement, ma femme balaye mes doutes et elle m'encourage dans mon projet aventureux. À mon retour du pu du fou, je la rejoins dans la petite maison où nous habitions avec notre fille. C'est là, c'est la maison de la première écriture. Aujourd'hui, elle est abandonnée. La nature a repris ses droits. Au soir de ma première visite, ivre de bonheur parce que j'ai trouvé mon lieu. Je arrive ici et je dis à ma femme, est-ce que tu te souviens ? Ma marine m'avait offert les œuvres complètes sur la ventée militaire d'un grand écrivain qui s'appelle Crétino Joli. Il me dit "Oui, il est là. Je prends le premier tome au hasard.
Mais histoire d'avoir des militaires et là en fait et en l'ouvant, je tombe sur cette image. Jacques Mopulier, il a voulu être dessiné. Les armes de la main, il ne les a jamais quitté. Et je lis dans le texte, Jacques Mopulier garde chasse au pu du fou. Là, mot pilier, c'est c'est le nom parce que la sonorité toujours les mots. Et là, je pose le livre et je dis à ma femme, j'ai trouvé mon lieu, j'ai trouvé mon scénario. C'estàd en fait, j'ai trouvé mon personnage. Oh non, mon Jacques, je ne veux pas que tu t'en ailles. Laisse-moi cette faux. Reste avec nous. Tu entends là-bas ? les tambours.
Non non mon amour, j'imagine que ce mot pilier en fait appartient à une dynastie paysane qui commence au Moyen-Âge et qui finit avec un Jacques Mopulier qui accueille les réfugiés des Ardennes en 40. Et j'écris la vie de cette dynastie fictive. Tu viens d'où ? Du bourg. Non, je viens de loin. La guerre. Comment tu t'appelles ? Victoire. Et toi ? Jacques Mopilier. Je suis V1. Toi aussi ? Non, je suis la petite fille de Zarden. Et ta poupée ? Elle vient aussi des Ardenes. Oui. Tu pleures maman resté sur la route. Voilà. Donc ça c'était mon jardin. Mon jardin secret. un jeune étudiant à Lena au milieu de la faune et de la fleur de la campagne vendéenne. J'avais pas le droit d'habiter ici.
devait être à Paris un fonctionnaire à une obligation de résidence et dont j'ai été convoqué par le directeur de l'ENAT m'a dit qu'est-ce que c'est que c'est s banque et donc moi je quittais en douce Paris j'arrivais ici je rejoignais mon épouse et ma fille Caroline et et j'écrivais je fais Lena buissonnière et et je dis à ma femme ça y est là je faire plus grand spectacle du monde. Ma famille faut se calmer un peu quand même. Le 14 juillet 1977, c'est-à-dire 4 semaines après la découverte du site, je termine l'écriture de mon scénario.
C'est une course contre la monde qui commence car dans un an à la sortie de l'ENA, je serai sans doute affecté dans un poste de haut fonctionnaire très loin de la Vendée. Il me reste donc juste 10 mois pour créer mon spectacle. Un terrible comptebour commence. Mais comment s'y prendre ? Pour réaliser le plus grand spectacle du monde quand on est seul, sans un sous, sans expérience. J'ai besoin d'au moins 1000 personnes pour m'aider. Techniciens, comédiens, artisans, comment faire pour les convaincre ? Une idée me traverse l'esprit. Je vais montrer un court extrait de mon spectacle, deux ou 3 minutes. Et pour ça, j'ai besoin d'une grande voix.
Et coup de chance, j'apprends que Jean-Pierre de la Comédie française se produit dans la région au théâtre de Cholet. J'arrive à le convaincre d'enregistrer mon texte sur un petit magnétophone. Et le 3 décembre 1977, j'invite toute la population sur le site du puit du fou. Le 3 décembre 1977, je vais offrir à toute la population un petit bout de spectacle de l'été prochain qui dure 3 minutes à peu près. Et en fait, surprise, ce soir-là, il gèle à Pierref, la moitié de l'ételé mais il y a un bon millier de personnes qui est venu par curiosité et qui entend Jean-Pierre. avec un peu de musique, quelques enceintes qui sont installées ici. En cet été 1793, il n'avait pas encore 16 ans.
Il était garde au puit du fou. Il s'appelait Jacques Milier. Il faut savoir que comme on n pas d'argent, le seul éclairage du château, c'est quatre voitures plein phares, des phards jaunes de l'époque. L'autre partie étant éclairée par le magnésium rouge de des fusées pyrotechniques de l'embrasement. Ce soir là, oui, c'est les premiers applaudissements qui crépitent ici sur la colline d'en face. Les gens ont de l'émotion dans les yeux et là tout bascule. Au moment de reprendre le chemin de la cour du château, les gens se disent ou là cette petite miniature qu'on vient de voir, si elle est à la mesure de ce qu'on verra cet été, ça vaut le coup de faire partie de cette aventure.
Je vais profiter de la vague d'enthousiasme que mon mini spectacle a suscité pour recruter des volontaires. J'entame aussitôt la tournée des cafés du coin. Il fallait 1000 volontaires inscrits pour faire la saison. C'était considérable. Je suis arrivé avec mon magnétophone, un petit appareil diapo. On fermait les volets ou les rideaux. On balançait les diapos. Ses vêtements sentaient la poudre et les charpentes carbonisées. Ses yeux flottaient. Il faisait claquer ses sabots comme un homme. Et dans un furieux sursaut de rage impuissante, il criait le nom de ses compagnons que les balles avaient soudain rejeté au revers du fossé comme des fleurs fauchées. Un jour, il s'est mis à pleurer.
Des gens étaient conquis. Après la tournée des cafés, les premiers volontaires arrivent. Des passionnés de théâtre comme Gabicha ou Jean-Marie de la un entraîneur d'homme qui se laisse convaincre et qui va peser de toute son influence. Je dois avouer très très simplement au départ je n'y croyais pas. Je n'y croyais pas parce que il nous avait présenté la chose d'une telle manière euh avec une telle envergure que je ne voyais pas possible dans ce petit pays. Et puis euh là aussi eu un chemin de main et euh à force de euh de persuasion, il a réussi quand même à nous convaincre. Cette fois, nous y sommes. Les volontaires affluent.
