Le 22h Haddad du samedi 18 avril 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames messieurs, bonsoir. Nous sommes ensemble jusqu'à minuit pour m'accompagner ce soir. Galager Fenwick, bonsoir.
Aurélien Duchen, bonsoir à vous. Sopia Mara, bonsoir. Richard, bonsoir.
Noémie Alouia, bonsoir. Et le général [musique] Richou, toujours en place, toujours là quand on a besoin de lui. On va prendre la direction de Washington dans un instant puisque réunion de crise ce soir du côté de la Maison Blanche à la situation Room avec Donald Trump et ses principaux conseillers notamment sur l'Iran et le D3 d'Ormous.
Une guerre, une guerre qui pourrait reprendre dans quelques instants. C'est ce que disent les conseillers américains à la Maison Blanche au médias Axios. Mathieu Carman, bonsoir.
Vous êtes en direct de la Maison Blanche. Une réunion de crise avec Donald Trump et ses principaux conseillers ce soir. Absolument épreuve que Donald Trump prend cette situation dans le D3 d'Ormous très au sérieux.
Il a donc convoqué ce matin heure de Washington une réunion de crise dans la situation room avec, vous l'avez dit, ses principaux conseillers notamment le vice-président Jay Vence mais aussi le chef d'état-major des armées Dan Kan aussi le secrétaire à la guerre. Tous était réunis ici à la Maison Blanche pour faire un point sur la situation actuelle et cette nouvelle fermeture du détroit d'Ormous décrétée par l'Iran ce matin. Donald Trump qui avait menacé une fois encore hier soir l'Iran.
Si un accord n'est pas trouvé d'ici mercredi, alors les bombardements reprendront. Une information qui a été confirmée par le média Axios tout à l'heure et qui cite des haut responsables de l'administration américaine. Donald Trump est prêt à appuyer sur le bouton pour de nouvelles frappes sur l'Iran si l'Iran ne pas et ne rouvre pas le D3 d'Ormouse.
Alors, sachez tout de même que Donald Trump prend tout cela très au sérieux mais il a quitté la Maison Blanche il y a un peu plus d'une heure de cela maintenant pour se rendre au golf ici à Washington. Même si euh preuve que euh tout cela est pris donc au sérieux une nouvelle fois, Donald Trump passe tout le weekend ici à la Maison Blanche. Merci Mathieu Carman et à Julie Janus qui vous accompagne.
Alors ça fait rire tout le plateau qu'il se soit rendu au golf après une situation de crise dans la situation room. C'est la diplomatie façon Trump. Sagalager Fenwick.
Non absolument. C'est-à-dire que c'est un président qui est capable et on a tous en mémoire Donald Trump avec Marco Rubio, son secrétaire d'État à ses côtés. Combat de MMA.
Exactement. donc du Ultimate Fighting est en train de voilà surveiller ce qui se passait à Islamabad alors que se tenait des négociations extrêmement sensible entre sa délégation emmenée par son vice-président Jy Vens et les Iraniens en face. Donc Donald Trump, on sent et et Mathieu Carman depuis Washington à l'instant le racontait très bien, partagé entre un désir de projection d'une image de sérénité, de routine et d'un autre côté cette fameuse situation room qui est évoquée pour indiquer que dans quelques 72 heures, il y a quand même deux options majeures qui se présentent.
Ah oui, la deadline de mercredi, soit des concessions, soit une reprise des hostilités. Vous aurez remarqué que le Wall Street Journal ce soir publie une un article très intéressant avec la possibilité d'une forme d'escalade au travers d'une opération qui serait une déclinaison de Epic Fury qui est en cours et qui serait Economic Fury et qui verrait des soldats américains, donc je cite le le Wall Street Journal monter à à bord donc à raisonner et et aborder si vous voulez attaquer des navires liés au commerce du pétrole iranien afin d'impacter économiquement le plus fort fort possible ce régime afin de poursuivre cet effort de de blocus qui se manifeste déjà au travers de ce premier blocus qui est un acte de guerre imposé par les États-Unis en ce moment même aux abords du D3 d'Ormous. Ça Sophia Amara, c'est l'alternative au troupe au sol que Donald Trump ne veut absolument pas.
Oui. Don dont on ressent bien qu'il souhaite l'éviter. En tout cas, c'est ce qu'il a promis dans le cadre de sa campagne pour ce deuxème mandat.
Ce serait vraiment la pire des solutions parmi des solutions qui de toute manière pour le président américain ne sont pas très bonnes. Cela dit, vous parliez à l'instant du golf, ça je voudrais juste rappeler une petite parenthèse comme ça juste pour le pour l'histoire. Obama lorsqu'il se préparait à abattre faire abattre Ben Laden, liquider le chef terroriste, il avait fait son golf sauf que bon, il avait fait neuf trous au lieu d'en faire 18 et puis il est rentré dans la situation room pour mener cette opération.
Effectivement dans 72 he de face à Trump il y a plusieurs alternatives et ce qui est intéressant de noter ce soir c'est que en plus que d'étouffer le régime économiquement il semblerait mais je suppose qu'on va en parler durant cette soirée que à l'intérieur il y ait des dissensions politiques. Donc à l'économie le politique aussi pourrait favoriser pour Donald Trump d'atteindre un but relativement honorable parce que Donald Trump n'exclut absolument pas ce soir une reprise des combats. Écoutez-le.
Si vous n'avez pas conclu d'accord d'ici mercredi, date à laquelle le CC le feu prend fin, prolongerez-vous le cesser le feu ? Je ne sais pas si je prolongerai le cesser le feu. Peut-être pas.
Peut-être que je ne le prolongerai pas, mais le blocus restera en place. Mais peut-être que je ne le prolongerai pas. Au quel cas le blocus restera en place et malheureusement nous devrons recommencer à larguer des bombes.
Noém ? Oui. Bah écoutez, il il n'a pas vraiment le choix que de continuer à escalader, que de continuer à menacer ce régime iranien.
C'est quoi ? C'est pour éviter une humiliation. Bah, c'est-à-dire qu'il est un petit peu coincé dans la mesure où ce régime a affirmé tout récemment qu'il avait l'intention de continuer à bloquer ce des trois d'Ormous.
Il y a quand même la question économique qui va continuer à jouer de plus en plus à mesure que le temps passe, l'économie devient une question fondamentale. Il regarde évidemment les marchés parce que l'état des marchés dépend aussi de cette question d'ouverture ou de fermeture du D3 d'ormous qui est actuellement pris en otage par ce régime et donc il n il n'a pas complètement les mains libres. Il dépend aussi des décisions de ce régime iranien et il va devoir s'adapter.
Il est tout à fait possible effectivement qu'il y ait une reprise des hostilités dans les jours qui viennent. Parce que les Iraniens ripostent totalement du côté de ce D3, ils annoncent avoir bloqué le D3 d'Ormouse. Ce soir, ils annoncent un blocus total.
Les gardiens de la révolution l'assurent en disant dans un communiqué que tous les navires seront pris pour cible, que ce soit des navires commerciaux ou des navires militaires. Regardez ces mots. Toute approche du D3 d'ormous sera considérée comme une coopération avec l'ennemi et le navire contrevenant sera pris pour cible.
Général Richou, quand on voit ces mots-là, on voit aussi un régime prêt à tout, notamment avec ce qu'on appelle la flotte moustique qui sont des petites vedettes qui pourraient donc attaquer à tout moment des navires étrangers. Oui, je crois que le régime iranien veut absolument montrer qu'il fait jeu égal avec les États-Unis. Mais on se rappelle qu'ils avaient ouvert le D3 hier et que Donald Trump avait décidé de le garder fermé.
Et c'est sans doute la raison pour laquelle ils l'ont refermé pour bien montrer qu'il n'était pas en position de faiblesse parce que immédiatement Donald Plumpt l'a analysé comme était une situation. Donal Plum, vous l'avez appelé, on adore, on adore plum. [rires] Voilà, la l'a analysé comme une position faiblesse de l'Iran qui qui cédait à ses exigences.
Maintenant, on a vu que ils ont été capables de tirer sur un bâtiment, il me semble-t-il aujourd'hui, et que ils sont capables effectivement, ils ont déjà incendié des bâtiments. Alors, les bâtiments militaires, ils sont quand même beaucoup plus loin au large. S'ils font quelque chose, c'est d'empêcher véritablement les bâtiments civils de passer parce que les bâtiments militaires sont très largement à l'est du D3 d'Ormouse.
À mon avis, ils n'ont pas les moyens physiques de les cibler. En revanche, n'importe quel bâtiment qui passe sans autorisation, ils peuvent soit les arrêter, soit tirer dessus. Effectivement et plusieurs tirs ont déjà eu lieu cet après-midi.
On a vu trois navires qui ont été attaqués dont un appartenant à l'Inde. Regardez cette séquence saisissante. Ça s'explique pas quand on prend quand on prend pour cible des soldats de la On va le voir dans un instant.
Donc un bateau indien qui a été pris pour cible et on le voit dans cette séquence le capitaine dire attention attention nous sommes la flotte indienne et ils attaque tout de même elle est passionnante et effrayante cette séquence en réalité on le voit pas on l'entend mais au travers du son donc de la communication de ce ce j'allais dire ce ce navigateur indien et on devine son origine à son accent en anglais en fait il explique que il est 2è sur la liste et que absolument et et donc il explique qu'il est 2è sur la liste on imagine qu'il fait référence les listes des passages autorisés qu'il est en train d'essuyer des tirs et donc il demande l'autorisation de pouvoir faire demi-tour afin de sauver sa vie, celle de l'équipage et éventuellement le navire dont il a la la responsabilité. Euh après, c'est vrai qu'il y a une vraie interrogation sur pourquoi est-ce qu'un un navire indien, donc il y a plusieurs pistes, c'est un acte symbolique, ils ont pas coulé le navire et fort heureusement il y a pas de qui achète tout de même une grosse partie du pétrole irraien. Oui.
Mais sauf que là, il s'agirait de pétrole iraakien. C'est ce que j'ai lu, donc je peux pas le le le vérifier. Mais chose est-il qu'il y a trois navires différents qui ont été enfin de nature différentes.
Donc un PACB donc ça c'est de la croisière me semble-t-il un porte-container et donc effectivement un vraquier qui transporterait du brut en provenance d'Irak. Donc les Iraniens sont en train de montrer qu'ils ont encore le régime en tous les cas la clé de ce D3 entre les mains et qu'ils en feront usage qu'en bon leur semble afin d'accroître la pression sur les épaules du président des États-Unis. Alors, on a récupéré cette fameuse séquence.
On va la regarder parce qu'elle est vraiment frappante et ça dit tout de ce qui se passe à l'intérieur de ce des trois dormous. Regardez, c'est pas c'est pas me tour Il dit bien, vous m'avez donné le feu vert Richard Verli parce qu'il avait été autorisé à passer ce navire. Oui, apparemment.
Et donc de toute manière ce qui est en train de se passer que l'Iran fait comprendre à tous les navires qui seraient filtrés par la marine américaine en provenance des pays du golf puisque je rappelle que le blocus c'est le blocus de tous les navires qui vont à destination des ports iraniens ou qui viennent des ports iraniens. C'est donc un blocus qui est supposé laisser passer les navires qui alimentent les pays du golf. Ce que fait l'Iran, c'est qu'il dit s'il y a blocus, il y a blocus pour tout le monde.
Et donc en fermant le D3 bien évidemment tout navire ce soir. Ils augmenteent la pression économique sur les pays du golf. Donc rappelons-le, les pays du golf sont soumis au mêmes soucis que l'Iran.
On a déjà dit que par exemple un des problèmes de l'Iran sérieux, c'est que leur pétrole, il sort de terre et qu'à un moment donné, il va finir par s'accumuler et il n'est pas exporté. Mais le problème est le même pour les pays du golf. Il est exactement le même.
Donc au [raclement de gorge] fond, en faisant ça, l'Iran met les pays de la région dans la même situation. Aurélien et l'Iran montre une horrible cohérence en fait avec la fameuse stratégie du fou au fort. On avait beaucoup glosé pendant les premières semaines de cette guerre sur le fait que l'Iran ait par exemple frappé le sultana Doman qui avait pourtant été un médiateur diplomatique.
Là le fait de frapper tous les navires, y compris des pays qui importent beaucoup depuis l'Iran ou des pays qui avaient essayé de négocier en se désolidarisant des opérations israélo-américaines. Le fait de frapper absolument tout le monde et de bloquer le passage pour tout le monde, ça permet aussi de maximiser la principale arme de l'Iran. Elle est psychologique, c'est l'incertitude.
Je prends une seule illustration de ça. Ce sont les images qui montraient en fait le départ massif sur les 600 navires qui sont encore dans le golf, des centaines qui avaient voulu commencer à reprendre la mer et qui ont rebroussé chemin à peine publié le tweet de la diplomatie iranienne qui dit "On referme le D3". On voit l'importance psychologique de ça.
Le fait de frapper tout le monde, ça maximise l'incertitude pour absolument l'ensemble des pays de la région. Mais Donald Trump parle de chantage ce soir, il insiste là-dessus. Sopia Mara, ce qu'il faut voir au-delà des paroles de Donald Trump ou des des mises en demeure ou des menaces et même de ces de ces frappes qui sont assez ce coup de ce monde, il y a même un navire qui a été partiellement endommagé.
En en réalité, c'est c'est c'est ce c'est la poursuite des pour parler mais sur le terrain maritime. Pourquoi ? Parce que certes les Iraniens hier ont dit que le blocus était était levé, n'est-ce pas ?
Et Donald Trump a même dit merci. Par contre, il a dit dans le même temps que et bien le blocus des ports iraniens restait en place. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'il y a toujours un moyen de pression américain sur les Iraniens. Or, les Américains, les Iraniens sont en train de négocier, de négocier sur les avoir gelés que les Iraniens voudraient récupérer. Sur le nucléaire, on parle d'un moratoire de 5 ans, les Américains veulent 20 ans.
Donc là, ce sont bien des négociations. Or, pour négocier, il faut avoir des cartes en main et des moyens de pression. Bien ça, ça en fait partie.
Et les Iraniens ont ce prétexte de dire, "Nous, on a ouvert le le D3, vous gardez en place le blocus sur les ports iraniens. Alors, personne ne passe." C'est exactement ce que vous disiez.
Exactement ce que vous disiez. Richard comprendre réellement bloquer ce planer la menace. général rich, c'est laissé pler la menace et puis c'est surtout c'est surtout leur arme nucléaire suprême.
C'est-à-dire que avec peu de moyens, ils sont capables de de de mettre de tenir en otage l'économie mondiale. C'est ça. Et ça rappelle aussi la géographie, c'est-à-dire aux Américains, vous êtes là à la sortie des Étroits, mais vous êtes là, vous n resterez pas longtemps un milliard de dollars par jour, la guerre peut-être un peu moins parce qu'il tire pas.
Mais nous le D3, nous sommes riverins. On est là, on y sera là demain, on y a depuis 1000 ans, on y sera dans 100 ans, dans dans 200 ans, dans 500 ans. Donc on a le temps également.
