Canicule : le centre de soins de la faune sauvage des Alpes-Maritimes face à une affluence record
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Questions et réponses
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Est-ce qu'avec cette canicule qui dure encore et encore, vous recevez plus d'animaux que les autres années ?
- 0:49RelanceRéponse partielle
Sur cette vague dont vous parlez en juin-juillet, est-ce que vous avez pu chiffrer combien il y en a en plus à peu près ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Quels sont les animaux que vous recueillez et dans quel état ils arrivent ?
- 2:25OuverteRéponse directe
Comment vous les soignez ? Comment vous les réhydratez ?
- 3:07ComplaisanteRéponse directe
Ça fait beaucoup de grillons à acheter, tout ça ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Et combien de soigneurs sont nécessaires pour prendre soin des martinets, mais aussi des autres animaux que vous accueillez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28InvitéFait
« Le très gros de la vague a été sur le mois de juin et le mois de juillet, puisqu'il y avait encore énormément de jeunes animaux. »
- 0:45InvitéFait
« C'est toujours extrêmement intense et plus intense que les précédentes années. »
- 1:39InvitéChiffre
« Depuis le début de la canicule, on est à près de 850 martinets accueillis. »
- 1:52InvitéChiffre
« Ah oui, donc c'est plus du double, en fait. »
- 3:52InvitéFait
« On avait en fait au moins une centaine d'animaux qui arrivaient chaque jour. Ça a été vraiment complètement démesuré ce à quoi on a fait face. »
- 4:14InvitéPromesse
« On a ouvert une cagnotte d'urgence, du coup, spécialement dédiée aux martinets, puisque c'est vraiment deux soigneurs saisonniers dédiés aux martinets qu'on a recrutés. »
- 4:25InvitéChiffre
« Et en effet, on a dû chercher à atteindre 15 000 euros avec cette cagnotte. »
Temps de parole
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En cette période de canicule, les animaux sont aussi touchés entre déshydratation et dénutrition. Tout l'été, le centre de soins de la faune sauvage des Alpes-Maritimes, situé à Saint-César-sur-Syagne, s'emploie à soigner les animaux sauvages qui leur sont apportés.
Bonjour Laura Bello. Bonjour à tous. Vous êtes responsable administrative, financière et développement de ce centre. Est-ce qu'avec cette canicule qui dure encore et encore, vous recevez plus d'animaux que les autres années ?
Oui, tout à fait. Alors après, le très gros de la vague a été sur le mois de juin et le mois de juillet, puisqu'il y avait encore énormément de jeunes animaux. Là, c'est vrai que malgré les fortes chaleurs actuelles, ça se calme un petit peu par rapport à ce qu'on a connu ces deux derniers mois. Mais c'est toujours extrêmement intense et plus intense que les précédentes années.
Sur cette vague dont vous parlez en juin-juillet, est-ce que vous avez pu chiffrer combien il y en a en plus à peu près ?
Alors, combien il y en a en plus ? C'est difficile, puisque du coup, on n'a qu'un an d'ouverture. On a ouvert le centre de soins le 30 juin 2025. Donc, je ne peux pas vous donner exactement des chiffres jour pour jour à titre de comparaison.
Alors, quels sont les animaux que vous recueillez et dans quel état ils arrivent ?
Alors, honnêtement, toute la faune sauvage est quand même très touchée par la canicule. Et tous les animaux se retrouvent très affaiblis par ces fortes chaleurs. Et du coup, c'est ces stress qui sont engendrés par la canicule. Ceux qu'on accueille le plus, ce sont les animaux qui nuisent sous les toitures. Donc, c'est principalement les martinets noirs. Là, du coup, depuis le début de la canicule, on est à près de 850 martinets accueillis. C'est énorme. Du coup, à titre de comparaison, l'an dernier, on en avait accueilli 329. Ah oui, donc c'est plus du double, en fait. Tout à fait. En fait, c'est vrai que ces oiseaux, ils nichent sous les toits. Donc, les nids sont vraiment sous la toiture.