Mais il ne reste que 6 mois avant la grande première et tout reste à faire. Asécher des marécages, défricher une jungle de 20 hectares pour en faire la plus grande scène de spectacle du monde. Une cinquantaine d'agriculteurs arrivent sur leur tracteur et se retroussent les manches. Alors l'ambiance c'est extraordinaire parce que bientôt ils y croient autant que moi. C'est ça qui est fabuleux. Et tout est travaillé, ouvragé par eux comme quelque chose de définitif, de durable et d'attemporel. Et en fait, on dirait qu'il sentent, qui pressentent que on va faire une œuvre qui va durer longtemps.
Au bout d'un certain temps, je me souviens, il y en a un qui vient me voir et qui me dit "Pourquoi je suis pas là moi ?" Je dis "Mais pourquoi ?" "Mais moi, j'ai un tracteur moi." Il dit "Alors, mais pourquoi personne n'est venu me demander moi ?" Bah, tu viens samedi. Ah ! D'accord. Après les agriculteurs, les premiers artisans arrivent. Le chantier avance, tout le monde donne de son temps sans compter. Les gens ont confiance, les gens me croient. Je leur dis, on va faire le plus grand spectacle du monde sur la plus grande scène du monde avec le plus grand nombre d'acteurs du monde, avec la plus grande couise du monde et les gens ne rient plus. Je me crois.
Bientôt, il faudra faire chanter ces ruines, faire raisonner des voix profondes contre ces hautes muraille. Pour mon texte, je rêve des meilleurs interprètes. L'échantillon avec la voix de Jean-Pierre a été concluant. Alors, je veux maintenant les autres pensionnaires de la Comédie française. Le problème, c'est que je ne les connais pas. Comment les convaincre ? Une seule solution, y aller au culot. Je me dis que c'est impensable ce que je suis en train de faire. Je me retrouve au foyer Pierre Duxe. Là, je cherche les loges. François Chavette, Suzanne Flon, Michel Chaussois, Catherine Salvia, Nicolas Silberg.
Donc il va falloir les convaincre, il va falloir les séduire, va falloir en quelques secondes dans la porte entrouverte euh attaquer le premier de cordé. C'est plutôt chaumette. Chumette, je veux chaumette parce que Chumette, c'est Belfégor, la fame téléfilm qui faisait rêver toute la jeunesse de France dans moi. Cette voix incroyable. C'est à vous que je parle homme des antipodes. Je parle d'homme homme avec le peu en moi qui demeure de l'homme avec le peu de voix qui me reste au grosier. hein, le frisson, la tendresse vibrante. Donc là, c'est le top du top. Maintenant, il faut les conquérir. Je pense que je vais avoir plusieurs portes closes. Il me faut de la chance.
Je viens d'entendre quelqu'un à lué qui a dit la sieste c'est 1 heure. Donc on est à l'heure de la sieste donc j'ai très peu de temps. Normalement il y a une petite plaque de cuivre. C'est là. Je mets la main sur la poignée, je frappe et j'entends Oh là, pas bien quoi. Et là, la porte s'ouvre. Je dis pardon, je je vous réveille. Ah oui, c'est la sieste. C'est pour vous demander quelque chose. C'est pour un spectacle. Entendez le plus du fou. Et je voudrais votre voix pour interpréter mes textes. Du coup, vous savez qui je suis ? Oui, vous êtes Belle Fégor François Chumette, le grand acteur qui a écrit les textes. Moi bon vous faites quoi dans la vie ? Je suis ah ça c'est une curiosité ça.
Unarc qui écrit des textes, un anarc qui verse dans la poésie. Vous avez des textes ? Dit oui. Tenez. Il prend des textes et il dit "Ben répond dans 8 jours" puis hop, il referme. Une semaine plus tard, François Chumette accepte de participer gratuitement à l'aventure et il entraîne ses prestigieux confrères. Je viens de réussir un coup de maître. Les plus grandes voix du répertoire français interpréteront mes textes. Sur le site, le chantier avance. Il reste à peine 4 mois avant la grande première. On ne compte plus les défis à surmonter. Il faut tout faire et personne ne sait rien faire.
Alors le problème c'est qu'au début les costumes sont pas prêts, la lumière est pas prête, le son est pas prêt, il y a rien de prêt. Bon donc je peste, je tempête. On y arrivera jamais. C'est une course contre la monte. C'est c'est vraiment le sablier, le sablier, le sablier. Et et d'ailleurs mon épouse me dit "Mais il fallait 2 ans mon vieux. Un projet pareil quand on veut jouer Victor Hugo, il faut il faut il faut prendre patience, il faut il y a trop de détails à réguler. Parmi tous ces détails, l'un est un point de bascule. L'air scénique est immense. Comment faire apparaître et disparaître les acteurs en quelques secondes sur une scène de 20 hectares ?
Dans l'histoire du spectacle vivant, personne n'a jamais été confronté à ce problème. Là encore, ce n'est pas l'argent, mais une idée qui va me sortir de l'impasse. Dans la plus grande coulisse du monde qui fait 1 km de long, j'installe plusieurs groupes de vestiaires aux quatre coins de mon immense scène. Des cabanes de tôle ou des camions désainfectés dans lesquels les acteurs pourront venir se changer en quelques secondes pour réapparaître. aussitôt dans leur nouveau rôle. En fait, ça c'est une idée que j'ai eu. Je me suis dit, il faut qu'en 10 secondes on remplisse la scène. On fait un noir, il y a un texte, 10 secondes de texte et hop, la scène est remplie. Qu'est-ce qui s'est passé ?
En fait, c'est le fameux de maquina du théâtre. Faut que tout soit surprise et puis tout d'un coup il disparaissent pareil en 10 secondes. Et ça et c'est ce qui m'a donné le moral, c'est que tout de suite j'ai compris, on va le faire ça. Ça va marcher. Un problème de réglé mais il en reste beaucoup d'autres. Cette immense scène n'a toujours pas d'éclairage. Je contacte une entreprise locale spécialisée. Je socio est là, bras croisé, il regarde et il me dit "Vous voulez la tribune sera où ?" dit "là". Ouais. Et vous voulez éclairer tout ça ? Ouai ou et vous les sonorisez tout ça faut 500 km de câble ? Oui.