Donc il ils mettent la pression sur les Américains. C'est ils se tiennent par la barbichette pour voir qui va craquer. Mais il y a quand même une chose donc on soulligne pas suffisamment ce soir, c'est que la trêve tient toujours.
Et voilà. Et ça c'est quand même quelque chose d'assez important. On en parlait tout à l'heure, ça fait à peu près 10 jours me semble-t-il.
Donc c'est absolument considérable. Ça prouve que les deux parties tout en en en montant un petit peu aux extrêmes sur le plan narratif et bien quand même cherche une voie de sortie. Ça veut pas dire qu'ils la trouveront mais ça veut dire qu'il la cherch encore à cette heure-ci.
Sinon les combats auraient déjà repris. Voulez dire des frappes en fait. C'est parce qu'on voit plus de frappes pour le moment.
Voilà. Et puis les les frappes et puis les frappes des deux côtés parce que l'Iran est certainement capable de continuer à frapper Israël ou bien les voisins et cetera et avec les les chades et puis les les missiles qui le restent. Ce serait une énorme responsabilité pour Donald Trump de reprendre sous une forme ou sous une autre les hostilités, de briser cette trève parce que il le ferait s'il le faisait ce weekend, les marchés réagiraient immédiatement lundi parce que les marchés parient sur la négociation.
Au fond, les marchés écoutent le général Richou, ils sont convaincus que la trêve va tenir et qu'à la fin il y aura un accord. Si Donald Trump prend la responsabilité de briser cette trêve, il prend aussi la responsabilité d'une forme de chaos économique mondial. C'est quand même lourd à porter.
La France touchée au proche Orient ce soir puisqu'un soldat français a été tué au Liban, le sergent chef Floriant Montorio du 17e régiment du génie parachutiste de Monteoban. [raclement de gorge] Trois autres militaires également blessés dans une attaque contre des casques bleus. Emmanuel Macron a pointé la responsabilité du Esbola ce soir et le chef du Esbola Naï Kassem s'est exprimé ce soir pour dire que le Esbola avait le doigt sur la gâchette.
On va retrouver tout de suite Arthur Saradin en direct de Beou. Bonsoir Arthur. Naï Kassem qui s'est exprimé à la télévision libanaise ce soir.
Oui, absolument. Et puis vous avez relevé hein ce ce terme qui a été très commenté ici au Liban, le doigt sur la gâchette, ce qui nous raconte la fragilité de se cesser le feu. J'étais moi-même au sud du Liban il y a encore quelques heures et on entend ces bruits de la guerre qui sont encore là.
Alors avec une bien moindre intensité que ces dernières semaines, mais tout de même des détonations, des dynamitages organisés par l'armée israélienne dans des villages frontaliers, des bombardements et puis ce Hzbolah qui est encore présent au sol, l'armée israélienne qui est aussi présente sur le territoire libanais. On sait que ce cesser le feu doit durer 10 jours, mais comme je disais, il est très fragile parce que les principaux dossiers qui permettraient de rendre une stabilité un peu pérenne, ils n'ont pas encore été adressés dans les négociations, la présence israélienne sur le sol du Banet, mais aussi les armes du Hzbola qui est un dossier extrêmement sensible depuis des années au Liban. On a eu évidemment cette information plutôt dans la matinée de ce soldat français des casques bleus qui avaient été tués au sud du Liban. trois autres blessés dont deux qui sont dans un état grave.
Le président de la République libanaise et aussi le premier ministre ont dit que l'armée libanaise diligenter une enquête. La fille nulle, contrairement à Emmanuel Macron, n'a pas nommé pour l'instant le Hzbola, mais a parlé d'un groupe militaire non étatique. Il faut comprendre que dans 95 % des cas au sud du Liban, il s'agit du Hazvolah.
Et la Finule va aussi mener son enquête pour comprendre quelles ont été les circonstances de ce que l'on présente aujourd'hui comme une embuscade et comment euh ces miliciens, ce groupe paramilitaire ont pu euh et bien attaquer un contingent français qui devait se rendre dans une position enclavée de la finule au sud du Liban et mener des opérations qui sont menées quotidiennement dans cette région depuis des années par les casques bleus. Merci Arthur Sarada. On vous retrouvera tout au long de cette édition spéciale Sopia Amara.
Quand vous entendez les euh ce ce que vient de dire Arthur Saradin, est-ce que vous pensez que c'était volontaire de la part du Esbola de frapper la finule pour casser ce cesser le feu ? Écoutez, tout est possible. Moi, j'ai beaucoup travaillé avec les casques bleus français à Nakura, au QG de Nakura, à de nombreuses reprises.
Le Esbola sait pertinemment où se trouvent les casques bleus. Il le sait. Donc soit il y a peut-être une possibilité que ce soit une erreur, on n'est pas à l'abri.
Cela dit, s'il a frappé siamment parce que c'est un tir ciblé, c'est un tir direct, ça n'est pas le résultat d'un accident, et bien il y aurait deux possibilités. La première c'est de faire voler en éclater le feu ou alors de lancer un message à l'Occident. Mais là, franchement, il aurait frappé des Français alors que la France est vraiment le pays qui est le mieux vu au Liban.
C'est celui qui est le moins oni, on va dire. On comprend pas pourquoi ce serait la France puisque la France a toujours eu une position modérée et surtout qui a toujours soutenu le Liban avec et même trop selon certains partis euh libanais qui refusent euh que le Esbola soit considéré comme un parti politique tout comme il est une milice armée, il a un bras armé. Donc on se demande mais en tout cas ce que je peux vous dire comme à titre d'exemple pour conclure c'est que je retiens toujours cette pas anecdote parce qu'il y a eu mort d'homme.
En 2008 un militaire libanais a été abattu on pense par le esboll parce qu'il s'était approché de zone du esboll militaire libanais au sud-liban et à l'époque les les haut gradés avaient dit en off donc je ne les citerai pas ça c'est un message duboll pour dire que au sud de Liban il n'y a aucune force à part le esboll. C'est ce que disait tout à l'heure Joël Boaboud du parti KataBeb qui était sur ce plateau et qui disait "Il n'y a que des drapeaux du Esbola dans le sud de Liban. La zone est totalement euh contrôlée." Euh général Richou, euh est-ce qu'il y a une possibilité euh que les Français ai été volontairement ciblés ?
Alors ça c'est très possible s'il est tout enfin tout est envisageable. Il est possible aussi que un groupe armé et agit de sa propre initiative sans être véritablement recevoir des ordres directs et verticaux pour pour tuer quelqu'un. Mais il faut rappeler également que la finule tous les soldats de la finule se ressemblent furieusement.
C'est c'estàd qu'on gomme les différences. Il y a plus de drapeau français, on est tout en ils sont en bleu les les voilà les fracs sont en bleu et cetera. Donc ça veut dire que euh il est possible aussi qu'on ait ciblé un soldat de la Finule sans savoir forcément que c'était un soldat français à ce à ce moment-là de la journée parce que rien ne semble ressemble plus à un un soldat de la finule qu'un autre soldat de la finule.
Voà c'est c'est une possibilité également. Je sais pas si si c'est vrai mais en tout état de cause la finule dérange. Et pourquoi la finule dérange ?
C'est parce qu'elle documente. Elle documente les crimes de guerre. document exactement sa principale vertu parce que pour le reste elle est pratiquement sans pouvoir, sans pouvoir de coercition, sans pouvoir de réponse et donc c'est la raison pour laquelle on la la la voilà on le voit cette éclis le bien fondé de sa présence là-dessus et nous dans l'armée française on aime plus trop les casques bleus depuis 1995 et le ton de Verbania où ils avaient été enchaînés souvenez-vous et le président Chirak avait piqué une grosse colère et on avait remis à ce moment-là nos nos ber et nos casques et on avait tapé sur les Est-ce que la France peut sortir de sa position de neutralité après ça général Et ben là, ce ne sont pas des soldats français, ce sont des soldats de Nu, c'est-à-dire qu' reçoivent les ordres du DOMP du département des opérations de maintien de la paix à New York.
C'est-à-dire que la différence c'est qu'il ne reçoivent pas les ordres de la France. Là, ils sont mis à la disposition de l'ONU. Vous n'êtes pas d'accord avec ça ?
Si, je suis d'accord. Mais j'apporterai une petite nuance. J'ai été témoin d'une scène incroyable quand des piquets israéliens quand des avions israéliens faisaient des piqués sur nos chars leclerc français où nous étions en QG.
Et là euh, c'est considéré comme un acte de guerre. Je parle sous sous votre contrôle en général. Donc c'était piqué sur des des des chars français et donc là la France vraiment était sortie de sa position de neutralité.
C'est non seulement ça, mais elle a mais Michel le mari, ministre de la de la défense, la ministre des armées, a donné ordre aux soldats français de débâcher. Donc, ils ont débâché ils ont débâché leur leur leur défense anti-aérienne et finalement ça s'est alors ça s'est tellement bien arrangé Sopia qu'on a retiré les Lecler du Liban. Voilà, peut-être [raclement de gorge] exactement et moi j'étais à bord de ces vérité, il y avait il y avait du Lecler, il y avait du lourd aussi.
Il y avait du 155 qui dérangeait le esbola a été retiré au bout d'un moment parce que le esbola n'en voulait pas. Ça les dérangeait trop sous le prétexte que ça abîmait les routes. Non.
Et que ça faisait peur aux habitants et que ça et ça stressait les habitants. En tous les cas, Benjamin Netaniaou avait une stratégie claire, le démantellement du esbola sur le territoire libanais. Est-ce que c'est la fin de cette stratégie ou non ?
Écoutez ces propos. Le esbola d'aujourd'hui n'est plus que l'ombre de ce qu'il était à l'époque où Nasrala se ventait. Mais je vous le dis en toute honnêteté, nous n'avons pas encore achevé notre tâche.
Nous avons des projets concernant la menace que représentent encore les roquettes et les drones, mais je ne les détaillerai pas ici. Nous avons toutefois un objectif supplémentaire, à savoir le démantellement du Sbolla. C'est pourquoi je vous le répète en toute honnêteté, cela ne se fera pas du jour au lendemain.
Cela exige des efforts soutenus, de la patience et de l'endurance. ainsi qu'une gestion avisée de la scène diplomatique. Raphaël Jérusalemmi, bonsoir.
Vous êtes en direct avec nous, ancien officier du renseignement [raclement de gorge] militaire israélien. Quand vous entendez ces propos de Benjamin Netaniaou, on a appris par le média aos que Israël avait été choqué que Donald Trump demande l'arrêt des frappes sur le Liban. Est-ce que la stratégie israélienne est alors bloquée ?
Euh peut-être, mais ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Je pense qu'il y a ici une occasion historique peut-être euh de pouvoir enfin négocier directement entre Jérusalem et Beou, de négocier une frontière reconnue, de négocier un état de non guerre si ce n'est une normalisation. Et donc il faut absolument à tout prix donner sa chance à cette voie diplomatique.
Le bala tout faire pour saboter les négociations. Il le fait déjà en menaçant de mort tout simplement. Euh aujourd'hui le président Aoun, le président du Liban le Rizbal va se paniquer de même que avait paniqué le Hamas lorsque il y avait une normalisation qui approchait entre Israël et l'Arabie Saoudite et là c'est vraiment un moment qu'il faut saisir, il faut donner toute sa chance et il faut donc calmer le jeu.
C'est le feu que ça soit imposé par Washington ou non. Peu importe, je pense que c'est une très bonne chose. Il faut tenter le coup, il faut tenter la paix.
C'est très frappant ce que dit Raphaël Jérusalemie ce soir, c'est-à-dire que c'est une opportunité pour la paix. Bah, je suis heureux et et ému de l'entendre dire ça parce que je suis tout à fait d'accord avec lui. Je veux dire la paix, cette région a besoin de de paix et cette idée que Benjamin Netaniau et le président Aoun puissent se se rencontrer sous l'ég des des Américains et négocier une pêche juste et et durable afin que de C'est la photo de famille rêvée de Donald Trump.
Oui, vous savez quand vous avez pu avoir la chance d'aller à la fois à la vive et Beou que vous voyez les similitudes des peuples qui env voilà de de paix, d'entente et cetera, ça ferait énormément de de bien. Maintenant ce qu'il faut souhaiter c'est que et là je vais être volontairement provocateur que deux entités à savoir Benjamin Netano et Naim Kassem qui sont une espèce d'alliance objective parce que les deux ont besoin de la guerre pour continuer d'exister, c'est leur raison d'être. Vous êtes volontairement provocateur.
Vous mettez Benjamin Netaniaou au même titre que le chef du suivi j'ai suivi ces ces ces ces certaines de ces campagne législative, il s'est toujours présenté comme étant monsieur sécurité. Donc par définition, monsieur sécurité, il a besoin d'insécurité pour faire campagne. Et pareillement le esbola et Sopia Amara en parlant s' doute bien mieux que moi, sa raison d'être, c'est ce qu'ils appellent en arabe mukaama, la résistance.
Donc s'il y a plus d'ennemis contre lequel il faut résister, si un État libanais enfin fort et avec les moyens de se débarrasser de cette occupation, et bien on avancera effectivement vers une une région, je pense il faut le souhaiter apaiser. Raphaël Jérusalem, quand vous entendez ça, est-ce que vous pensez que Israël va garder cette même ligne, c'est-à-dire de ne pas reposter ? On sait qu'un soldat israélien a été tué dans le sud de Liban aujourd'hui.
Oui. Alors, ça va être très compliqué parce que comme je l'ai dit, le Rizbala va tout faire euh pour sa beauté euh tout ce qui peut mener à des négociations directes euh qui seront d'ailleurs sur le dos du Hisbala. Parce qu'en fin de compte, si Jérusalem et Beou s'entendent, ce sera surtout sur le sur le point justement du Hizbala, c'est-à-dire de se débarrasser de cette épine dans le pied pour tout le monde, de cette ferrule du Hizbala.
Euh aujourd'hui, on a parlé euh de la mort d'un soldat français, pas seulement de celle d'un soldat israélien, tous deux tués par le Rizbala. Le communiqué français a parlé d'une force non étatique. C'est pas tout à fait vrai puisque le Rizbala est une force étatique politique au sein du gouvernement libanais.
Euh et c'est donc ici un remaniment euh de la politique libanaise qui doit être euh Garga Fut a parlé de de Benjamin Nathanahu. Alors Benjamin Natanahou c'est celui qui remplace aujourd'hui au gouvernement mais il y aura bientôt des élections. Par contre, c'est plutôt au Liban s'attendre à un vrai remanement de la politique libanaise, des dirigeants libanais qui s'orient une fois pour toutes vers la main tendue car elle est tendue des Israéliens pour une normalisation, en tous les cas pour un début de quelque chose, oserais-je dire, pour des mesures de confiance, de premier pas.
Il faut absolument que cela arrive car sinon ça sera très triste pour le Liban tout simplement. Sopia Amara, quand on entend Raphaël Jérusalemi, j'ai l'impression d'entendre la dissention des des officiers entre Donald Trump et les officiers américains ce soir Raphael Jérusalemie. Même chose du côté d'Israël parce qu'on oublie souvent que le Esbola c'est aussi une force politique et souvent on l'a entendu sur ces plateaux.
