YOANN GILLET est face à LAURENT JOFFRIN sur BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:02OuverteRéponse directe
Comment interprétez-vous l'appel à porter des brassards blancs ?
- 3:27OuverteRéponse partielle
Est-ce que le maire de Saint-Denis est dans son rôle en jugeant légitime la violence des manifestants ?
- 5:29RelanceRéponse directe
Comment analysez-vous la proposition de Jean-Luc Mélenchon sur les brassards blancs ?
- 10:32FerméeÉludée
Êtes-vous pour la suppression de l'excuse de minorité ?
- 11:36FerméeÉludée
Êtes-vous pour la suppression de l'excuse de minorité ?
- 16:28OuverteRéponse partielle
Quelle mesure le gouvernement pourrait-il annoncer pour mettre fin au mouvement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:40InvitéChiffre
« « Depuis 10 ans, la région a investi 6 milliards et demi sur la rénovation des lycées. » »
- 3:52InvitéFait
« « La seule violence légitime dans ce pays, c'est la violence pour le coup de la police. » »
- 7:16InvitéChiffre
« « Il y a eu 5 000 interpellations. » »
- 11:36Invité politiquePromesse
« « Yoann Gillet veut supprimer l'excuse de minorité de façon à ce que les mineurs soient jugés de la même manière que les majeurs. » »
Temps de parole
- ?22 %
- Invité13 %
- Yoann Gillet12 %
- Invité 212 %
- Invité 311 %
- Invité 410 %
- Invité 59 %
- Invité 68 %
- Invité 73 %
≈ 36,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L
'inquiétude des autorités alors qu'une nouvelle journée de mobilisation, ce profil mardi, mobilisation de lycéens émaillés ces derniers jours d'affrontements, de violences, le gouvernement accuse la France insoumise d'attiser ces violences. Et écoutez, tiens, les propositions que Jean-Luc Mélenchon fait à ce propos, c'était en marge de la marge des fiertés.
Tout
à l'heure, écoutez.
C
'est une honte. Si tout ce qu'on a à dire à la jeunesse de ce pays, c'est de lui envoyer des types qui les tabassent, qui les charge à cheval, et de montrer des poubelles qui brûlent,
c
'est vraiment qu'il y a quelque chose qui tourne plus rond. Normalement, le devoir de ceux qui sont en situation de responsabilité, c'est d'accueillir avec bienveillance la jeunesse. La semaine prochaine, on a la manif du 6 octobre. Moi, j'invite les adultes, les parents
à
se mettre un casque blanc ou un brassard blanc et à entourer les manifestations pour protéger. On a un devoir d'abord de protection à leur égard.
Donc, il appelle directement les adultes à mettre un casque blanc ou un brassard blanc. Ça
a déjà été
fait.
Comment vous l'interprétez ? Est-ce que c'est pour protéger les lycéens des casseurs ou est-ce que c'est pour protéger les lycéens des policiers
?
Excusez-moi, c'est l'incendiaire qui éteint l'incendie, ou qui tente en tout cas, parce qu'on a vu quand même ces élus aller devant les lycées
pour énerver tout le monde et pour tout casser. On a quand même vu... J'ai un collègue maire qui est
allé danser devant des poubelles en feu. C'est quand même assez inacceptable en termes de messages envoyés à la société et aux jeunes. C'est le rôle d'un partenariat. Je rappelle quand même que quand ces amis sont allés manifester devant des lycées, ils sont allés en plus manifester devant des lycées qui bénéficiaient de travaux de rénovation très importants. Que ce soit M. le maire de Saint-Denis, que ce soit M. Boyard à Villeneuve-le-Roy, on a fait 80 millions d'euros de travaux. M. Caron à Paris dans le 9e, on a fait 120 millions
d'euros de travaux. Vous vous dites que c
'est le rôle d'un parti, c'est normal ? À un moment donné, je suis désolée, mais le rôle d'un parti, c'est aussi de soutenir les mobilisations sociales. Et je ne pense pas
que ce soit de nouveau, que de la France insoumise, que d'autres... Mais pas de jeter de
l'eau sur le feu, de
l'huile sur le feu, de l'huile sur le feu, c'est mieux. Mais vous
nous dites que les lycées qui se mobilisent ont obtenu des projets de rénovation, etc. Très bien, mais aujourd'hui, ce n
'est
pas le cas de la plupart des lycées. C'est ce que nous, on appelle à de la solidarité.