Vous avez des vous avez des budgets pour ça parce que dit bah on a un budget de 250000 francs. Ah oui mais rien que le câble il y en a pour entre 1 et 2 millions. Il a eu ce mot. Je sais pas combien d'argent je vais perdre mais si tu as une telle force de perce et votre projet est tellement fou que j'ai envie de participer même si j'y perd beaucoup d'argent. Il venait de son entreprise. Des volontaires se joignent à lui comme Jean-Claude Lesin, un jeune électricien des épaisses. Et l'installation commence. Les 500 km de câble sont tirés sur le site. Mais il y a un autre problème à régler, le son. Comment faire vivre une scène de 23 hectares avec un son haut de gamme ?
L'ingénieur du son quand il vient, il s'appelle Claude Roussell. Patoni, il fait comme j'ai fait la première fois. Il dit "Ou là, attention parce que là il y a 23 hectares à éclairer, sonorisé. Tu sais que le son il arrive pas comme ça." Je dis "Ah bon ? Comment le son il arrive comme ça ?" Elle dit "Ah oui mais 300 m/de oui ! Ah oui ! Ah oui ! Oui. Et donc là euh tu vas avoir un décalage, c'est qu'un spectateur qui est là-bas côté court là-bas côté jardin, il doit entendre le même son. Et s'il y a un violoncel qui joue là-bas, il faut que le violoncel arrive au même moment pour les deux.
Avec l'ingénieur du son, nos électriciens parviennent à sonoriser l'intégralité du site et il réalise même des prouesses. Grâce à nos ingénieux ingénieurs du son improvisés, le son tourne. On invente le surround avant le cinéma. à l'époque, si vous voulez les spectacles que je connais, on n pas le son qui se promène, le son qui vous entraîne, le son qui vous emmène, le son qui qui devient tout à fait intime, le son qui est tout prêt ici au premier plan et puis le son qui tout à coup s'en va. Donc c'est hallucinant ce qui s'est passé ici parce que en quelques semaines, en quelques mois, on a fait des choses qui qui étaient folle, qui était inattendu et qui qui était déraisonnable.
Je veux une mise en scène grandiose et je tiens à utiliser les temps devant le château comme un miroir. J'imagine un balai avec des danseuses qui évolueraient à la surface de l'eau. Mais comment faire ? La pièce d'eau à 9 m de profondeur. Cette fois, je me tourne vers les spécialistes d'une entreprise nautique de la région. On a demandé s'il y a des ingénieurs qui pouvaient nous aider à calculer un un système permettant en fonction du poids des acteurs de maintenir la grille à flore d'eau sur les temps. Et en fait tous les ingénieurs ont échoué et le forgeron des épaisses Pierre Robin ici même me dit "Moi, je vais te faire ça avec des bidons et cetera, ça se verra pas.
Tu verras, je vais te régler ça impeccable." Là où les ingénieurs ont échoué, le forgeron des épaisses va réussir. Quelques jours plus tard, nous allons tester la grille magique. On démarre la grille, on est tr ou qu dessus mais impeccable. Et puis tout à coup pour une raison, il y a un bidon qui qui est percé et hop le truc fait ça et on se renverse et on est sous la grille. Ouais. Ouais. Ouais. Et là et j'entends autour de moi Philippe Philippe tu es où ? Et on revient à la nage. Tout le monde éclate derrière. Et c'est difficile après de garder du crédit voyez. Et puis je vais leur raconter une anecdote incroyable.
Je voulais mettre des jasse qui est là-bas et on me dit il y a pas de il y a pas de on a pas de j d'eau. On on sait pas comment fabriquer des jet allé dans le jardin de Gustave et on lui a dit que tu tu peux nous prêter ton tuyau d'arrosage pour la saison. Il bougonnait mais bon on a découpé le tuau d'arrossage et il y avait quatre tuyau qui qui servait de quand on voit ça aujourd'hui on se dit mais comment on a pu faire ça ? C'était nul. C'est des pipis lumineux que des pipis d'eau. À la fin de la saison Gustav dit il est où de rosage ? Mais on a essuyé les plâtres et techniquement on est monté petit à petit à petit d'un cran. Voilà comme ça que tout a commencé.
En fait on a on a compensé par par l'invention des choses qu'on avait pas. Grâce à l'esprit imaginatif et à l'énergie des bénévoles qui compense le manque de moyens, la plus grande scène du monde commence à prendre forme. Les répétitions peuvent enfin démarrer. Et à urgence, à 5 semaines de la grande première, les bénévoles découvrent leur rôle. Pierre Ariot, le peintre en bâtiment faisait partie de la troupe de comédiens débutants. C'était là-bas. Oui. Oui. Alors là, c'est le 3 mai première répétition. C'était les les porteuses de Juget. Oui, les porteurs de Chagot. Exactement. Donc vous étiez tous comme ça. Et vous marchez et là il se met à pleuvoir. Alors vas-y raconte.
Il se met à pleuvoir. Philippe il dit stop on arrête tout. Tu avec Jacques Landro on s'est regardé, on a dit mais oh ça va pas non on continue. Alors Jacques avec sa grande sa grande gueule mais d'un côté sympathique e de toute façon on n'est pas venu là pour arrêter. Nous on continue. Tu fais ce que tu veux mais nous on continue. Et il y a eu un blanc. Philippe a eu un blanc. Oui. Parce que tu tu t'en souviens ? Moi je m'en souviens plus. Ah ben je c'est toi qui a dit Philippe si tu veux qu'on arrête dès qu'il se met à pleuvoir alors on arrêtera le spectacle. Combien de fois par an ? Puisque ici on est à la campagne, il pleut. Oui oui oui oui. Donc jamais jamais jamais.
