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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 5 octobre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéJusticeTravail & emploi

YOANN GILLET est face à LAURENT JOFFRIN sur BFM TV !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Comment interprétez-vous l'appel à porter des brassards blancs ?

  • 3:27OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le maire de Saint-Denis est dans son rôle en jugeant légitime la violence des manifestants ?

  • 5:29RelanceRéponse directe

    Comment analysez-vous la proposition de Jean-Luc Mélenchon sur les brassards blancs ?

  • 10:32FerméeÉludée

    Êtes-vous pour la suppression de l'excuse de minorité ?

  • 11:36FerméeÉludée

    Êtes-vous pour la suppression de l'excuse de minorité ?

  • 16:28OuverteRéponse partielle

    Quelle mesure le gouvernement pourrait-il annoncer pour mettre fin au mouvement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40InvitéChiffre
    « « Depuis 10 ans, la région a investi 6 milliards et demi sur la rénovation des lycées. » »
  • 3:52InvitéFait
    « « La seule violence légitime dans ce pays, c'est la violence pour le coup de la police. » »
  • 7:16InvitéChiffre
    « « Il y a eu 5 000 interpellations. » »
  • 11:36Invité politiquePromesse
    « « Yoann Gillet veut supprimer l'excuse de minorité de façon à ce que les mineurs soient jugés de la même manière que les majeurs. » »

Temps de parole

  • ?22 %
  • Invité13 %
  • Yoann Gillet12 %
  • Invité 212 %
  • Invité 311 %
  • Invité 410 %
  • Invité 59 %
  • Invité 68 %
  • Invité 73 %

≈ 36,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

L

0:00
Yoann Gillet

'inquiétude des autorités alors qu'une nouvelle journée de mobilisation, ce profil mardi, mobilisation de lycéens émaillés ces derniers jours d'affrontements, de violences, le gouvernement accuse la France insoumise d'attiser ces violences. Et écoutez, tiens, les propositions que Jean-Luc Mélenchon fait à ce propos, c'était en marge de la marge des fiertés.

0:19
Locuteur

Tout

0:19
Yoann Gillet

à l'heure, écoutez.

0:21
Locuteur

C

0:21
Invité

'est une honte. Si tout ce qu'on a à dire à la jeunesse de ce pays, c'est de lui envoyer des types qui les tabassent, qui les charge à cheval, et de montrer des poubelles qui brûlent,

0:30
Locuteur

c

0:30
Invité

'est vraiment qu'il y a quelque chose qui tourne plus rond. Normalement, le devoir de ceux qui sont en situation de responsabilité, c'est d'accueillir avec bienveillance la jeunesse. La semaine prochaine, on a la manif du 6 octobre. Moi, j'invite les adultes, les parents

0:45
Locuteur

à

0:46
Invité

se mettre un casque blanc ou un brassard blanc et à entourer les manifestations pour protéger. On a un devoir d'abord de protection à leur égard.

0:56
Yoann Gillet

Donc, il appelle directement les adultes à mettre un casque blanc ou un brassard blanc. Ça

1:01
Locuteur

a déjà été

1:02
Invité

fait.

1:02
Yoann Gillet

Comment vous l'interprétez ? Est-ce que c'est pour protéger les lycéens des casseurs ou est-ce que c'est pour protéger les lycéens des policiers

1:09
Locuteur

?

1:10
Invité

Excusez-moi, c'est l'incendiaire qui éteint l'incendie, ou qui tente en tout cas, parce qu'on a vu quand même ces élus aller devant les lycées

1:18
Locuteur

pour énerver tout le monde et pour tout casser. On a quand même vu... J'ai un collègue maire qui est

1:23
Invité

allé danser devant des poubelles en feu. C'est quand même assez inacceptable en termes de messages envoyés à la société et aux jeunes. C'est le rôle d'un partenariat. Je rappelle quand même que quand ces amis sont allés manifester devant des lycées, ils sont allés en plus manifester devant des lycées qui bénéficiaient de travaux de rénovation très importants. Que ce soit M. le maire de Saint-Denis, que ce soit M. Boyard à Villeneuve-le-Roy, on a fait 80 millions d'euros de travaux. M. Caron à Paris dans le 9e, on a fait 120 millions

1:52
Locuteur

d'euros de travaux. Vous vous dites que c

1:53
Invité

'est le rôle d'un parti, c'est normal ? À un moment donné, je suis désolée, mais le rôle d'un parti, c'est aussi de soutenir les mobilisations sociales. Et je ne pense pas

2:00
Locuteur

que ce soit de nouveau, que de la France insoumise, que d'autres... Mais pas de jeter de

2:04
Invité

l'eau sur le feu, de

2:06
Locuteur

l'huile sur le feu, de l'huile sur le feu, c'est mieux. Mais vous

2:10
Invité

nous dites que les lycées qui se mobilisent ont obtenu des projets de rénovation, etc. Très bien, mais aujourd'hui, ce n

2:17
Locuteur

'est

2:17
Invité

pas le cas de la plupart des lycées. C'est ce que nous, on appelle à de la solidarité.

