Nicolas Dupont-Aignan invité sur TV Libertés (30 janvier 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 43 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:48OuverteRéponse directe
Faut-il reconfiner la France ?
- 4:51RelanceRéponse directe
Quelles sont ces mesures drastiques dont vous parlez ?
- 5:23OuverteRéponse directe
Qu'il soit pratiqué, du coup, en France par des organismes faits pour ?
- 8:46OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il vous a répondu déjà ?
- 10:25OuverteRéponse directe
Comment lisez-vous cette situation, Nicolas Dupont-Aignan ?
- 14:38OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est toujours le cas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:01Invité politiqueFait
« le gouvernement avait détruit les masques et n'avait pas prévu les lits d'hospitalisation. »
- 3:27Invité politiquePromesse
« J'ai proposé de doubler les lits d'hospitalisation. »
- 5:01Invité politiqueFait
« Mais il y a le variant sud-africain qui est beaucoup plus dangereux parce que les vaccins ne sont peut-être pas efficaces contre le variant sud-africain. »
- 5:15Invité politiquePromesse
« Un premier test pour entrer en France et ensuite, 48 heures d'isolement, 48 heures avec un second test immédiat. »
- 7:13Invité politiqueChiffre
« Madame Merkel en a envoyé 15... Un lot de 15 à 27 millions de foyers allemands des personnes âgées, des personnes vulnérables. »
- 8:22Invité politiqueFait
« le ministre de la Santé, refuse des études indépendantes. »
- 8:31Invité politiqueFait
« Pourquoi le Maroc a quatre fois moins de morts par habitant parce qu'il a généralisé l'hydroxychloroquine ? »
- 10:07Invité politiqueFait
« j'accuse aujourd'hui le ministre de la Santé de la stratégie du pire. »
- 10:15Invité politiqueFait
« Et c'est pourquoi d'ailleurs la majorité vient de dissoudre la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale. »
- 10:50Invité politiqueFait
« je veux qu'on ait du recul sur le vaccin ARN. »
- 13:14Invité politiqueFait
« le Parlement a fermé, Élise Blaise, c'est qu'on n'était pas nombreux dans l'hémicycle pour combattre la décision d'état d'urgence sanitaire. »
- 17:03Invité politiqueFait
« Le restaurant de l'Assemblée nationale est ouvert avec les mesures de précaution rigoureuses. »
- 19:12Invité politiqueFait
« Un président qui ferme le Parlement avec sa majorité. Et je ne vois que cet article 68. »
- 20:20Invité politiqueFait
« qu'il y a deux ministres, M. Le Maire et M. Blanquer, qui en privé passent leur vie à dire que cette dictature sanitaire est une folie pour la nation. »
- 21:43Invité politiqueFait
« Les restaurants qui respectent les règles sanitaires et qui ont suffisamment d'espace doivent être ouverts. »
- 25:20Invité politiqueFait
« Vous savez que les EHPAD sont devenus des prisons. »
- 26:04Invité politiqueChiffre
« Il y a 88% des gens qui sont en réanimation qui ont une comorbidité. »
- 27:31Invité politiqueFait
« L'objectif, c'est de battre Macron. Parce que si Macron est réélu en 2022, le pays est mort. »
- 28:41Invité politiqueChiffre
« Il y a 7% des Français qui me font confiance, alors qu'il y a un mois, c'était 5%, il y a deux mois, c'était 3%. »
- 31:32Invité politiqueChiffre
« 80% des Français ne veulent pas du duel Macron-Le Pen. »
- 31:53Invité politiqueFait
« J'ai désendetté ma ville. Mon parti n'a pas un centime de dette. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan78 %
- Présentateur14 %
- ?6 %
- Invité2 %
≈ 51,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci
de vous retrouver pour ce nouveau numéro du samedi politique. Depuis une semaine, on assiste à une véritable cacophonie gouvernementale. Statu quo, confinement léger ou plus strict ? A quelle sauce allons-nous être mangés ? Les Français vont-ils accepter ces nouvelles restrictions sans révolte ? C'est à ces questions que nous allons répondre dans quelques instants. Mais avant, bien sûr, je vous demande dès à présent de commenter, de partager et de cliquer sur le fameux pouce en l'air. Allez, c'est parti !
C
'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour, monsieur.
Bonjour, Élise Blaise.
Merci d'être avec nous. Vous êtes président de Debout la France, député de l'Essonne, candidat à la présidentielle en 2012, en 2017, et déjà candidat pour la présidentielle de 2022. Alors, Nicolas Dupont-Aignan, la France est aujourd'hui en phase de flottement. Depuis plus d'une semaine, on entend tout et son contraire. Emmanuel Macron se laisse encore quelques jours pour décider au sujet d'un hypothétique confinement qui devient de moins en moins hypothétique. Hier, jeudi, pour la conférence de presse hebdomadaire, Olivier Véran a donné un peu l'état des lieux de l'épidémie. Je vous propose, avant de vous donner la parole, d'écouter quelques-uns de ses propos.
Je
le disais, malgré tous nos efforts, les variants circulent activement en France.
Au
cours du mois de janvier, on estime être passé de quelques 500 patients environ par jour atteints de ces variants, au début du mois de janvier, c'est plus élevé que ce que nous pensions, à plus de 2000 patients par jour atteints de ces variants actuellement.
Le
fait que ces variants se propagent dans notre pays nous laisse penser que le couvre-feu
et
l'ensemble des mesures de contrôle en vigueur dans notre pays sont certes utiles, mais probablement pas suffisantes.