On ne se laissera jamais abattre par les éléments par les par la pluie par la ou quoi que ce soit. Voilà. Et en fait et et en fait ils définissent ce soir là une loi du foot depuis 45 ans. On s'arrête jamais. Galvanisé par mes troupes, je dirige pour la première fois les 300 acteurs sur mon immense scène. J'ai l'impression d'être avec mon archer. Tout petit coup d'archer. Hop, tout se met en place. Après 8 mois de travail acharné, je vois enfin mon rêve d'enfant se réaliser. C'est grisant, c'est c'est immense. À quelques jours de la Grande Première, on achève de construire les tribunes.
la veille de jour J et après 9 mois de travail acharné, je suis sur le point de gagner mon incroyable paris. Pourtant, lors de l'ultime répétition, le doute s'installe. La veille de la première, on est obligé de s'arrêter trois fois parce que tout à coup l'installation électrique a lâché. On n'est pas capable de faire un spectacle d'un heure et demi. C'est à chaque fois on est obligé d'arrêter. Il y a des défaillances partout. Un coup c'est les acteurs, un coup c'est le son, un coup c'est la technique, la lumière. Les acteurs se prennent les pieds dans les capes parce qu'il y avait des capes qui traînaient partout.
Il y avait les chevaux, des haras, les sabots, il y avait des étincelles, les étalons qui étaient surexcités. qui courait après les jum et qui et qui tombait dans l'eau. On récupérait les cavaliers à la nage. Je suis désespéré. Désespéré. Quand je rentre chez moi à petite maison à la prè, ma femme me trouve deux coutes sur la table devant une bière. Elle me dit "Qu'est-ce qui t'arrive ? N'arrivera pas. Non, n'arrivera pas. Ce soir-là, je ne trouverai pas le sommeil. Dans toute la nuit, je pressentais la berina. Et en plus, à 5h du matin, j'entends sur le toit, oh ça tombe, j'ai jamais vu ça. Et pendant toute la journée, il pleut, il pleut, il pleut, il pleut.
Et quand les spectateurs arrivent, alors c'est que des invités. des notables 2500 énorme à l'époque il s'assoi il se relève ils ont l'océan trempé mais une fois de plus la chance va me sourire par miracle la pluie cesse. Le plus grand spectacle du monde commence. Dans la tribune. Je retiens mon souffle à tout moment. Je sais qu'un incident technique peut interrompre le spectacle et tout gâcher. Incroyable spectacle se déroule. Impeccablement. Allez, on y va. C'est magnifique. Il y a un petit peu de brume qui ajoute à au romantisme, à l'atmosphère, à la puissance, au tragique.
Peut-être les enfants seront-ils devinés dans les humeurs du jour et porté par le vent de colline en colline la voix d'autres enfants qui chantent et se souviennent, qui chantent en foulant cette terre de géant. et de jeunes en fleurs. À la fin, le contrejour est beaucoup plus beau que tout ce qu'on avait vu aux répétition à cause de la brume et au final tout le monde se lève. J'ai gagné. C'est vraiment un spectacle à conseiller. Oui. Ah oui. Sincèrement, d'où venez-vous ? Ang merveilleux. Il y a même pas de mot disons pour pouvoir s'exprimer tellement que c'est merveilleux. Je trouvais ça j'ai trouvé ça formidable. Je trouvais ça je sais pas c'est fait c'est difficile à identifier.
C'est et en fait quand je suis rentré chez moi près, j'ai ce qu'était le bonheur d'une création. J'ai savouré une fois, une fois seulement parce que dès le lendemain, l'inquiétude créatrice a repris le dessus. Mais pendant le temps d'une nuit, je me suis dit on l'a fait. C'était la joie, une joie intense. Nous avons réussi. Le paris est gagné. Le défi est surmonté. Malheureusement, je n'aurais pas beaucoup de temps pour savourer ce succès. Car quelques jours plus tard, j'entends une sonnerie lugubre.
le directeur général du ministère de l'intérieur qui m'appelle pardon oui Robert Pendre directeur général de l'administration vous êtes nommé sous-préfet directeur de cabinet du préfet de la Charante Maritime. Je vous félicite, c'est un très beau poste. Mais moi ça m'allait pas du tout un très beau poste. Bénévole au puit du fou comme tous les puffolets. Il faut bien que je gagne ma vie. Alors, j'accepte le poste. En septembre, je devrais quitter le puit du fou pour me rendre à la Rochelle. Mais en attendant, un nouvel obstacle se dresse devant nous. Pour la première, tout était facile. C'était des invités. Désormais, c'est au grand public de venir et de remplir la tribune.
Mais les places sont payantes. Et là, c'est la douche froide. La tribune était vide. On avait quelques spectateurs et là on s'est réuni dans la cour du château avec les responsables et là j'ai senti que ça faceait. Il y avait plus le même vent dans les voiles. Alors la question est simple. Comment faire pour remobiliser les troupes et surtout pour faire venir le grand public ? On avait pas de quoi se payer des affiches ou des dépliants ou si peu. Faute d'argent, nous décidons de nous offrir une pub gratuite en défilant dans les rues de Paris. Ensuite, nous continuons notre campagne de pub en jouant sur les plages de Vendé pendant l'été. Et ça marche. Petit à petit, la tribune s'est remplie.
Et à la dernière soirée, il y avait 6000 personnes, c'est-à-dire il y avait 2500 places et 3000 personnes devant dans l'herbe et sur la scène. Donc en fait ça a été une un rat de marée quoi. Les années suivantes, le succès de la cination s'amplifie. Les spectateurs affluent maintenant par cars entiers. Bientôt, ils viennent de toute la France. Le pape veut le p du fou. Il veut il veut le plus du fou. Il réserve 2 ans à l'avance maintenant. Qu'est-ce que je fasse ? Moi je peux pas aller contre le peuple. Je continue. Moi je suis soutenu par le peuple. Le peuple il veut ça. Le public est de plus en plus nombreux. L'argent des recettes est totalement réinvesti dans l'œuvre.
décor, accessoires, effets spéciaux. Rien n'est négligé à commencer par le confort des séants des spectateurs qui est désormais une priorité avec une nouvelle tribune. Au bout de 2 ans, c'est dit bon ça va durer et là on loupe plus, on achète une tribune plus grande en tubulure et cetera. Mais alors la chose extraordinaire c'est quand on avait 2500 places c'était plein. Quand on a eu 4000 places, c'était plein. Puis 6000 c'était plein. Puis 8000 c'était plein. Puis 10000 c'était plein. À l'aube des années 1990 le succès du Pifu devient énorme. J'ai alors l'idée d'organiser sur le site artistique un événement qui va abraquer les caméras du monde entier sur le Pou.