2:21
Locuteur

Et c'est pour ça que

2:21
Invité

même des lycéens de Henri IV, qui eux, pour le coup, n'ont pas du tout la même répression que les lycéens de banlieue, et ça, il faut le noter quand même, parce que c

2:28
Locuteur

'est

2:28
Invité

d'une extrême violence, le deux poids deux mesures... Ce qui s'est passé devant Henri IV n'a rien à

2:33
Locuteur

voir avec ce qui s'est passé devant notre lycée. Mais c'est pour ça que je dis qu'il y a

2:36
Invité

aussi

2:37
Locuteur

une question

2:38
Invité

d'inégalité

2:39
Locuteur

terrible. Depuis 10 ans, la région a

2:42
Invité

investi 6 milliards et demi sur la rénovation des lycées.

2:45
Locuteur

Il y a aujourd'hui

2:47
Invité

350 lycées franciliens qui ont été

2:49
Locuteur

rénovés. Ce n'est pas proportionnel aux

2:50
Invité

dégâts qu'il y a dans nos lycées. La région n'est pas passée depuis 8 ans, elle n'était pas

2:53
Locuteur

passée dans nos lycées. Avant qu'on bloque en 2003. Aujourd

2:55
Invité

'hui, il y a 49 lycées reconstruits totalement. Donc

3:01
Locuteur

il y a des efforts incroyables qui sont faits par la région, par Valérie

3:04
Invité

Pécresse, par toute sa majorité.

3:06
Locuteur

Oui, on travaille

3:06
Invité

au quotidien. Oui,

3:07
Locuteur

mais

3:07
Invité

quand Valérie Pécresse nous accuse de nous-mêmes dégrader nos lycées, je suis désolée. À un moment donné, ce n

3:11
Locuteur

'est

3:11
Invité

pas normal.

3:11
Locuteur

Ce

3:11
Invité

n

3:11
Locuteur

'est

3:11
Invité

pas moi qui vais faire un trou dans mon plafond.

3:13
Locuteur

Ce n'est pas moi qui vais le mettre de la moitié. C'est les deux budgets les plus importants de la région, c'est les

3:18
Invité

transports

3:19
Locuteur

et les lycées. Mais quand

3:20
Yoann Gillet

le maire de Saint-Denis, Bali Bagayoko, juge la réaction violente des manifestants comme une réponse légitime à l'action des forces de l'ordre, est-ce qu'il est vraiment dans son rôle de représentant politique ?

3:33
Locuteur

Est-ce

3:34
Yoann Gillet

qu'il n

3:34
Locuteur

'est

3:34
Yoann Gillet

pas en train d'attiser la

3:35
Locuteur

table de l'ordre ? Je pense qu'il a dû s

3:36
Yoann Gillet

'expliquer

3:36
Invité

sur ses propos. Je ne suis pas du tout la porte-parole du maire de Saint-Denis. Vous dites que c'est le rôle de la France insoumise ?

3:41
Locuteur

C'est le rôle

3:42
Invité

d'un parti que de devoir soutenir les mobilisations sociales. Par ailleurs, c'est aussi le rôle des syndicats.

3:46
Locuteur

C

3:46
Invité

'est pour ça que la CGT et des syndicats se sont joués à

3:49
Locuteur

cette mobilisation qui est

3:49
Invité

extrêmement légitime. La seule violence légitime dans ce pays, c'est la violence pour le coup de la police.

3:55
Locuteur

Ah

3:56
Invité

non,

3:56
Locuteur

voilà ! Monopole de la violence légitime, ça c'est la définition même. Ce n'est pas normal. Est-ce que vous trouvez ça normal, encore

4:03
Invité

une fois, qu'un lycéen perde son oeil parce qu'il

4:07
Locuteur

a... Non, non, c'est pas ce que je dis. Ça c'est

4:08
Invité

une violence illégitime

4:09
Locuteur

parce qu'elle n'est pas intentionnelle. Non, non, non. Pardonnez-moi, la

4:12
Invité

définition de la police qui fait que le citoyen n'a pas à s'auto-défendre et qu

4:16
Locuteur

'il

4:16
Invité

va avoir la police pour le faire, c'est parce que la police a le monopole de la violence

4:19
Locuteur

légitime dans ce pays. Mais c'est pas normal. C'est la définition de la police républicaine. Il y a un usage disproportionné

4:23
Yoann Gillet

de la force de la part

4:24
Locuteur

de la police. Et c'est pour ça que je...