On ne peut pas dissocier la branche politique de la branche armée dubola. Vous êtes d'accord avec ça ? Non, moi non.
Je vais vous dire pourquoi, mais très simplement en réalité le Esbola n'est pas une force politique, c'est une milice armée. Ouais. Et son bras politique, c'est juste un [raclement de gorge] prétexte.
OK ? Elle a elle est rentrée, elle s'est infiltrée dans l'État libanais au niveau politique, mais avant tout, c'est une une force paramilitaire. C'est la plus grande force paramilitaire du Moyen-Orient.
Le la l'aile politique, moi j'ai entendu un responsable du Esbola dire exactement ceci : "Nous avons une aile politique pour faire plaisir aux occidentaux parce que ça leur fait du bien de pouvoir croire qu'il parle." Vous allez faire sursauter la France. Sopia.
Ah mais je l'ai déjà dit, je l'ai déjà dit dans une ambassade une fois que je ne mentionnerai pas mais c'est tout à fait vrai. Et ils ont et eux pour eux c'est la même chose. C'est une milice et l'aile politique n'est qu'un prétexte.
Et tant que cette aile ou que ce cet arsenal ne sera pas désarmé et en même temps que les Israéliennes ne se retirent pas, c'est les deux piliers. Il faut qu'il y ait un retrait du territoire et désarmer la milice. Et personne pourra le faire que l'armée libanaise et elle ne le fait pas.
Et c'est ça le grand drame. Aurélien Duchen, est-ce qu'on peut encore croire ce soir que le Esbola est piloté par l'Iran ? Bah, il y a deux choses.
La première chose, c'est que euh quand on prend ceux qui sont au gouvernement, je crois qu'il y a encore deux ministres qui sont émanation du US Bola et cetera, le premier ministre Nawaf Salam n'avait pas hésité à parler de désarmer le Bola et cetera sans tenir compte de leur avis. C'est la preuve effectivement pour dans le sens de Sopia Amara que ce sont des factotomes. La dimension poétique du US Bola n'existe définitivement plus depuis fin 2024.
C'est seulement la branche armée qui existe. Maintenant, sur les liens qui restent avec l'Iran, Naim Kassem semble davantage, on va dire presque autonome de la part de l'Iran, que c'était le cas de de Nastrala dans ces deux dernières années. Aujourd'hui, il y a 20 à 25000 combattants estimés.
Ce sont les chiffres donnés par les Israéliens qui subsistent dans les rangs du Esbola. Ça reste une menace réelle, mais apparemment ils se sont, on va dire presque dissociés par rapport à l'air nestrala de euh de leur parrains iraniens. Regardez cette séquence extrêmement frappante.
C'est de la propagande irana bien entendu, mais il joue sur cette alliance entre les Américains et les Israéliens. Existe-t-elle toujours ? Regardez ce qu'ils ont fait.
Why? Why are they not quitting? [musique] [musique] Oh, come on.
Hold on. Let me help you. Thanks, Daddy. [musique] [musique] Voilà, Donald Trump piloté comme une marionnette par Benjamin Netaniaou.
C'est ce que l'Iran essaie de faire sentir à Donald Trump par sa propagande. Noémie. Exactement.
Mais on voit bien que la propagande iranienne a repris tous les codes de l'époque. Ils se servent de l'IA, ils se servent de l'humour. Ils sont très forts d'ailleurs.
Ils sont très bien repris malheureusement sur les réseaux sociaux. Ce qui est intéressant, c'est qu'au fond, il y a effectivement une dissension assez importante et assez visible aujourd'hui entre le Premier ministre israélien et et Donald Trump. Ils n'ont pas les mêmes intérêts dans la région, notamment sur cette question du Liban.
Vous avez vu les dernières déclarations de Donald Trump qui dit à Benyamin Natanyahou, maintenant vous allez arrêter, vous allez arrêter de continuer cette guerre avec l'esbola. Nous nous vous nous sommes déjà en train d'essayer d'obtenir un accord qui tient la route le plus possible avec l'Iran. Nous ne voulons pas que la question du Liban arrive au milieu.
Mais il faut bien comprendre que Benjamin Natanahou lui-même a ses propres intérêts, pas seulement dans la région pour la défense de son propre peuple, mais qu'il y a il va y avoir aussi la question de la politique intérieure israélienne qui va à un moment donné apparaître. Il faut bien comprendre qu'il est actuellement sous le feu des critiques de l'opposition israélienne. Vous avez Yair Lapid, le chef de l'opposition et d'autres qui au sein de la CN7 lui reproche très largement le bilan de cette guerre en lui disant "Toi, premier ministre d'Israël, tu es censé protéger les citoyens de ton pays.
Tu as mené cette guerre, nous avons subi les conséquences, nous avons subi les requêtes, nous avons subi des morts et des conséquences sur sur le pays. Qu'en est-il aujourd'hui ? Quel est le bilan ?" Et bien, le bilan n'est pas là. il n'y a pas eu de résultat vraiment concret de la de à la fin de cette guerre.
Tu as été obligé tout aussi de te retirer comme Donald Trump et donc il est sous le feu des critiques à l'intérieur de son pays dans ce dans cette idée qu'il va y avoir des élections et qui va devoir aussi rendre des comptes sur ce qui s'est passé. Raphaël Jérusalem, est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Il n'y a pas de bilan sur cette guerre à l'heure actuelle.
Je pense que les deux chefs d'État américains israéliens se caractérisent par le fait qu'ils ne sont pas capables de capitaliser pardon politiquement diplomatiquement sur leurs acquis militaires. On l'a vu à Gaza avec le Hamas qui est en train de se refaire une santé. On n'a pas prévu le jour d'après pour reconstruire Gaza.
On le voit ici avec l'Iran où c'est le régime des Molas et les gardiens de révolution qui reste en place parce que de nouveau ni euh les Israéliens ni les Américains ne sont arrivés avec une proposition d'un jour d'après ou une prévision de qui on pourrait mettre à la place si jamais euh des molins et des gardiens de révolution. C'est ici quelque chose qu'ils ont au commun avec des acquis militaires absolument extraordinaires qui auraient dû leur permettre euh d'avancer euh sur le plan politique. On est en fait maintenant dans une sorte de circle comme vous le voyez euh autour de ce D3 d'Ormous euh qui n'est d'ailleurs pas du tout l'enjeu principal.
Merci Raphaël Jérusalemi. On va justement parler de ce D3 d'or mouche puisqu'il y a eu une réunion de crise à la maison blanche ce soir en présence de Donald Trump et ses principaux conseillers au sein même de la situation room puisque Washington le dit sans percé rapide la guerre pourrait reprendre dans les prochains jours. Et les Iraniens le disent très clairement le D3 nous appartient ce soir.
Écoutez-les. [grognement] Ce D3 est sous le contrôle total et avisé de la République islamique d'Iran. À tout moment, selon les circonstances, elle fera usage de ce D3.
Les Américains doivent accepter que ce n'est pas un lieu pour l'intimidation, ni un lieu pour l'arrogance. C'est un lieu d'humilité, un lieu de courtoisie et de respect envers la nation iranienne. Ils doivent savoir qu'ils doivent saluer la grande nation iranienne, faire preuve de respect, agir poliment et présenter leur demande.
Un lieu de courtoisie quand on voit les derniers événements avec des tirs au sein même du D3 d'Ormous, on peut en rire. Général Richou. Oui, mais là là, il veut simplement dire que eux ils sont chez eux et que les autres sont des intermittents du spectacle dans la région, c'est tout.
Vous êtes pas là chez vous, vous avez une flotte qui repartira. Ce que je disais tout à l'heure, la géographie commande la elle commande depuis des millénaires dans le D3. Elle va continuer à commander pour des pour des dizaines et des centaines d'années dans le D3.
Et ceux qui sont les maîtres du D3, ça reste les Iraniens. Donc il il explique aux Américains que c'est pas eux qui décident dans le D3 et mais c'est aussi une manière de faire pression. Et de l'autre côté, Donald Trump menace de reprendre de reprendre les les combats.
Donc là, il monte chacun un petit peu aux extrêmes pour voir un petit peu je je jusqu'où ils peuvent pousser leur le leurs avantages. Mais avec je je le répète toujours à mon avis, c'est en arrière-plan l'idée de ne pas reprendre des combats. Et c'est ça en fait que les deux les deux parties essayent ce soir avec on verra s'il y a du succès ou bien si ça va reprendre quand même parce que ils seront obligés à un moment donné si rien n'abouti de reprendre des combats malheureusement.
Oui. Et les termes utilisés s'adressent aussi au pays de la région. Le terme respect c'est un terme qui quand même ne parle pas seulement aux iraniens.
Alors bien évidemment ce régime est ce qu'il est. On le connaît et il est mal placé pour parler de respect quand on massacre sa population. Mais néanmoins cette valeur du respect, tous les pays du golf Donald Trump leur a marché dessus.
Enfin et puis on se souvient aussi des mots utilisé envers le prince héritier saoudien et cetera. Alors ils ont quand même dit notamment le prince héritier saoudien au bout d'un moment on avait vu dans les certains articles de la presse américaine en disant "ça y est allé trop loin maintenant il faut aller au bout". Oui.
Peut-être peut-être que vous savez les pays de la région de toute manière tout que ce soit les Émirats Arabes- Unis, l'Arabie Saoudite, le Kouwait, Bahrain, le Qatar, ils ont besoin que ce des trois rouvres. Ils ont besoin que cette guerre se termine. Ça devient quand même un besoin crucial quand vous voyez la situation.
S'ajoute à ça, les centaines de navires qui sont dans leur port avec tous les marins qui sont bloqués qu'il faut ravitailler et cetera et cetera. Mais ça n'empêche pas. Vous pouvez dire d'un côté, il faut que cette guerre se termine et éventuellement accepter une issue par la force, mais néanmoins, la ranqueur, elle existe, l'humiliation, elle existe et vous vous en souviendrez.
Et le fait de ne pas avoir été respecté, vous vous en souviendrez. Et de ce point de vue-là, c'est une carte aussi que jouent les Iraniens. Alors, le SENCOM réagit immédiatement ce soir à l'instant sur Twitter.
Le blocus a totalement interrompu le commerce maritime à destination et en provenance de l'Iran. Ils essaient de dire quoi là Aurélien du Chîn ? Alors déjà, on rappelle juste que c'est un blocus qui est ciblé sur l'Iran.
Les Américains ne jouent pas la même carte que les Iraniens consistant à absolument tout bloquer évidemment. Et la deuxième chose, c'est que il faut donner des résultats, on va dire, de ce qui marche. C'est-à-dire que on a beaucoup dosé sur le fait que les Américains n'avaient pas de buts de guerre, ne savaient pas où ils allaient.
Là, ils ont rétréci le scope géographique et aussi les buts de guerre. Maintenant, toute leur communication est axée uniquement sur la maîtrise du golf, sur la liberté de navigation. On ne parle plus du sort des du peuple iranien et cetera.
Là, il y a la volonté américaine de montrer qu'il maîtrise une chose, c'est l'ouverture du golf. Et un dernier aspect, enfin, quand on parlait de respect, il faut pas mestimer le niveau d'humiliation qu' aussi eu les pays du golf de la région quand les Émirats arabes unis ont eu plus de frappes que l'État d'Israël de la part de l'Iran. Ça, quand on entrera dans le dur des négociations, faut pas s'attendre à ce que les pays du golf, les pétromarchies soient justement euh à euh sur une sur une posture, on va dire, euh ils seront dans une posture de fermeté extrême de l'Iran et ça faut pas le sous-estimer.
Oui. Non, je crois que le manque de respect de la part de ce régime a commencé déjà à partir du moment où il est né, c'est-à-dire il y a 47 ans. Aujourd'hui, c'est ce régime qui n'a pas respecté sa population en la massacrant.
C'est ce régime qui n'a pas respecté la région en bombardant tout Azimut euh en mettant des proxis, des satellites un petit peu partout pour lui répondre au droit et à l'œil. C'est ce régime qui a financé, armé, structuré le Sebbola qui a pris en otage le Liban. Donc ce régime-là qui attend ensuite du respect en retour, moi ça me fait doucement rire.
Et ce qui me fait doucement rire aussi dans cette déclaration qu'on a entendu, c'est qu'ils osent dire qu'il porte la voix du peuple iranien. Pardon, il faut peut-être rappeler ce qui s'est passé. Ils ont massacré des gens dans la rue, des gens qui appelaient simplement à à obtenir un petit peu plus de liberté.
Donc ce régime aujourd'hui ose se pavaner en demandant du respect et en disant qu'il euh parle et qu'il essaie de demander une forme de respect au nom de son peuple. Mais où sommes-nous ? Où sommes-nous vraiment ?
Non, si vous voulez ce qui est la la raison, je crois pour laquelle il y a à la fois un mélange assez dérangeant de gourmandise et de cynisme dans les paroles qu'on a diffusé à l'instant, c'est parce que le nouveau régime qui est le prolongement mais avec une forme de rupture par rapport à l'ancien, a découvert que sa véritable capacité de dissuasion, et le général Richou l'a rappelé, c'est sa géographie. Et ça, c'est un facteur sur lequel l'ancien guide suprême n'avait pas misé. Il pensait que le blocage du D3 d'Ormous impliquerait d'autres puissances dans la guerre contre l'Iran.
Et donc il est ils sont en train de l'enterrer, j'allais dire deux fois en utilisant ce qui était tabou jusqu'ici et en se rendant compte qu'elle est là leur arme nucléaire et elle est très puissante. Pourquoi ? D'abord parce qu'elle leur permet de s'attaquer à la mondialisation.
Premièrement, c'est 20 % a beaucoup dit sur ce plateau, du pétrole, du GNL, les engrais et cetera. Deuxièmement, elle se permet, et ça c'est plus grand encore de s'attaquer à l'hégémonie américaine qui est en partie basée sur la garantie de libre circulation et de libre navigation qui était assurée par le gendarme américain au sortir de la guerre mondiale en rappel de ce que ce qui avait été appelé la la charte de l'Atlantique. Et troisièmement, j'en termine par là, la menace existentielle, elle est sur la crédibilité de la parole de Donald Trump et du président des États-Unis.
Et ça, le fait que cette parole qui sort de la Maison Blanche soit complètement dévitalisée, ça a des conséquences à travers le monde et pas que pour cette région. Mais les Américains avaient tout de même réussi à entre guillemets débloquer ce fameux D3 d'Ormous. On avait vu ces navires de guerre qui étaient rentrés à l'intérieur du D3.
Qu'est-ce qui les empêche à l'heure actuelle de refaire la même chose général ? Ben c'est parce qu'ils n'ont pas débloqué le D3 d'Ormous. Ils ont fait passer de de destroyer.