Ce
que nous voulons éviter, c'est une épidémie dans l'épidémie,
qui
n'est pas encore véritablement visible en France, mais dont tout nous laisse à penser qu'elle sera une réalité très vite et très forte
si
nous ne faisons rien.
Alors
Nicolas Dupoyant,
ça
fait un an maintenant que la France a connu cette crise sanitaire. Olivier Véran alerte désormais sur les hospitalisations. Quand on nous parlait il y a un an essentiellement des réanimations des patients en soins intensifs, on nous parle également du variant anglais, de cette menace qui monte. Faut-il reconfiner la France
?
Tout d'abord, je vais vous dire, le premier confinement, je l'avais approuvé,
parce
qu'il n
'y
avait pas de recul, on n'avait pas de masque,
pas de
test. On était à l'aveugle et le gouvernement avait détruit les masques et n'avait pas prévu les lits d'hospitalisation.
À
la suite du premier confinement, j'ai dit, attention,
il
faut prendre les mesures pour éviter un deuxième confinement.
Et
j'ai proposé le contrôle strict des frontières,
vraiment
fermé.
J
'ai proposé de donner les masques FFP2 pour les publics fragiles, parce qu'il vaut mieux protéger les gens fragiles que d'enfermer tout un peuple. J'ai proposé de doubler les lits d'hospitalisation. Et j'ai proposé de tout faire pour faire des recherches sur les soins précoces, pour arrêter la dérive vers l'hospitalisation. – Rien n'a été fait. –
On a fermé les frontières.
– Les tests. – On a fermé les frontières. – On va revenir
sur les frontières. Les tests, si, un petit peu.
On
a eu le deuxième confinement.
Je
me suis dit, ils vont quand même se dire, il y
a
un moment où il faut prendre des mesures strictes pour éviter la mort du pays. Parce que ce qu'on ne dit pas,
c
'est que le confinement en troisième reprise, c'est la mort du pays. Ce sont des drames sociaux, ce sont des drames sanitaires, parce que les gens ne sont pas opérés des maladies cardiaques, des maladies, etc. C'est un drame économique abominable. C'est la misère et l'explosion sociale. Eh bien, ce que je trouve absolument ahurissant,
c
'est qu'on nous refait le coup. Aucun recul. Aucun recul, notamment, sur les pays qui ont évité cela, notamment les pays d'Asie. Et vous me parlez des frontières. Les frontières, non, ne sont pas vraiment contrôlées. Pendant un an, on nous a dit, ça ne sert à rien. Maintenant, on nous dit, oui, on contrôle. Mais, par exemple, il n
'y a
pas d'exigence de test négatif pour les frontières terrestres. Donc, en fait, on recommence. Alors, est-ce qu'on peut l'éviter ? Moi, je considère qu'on peut encore l'éviter si on prenait des mesures drastiques, rigoureuses, de protection des Français plutôt que d'enfermement. Mais,
j'aimerais déjà... Mais c'est quoi ces mesures
drastiques ? Alors, si on ne reconfine pas, parce que le reconfinement paraît justement comme la mesure drastique
paraît
excellente.
Mais
non, la vraie mesure drastique,
c
'est d'abord de contrôler les frontières pour ne
pas
qu'il y
ait
de variants qui arrivent.
On
nous dit que le variant anglais est arrivé. Mais il
y
a le variant sud-africain qui est beaucoup plus dangereux parce que les vaccins ne sont peut-être pas efficaces contre le variant sud-africain. Donc, là aussi, j'aimerais qu'on anticipe. C'est-à-dire qu'il y a un vrai contrôle strict des frontières avec double test. Un premier test pour entrer en France et ensuite, 48 heures d'isolement, 48 heures avec un second test immédiat. Il faut être intransigeant là-dessus.
Qu'il soit pratiqué, du coup, en France par des organismes faits
pour. Oui,
comme ça se fait dans beaucoup
de pays. Parce que là, on voit qu'il y a beaucoup de lignes
qui demandent, par exemple, de présenter un test PCR de moins de 72 heures. On sait qu'une partie des Français les font sur Photoshop.
Voilà, c'est n'importe quoi. Aller à Roissy, c'est le bazar le plus total. C'est la honte du monde.
Non
mais,
vous
allez... Quelqu'un revenait d'Arabie Saoudite il y a quelque temps, il m'a dit c'est rigoureux, il y a un test négatif, un double test, 48 heures après. Et en revanche, le pays vit. Vous allez en Asie, n'en parlons même pas. Donc, c'est... L'Europe a été incapable, par idéologie, sans frontiériste, de comprendre qu'il vaut mieux être enfermé dans son pays qu
'enfermé
dans son appartement. La France est grande, on a un pays magnifique, on peut vivre en France si on se protège, ce qu'on n
'a
pas fait. Donc, je demande de la rigueur là-dessus. Et puis, je demande ensuite qu'on change de stratégie.
Au
lieu d'enfermer tout un peuple,
je
demande qu'on isole les malades,
la
moindre des choses, et surtout qu'on protège nos anciens. Et
je vais vous donner une anecdote. Comment les isole comment les malades ? Les isole, il
y a des hôtels vides partout. Si on était raisonnable,
on
pourrait donner de fortes incitations pour que quelqu'un de positif s'isole pendant 8 jours
dans
un hôtel organisé
pour
soulager son milieu familial. Mais rien n'est organisé. On n'aide pas les Français à
s
'organiser. Autre point.