4:25
Yoann Gillet

Vous vous parlez justement de la violence illégitime de la police avec 5...

4:29
Locuteur

Mais parce que dans la plupart des cas, il y a des enquêtes, il y a des enquêtes, il y a des enquêtes. Il y a des enquêtes, il y a des enquêtes. Laurent Joffrand. Un mot

4:34
Invité

sur LFI parce que... Madame ne dit pas exactement la vérité. Ils sont plantés en fait. C

4:41
Locuteur

'est

4:41
Invité

-à

4:41
Locuteur

-dire

4:41
Invité

que le premier jour et le deuxième jour,

4:43
Locuteur

quand

4:43
Invité

le mouvement a vraiment commencé, ils ont encouragé à fond le mouvement. D'où la déclaration du maire de Saint-Denis, qui dit dans certains cas, la violence est légitime,

4:52
Locuteur

ce

4:52
Invité

qui est totalement irresponsable dans l'atmosphère dans laquelle ça s'est passé. Et le lendemain, ils ont vu d'un coup une espèce d'explosion de rage un peu partout, des incendies, des violences, des centaines de blessés. Ils ont dit « Ouh là là là là ! » Il faut arrêter ça. Panique. Panique. Parce que ça va se retourner contre nous.

5:10
Locuteur

Parce

5:10
Invité

qu'on va nous assimiler à cette violence. Et donc c'est le lendemain, c'était un mardi je crois, Mélenchon dit « Nous, on est non-violents ». La veille, la violence est légitime, dans certains cas. Oui,

5:22
Yoann Gillet

la position,

5:22
Locuteur

elle

5:22
Yoann Gillet

est...

5:22
Locuteur

Le lendemain, c'est exactement le contraire. Alors attendez, attendez,

5:27
Yoann Gillet

j'aimerais qu'on analyse justement la proposition, Johan Gillet, de Jean-Luc Mélenchon, comment vous, vous l'interprétez ?

5:32
Locuteur

Parce qu'il

5:32
Yoann Gillet

demande aux parents de porter des brassards ou des casques blancs dans les manifestations.

5:36
Invité

Mais ce que dit M. Mélenchon n'a pas du tout vocation à apaiser la situation. Il continue de jeter de l'huile sur le feu, puisque dans le début de son propos, il dit aussi que les policiers sont envoyés pour aller tabasser finalement

5:49
Locuteur

les lycéens. Ça veut dire que c'est

5:51
Invité

suffisant. C

5:52
Locuteur

'est pas normal qu'ils sont

5:52
Invité

condamnés avec la plus grande fermeté.

5:54
Locuteur

Les

5:54
Invité

propos de M. Mélenchon, mais aussi du maire de Saint-Denis, le comportement de l'ensemble des députés, les propos de M. Boyard, etc. Et il faut saluer le

6:01
Locuteur

sang

6:01
Invité

-froid de nos forces de l'ordre qui réussissent à contenir des manifestations qui sont extrêmement difficiles à contenir parce qu'il y

6:09
Locuteur

a

6:09
Invité

de la violence, parce qu'on a affaire évidemment à des jeunes. Donc forcément, les policiers doivent s'adapter à la population qu'ils ont en face. Et moi, je veux saluer, eh bien évidemment, le sang-froid dont ils font preuve.

6:21
Locuteur

Alors évidemment, il

6:23
Invité

y a une police des polices qui va faire son travail et qui va juger, cas par cas, s'il y a eu des bavures, oui ou non. Mais je tiens à saluer la très grande majorité

6:31
Locuteur

des

6:31
Invité

policiers

6:32
Locuteur

qui font leur travail

6:32
Invité

sagement. Ensuite,

6:34
Locuteur

il faut en venir aux solutions. Il y a eu une erreur au départ. Excusez

6:35
Invité

-moi, il faut en venir aux solutions. Et la solution

6:38
Locuteur

première,

6:39
Invité

c'est la fin de l'excuse de minorité.

6:41
Locuteur

Parce que ces voyous, ces

6:42
Invité

racailles, doivent payer comme s'ils étaient mineurs. Madame,

6:45
Locuteur

vous réclamez

6:46
Invité

le

6:47
Locuteur

droit

6:47
Invité

de vote à partir de 16 ans. Et dans le même temps, vous ne voudriez pas que les gamins de 16 ans qui viennent tout casser,

6:56
Locuteur

tout brûler, soient jugés

6:57
Invité

comme des adultes. Eh bien moi, je pense qu'ils doivent être jugés comme des adultes. Vous savez, mademoiselle, vous parlez toujours, vous êtes fixé sur ce cas grave qui a eu, ce coup de LBD qui a été...

