« Pas d'économies sur notre sécurité dans un monde dangereux. » | Édouard Philippe
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la grande matinale. Dans le grand entretien, nous recevons donc ce matin le maire du Havre, candidat à l'élection présidentiel avec vos questions évidemment vos remarques chers auditeurs au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Bonjour Édouard Philippe.
Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Interre alors qu'à moins d'un an de l'élection présidentielle, la campagne s'accélère.
Gabriel Atal est lui aussi candidat désormais. Quelles sont vos différences ? On en parlera.
On prendra aussi des nouvelles de votre projet massif. Je mets des des guillemets qui se fait toujours attendre. Mais d'abord Édouard Philippe, vous êtes rentré hier d'un séjour à Kief en Ukraine.
Vous avez rencontré le président Zelenski. Vous dites "Vouloir inscrire l'Ukraine comme un des grands sujets de la campagne présidentielle. Est-ce que les Français peuvent encore l'entendre ?
Après tant d'années de guerre, est-ce que vous pensez vraiment pouvoir les convaincre que ça reste un sujet capital ? Mais c'est un sujet capital. Euh je pense que tout le monde en France et probablement tout le monde en Ukraine préférait que ce sujet euh soit derrière nous, préférait qu'on arrive ou qu'on revienne à une paix qui permette à l'Ukraine de vivre souverainement.
Mais la vérité, c'est que là-bas, c'est encore la guerre. Euh il y a une ligne de front où les combats sont acharnés. Euh et au-delà de la ligne de front, il y a des bombardements, il y a des missiles, il y a des drones euh et il y a des morts.
Euh et donc euh euh la guerre est encore et manifestement pour quelques temps euh aux frontières de l'Europe et je pense que personne en Europe et donc personne en France ne peut se désintéresser de ce qui se passe à notre frontière extérieure parce que c'est un élément important de notre sécurité. Vous voyez Édouard Philippe que pour la première fois en février dernier moins d'un français sur de était favorable à un soutien à l'Ukraine. Vous avez des formations politiques que vous allez d'ailleurs affronter à l'occasion de l'élection présidentielle qui disent s'il faut faire des économies, il faut commencer sur sur l'aide à l'Ukraine.
Quand on demande comme vous des économies importantes, certains vont vous dire ben faut commencer sur l'aide militaire qu'on qu'on donne aux soldats ukrainiens. Je recommande pas de faire des économies sur notre sécurité dans un monde dangereux. Et et alors mais vraiment pas d'ailleurs quand j'étais premier ministre et depuis la France a consacré plus de moyens à sa défense et je pense que vu la dangerosité du monde elle a bien fait.
Voilà ce qui se passe en Ukraine c'est à la fois une question de principe et une question d'intérêt. C'est une question de principe. L'Ukraine c'est un pays libre, souverain, agressé par la Russie, qui rentre sur son territoire par la force et qui veut la soumettre à sa volonté.
Bon, il y a une question de principe. Est-ce qu'un pays libre, souverain, en l'occurrence une démocratie probablement imparfaite, c'est vrai, mais enfin une démocratie qui veut se rapprocher de l'Europe peut être agressée et conquise par euh la Russie ? Première question de principe, moi, je considère que la France, elle est dans son rôle, elle est dans sa voie lorsqu'elle dit ça n'est pas acceptable et lorsqu'elle aide un pays à défendre sa liberté et sa souveraineté.
Et puis il y a une deuxième question au-delà de la question de principe, c'est une question d'intérêt. Est-ce que l'Europe a intérêt ou non à soutenir l'Ukraine ? La vérité c'est que la volonté de puissance russe telle qu'elle s'exprime avec un recours à la force a notamment pour objectif, c'est pas son seul objectif, mais notamment pour objectif de fragiliser l'Europe.
Plus l'Europe est faible, plus l'Europe est inquiète, plus l'Europe est soumise, mieux Moscou se porte. Et donc je pense qu'il est dans notre intérêt de montrer que nous sommes un bloc uni et que nous sommes capables d'aider nos alliés, nos cousins, en l'occurrence nos frères ukrainiens à se défendre. Alors vous parlez de d'affaiblir l'Europe, c'est la volonté de Moscou.