Et c'est pour ça que
même des lycéens de Henri IV, qui eux, pour le coup, n'ont pas du tout la même répression que les lycéens de banlieue, et ça, il faut le noter quand même, parce que c
'est
d'une extrême violence, le deux poids deux mesures... Ce qui s'est passé devant Henri IV n'a rien à
voir avec ce qui s'est passé devant notre lycée. Mais c'est pour ça que je dis qu'il y a
aussi
une question
d'inégalité
terrible. Depuis 10 ans, la région a
investi 6 milliards et demi sur la rénovation des lycées.
Il y a aujourd'hui
350 lycées franciliens qui ont été
rénovés. Ce n'est pas proportionnel aux
dégâts qu'il y a dans nos lycées. La région n'est pas passée depuis 8 ans, elle n'était pas
passée dans nos lycées. Avant qu'on bloque en 2003. Aujourd
'hui, il y a 49 lycées reconstruits totalement. Donc
il y a des efforts incroyables qui sont faits par la région, par Valérie
Pécresse, par toute sa majorité.
Oui, on travaille
au quotidien. Oui,
mais
quand Valérie Pécresse nous accuse de nous-mêmes dégrader nos lycées, je suis désolée. À un moment donné, ce n
'est
pas normal.
Ce
n
'est
pas moi qui vais faire un trou dans mon plafond.
Ce n'est pas moi qui vais le mettre de la moitié. C'est les deux budgets les plus importants de la région, c'est les
transports
et les lycées. Mais quand
le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, juge la réaction violente des manifestants comme une réponse légitime à l'action des forces de l'ordre, est-ce qu'il est vraiment dans son rôle de représentant politique ?
Est-ce
qu'il n
'est
pas en train d'attiser la
table de l'ordre ? Je pense qu'il a dû s
'expliquer
sur ses propos. Je ne suis pas du tout la porte-parole du maire de Saint-Denis. Vous dites que c'est le rôle de la France insoumise ?
C'est le rôle
d'un parti que de devoir soutenir les mobilisations sociales. Par ailleurs, c'est aussi le rôle des syndicats.
C
'est pour ça que la CGT et des syndicats se sont joués à
cette mobilisation qui est
extrêmement légitime. La seule violence légitime dans ce pays, c'est la violence pour le coup de la police.
Ah
non,
voilà ! Monopole de la violence légitime, ça c'est la définition même. Ce n'est pas normal. Est-ce que vous trouvez ça normal, encore
une fois, qu'un lycéen perde son oeil parce qu'il
a... Non, non, c'est pas ce que je dis. Ça c'est
une violence illégitime
parce qu'elle n'est pas intentionnelle. Non, non, non. Pardonnez-moi, la
définition de la police qui fait que le citoyen n'a pas à s'auto-défendre et qu
'il
va avoir la police pour le faire, c'est parce que la police a le monopole de la violence
légitime dans ce pays. Mais c'est pas normal. C'est la définition de la police républicaine. Il y a un usage disproportionné
de la force de la part
de la police. Et c'est pour ça que je...
Vous vous parlez justement de la violence illégitime de la police avec 5...
