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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 10 juillet 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprises

Edwige Diaz : "Il y a un acharnement à l’encontre du premier parti d’opposition !" (Sud Radio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 65 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35FerméeRéponse directe

    Le RN a-t-il quelque chose à se reprocher, Edwige Diaz ?

  • 1:46RelanceÉludée

    Après il y a des règles, c'est la fameuse question du prêt habituel ou pas ?

  • 3:05OuverteRéponse partielle

    C'est quoi précisément le système, et c'est qui ?

  • 3:58RelanceÉludée

    Je vous pose à nouveau la question, c'est qui le système ?

  • 6:30FerméeRéponse partielle

    Ça veut dire que la justice, pour vous, est aux ordres de certains de vos adversaires politiques ?

  • 8:13RelanceRéponse partielle

    Tout de même, le siège du RN n'est pas le premier siège de parti à être perquisitionné.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38Invité politiqueFait
    « Non, pas du tout. Nous sommes absolument innocents des faits qui sont vraisemblablement en train de nous être reprochés. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « C'est toujours le cas aujourd'hui. »
  • 1:25Invité politiqueFait
    « la promesse d'Emmanuel Macron qui date de 2017, à savoir la création d'une banque de la démocratie. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « il n'y a pas de codification en la matière, il n'y a pas de définition en la matière, il n'y a même pas de jurisprudence en la matière. »
  • 12:24Invité politiqueChiffre
    « le coût de l'immigration s'élève à environ 40 milliards d'euros. »

Temps de parole

  • Edwige Diaz82 %
  • Présentateur18 %

5,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Edwige Diaz, députée de Gironde, vice-présidente du Rassemblement National, Edwige Diaz, bonjour. Bonjour, merci pour votre invitation. Et merci à vous d'être là dans le studio de Sud Radio. Perquisition hier matin au siège du RN après l'ouverture d'une information judiciaire il y a un an. Enquête pour financement illicite des campagnes présidentielles et législatives de 2022, européennes de 2024. Concrètement, la justice évoque des soupçons de prêts illégaux, de particuliers, de surfacturation de prestations, encore de facturation de prestations fictives intégrées par la suite dans les demandes de remboursement forfaitaire par l'État, les dépenses de campagne.

Question, le RN a-t-il quelque chose à se reprocher, Edwige Diaz ?

0:38
Edwige Diaz

Non, pas du tout. Nous sommes absolument innocents des faits qui sont vraisemblablement en train de nous être reprochés. Et surtout, ce qui est grave dans cette affaire, et d'ailleurs c'est très anxiogène, les mots que vous avez employés, en gros on est en train de dire que nos militants sont devenus en quelque sorte des banquiers clandestins. Alors je vais rappeler plusieurs choses. Déjà je vais dire que si aujourd'hui nous sommes obligés de demander, d'en appeler à la générosité de nos adhérents, de nos militants, c'est parce qu'aucune banque française ne souhaite nous prêter d'une part, C'est toujours le cas aujourd'hui ? C'est toujours le cas aujourd'hui.

Et d'autre part, on se souvient de la promesse d'Emmanuel Macron qui date de 2017, à savoir la création d'une banque de la démocratie. Donc ça c'est une promesse qui est tombée aux oubliettes. Donc aujourd'hui, pour qu'on puisse se présenter aux élections, parce que les Français veulent qu'on se présente aux élections, d'ailleurs ils votent pour nous et je les en remercie, et bien le seul moyen que nous avons trouvé pour financer nos campagnes, c'est d'en appeler auprès de nos adhérents. Ce qui n'est absolument pas illégal...

1:46
Présentateur

Après il y a des règles, c'est la fameuse question du prêt habituel ou pas ?

1:50
Edwige Diaz

Alors attendez, justement, les règles...

1:52
Présentateur

La règle reste floue.

1:53
Edwige Diaz

Non, alors exactement, parce que là en fait personne aujourd'hui n'est en capacité de me dire quel est l'article, de quel code d'ailleurs, qui encadrerait ces prêts de particuliers au bénéfice d'un parti politique.