On a justement une enquête du monde qui soulligne l'influence d'une propagandiste du crèmelin, Xenia Fedorova, ancienne patronne de RT France. Aujourd'hui, chroniqueuse sur C News sans contradiction, sans transparence sur son pédigré. Cette même Xenia Fedorova dit à votre sujet : "La visite d'Edouard Philippe Aiev envoie un message bizarre puisqu'il faudrait dialoguer avec la Russie.
Est-ce que c'est pas un peu paradoxal de faire de de l'Ukraine un sujet existentiel quand on laisse en France s'exprimer ce ce genre de de proposent propos. J'ai entendu les propos de cette dame que je ne connais pas. Je ne sais pas si c'est un message bizarre, mais ce que je sais c'est que je suis allé à Kief alors que Moscou disait "Aucun diplomate ne doit rester en Ukraine.
Aucun étranger ne doit être à Kief parce que nous allons bombarder." Franchement, n'inversons pas les rôles. Moi, j'ai été j'ai été donné un message de soutien et d'engagement personnel et politique.
Pens de la présence large de de cette personne pas les rôles sur une antenne qui est très regardée. Le message bizarre me semble-t-il, c'est plutôt ce qu'elle rela. Ensuite, je ne la connais pas et moi je suis euh totalement en faveur de la liberté d'expression quels que soient les médias qui s'exprime, ça veut pas dire que je suis toujours d'accord avec mais j'ai pas de problème avec ça.
J'observe néanmoins que cette dame qui n'est pas ressortissante française s'exprime qui n'est pas journaliste d'ailleurs non plus, je crois pas de carte de presse, s'exprime de façon très récurrente en effet sur un certain nombre de médias français dont les propriétaires sont d'ailleurs parfois extrêmement soucieux d'expliquer que l'immigration ça suffit. Bon ben elle a une carte de séjour et elle vient parler en France en s'exprimant en général contre le gouvernement ou contre la position française et en se faisant le relais à dessin ou non des positions russes. Je trouve ça curieux et je je les ai trouvé je les ai trouvé plus j'ai trouvé ces médias plus promptes à défendre l'intérêt de la France dans d'autres occasions.
Mais juste f poursuivre la logique puisque vous parlez de sa carte de séjour. Ça veut dire que il faudrait quoi qu'elle s'en aille qu'elle quitte la France. J'ai pas dit ça.
Je je je trouve que je je non non, je trouve que les étrangers qui sont accueillis sur le territoire national et qui vivent dans un pays de grande liberté d'expression où ils peuvent même critiquer le gouvernement qui les accueille et le pays qui les accueille, je trouve que encore une fois les propriétaires de ces news et et et et et du JD News et de je ne sais quel organes de presse dans lesquels s'exprime cette dame sont souvent beaucoup plus durs euh et beaucoup plus exigeants avec la présence sur le solde d'étranger en France. Ça c'est une ça c'est une critique en règle notamment donc du des médias possédés par Vincent Boloré. Est-ce que vous en tirerez des conclusions personnelle en disant bah moi comme je vois effectivement cette dame Xenia Fedreva qui officie à l'antenne, je n'irai pas sur ces news, je ne donnerai pas d'interview au médias qui lui donnent la parole.
Écoutez, je je je dois avouer que je regarde que je ne regarde jamais ces news. Mais là, c'est par regarder, c'est participer à des interview et et il ne vous aura échappé, il nous aura pas échappé que j'y vais rarement. Je renonce pas à aller sur un média en disant "J'irai sur tous les médias pendant la campagne pour exprimer ce que je pense." Mais après, les gens prennent leur responsabilité encore une fois.
Euh et il est clair que euh relayer à Paris h les positions de la Russie, c'est critiquer la position de la France. Et bien moi, je considère que la position de la France sur l'Ukraine, elle est bonne et je veux la défendre et je veux la poursuivre. Un tout dernier mot sur le sujet Édouard Philippe.
En octobre dernier, en pleine crise politique, vous aviez appelé Emmanuel Macron à à démissionner pour qu'une présidentielle anticipée soit organisée. Quand on voit ce chaos du monde que vous décrivez en Ukraine, on pourrait aussi parler de ce qui se passe en Iran. Est-ce que vous ne vous dites pas avec le recul face à cette instabilité mondiale ?