Mais parce que dans la plupart des cas, il y a des enquêtes, il y a des enquêtes, il y a des enquêtes. Il y a des enquêtes, il y a des enquêtes. Laurent Joffrand. Un mot
sur LFI parce que... Madame ne dit pas exactement la vérité. Ils sont plantés en fait. C
'est
-à
-dire
que le premier jour et le deuxième jour,
quand
le mouvement a vraiment commencé, ils ont encouragé à fond le mouvement. D'où la déclaration du maire de Saint-Denis, qui dit dans certains cas, la violence est légitime,
ce
qui est totalement irresponsable dans l'atmosphère dans laquelle ça s'est passé. Et le lendemain, ils ont vu d'un coup une espèce d'explosion de rage un peu partout, des incendies, des violences, des centaines de blessés. Ils ont dit « Ouh là là là là ! » Il faut arrêter ça. Panique. Panique. Parce que ça va se retourner contre nous.
Parce
qu'on va nous assimiler à cette violence. Et donc c'est le lendemain, c'était un mardi je crois, Mélenchon dit « Nous, on est non-violents ». La veille, la violence est légitime, dans certains cas. Oui,
la position,
elle
est...
Le lendemain, c'est exactement le contraire. Alors attendez, attendez,
j'aimerais qu'on analyse justement la proposition, Johan Gillet, de Jean-Luc Mélenchon, comment vous, vous l'interprétez ?
Parce qu'il
demande aux parents de porter des brassards ou des casques blancs dans les manifestations.
Mais ce que dit M. Mélenchon n'a pas du tout vocation à apaiser la situation. Il continue de jeter de l'huile sur le feu, puisque dans le début de son propos, il dit aussi que les policiers sont envoyés pour aller tabasser finalement
les lycéens. Ça veut dire que c'est
suffisant. C
'est pas normal qu'ils sont
condamnés avec la plus grande fermeté.
Les
propos de M. Mélenchon, mais aussi du maire de Saint-Denis, le comportement de l'ensemble des députés, les propos de M. Boyard, etc. Et il faut saluer le
sang
-froid de nos forces de l'ordre qui réussissent à contenir des manifestations qui sont extrêmement difficiles à contenir parce qu'il y
a
de la violence, parce qu'on a affaire évidemment à des jeunes. Donc forcément, les policiers doivent s'adapter à la population qu'ils ont en face. Et moi, je veux saluer, eh bien évidemment, le sang-froid dont ils font preuve.
Alors évidemment, il
y a une police des polices qui va faire son travail et qui va juger, cas par cas, s'il y a eu des bavures, oui ou non. Mais je tiens à saluer la très grande majorité
des
policiers
qui font leur travail
sagement. Ensuite,
il faut en venir aux solutions. Il y a eu une erreur au départ. Excusez
-moi, il faut en venir aux solutions. Et la solution
première,
c'est la fin de l'excuse de minorité.
Parce que ces voyous, ces
racailles, doivent payer comme s'ils étaient mineurs. Madame,
vous réclamez
le
droit
de vote à partir de 16 ans. Et dans le même temps, vous ne voudriez pas que les gamins de 16 ans qui viennent tout casser,
tout brûler, soient jugés
comme des adultes. Eh bien moi, je pense qu'ils doivent être jugés comme des adultes. Vous savez, mademoiselle, vous parlez toujours, vous êtes fixé sur ce cas grave qui a eu, ce coup de LBD qui a été...
Mais il n'y a pas
que celui-là, c'est ça. Un
lycéen est borné. Mais il y en a 5. Il
y
en a
plus que 5, et 5 seulement selon le nom du JGPN où il y aura des enquêtes. Et c'est ça qui n
'est
pas normal. Oui, mais vous savez combien il y
a
eu d'interpellations ? Il y a eu 5 000 interpellations. Sur les 5 000, évidemment, beaucoup vont sortir. Sur les 5 000,
je
peux vous dire qu'il y
en
a au moins 2 000. 2 000. Ce n
'est
pas 5,
c
'est 2 000. Qui ont commis des actes très, très graves. De violence sur les profs, de violence sur les policiers. Alors vous en veux dire,
Mais donc là, vous assimilez les tiens
à des casseurs, donc... Sur les pompiers.