La visite incroyable du dissident soviétique Alexandre Solgenit rescapé du goulag prix Nobel de la paix. Pour nous c'était immense comme reconnaissance. C'est l'homme qui fait tomber le le mur de Berlind à sa manière par ses livres et par son combat et par le symbole qu'il représente. Pourquoi ? C'est ce qu'on appelle un Zeek. C'est un ancien prisonnier du Goulag. Il écrit un livre qui change la face du monde, l'archipel d'U Goulag. et qui au fil de ces livres a démonté Pierre après Pierre le système du totalitarisme soviétique. C'est lui qui abat Lenine, Staline et tous ceux qui ont fait croire au bonheur de l'humanité à travers la société communiste.
Excusez-nous, il faut vraiment qu'on avance un peu. Il faut qu'il ait un contact avec les collègues. Bah ouais, c'est important. C'était sur une médecine, c'était énorme. Et quand on est arrivé au P du fou, il y avait toute la presse de toute l'Europe. Ça a été une bousculade. On a mis trois quarts d'heure pour arriver à à la tribune de la mais bousculade invraisemblable. C'est le monde entier. Pourquoi ? Parce que c'est il arrivait du Vermont, il avait aucune raison de s'arrêter là. Donc je suis toujours parvenu exilé dans le Vermont aux États-Unis depuis 30 ans, gén est invité à rentrer dans son pays d'origine après la chute du mur de Berlin.
La diplomatie soviétique dit il est pas question que passe par la France, il faut qu'il rentre tout de suite chez nous. ses compatriotes comprenaient mal que Sol GNC n'ait pas envie de rentrer directement chez lui. Un exilé de cette importance. Comment il peut faire une étape comme s'il était un estivant, une étape en Vordé. La raison est simple. Je lui avais envoyé une invitation pour commémorer les 200 ans du martyre de la Vandé. et de ses enfants. Je voulais créer un mémorial au Luxeur Boulogne puisque c'est au lu sur Boulogne que 560 vendiens avaient été bru et vif. Donc je voulais que au pied de cette chapelle, on est riche un monument, le mémorial de la Vé.
Donc je joue ma chance, je lui écris et puis et puis il me répond et quand je lis la lettre, la réponse est oui. Je viens, je fais une halte avant de rentrer chez moi. C'est une joie intime pour moi de d'accepter votre invitation. Et Nikita Struve, son cher ami qui est son éditeur me dit il sera sensible au fait d'être chez vous. Ah bon ? Chez moi ? Oui, c'est c'est quelqu'un qui vient dans une démarche affectueuse. Donc, il faut le recevoir avec affection comme un membre de la famille. Vous imaginez pour moi, pour ma femme, pour mes enfants. Donc pendant 4 jours, le prix Nobel de la paix va vivre, dormir, manger à la maison.
Et au fil de nos conversations, je vais découvrir les raisons qui ont motivé sa venue en vendé. Pendant 4 jours, on parle évidemment beaucoup de la Vandé et je m'aperçois qu'en fait il connaît très bien la Vée. Donc je lui ai demandé comment vous connaissez si bien cette histoire de la Vandé et pourquoi êtes-vous venu inaugurer ce mémorial comme je vous l'ai demandé. Il m'a répondu ma maman. Votre maman ? Oui. Elle me lisait des pages entières de l'histoire de la Vandé. Aujourd'hui, je pense que les Français seront de plus en plus nombreux à mieux comprendre, à mieux estimer et à garder avec fierté dans leur mémoire la résistance et le sacrifice de la venda.
Une visite mémorable, un tournant historique qui a marqué ma vie et celle du plus du fou. Mais ce qui a fait grandir notre succès, ce sont les spectacles qui progressent d'année en année. Son les enseignes, lumières et faits spéciaux. Les savoir-faires des puffolets n'ont jamais cessé de s'améliorer. Les membres actifs du puit du fou sont 4600. Il continuent de la base au sommet à œuvrer bénévolement. Grâce à leur grand cœur, la qualité de nos spectacles est aujourd'hui reconnue dans le monde entier. Ça c'est le Hall of Fame qui m'a été remis aux États-Unis et avoir son nom Hall of Fame, c'est faire partie des des gens reconnus pour leur création par les Américains.
Le le premier qui a eu ce prix, c'est Walt Disney. Et quand le prix m'a été remis, on m'a signifié que j'étais le premier européen et le premier français à avoir le prix. Au pu du fou, un autre spectacle phare attire des millions de spectateurs. Un pum que nous présentons au colisé que nous avons construit pierre après pierre en respectant l'architecture de la Rome impériale. Le spectacle côté coulisse est encore plus beau. Avant chaque représentation, en coulisse, il y a les sourires crispés, la tension, le vertige. Allez, allez les gars, spectacle. Dans quelques minutes, le grand Porsche va s'ouvrir. Les origes vont faire irruption.
Je pensais qu'un jour je monterais sur le char du triomphe mais pas celui-là. Gloire à Jupiter qu'il apporte la victoire aux quatre gladiateurs de l'empire et ceux qui vont mourir de Le combat des gladiateurs se termine bientôt. Dans quelques instants, les quadriges vont entrer dans l'arène. Ils sont déjà dans leur course. Là, je suis euh complètement avec eux là. Cette fois, ils entrent pour une course folle sur le sable du stadium. On navigue entre la mégalomanie et le retour à la réalité. Parce que là pour faire ça, faut être un peu mégano quand même. que Rome remporte la course. On vient du monde entier pour voir ce spectacle, mais pour le réaliser, nous avons dû beaucoup travailler.