Heureusement qu'en France, il y a de la stabilité. Est-ce que vous regrettez ces propos ? On aurait pu aussi dire que un un président nouvellement élu avec une majorité stable aurait pu mettre en place un certain nombre de réformes dont nous avons besoin.
Cit pas le scénario le plus plausible. Bah, c'est ce que vous dites. Mais mais je pense encore une fois que quand la clé de voûte des institutions met en danger les institutions et en tout cas provoque leur instabilité permanente pendant 3 ans, il est utile d'en tirer les conséquences.
J'ai dit ce que je pensais. Je j'avais euh je n'avais aucun doute sur le fait que ce que je disais ne serait pas suivi fait s'agissant du président de la République. Euh aujourd'hui la question est sérieuse.
Moi, je soutiens le président de la République quand il dit des choses que je crois justes. Je le soutiens totalement dans l'actualisation qu'il a fait de la doctrine nucléaire française. Son discours qu'il a prononcé à Brest est un remarquable sur ses propos.
Vous voyez bien que ça vous pardon mais vous voyez bien que ça vous alors vous avez aussi dit attendez une aussi des choses dis que j'estime juste je le soutiens quand il fait des erreurs et des erreurs qui me paraissent mettre en danger la stabilité des institutions, je le dis aussi mais est-ce que vous ne regrettez pas d'être passé pour peut-être un responsable politique avec une forme d'hypocrisie qui dit je ne dois rien Emmanuel Macron qui demande à ce qu'il s'en aille alors même que vous lui devez beaucoup monsieur Damel je ne regretterai jamais de dire des choses que je pense. H très bien Édouard Philippe, ça ne vous a pas échappé ? La France vite une épisode de un épisode de chaleur, de canicule précoce, inédit.
Vous qui avez été le premier ministre qui a abandonné la taxe carbone, l'idée de mettre en place une taxe carbone qui a vu son ministre de l'écologie Nicolas Hullot démissionner ici même en direct à la radio. Est-ce que vous vous dites que vous avez du du retard à rattraper sur cette question de l'écologie, du changement climatique ? Euh je pense que la France a du retard à rattraper.
Elle avance. Il y a euh c'est difficile de le dire aujourd'hui parce qu'aujourd'hui on est confronté à un événement climatique qui donne le sentiment queon n'est pas prêt et du reste on a encore beaucoup de travail à faire mais elle avance. Mais est-ce que est-ce que est-ce que ça fera l'objet de mesures massives dans votre programme ?
Vous vous je je vais je vais vous répondre et en plus je vais vous répondre parce que je pense que le sujet que vous évoquez c'est un sujet qui est extrêmement important. Nous avons avancé. La France parle pas de moi.
La France a avancé. On a réduit nos émissions de CO2. On a lancé des plans d'adaptation.
Il se passe des choses. Regardez toutes les villes en France, elles ont lancé des plans d'adaptation à la transformation climatique. Il se passe des choses dans notre pays.
Nous avançons, est-ce que nous avons Est-ce que nous avançons assez vite pour faire face à une transformation aussi massive ? Probablement pas. Probablement pas.
Je je veux bien l'entendre. Donc il est clair que nous devons avancer. Il est clair que l'enjeu de la transformation climatique, de l'adaptation à cette transformation climatique est un enjeu politique qu'on ne peut pas nier.
J'observe dans le spectre politique tel qu'il s'exprime aujourd'hui que vous avez d'un côté à la droite extrême des gens qui continuent à être climatoceptiques, qui continuent à expliquer que non vraiment c'est vraiment pas un sujet, on a déjà vu ça. Bon, vous avez des gens qui continuent alors soit très fermement soit indirectement la réalité du problème. Et vous avez à l'extrême gauche à LI des gens qui disent il y a un énorme problème mais vous inquiétez pas si on est é on arrête le nucléaire.
Il y a pas de solution sur le nucléaire pour lutter face à la transformation climatique. Il y en a pas. Et d'ailleurs, j'observe que dans les pays proches de la France qui s'étaient engagé à mon avis à mauvais éciant dans cette voie, je pense par exemple à la Belgique, on est revenu en arrière parce que nécessité fait loi.
Donc le plan d'électrification avancé ça ce sujet ce sujet est un sujet qu'on ne peut pas méconnaître. C'est un sujet important. J'en ferai un enjeu majeur dans la campagne.