Et
ça, je veux le dire à nos anciens qui nous regardent. Plutôt que de paralyser le pays et même d'isoler nos anciens qui sont dans des prisons dans les EHPAD et qui meurent de solitude... Et qui
meurent seuls aussi, d'ailleurs. Et de détresse.
Et de solitude. Il y a... Je voulais amener ça.
C
'est un masque FFP2.
C
'est coûteux. Ça coûte 2 euros. Donc on ne
peut
pas se le payer.
Des
petits salaires. Madame Merkel... Est
-ce
qu'il faut le changer toutes les 4 heures ? Oui. Madame Merkel
en
a envoyé 15... Un lot de 15
à
27 millions de foyers allemands des personnes âgées, des personnes vulnérables. Pourquoi
? Pour
que ces personnes puissent voir leurs petits-enfants, puissent sortir au supermarché en le mettant. C'est une autonomie de 4 heures totalement protégée.
On
peut faire le confinement. Allez, demain matin, on refait un confinement. Mais si nos personnes âgées, fragiles, qui ont une maladie, une comorbidité, vont dans un supermarché où il
y
a le variant anglais avec un masque en tissu,
ils
auront beau avoir le confinement, ils vont attraper le virus. Donc, ce que je vais expliquer aux Français, c'est qu'il faut mieux protéger les personnes fragiles que de casser un pays. Parce qu'on fait coup double. On protège la personne fragile en lui donnant l'instrument de sa protection. Et en plus, on permet au pays de vivre. Et puis, troisième point, vous le savez, je défends, oui, le professeur Raoult. Je maintiens, je persiste et je signe. Je défends l'ivermectine, qui est un médicament qui suscite moins de polimie que l'hydroxychloroquine parce qu'il marche.
Mais
le ministre de la Santé,
M.
Véran, et je l'accuse, le ministre de la Santé refuse des études indépendantes.
Pourquoi
le Maroc a quatre fois moins de morts
par
habitant parce qu'il a généralisé l'hydroxychloroquine ? Pourquoi certains pays laissent libres les médecins et surtout l'incite à soigner en amont ? Et pourquoi en France, on renvoie les malades avec du paracétamol en attendant qu'ils aillent à l'hôpital
? Alors
justement, Nicolas Dupont-Henri, il
y a quelques temps, vous avez fait une
lettre à Olivier Véran, une lettre que vous avez co-signée avec Florian Philippot, le président des Patriotes, et François Asselineau, le président de l'UPR, précisément pour réclamer un point, d'ailleurs un point hebdomadaire, je crois, sur les traitements qui étaient testés et essayés en France. Est-ce qu'il vous a répondu déjà ?
D'abord, il ne répond pas. Il sabote systématiquement toutes les études indépendantes comme s'il ne voulait qu'il n
'y
ait que le vaccin. Et je regrette d'ailleurs que d'autres personnes n
'aient
pas voulu signer ma lettre parce que dans cette affaire, je rencontre tous les jours des médecins indépendants.
Vous l'avez
proposé à Marine Le Pen ?
Rassemblement national
?
Je
pense que, je ne sais pas si M. Asselineau l'a proposé, j'aurais aimé qu'elle signe. Et puis des Républicains, et puis d'autres, de gauche, de droite, j'en m'en fous. Parce que
c
'est quand même incroyable de se dire qu'il
y a
des milliers de médecins en France qui tâtonnent, qui essayent des traitements, qui ont des résultats
et
que l'État,
le
ministère de la Santé, bloque tout. Comme s'il ne voulait pas
qu'il
y
ait
une autre voie. Or, si vous arrivez à soigner,
si
vous arrivez à éviter l'hospitalisation,
il
n'y
a
plus le drame du Covid,
il
n'y a plus l'obligation vaccinale,
il
n'y a plus la mise sous tutelle d'un pays, il n'y a plus le gouvernement par la peur.
Et
j'accuse aujourd'hui le ministre de la Santé
de
la stratégie du pire. Je l'accuse.
Il
y a toutes les preuves de la stratégie du pire. Et c'est pourquoi d'ailleurs la majorité vient de dissoudre la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale.
Mais
c'est incroyable ce qui se passe.
–
Mais alors justement, comment lisez-vous cette situation, Nicolas Dupont-Aignan ? Parce que si on vous suit, je suis désolée de vous le dire, on va encore vous accuser de complotisme, YouTube va encore nous faire des misères. et si vous nous expliquez finalement qu'on détourne le regard de possibles traitements, que tout est mis vers la stratégie de la vaccination, que tout est mis vers la stratégie de la peur, si je vous suis, quel est le but ?
– Alors, sur la vaccination, je ne suis pas un anti-vaccin systématique. Moi, j'ai simplement dit, je veux qu'on ait du recul sur le vaccin ARN. S'il marche, j'en serais ravi.
Mais
quand j'entends M. Fischer, M. Vaccin du gouvernement, ce n'est pas moi, qui dit sur RTL, il y a une semaine, je ne sais pas si le vaccin protège plus de 2 à 3 mois, et aucun journaliste ne l'a repris, et quand M. Vaccin du gouvernement dit ça n'empêche pas de transmettre,
je
m'interroge. Et quand M. Raoul dit il y a des variants qui fait que... Alors, on nous dit que le variant anglais serait traité par la vaccine, j'en serais ravi. Mais ce que je veux dire, c'est que même si le vaccin marche.
Comme
le gouvernement est incapable de livrer les doses, on va encore avoir au moins 6 à 9 mois sans vaccin. Efficace.
Au
sens d'immunité collective.
Oui, bien sûr.
