Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseLes Écologistes (sur YouTube)· 11 juin 2026 7 minAutoproduitActualité / polémiqueNumériqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

"L’algorithme de Twitter est une ingérence étrangère." (Marine Tondelier et Guillaume Gontard)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:20Fait
    « l'algorithme de Twitter est une ingérence pour nous étrangère, numérique en soi »
  • 3:21Promesse
    « les sujets d'éducation au médias allaient vraiment être important »
  • 5:21Fait
    « les tentatives de déstabilisation viennent de territoires très précis, de la Russie principalement, de la Chine, des États-Unis, d'Israël »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Euh écoutez, on avait donc une réunion aujourd'hui sur les ingérences numériques étrangères et qui était en fait plutôt un bilan de l'élection municipale passée où on a pu prendre connaissance des différentes opérations qui ont été menées contre des partis politiques et contre des candidats français. Ce qu'on retient quand même, c'est que l'impact y compris électoral de ces opérations, mais aussi l'impact numérique en réalité a été plutôt limité. Mais voilà, ça doit quand même nous alerter. On sait qu'on a ce service viginum en France qui est assez exemplaire en Europe, qui détecte les opérations, qui intervient assez directement et [grognement] donc voilà, c'est pas les municipales n'ont pas été

0:42

complètement voilà modifiés depuis l'étranger, mais on sait que c'est un risque qui existe pour de prochaines élections. Nous, ce qu'on a apporté au débat en tant qu'écologiste, c'est que premièrement, il y a des partis ou des candidats qui sont ciblés, mais il y a aussi des thématiques. Il se trouve que l'environnement que l'écologie en fait partie. On a pu observer nous sur des problématiques comme les zones à faible émission qui d'ailleurs sont pas forcément une politique mené par nous, c'est une politique du gouvernement. Mais on a vu à quel point ces sujets étaient relayés beaucoup par des comptes qui nous paraissaient suspects. On a notamment le cas pendant l'élection de la métropole de Lyon d'un maire heller d'une commune voilà de de petite taille.

1:20

C'était pas quelqu'un qui avait une grande ampleur sur les réseaux sociaux d'habitude. Et je ne dis pas que ce maire Hellre euh a fait volontairement de l'ingérance étrangère. Il a le droit d'être contre les ZFE et de l'exprimer. [grognement] Mais en quelques instants, il avait 4000 likes, ce qui lui était jamais arrivé. Et quand on regardait qui lit sa publication, c'était en fait des comptes qui s'exprimaient en russe et qui parlaient essentiellement de l'Ukraine hormis les EDFE. Donc c'est des choses qui interpellent fortement. Ensuite, ce qu'on a dit aussi, c'est que là, on se concentrait sur des opérations téléguidées de l'étranger, mais qu'en réalité, l'algorithme de Twitter est une ingérence pour nous étrangère, numérique en soi et que pour nous cette ingérence

2:00

là, elle est beaucoup plus structurante dans la manière dont elle impacte le débat public, la manière dont on se parle entre nous aujourd'hui politiquement, la manière dont les journalistes sont voilà voient des sujets émerger sur les réseaux sociaux s'en servent ou d'ailleurs en émettent eux-mêmes et comment elles elles vivent ensuite leur vie sur ce réseau social puis dans le monde réel. Ça pour nous c'est beaucoup plus préoccupant et structurant que ce qu'on a pu voir aujourd'hui qui est inquiétant aussi mais qui n'a pas à ce stade à notre sens autant d'impact. Et donc c'est un sujet sur lequel on a pu interpeller le premier ministre et ses équipes en disant qu'il allait falloir vraiment s'en occuper et puis vous dire que si on veut que l'élection 2027 se passe bien

2:38

et quand je dis se passe bien, j'ai une opinion sur comment je voudrais qu'elle se termine mais quel que soit la manière dont elle se termine notre travail à tous parti républicain et que le scrutin a été sincère et que les personnes aient pu se faire leur avis avec des informations fiables. Donc les ingérences étrangères évidemment c'est un sujet numérique mais il y a d'autres sujets. On parlait on était plusieurs à l'évoquer de madame Federova qui voilà quand on a fermé RT News Sputnik est parti et qui là est revenu en France et être éditorialiste aujourd'hui sur une chaîne de télé CS et donc on voit qu'on a quand même un problème voilà aussi médiatique de de de concentration des médias de à qu'ils appartiennent et de pourquoi faire et que ça c'est aussi un