Nous devons impérativement décarboner notre production d'énergie et nous devons dans le même temps lancer un grand plan d'adaptation partout de la région publique, ça justifiera de la dépense publique. Et de la dépense privée. Un grand plan d'adaptation.
Permettez-moi juste de vous donner un exemple. Les grands discours sont bien. Les exemples sont toujours mieux.
Je suis maire d'une ville, le Havre, qui a 168000 habitants. La moitié des habitants de la ville du Havre vivent dans ce qu'on appelle la ville basse, c'est-à-dire la ville qui se trouve au niveau de la mer. Dans les plans d'urbanisme, il est il est inscrit d'ors et déjà la possibilité d'une submersion littérorale à l'horizon 2100.
Vous allez me dire 2100, j'aurais ans, je serai probablement plus là. Mais lorsque vous êtes un responsable politique, votre fonction c'est pas simplement de penser à l'urgence, c'est de penser à demain, voire à après-demain, à vos enfants et aux enfants de vos enfants. Si on n'adapte pas nos villes littorales à la transformation climatique, on s'expose dans 30 ans, dans 40 ans à des déconvenus majeurs.
Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui pour adapter ça ? C'est bien de faire du droit, c'est bien dire on va limiter la densité à tel et tel endroit, mais on doit penser aussi des investissements, on doit penser des outils de protection, on doit penser de la recherche technologique pour veiller à protéger nos villes. Donc le sujet est extrêmement sérieux, je le traiterai complètement sérieusement et très loin des postures qui n d'un côté au rassemblement national ou qui ne boucle pas du côté de LFI. sur les les postures et les propositions avant de parler politique, juste essayer de comprendre ce qui se passerait dans les jours qui suivrait votre éventuelle arrivée à l'Élysée puisque là encore vous avez esquissé ce à quoi ça pourrait ressembler.
Vous avez donc évoqué une dissolution, ça c'est logique pour avoir tenté d'avoir une majorité. puis des référendums et notamment sur les retraites. Euh alors là, Édouard Philippe, il faut clarifier ce point parce que si vous faites un référendum sur les retraites après avoir été élu, ça veut dire que si vous perdez ce référendum, il y a pas de réforme de retraite pendant 5 ans.
Le le sujet que j'évoque euh c'est euh qu'est-ce qui se passe dans une campagne électorale pour répondre à l'équation qui est l'équation dont je ne suis pas sûr quelle sera l'équation présidentielle de 2027 mais enfin qui a été l'équation présidentielle en 22, en 17 et en 2002, c'est-à-dire une victoire d'un candidat contre l'extrême droite grâce à un rassemblement de voix qui ne sont pas unanimes, c'est le moins qu'on puisse dire et qui sont même franchement opposés au premier tour. Il me semble qu'une bonne façon de ne pas donner le sentiment de piéger les électeurs qui au 2e tour font le choix de celui ou de celle qui lutte contre l'extrême droite, c'est de leur laisser la possibilité de s'exprimer sur un certain nombre de ch. Donc vous faites campagne sur des propositions, vous prenez pas ça comme une sorte de mandat et vous leur reposez la question un mois après.
Et donc je pense que dans le système actuel politique avec les blocages de la société française, il est impératif de réutiliser d'utiliser à nouveau l'outil référendaire. Et je propose de profiter de l'élection législative qui se tiendra mécaniquement après les perdez sur les retraites Édouard Philippe parce que vous vous expliquez que c'est la que c'est la la réforme cardinale pour faire des économies. Si vous perdez, comment est-ce que vous faites ces économieslà ?
Et donc et je termine je je vais répondre à votre question, je suis désolé mais je un petit peu plus de temps que vous pour répondre. C'est comme ça. Et donc je considère qu'il peut être utile après l'élection présidentielle au moment législatif ou quelques mois après de proposer aux Français de trancher des questions par référendum.
Une des questions que je crois nécessaire de trancher, c'est la question de la règle d'or. Qu'est-ce que c'est la règle d'or ? C'est l'idée d'inscrire dans la Constitution une contrainte qui s'applique au gouvernement et au Parlement pour voter les budgets en équilibre ou pour revenir à l'équilibre.
Ça fait 52 ans. Oui. Mais là vous échappez des retraites parce que d'abord moi j'aimerais bien savoir quelle est la question que vous poseriez.