Le lendemain, il était bloqué et ils n'ont absolument pas réussi à le débloquer parce qu'on fait la confusion entre le fait de réussir à faire passer des navires de guerre de manière ponctuelle comme ça et puis le fait de rétablir la liberté de navigation. C'est-à-dire que je pense que à vive force, on peut toujours passer par le détroit d'Ormouse. Bon mais faut se rappeler les Dardanel en 1915 he quand les Britanniques ont essayé de forcer les Turcs, ça s'est terminé par une sacrée catastrophe.
Donc ça serait très très très lourd. En revanche, est-ce que ça implique de euh rétablir la liberté de navigation dans le dans le D3 ? Absolument pas.
Pour une seule raison et pour une seule raison, c'est que déjà on dit qu'il y a des mines peut-être peut-être on sait pas si elles sont là, mais le simple fait de dire qu'il y a des mines et qu'on s'adresse à des acteurs économiques et pas à des acteurs militaires et bien vous voyez personne ne prend ce risque là. Les assurances, les compagnies d'assurance ne prendront pas ce risque là. c'est rien qui per effet un effet militaire et politique qui est absolument disproportionné avec les capacités militaires de l'Iran.
Et c'est là que je suis d'accord avec ce que disait monsieur Jérusalem tout à l'heure, mais en parlant en parlant dubola. C'est-à-dire que on n pas prévu le coup d'après, c'est-à-dire on tape et ensuite qu'est-ce qui se passe ? Quel est l'effet final recherché et quelle est la sortie de crise ?
Et bien ça n'a pas été prévu. Mon commentaire va être volontairement provocateur, mais quel est le pire entre des tirs de des iraniens sur des navires commerciaux ou l'escorte militaire et un blocus ? Sopia Marin, je dirais les deux mais en général non mais en réalité ni l'un ni l'autre.
Ce qui serait bien c'est que et bien les canons cessent définitivement d'autant que dans 72 he le le cesser le feu prend fin. Euh euh cela dit, pour en revenir à à l'expression, je enfin je suis tout d'accord d'ailleurs je suis tout à fait d'accord avec vous général parce que effectivement ils ont découvert les Américains que tout comme d'un tweet Trump pouvait faire trembler les marchés euh rebaisser le prix du baril et bien que les Ianiens aussi d'un seul tweet de Abasarakji le ministre des affaires étrangères ou de Kibaf le chef du parlement iranien pouvait là encore en prétendant qu'il y avait peut-être des mines mais on ne sait pas où elles sont ou bien que tout bâ tout qui passera sera frappé mais que eux aussi d'un seul tweet pouvaient prendre en otage l'économie mondiale et peut-être même les États-Unis parce qu'ils sont pris à leur propre jeu. Non, sur les bâtiments de guerre américains qui ont passé le le D3 d'Ormous, si à l'image de ce à quoi dans une certaine mesure on a assisté dans cette guerre contre l'Iran, c'est que vous pouvez enchaîner des succès tactiques et vous retrouver avec une défaite stratégique au final quand vous avez mal bâti votre stratégie.
Et donc effectivement, il faut pas confondre une percée et une ouverture. Et donc là, en l'occurrence, il y a eu ce symbole qui était très très fort et sur lequel ils ont très largement communiquer d'ailleurs en maintenant allumer les transpondeurs de ces navires afin que tout le monde puisse effectivement les voir et les surveiller via notamment le site qu'on connaît désormais toutes et tous très bien, Marine Trafic. Mais aujourd'hui, à part l'option diplomatique ou euh j'allais dire une opération militaire massive mais massive à la fois dans sa proportion, sa quantité et dans la durée.
La réalité à laquelle nous au sens large sommes confrontés, c'est que ce D3 ne fonctionnera plus jamais comme avant jusqu'à ce que ce régime finisse par, il faut le souhaiter tomber. Il a découvert qu'il a, je le redis, une arme nucléaire économique et donc il va il va la garder. C'est sa carte la plus puissante et il a tiré les leçons de Gaza.
À partir du moment où il n'y a plus eu aucun otage parce que ça c'est une prise d'otage, le Hamas n'avait plus de carte. Donc cette carte là, c'est sa j'allais dire sa plus chère et sa plus valable. Il ne va pas la lâcher.
Et pour Donald Trump, il n'a que deux mauvaises options. Soit repartir en guerre. Alors, on peut discuter, débattre des modalités, taper encore plus fort ou d'autres cibles ou alors aborder les navires iraniens ou alors s'engager dans une voie diplomatique face à des Iraniens qui sont des spécialistes en la matière.
Ça va être long et ça va nécessiter des concessions. Une guerre économique qui a déjà commencé puisqu'il y a eu des tirs sur des navires commerciaux cet après-midi. Regardez cette séquence saisissance puisqu'un bateau indien a été pris pour cible.
Regardez. સેપાને સેપાને thisસ મોટ સનમાલયગીન્સટ ગોમા Richard pourquoi prendre les Indiens en otage ? Mais parce que l'objectif c'est de l'objectif pour la République islamique, pour les gardiens de la révolution, c'est de bien montrer que de toute manière quoi qu'il se passe et c'est ce que disait Galager à l'instant, ceux des trois ne pourra pas réouvrir sans leur aval.
Donc ils sont incontournables. Et au fond, c'est le piège dans lequel est Donald Trump. Donald Trump son idée qu'il avait d'ailleurs théorisé, expliqué, c'était blocus total des navires à destination des ports- iraniens ou en provenance des ports irraniens.
Il promettait même d'aller les traquer jusqu'en Asie ces navires-là. Mais par contre, on laisse passer les autres. Donc autrement dit, on rétablit un semblant de vie économique pour les pays du golf qui pourraient aller et venir avec leur bateau tandis que l'Iran serait complètement bloqué.
Mais ça marche pas. Mais ils ont remis en place le péage ce soir les iranien. Mais de toute manière ça ne marche pas puisque à tout moment un navire en provenance d'un pays non iranien, un pays du golf, le Kit ou autre, peut se retrouver sous la menace de l'Iran.
Donc ça c'est une carte et le et l'Iran est d'autant plus je dirais euh tenté de jouer cette carte que de toute façon aux yeux de toute une partie du monde et notamment de toute l'Asie qui dépend de ce pétrole, le responsable du blocus c'est pas Teran, c'est Donald Trump, ne l'oublions pas parce que eux tous ces pays avaient l'habitude de commercier avec l'Iran. Ils avaient l'habitude, ça marchait, le pétrole ça fonctionnait. L'Inde s'approvisionnait en pétrole, la Chine s'approvisionnait en pétrole.
Tous les pays d'Asie du Sud-Est s'approvisionnaient en pétrole. des pays qui par ailleurs n'ont pas beaucoup d'égard, il faut bien le dire, pour la population iranienne et l'état de la répression du pays. Donc pour tous ces pays, la mondialisation version Iran, ça fonctionnait.
Donc à leurs yeux, c'est Donald Trump qui a cassé ça. Information de dernière minute du côté des Américains puisque c'est le New York Times qui le donne et bien après plusieurs semaines de guerre, l'Iran possède encore environ 40 % euh de son arsenal de drone d'attaque et plus de 60 % de ses lanceurs de missiles soient largement de quoi paralyser la navigation dans le D3 d'Ormous. C'est le renseignement militaire américain qui est cité de manière anonyme dans le New York Times et ils ajoutent que l'Iran est actuellement en train de déterrer euh une centaine de lanceurs afin de faire monter cette capacité à à 70 %.
Et donc on voit qu'ils sont en train effectivement de profiter de de ce temps pour reconstituer un arsenal. Euh mais on voit aussi que malgré les affirmations à la fois du président des États-Unis et euh de son secrétaire la guerre Pitexf, ils maintiennent euh un un arsenal qui est considérable avec un pouvoir de nuisance indéniable parce que ces drones ce sont des drones d'attaque et qui leur permettent de tenir en jouir qui peuvent potentiellement passer par là. Maintenant, j'en termine par là.
Il faut pas non plus minimiser l'impact du blocus américain contre l'Iran. Ils sont véritablement gêné parce que du point de vue des importations, mais aussi des des exportations, on pourra en parler plus en détail, il y a un enjeu qui est absolument majeur pour les Iraniens. 90 % de leurs exportations se font via la mer et ils sont grandement dépends.
C'est 10 à 12 millions de tonnes de blé par an. C'est 80 % de leur matériel médical et des médicaments qui rentrent par la mer. et que la liste est encore longue.
Donc voilà, il y a un et autre chose, ils ne peuvent pas se débarrasser de leur propre pétrole pour faire pour continuer 10 à 15 % de leur pétrole parce qu'il manque de capacité de de raffinage. Donc effectivement, au bout d'un moment, il y a un sujet sur le remplissage. Regardez ces mots, les navires, regardez général, les navires font office de capacité de stockage flottante.
Ils permettent à l'Iran de maintenir l'approvisionnement en pétrole et d'éviter une accumulation qui entraînerait des fermetures de raffinerie. Oui, ils ont aussi quand même un peu de de de gaz. Ils ont du gaz et qui exportent notamment vers la Turquie.
C'est-à-dire que même tout ne passe pas non plus par le détroit d'ormouse. Alors c'est 80 % c'est le détroit d'ormous, c'est carg et cetera. Mais il y a quand même encore il y a des pipelines et des gazoduc qui qui transitent qui transitent vers l'ouest.
Donc ils ont des capacités résiduelles et puis rappelons que c'est une puissance continentale, c'està-dire qu'elle peut continuer d'une manière ou d'une autre à faire du smuggling vers le nord et cetera. C'est plus compliqué. Ils ont moins de ils ont ils ont pas de léoduc dans ce je à ma connaissance en tous les cas.
Il y a il y a tout de même un Iran qui est bloqué d'un point de vue économique. Tout à fait. D'abord asphyxier parce que effectivement les raffineries sont dans une situation compliquée.
Euh euh les stations de pompage idem, n'est-ce pas ? Parce qu'ils ne peuvent pas continuer à à pomper de l'essence et à le stocker pour éviter qu'il y ait un encrassement à ce niveau-là parce qu'après c'est très compliqué, il faut reforer pour avoir accès au pétrole. Donc l'Iran est tout de même asphyxier. [raclement de gorge] Certes, les États-Unis sont dans une mauvaise posture, d'autant qu'en plus l'Iran veut veut imposer, n' changé d'avis à ce jour un droit de passage, ce qui est complèt en violation avec le droit international.
Mais l'Iran est asphyxier au niveau économique parce qu'il ne peut pas exporter, parce que son pétrole ne peut être euh euh dirigé vers les principaux euh consommateurs. Et puis surtout, il y a une crise une crise économique déjà à l'intérieur du pays avec une un risque d'hyperinflation. Et donc tout ça fait que et bien ils ont beau euh euh crié victoire ou dire que le D3 restera aux mains de la République islamique Advitam et Ternam, il n'en demeure pas moins qu'il souffre et que peut-être peut-être sans le savoir Donald Trump est en train de précipiter leur chute.
En tout cas que cette coalition on ne le sait pas pour l'instant. Et d'ici là faut s'attendre à ce que l'Iran joue encore plus un jeu à somme nulle. C'est-à-dire que jusqu'ici l'Iran avait essayé de jouer jusqu'au bout la carte de la rationalité économique.
Un exemple, le fait qu'il n'it pas miné bien sûr le D3, c'était pour ne pas tuer leurs propres exportations pour ne pas saficier s'asphixier économiquement eux-mêmes. Si là ils sont dans la situation où le blocus américain comme le revendique le Sent commencerait à porter ses fruits, que ce soit de tuer la poule auxodor des exportation de pétrole ou de se fixer comme le disait Galager les importations iraniennes. Là l'Iran pourrait en ressortir aux solutions militaires qui n'avaient pas osé faire pour ne pas tuer l'avenir économiquement.
Là on va être beaucoup plus loin dans la stratégie du fou au fort. Là on va être dans des décisions de plus en plus irrationnelles de leur part. Et déjà avec cette fameuse flotte moustique, rappelez-nous euh général euh c'est ce sont des petites vedettes qui vont à 180 kmh dans le D3 et qui sont capables de détruire certains atel.
Oui, elles peuvent être n'importe où. On a vu que la côte était très escarpée et il y a 1200 ou 1400 km de côte. Donc elles peuvent sortir de n'importe où et donc il sont très difficiles à cibler individuellement.
Elles vont très vite et elles peuvent faire des dégâts. Mais rappelons que sur le D3, il y a aussi les shaedes. Les chad, ils peuvent venir de de 2000 km sont pas les les drones iraniens, ils ne sont pas sur la côte.
Ils peuvent venir de très loin et ce c'est notamment un Shaed qui avait détruit un un bâtiment dernièrement. C'est-à-dire qu'on n'est pas obligé d'avoir une une artillerie côtière à l'ancienne pour faire des dégâts. On peut faire on peut faire le le on peut faire ça de de très très loin et donc ils vont garder leur pouvoir de nuisance. qu'ils avaient paraît-il plus de 8000 8000 chaed ils ont construit sans doute encore et donc il est très possible qu'il que ça continue encore pour des semaines et des semaines mais le le danger supplémentaire de cette flotte moustique c'est que les chas sont intercés à plus de interceptés à plus de 90 % y compris par les moyens de défense de la marine américaine.
Alors que là les navires dont on parle comme les ouficars par exemple qui tirent les missiles du même nom ils ont une signature radar extrêmement faible. Comment ne pas les confondre au mieux et qu'un bateau de pêche ? Ils sont impossibles à détecter par définition imagerie satellitaire ou autre.
Cette flotte iranienne, on parle de 500 à 800 navires qui appartiennent au Gardin de la révolution. Cette flotte est quasiment intacte. Elle présente un défi encore pire que les chaides pour la flotte américaine ou pour les navires civiles.
Alors moi j'y comprends rien parce que Donald Trump qui nous dit "La marine iranienne est complètement rasée. Elle n'existe plus soi-disant la marine officielle." la [rires] il répète sans cesse deux phrases.
La marine est complètement anéantie et leur aviation est anéantie et il y a un un mensonge par phrase. Pourquoi ? Parce que la puissance aérienne des Américains, ce sont les drones et les missiles des Iraniens.
La puiss les Iraniens, pardon, ce sont les drones et les missiles et leur leur puissance maritime qui déjà était très faible. Bien sûr qu'ils les ont bombardés, mais c'est c'est les zouficard et toute cette flotte qui file à toute allure. C'est c'est vraiment pas tout simple, ils en ont à peu près 500 600 et il les lancent parfois en kamikaz et il les il torpillent et voilà et tout simplement et le drone et le drone pour finir le drone charit dont dont dont parlait à l'instant Aurélien, c'est le même drone qui a tué un soldat français en Irak.
Et s'il y a des bateaux dans le D3, c'est très difficile pour les États-Unis. de les neutraliser parce que les distances sont si proches que le temps de neutraliser, il aura déjà touché sa cible. Mais tout de même, vous allez pas me dire qu'une Armada comme celle des États-Unis avec des portesavion dans la région, également des drones reapers qui surveillent la zone vont flancher face à ça ?
Noémie Louen, vous connaissez le problème de la guerre asymétrique ? Ce n'est pas le plus fort qu' l'emporte. Souvenez-vous de la guerre du Vietnam, euh ce n'est [raclement de gorge] pas le plus fort en terme de de puissance qui peut l'emporter dans ces guerres asymétriques là.