2:06
Présentateur

Le moral qui n'est pas précis là-dessus, je lisais une réponse du ministère de l'Intérieur il y a quelques années, c'est à l'appréciation du juge.

2:12
Edwige Diaz

C'est ça qui est fou en fait, c'est que nous sommes dans une zone grise, il n'y a pas de codification en la matière, il n'y a pas de définition en la matière, il n'y a même pas de jurisprudence en la matière. Ça veut dire qu'on ne sait pas, on ne sait pas quel serait le montant qui ferait de vous un prêteur important, ni à quelle fréquence vous prêtez de l'argent à un parti politique. Donc voilà, tout ça est très très flou, mais l'objectif en fait, c'est d'essayer de nous asphyxier financièrement, c'est d'essayer de faire peur à nos adhérents, à nos militants, à nos prêteurs.

Puisqu'en fait, si vous n'êtes pas financé ni par une banque qui ne veut pas, ni par une banque de la démocratie qui n'existe pas, et que maintenant vous voulez empêcher les particuliers de vous prêter, l'objectif c'est bien évidemment de vous asphyxier financièrement, parce qu'en fait, comme le système n'arrive pas à nous combattre dans les urnes, il essaye de nous asphyxier financièrement.

3:01
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, dénonce les magouilles d'un système. C'est quoi précisément le système, et c'est qui ?

3:08
Edwige Diaz

Est-ce que vous le savez ? Moi je pense que les Français sont leur opinion en la matière. Moi ce que je veux vous dire, c'est que...

3:15
Présentateur

Ils sont peut-être moins informés que vous à ce sujet.

3:16
Edwige Diaz

Non, mais en tout cas, ce qu'on constate, quand même avec étonnement, c'est que plus nous nous rapprochons du pouvoir, plus nous sommes élevés dans les sondages, plus il est confirmé que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont les personnalités politiques préférées des Français, et bien plus il y a une sorte d'acharnement judiciaire à notre rencontre.

On le voit bien, avec toutes ces pseudo-affaires qui naissent, là cette semaine c'était trois affaires quasiment, et donc voilà, les Français ne sont pas dupes, et je pense que c'est vraiment la démonstration que le seul parti de résistance, le seul parti qui va combattre ce système, c'est le Rassemblement National, et c'est pour ça que je lance un appel aux adhésions en faveur du Rassemblement National, nous sommes le seul à protéger les Français.

3:58
Présentateur

Je vous pose à nouveau la question, c'est qui le système ? Je vous fais plusieurs propositions, c'est Emmanuel Macron, c'est certains magistrats, ce sont des grandes fortunes de France, je ne sais pas, la famille Hermès qui est passée en tête, Bernard Arnault, Vincent Bolloré ?

4:09
Edwige Diaz

Non, je ne dirais pas ça, mais en tout cas, Emmanuel Macron, oui, fait partie incontestablement du système, c'est sûr.

4:15
Présentateur

Donc c'est lui qui a la main dessus ?

4:16
Edwige Diaz

Non, non, ce n'est pas ce que je vous dis, parce que je ne suis pas dans le complot, mais en tout cas, je vous fais part de mon étonnement sur l'acharnement à l'encontre du premier parti d'opposition, et puis regardez ce qui s'est passé hier, cette mise en scène, on a été traité, la perquisition que nous avons subie hier, nous avons été traités, nous, premier parti de France, premier parti d'opposition, pire que les grandes organisations criminelles, on a quand même une vingtaine de policiers qui ont débarqué à notre siège, tôt le matin, avec des gilets pare-balles, avec des armes, avec des magistrats. Ce qui est assez classique sur une perquisition, oui.