Moi ce que je dis c'est que je souhaiterais je souhaiterais je souhaiterais que l'on puisse faire un référendum sur la règle d'or sur la question des retraite. On verra comment est-ce que la la campagne présidentielle se déroule. Ah donc c'est plus sûr de faire un référendum.
Je je vous ai dit que j'en ferai un sur la règle d'or. Vous aviez dit en mars en meeting à Lille, je ferai un référendum sur les retraites que je peux et que je peux ensuite dans le courant soit de la législative qui viendra soit après poser aux français une question. Alors vous savez, on pose pas des questions référendum, on propose un texte de loi.
Oui. Mais alors ce serait quoi ? Retraite à 67 pour ou contreation, ce sera ce que je proposerai aux français en matière de retraite.
Et ce sera et ce sera inspiré de l'idée qu'il faut mettre en place un peu de capitalisation obligatoire, probablement travailler plus longtemps et peut-être pas de façon uniforme tout le monde dans les mêmes conditions jusqu'à 67 ans mais tous un peu plus longtemps. Mais vous avez vu juste Édouard Philippe ce 67 ans, il vous colle à la peau depuis une interview que vous donnez à Challange en disant ça pourrait être 65 66. Tous vos opposants disent Édouard Philippe c'est la retraite à 67 ans.
Est-ce qu'Edouard Philippe son projet de de société c'est la réforme des retraites à 67 ans ? Non monsieur Duamel, d'abord que que les opposants euh me critiquent ou caricature. Parfaitement naturel.
Ce que je dis, ce que j'assume parce que je crois que c'est vrai, alors même que je sais que c'est impopulaire, c'est que si nous voulons préserver notre modèle social et préserver notre modèle de financement des retraites compte tenu de notre néographie, nous allons devoir travailler plus longtemps. Oui, nous allons devoir travailler plus longtemps et c'est pas très agréable à entendre, je le sais, mais nous allons devoir travailler plus longtemps. Est-ce que nous allons tous devoir travailler plus longtemps dans les mêmes conditions ?
Parce que dans le monde du travail, il y a des gens comme vous, comme moi, comme beaucoup d'autres qui ont une façon de s'organiser dans leur travail, une liberté d'organisation dans leur travail ou qui trouvent un sens dans leur travail qui fait que le travail est moins dur que tout ça dit pas si un âge légal à 67 ans fait partie de il faudra il faudra qu'il y ait un âge légal parce qu'il y a une contrainte collective qu'il faut tenir. Je crois pas du tout au système dans lequel on renvoie à chacun la possibilité d'équilibrer collectivement le système. On vit dans un système de solidarité.
Il faut donc l'équilibrer et je considère que oui, il va falloir accepter l'idée qu'on travaille un peu plus longtemps et que chacun travaille un peu plus longtemps et ensuite on peut parfaitement prendre en compte les cas spécifiques, les retraites, les les carrières longues évidemment ou les différents types de travail. Je vous donne un exemple encore puisque c'est vous qui m'avez vous m'avez branché sur le sujet et c'est un sujet important. Il y a pas très longtemps, j'étais dans le Finistère et dans le Finistère, j'ai j'ai été visiter une entreprise le job des gens qui bossent là-bas, c'est de découper des filets de sardines et de les mettre dans des boîtes de conserve.
OK. C'est en général sont des femmes, elles travaillent debout dans l'humidité, dans le froid. Euh et et franchement, c'est un job dur.
Alors, faut pas aller leur expliquer la valeur de travail, hein. Euh je sais très bien que ce job-là, il est difficile. Je sais très et il y en a beaucoup d'autres.
Donc je je sais très bien que quand on subit l'organisation du travail et qu'on n'est pas dans sa propre organisation du travail, c'est plus difficile. Et donc, on doit tenir compte de ça dans une réforme qui nécessairement pour équilibrer le système verra tout le monde travailler un peu plus. Édouard Philippe, on va citer l'un de vos amis ce matin pour essayer de de comprendre un peu mieux comment vous fonctionnez dans cette campagne.
C'est Gérald Darrmanin qui dit que vous êtes le mieux placé en vue de 2027 qui dit aussi qu'il faudrait que vous puissiez montrer votre envie d'être président. Ça veut dire que de ce point de vue-là ça pêche un peu. Vous êtes trop discret.