C'est souvent le plus faible qui lui a d'autres façons euh de se de se battre et au fond, il a le temps avec lui. Il a le temps avec lui. C'est-à-dire que chaque jour qui passe où le régime iranien n'a pas capitulé, c'est une victoire.
Chaque jour qui passe où euh le régime iranien n'a pas capitulé, c'est une victoire pour le régime iranien. Et c'est une défaite pour les États-Unis. Mais encore une fois, nous ne sommes pas à la fin de cette histoire.
Simplement sur l'armement deadline mercredi. Donc ça peut refrapper à tout moment. Oui, ils sont tellement repoussés Donald Trump a tellement repoussé les les deadlines que ce serait encore possible qu'il le fassent une prochaine fois.
Simplement sur l'armement des Iraniens, je pense qu'il y a eu une mésation dans cette histoire. Il y a une mésation des alliances en cours. On pensait que sans doute que ce régime était isolé, qu'il était seul et on s'est rendu compte qu'il avait beaucoup plus d'aides que prévu et notamment l'aide des Russes parce que vous avez vu que les Russes leur ont fourni beaucoup de renseignements et ça leur a permis d'utiliser beaucoup moins de missiles puisqu'on a vu qu'au fur et à mesure des jours de cette guerre, il tirait beaucoup moins de missiles mais par contre qu'ils étaient beaucoup mieux ciblés.
C'est-à-dire qu'il ciblait beaucoup plus des endroits stratégiques, que ce soit en Israël, que ce soit dans les pays du Golf. Il tiraient moins, mais ils tiraient mieux. Et ça c'est grâce aux alliances avec la Russie.
Et ça sans doute que ça n'avait pas été suffisamment anticipé au moment où cette guerre a été organisée. Y a-t-il un revirement stratégique de la part de Washington puisque après avoir misé sur un accord, il y a eu une réunion de crise aujourd'hui à la Maison Blanche dans la Situation Room avec Donald Trump et ses principaux conseillers. justement pour s'entretenir sur ce qu'il se passe du côté du D3 d'Ormous et selon Washington sans percé rapide et bien il y aura une guerre qui pourrait reprendre dans les prochains jours.
On va prendre tout de suite la direction de Washington pour vous retrouver Mathieu Carman et Julie Janus puisque l'armada américaine est toujours présente dans la région. Oui, absolument. Et pour le vérifier Margaot, il suffit de regarder le compte Twitter, le compte X du SCOM, le centre de commandement de l'armée américaine qui opère au Moyen-Orient et qui publie très régulièrement des images, des photos et des vidéos des soldats américains qui sont déployés en nombre dans la région.
Il y a 20 minutes de cela à peine, le SCOM expliquait que le destroyer lance-missile USS Pinkney était déployé dans les eaux régionales en appui de des aux opérations de blocus. Et d'ailleurs le Sent qui précise que le blocus a complètement stoppé le commerce économique entrant et sortant de l'Iran par voie maritime. Ça c'était il y a 20 minutes.
Un peu plus tôt dans l'après-midi, le SENCOM expliquait qu'un hélicoptère de combat survolait le D3 d'Ormous pour surveiller justement ce qu'il se passe dans le D3 d'Ormouse. Le porte-avion, l'USS Gérald Ford, lui a été déployé en mer rouge. Donc on le voit, Donald Trump et l'armée américaine mettent toujours la pression sur le régime iranien.
Il faut dire qu'hier une fois encore, Donald Trump a pris la parole notamment à bord d'air Force One. Il a expliqué que s'il n'y avait pas un accord d'ici mercredi, alors les bombardements reprendraient. Et tant que cet accord ne serait pas signé entre les Américains et les Iraniens, le blocus resterait en vigueur dans le D3 d'Ormouse.
Mais on le voit, ce sont des milliers, près de 60000 militaires maintenant qui sont déployés notamment dans le golfe Persique pour mettre en place ce blocus décrété par Donald Trump. Merci à Mathieu Carmanet, à Julie Janus qui vous accompagne, l'armée américaine qui ditoser des ressources pour continuer ce blocus aussi longtemps que nécessaire. On dit souvent les Iraniens jouent le temps long, les Américains ont le temps court parce qu'il y a des élections de mi-mandat.
Mais réellement en terme militaire, les Américains peuvent tenir sur le long terme oui une vingtaine de navires dont une quinzaine qui sont ils sont capables de le faire dans la durée. La question c'est que premièrement vous regardez ce qui se passe en ce moment même. Il y a des réapprovisionnements en masse de toutes les bases américaines y compris maritimes.
Il y a des balets aériens en masse en ce moment même sur le sol sur le sel européen. Les Américains se donnent la la capacité de durer. Et la deuxième chose, c'est que alors on a beaucoup de lausé aussi même sur sur les réseaux sociaux sur le fait qu'il y a du rationnement alimentaire à bord des navires américains.
Ça nous rappelle les réalit Voilà, c'était ça l'ur dîner. Et ça a été il y a eu beaucoup de plaines de la part de familles de soldats américains qui ont été profondément choqués par cela. On dit souvent les plus grandes armées sont les moins bien nourris sur le terrain et voilà on les voit ces photos. photos envoyé par les soldats les photos envoyées par les soldats à leur famille pour faire pression également sur les Américains.
Oui. Alors là, il se peut que ce soit à un moment où il y a eu un manque le temps que la le navire soit [rires] réapprovisionné. Franchement, c'est je pense pas que ce soit ça qui pose problème seulement cela dit.
Par contre, les Américains, oui, ont les moyens de tenir. Oui, ils peuvent se donner avec leur armée hyper puissante les moyens de résister et de rester longtemps à tenir ce détroit de l'extérieur, c'est-à-dire à boucler le boucleur d'une certaine manière qui est l'Iran. Cela dit, il est quand même Donald Trump même si pour les midterms, il a il a décidé que finalement bah peu importe qu'il gagne ou pas, généralement les présidents en exercice remportera limit.
Exactement. Mais il y a un autre problème et pour pour Trump c'est essentiel, c'est la bourse, c'est le prix du baril, c'est la situation à l'intérieur des États-Unis et ça il ne peut pas tenir indéfiniment, je pense. Alors attendez parce que les forces américaines ont tout de même voulu rassurer les familles américaines ce soir en envoyant ce message repas frais, service complet, prêt pour la mission.
Les marins à bord de l'USS Abraham Lincoln et de l'USS Tripoli continuent de recevoir régulièrement des repas préparés en mer sans interruption et sans pénurie. Ils ont même montré ces photos de ces nouveaux repas faits par l'armée américaine au sein même de ces portesavions. Parce qu'il faut le dire quand même pour un de ces portesavions, c'est le plus long déploiement depuis la guerre du Vietnam.
Donc ils ont prévu de durer. Richard Verli. Oui, c'est ce que j'allais dire.
Il y a la logistique. La logistique ça peut toujours s'améliorer. La nourriture, ils peuvent ramener de la nourriture.
Mais il y a, je parle sous le contrôle de gens qui suivent davantage les questions militaires et de vous mon général, il y a quand même la rotation des troupes. Il y a quand même un impératif de rotation des troupes et d'organisation de ce flux maritime qui est énorme. Alors, est-ce que les États-Unis peuvent tenir ?
Oui, mais moi je suis pas si optimiste non plus parce que tenir, il faut s'entendre sur la durée de quoi on parle. Mais un blocus qui s'éterniserait ou qui donnerait l'impression de s'éterniser sans rapporter les résultats escomptés, et bien la population américaine euh s'en lasserait très très vite aussi. Donc ne croyons pas qu'ils peuvent laisser des bateaux là euh tranquillement et que Donald Trump va pouvoir jouer au golf.
Gagre. Bon, c'est vrai qu'on dit souvent que avec les armes, on gagne les batailles, mais c'est la logistique qui qui permet d'emporter la guerre. Et en l'occurrence, les Américains ont la réputation d'être les rois en la matière.
Et on se dit quand même qu'avec 1000 milliards et bientôt 1500 milliards de de dollars de budget annuel, on peut espérer que les soldats et les soldates mangent au minimum correctement. Euh après ce qu'on voit se se dessiner progressivement, c'est que euh les deux bell gérants, là en l'occurrence les Américains et les Iraniens sont en train de faire monter en fait l'utilisation de leurs moyens de coercition euh respectif mais qu'on reste dans une sorte de fragile équilibre où l'on voit que pour le moment le cesser le feu grosso modo est respecté. Alors certes, je vous rejoins Margaot, les Iraniens ont fait usage de leurs armes pour tirer sur trois bâtiments différents.
C'est pas des bâtiments américains au passage. Mais c'est peut-être pire de tirer sur la communauté internationale, j'ai envie de vous dire. Mais c'est mais c'est pour ça que je pense que ce moment il est véritablement cristallin parce qu'il y a sans doute toujours le souhait d'aller vers davantage de diplomatie mais sans céder sur le front de la coerition afin de ne pas apparaître en position de faiblesse.
Et ça malheureusement c'est une logique que tout le monde ne peut pas contrôler avec une somme je dire quand même incompressible de volatilité qui fait qu'on peut assister on pourrait assister à une reprise des hostilité. Moi ce que je lis par exemple du côté israélien et qu'ils sont en train de se préparer à un retour éventuel à la guerre sur le front iranien. Donc c'est une hypothèse absolument pas écarté de manière définitive.
Oui. Alors deux deux choses bon sur les repas parce que c'est quand même anecdotique. Moi tout ce que j'ai vu quand j'ai fréquenté les Américains d'opération c'est que ils avaient des buffets absolument pentagruelliste.
Je suis quand même très très surpris de voir ça sur un bâtiment américain. Je rappelle qu'il y avait 7 millions d'Américains en guerre sur le front pacifique et sur le front occidental et qui se faisait livrer des gâteaux de Noël avec de la mousse et du chocolat le soir de Noël 1944. Donc je pense que c'est peut-être un épiphénomène à un moment donné.
La deuxième qui est beaucoup quelque chose de fond qui a été soulevé par Richard qui est très intéressante, c'est le problème du turnover parce que le turnover c'est vous savez on dit il y a il y a une fraction qui est au combat, il y a une fraction qui en revient et il y a une fraction qui part qui se prépare à partir. Donc il faut trois fractions. C'est-à-dire qu'en fait il faudrait trois fois les forces qui sont là pour pouvoir assurer le turnover.
Et quand on regarde simplement les portesavion nucléaires, ils en ont 11. Bon, ils sont obligés, ils en ont disons la moitié qui est qui est en grand entretien, c'est 18 mois parce qu'il faut changer les cœurs nuclairees. Comme le comme le porte-avion Charles de Gaul est absent 18 mois tous les temps d'années, 5 7 ans je crois quelque chose comme ça.
Donc ils en ont plus que même 5 6 ils doivent en laisser face à la Chine et donc il en reste à peu près trois dans le golf et ils n'ont pas les moyens de lever. C'est ça en fait la vérité, c'est qu'ils n'ont pas les moyens de relever la totalité de la flotte dont ils disposent parce que entre l'entretien et puis et puis et cetera donc ça pose un problème et puis mais quand on commence à laisser presque de 300 jours les gens en mer là, ils vont commencer à avoir des problèmes à la fois de moral, à la fois de de performance opérationnelle parce que les gens se fatiguent à un moment donné, il faut revoir sa famille et cetera. Voilà, j'évoquais tout à l'heure le fait que en ce moment en Europe, c'est énormément de balais de la part de l'US air force pour réapprovisionner alors là en tout en missile en alors on parlait évidemment des questions alimentaires et cetera.
Il faut se dire quand même que les armées américaines dans la région seront potentiellement plus fortes si les si les hostilités reprennent le 22 avril à minuit que elle ne l'étaprovisionnement des forces américaines est telles que là elles sont reparties potentiellement pour des semaines de combat. Ils sont en train d'épuiser d'ailleurs, ils ont prélevé sur des bases en Corée ou en Europe pour réapprovisionner le SCOM. Là, les Américains repartent.
C'est le problème de toutes les armées, j'ai envie de vous dire au regard du chaîne. Dans ces cas-là, personne n'est prêt pour une guerre. Bah, eux se préparent en tout cas, ils sont à nouveau capables là à l'instanté de repartir sur des semaines de bombardement.
Ils ont visiblement suffisamment réapprovisionné pour ce scénario. Oui, bien sûr que tout le monde est est dans une en situation de guerre et dans à peu près dans dans cette même position sauf les États-Unis parce que la doctrine de l'armée américaine, c'est de pouvoir mener en même temps simultanément de guerres majeures. Or là, elle est sur une seule guerre avec un état qui est l'Iran, qui est déjà très fatigué, épuisé par des décennies de sanction et qui n'est pas une force qui n'est qu'une force régionale.
Donc c'est quand même un problème pour la crédibilité et pour la dissuasion américaine sur laquelle nous nous adossions jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Non. L'autre chose qu'il faut se dire quand on on réfléchit à on fait le travail de prospective et qu'on regarde l'éventualité d'un retour au aux hostilités.
La question que l'Étatmajor américain se pose et ça c'est la fruit c'est c'est le sujet de la conversation je pense dans la situation room c'est quel concession les américains pourraient-ils majeur extraire via l' de la force de la part des des iraniens c'estàd déjà il y a quelle cible au vu de tout ce que je rappelle 13000 cibles touchées je crois que c'était 15000 sorties ou quelque chose comme ça donc quelle cible additionnelle pour quelle concession et pareillement sur la façade maritime quel outil pour quels effets finaux recherchés ? Et la grande question c'est est-ce que Donald Trump voulait un accord XXL en fait pendant ses réunions au Pakistan, c'est-à-dire inclure l'uranium, inclure le balistique, inclure le D3 d'Ormous et qu'en fait il s'est rendu compte que les Iraniens n'allaient pas lâcher sur tout ça, sur l'uranium enrichi tout de même positions irréconciliables. Écoutez les propos de Donald Trump à ce sujet.
Quoi ? Vous voulez que je vous donne une date et une heure et tout ce qui va avec ? Évidemment, je ne vous dirai rien simplement que si nous signons un accord, alors je vous donnerai des détails.
Après la signature de l'accord. Nous irons voir l'Iran et nous prendrons l'uranium ensemble et nous rapporterons tout aux États-Unis. Si nous ne faisons pas ça, nous le prendrons d'une autre manière, une manière beaucoup moins amicale.
Une manière beaucoup plus amicale, une manière beaucoup plus hostile en fait. Noemia. Oui, beaucoup plus hostile.
Mais vous savez, Donald Trump, il a une certaine constance en tout cas sur cette question là, sur la question du nucléaire iranien. C'est l'obsession de sa politique étrangère depuis toujours. C'est-à-dire qu'il y a 10 ans, en 2016, pendant la campagne présidentielle aux États-Unis, il parlait déjà son obsession, l'une de ses obsessions en tout cas à ce moment-là, c'était l'accord qui avait été signé avec Obama.