Ça s'est passé tout seul derrière. Il y a la rigueur, il y a le casting, la formation parce qu'il y a 11 origes au p du fou sur 20 dans le monde. Donc c'est c'est les meilleurs. À Hollywood, il y a des origes, mais c'est les origes de cinéma. C'est-à-dire on recommence, on fait le clapet. Euh prise numéro 5, prise numéro 7. Bon là il y a prise numéro 1. Point. On entre dans l'arène, il y a 7000 personnes et c'est un jugement sans appel. C'est ça qui est formidable aussi. C'est ça. Dans leurs yeux, il y a attention la moindre erreur et on plante le punchou. Chacun là où qu'il soit fauconnier, que soit cavalier, soit artisan ou cascadeur, il veut pas planter le pil fou.
Il représente le p et ils savent ça, ils le vivent et ils nous font honneur. C'est c'est ma fierté. Ma fierté c'est que 45 ans après, il y a des jeunes comme ça qui brûlent du même feu que moi quand j'avais leur âge. Tout à l'heure, je vois un org, il a 27 ans. J'avais 27 ans quand je commençais. Et en fait, il brûle du même feu. Les visiteurs se prennent au jeu, il nous interpellent. Alors, à quand la prochaine surprise ? Là, il faut imaginer sans cesse de nouveaux spectacles. Ah, c'est là que j'écris. Là, c'est mon entre. C'est euh c'est l'endroit où je travaille, l'endroit où je cogite, l'endroit où j'écris. C'est là que j'écris mes scénaris. Il traînent partout.
Il y a 45 ans de scénaris parce que j'ai écrit pendant 45 ans les scénaris du plus du fou. Tous les scénaris du plus du fou. Il une chose sur laquelle je bricole pas, c'est sur l'écriture. Il faut que ça soit travaillé, il faut que ça soit voilà et il faut queit du souffle. L'idée c'est de créer un grand livre d'histoire vivante à ciel ouvert. En fait, c'est la France, c'est l'histoire de France ou plutôt le légendaire français. Un légendaire qu'on retrouve dans Mousquetaire de Richelieu. Un spectacle avec une narration qui nous a poussé à construire le plus grand théâtre du monde. Au secours !
à l'aide sirano ces vilains matamor vont me briser les eaux mousquetaire offrons-lui le renfort de nos lâes quand j'ai écrit ce spectacle il y a tout ce romanesque de notre enfance qu'dp les mousquetair il y a aussi sirano il y a le bossuerc venez avec nous le bossu a besoin de nos services c'est un combat pour vous un homme contre 10 une dizaine c'est peu mais avant de suspect je comptais justement me dégir l'p et donc je me suis dit je vais faire un spectacle sur les mousquetaires. On va tout retrouver. Et pour ce spectacle là, nous avons conçu une architecture à l'inverse des autres théâtres.
Quand vous avez châtelé la comédie française, une salle de spectacle et dedans vous insérez un spectacle, vous adaptez votre spectacle à la scène alors que nous c'est la verse. Nous on a fait cette salle en fonction d'un scénario que j'ai écrit à Dieu en 2005 et c'est en fonction du spectacle qu'on a dessiné la salle. une salle qui est immense où il y a une tribune d'un peu plus de 3000 places mais surtout c'est la plus grande scène du monde en intérieur tellement grande que on peut se permettre c'est ça le défi, d'avoir un rideau de 70 m de long 5 tonn c'est énorme. Et de jouer la première partie de spectacle devant le rideau et on l'ouvre pour le final seulement.
Et quand on ouvre le rideau en fait, il y a les trois/4 de la scène qui apparaissent. Les spectateurs découvrent alors le décor de la place des Vauges qui s'appelait à l'époque la place royale sur laquelle avait été organisé pour les fiançailles de Louis XI un grand carousel. Je veux que l'eau jaillisse sous le pas des chevaux. Quand j'ai écrit ce spectacle, j'ai j'étais obsédé par une image, c'était le carousel pour les fiançailles de Louis X, le plus grand carousel de toute l'histoire des carrouselles. Et je me dis, on va faire ça. Puis après, je me suis dit il faut qu'on passe de la place royale 2013 à l'esthétique espagnole des fontaines de grenades.
Et plutôt que de faire des fontaines de grenades, on s'est dit, on va inonder la place royale mais pas avec des des bouche d'eau qui viendrait déverser de l'eau sur la scène, non, avec un système d'imprégnation qui vient du sol. Ça c'est un procédé qui a été inventé ici par nos équipes autour de Laurent Albert et c'est le clou évidemment du spectacle. Notre idée c'était de se dire si on arrive à faire danser les chevaux sur l'eau, ça va être prodigieux. Alors, c'est là où il y a le magicien Laurent me dit "Ouais, il faudrait trouver un système spongieux où l'eau sortirait du sol." Mais attention parce que les les fers des chevaux vont tout bousiller. Ouais.
Les fers des chevaux, le le les les cascadeurs sur le combat avant. Et et là à ce moment-là, tu vas voir des ingénieurs, plein d'ingénieurs hydrauliciens et cetera qui disent tous non c'est pas possible, c'est incompatible. Mais pour Nicolas le directeur artistique et Laurent Albert, le directeur technique, rien n'est impossible. L'eau va jaillir sous le pas des danseuses et des chevaux. Nous en fait notre art c'est la haute cuisine. En fait avoir un chef avec tous les ingrédients dit oh son son portefeu c'est facile à faire et le jour commencer à faire les sauces et tout c'est plus la même chose.
Donc en fait évidemment ici il y a plein de choses cachées pouvez pas deviner et que puis personne n' réussi à nous imiter pour l'instant. Vous avez des spécialistes du monde entier et de tous les du monde des spectacles qui sont venus ici. Il ils ont ils voulaient voir parfois ils descendent dans notre dos. Il touche, il regarde, c'est quoi ça ? Mais ils ne le sauront jamais, car les secrets du puit du fou sont bien gardés. Et dans ce spectacle, comme dans les autres, nous avons tenu à réunir les plus grandes voies pour interpréter le texte comme par exemple celle de Jean Rochefort. Mesdames et messieurs, pouvez-vous s'il vous plaît demeurer silencieux ?