7:07
Locuteur

Mais il n'y a pas

7:08
Invité

que celui-là, c'est ça. Un

7:09
Locuteur

lycéen est borné. Mais il y en a 5. Il

7:10
Invité

y

7:10
Locuteur

en a

7:10
Invité

plus que 5, et 5 seulement selon le nom du JGPN où il y aura des enquêtes. Et c'est ça qui n

7:14
Locuteur

'est

7:14
Invité

pas normal. Oui, mais vous savez combien il y

7:15
Locuteur

a

7:15
Invité

eu d'interpellations ? Il y a eu 5 000 interpellations. Sur les 5 000, évidemment, beaucoup vont sortir. Sur les 5 000,

7:20
Locuteur

je

7:20
Invité

peux vous dire qu'il y

7:20
Locuteur

en

7:20
Invité

a au moins 2 000. 2 000. Ce n

7:22
Locuteur

'est

7:22
Invité

pas 5,

7:22
Locuteur

c

7:22
Invité

'est 2 000. Qui ont commis des actes très, très graves. De violence sur les profs, de violence sur les policiers. Alors vous en veux dire,

7:28
Locuteur

Mais donc là, vous assimilez les tiens

7:29
Invité

à des casseurs, donc... Sur les pompiers.

7:31
Locuteur

Vous

7:31
Invité

avez vu à Marseille, un camion qui coûte un million d'euros qui a brûlé. Enfin, tout ça,

7:35
Locuteur

encore

7:36
Invité

une fois, vient d'une violence qui a démarré de la part de certains jeunes. Ce n

7:42
Locuteur

'est

7:42
Invité

pas les policiers ni les pompiers qui

7:44
Locuteur

en

7:45
Invité

craignent. Vous savez, j'en ai fait du métier de l'ordre. J'étais CRS au tout début de ma carrière. Permettez-moi de le dire. J'ai un certain âge qui me permet de vous dire certaines choses. Eh bien, vous savez, quand on nous demande de charger, c'est toujours pour de bonnes raisons.

7:57
Locuteur

Non, non, non. Mais non, on ne se fait pas plaisir, mademoiselle.

7:59
Invité

Ah, arrêtez,

8:00
Locuteur

arrêtez. S'il

8:01
Invité

y

8:01
Locuteur

a

8:01
Invité

des pyromènes chez les pompiers, c'est qu'à un moment donné, il faut se poser des questions. Et

8:03
Locuteur

s

8:03
Invité

'il y a des racistes à la police, c'est qu

8:05
Locuteur

'à un moment donné... Non, non, attendez. Racisme,

8:06
Invité

c'est autre

8:06
Locuteur

chose. Est-ce qu'on parle de métier de l'ordre ? Est-ce qu'on parle... Non, non, non, c'est pas du moins de ça. À un moment donné, un chef d'unité... C'est

8:10
Invité

pas

8:11
Locuteur

du moins de ça. Mademoiselle, s'il vous plaît, est-ce qu'on croyez qu'à un

8:13
Invité

moment donné, un chef d'unité, un commandant de l'UITCRS ou un commandant de gendarmerie mobilité dise, bah tiens, on a des jeunes en face, on va les charger, on va leur remettre

8:21
Locuteur

plein... Mais vous croyez qu'il y a des règles... Mais non, mais non, mademoiselle. Il y a des règles très claires. Non, mais

8:32
Yoann Gillet

sauf que, on a vu les images à nouveau aujourd'hui, plus de 400 policiers, je crois bien,

8:42
Locuteur

c'est ça, Bruno Pommard, chef d'établissement, il y a une centaine.

8:45
Yoann Gillet

qui

8:45
Invité

ont été blessés depuis le début, ça c'est absolument anormal.

8:48
Locuteur

Mais

8:48
Invité

bien sûr, ça va dans les deux sens. Et bien sûr que c'est malheureux. Je suis pas en train de dire le contraire, mais c'est qu'à un moment donné, on montre que ça. On montre que les jeunes qui sont

8:55
Locuteur

violents par la police. Mais vous

8:56
Invité

vous dites quoi ? Vous vous dites quoi

8:57
Locuteur

? Les gens qui font

8:58
Invité

ça, ce sont que des casseurs, c'est pas nous. Mais bien sûr que non, je vais pas vous dire que moi-même, j'ai l'agressé un policier,

9:03
Locuteur

ça

9:03
Invité

va pas au

9:04
Locuteur

bout

9:04
Invité

de la tête. Mais qu'à un moment donné, il faut arrêter de montrer seulement ces images-là.