Écoutez, je suis comme je suis. J'écoute toujours avec beaucoup d'attention ce que disent mes amis et j'écoute même souvent avec beaucoup d'attention ce que disent les gens qui m'aiment pas. Euh mais je suis comme je suis.
Euh je me serais pas engagé euh il y a longtemps quand j'ai créé le Parti Horizon en 2021 dans cette aventure collective si j'étais pas fondamentalement déterminé. Alors il y a plusieurs façons de dire qu'on est déterminé. On peut s'énerver, on peut monter sur les tables comme vous le disiez le sujet de Gabriel Atal qui vous a répondu en disant lui aussi je suis comme ça.
Je suis comme je suis. Très bien. Très bien.
Ouais. Bizarre cette histoire de table quand même. Pourquoi c'est bizarre ?
Bah il y a Gabriel qui veut monter sur la table, il y a Bruno Retaillot qui veut la renverser. Il va falloir qu'il se parle parce que s'il font en même temps, il y en a un qui va se faire mal. Donc moi, je suis assez convaincu que euh on est comme on est.
En tout cas, moi je suis comme je suis, mais je suis extrêmement déterminé. J'ai j'ai j'aime faire les campagnes. Oui.
J'aime les campagnes électorales et j'ai envie de gagner cette élection présidentielle et j'ai envie de proposer très exactement au français le programme qui est le mien. Et c'est ça qui fera la différence. Édard Philippe, quand Géral Darmanin qui l' encore, on ne peut pas le suspecter d'être malveillant à votre égard, il dit il faut qu'il montre qu'il est en vie.
Est-ce que un moment donné sous la 5e République, quand on voit être président de la République, bah il faut pas montrer un peu plus de de peut-être de greinta. Vous vous ironisez sur Gabriel Atel qui dit "Je veux monter sur la table". Mais est-ce que à un moment donné pas, il a tout à fait le droit de le dire.
Je sais pas, c'est pas jeir un moment donné et et peut-être aussi quand on voit d'ailleurs des sondages où vous perdez quelques points, vous êtes au coup d'out sondage avec Jean-Luc Mélenchon, est-ce que c'est pas la preuve peut-être que les Français ils attendent de vous plus d'engagement peut-être d'être plus vocal et qu'il prennent peut-être ça comme une forme de de nonchalance ? Ben écoutez, je ne suis je je suis heureux de vous entendre dire que je pourrais être regardé comme non chalant. En général, on explique que au contraire, je suis soit trop concentré, soit Je vais vous dire, on va faire une campagne qui va durer 11 mois.
Elle va être longue. Il y aura beaucoup de rebondissement, il y aura beaucoup de moments où on va pouvoir parler aux français dans des formats totalement différents. Moi, je vais la faire pleinement.
Je vais la faire à mon rythme et personne ne me dicteur à mon rythme, ni mes amis ni mes adversaires. Donc vous ne serez pas Édouard Baladur, hein ? Ça je je je pense que Édouard Baldur ne serait pas heureux de la comparaison et euh et je crois pas non.
Je crois je crois qu'on est assez différent. Et et Ed Édouard Philippe pour simplement s'arrêter une seconde sur la question, je suis moi. Oui, ça ça nous a pas échappé.
Les autres c'est déjà pris. C'est Oscar W qui disait ça. Vous savez, vaut mieux être soi-même parce que les autres c'est déjà pris.
Donc je suis moi avec mes qualités, avec mes défauts, avec les choses que j'ai appris et et je vais continuer à être moi, c'est-à-dire à dire des choses que je crois importantes même lorsqu'elles ne sont pas populaires, c'est-à-dire à parcourir le pays parfois sans caméra. Alors évidemment, ça se voit moins. Ouais.
Souvent sans caméra. Ça fait 3 ans que je parcours le pays, préfecture, sous-préfecture, sans caméra. Pourquoi ?
Parce que vous savez quoi ? Quand il y a pas de caméra, vous parlez beaucoup mieux au français et vous les écoutez beaucoup mieux. C'est c'est j'en suis convaincu.
Donc je vais continuer à faire campagne comme je fais et à la fin, je pense que les Français, je suis pas sûr que les Français euh ça ça compte le l'hypercommunication dans le monde dans lequel on vit. Ouais. Mais je pense que les Français euh en tout cas c'est ce que j'ai vu Av à chaque fois que j'ai fait campagne, ils aiment aussi une forme de voilà authenticité y compris avec des défauts.