Et il fait, enfin, quand il y a des très fortes chaleurs, ça peut facilement monter à 60 degrés. Donc, les petits, en fait, suffoquent, étouffent. Et en cherchant un peu de fraîcheur, tombent au sol. Et le martinet est une espèce qui prend son envol du nid et qui, après, ne va plus s'arrêter et se poser pendant 3 ans. Donc, une fois qu'ils sont au sol, en fait, ils sont complètement en détresse et ils ne peuvent pas reprendre leur envol. Et dans tous les cas, ce sont des jeunes.
Comment vous les soignez ? Comment vous les réhydratez ?
Alors, c'est tout un protocole. D'un particulier, le martinet est en plus une espèce très compliquée à nourrir. Donc, il y a vraiment tout un protocole de réhydratation. Alors, ce sont des oiseaux qui ne boivent pas d'eau, comme beaucoup d'oiseaux. Donc, c'est en fait par la nourriture qu'ils vont s'hydrater. Donc, du coup, ils mangent principalement des... Nous, on les nourrit principalement avec des grillons et des peines. Et on les nourrit. Chacun mange une entre 15 et 20 grillons par repas. Et il y a 4 repas par jour.
Ça fait beaucoup de grillons à acheter, tout ça ?
Oui, oui, beaucoup de grillons à acheter. On est à 150 kilos de grillons que nous avons achetés, enfin que nous avons dû acheter. En fait, on a doublé nos précisions.
Et combien de soigneurs sont nécessaires pour prendre soin des martinets, mais aussi des autres animaux que vous accueillez ?
Alors, en temps normal, on est à 6 soignards pour la saison au total, avec nos soigneurs à l'année et nos soigneurs saisonniers. Mais là, au vu de l'urgence à laquelle on a fait face, et on avait en fait au moins une centaine d'animaux qui arrivaient chaque jour. Ça a été vraiment complètement démesuré ce à quoi on a fait face. On a dû recruter deux soigneurs saisonniers supplémentaires et doubler nos commandes d'alimentation parce qu'on n'aurait pas pu faire face sans ça. On aurait dû fermer nos clignes téléphoniques et nos accueils.
Entre ces embauches et le coût de la nourriture dont on parlait, est-ce que vous avez suffisamment de moyens ?
Alors, on a ouvert une cagnotte d'urgence, du coup, spécialement dédiée aux martinets, puisque c'est vraiment deux soigneurs saisonniers dédiés aux martinets qu'on a recrutés. Et en effet, on a dû chercher à atteindre 15 000 euros avec cette cagnotte. Aujourd'hui, il nous manque un peu plus de 1 000 euros, mais ça a globalement quand même bien fonctionné, heureusement. Mais ça n'empêche que c'était vraiment que pour les martinets et que pour le fonctionnement général de soins.
On peut encore donner sur cette cagnotte qu'on trouve, j'imagine, en ligne sur votre site ? Oui, tout à fait. Qu'est-ce qu'il faut faire, pour finir, Laura Bello, si on trouve un animal qui semble en détresse ?
Alors, dès que vous trouvez un animal en détresse, il est en danger immédiat, donc s'il est à proximité d'une route ou qu'il y a des prédateurs comme des chats autour. Ce qu'il faut faire, c'est le sécuriser, donc le prendre. Alors, tout dépend de l'animal. Si c'est un animal dangereux, du coup, il faut appeler les pompiers. Mais si on parle d'un petit animal qu'on peut prendre dans les mains, alors si on a des gants, c'est toujours mieux de mettre des gants. Mais sinon, on le sécurise dans un carton qu'on a percé au préalable pour faire des petits trous et qu'on ferme pour qu'il soit dans le noir et au calme. Et on vous appelle ? Oui, c'est tel le centre de soins. Tout à fait. Merci.
Parce que beaucoup d'animaux que vous pouvez penser, enfin que les particuliers peuvent penser en détresse, ne le sont pas réellement. Et souvent, des animaux arrivent au centre de soins alors qu'ils étaient juste en émancipation au sol, que les parents continuaient de s'en occuper.
Donc, il faut avoir votre avis avant de vous appeler. Merci beaucoup, Laura Bello, pour toutes ces informations et vos conseils aussi ce matin. Vous êtes donc responsable administrative et financière et développement de ce centre de soins de la faune sauvage à Saint-César-sur-Syagne. Et vous étiez notre invité ce matin. Bonne journée.