9:07
Locuteur

Non mais

9:07
Invité

Laurent Joffrin, vous aviez l'air de dire que c'est plutôt le mouvement lycéen qui

9:09
Yoann Gillet

se radicalise.

9:11
Invité

Ah oui, bien sûr. C

9:12
Locuteur

'est très

9:12
Invité

élément.

9:13
Locuteur

Oui, mais c'est ce que je disais tout à l'heure. J'ai pas

9:15
Invité

dit l'ensemble. Je constate que les gens qui sont arrêtés

9:17
Locuteur

sont des lycéens. Mais parce que le mouvement

9:18
Invité

lycéen

9:18
Locuteur

est tenu par les

9:19
Invité

insoumis.

9:20
Locuteur

C'est pas des insoumis. C'est difficile.

9:23
Invité

Je vous ai entendu longuement, je vous ai écouté, je vous ai pas interrompu. Donc je répète, je constate que la plupart des gens qui sont arrêtés sont des lycéens, des mineurs. Et donc c'est une fraction du mouvement qui s'est radicalisée. Une fraction du mouvement, petite, mais... Avec des infiltrations,

9:39
Locuteur

cher Laurent

9:39
Invité

Joffrin. C'est souvent le cas. Moi, j'ai écrit un livre sur mai 68. C'est la même chose. De ce point de vue-là. Vous

9:46
Locuteur

étiez bon à l'histoire. C'est-à-dire que...

9:47
Invité

Attendez. Non mais j'ai étudié bien la question. Et je

9:51
Locuteur

la connais un peu.

9:52
Invité

On disait, déjà à l'époque,

9:54
Locuteur

on

9:54
Invité

disait, « Oui, c'est les casseurs, ça n

9:55
Locuteur

'a

9:55
Invité

rien à voir avec le mouvement de pauvre. »

9:57
Locuteur

C

9:57
Invité

'était des étudiants. D'un coup, qui se transformaient en émeutiers parce qu'ils avaient des raisons, bonnes ou mauvaises, peu importe, mais enfin, ils avaient des raisons de devenir violents. C'est là où c'est difficile. Si c'était des gens totalement étrangers au mouvement et faciles à isoler, le maintien de l'ordre, c'est

10:14
Locuteur

un

10:14
Invité

peu plus

10:14
Locuteur

facile. Il y

10:15
Invité

a un

10:16
Locuteur

peu tout ça.

10:16
Invité

Oui, mais il faudrait vous poser la question aussi au lieu de dire « Oui, mais c'est des racailles, tout ça, c'est un peu

10:20
Locuteur

court. » C'est un peu court. « Où sont les parents ? » Oui, oui,

10:23
Invité

je

10:24
Locuteur

sais, vous allez me faire le coup des « Il faut les sortir leurs gamins. » Mais je vais répondre sur l'excuse. Vous avez mis en exergue l'excuse de minorité. Plusieurs éléments,

10:32
Yoann Gillet

Yoann Gillet veut supprimer l'excuse de minorité de façon à ce que les mineurs soient jugés de la même manière que

10:38
Locuteur

les majeurs. Moi, je pense

10:38
Invité

que c'est une erreur de juger les majeurs et les mineurs de la même manière. C'est une tradition qu'on a judiciaire qu'on a depuis 45 au moins et qui consiste à

10:46
Locuteur

dire « Il y a

10:47
Invité

une excuse de minorité.

10:48
Locuteur

» Oui, c'est un peu loin, cher

10:49
Invité

Leroy Geoffrey, quand même. Depuis 45. Oui, mais c'est

10:52
Locuteur

pareil. Il y a toujours des majeurs et des mineurs. Oui, mais la jeunesse a

10:55
Invité

évolué d'une certaine

10:56
Locuteur

façon. Oui, d'accord. Les mineurs sont mineurs et les majeurs sont majeurs. Ça n'a pas changé. Et d'autre part,

11:02
Invité

les réponses que vous apportez au mouvement, là, si vous étiez au pouvoir, ce n

11:06
Locuteur

'est

11:06
Invité

pas 200 blessés qu'on a, c'est 40

11:09
Locuteur

000.

11:10
Invité

Bien sûr,

11:11
Locuteur

parce que là, vous dites, c'est tout ça, mais il n'y a qu'à réprimer. J'ai été le

11:17
Invité

premier à souligner le sang-froid de nos forces de l'ordre et effectivement,

11:20
Locuteur

il

11:20
Invité

doit y avoir des

11:21
Locuteur

règles. Oui, mais les réponses que vous apportez sont strictement à préciser.