Donc,
il
serait peut-être temps d'offrir des masques FFP2 à nos anciens, comme l'a fait Mme Merkel. Il serait peut-être temps de contrôler nos frontières avec rigueur pour éviter le variant sud-africain. Soyons anticipants. Il serait peut-être temps de diffuser l'ivermectine. J'ai rencontré, tiens, un réanimateur qui me dit mais on utilise l'ivermectine en complément en réanimation. Alors, je lui dis mais pourquoi les médecins de ville ne sont pas informés de ça ? Et pourquoi on n'essaye pas ce traitement ? Ou on le teste ? Je ne sais pas. Pourquoi ? Pourquoi ce Moyen-Âge ?
En fait, on est revenus, vous savez, les médecins de Molière, des chapeaux pointus qui viennent sur nos plateaux de télévision qui d'ailleurs sont payés par des laboratoires pharmaceutiques pour la plupart qui nous ont vendu d'ailleurs le remdesivir plein pot.
D
'ailleurs, Mme Lacombe a eu la légion d'honneur et elle s'est trompée sur tout.
Donc,
moi, je demande juste qu'on procède par addition, qu'on offre aux Français une palette de solutions.
Je
ne suis pas de ceux qui nient la gravité de l'épidémie.
Je
ne suis pas dans le complotisme à dire que voilà... Non, il y a un réel danger.
Il
faut soigner les Français. Il faut protéger les plus fragiles. Il ne
faut
pas fermer le pays parce que si on ferme le pays
et
qu'on ne soigne pas les gens et qu
'on
ne les protège pas, on aura quand même l'épidémie et on aura la mort sociale, c'est-à-dire des conséquences psychologiques, psychiatriques, sanitaires, désastreuses. Et c'est ça qui m'énerve aujourd'hui, pardonnez-moi ce mot familier, mais ce qui m'énerve c'est qu'en fait on procède par exclusion. Il n
'y
aurait que le vaccin mais il n
'est
pas là tout de suite donc on n'y peut rien. Et puis sinon, circuler, il
n'y
a rien à voir. Et ce qui me choque encore plus,
c
'est que le Parlement a fermé, Élise Blaise, c'est qu'on n'était pas nombreux dans l'hémicycle pour combattre la décision d'état d'urgence sanitaire parce qu'on peut très bien imaginer qu'on impose un couvre-feu mais qu
'on
le vote comme en Angleterre, comme en Israël. Moi, il faut dissocier la fermeture du Parlement des mesures à prendre. Mais,
et
je regrette que, je vous le dis très clairement, je regrette que tous les députés du Rassemblement National dont Marine Le Pen aient été absents.
Ils
ne
sont
pas venus.
Vous
parliez du vote le 20 janvier dernier
sur le prolongement de l'état d'urgence.
Oui,
et
je suis très, très, vraiment
pas
content
que
ni le Front National ni les Républicains
ne
soient très combatifs et encore les Républicains ont été combatifs là-dessus pour une fois plus que le Rassemblement National. Pourquoi Marine Le Pen a disparu
? C
'est inacceptable. Il se passe des choses graves dans le pays. On est en train de supprimer la démocratie.
Parce
que, au nom de quoi, parce qu'il y
a
un virus
avec
beaucoup de morts, il n'y
a
plus de Parlement.
Au
nom de quoi, un homme seul, Emmanuel Macron, dans un conseil de défense sans aucun compte-rendu, assisté d'un conseil scientifique sans aucun compte-rendu, suspecté de conflit d'intérêt. Au nom de quoi, ces gens-là, décident de nos libertés publiques
? Je
ne
sais
pas si vous réalisez ce qui se
passe. Justement, au début de la crise... Si Trump avait
fait ça ou Poutine,
mais
qu'est-ce qu'on dirait ?
Au début de la crise, on a vu que le gouvernement invitait régulièrement les chefs de partis. Vous y étiez conviés, bien entendu, à l'instar de Marine Le Pen, de Florian Philippot à plusieurs reprises. Est-ce que c'est toujours le cas
? Alors, nous
ne sommes plus invités. M. Castex, ne supportons pas la contradiction, ni M. Véran. Il n'invite que les présidents de groupes parlementaires. Comme ça, ils sont tranquilles. Et je regrette, là aussi, je suis désolé, vous allez trouver que je donne des leçons, mais je me sens parfois un peu abandonné par des trouillards. Je regrette, j'aime beaucoup M. Rotaillot, qui est un type courageux, mais là, il vient de voter l'état d'urgence sanitaire au Sénat jusqu'au 3 mai. Mais quand est-ce que les parlementaires vont jouer leur rôle d'hommes politiques ? Nous sommes les représentants du peuple.
Moi,
j'aimerais
qu
'on vote sur les mesures et que chacun sache, les Français ont le droit de savoir qui est voté. Et qui vote quoi ? Oui, parce que là, de quoi il s'agit
? Il
s'agit d'interdire certaines professions d'exercer, de vivre. Il s'agit d'interdire les Français de sortir de chez eux. Je ne sais pas si vous savez, Élise Blaise, qu'au Japon, par la Constitution, le confinement est interdit. Donc, je ne suis pas pour qu'on ne prenne pas des mesures. Attention, il y a des situations graves, il
y a
des gens qui meurent. Je veux qu
'on
prenne des mesures. Mais je demande que ces mesures se fassent, j'allais dire, à l'air libre, c'est-à-dire que les Français sachent qui vote quoi,
que
j'aimerais qu'on ait un débat d'idées sur les solutions. Par exemple, est-ce qu'on peut encore éviter le confinement
par
des mesures de précaution, ciblées ?