Le grand théâtre équestre créé au puit du fou qui fut inauguré en 1637 vous envoie son salut. Alors dans dans la deuxième version, j'appuyerai un peu sur les passages intimes. Oui. Et puis vous choisirez, hein. Vous comprenez ? Vous ne m'écoutez pas, évidemment. Dès que ce n'est plus votre texte, ça dépéresse plus. Oh les auteurs hein ! Vous me rappelez Claudel, il était pas. Et pour Sirano, nous avons fait appel à Gérard Pardieu, un personnage à sa mesure. Qu'est-ce que c'est que ça encore ? Mais c'était pas dit ça. On avait dit des C'est quoi ça ? Attends. Gérard est depuis longtemps un ami du puit du fou. Et ce jour-là, Gérard est venu aussi pour revoir des spectacles.
Et d'abord, nous allons aux balles des oiseaux fantômes. Vous êtes assis autour des ruines du premier puit du fou. Bâti au 11e siècle. Soyez les bienvenus dans la demeure abo du puit du fou. Une ruine, toute mon enfance envolé. C'est là que je suis né dans ces moignants de murailles. Le bal des oa fantômes est un des spectacles qui a le plus de succès parce queon y trouve le verbe et la mélodie. C'est un vrai poème avec deux femmes qui se répondent. Dis-moi Alienor, tu as toujours peur des serpents dans les vieilles pierres ? Oh oui !
Le bal des oiseaux fantômes, cétait sans doute le spectacle le plus difficile pour moi parce que il faut connaître le monde des oiseaux et connaître chaque oiseau. Quand on parle du caracara, il a ses habitudes et cetera. Et donc là, ils m'ont dit voilà tel oiseau, voilà ce qu'on peut faire avec lui. Voilà ce qu'il aime faire. Guidé par nos faucogniers, ma plume a écrit et suivi l'envolise comme par exemple pour ce caracara farceur.
Il a fallu quelques années au départ pour pour bien se comprendre mais au fur et à mesure les oiseaux sont venus s'adapter à toute l'écriture de Philippe et à chaque phrase que Philippe avait écrit et bien on a réussi à à coller ça au maximum avec l'oiseau pour qu'il s'incruste dans toutes les annotations, toutes les petites notes de musique au cœur du spectacle. Quand les blasons d'équipage se sont ouverts, ce fut un jour de grande frayeur. Les vautours glissaient au-dessus de nous en rasant. Le public sent que les oiseaux de Haol s'appliquent à nous narguer. Il y a le le créch d'eau du spectacle.
Il y a de plus en plus d'oiseaux, plus en plus de grands oiseaux qui non seulement survolent mais rasent le public et qui donc s'amuse avec le public. une sorte de dialogue entre le public et l'oiseau. Et enfin, il y a le final. Un spectacle réussi au pu du fou, c'est le Deous X Makina du final. C'est au final, il y a quelque chose qui se produit qu'on attendait pas. Je me sens si légère. Je rêve de devenir une fille des nuages. Alors tous les oiseaux de haut vol, cigogne et Milan formeront une voûte dans le ciel. Le voilà notre règne, un balais céleste de haute poésie, le bal des oiseaux fantômes.
Le Moyen-Âge demeure ce temps de l'honneur et des caparaçons où s'est illustré une jeune Lorine. La fille de l'eau, fille de feu, revient avec son étendard. Le feu sacré, le danger. Et en fait ce que de la lange, je me dis bah faut qu'on ait jeune d'arc ici au pil du fou. Alors, il y a Jean d'Ar qui est la petite paysane Marguerite et le voisin qui s'appelle Fulgean qui a donné son nom à une commune qui s'appelle Saintful Fulgean à quelques kilomètres d'ici. Tout ça c'est une histoire authentique ce que Jean Dark est passé tout près d'ici avec l'histoire de Jeanne un tout petit peu renommené. Je suis là, je suis là dans le donjon de C'est la plus grande héroïne de toute notre histoire.
cette petite bergère qui ne sait ni lire ni écrire, qui parle une langue adérable, pleine de trouvaill et qui va dicter sa loi. Je c'est tout sauf une guerrière. C'est cette phrase fameuse vous aimez les anglais ? Et elle répond oui chez eux. Admirable. Et donc, j'ai voulu le rendre hommage, l'hommage d'un poème épique avec des chevaliers qui rivalisent de prouesses pour entrer au service de la jeune bergère. La scène est une des plus anciennes du pu du fou et comme toutes les œuvres, le scénario a évoluer au fil des années. Au départ, en 1989, nous avions monté une simple fête de la chevalerie car nous étions sans argent, sans moyen.
Il y avait des évolutions de cavalerie, cascade, haute école. On a mis du sable. Il y avait pas ce décor. D'ailleurs, il y avait aucun décor. Il y avait juste un cordage pour séparer les spectateurs qui étaient assis sur des bancs. Tout ça, c'est des bouts de ficelles. On avait pas de quoi se payer une tribune et donc on avait pas de quoi investir. Donc avec nos quelques chevaux et de beaux caparaçons et des cavaliers méritants qui étaient eux même des débutants, on a fait un spectacle qui avait qui avait la valeur qu'il avait à l'époque. Nous sentons très vite que les spectateurs font la mou. Ils sont déçus. Il faut reprendre l'ouvrage.
Vous voyez bien que le public applaudissait mais comme ça voyez mélange de politesse et d'estime. On n'est pas encore à l'admiration. En tout cas, on est on est loin d'être dans les trans et entre eux, je les disent oui bon. Le oui bon, c'est terrible. Alors fini la haute école de la chevalerie. Place à la confrontation des béliers, des baffroids entre les Français et les Anglais. Cette fois, les cœurs s'embrasent, mais nous allons aller encore plus loin en créant un donjon médiéval.
Le donjon est le premier combattant et face à lui, il y a des machines de siège et on avait ce balais en quelque sorte, cette chorégraphie entre les machines de siège qui crachaient le feu et le donjon qui crachait le feu. Un donjon qui attaque au lance-flamme et se déplace. En fait, la bataille du donjon, c'était l'idée d'avoir un donjon tournant sur lui-même à partir de la plateforme de la fusée Ariane. La plateforme donc qui supporte des tonnes et des tonnes. Avec Nicolas et Laurent, nous avons fait appel à l'homme qui a conçu cette plateforme. Là, nous sommes c'est l'envers du décor.