11:24
Invité

Que nos policiers respectent, bien

11:25
Locuteur

évidemment. Il y a des enquêtes quand ce n'est pas le cas. Si vous avez trois, un, la prison, deux, supprime l'excuse de minorité et deux, une grande loi

11:34
Invité

anti

11:35
Locuteur

-émerveillée. Alors, attendez, Jean

11:36
Yoann Gillet

-François Vigier, là-dessus, est-ce que vous êtes pour la suppression de l'excuse de minorité ?

11:40
Invité

Non, mais on pourrait en discuter pendant des heures et ça ne réglerait pas la question immédiate qui est la question que le

11:45
Locuteur

lieu d

11:45
Invité

'enseignement, l'école, le collège, le lycée, ce sont des lieux qui doivent être sanctuarisés, protégés. Aujourd'hui, on a vu des lycées brûlés, on a vu des portails complètement arrachés, on a vu des dégradations terribles et ça minore, ça met sous le tapis des revendications qui sont légitimes. Voilà. Et on en arrive à des discussions sans fin alors qu'il faut vraiment que le calme revienne, puisse y avoir de vraies discussions.

12:12
Yoann Gillet

En l'état, pardon, on a du mal à

12:14
Locuteur

voir

12:14
Yoann Gillet

comment le calme va revenir

12:17
Locuteur

avec déjà une mobilisation sur la vie. Toutes les bonnes

12:18
Invité

volontés appellent au calme, appellent à la reprise du dialogue parce que ces violences-là, ça doit s'arrêter. Est

12:27
Locuteur

-ce

12:27
Yoann Gillet

que les parents ont un rôle à jouer ? Je voulais vous montrer une séquence qui a fait le tour des réseaux. Oui. Une maman, et il y en a plusieurs comme

12:34
Locuteur

ça, une maman

12:35
Yoann Gillet

qui, franchement, a pas mal de sang-froid parce qu'elle va chercher son fils lycéen par la peau des fesses, j'allais dire, pour le ramener à la maison. Regardez la séquence, c'est très court. Voilà. Elle court après son gamin

12:59
Locuteur

pour

12:59
Yoann Gillet

le ramener à la maison. Et franchement,

13:02
Locuteur

elle

13:02
Yoann Gillet

prend quand même des risques.

13:03
Locuteur

Mais ma chère,

13:03
Invité

c'est la première des chances. C'est

13:05
Locuteur

-à

13:05
Invité

-dire que les parents, on se demande où sont les parents, effectivement. Ils pourraient peut-être accompagner le matin leurs gosses à l'école, quitte à perdre une journée quand on voit dans l'état où on est. Et il

13:12
Locuteur

y a

13:12
Invité

une deuxième chose qui est intéressante. On a vu des préfets qui réagissaient. Alexandre Brugère, dans 92, qui convoque des parents lundi. Et le préfet des Pyrénées-Orientales que j'ai eu au téléphone il y a quelques hier, qui convoque les parents, effectivement. Les maires peuvent le faire, d'ailleurs, dans le cadre du... C'est bien clair. Pour expliquer aux parents, tout simplement, de tenir leur gosse. Il

13:29
Locuteur

y

13:29
Invité

a fait un

13:29
Locuteur

courrier. Il faut

13:32
Yoann Gillet

les faire payer les parents. Il y a une loi qui existe déjà à ce sujet.

13:34
Invité

Oui. Elle n'est pas franchement appliquée, mais oui, elle existe. La question de faire payer les parents, si vous voulez, c'est compliqué, parce que dans la discussion politique, on va toujours en arriver au fait que ces violences-là émanent souvent de foyers qui sont perturbés ou qui ont des problèmes, comment dire, de revenus. Et donc, qui sont des gens qui ne sont pas solvables. Notamment, on va vous ressortir l'exemple qui existe, qui est peut-être marginal, mais qui existe, de la mère seule qui élève ses enfants, qui n'arrive pas, parce

13:58
Locuteur

qu'elle accumule des métiers, à

13:59
Invité

s'occuper de ses enfants et qui n'est pas solvable vis-à-vis des exactions de son fils ou de ses fils. Bon, ça c'est un problème. Je pense que le débat pourrait être tourné vers autre chose. On a beaucoup parlé de la loi anti-casseur, mais simplement dire qu'il

14:11
Locuteur

y a

14:11
Invité

un problème de responsabilité individuelle devant la loi, le problème, ce n

14:15
Locuteur

'est

14:15
Invité

pas que les forces de l'ordre n'arrivent pas à arrêter les gens qui commettent des exactions. Le problème, c'est qu'ensuite, il faut démontrer que chaque personne arrêtée a bien commis précisément telle exaction. De dire, lui a cassé cette vitre et donc on peut le condamner vis-à-vis de la casse de cette vitre. Le problème, c'est qu'on n'arrive pas à identifier les gens. Et la loi anti-casseur vient en cela dire qu'il y a une responsabilité collective,

14:36
Locuteur

c

14:36
Invité

'est-à-dire dès lors que vous vous trouvez dans la nasse, dès lors que vous vous trouvez à cet endroit, s'il y a de la casse et qu

14:40
Locuteur

'on

14:40
Invité

vous attrape, vous êtes responsable au même titre, même si ce

14:43
Locuteur

n'est pas vous Que dit la

14:44
Yoann Gillet

loi anti-casseur que prône justement le Rassemblement national ?