Vous
avez vu à Marseille, un camion qui coûte un million d'euros qui a brûlé. Enfin, tout ça,
encore
une fois, vient d'une violence qui a démarré de la part de certains jeunes. Ce n
'est
pas les policiers ni les pompiers qui
en
craignent. Vous savez, j'en ai fait du métier de l'ordre. J'étais CRS au tout début de ma carrière. Permettez-moi de le dire. J'ai un certain âge qui me permet de vous dire certaines choses. Eh bien, vous savez, quand on nous demande de charger, c'est toujours pour de bonnes raisons.
Non, non, non. Mais non, on ne se fait pas plaisir, mademoiselle.
Ah, arrêtez,
arrêtez. S'il
y
a
des pyromènes chez les pompiers, c'est qu'à un moment donné, il faut se poser des questions. Et
s
'il y a des racistes à la police, c'est qu
'à un moment donné... Non, non, attendez. Racisme,
c'est autre
chose. Est-ce qu'on parle de métier de l'ordre ? Est-ce qu'on parle... Non, non, non, c'est pas du moins de ça. À un moment donné, un chef d'unité... C'est
pas
du moins de ça. Mademoiselle, s'il vous plaît, est-ce qu'on croyez qu'à un
moment donné, un chef d'unité, un commandant de l'UITCRS ou un commandant de gendarmerie mobilité dise, bah tiens, on a des jeunes en face, on va les charger, on va leur remettre
plein... Mais vous croyez qu'il y a des règles... Mais non, mais non, mademoiselle. Il y a des règles très claires. Non, mais
sauf que, on a vu les images à nouveau aujourd'hui, plus de 400 policiers, je crois bien,
c'est ça, Bruno Pommard, chef d'établissement, il y a une centaine.
qui
ont été blessés depuis le début, ça c'est absolument anormal.
Mais
bien sûr, ça va dans les deux sens. Et bien sûr que c'est malheureux. Je suis pas en train de dire le contraire, mais c'est qu'à un moment donné, on montre que ça. On montre que les jeunes qui sont
violents par la police. Mais vous
vous dites quoi ? Vous vous dites quoi
? Les gens qui font
ça, ce sont que des casseurs, c'est pas nous. Mais bien sûr que non, je vais pas vous dire que moi-même, j'ai l'agressé un policier,
ça
va pas au
bout
de la tête. Mais qu'à un moment donné, il faut arrêter de montrer seulement ces images-là.
Non mais
Laurent Joffrin, vous aviez l'air de dire que c'est plutôt le mouvement lycéen qui
se radicalise.
Ah oui, bien sûr. C
'est très
élément.
Oui, mais c'est ce que je disais tout à l'heure. J'ai pas
dit l'ensemble. Je constate que les gens qui sont arrêtés
sont des lycéens. Mais parce que le mouvement
lycéen
est tenu par les
insoumis.
C'est pas des insoumis. C'est difficile.
Je vous ai entendu longuement, je vous ai écouté, je vous ai pas interrompu. Donc je répète, je constate que la plupart des gens qui sont arrêtés sont des lycéens, des mineurs. Et donc c'est une fraction du mouvement qui s'est radicalisée. Une fraction du mouvement, petite, mais... Avec des infiltrations,
cher Laurent
Joffrin. C'est souvent le cas. Moi, j'ai écrit un livre sur mai 68. C'est la même chose. De ce point de vue-là. Vous
étiez bon à l'histoire. C'est-à-dire que...
Attendez. Non mais j'ai étudié bien la question. Et je
la connais un peu.
On disait, déjà à l'époque,
on
disait, « Oui, c'est les casseurs, ça n
'a
rien à voir avec le mouvement de pauvre. »
C
'était des étudiants. D'un coup, qui se transformaient en émeutiers parce qu'ils avaient des raisons, bonnes ou mauvaises, peu importe, mais enfin, ils avaient des raisons de devenir violents. C'est là où c'est difficile. Si c'était des gens totalement étrangers au mouvement et faciles à isoler, le maintien de l'ordre, c'est
un
peu plus
facile. Il y
a un
peu tout ça.