J
'aimerais qu'on protège les plus fragiles. C'est ce gouvernement, qui a par exemple, qui a remis au travail les conjoints
des
personnes vulnérables.
Vous
savez, les personnes qui
ont
des maladies, diabète, hypertension, qui devraient être protégées. S'il y a une catégorie de Français à protéger en télétravail et à indemniser, ce sont les personnes qui souffrent de comorbidités qui, eux, vraiment, sont en très grand risque. Eh bien, le gouvernement les a remis au boulot. Donc, si vous voulez, ce qui ne
va
pas, c'est l'incohérence. Et c'est pour ça que les Français n'en peuvent plus.
C
'est qu'ils ne comprennent pas l'incohérence. On vous met dans le métro mais on n'a pas le droit d'aller sur un télésiège à l'air libre.
Non
mais c'est... Le restaurant de l'Assemblée est ouvert, la buvette du Sénat est ouverte, mais les restaurants qui ont pris des précautions sont interdits.
Non mais qu
'on
m'explique... Le Parisien a fait un article d'ailleurs en début de semaine pour expliquer que certains parlementaires, certains ministres, même parfois, continuaient d'aller au restaurant dans des arrières-cours
qui
étaient
tout à fait ouvertes.
Le restaurant de l'Assemblée nationale est ouvert avec les mesures de précaution rigoureuses. On n'a pas le droit de manger en face de quelqu'un, on doit être en quinconce, pas le droit de plus de deux. Pourquoi ce qui est fait pour les parlementaires n'est pas fait pour les Français ? Mais comment accepter cela ? Je vous assure, quand je suis rentré dans le restaurant de l'Assemblée, je me suis dit mais c'est incroyable. Nous, on a le droit et les Français n'ont pas le droit. Alors,
ce
qui est curieux, c'est que j'ai entendu sur Internet des gens m
'ont
dit oui, il faut l'interdire pour les parlementaires,
c
'est scandaleux. Mais non, il faut l'autoriser pour les Français. Les ouvriers du bâtiment mangent dans leur voiture en plein hiver le long des routes à quatre dans la voiture parce qu
'on
leur interdit dans un restaurant où il y a des toilettes, où il fait chaud. Mais ce pays est devenu
fou,
Élise Blaise. Ce pays est devenu paralysé par la peur.
Moi,
je veux rassurer, protéger, soigner. Le Premier ministre, il affole, il enferme et il vaccine.
Ce
n
'est
pas la même politique. Voilà. Et c'est un choix. Et j'aimerais que ce choix, les Français puissent le connaître. Mais on n
'a
pas le droit de le dire.
Cette
semaine, Nicolas Dupoyant, vous avez présenté vos voeux à la presse pendant votre discours. Vous vous êtes interrogé sur la nécessité, sur l'éventualité, la pertinence d'une destitution d'Emmanuel Macron. Vous pouvez revenir sur ce point
? Oui.
C'est curieux, toute la classe médiatique française se réjouit des processus de destitution de M. Trump.
Et
je me suis dit pourquoi,
quand
un homme seul est en train d'enfermer un peuple et de détruire un pays, M. Macron et la France, on n'aurait pas le droit au moins
de
poser la question, surtout que beaucoup d'internautes m'appellent. Il y a eu l'appel très émouvant de Francis Lalanne, c'est un artiste, avec son caractère, mais qu'importe. Ce n'est pas dans la demi-mesure en tous les cas. C'est le moins qu
'on
puisse dire.
C
'est le moins qu
'on
puisse dire. Mais ce que je veux dire, c'est que comment on peut obliger un président
à
rendre des comptes
?
Un président qui ferme le Parlement avec sa majorité. Et je ne vois que cet article 68. Je n
'ai
pas envie de le saisir, je le trouve avec vous. Mais est-ce qu'il ne
faut
pas avertir le président qu'à un moment, il y aura au moins quelques hommes politiques courageux qui diront stop ? Et ce que j'ai voulu dire dans mes voeux, c'est faut-il en arriver là pour que la raison revienne dans notre pays et que la classe politique arrête cette soumission ? Parce que, je vous le dis, on n'est pas nombreux à l'Assemblée à combattre cette soumission organisée. Et je vais vous dire pourquoi certains ne le font pas. parce que j'entends, attention, si tu critiques, on va t'accuser
d
'être responsable des morts. Attention, Emmanuel Macron a un sondage favorable, il ne
faut
pas perdre des voix. Mais moi, je ne
suis
pas là pour gagner ou perdre des voix, je suis là pour dire ce que je crois avec l'intérêt général, l'intérêt national. Et aujourd'hui, je vous dis, un troisième confinement, c'est la mort du pays. Et je veux l'éviter. Et si je peux, par mon rôle politique, parce que sinon, à quoi je sers
?
Ça ne sert à rien d'être à l'Assemblée nationale,
ça
ne sert à rien d'être devant vous, ça ne
sert
à rien de diriger un parti politique si je ne dis pas ce que je pense. Et on m'a dit aujourd'hui, tiens, qu'il
y a
deux ministres, M. Le Maire et M. Blanquer, qui en privé passent leur vie à dire
que
cette dictature sanitaire est une folie pour la nation. Alors pourquoi ils ne démissionnent pas
?
Pourquoi Marine Le Pen ou certains leaders des Républicains sont aux abonnés absents parce qu'ils ont peur de perdre des voix
? Là,
l'heure est grave. Il faut sauver le pays. Il faut proposer une autre stratégie.