14:46
Locuteur

C'est

14:47
Invité

cette idée-là. C'est exactement ça. C'est que quand vous êtes sur le périmètre d'une manifestation qui n'est pas autorisée, vous êtes solidaires des dégradations qui peuvent

14:56
Locuteur

être... Même si on n'a rien fait, on est en train de faire ça. Et oui, mais... Parce que si vous êtes sur un lieu interdit, vous devez être

15:00
Invité

condamné.

15:01
Locuteur

Il faut un message de fermeté pour en venir à mauvais endroit, à mauvaise heure. Si on

15:05
Invité

continue comme vous, M. Geoffrin, à prenez finalement le laxisme généralisé,

15:09
Locuteur

alors forcément, on a les violences. Ça joue sur deux choses,

15:11
Invité

pour en

15:12
Locuteur

conclure dessus, ça joue

15:13
Invité

sur deux choses. D'une part, peut-être la responsabilité, etc., de se dire que

15:16
Locuteur

je

15:16
Invité

n'ai pas intérêt à me retrouver dans la nasse au moment où il se passe quelque chose et au moment où ça dérape, mais aussi ça met le curseur sur la réparation. La victime, par exemple, un magasin qui trouve sa vitre cassée, c'est lui qui va devoir payer les frais, parce qu'on ne retrouvera jamais le coupable, on ne saura pas qui pourra payer pour cette vitre-là. Or, comment dire, le propriétaire du magasin, lui, se retrouve bien à réparer les dégâts. Donc c'est aussi une façon de dire, quoi qu'il arrive, quelqu'un paiera, puisqu'on trouvera quelqu'un sur les lieux. Maintenant, la question est de savoir si effectivement c'est lui qui a précisément commis ce dommage. Cette loi

15:41
Locuteur

-là vient dire, non, je rappelle que

15:44
Invité

pour ce qui concerne la région, Valérie Pécresse a indiqué qu'elle porterait plainte systématiquement, que la région porterait plainte chaque fois qu'il y aura des dégradations. Nous fournirons les films, bien entendu, pour les enquêtes.

15:53
Locuteur

Et

15:54
Invité

elle en verra la facture d

15:55
Locuteur

'ailleurs. Vous savez, c'est fou, parce que nous-mêmes,

15:56
Invité

on a porté plainte contre la région quand elle n'a pas assuré son droit

15:59
Locuteur

envers les lycéens. Et qu'est-ce qui s'est

16:00
Invité

passé ? Absolument

16:01
Locuteur

rien.

16:02
Invité

Absolument rien, parce qu'à un moment donné, on se bat contre l'État. Et c'est l'État qui mène les politiques.

16:06
Locuteur

Et

16:06
Invité

donc, à un moment donné,

16:07
Locuteur

Valérie Pécresse, elle est bien sympa. Là, ce

16:09
Invité

sont des dégradations

16:11
Locuteur

de lycées, d'établissements scolaires. Et là, il faudra bien qu'il y ait des responsables. Mais bien sûr

16:15
Invité

que c'est une forme de violence, mais à un moment donné, quand on n'a pas de professeur devant nos classes, quand on n

16:18
Locuteur

'a

16:18
Invité

pas d'infirmière scolaire,

16:19
Locuteur

vous ne vous rendez pas compte On va mettre toutes les violences sur le

16:21
Invité

même plan.

16:21
Locuteur

C

16:21
Invité

'est

16:21
Locuteur

pas ça. Mais c'est une forme de violence psychologique. Et puis même, on perd 18 mois de

16:25
Invité

scolarité

16:26
Locuteur

quand on a un élève de 7,5 minutes. Quelle est la

16:28
Yoann Gillet

mesure, Sofie Atizaoui, quelle est la mesure que pourrait annoncer le gouvernement qui permettrait de mettre un terme à ce mouvement

16:36
Locuteur

?