Pas sur cette ampleur, non, parce qu'attends, qu'est-ce que sont venus chercher ces enquêteurs ? Ils sont venus chercher des documents, des conventions, des contrats de prêts. Moi, en fait, je me pose la question, pourquoi simplement la justice ne nous a pas envoyé un mail ? Vous voyez, ça concerne une vingtaine de prêteurs. Non, non, non, il n'y a pas de principe de perquisition. Il nous aurait dit, écoutez, on a des doutes. C'est pour voir s'il n'y a pas des documents que vous auriez pu cacher sur un envoi de mail. Mais non, on ne va pas les cacher, en fait. Alors, non, ce n'est pas vrai, en fait. Alors, attendez, attendez, juste pour que vos auditeurs comprennent.

Quand vous faites une campagne électorale, tout est transparent. Quand quelqu'un vous prête de l'argent, vous faites une convention de prêts. Cette convention de prêts, vous devez l'adresser à la Commission nationale des comptes de campagne et financement public. Donc, en fait, la CCN, la Commission nationale des comptes de campagne et financement public, dispose déjà de tous nos éléments. Si la justice avait des questions, elle aurait très bien pu ou demander à la Commission de lui adresser ses documents, ses papiers, ses conventions de prêts, ou alors elle nous aurait envoyé à nous un mail et nous lui aurons bien évidemment envoyé ses documents.

Mais là, ils ont décidé de sortir l'artillerie lourde, de venir au siège de nous perquisitionner, et en fait, au motif de récupérer cette vingtaine de conventions de prêts, et bien finalement, de quoi dispose la justice aujourd'hui ? Elle dispose de tout. Elle dispose de nos éléments comptables, ça qui sont publics, ce n'est pas le problème, mais elle dispose aussi de notre préparation du programme présidentiel. Elle dispose aussi de nos stratégies électorales. Elle connaît maintenant toutes les personnes... Qui intéresserait quelqu'un ? Qui intéresserait quelqu'un ? Oui, éventuellement nos adversaires politiques, voilà.

Et surtout, elle connaît le nom de tous nos futurs candidats, que ce soit aux élections législatives ou que ce soit aux élections municipales. Donc oui, ça pose un problème de confidentialité et de travail stratégique du parti politique du Premier Parti de France.

6:30
Présentateur

Ça veut dire que la justice, pour vous, est aux ordres de certains de vos adversaires politiques ?

6:34
Edwige Diaz

Non, ce n'est pas ce que je vous ai dit, mais regardez ce qui se passe tout le temps. Quand vous avez, enfin très souvent, quand vous avez des dossiers qui sont entre les mains de la justice, et bien des fois, vous avez des fuites. Voilà, vous avez des fuites. Ça se retrouve dans la presse. Et ça se retrouve forcément aussi dans les mains de vos adversaires politiques. Et donc nous, en fait, c'est ça qui nous gêne particulièrement. C'est en fait que cette perquisition a servi, je pense, de prétexte pour récupérer tout un nombre de documents. Voilà, nos mails, nos notes, la liste de nos candidats, notre ébauche de programme pour 2027, notre stratégie électorale et tous nos échanges internes.

Donc ça, oui, ça pose un problème. Quand vous êtes dans un état de droit, le parti d'opposition, dans une vie démocratique, doit pouvoir travailler en toute confidentialité, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

7:19
Présentateur

On n'est plus en démocratie aujourd'hui ?

7:21
Edwige Diaz

Non, je ne vous dis pas qu'on n'est plus en démocratie, mais je vous dis que dans une démocratie, dans une vitalité normale démocratique, le premier parti d'opposition devrait pouvoir travailler en toute sérénité, en toute confidentialité, sans que ces documents soient entre les mains de la justice et potentiellement de ses adversaires politiques.

7:37
Présentateur

Si je vais jusqu'au bout, la seule solution aujourd'hui pour sauver ou en tout cas sauvegarder la démocratie, c'est que le RN arrive au pouvoir ?

7:42
Edwige Diaz

Ben oui, je le dis. Je le dis et d'ailleurs, c'est ce qui aurait déjà dû être le cas. Si l'année dernière, il n'y avait pas eu les magouilles honteuses entre le nouveau Front populaire et le Bloc central, eh bien, Jordan Bardella disposerait d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale.