Il
faut dire aux Français qu'on peut s'en sortir collectivement si on applique des gestes barrières, si on est prudent, si on se soigne, si on augmente les lits de réanimation. Bref, il
y a
une politique à mener qui est une autre politique. Et ça, je veux la défendre. Et je ne me tairai pas parce que je crois qu'il faut que les Français sachent qu'il y
a
une espérance possible, qu'ils ne sont pas condamnés à subir. Or, nos concitoyens sont désespérés par la disparition des hommes et des femmes politiques. C'est ça, le problème d'aujourd'hui.
On
a vu cette semaine, Nicolas Dupoyon, un restaurateur près de Nice rouvrir son restaurant et le faire en criant liberté. On sait qu'il y a un mouvement de restaurateurs qui appelle le 1er février à rouvrir leurs portes. Est-ce que vous les soutenez
?
Je soutiens leurs revendications et je voudrais qu'ils le fassent légalement.
Et
pour le faire légalement,
il
faut rouvrir les restaurants qui respectent, attention,
pas
tous, je vais être très franc parce que je ne
veux
pas mentir aux restaurateurs. Les restaurants qui respectent les règles sanitaires et qui ont suffisamment d'espace doivent être ouverts. Ceux qui sont trop petits et qui font bar
ne
pourront pas être ouverts.
Vous
voyez, moi, je ne veux pas... Je serai carré. Je dis ce que je pense et ce que je crois bon pour le pays. Donc, je vais être très franc. Les restaurants qui ont suffisamment d'espace et qui sont prudents doivent rouvrir. Mais à Monaco,
ce
n
'est
pas loin. Les restaurants sont ouverts.
Ils
sont ouverts à midi avec des règles sanitaires précises. En Asie, dans certains... À Hong Kong, par exemple, vous savez comment ça marche ? Selon l'état de danger sanitaire, c'est deux personnes par table, quatre, six et ça module. Voilà. Est-ce que notre pays peut réapprendre à vivre avec des règles respectées ?
Alors,
en revanche, il ne
faut
que dire aux Français la vérité.
C
'est que pour ouvrir, il faut qu
'ils
respectent les règles. C'est-à
-dire
que si on rouvre les restaurants et que
c
'est le bazar, alors ça va donner raison à ceux qui veulent nous enfermer. Donc, je voudrais qu'il
y
ait une réouverture des restaurants de manière légale pour ceux qui peuvent, comme on a fait pour les commerces. Souvenez-vous, les commerces ont été fermés. Il a fallu ce mouvement de protestation pour que le bon sens revienne. On entassait les gens dans les grandes surfaces et des commerces où il y a deux personnes dedans avec un masque et du gel n
'ont
pas le droit de rentrer. Enfin, c'est n'importe quoi. Donc, moi, je bataille pour que les restaurateurs soient entendus, mais j'aimerais leur donner les moyens de le faire légalement. Vous voyez ? Parce que sinon, on va arriver dans un système de désobéissance civile, comme on dit, qui est malsain.
Et je ne veux pas le chaos dans mon pays. Mais on sent justement une
tension montée dans la population,
une forme
de défiance.
Et
quelque part, une partie des Français pensent tout simplement qu'aujourd'hui, s'ils ne contreviennent pas à la loi qui est instaurée par l'état d'urgence, il n'y aura pas d'évolution et il n'y aura pas de libération.
Exactement. Et si vous voulez, c'est d'ailleurs ce qui est malsain et ce que je déteste dans la présidence Macron depuis le début
et
ce qui n'est pas conforme à l'idée que je me fais d'un chef d'État,
c
'est qu'un chef d'État doit rassembler les Français autour d'un objectif et d'un programme clair.
Et
ce que je n'aime pas, c'est que le mode de gouvernement, en fait, quand vous reprenez un peu de recul d'Emmanuel Macron depuis son arrivée,
c
'est de dresser des catégories de Français les unes contre les autres. Alors, on dit aux personnes âgées, vous voyez, si le restaurateur de Nice fait ça, c'est qu
'il
va vous mettre en danger, ce qui n
'est
pas vrai. On dit, s'il y a des gilets jaunes, c'est à cause, vous voyez, il vous met en danger, vous, commerçant. Et on dresse les Français les uns contre les autres et ce faisant, on casse le pays qui devient de plus en plus agressif, je ne
sais
pas si vous l'avez remarqué, où finalement, plus rien n'est respecté. Moi, je veux qu'on revienne au respect de la loi commune, mais il faut que cette loi
une
règle stupide, incohérente,
elle
ne peut pas être respectée, elle aboutit à la révolte. Et je suis très inquiet, mais vraiment très inquiet. Donc, je veux, par mon rôle politique, comme je le peux, dire aux Français, il y a une voie possible.
Il
y a cette voie qui est la voie de la réconciliation sur des mesures consensuelles, honnêtes, rationnelles.
Et
je dis aussi attention à ceux
qui,
parfois, sont de notre bord, si je puis dire, et qui disent, il ne faut plus rien, on peut faire tout, pas besoin de masse, pas besoin de rien, on s'en fout, c'est un grand complot mondial, il y
a
un virus, il n
'y a
rien du tout. Non, ce n
'est
pas vrai, il y a un virus, il y
a
des gens qui meurent. Et donc, je pense qu'il faut un juste milieu. Je sais que ce n
'est
pas toujours facile à défendre. Protégeons les Français, mais ne les enfermons pas. Rouvrons les activités qui respectent un protocole. redonnons de la vie au pays. Protégeons nos anciens dans les EHPAD qui retrouvent leurs petits-enfants, qu'ils puissent voir des gens. Ils sont en train de mourir de solitude. Vous savez que les EHPAD sont devenus des prisons.