16:37
Yoann Gillet

Tout

16:38
Invité

simplement, j

16:38
Locuteur

'ai

16:38
Invité

le respect de nos droits. Oui, mais ça,

16:40
Locuteur

c

16:40
Invité

'est un peu

16:41
Locuteur

abstrait.

16:41
Invité

Non, mais ce n

16:42
Locuteur

'est

16:42
Invité

pas abstrait. C'est qu'à un moment donné, il

16:43
Locuteur

y a

16:43
Invité

un budget qui va être voté à la fin de l'année. Et sinon, on ne voit pas l'augmentation. Parce qu'à un moment donné, je suis désolée, mais nos parents payent des impôts. Il augmente tous

16:49
Locuteur

les ans le budget. Mais

16:50
Invité

c'est vos

16:51
Locuteur

parents avec leurs

16:52
Invité

impôts qui vont réparer, qui vont payer les réparations et c'est tous les Français

16:56
Locuteur

avec leurs impôts qui vont réparer les dégradations. Qu'est-ce

16:59
Invité

que

16:59
Locuteur

vous voudriez qu'il

16:59
Invité

augmente ? Parce que le budget de l'éducation nationale augmente tous les ans,

17:02
Locuteur

ça c'est factuel, mais

17:02
Invité

vers

17:03
Locuteur

quoi vous

17:03
Invité

voudriez que ça aille ? Mais simplement, le manque de professeurs, simplement nos bâtis qu'il faut rénover. En fait, tous les trucs de base, nos emplois du temps qu'il faut revoir parce que le 8h, 18h, à un moment donné, la santé mentale des jeunes, ça ne va plus, on n

17:16
Locuteur

'a

17:16
Invité

pas de psychologue,

17:17
Locuteur

on

17:17
Invité

n'a pas d'infirmière. Tous les ans, ça nous parle de suppression de postes dans l'éducation nationale et en même temps, ça nous dit qu'on augmente le budget. Mais je suis désolée, mais il y a un

17:24
Locuteur

guissot, je suis un moment donné. Mademoiselle,

17:25
Invité

8h, 18h, mais de tout temps.

17:26
Locuteur

Non, mais

17:27
Invité

je n

17:27
Locuteur

'ai

17:27
Invité

pas fait

17:27
Locuteur

le grand étude, mais j'allais le matin à l'école, c'est très bon. C'est pas parce que les autres pour le coup,

17:30
Yoann Gillet

ce n

17:31
Locuteur

'est

17:31
Yoann Gillet

pas forcément un argument.

17:32
Invité

Oui,

17:33
Locuteur

mais

17:33
Invité

excusez-moi, mais à ce moment-là, quoi ? Les repas, on doit manger du caviar plutôt que...

17:38
Locuteur

Mais ça n'a rien à voir. Non, bien sûr, mais

17:39
Invité

ça

17:40
Locuteur

ne veut pas dire que les

17:41
Invité

générations

17:41
Locuteur

d'avant se perdent. Il y a une chose dont vous devriez

17:42
Invité

parler qui est un peu gênante parce que pour faire ça et pour garder les mêmes programmes, il faut allonger l'année. Oui,

17:48
Locuteur

je

17:48
Invité

n

17:48
Locuteur

'ai

17:48
Invité

pas dit qu

17:49
Locuteur

'il

17:49
Invité

fallait garder les mêmes programmes. Il

17:50
Locuteur

y

17:50
Invité

a des vacances.

17:51
Locuteur

Pardon, je n'ai pas dit qu'il fallait garder les mêmes programmes. Il faut tout changer. Je n'ai pas donné que vous proposez

17:56
Invité

donc de raccourcir la journée en raccourcissant les programmes. Non, non, non, pas du tout.

18:01
Locuteur

Il faut réformer

18:02
Invité

structurellement le système d'éducation nationale quand on voit que Parcoursup fait des dégâts chez les lycées et

18:06
Locuteur

les lycées. Mais non, mais ça, ce n'est

18:07
Invité

pas Parcoursup, c

18:08
Locuteur

'est l'enseignement au lycée. Non, mais c'est autre chose. Excusez-moi, mais je ne vais pas changer le sujet. C'est structurel. Quant à la rénovation des

18:13
Invité

lycées, je rappelle que c'est les deux premiers postes budgétaires de la région, ce sont les transports et les

18:18
Locuteur

lycées. Et ce n'est pas proportionnel. Et les

18:19
Invité

efforts sont énormes.

18:21
Locuteur

Mais c'est fou. Et c

18:22
Invité

'est une des

18:22
Locuteur

priorités mais vous entendez parce que ce n'est

18:26
Invité

pas proportionnel aux

18:27
Locuteur

dégâts

18:28
Yoann Gillet

commis. On va marquer une très courte pause dans un instant notre invité David Lysnard.