7:59
Présentateur

Les désistements, oui, c'est ça dont vous parlez.

8:00
Edwige Diaz

Oui, je parle des désistements honteux, où vous avez des gens de la France insoumise qui ont appelé à voter pour Mme Borne, Mme 49-3, Mme Réforme des retraites.

8:11
Présentateur

Vous parlez d'acharnement. Tout de même, le siège du RN n'est pas le premier siège de parti à être perquisitionné. Celui de Renaissance a déjà été perquisitionné. Celui des LR a déjà été perquisitionné. Celui du Modem a déjà été perquisitionné. Celui du PS a déjà été perquisitionné. Et puis, on s'en souvient aussi, celui de la France insoumise, La République, c'est moi, Jean-Luc Mélenchon. Il n'y a pas que le siège du RN qui a été perquisitionné, Edwige Dias ?

8:34
Edwige Diaz

Non, mais ce que je ne veux pas, en fait, c'est qu'on minimise la portée, la violence et la gravité de ce qui s'est produit hier. Je vous rappelle, en fait, c'est pour des conventions de prêt qu'on aurait pu envoyer par mail. C'est pour des faits qui ne sont pas définis par le droit. Vous voyez, là, en fait, on nous accuse de choses qui n'existent pas. Il n'y a aucun article de loi qui dit qu'un particulier ne peut pas prêter de temps en temps un parti politique. Et moi, je...

9:05
Présentateur

Il y a des règles, alors, elles sont floues.

9:08
Edwige Diaz

Justement, elles n'existent pas. Vous voyez, en fait, l'article 5 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose que tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché. Vous voyez, c'est un principe de sécurité juridique. Il y a un principe de non-rétroactivité de la loi. Donc, là, en fait, aujourd'hui, il n'y a pas de texte. Donc, on ne peut pas être accusé pour quelque chose qui n'existe pas. Voilà. Et encore moins, à posteriori.

9:30
Présentateur

La Cour européenne des droits de l'homme qui a rejeté la demande de Marine Le Pen de suspendre sa peine d'inéligibilité. Seule une dissolution permettrait aujourd'hui d'obtenir un nouveau jugement de la part de la CEDH. Marine Le Pen l'a évoqué dans son tweet hier. Plus que jamais, vous espérez une dissolution aujourd'hui ?

9:45
Edwige Diaz

Alors, pour plusieurs raisons, nous espérons la dissolution. Je vais y revenir après, mais là, je voudrais juste apporter des éclairages sur la décision de la CEDH d'hier. Donc, en fait, c'est notre référé qui a été rejeté. Bien sûr, la CEDH reste saisie au fond parce qu'en l'état actuel de la sanction qui a frappé Marine Le Pen en matière d'inéligibilité, il n'existe pas dans le droit français de recours visant à lever l'exécution provisoire. Et vous savez que notre pire adversaire, en l'espèce, c'est le temps, parce que d'ici la présidentielle 2027, il est probable que toutes les voies de recours ne puissent pas être mobilisées. Décision d'appel dans un an. Voilà, c'est ça.

Après la Cour de cassation, etc., tout ça pourrait ne pas être mobilisé, mobilisable d'ici la présidentielle. Donc, voilà, bien sûr, la CEDH reste saisie au fond. Et si jamais il y avait une dissolution de l'Assemblée nationale, eh bien là, nous reporterions devant la CEDH un référé, parce que cela priverait Marine Le Pen de son droit essentiel, c'est du droit d'être candidate aux élections. Et sur la dissolution, vous voulez que je vous réponde ? Oui, bien sûr, nous souhaitons la dissolution. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans un immobilisme paralysant, parce que l'Assemblée nationale passe son temps à délibérer sur des textes mineurs. Monsieur Bayrou n'arrive pas...

11:03
Présentateur

Ça peut passer par une censure pour forcer à la dissolution ?