Oui, mais il faudrait vous poser la question aussi au lieu de dire « Oui, mais c'est des racailles, tout ça, c'est un peu
court. » C'est un peu court. « Où sont les parents ? » Oui, oui,
je
sais, vous allez me faire le coup des « Il faut les sortir leurs gamins. » Mais je vais répondre sur l'excuse. Vous avez mis en exergue l'excuse de minorité. Plusieurs éléments,
Yoann Gillet veut supprimer l'excuse de minorité de façon à ce que les mineurs soient jugés de la même manière que
les majeurs. Moi, je pense
que c'est une erreur de juger les majeurs et les mineurs de la même manière. C'est une tradition qu'on a judiciaire qu'on a depuis 45 au moins et qui consiste à
dire « Il y a
une excuse de minorité.
» Oui, c'est un peu loin, cher
Leroy Geoffrey, quand même. Depuis 45. Oui, mais c'est
pareil. Il y a toujours des majeurs et des mineurs. Oui, mais la jeunesse a
évolué d'une certaine
façon. Oui, d'accord. Les mineurs sont mineurs et les majeurs sont majeurs. Ça n'a pas changé. Et d'autre part,
les réponses que vous apportez au mouvement, là, si vous étiez au pouvoir, ce n
'est
pas 200 blessés qu'on a, c'est 40
000.
Bien sûr,
parce que là, vous dites, c'est tout ça, mais il n'y a qu'à réprimer. J'ai été le
premier à souligner le sang-froid de nos forces de l'ordre et effectivement,
il
doit y avoir des
règles. Oui, mais les réponses que vous apportez sont strictement à préciser.
Que nos policiers respectent, bien
évidemment. Il y a des enquêtes quand ce n'est pas le cas. Si vous avez trois, un, la prison, deux, supprime l'excuse de minorité et deux, une grande loi
anti
-émerveillée. Alors, attendez, Jean
-François Vigier, là-dessus, est-ce que vous êtes pour la suppression de l'excuse de minorité ?
Non, mais on pourrait en discuter pendant des heures et ça ne réglerait pas la question immédiate qui est la question que le
lieu d
'enseignement, l'école, le collège, le lycée, ce sont des lieux qui doivent être sanctuarisés, protégés. Aujourd'hui, on a vu des lycées brûlés, on a vu des portails complètement arrachés, on a vu des dégradations terribles et ça minore, ça met sous le tapis des revendications qui sont légitimes. Voilà. Et on en arrive à des discussions sans fin alors qu'il faut vraiment que le calme revienne, puisse y avoir de vraies discussions.
En l'état, pardon, on a du mal à
voir
comment le calme va revenir
avec déjà une mobilisation sur la vie. Toutes les bonnes
volontés appellent au calme, appellent à la reprise du dialogue parce que ces violences-là, ça doit s'arrêter. Est
-ce
que les parents ont un rôle à jouer ? Je voulais vous montrer une séquence qui a fait le tour des réseaux. Oui. Une maman, et il y en a plusieurs comme
ça, une maman
qui, franchement, a pas mal de sang-froid parce qu'elle va chercher son fils lycéen par la peau des fesses, j'allais dire, pour le ramener à la maison. Regardez la séquence, c'est très court. Voilà. Elle court après son gamin
pour
le ramener à la maison. Et franchement,
elle
prend quand même des risques.
Mais ma chère,
c'est la première des chances. C'est
-à
-dire que les parents, on se demande où sont les parents, effectivement. Ils pourraient peut-être accompagner le matin leurs gosses à l'école, quitte à perdre une journée quand on voit dans l'état où on est. Et il
y a
une deuxième chose qui est intéressante. On a vu des préfets qui réagissaient. Alexandre Brugère, dans 92, qui convoque des parents lundi. Et le préfet des Pyrénées-Orientales que j'ai eu au téléphone il y a quelques hier, qui convoque les parents, effectivement. Les maires peuvent le faire, d'ailleurs, dans le cadre du... C'est bien clair. Pour expliquer aux parents, tout simplement, de tenir leur gosse. Il
y
a fait un
courrier. Il faut
les faire payer les parents. Il y a une loi qui existe déjà à ce sujet.