C
'est horrible ce qui se passe dans les EHPAD. Alors, les gens meurent peut-être pas du Covid, mais ils meurent de détresse et de solitude.
On
les abandonne comme des chiens dans des refuges.
Je
suis désolé d'être brutal, mais ça ne peut pas continuer. et tout ça parce qu'on n
'est
pas capable d'offrir un masque à 2 euros. Pourtant, quoi qu'il en coûte. Oui, mais on dépense beaucoup plus d'argent en fermant le pays
qu
'en ciblant les populations fragiles. Par exemple, au lieu de donner de l'argent à des restaurants qui voudraient travailler, qu'on donne l'argent aux familles de gens qui ont des comorbidités
pour
qu'elles restent chez elles. Parce que là, c'est vrai. Vous savez que dans les services de réanimation, c'est le chiffre du gouvernement, je pense qu'il est vrai, il y a 88% des gens qui sont en réanimation
qui
ont une comorbidité. Donc, il serait peut-être temps d'être un peu intelligent. Est-ce qu
'on
ne
peut
pas cibler les protections sur ceux qui risquent de mourir plutôt que de paralyser un pays sur des gens qui vont avoir un Covid, qui sera une grosse grippe
?
Et puis, quand il y a ceux qui sont entre les deux, ce qu'il
y en
a beaucoup, il faut faire attention, qu'on les protège en les soignant dès que ça arrive, plutôt que de les remettre sous doliprane et puis qu'après, ils arrivent à dégénérer.
Et
quand ça tombe sur les poumons, après, c'est très dur. Donc, vous voyez, je ne
sais
pas, il y
a
du bon sens,
par
évident, après un an de recul.
Alors,
Nicolas Dupont-Aignan, à présent, on va aborder un thème un peu plus politique. Je l'ai dit tout à
l
'heure, vous avez co-signé une lettre avec Florian Philippot et François Asselineau. Vous aviez également lancé une idée il y
a
un peu plus d'un an d'une primaire des souverainistes qui était relativement ouverte puisque Georges Kousmanovitch pouvait notamment se présenter.
Oui,
et puis Rotaillot et puis Wauquiez s'il voulait et puis d'autres.
Et depuis,
vous
vous êtes déclaré candidat à la présidentielle. Alors, on se demande un petit peu quelle est la ligne finalement que vous suivez. On fait une primaire pour désigner un gagnant et puis finalement, non, je serai
candidat. Mais écoutez, moi j'attends. Tout le monde a claqué la porte à l'exception de Florian Philippot. Ils ont tous dit on ne
veut
pas de primaire. Eh
bien,
la primaire, ce sera le premier tour. Et désolé que je fasse. Ma main reste tendue.
Mais
moi, j'ai un objectif
et
je ne
veux
pas qu
'on
se trompe d'objectif. L'objectif, c'est de battre Macron. Parce que si Macron est réélu en 2022, le pays est mort. En tout cas, le pays que j'aime. La France que j'aime. Et je l'ai dit dans mon discours du 26 septembre, on peut le retrouver sur Internet. J'ai dit, voilà, on n'a pas le droit de se dire on attend 2027. Parce que j'entends cette petite musique chez nos soutiens souverainistes, patriotes, de droite. Ah ben, c'est cuit en 2022. Donc, on va attendre 2027. Non, on n'a pas le droit. Cinq ans. Vous imaginez cinq ans de plus ? Bon. Alors, qu'est-ce que je dis
? Je
dis qu'il faut mettre sur le terrain de foot
les
meilleurs joueurs.
Et
pour affronter Macron,
qui
est bien un retort, mauvais président, mais... Bon straté. Manœuvrier, ou stratége, je ne
sais
pas, mais bon tacticien. Il faut mettre le meilleur candidat.
Il
y a deux façons de mettre le meilleur candidat. La meilleure façon, c'est que ce soit les Français de notre camp, entre guillemets, patriotes, qui choisissent. Marine Le Pen ne veut pas. Bon. Eh ben, je dis, maintenant, il faut que les Français dans une phase intermédiaire, voilà pourquoi je me suis présenté, on a 15 mois, eh bien, on va voir les sondages petit à petit. Moi, je vois qu'il
y a
7% des Français qui me font confiance, alors qu'il y
a
un mois, c'était 5%, il y a deux mois, c'était 3%. Donc, il y
a
de plus en plus de Français qui me rejoignent parce qu'ils savent que je propose un projet sérieux, capable, notamment sur le plan économique, de battre Emmanuel Macron. Et c'est ça qui m'intéresse. Et ce que je veux, c'est rassembler tous les patriotes, mais d'où qu
'ils
viennent, sur le redressement national. Et je pense que ça passe par un projet sérieux. Et je pense que Marine Le Pen, quelles que soient ses qualités, qu'elle en a, n'a pas le projet économique qui permettra de sauver la France. Voilà, je le dis, je le pense. J
'aurais aimé que ça se fasse à la mienne, J'entends votre discours,
Nicolas Dupont-Aignan, force est de constater toutefois que le dernier sondage montre que Marine Le Pen est la meilleure candidate face à Emmanuel Macron puisque c'est elle qui arrive à 48 points dans un certain cas.
Mais arriver à 48% entre nous quand Macron étant dans cette situation de crise et détesté des Français, ça montre encore une fois qu'elle fait gagner Macron. Et je vais vous dire, j'ai regardé en 2017... Enfin, personne d'autre ne parvient à
se maintenir.