C'était cet accord sur le nucléaire qu'il voulait absolument rompre et ce qu'il a fait d'ailleurs lorsqu'il est arrivé au pouvoir. Donc si vous voulez, ça fait 10 ans qu'il répète cette idée majeure pour lui qui est qu'il ne faut pas laisser ce régime iranien obtenir la bombe atomique d'une quelconque façon. Et donc, il ne fait que continuer avec une sur cette question-là, en tout cas, il y a une certaine constance vis-à-vis de cette de cette question-là.
Donc, je pense qu'il y a effectivement euh à ce moment-là beaucoup de d'autres choses comme les effectivement les missiles, il y a d'autres sujets mais la question centrale reste celle du nucléaire. Et ça ça a anéanti complètement les négociations parce que les Iraniens tout de suite mais je me rappelle 30 minutes après démenti direct des Iraniens. Écoutez l'uranium enrichi de l'Iran ne sera transféré nulle part.
Tout aussi important et sacré que le sol iranien pour nous. Cette question également pour nous. Le transfert de l'uranium enrichi de l'Iran vers les États-Unis n'a jamais été évoqué dans les négociations.
Ces questions soulevées font partie d'une campagne médiatique lancée pour influencer les négociateurs et la table des négociations. So oui donc Ismaï qui qui est en train de de nier ce qu'a dit Donald Trump à propos de cet uranium enrichi. Je pense que le mot constance ou l'adjectif euh d'être constant, je c'est celui qui va le moins à Donald Trump.
J'ai précisé sur Non, non, non. Bien sûr, mais même par ailleurs. Euh parce que par exemple pour cette question qui est éminemment importante pour la stabilité dans la région, pour la sécurité d'Israël, pour celle des pays du golf, dans la même quasiment dans la même journée, il a dit "On va le ramener aux États-Unis." Et puis il a dit on va la ramener ensemble iraniens et nous et les Iraniens avec de très jolies machines.
Oui, il a dit les hommes vont rentrer sur le territoire iranien avec l'accord de l'Iran avec ensemble ensemble on va y aller puis après il a dit on ira d'une façon beaucoup moins amicale. Donc en fait dans le même jour on a le droit à trois versions. En réalité, [rires] c'est c'est c'est véritablement un problème et je crois que Donald Trump, son problème aujourd'hui, c'est que il il se rend bien compte que même si les heriens sont très affaiblis et ils sont prêts puisquon a parlé d'un moratoire de 5 ans, ce qui est quand même déjà un premier pas peut-être pas suffisant pour rassurer la communauté internationale.
En tout cas, c'est mieux que rien. Il il réalise que malgré son désir de remettre en cause l'accord de 2015 qui avait été fait par Obama et bien que là encore il risque son problème c'est de ramener moins bien qu'Obama parce que dans le démenti tout de même iranien les iraniens ont dit l'uranium pour nous c'est sacré c'est aussi sacré que notre terre iranienne. Galaga alors la question effectivement de de l'enrichissement elle est elle est matricielle pour pour ce régime.
Ça fait partie de l'identité de de ce régime. Après, il faut rappeler aussi au soit-il qu'il est signataire du traité de non prolifération et qu'à ce titre, il a le droit, comme tous les autres pays au monde à l'enrichissement à des fins civiles. Ce qui veut dire que le taux d'enrichissement doit rester en dessous de 3,67.
Et d'ailleurs dans le JCPOA, il était prévu qu'ils aient le droit d'avoir 300 kg maximum d'uranium enrichi en dessous de ce seuil. Il y avait une limitation sur le nombre de centrifugeus. Il y avait un régime d'inspection extrêmement intrusif qui prévoit la possibilité 24 he sur 24 pour des inspecteurs de venir s'en s'en charger.
Maintenant, ça fait partie des différentes cartes qui sont à la disposition des Iraniens. Ils n'enrichissent pas en ce moment parce que ça a été frappé très durement et très fortement. On est sûr vraiment qu'ils n'enrichissent pas en ce moment parce qu'il y a tout de même différentes versions làdessus.
Expert tous les experts que je lis. Alors moi je suis sûr de rien. Tous les experts que que je lis qui soient d'origine iranienne ou américain ou israélien et cetera sur cette question affirme qu'en réalité c'est très malin de la part des Irranens de mettre ça dans la par qu'actuellement ils ne sont pas capables d'enrichir et donc renoncer à l'enrichissement c'est entériner une situation de fait.
Donc c'est une fausse victoire dans la négociation une fausse concession. Oui. Voilà.
Donc donc euh envisager si vous voulez la la récupération de de ce matériel par des moyens militaires, moi aujourd'hui je pense que ça n'est pas du tout réaliste. Aurélien, on on est sûr que il n'y a plus d'enrichissement à l'heure actuelle. Sans doute que la destruction fonctionnelle des sites de Nathan et de Fordau ne permettent pas aujourd'hui d'avoir des centrifugeuses capables d'enrichir le le l'uranium.
C'est tout le processus en fait qui dont on a besoin pour enrichir cet uranium là. Voilà. Absolument.
Et la deuxième chose, c'est que les Iraniens ne seraient pas les premiers à faire semblant d'être en train de préparer des hommes de destruction massive. Je rappelle que Saddam Hussein en 2003 lui-même cultivait l'ambiguité, ce qui a quand même fini par lui coûter littéralement le pouvoir, lui-même entretenait l'ambiguïté eux de dire non ophémisme en dire [rires] aussi. Mais je pense c'est que les Iraniens ont aussi un autre modèle en tête.
C'est ce qu'on appelle le modèle libien, un pays un régime qui a renoncé au programme d'âes de destruction massive en échange de quoi ? Lev sanction. et argent et trébucht la Corée du Nord Trump lui fait la même proposition il donne pas trop envie j'ai envie de vous dire actuelle n'est pas très tentante.
Richard Ver sur la question de ces 440 kg d'uranium enrichi à 60 % si je me trompe pas il y a deux scénarios. Soit les Américains et les Israéliens savent où il est, où est ce moment-là ça ouvre la voie à toutes les possibilités. Pour l'instant, il y a des négociations, mais demain, peut-être après-demain, les Américains avec peut-être les Israéliens peuvent décider d'intervenir, aller le récupérer, ça sera pas simple, mais ils peuvent le faire.
Puis il y a le deuxième scénario, en fait, ils savent pas où il est. Et à ce moment-là, ça ouvre deux choses. D'une part, le risque de l'UR, ne l'oublions pas, dans la guerre, le leur c'est important.
Imaginez qu'une force aéroportée américaine parte vers une mauvaise destination et ramène des cylindres vides ou quasiment vide. Vous imaginez le camoufl ? Donc le leur euh moi j'ai lu que et ça serait logique que les Iraniens ont beaucoup de leurs et beaucoup de sites qui pourraient être identifiés comme abritant ces 440 kg.
Et à ce moment-là, quoi qu'en dit Donald Trump, ça devient très difficile d'aller les récupérer. Oui, je crois que le patron de la CIA l'a dit devant le Congrès que il n'avait pas pu reprendre l'enrichissement et que depuis juin 2025 en tous les cas, il ne pouvait plus enrichir l'uranium. Gabarde.
Voilà. Donc ça ça a été dit. Ensuite, je dis est-ce qu'on peut croire tout le gabarde encore moi m'a montré un document qui a été diffusé par la CIA et qui certifie queil n'avait pas repris le l'enrichissement.
En tous les cas, euh ça ce sont les faits. Ensuite, il y a l'intention, c'est-à-dire que je j'ai toujours pensé que ils avaient intérêt à terme à disposer de la bombe parce que c'est la bombe, c'est le jour où ils ont la bombe et bien on ne les bombarde plus, plus jamais et on leur parle gentiment comme avec Jing en Corée du Nord. Donc je pense que sur le long terme, ils vont privilégier le long terme.
Sur le long terme, ils ont l'intention toujours d'avoir la bombe. C'est très étonné qu'il donne leurs 440 kg mais je pense que pour le moment, ils doivent être quand même très très embêtés avec les dégâts qui ont été pour pouvoir continuer leur programme. Tout de même sortir du GCPA.
Ouais. Euh pour revenir à ça, ce que vous venez de dire Génal Richou, on peut se poser la question de l'efficacité tout de même GG Fenwick. Ouais, je vous le confirme et on on se la pose et on a raison de de se [rires] la poser plusieurs choses.
La première, c'est que la stratégie iranienne jusqu'ici semble-t-il était celle de je cite la latence. C'est-à-dire qu'on a toutes les pièces du puzzle, ce qui fait peser le spectre et la menace de l'éventuelle métallisation de l'uran et de son arsenalisation. Donc afin d'en d'en faire un la vectoriser, d'en faire une une bombe qui puisse être envoyée.
Euh là effectivement la tentation d'aller vers l'arme, elle est sans doute grande, mais il faut savoir que le régime a également très très peur parce qu'il est infiltré et donc il est très surveillé. Donc ils savent que s'il venait à à s'en approcher, il y aurait sans doute des conséquences militaires très très fortes. Dernière chose, c'est que quand Donald Trump via Axios dit "Oui, oui, ils sont d'accord pour qu'on aille le chercher et cetera.
Je je pose ça sur la table, c'est une simple hypothèse. il est en train de jouer sur les divisions internes à l'intérieur du régime [raclement de gorge] qu'il ne faut pas sous-estimer et de faire croire par exemple à Galibaf qui s'est entendu avec Arakchi ou inversement et et et ensuite dans un régime qui est déjà est très paranoïque de faire monter ses tensions à l'intérieur comme ça on sait différ surtout avant que vous vous preniez la parole Noémi on avait tout de même un doute aussi sur la possibilité de garder un œil sur ce que faisaient les Ianiens la IEA Raphaë Grossi l'a dit lui-même On n pas pu vraiment se rendre compte s'il y avait ou pas une volonté d'acquérir la bombe atomique ou non. Donc on le savait ce flou là.
En 2015, on se l'avait mais depuis 2015, on le sait plus. Noémie. Oui, on le sait plus.
Et au fond, c'est aussi toute l'entreprise de Donald Trump lorsqu'il a décidé de d'engager cette guerre contre ce régime iranien. C'était précisément parce qu'il avait des informations qui montraient qu'il y avait quand même une avancée assez nette de ce programme, d'abord en juin et ensuite tout récemment. Mais ce qui est intéressant au fond, c'est de voir effectivement comme le disait Galager qu'il y a des dissensions actuellement qui sont très fortes au sein du régime iranien entre des voies qui sont beaucoup plus dures et d'autres qui qui pensent qu'il faut privilégier la diplomatie.
Vous avez les gardiens de la révolution d'un côté, vous avez aussi de l'autre côté plutôt les ministres, plutôt les hommes politiques, les hommes en costume comme les appelle l'instram là dans son dernier tweet à ce sujet. Donc, il y a différentes voies qui s'affrontent et effectivement c'est un enjeu aussi à utiliser de la part pour pour Donald Trump dans cette dans cette question-là. Euh donc euh donc voilà, il y a ces dissensions au sein du régime iranien et il y a la question euh pour euh Donald Trump de savoir comment faire en sorte que ce régime peut-être demain renonce à ce qui est quelque chose de matriculé.
On va parler du régime dans un instant, mais j'aimerais revenir sur cette information de la soirée tout de même les Ianiens qui disent très clairement que tout navire sera pris pour cible désormais dans le D3, que ce soit un navire commercial ou un navire militaire. Là, on a la stratégie du chaos. Galaga, non ?
Et si vous voulez, c'est un peu comme l'emploi des mines en fait. La simple menace, la simple idée que le D3 puisse être miné produit le même effet. qu'elle soit là ou non, il y a une peur.
Les assureurs ne vont pas assurer, les bateaux ne vont pas euh traverser et donc le fait de proférer cette menace, qu'elle vienne à se matérialiser ou non fait que vous avez les navires qui vont euh refuser de passer et on les comprend. Tout à l'heure euh Aurélien Duchen donnait un chiffre intéressant, il disait 90 % de taux d'interception des drones Shad. Bon ben si vous abordez votre vraquier, votre bateau de croisière, votre pétrolier, ben voilà, exactement, vous prenez les 10 %, il suffit d'une image une seule, c'est-à-dire un drone qui percute un navire et vous fermez les tr et c'est pour ça les dispositifs anti-aériens sont pas sur le D3 d'Ormouse.
Je pense que s'il tire des étroit de Rmous, le taux d'interception ne sera pas de 90 %. À mon avis, c'est plutôt sur les villes, les centres et cetera. Et les Américains qui disent très clairement en réponse qu'ils vont aller chercher tous les navires liés à l'Iran et les Araisonnées.
C'est c'est une possibilité. Oui, bien sûr. Mais c'est ce qu'ils font.
C'est ce qu'ils font depuis le début. On se tient par la barbichette, je te bloque, tu me bloques et bon, ils font monter les enchères en fait. Là, il y a quand même une montée aux enchères en rappelant quand même que la trêve tient toujours.
Donc, il faut quand même observer ce qui va se passer parce que il y a aussi du bluff là-dedans et on va savoir comme au poker qui est capable à un poker menteur. Alors, Auré, point de vue du international, on a le droit de faire comme les Américains le font un blocus manuel de Sanremo et cetera. Je trouve pas dans le détail.
En revanche, la disproportion d'établir à tout le monde tous les nombellis gérants, un blocus de type menace pruders civil, ça c'est illégal. Faut juste pas renvoyer d' à dos ce quoi qu'on pense de Trump, les actions de l'US Navy et celle de l'Iran. Il y en a qui sont légales au regard de toutes les conventions et il y a celle de l'Iran qui relève davantage de la prise d'otage généralisé que du droit international.
Moi, je suis pas d'accord que le le les États-Unis fassent quelque chose de moins illégal dans dans les trois d'Ormous. Manuel de Sanremo, c'est légalion des droit de la mer. Voilà.
Donc moi je très très franchement je suis les D3 selon les le montég doivent être [rires] libre. Point. Donc personne n'a le droit d'être dans les D3 et d'empêcher les bâtiments de passer que ce soit les Américains qui n'ont pas.
Moi je rappelle que le D3 il était libre avant février et que c'est Donald Trump qui l' qui l'a fermé par ses par la guerre qu' l'a imposé et donc avant il y avait libre circulation dans le D3. Alors, il faut quand même pas dire que les Américains c'est la vertu dans Non, mais je rappelle juste qu'il y a le droit international et que voilà c'est c'est renvoyer dos à dos le fait de frapper des naires civils en disant de ta Alors là, je suis absolument désolé, moi je renvoie d' à dos. Ils emmerdent la terre entière et les Américains les premiers.
Voilà. Mais dans le droit international, il y a tout de même un point précis. Si vous n'avez pas ratifié ce traité, ça vous écarte du jeu.
L'Iran et les États-Unis n'ont pas ratifié. Ouais, mais çaappelle la coutume en droit international qui fait que ça s'applique à vous aussi. C'est-à-dire que la convention des Nations- Unies sur le droit de la mer, les Américains et l'Iran effectivement ne l'ont pas ratifié.
