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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 10 octobre 2026 4 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéJusticeSolidarités & famille

Mobilisation lycéenne: les mots de François Ruffin, député et candidat "Debout" à la présidentielle

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Je dirais que dans cette affaire, il n'y a pas non plus de violence de la police. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Je dis à l'officier de police judiciaire, franchement, Amjad, normalement, il devrait être l'un de vos interlocuteurs pour aider à apaiser, plutôt que de le mettre en cellule pour énerver. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « quand je passe en garde à vue et que les agents me disent que ce qu'il y a d'autre c'est des violences conjugales, je leur dis ben voilà ça c'est votre boulot. Mais ramasser des gamins, ça c'est pas votre travail. »
  • 2:12Invité politiqueChiffre
    « on en est à près de 8000 gardes à vue. C'est-à-dire qu'en 15 jours d'un mouvement lycéen, on a autant de gardes à vue qu'en un an de mouvement gilet jaune. »
  • 2:54Invité politiqueFait
    « 36 élèves par classe et Parcoursup qui brisent, disent-ils, notre avenir. »
  • 3:38Invité politiquePromesse
    « abandon des poursuites, abandon de Parcoursup et abandon d'un budget qui prévoit de supprimer encore 1 588 postes d'enseignants. »

Temps de parole

  • François Ruffin100 %

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François Ruffin

Je dirais que dans cette affaire, il n'y a pas non plus de violence de la police. Ce n'est pas ça le sujet de cas qui nous concernent aujourd'hui. Jeudi soir, moi je suis amené à faire une visite au commissariat pour rencontrer les gardés à la vue. Et ce que je vois, ce sont des gamins, des gamines qui sont apeurés, qui pleuraient, qui étaient inquiets. Amjad, lui, on va le dire, il était beaucoup plus relax dans la cellule. Mais néanmoins, je dis à l'officier de police puisque j'avais déjà croisé lors d'une assemblée générale et j'avais vu que il jouait plutôt le rôle de calmer que d'exciter d'inviter à ne pas avoir de violence, à ne pas utiliser de mortier.

Je dis à l'officier de police judiciaire, franchement, Amjad, normalement, il devrait être l'un de vos interlocuteurs pour aider à apaiser, plutôt que de le mettre en cellule pour énerver. Et de fait, le lendemain, il y a eu un blocage devant le lycée Michlis qui n'était pas prévu. Le lendemain, il est déféré au parquet et bientôt, il y aura un procès pour t'intimider. Je dis que dans le cas qu'on a là, on a une violence, qui est une violence politique et qui est une violence judiciaire.

C'est un choix du gouvernement de ne pas apporter de réponse politique, mais d'apporter une réponse policière, une réponse judiciaire et avec un gâchis aussi de l'autre côté parce que quand je passe en garde à vue et que les agents me disent que ce qu'il y a d'autre c'est des violences conjugales, je leur dis ben voilà ça c'est votre boulot. Mais ramasser des gamins, ça c'est pas votre travail. Il faut voir l'immense gâchis, les heures qui sont passées, les journées d'officiers de police, de juges pour traiter ces dossiers plutôt que les dizaines de milliers de cas de de viols et d'incestes qui ne sont pas poursuivis aujourd'hui, qui ne font pas l'objet d'investigations.

Donc quel est le rôle de la police ? Quel est le rôle de la justice ? Quelle est sa priorité aujourd'hui ? Et ce qu'on observe aujourd'hui à Amiens, est vrai pour tout le pays, puisqu'on en est à près de 8000 gardes à vue. C'est-à-dire qu'en 15 jours d'un mouvement lycéen, on a autant de gardes à vue qu'en un an de mouvement gilet jaune. Gilets jaunes qui avaient connu la même histoire, c'est-à-dire que faute d'une réponse politique, il y avait eu une réponse policière, et avec à l'arrivée des mains arrachées, des yeux crevés et des vies brisées. Nous, on est là pour demander que ça, ça n'advienne pas.

Je reviens aux revendication des lycéens à l'assemblée générale à Amiens à laquelle j'assistais, le mot qui est le plus revenu c'est moisissure. Moisissure dans les salles de classe, moisissure dans les douches, dans les internats, c'est le mot moisissure, c'était sur le bâti. Et avec, évidemment, le fait qu'il y ait trop d'élèves par classe, 36 élèves par classe et Parcoursup qui brisent, disent-ils, notre avenir. Je vous livre une autre Une autre anecdote. Pendant mon passage à la garde à vue, un policier me dit « Bon ben, M. Ruffin, je voudrais vous voir pour des raisons personnelles. Ma fille a été refusée deux fois de parcours sup.

On a fait un Un appel devant la commission, on n'a pas eu de réponse. Est-ce qu'on pourrait au moins comprendre pourquoi ? Ce qui prouve que la question de Parcoursup, c'est un sujet pour les jeunes qui sont mobilisés, mais pour des millions de familles aujourd'hui dans notre pays. Nous, ce qu'on demande, c'est une réponse politique. Nous disons abandon des poursuites, abandon de Parcoursup et abandon d'un budget qui prévoit de supprimer encore 1 588 postes d'enseignants. Dire enfin que chaque génération a son mouvement lycéen, étudiant et ça appartient à notre pays. Ça appartient à notre pays. Ça la démocratie et il me semble que nous sommes ici aussi pour protéger ça