Non, parce qu'on n
'a
pas testé quelqu'un d'autre. Excusez-moi.
Enfin, on ne
peut
pas tester quelqu
'un qui est à 7
% au
premier tour. Non, mais pourquoi
? Tester au second tour des personnalités autres que Marine Le Pen. Tester M. Retailleau, tester M. Wauquiez, tester M. Dupont-Aignan, tester M. Zemmour, tester le général de Villiers, tester tout ce que vous voulez. Et vous verrez qu'on balaye Macron.
J
'en suis convaincu. Et je vais vous dire une chose. On nous a refait le coup de 2017. En 2017, on nous a sorti un sondage exactement pareil. Je l'ai retrouvé. 2016. Et on nous disait Marine Le Pen est à 47%
et
Emmanuel Macron, je ne
sais
pas qui, est à 53%,
elle
peut gagner.
Mais
parce qu'on veut nous enfermer dans ce duel. Et qui veut nous enfermer dans ce duel ? Le système politique. Parce qu'ils savent
que
Marine Le Pen est la meilleure candidate pour Emmanuel Macron.
Ils
le savent. Et je fais tout pour qu'on propose un candidat qui puisse battre Emmanuel Macron. Je souhaite que Marine Le Pen nous soutienne comme moi je l'ai soutenu à son époque. Je ne suis pas dans une guerre avec elle. Je suis comme l'entraîneur de foot. L'entraîneur de foot, parfois c'est dur de dire à un joueur non, je ne
vais
pas te mettre sur le terrain, je vais mettre un autre. Parce qu'il faut qu'on gagne. Alors le joueur, il n
'est
pas content. Mais,
il
n
'y a
que ça à faire. Parce que moi, je vous dis très clairement, je sais que si on retrouve le même duel, je sais comment ça va finir. Parce qu'on ne peut pas convaincre les Français de gagner. Ça va finir que vous soutiendrez Marine Le Pen. Ça va finir, non, qu'Emmanuel Macron va gagner. Et je ne le veux pas. Et contrairement
à ce que vous croyez... Marine Le Pen tout de même. Non,
je vais vous dire, je ne suis même pas sûr qu'elle soit au second tour.
Et
je ne suis même pas sûr que Macron soit au second tour. Et je pense que quand 80% des Français, 80% des Français, ça c
'est
quand même un sondage catégorique, 80% des Français ne veulent pas du duel Macron-Le Pen. C'est énorme. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils attendent d'autres personnalités, d'autres démarches, d'autres parcours et d'autres projets. Moi, j'ai été maire 22 ans. J'ai redressé une ville en difficulté. J'ai désendetté ma ville. Mon parti n'a pas un centime de dette.
Je
peux affronter Macron dans un plateau comme ça. Il ne pourra pas me dire vous avez ruiné votre parti, vous n'êtes pas capable de gouverner la France. Je peux affronter un plateau où on ne pourra pas me sortir ça ou ça ou ça. Et je suis convaincu que c'est comme ça qu'on va battre Emmanuel Macron. Alors, après, si les Français estiment que ce n
'est
pas le cas, je m'inclinerai. Mais je ne veux pas qu'on perde une nouvelle fois. Et je veux proposer aux Français un projet. Je voulais le proposer d'abord dans une primaire
pour
éviter d'aller jusqu'au premier tour. Mais je ne désespère pas de convaincre dans les mois qui viennent.
Et
quand je vois que Marine Le Pen est incapable de s'opposer à Emmanuel Macron sur l'état d'urgence sanitaire, est incapable de faire une proposition alternative,
je
me dis qu'il faut que j'aille, que c'est mon devoir. Voilà. Je suis franc. J'y vais. Je dis franchement les choses. Et je suis convaincu que beaucoup de Français patriotes de droite, de gauche ou d'ailleurs,
qui
voient ce qui se passe dans le pays vont se dire qu
'il
faut quelqu'un d'autre.
On
ne peut pas continuer ni avec Macron ni avec Le Pen. Ce n
'est
pas possible. Il faut y aller maintenant. Et je les appelle à me rejoindre. Voilà. Clairement, nettement. Sur un beau projet. Et puis on verra. On a des mois pour y arriver. Et puis on verra. Ce sera le mot de la fin. Oui. Souvenez-vous Baladur-Chirac.
C
'est vrai. Souvenez-vous Baladur-Chirac. Baladur-Chirac était à 7, 8%, 9%. Et Baladur... Bon.
Et Marine Le Pen s'est baladurisée depuis quelques mois. Vous êtes le nouveau Jacques
Chirac alors. Non. Alors je ne
vous
souhaite pas ça sur le plan du fond. Mais rien n'est acquis. Tout est ouvert. Laissons les Français juges. Quand même. Quand même. Quand même. C'est encore eux qui vont décider, j'espère. Non.
En théorie. C'est
pas le vote par correspondance, le vote par Internet ou un état d'urgence et plus d'élection. Non mais vous savez, je ne rigole pas. Si on continue à accepter
ce
qui se passe là,
vous
ne savez pas s'il y aura des élections le jour venu. Attention.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan. Merci à vous. Merci à tous de nous avoir suivis. Je vous le répète, n'oubliez pas de partager, de commenter. Et tout s'en bat et tout tombe. Donc c'est le
moment terminé. Bonne fin de
semaine à tous. On se donne rendez-vous la semaine prochaine.
Nicolas Dupont-Aignan