3:21

problème pour nous de démocratie. dont il faudra qu'on parle. On a pointé le fait que les sujets d'éducation au médias allaient vraiment être important, qu'en fait il faut armer les citoyens dans ce qui est devenu aujourd'hui le le monde politique et le monde politico-médiatique, je dirais comment s'organise le débat public et que qui avait vraiment une importance donc d'éducation au médias et de manière dont on organisait en fait l'information dans notre pays. Voilà un peu les sujets du jour. Peut peut-être dire que pour revenir c'est que je pense que la question citoyenne, elle est importante. C'està-dire que cette ingérence on voit comment elle arrive, on voit comment elle se diffuse dans les réseaux, dans l'ensemble des médias. Donc il y a vraiment une question à la fois de

4:02

d'information, d'éducation aussi. Et c'est vrai que à travers ça, le débat public, il est important. Euh et ça c'est ce qu'on a aussi rappelé au Premier ministre et notamment il a parlé aussi peut-être de de de développement législatif en tout cas hein, de textes qui pourraient euh qui pourrait arriver et de dire que il y avait cet intérêt en tout cas que effectivement il y ait ce débat, ce débat législatif et ce débat au sein de la société euh parce que voilà d'avoir cette cette connaissance de l'existence justement de ces possibilités d'ingérence. Dire aussi que sur les sur les outils législatifs, on a des textes, hein. Il y a un texte sur le numérique qui a été voté qui a été voté au Sénat qui est en attente à l'Assemblée nationale. Donc il y a aussi cette nécessité et Cyal Chalin l'a

4:43

rappelé que ce texte soit soit inscrit et qu'on puisse avancer. En tout cas, ça peut être un véhicule législatif. Euh et puis dire aussi que ce qui a été mis en place à travers euh les élections municipales, le réseau et le réseau des différents euh des différents acteurs vigin hein du coup qui jusqu'à l'ARCOM euh bah on voit que ça fonctionne euh et que ça marche et que il y a besoin effectivement de mettre en place ce réseau et il y aura certainement évidemment la nécessité de reconduire en tout cas ce ce réseau et ce et ce fonctionnement là pour les élections. Alors, on a parlé des élections très proches à la fois sénatorial, à la fois en Nouvelle-Calé et évidemment les élections présidentielles et législatives qui arriveront. Mais je pense qu'en tout cas le fait de nourrir

5:21

ce débat au niveau au niveau des des citoyennes et des citoyens, c'est aussi quelque chose de particulièrement important. Et petit message de service peut-être pour terminer, c'est que quand on parle d'ingérence étrangère, il y a des pays qui ont été cités. Alors, c'est pas forcément un acteur étatique tout le temps, mais les tentatives de déstabilisation viennent de territoires très précis, de la Russie principalement, de la Chine, des États-Unis, d'Israël. Il y avait des enjeux localisés au Vietnam également. Et donc juste pour vous dire que tout ça n'est pas naïf et que je l'ai dit à chaque réunion sur le sujet et je le redis aujourd'hui, c'est toujours assez paradoxal pour nous de nous retrouver réunis avec tous les partis politiques que contre ce pays, mais dont certains

6:01

sont quand même les bénéficiaires de ces opérations de déstabilisation. Et donc je trouve que comme on fera comme si de rien n'était en parlant des auteurs des des déstabilisations des pardon pardon en parlant des auteurs des déstabilisation mais pas de leurs bénéficiaires, alors on résoudra pas tout à fait le problème. Et je pense qu'il va falloir être très très transparent euh avec les Françaises et les Français dans ces élections sur voilà sur les forces qui tentent de faire de l'ingérance dans notre pays et de le déstabiliser sur qui ils s'appuie et qui veulent voir gagner. Ça raconte quand même beaucoup de la notre pays. Merci. Et dernière question. Lorsqu'un ambassadeur d'un pays tiers explique qu'il veut voir gagner tout le monde sauf les filles, est-ce que vous

6:38

considérez que c'est une gérance ? Alors la question a été posée pour le coup par Manuel Bompard. On n pas entendu de réponse et pourtant j'ai été très attentive mais oui, c'est une question à part entière et pour le coup on a vu des exposés aujourd'hui sur des manœuvres plus ou moins subtiles de déstabilisation. Celle-là n'était absolument pas subtil et très officielle ce qui pose une question diplomatique et démocratique assez évidente. Merci. Merci. Merci.