11:05
Edwige Diaz

Oui, bien sûr. Écoutez, ça n'est pas exclu. Elle est toujours sur la teinte, c'est pas exclu, mais concrètement, ça ne veut dire quoi ? Exactement, nous verrons cela au moment du budget. Nous présenterons, comme l'année dernière, nos lignes rouges, qui sont les mêmes que l'année dernière. Nous avions à ce titre, d'ailleurs, présenté un contre-budget très sérieux. Et j'invite vos auditeurs à aller le retrouver. Oui, il est sur la chaîne YouTube du Rassemblement national. Et donc, en fait, nous présenterons un contre-budget. Nous présenterons nos lignes rouges.

Et si le gouvernement, comme l'année dernière, décide de s'endetter, décide de diminuer le pouvoir d'achat des Français, d'augmenter les impôts, de continuer d'asphyxier les entreprises, et oui, ça pourrait tout à fait passer par une censure qui devrait conduire à une dissolution. Je pense que c'est la seule véritable action nécessaire et indispensable pour relever le pays, le sortir de cette paralysie.

11:59
Présentateur

J'aimerais qu'on ait un mot, tout de même, avant de terminer cet échange, sur le coût de l'immigration. La commission d'enquête voulue par votre allié, Éric Ciotti, a été jugé recevable hier. Vous en félicitez. À quoi ça va servir, concrètement, selon vous ?

12:11
Edwige Diaz

Oui, je m'en réjouis. Nous, nous avons voté en faveur de cette proposition de résolution visant à ouvrir une commission d'enquête parlementaire sur le coût de l'immigration, parce que le coût de l'immigration, il est réel. Il y a un excellent institut, qui s'appelle l'Observatoire de l'immigration et de la démographie, qui estime que le coût de l'immigration s'élève à environ 40 milliards d'euros. Ça tombe bien, c'est précisément le montant des économies que cherche à réaliser le gouvernement en main.

12:42
Présentateur

C'est parce que dit le rapport de France Stratégie. Oui, mais il y a d'autres rapports. Il y a contribuables associés aussi.

12:46
Edwige Diaz

Non, mais des chiffres, on en a, en fait. Voilà, des chiffres, on en a. On sait, par exemple, le coût d'un mineur non accompagné. On sait que les prestations sociales non contributives coûtent excessivement cher. L'aide médicale d'État, pareil. L'hébergement d'urgence, idem. Donc, vous voyez, il y a beaucoup d'économies à faire. Et je voudrais saluer une tribune qu'a rédigée Marine il y a quelques jours, qui est parue chez vos confrères du Figaro, qui précise exactement, en fait, l'incompétence et même la fourberie, quelque part, la tartufferie de M. Rotaillot en la matière, puisque depuis que M. Rotaillot est ministre de l'Intérieur, eh bien, tous les voyants sont au rouge.

Tous les chiffres ont explosé, que ce soit les titres de séjour, que ce soit les accès à la nationalité française, que ce soit le nombre d'exécutions d'OQTF, pareil, qui est infime. Et donc, voilà. Oui, c'est ça. Donc, oui, il y a un vrai sujet sur l'immigration. Et je pense qu'il est temps qu'une commission d'enquête se penche réellement sur le sujet.

13:48
Présentateur

Edwige Diaz, pour conclure, la France qui va bientôt prêter la tapisserie de Bayeux au Royaume-Uni. Je ne sais pas si ça vous inspire quelque chose en particulier.

13:55
Edwige Diaz

Eh bien, écoutez, si c'est un prêt, pourquoi pas. Moi, je me réjouis, dès lors qu'il y a un rayonnement culturel français. Je préfère, bien évidemment, que les œuvres d'art restent dans notre pays. Mais s'il ne s'agit que d'un prêt, écoutez, tant mieux. Si ça permet à plus de personnes d'admirer cette œuvre, écoutez, ma foi, c'est une bonne chose. Moi, voilà, je suis très favorable au rayonnement de la France. et surtout quand ça passe par l'art et par la culture.