Mais tout ce qui est relative à la liberté de navigation en temps de guerre où ils avaient le manuel de Sandremo de 94 de mémoire. Le blocus est une action légitime mais s'ajoute effectivement la question de la proportionnalité. Euh cibler encore une fois les 600 navires qui sont pris en otage dans des trois d'Omous comme le fait l'Iran, ça c'est disproportionné et illégal.
Par contre, cibler sur un seul pays contre lequel vous êtes en guerre avec un blocus des ports, ça c'est légal. Quoi qu'on pense de la stratégie totalement lunaire des amé puisque le Congrès ne l'a pas dit. Je suis désolé, c'est une opération militaire.
Bah pendant 60 jours, il a le droit. Oui. Je dire légalement légalement ce qu'ils font sont illégales.
Si les Américains étaient en guerre légalement avec l'Iran, ce qu'il ferait sont légal. Attendez, pas pas tout le monde en même temps, s'il vous plaît. Pas tout le monde en même temps.
Je vois pas comment je vois pas comment un blocus naval pourrait être légal au regard du droit international alors que c'est une guerre d'agression qui elle est illégale. Là, il y a un truc que je comprends pas. De la jurisprudence mais on n de la jurisprudence.
Je rappelle que ce n'est pas parce de la Russie contre l'Ukraine est illégale que les soldats russes sont exemptés de respecter le droit international humanitaire. Une fois qu'on est dans le conflit, s'applique à vous le droit international humanitaire. Une fois que vous y êtes, là, il y a pas de rapport là.
Le le blocus n'a rien à voir avec le droit international humanitaire. Ce que vous disiez, c'est que ce blocus naval au regard du droit international est légal. Et la question que je pose, comment pourrait-il être légal alors qu'il s'agit d'une guerre d'agression qui est illégale au regard du droit international ?
Là, je comprends pas. Là, je comprends pas. Non.
Non, mais si. Oui, parler du droit international pour défendre le régime iranien, c'est vraiment quelque chose. Non, non, mais personne ne défend le régime iranien.
Non, la question la question la question si je peux me permettre de dire quelques mots. Euh parler de droit international lorsqu'il s'agit d'un régime comme le régime iranien, c'est c'est une façon de projeter aussi des valeurs occidentales sur quel sur un régime sur des barbares qui ne respectent rien. Alors, est-ce que nous sommes nous des démocrates qui respectons le droit international ?
Est-ce que c'est tout à notre honneur que de considérer qu'il faut aussi considérer ces régimesl comme les autres et donc qu'ils ont aussi certains droit qu'il faut respecter et que nous devons aussi respecter le droit international vis-à-vis d'eux ? C'est une question philosophique. En tout cas, croyez-moi, ce régime s'en fiche complètement lui du droit international puisqueencore une fois, il massacre son peuple dans la rue.
Je rappelle qu'il a assassiné 30000 personnes en 2 jours et que c'est un régime barbare, sanguinaire, violent, qui massacre les gens, qui pend les homosexuels, qui enferme les journalistes. Donc, il faut peut-être remettre un petit peu au milieu du jeu ce dont on parle. Alors, je veux bien qu'il y ait le droit international euh qui qui soit une valeur cardinale, mais est-ce qu'il faut absolument l'appliquer pour des régimes qui sont aussi barbar ?
C'est une question philosophique. Moi, personnellement, je je pense que parfois il faut aussi utiliser les règles du jeu de l'adversaire. Alors, c'est un point intéressant que vous soulignez, Noémie, puisque avec cette réunion de crise à la Maison Blanche, Donald Trump a réuni ses principaux conseiller dans la Situation room pour justement évoquer cette situation au sein du D3 d'Ormous, mais également les lignes rouges de l'Iran. l'Iran qui essaie peut-être de se faire passer désormais pour le gentil sur la scène internationale puisque on peut se poser la question et si la bataille se jouer au sein même du régime iranien puisque le nouvel Ayatola est toujours porté disparu aucune apparition publique et la propagande iranienne joue là-dessus en disant regardez ce que les Américains nous font regardez cette séquence ایران [musique] خانه خوبان شود دوران برده دوران برده [musique] ما [musique] Vois bien Donald Trump. le méchant qui a fait exploser le pays et qu'il y aurait peut-être une sorte de cohésion nationale désormais derrière le régime.
En tous les cas, le régime joue là-dessus. On on les a vu ces manifestations prégime dans les rues de Teran qui ont été montrées plusieurs fois par la télévision iranienne qui fait hurler la diaspora iranienne dans le monde. Mais tout de même il joue sur cette propagande là.
Sopia Amara. Oui, bien sûr. Alors, il fait il fait comme s'il y avait eu un effet drapeau et que ces frappes qui ont effectivement parfois ciblé des cibles ou des objectifs civils qui constituent évidemment un un crime.
Et pour répondre à ce que disait tout à l'heure Noémiei, non, on ne corrige pas un crime avec un autre crime, mais là c'est un débat philosophique. Je je rentrerai pas plus loin là-dedans. C'est c'est je pense que c'est contre-productif tout ce que fait la la République islamique, on le sait.
Ça l'empêche aujourd'hui dans cette guerre, voilà, il se pose comme un un un gentil alors qu'on sait très bien quelle est la nature de de ce régime. Le gros problème dans dans c dans cette histoire et pour pour finir de répondre à votre question, c'est qu'aujourd'hui euh les États-Unis non contents d'avoir créé un un un un d'avoir montré la voix aux Iraniens sur la force que leur donne la géographie et cette arme nucléaire géographique qu'est le D3 d'Ormouse. Non seulement la ça leur a ça ça a baissé la dissuasion des Américains, ça a entamé la dissuasion des Américains.
Aujourd'hui, le problème c'est que ils ont cette arme du D3 qu'il n'avaient dont ils n'avaient peut-être pas senti l'importance qu'il risque d'imposer une taxe, un droit de passage et en attendant que ce régime s'effondre ou qu'il y ait des boots on the ground, mais ça c'est moins probable. Mais en attendant que ce régime s'effondre et c'est une possibilité parce qu'on ne sait jamais quand un il se peut que les Américains se retirent et que 3 mois 2 mois 3 semaines après le régime s fond de l'intérieur. On n'est pas à à à l'abri d'une bonne surprise mais en tout cas pour l'instant le le jeu enfin le jeu entre guillemets parce qu'il y a des gens qui souffrent des deux côtés semble ne pas être à l'avantage des Américains. en tout cas de la stratégie de Donald Trump et le D3 a révélé ces fameuses dissensions au sein du régime, on l'a vu et de manière publique.
C'est ça qui est très frappant, c'est-à-dire entre tweet interposé au sein du régime, ceux qui voulaient faire un accord et ceux qui ne voulaient pas Galager. Non, justement Harchi a été vertement, je crois oui, pardon, le ministre iranien des affaires étrangères par le désormais fameux président du du parlement Galibaf, qui a trouvé la décision malvenue. Donc effectivement, il faut pas estimer que ce régime, il est il est monolitique, il est traversé par différents courants et il est bien plus radical que le prés le précédent qui n'était franchement pas dans la dans la modération.
Euh donc euh Donald Trump et je l'ai dit tout à l'heure et et je le redis et une partie de ces équipes sont sans doute en train d'essayer de jouer sur ces ces dissensions. Après euh il faut pas non plus surestimer ces ces dissensions. Euh l'ennemi, ça reste les États-Unis et Israël.
Ils peuvent ne pas s'entendre sur la stratégie, mais une fois qu'un ordre de marche est est donné, il sera sans doute suivi. Et là, il semble que ce soit la la fermeture du D3 d'Ormouse. Et sur ces fameuses distensions, faut se rappeler quand le président Massou Pezkian par exemple veut présenter des excuses de la part de l'Iran envers les pays du golf qui ont été frappés parce qu'il voulait jouer une nouvelle carte et qu'il se fait rabrouer dans l'après-midi même par les clairs du régime, on voit qu'il a des disensions sont réelles.
Elles ont peut-être même présidé au fait d'avoir choisi un dirigeant. Moi je tabaraméne dont on ne connaît même pas l'état physique. C'est sans doute enfin à mon sens pour masquer les divisions probables entre les religieux comme Ali Reza Arafi dont on parle plus beaucoup d'ailleurs et le clan sécuritaire.
Il est probable et je rejoins ce que disait Sophia Amara que le régime ait déjà des fragilités béantes en son sein qu'on ne voit pas pour l'instant mais une fois la guerre passée elles apparaîtront peut-être. et surtout que le guide suprême qui était censé incarner cette ligne, il y avait pas de dissension quand il y avait le guide suprême mais désormais ces soutien se pose même la question de son état. Écoutez cette séquence à ce moment-là après l'explosion, ils l'ont transporté en ambulance.
Les équipes au sol ont informé qu'il l'avait emmené vers l'hôpital Gandhi et sachez que l'hôpital était au courant dès qu'il est descendu de l'ambulance. Celle-ci a été frappée. Puis le haut responsable est entré à l'intérieur.
Ils l'ont emmené dans l'hôpital pour un scanner. Il disait "Passe par ici, par ce couloir ou par là." Quand ils ont emmené son éminence de ce côté, ils ont de nouveau visé l'arrière de l'hôpital.
Cela signifie qu'il voulait totalement éliminer toute présence afin qu'après Ramene, il n'y ait pas un autre ramen un guide suprême ciblé de partout même dans l'ambulance. Et là le dire au grand jour tout de même Sopia Mara, c'est surprenant. C'est c'est c'est complètement lunaire.
C'est-à-dire que euh non seulement d'abord ils reconnaissent à quel point ils étaient inefficaces en matière de protection de celui qui fut euh le guide suprême de cette de cet état euh de cette théocratie et qui était tout-puissant euh et en plus euh ça euh doit les aggraver le le le le caractère paranoïque du régime. Rappelez-vous que nous avions un chef de l'État iranien à l'époque, Mahmoud Ahmad Najad qui avait dit il y a quelques années lors d'une interview sur CNN en turc que il [raclement de gorge] y a tellement d'espions du Mossade et ils sont tellement efficaces en Iran qu'il est étonnant qu'il reste un seul responsable iranien. Donc c'est quand même hallucinant.
Et donc là ils reconnaissent cette faiblesse, ils reconnaissent la supériorité de la CIA ou du Mossa en l'occurrence. et et et pour en revenir à votre question sur les dissensions, c'est quand même la première fois qu'elle s'expose au grand jour via Twitter, vo via X ou d'autres réseaux sociaux et il semble y avoir deux trois courants, c'est-à-dire les modérés entre guillemets que sont le ministre des affaires étrangères iranien, euh le et le président et le président le chef de l'État, Calibaf, le chef du parlement et derrière les passes de rang les pur les purs et durs. Et donc ça ça pourrait annoncer un peut-être un effondrement un jour de ce régime de l'intérieur et non pas grâce à des frappes contrairement à ce que nous dit.
Mais à qui parlent les États-Unis quand on voit leur délégation au Pakistan ? Ils sont combien ? 76 71 71 sur le terrain.
Quelle est la voie incarnée par l'Iran Noémi ? Écoutez, il y a le ministre des affaires étrangères bien sûr à Arrachi, mais il y a aussi les gardiens de la révolution et au-delà de ceux qui parlent, de ceux qui négocient, il faut voir ceux qui agissent et ce ne sont peut-être pas les mêmes personnes parce qu'effectivement maintenant ces dissensions se font au grand jour. Mais ce qui est intéressant, c'est peut-être de reprendre la chronologie parce que quand même tout ça part de quoi ? par de l'élimination d'Alieney.
Ali Hamenei qui incarnait véritablement ce le le pouvoir en Iran puisqu'il l'a dirigé pendant 40 ans d'une main de fer. Avec l'élimination d'Ali Kamenail le premier jour de cette guerre, il y a eu malgré tout des conséquences qu'on est en train de voir aujourd'hui. Son fils Moshabar n'a pas vraiment actuellement la possibilité de s'exprimer, de faire des grands sermons comme le faisait Ali Hamene.
Il n'a pas la possibilité de montrer qu'il tient le pays. Et donc on parlait d'une d'une organisation pyramidale qui peut-être montrait que le régime tenait très bien malgré la mort d'Ali Hameney. Mais au fur et à mesure que les jours passent, on se rend bien compte qu'il y a quand même une désorganisation et que l'élimination d'Ali Hameney a des conséquences très directes sur la direction actuelle de ce régime iranien et une forme de désorganisation.
H alerte mondiale également sur l'énergie puisque ce blocage du D3 d'Ormous pourrait déclencher la plus grande crise énergétique jamais vu avec une explosion des prix à venir. C'est ce que dit le patron de l'Agence internationale de l'nergie écoutée. Si le D3 d'Ormous n'est pas réouvert d'ici la fin du mois de mai, de nombreux pays à commencer par les économies les plus fragiles vont être confrontés à d'énormes défis.
Ce qui se passe actuellement est la plus grande crise énergétique à laquelle nous ayons jamais été confrontés dans l'histoire. Bonsoir Alexandre Catb, vous êtes économiste. Est-ce que vous êtes d'accord avec les propos de Fati Birol ce soir ?
Oui, absolument. Ça a été attesté par la la l'interruption des flux et la destruction des capacités de production dans la région. On parle de plus de 10 millions de barils par jour.
Euh donc à peu près 10 % de la production mondiale qui ne passe plus par le D3 et les les capacités également qui sont aujourd'hui hors d'état de de de fonctionner sont également à peu près de ce de ce niveau-là. Donc la disruption est beaucoup plus importante même que ce n'avait été le cas dans les années 1970. Est-ce que ça peut clouer au sol des avions ?
On parle de partage de kérosène du côté de l'Union européenne. Oui. Alors, il y a des problèmes d'approvisionnement en ce moment au kérosène parce que justement, contrairement aux autres produits pétroliers, l'Union européenne est très dépendante du Moyen-Orient qui fournit à peu près 75 % de ces importations de kérosène et les importations alternatives en provenance des États-Unis ou d'Afrique notamment ne compensent pas totalement cette cette baisse des flux en provenance du Moyen-Orient.
Donc après la situation va dépendre évidemment de la de la durée de cette crise puisque aujourd'hui le problème c'est que les cargos les derniers cargos qui partaient du Moyen-Orient et bien sont arrivés en Europe et il n'y a plus de de trafic et ça ne pourra reprendre que dans de ou 3 mois. Et donc c'est la cette période de soudure euh qu'il faut gérer euh et en espérant que le CC le feu tiène et que le D3 évidemment rouvre dans les prochaines semaines. Il y a eu même une crainte du côté du Royaume-Uni de pénurie alimentaire à cause du dioxyde de carbone.
Les le Royaume euh le Royaume-Uni qui dit que ça pourrait affecter l'industrie agroalimentaire. moins de produits disponibles. Le CO2 dont ils ont besoin pourrait toucher les secteurs comme l'agriculture, l'alimentation avec notamment ce qui sert à abattre les ports et les volailles.