Bon ça on comprend que ça veut dire que d'autres sont moins authentiques et moins sincères. D'un mot Édouard Philippe sur cet espace politique qui est le bloc central. Gabriel Atal est donc candidat.
Qu'est-ce que vous dites ? Et je lui ai posé la question il y a il y a 2 jours, un auditeur qui ce matin nous écoute qui peut avoir des sympathies pour cet espace politique dit macroniste, si tentez que vous le soyez encore et qui ne sait pas pour qui voter entre vous deux. Je lui dis que c'est pas grave, il est encore 11 mois.
Je lui dis qu'il faut écouter. Mais il y a des différences entre vous ou pas ? Mais il y en a il y en a évidemment diff on a du mal à les voir.
Et ben moi je pense que les gens les verront. Ils verront des choses qui peuvent être similaires. Ils verront des différences.
Ils verront des points sur lequels je suis d'accord avec monsieur Retaillot et ils verront des grosses différences. Mais c'est quoi les différences ? Mais c'est des différences sur le fond et puis peut-être les différences de style.
Mais vous verrez bien dans les programmes. Moiage. Elle a commencé.
J'ai proposé elle a commencé, j'ai proposé un plan en matière de lutte contre le narcotrafic. Oui. Gabriel Atel dit à peu de choses près la même chose.
Et Bruno Rotaillot aussi. Ah je suis pas sûr. Ah sur l'état d'urgence, sur le narcotrafic.
Et ben tant mieux parce que moi je l'ai dit en décembre et là je l'ai développé. euh s'inspirer de ce qui est fait contre euh le terrorisme, lutter contre les consommations h et accepter l'idée de lutter contre les consommations, contre les lieux de consommation. Moi, ça m'intéresse d'entendre tout le monde s'exprimer sur ce sujet.
Et et un grand plan d'infrastructure portuaire. Et pourquoi vous avez autant de mal à dire ce qui vous caractérise et ce qui vous singularise par rapport aux autres ? Parce que je n'ai pas une campagne électorale, c'est pas exprimer la différenciation qu'on a avec telle ou telle, c'est exprimer ce qu'on veut faire.
Donc moi, je vais dire ce que je veux faire puis je vais dire qui je suis. Ça c'est naturel et puis les Français feront un avis. On on n'est pas là pour le vos auditeurs, c'est des c'est c'est des auditeurs qui sont exigeants, qui sont responsables, qui écoutent euh les propos de chacun et qui se font un avis.
Ils ont pas besoin de savoir quelle différence je vois moi. L'important c'est ce qu'ils voi eux, c'est ce qu'ils pensent eux. Et et on peut quand même considérer que le débat public, il repose sur le bon sens des Français et sur leur raison.
Vous inquiétez pas, ils vont l'exprimer. Der mot un dernier mot. Je rappelle que le parquet national financier a ouvert une information judiciaire pour des soupçons de détournement de fonds public, favoritisme, prise illégale d'intérêt, concussion au Havre.
C'est une de vos anciennes collaboratrices qui dénonce un possible conflit d'intérêt sur un un marché conclu entre la mairie et une association dirigée par l'une de vos anciennes adjointes. On a connu ces derniers temps des campagnes présidentielles euh heurtées par des affaires judiciaires. Si vous étiez mis en examen, est-ce que ça vous empocherait d'aller au bout de cette campagne ?
Bon, dans cette histoire très technique qui en a fait par dénonciation d'une d'une ancienne directrice générale adjointe des services de la communauté urbaine du dans cette affaire très technique, je vous propose de retenir trois principes simples. Le premier, c'est que je n'ai pas enf la loi et je suis innocent et que je je tiens à le dire. Le deuxième, c'est que je me suis tenu et je me tiendrai à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions qui se poseront.
Alors vraiment, je je l'ai fait, je continuerai à le faire. Je je suis voilà la 3è 3e principe c'est que je suis candidat à l'élection présidentielle et aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera une mise en examen ne vous empêchera pas aucune décision non définitive de justice ne m'empêchera d'être candidat à l'élection présidentielle merci Édouard Philipp merci d'avoir été au micro d'Inter ce matin Yeah.
Édouard Philippe