Oui. Elle n'est pas franchement appliquée, mais oui, elle existe. La question de faire payer les parents, si vous voulez, c'est compliqué, parce que dans la discussion politique, on va toujours en arriver au fait que ces violences-là émanent souvent de foyers qui sont perturbés ou qui ont des problèmes, comment dire, de revenus. Et donc, qui sont des gens qui ne sont pas solvables. Notamment, on va vous ressortir l'exemple qui existe, qui est peut-être marginal, mais qui existe, de la mère seule qui élève ses enfants, qui n'arrive pas, parce
qu'elle accumule des métiers, à
s'occuper de ses enfants et qui n'est pas solvable vis-à-vis des exactions de son fils ou de ses fils. Bon, ça c'est un problème. Je pense que le débat pourrait être tourné vers autre chose. On a beaucoup parlé de la loi anti-casseur, mais simplement dire qu'il
y a
un problème de responsabilité individuelle devant la loi, le problème, ce n
'est
pas que les forces de l'ordre n'arrivent pas à arrêter les gens qui commettent des exactions. Le problème, c'est qu'ensuite, il faut démontrer que chaque personne arrêtée a bien commis précisément telle exaction. De dire, lui a cassé cette vitre et donc on peut le condamner vis-à-vis de la casse de cette vitre. Le problème, c'est qu'on n'arrive pas à identifier les gens. Et la loi anti-casseur vient en cela dire qu'il y a une responsabilité collective,
c
'est-à-dire dès lors que vous vous trouvez dans la nasse, dès lors que vous vous trouvez à cet endroit, s'il y a de la casse et qu
'on
vous attrape, vous êtes responsable au même titre, même si ce
n'est pas vous Que dit la
loi anti-casseur que prône justement le Rassemblement national ?
C'est
cette idée-là. C'est exactement ça. C'est que quand vous êtes sur le périmètre d'une manifestation qui n'est pas autorisée, vous êtes solidaires des dégradations qui peuvent
être... Même si on n'a rien fait, on est en train de faire ça. Et oui, mais... Parce que si vous êtes sur un lieu interdit, vous devez être
condamné.
Il faut un message de fermeté pour en venir à mauvais endroit, à mauvaise heure. Si on
continue comme vous, M. Geoffrin, à prenez finalement le laxisme généralisé,
alors forcément, on a les violences. Ça joue sur deux choses,
pour en
conclure dessus, ça joue
sur deux choses. D'une part, peut-être la responsabilité, etc., de se dire que
je
n'ai pas intérêt à me retrouver dans la nasse au moment où il se passe quelque chose et au moment où ça dérape, mais aussi ça met le curseur sur la réparation. La victime, par exemple, un magasin qui trouve sa vitre cassée, c'est lui qui va devoir payer les frais, parce qu'on ne retrouvera jamais le coupable, on ne saura pas qui pourra payer pour cette vitre-là. Or, comment dire, le propriétaire du magasin, lui, se retrouve bien à réparer les dégâts. Donc c'est aussi une façon de dire, quoi qu'il arrive, quelqu'un paiera, puisqu'on trouvera quelqu'un sur les lieux. Maintenant, la question est de savoir si effectivement c'est lui qui a précisément commis ce dommage. Cette loi
-là vient dire, non, je rappelle que
pour ce qui concerne la région, Valérie Pécresse a indiqué qu'elle porterait plainte systématiquement, que la région porterait plainte chaque fois qu'il y aura des dégradations. Nous fournirons les films, bien entendu, pour les enquêtes.
Et
elle en verra la facture d
'ailleurs. Vous savez, c'est fou, parce que nous-mêmes,
on a porté plainte contre la région quand elle n'a pas assuré son droit
envers les lycéens. Et qu'est-ce qui s'est
passé ? Absolument
rien.
Absolument rien, parce qu'à un moment donné, on se bat contre l'État. Et c'est l'État qui mène les politiques.
