Pap Ndiaye accuse la France et sa culture de « racisme structurel »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30François-Xavier BellamyFait
« Est-ce qu'on a le droit de confier la plus grande institution de la République française à quelqu'un qui considère que la France est coupable de racisme structurel ? »
- 5:30François-Xavier BellamyFait
« C'est un désaveu total, bien sûr. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La nomination du ministre de l'Éducation nationale, j'espère, ouvrira les yeux à tous les électeurs qui ont cru trouver en Emmanuel Macron un président qui pouvait finalement correspondre à la droite classique. Emmanuel Macron est en train de nommer un ministre de l'Éducation nationale que même Jean-Luc Mélenchon n'aurait pas osé nommer. Même Jean-Luc Mélenchon, j'en suis convaincu, n'aurait pas osé mettre à la tête du ministère de l'Éducation nationale l'un des cofondateurs du CRAN, qui défend depuis des années cette vision décoloniale qui consiste à expliquer que la France est coupable, je cite le ministre, de "racisme structurel".
Est-ce qu'on a le droit de confier la plus grande institution de la République française à quelqu'un qui considère que la France est coupable de racisme structurel ? Ça n'est pas la même chose de dire qu'il y a du racisme en France et qu'il faut lutter contre les discriminations, et de dire que la France est structurellement susceptible, et de dire que la France est structurellement susceptible, soupçonnable, coupable, de reproduire des discriminations. Et moi, je le dis comme un ancien professeur de philosophie : je suis révolté.
Révolté qu'aujourd'hui, le ministère de l'Éducation nationale, qui devrait être confié à quelqu'un qui reconstruit l'école comme le lieu d'une transmission d'une culture ouverte et donnée à tous pour reconstruire la communauté nationale, que ce ministère, qui est crucial pour notre avenir et qui est aujourd'hui dans une crise majeure, soit confié à quelqu'un qui, au contraire, porte le soupçon sur nos institutions depuis des années maintenant. - Comment est-ce que vous expliquez le choix de personnalités aussi différentes au sein d'un même gouvernement ? - Je ne peux même pas l'expliquer.
Je ne peux même pas l'expliquer. Ce choix n'a aucun sens. Emmanuel Macron joue avec des institutions absolument décisives, sans aucune espèce de cohérence.
J'ai critiqué vivement et je crois qu'il fallait le faire, les réformes menées par Jean-Michel Blanquer au cours des cinq dernières années... parce que la réforme du lycée, par exemple, la réforme du lycée, c'était la continuation de la réforme du collège menée par Najat Vallaud-Belkacem ; c'était toujours moins de transmission des savoirs fondamentaux, c'était la fragilisation du tronc commun - on le voit avec les mathématiques aujourd'hui ; c'était, finalement, la fragilisation aussi du travail des enseignants - et on le voit dans l'effondrement de la participation au concours de l'enseignement cette année.
Malgré tout, Jean-Michel Blanquer, et je l'ai toujours dit, je l'ai dit même sur votre plateau il y a quelques mois, avait un courage que personne ne peut lui contester qui est qu'il avait affronté avec force les discours qui, précisément, jettent le soupçon sur la mission de l'école. Au fond, ce discours-là, très dangereux, qui consiste à dire - et nous l'entendons depuis longtemps ce discours, ce n'est pas comme si on découvrait aujourd'hui, que l'école est un lieu de reproduction des ségrégations, que l'école est un lieu qui sert à justifier l'échec des noirs et la réussite des blancs, disons le comme ça, ce discours-là qui mine de l'intérieur le projet universaliste de l'école de la République, ce discours-là, Jean-Michel Blanquer l'avait combattu avec force. Et il a eu raison de le faire.
Eh bien, aujourd'hui, je ne comprends pas, pour répondre à votre question, je ne comprends pas comment Emmanuel Macron, qui a nommé Jean-Michel Blanquer, qu'il a maintenu pendant cinq ans, qu'il a soutenu dans le discours courageux qu'il tenait, et c'est le point que je lui reconnais à l'issue de ce quinquennat, comment il vient saper même ce qui restait à défendre du bilan de Jean-Michel Blanquer en nommant Pap Ndiaye, c'est-à-dire son exact contraire au ministère. - Pour vous, c'est un désaveu total ? - C'est un désaveu total, bien sûr.
Et j'entends aujourd'hui le président de la République qui nous dit "non non, je n'ai pas changé d'avis, je n'ai pas changé de ligne"...
Mais enfin, la vérité, c'est que Pap Ndiaye lui-même attaquait avec virulence le bilan d'Emmanuel Macron. Donc, soit Emmanuel Macron, au fond, n'a pas changé d'avis, mais dans ce cas, sa duplicité est absolue, parce qu'on ne voit pas comment il aurait pu cacher sa vision profonde pendant cinq ans en soutenant Jean-Michel Blanquer à l'Éducation nationale. Soit, c'est qu'Emmanuel Macron se joue de nous et de l'école.
François-Xavier Bellamy