Ce qui et ce qui semble fou, c'est-à-dire que ça arrive même du côté du Royaume-Uni. Et de toute manière, le diagnostic économique et Alexandre doit le savoir, il est il a été très clairement établi il y a à peu près une semaine dans un communiqué, une communication conjointe du fond monétaire international, de la Banque mondiale et de l'Agence internationale pour l'énergie si je ne me trompe pas. Ils étaient tous les trois les trois dirigeants de ces institutions et ils ont plus que tiré le signal d'alarme.
Ils ont dit "On va dans le mur si ça continue, on va dans le mur." Et ce mur-là, c'est quand même Donald Trump qui a un problème avec parce qu'il est à la fois le patron de la première puissance mondiale. Il est supposé être le garant d'un d'un flux commercial mondial qui fonctionne et il est en train de le détruire.
Et la réalité, c'est que dans les pays d'Asie, je le répète, parce qu'on voit toujours les choses centreres de ce côté-ci de la planète. Mais vous posez la question aujourd'hui à des Indiens, à des Chinois et il se chiffre, vous le savez, en milliards de personnes. Pour eux, le responsable de ce Donald Trump.
Point. Et ils y associent rapidement l'Occident. C'estd qu'il nous associe à un chaos pour le alors que ce n'est pas notre guerre comme l'a répété et le répète à chaque fois Emmanuel Macron.
Alexandre, je suis d'accord avec ce qui a été dit pour la plupart des pays d'Asie en fait, sauf la Chine parce que la Chine, elle a des stocks de produits pétroliers et de pétrole brut. qui voilà qui dépasse tout ce que les autres pays ont, y compris les États-Unis. Euh et la Chine peut tenir.
En fait, ce que la Chine a fait euh c'est qu'elle a euh qu'elle interdit les exportations de produits pétroliers et ça ça a accentué la crise notamment pour ses voisins. Donc, elle est quelque part aussi responsable de de de cette crise finalement parce qu'elle a privilégié avant tout ses propres intérêts. Dans cette histoire, ni la Chine ni les États-Unis ne sont vraiment impactés. c'est l'Europe et euh c'est euh les puissances moyennes d'Asie. et le Scott Bessent, le secrétaire au trésor qui dit "Ce soir, les sanctions américaines se ne s'appliqueront pas pendant 30 jours aux livraisons de pétrole russes chargés sur des pétroliers ce qui va à l'inverse de ce qu'il avait dit il y a à peine une semaine." Garfen week en fait ce qui est intéressant semble-t d'abord pour citer Fatiol c'est lui qui avait conjointement avec le le bord donc de l'agence internationale de l'énergie décider la libération entre guillemets de 400 millions de barils des réserves stratégiques quand on rapporte ça au détroit d'ormous par lequel transite 20 millions de barils ça fait ça fait 20 jours ça paraît assez peu.
Ce qui est intéressant quand on regarde les marchés, c'est que soit il y a une sorte de pensée magique du côté des marchés qui n'ont pas complètement dévissé. Je veux dire le bar le baril il est certes au-dessus des 100 dollars voire 110 dollars. Le prix n'a pas complètement explosé non plus.
Par ailleurs, quand on regarde à la fois le Nasdaq et le SNP, euh il y a une forme de j'allais dire presque alors sérénité, le mot est un petit peu fort, mais il y a pas de panique. Donc soit il y a un déni des marchés avec l'idée que Donald Trump finalement et les Iraniens vont se mettre d'accord pour rapidement sortir de cela et tout le monde va s'en sortir. Soit on va effectivement au devant d'un choc énergétique comparable à celui des des années 70.
Et là, ça va être très très dur parce que ça va arriver tout d'un coup après une phase de déni prolongée. Non, en fait pour moi, c'est ni l'un ni l'autre. En fait, on est dans un autre scénario, c'est celui d'une fragmentation du marché pétrolier, du marché énergétique mondial à laquelle on avait jamais assisté auparavant.
C'est-à-dire que le le marché pétrolier, c'était un marché mondial. Or, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on constate ? que les États-Unis sont autosuffisants et exportateurs net et les prix euh sur les marchés américains reflètent en fait ce statut, cette surabondance finalement de pétrole aux États-Unis et la déconnexion vis-à-vis du reste du monde.
Il y a également, pardon, je vous inter plus, pourquoi est-ce qu'à ce moment-là le le le Gallen, il a pris 40 % en un mois aux États-Unis ? Parce qu'il y a il y a il y a une il y a une une répercussion qui est beaucoup plus rapide aux États-Unis. Il y a moins de taxes et du coup même un un une augmentation moins forte. on va dire en moyenne du prix du pétrole va se traduire sur une hausse du prix du galon qui va être beaucoup plus significative qu'en Europe par exemple en France où les taxes absorbent une bonne partie de la hausse du prix du pétrole.
Les taxes en France c'est à peu près 70 % du prix de de l'essence ou du diesel. Donc ça amortit euh toutes les, on va dire, les les les hausses de prix du pétrole alors qu'aux États-Unis, c'est essentiellement une transmission directe. Mais ce qui est plus inquiétant, c'est la déconnexion aussi entre les ces marchés pétroliers, les marchés le pétrole qui est côté à New York notamment et ce qu'on constate sur la réalité notamment en Asie, on l'a dit hein, auprès des raffineries qui aujourd'hui ne peuvent plus s'approvisionner ou à des prix qui défient tout l'entendement.
On voit cette déconnexion entre le marché financier et le marché physique du pétrole qui traduit à mon sens cette fragmentation tout à fait nouvelle du marché pétrolier. En fait, vous vous décrivez le début d'une forme de démondialisation et de polarisation des des marchés. Et ça c'est je pense l'un des objectifs des Iraniens conjointement avec les Chinois, c'est c'est s'attaquer au système du pétrodoolar en exigeant que ce soit payé en cryptomonnaie ou en y qu'une vaste majorité du pétrole est libé en en dollars afin de séparer de contourner en fait un grand pôle de et et qui a été maître de de la mondialisation.
Donc oui oui non c'est un scénario qui est franchement mais ce qui est fou c'est l'inflation qui va se répercuter également chez nous en France quand on voit la dernière les dernières explications du FC que choisir qui parlent de 4 à 5 % de hausse dans les rayons à venir ça c'est considérable Alexandre Cem Oui c'est c'est considérable mais en même temps aujourd'hui il n'y a pas tellement d'inquiétude quand on regarde par exemple à la Banque centrale européenne a priori elle va laisser son taux d'intérêt inchangé parce qu'elle pense que c'est un effet provisoire et que ça va s'est aussi lié à la situation géopolitique évidemment parce que tout le monde par un sur un maintien de ce cfeu et notamment les marchés financiers hein l'ont très vite acté et donc si ce scénario venait effectivement à à se à se renverser qu'on revenait à une situation de de guerre là ce ne serait plus d'actualité mais aujourd'hui il il y a toujours cette anticipation d'un retour à la normale dans 3 4 à 6 mois C'est ce qui compte pour les pour les les marchés pétroliers, par exemple, les marchés des futurs et c'est ce qui compte aussi sur l'impact macroéconomique de l'inflation, c'est-à-dire les effets de second tour. Et la population américaine qui ne comprend plus rien, qui a voté pour un président qui ne devait pas partir en guerre et puis ces nouveaux sondages qui arrivent pour Donald Trump. 38 % des Américains approuvent les frappes en Iran. 50 % disent que c'est trop de temps passé aux affaires internationales pour Donald Trump. 41 % qui dit qu'il n'a pas de plan pour résoudre ce conflit. 15 % qu'il a atteint ses objectifs d'intervention. 40 % qui dit qu'il n'atteindra jamais ses objectifs ou qu'il n'en a aucun. une population américaine qui ne voulait absolument pas voir une inflation sur le territoire américain et c'est une population qui a voté pour Donald Trump.
Alexandre Catem ? Oui, c'est une population qui a voté pour Donald Trump mais euh si on regarde tous les sondages d'opinion euh et également ce qu'on appelle les les les marchés de prévision sur les élections, on voit que ces ces ces marchés de prévision donnaient Trump et les Républicains perdants bien avant le déclenchement de cette guerre. Donc je ne pense pas qu'en fait cette question des midterms euh et de de l'inflation a vraiment joué dans la décision euh de de conduire cette guerre euh ou même de l'arrêter.
Euh c'est quelque chose qui n'est pas forcément un un qui fait pas forcément partie des des calculs stratégiques euh vis-à-vis de ce ce conflit. Mais tout de même, les critiques ont été virulentes, notamment de la part de ces fameux podcasteurs qui suivaient Donald Trump, qui ont fait partie de sa campagne et qui désorma plus rien. Écoutez Joe Rogan par exemple.
Ça semble tout simplement insensé au vu de sur quoi il a fait campagne. C'est pour ça que beaucoup de gens se sentent trahi. Non, il a fait campagne en promettant qu'il n'y aurait plus de guerre ni de ces guerres stupides et absurdes.
Et voilà qu'on se retrouve avec une guerre dont on ne peut même pas vraiment expliquer pourquoi on s'y est engagé. Jo Rogan, Tucker Carlson, ce sont vraiment des leaders de l'opinion américaine d'une certaine manière et qui se sont opposés ouvertement. Mais regardez, on le voit aujourd'hui Joan qui était dans le bureau oval juste derrière Donald Trump.
Non non, bien sûr, il l'a interviewé pendant la campagne. C'était d'ailleurs une erreur stratégique majeure de la part de Camalar Haris de pas être allé chez lui parce qu'elle estimait qu'il était à droite, que ça l' desservit et cetera, que ça servait pas à grand-chose. Alors que c'est le podcast le plus écouté au monde, celui de de Joe Rogan.
Euh quant à euh Tucker Carlson, rien que sur X euh ex Twitter, c'est je crois 17 millions de de personnes qui le suivent. C'est pas forcément tous des Américains, des Américaines, mais ce sont des voix effectivement extrêmement fortes et qui sont un peu à l'avant-garde, j'allais dire, de ce mouvement maga dans ce qu'il peut éventuellement devenir parce que ça, ce sont des gens qui sont très connectés digitalement, numériquement à la population et qui ont un intérêt commercial à sentir ce qui se passe afin d'y aller avant tout le monde pour maintenir, j'allais dire de manière purement commerciale leur valeur ajoutée par rapport à la concurrence qui est quand même très forte dans leur univers et eux estime qui a des trahisons de la part du mouvement maga. On voit se dessiner et vous passiez l'extrait de Joe Rogan, c'est encore plus frappant chez Tucker Carlson forme de rupture avec Donald Trump.
Donald Trump qui l'a insulté d'ailleurs sur Oui en disant c'est des losers et des idiots low IQ c'est la pire ins avec Megan Kelly avec qui réconcilié maintenant Owens Megan Kelly Tucker Carlson et je me souviens plus qui d'autre peut-être pas Joe Rogan quand même dans sa liste mais il y en avait effectivement d'autres mais voilà ça ça veut dire qu'il y a des tensions au sein du mouvement Maga et ces gens-là sont là pour les conceptualiser les verbaliser et les exacerber également absolum Absolument. Est-ce qu'il représente, j'allais dire une majorité du mouvement MAGA ? C'est difficile de l'estimer pour le moment parce que je termine par là, Donald Trump est pour moi le politicien qui échappe à toutes les lois fondamentales de la [raclement de gorge] physique politique.
Vous prendriez n'importe quel autre politicien, je vous dirais peine de mort. Là, lui, il y a ce côté mystifiant. Et en plus le fait de se faire lâcher par des podcasters aura un impact démultiplié sur une catégorie de la population qui avait beaucoup contribué à la victoire de Trump.
Ce sont les vêtements chez les jeunes. Vous avez alors les plus extrêmes comme Nick Fuent par exemple qui disent lui c'est littéralement un néonazi qui disent il préférait voter démocrate que continuer. Mais vous avez des gens des streamers de jeux vidéos comme Adin Ross alors on va se moquer mais lui il avait une audience de millions de jeunes Américains qui pour beaucoup sont allés voter les TCB aussi qui sont allés voter pour Trump.
Ceux-là sont en train de dire que Trump alors ils font de l'agisme, ils disent que c'est le monde de je cite des vieux boomers qui veulent des guerres éternelles. Ça, ce sont des centaines de milliers de jeunes qui soit n'iront plus voter soit vont lâcher Trump. Et ça se voit enfin dans les sondages.
Trump a perdu 40 points de la génération Z. 40 points en 2 ans. L'autre fil rouge entre ces différents personnages Megan Kelly, Tucker Carlson, Joe Rogan et Ken c'est Israël.
Qu'ils ont eu d contre Israël. Est-ce que Donald Trump est en train d'essayer de prouver de l'alliance de Trump avec Israël notamment ? Oui. [raclement de gorge] C'est d'ailleurs qu'ils disent que Israël a embarqué les États-Unis et les Boys dans une aventure loin des côtes et on paye le sang pour une guerre qui n'est pas la nôtre dit style.
Et maintenant le défi pour Donald Trump c'est de montrer qu'il est pas sous influence mais que c'est lui qui a l'influence. D'où ce message sur Truth Social très explicite où il l'intime à Benjamin Neto, il pourrait le faire au téléphone, il pourrait le faire de plein d'autres manières très publiquement l'ordre de mettre fin à l'agression contre le Liban. Oui, moi je voulais revenir sur cette idée de de perte de l'électorat trumpien parce qu'en fait si on regarde les les les familles moyennes, la middle classe américaine ce qui l'intéresse c'est c'est avant tout l'économie.
C'est économie stupide he com on disait du temps de priorité dans les élections exement mais quand on regarde l'économie en fait oui c'est vrai que les les prix de l'essence ont augmenté mais il pourrait baisser tout aussi vite demain et surtout l'économie américaine ne se porte pas si mal elle se porte même bien aujourd'hui. Elle résiste à tous ses chocs. Les marchés boursiers ont surmonté la guerre aujourd'hui.
Ils vont de record en record. C'est porté évidemment par le boom de l'intelligence artificielle et cetera, mais aussi par d'autres secteurs. Euh et vous avez le dernier rapport sur l'emploi euh du mois de mars qui a battu tous les records.
Et donc vous nous dites qu'en fait les Américains n'ont pas vraiment de quoi s'inquiéter en fait. Non, pas vraiment. Pas vraiment en fait, contrairement à tout ce qu'on pourrait penser de du caractère anxiogène qui est véhiculé par les médias, mais c'est pas ce que les Américains voient à day comme on dit.
Alors, il y a un autre [rires] électorat que Donald Trump est tout de même en train de perdre, c'est les catholiques, des religieux qui ont voté pour lui. Je regardais les sondages de 2024. 56 % des électeurs catholiques ont soutenu Donald Trump.
Et cette photo qu'on va vous remontrer puisqu'elle a choqué beaucoup d'entre eux, c'est Donald Trump qui essaie d'être une forme de Jésus créé par l'intelligence artificielle et certains y ont vu en blasphème. Oui, absolument. les d'abord il y a maintenant quand même on peut le dire un divorce enfin je sais pas si c'est un divorce parce qu'ils ont jamais été vraiment côte à côte mais il y a un vrai fossé entre le pape Léon X citoyen américain américano péru Уві.
Benjamin Haddad