Et
donc, à un moment donné,
Valérie Pécresse, elle est bien sympa. Là, ce
sont des dégradations
de lycées, d'établissements scolaires. Et là, il faudra bien qu'il y ait des responsables. Mais bien sûr
que c'est une forme de violence, mais à un moment donné, quand on n'a pas de professeur devant nos classes, quand on n
'a
pas d'infirmière scolaire,
vous ne vous rendez pas compte On va mettre toutes les violences sur le
même plan.
C
'est
pas ça. Mais c'est une forme de violence psychologique. Et puis même, on perd 18 mois de
scolarité
quand on a un élève de 7,5 minutes. Quelle est la
mesure, Sofie Atizaoui, quelle est la mesure que pourrait annoncer le gouvernement qui permettrait de mettre un terme à ce mouvement
?
Tout
simplement, j
'ai
le respect de nos droits. Oui, mais ça,
c
'est un peu
abstrait.
Non, mais ce n
'est
pas abstrait. C'est qu'à un moment donné, il
y a
un budget qui va être voté à la fin de l'année. Et sinon, on ne voit pas l'augmentation. Parce qu'à un moment donné, je suis désolée, mais nos parents payent des impôts. Il augmente tous
les ans le budget. Mais
c'est vos
parents avec leurs
impôts qui vont réparer, qui vont payer les réparations et c'est tous les Français
avec leurs impôts qui vont réparer les dégradations. Qu'est-ce
que
vous voudriez qu'il
augmente ? Parce que le budget de l'éducation nationale augmente tous les ans,
ça c'est factuel, mais
vers
quoi vous
voudriez que ça aille ? Mais simplement, le manque de professeurs, simplement nos bâtis qu'il faut rénover. En fait, tous les trucs de base, nos emplois du temps qu'il faut revoir parce que le 8h, 18h, à un moment donné, la santé mentale des jeunes, ça ne va plus, on n
'a
pas de psychologue,
on
n'a pas d'infirmière. Tous les ans, ça nous parle de suppression de postes dans l'éducation nationale et en même temps, ça nous dit qu'on augmente le budget. Mais je suis désolée, mais il y a un
guissot, je suis un moment donné. Mademoiselle,
8h, 18h, mais de tout temps.
Non, mais
je n
'ai
pas fait
le grand étude, mais j'allais le matin à l'école, c'est très bon. C'est pas parce que les autres pour le coup,
ce n
'est
pas forcément un argument.
Oui,
mais
excusez-moi, mais à ce moment-là, quoi ? Les repas, on doit manger du caviar plutôt que...
Mais ça n'a rien à voir. Non, bien sûr, mais
ça
ne veut pas dire que les
générations
d'avant se perdent. Il y a une chose dont vous devriez
parler qui est un peu gênante parce que pour faire ça et pour garder les mêmes programmes, il faut allonger l'année. Oui,
je
n
'ai
pas dit qu
'il
fallait garder les mêmes programmes. Il
y
a des vacances.
Pardon, je n'ai pas dit qu'il fallait garder les mêmes programmes. Il faut tout changer. Je n'ai pas donné que vous proposez
donc de raccourcir la journée en raccourcissant les programmes. Non, non, non, pas du tout.
Il faut réformer
structurellement le système d'éducation nationale quand on voit que Parcoursup fait des dégâts chez les lycées et
les lycées. Mais non, mais ça, ce n'est
pas Parcoursup, c
'est l'enseignement au lycée. Non, mais c'est autre chose. Excusez-moi, mais je ne vais pas changer le sujet. C'est structurel. Quant à la rénovation des
lycées, je rappelle que c'est les deux premiers postes budgétaires de la région, ce sont les transports et les
lycées. Et ce n'est pas proportionnel. Et les
efforts sont énormes.
Mais c'est fou. Et c
'est une des
priorités mais vous entendez parce que ce n'est
pas proportionnel aux
dégâts
commis. On va marquer une très courte pause dans un instant notre invité David Lysnard.
Yoann Gillet