Nous sommes au cœur même de cette superstructure qui qui tient qui toute la peau ensuite du du décor et où nous avons installé ici les différentes machineries, groupe extrogène, système de générateur de feu, générateur de fumée et tout le pilotage se fait au cœur même de cette structure. Donc là, le spectacle a fait un bon en avant et la force depuis du fou, ça a été la persévérance. Après le donjon qui nous assaille, nous imaginons la construction d'un immense rempart qui s'escamote et porte une luminure géante. Donc là, il y a une fosse qui maintenant est entièrement creusée qui doit faire 50 m sur 8 m de enfin 8 m de profondeur.
Donc ce qui va sortir de la fosse, c'est un rempart qui va faire 8 m de hauteur. Le musicien espagnol notre cher Carlos Nugèz est enthousiasmé par le projet. Énorme. Oui oui oui. C'est énorme. Énorme. C'est énorme. Notre ami Carlos Nèz nous a dit "Je vous fais une musique de feu." Il a pris sa corneuse, il l'a transformé en veuse vendenne et ça donne cette musique de feu qui porte le spectacle. Notre concept artistique repose sur le souffle lyrique et la figuration allégorique. Nous avons sédimenté nos expériences trouvaill après trouvaill. Nous avons acquis un savoir-faire, un savoir émouvoir. Le tournant, ce fut le spectacle des Vikings. Ce spectacle est né en 1997.
Il n'a pas pris une ride. Il est enrichi chaque année par les responsables pour queil soit chaque année plus dense avec de plus en plus de surprises, de plus en plus de rythme. L'invasion des Vikings au 9e siècle sur la côte atlantique est un fait vécu qui laissera qui laissera des souvenirs douloureux parce que ils ont fait des rasias partout et ils arrivent ici, ils arrivent ici sur la sèvre qui est tout prêt. Les Vikings utilisent des rivières et quand il y a un pont, il soulèvent le dracard pour passer de l'autre côté. Les cascades, c'était rien ne leur fait peur. Ils sont d'une brutalité féroce. Donc je voulais reconstituer ça parce que c'est une page importante de l'histoire de France.
La force de ce spectacle, c'est que au bout de 3 secondes, le public se dit "Oh, qu'est-ce qui se passe ? Les Vikings arrivent. Oui. Et en fait, on se laisse tous prendre et c'est ça un spectacle aussi. Cascade, exploit technique, les tableaux s'enchaînent à une vitesse folle. Mais comme pour chaque finale, nous avons voulu offrir une surprise. Il y a l'arrivée des Vikings et c'est le point clé. Comment on fait arriver les Vikings ? Donc on fait arriver des dracards. Très bien.
Et là Laurent Albert, le grand Laurent qui était un génie me dit "Si on faisait sortir un dracard de l'eau." Je lui dit "Tu rigoles ou quoi ?" Il me dit "Oui, je rigole mais en même temps je rigole pas." Euh alors évidemment ça va rouiller. Évidemment, il y a tous les problèmes de l'hydraulique aquatique mais après tout on peut étudier ça. Alors le puit du fou invente les hommes poissons. On a donc creusé cette pièce d'eau et on a installé tout au fond le dracard.
Et en réalité, la première fois que je suis là et que je vois le dracard sortir de l'eau, euh donc avec le d'abord le ma, je me dis ça va pas marcher parce que un spectacle les artistes savent ça par cœur, ça fonctionne ou ça fonctionne pas. Et on sait jamais à l'avance vraiment il y a une grâce ou pas. Et là quand le bateau sort de l'eau, je regarde le public et je vois les gens comme ça. Et quand on voit les acteurs, les vikings qui sortent du bateau, les spectateurs comprennent que il viennent du fond de l'eau comme ça la tête penchée disant c'est pas possible. C'est des vrais ou des faux ?
90 % des spectateurs quand il quittent ce spectacle se pose la question comment respirent-il dans l'eau ? On répond pas évidemment les taux secrets d'état. Secret d'État des Vikings. Bien, ça va très bien. Bonjour. Ce soir, je me rends dans les coulisses de la sinécie pour retrouver la grande famille du Pit du fou. C'est la dernière répétition générale pour les 4600 pifolets. Comme chaque soir, ils sont tous arrivés depuis longtemps pour se préparer. Allô ? dans les villages. Attention, nous allons lancer la bande sonore. Je demande aux pufolets qui sont en tribune de garder vraiment le silence s'il vous plaît pendant le spectacle.
Depuis de nombreuses années, c'est mon fils Nicolas qui dirige la mise en scène de la démarrons la régie quand vous voulez. Pendant des années, des années, des années, je j'étais là pendant un spectacle. Je me disais quand je serai plus là, mais ça va s'effondrer, ça va s'ffilocher et puis en fait pas du tout. Au contraire, depuis qu'il a pris les reennes, Nicolas a beaucoup bonifié le spectacle. Alors Nico, il a une des grandes choses qu'il a faites. L'infrastructure sonore a été complètement changée. La lumière a été complètement changée. C'est le patron quoi. Et il est bon.
dans les final tomb un final grandiose un immense cœur l'adieu aux 15000 spectateurs Chacun brandit dans sa main un bouquet de jeûe d'or. Le jeû c'est le lis royal de la venté. C'est c'est le lis des pauvres jeuner d'or. Ils brandissent leur jeuner là. C'est moi je c'est c'est émouvant quoi. Gard très c'est magnifique. Vous pouvez vous applaudir. Vous avez fait un boulot fantastique les amis. Chers amis, passez une magnifique soirée. Bonne soirée à tous. Et c'est super. Et là la nouvelle génération avec Nico et améliore et ils sont perfectionnistes. Je reste là, je je les laisse faire parce que c'est important qu'il fassent leurs armes. Mais bon, on est tranquille là.
C'est une belle aventure. Bra.
Philippe de Villiers