Meeting de Nancy - Discours de Benoit Hamon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:52Invité politiqueChiffre
« pour la France il y a deux études la plus pessimiste évoque 43 % d'emplois détruit par la révolution numérique elle est le fait d'une grande université américaine la moins pessimiste l'OCDE qui a ma connaissance quand même pas le dernier repère d'économistes marxistes évoque 11 % d'emplois détruits par la révolution numérique »
- 22:13Invité politiqueChiffre
« elle été en moyenne dans les années 70 de plus de 3 points elle a basculé dans les années 80 à un point et demi en moyenne dans l'Union européenne elle est à 05 depuis le débutné des années 2000 »
- 23:35Invité politiqueChiffre
« nous sommes arrivés en août de cette année à avoir consommé au milieu du mois d'août la totalité des énergies renouvelable tout ce qui est renouvelable en terme de réserve a été consommé »
- 29:49Invité politiquePromesse
« quel est-il ce revenu universel il consiste à donner à toute personne majeur bien toute personne majeure travailleur ou non travailleur retraité ou salarié actif ou inactif un revenu pour commencer de 600 € par mois du jour de ces 18 ans jusqu'à sa mort »
- 41:35Invité politiqueFait
« qu'est-ce qu'il y a d'iconoclaste à imaginer demain que le robot qui remplace un homme cotise pour la protection sociale des hommes »
- 42:56Invité politiqueFait
« le RSA sera automatiquement distribué aux personnes qui sont éligibles quand vous savez sans doute aujourd'hui que le RSA vous n'en bénéficiez qu'à condition de le demander »
- 51:25Invité politiqueFait
« il y a une explosion aujourd'hui des maladies chroniques des cancers qui sont des cancers liés à une perturbation de notre système hormonal »
- 53:30Invité politiqueFait
« on me disait mais monsieur Amon si vous faites cela on va avoir euh des suppressions d'emploi par centaines et par milliers et puis si vous faites cela vous interdisez cette substance qu'est-ce qui vous dit qu'on ne remplacera pas cette substance par une substance encore plus dangereuse »
- 55:36Invité politiquePromesse
« nous on réfléchit à la constitutionnalisation ou à une base juridique au commun pour permettre à l'État fédéral ou aux États américains de mettre en place une fiscalité spécifique qui pèse sur les entreprises qui exploitent les communs »
- 58:41Invité politiqueChiffre
« quel est le coût de la guérison d'une récidive de cancer du sein 100000 € »
- 1:00:04Invité politiquePromesse
« je ferai du crédit d'innovation sociale le moyen de soutenir celles et ceux qui dans le secteur aujourd'hui privé veulent développer des réponses à des besoins sociaux »
- 1:00:45Invité politiqueFait
« il est quand même pas normal que l'on constate que dans un état comme le nôtre ça coûte 40000 € quand le même protocole coûte 200 ou 300 € en Inde »
- 1:03:33Invité politiqueFait
« la crise c'est quand le vieux est mort et que le neuf ne peut pas naître »
- 1:04:45Invité politiqueFait
« est-ce qu'on s'engage à faire une protection sociale qui correspond à notre siècle ou est-ce qu'on pense que la sécurité sociale de 45 telle qu'elle fonctionne continuera »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
c'est pour ça que c'est moi qui suis candidat ça marche sur Mécro bon bonjour à tous bonsoir à tous je suis très heureux très impressionné d'être là devant une salle aussi comble c'est très impressionnant très impressionnant je peux vous dire juste une chose on arrêtera avec les les vidéos en mode Amon Pride ou je sais pas quoi il est formidable et cetera je trouve c'est un peu inutile mais bon et c'est mieux qu' je trouve préfère les témoignages en vrai en dur donc d'abord je vrais dire euh une première chose j'ai j'ai j'ai une grande pensée en venant ici je pour un homme euh qui vient d'être endillé c'est une grande personnalité de ce département Jacques cherrec qui a perdu un fils et perdre un fils et quelque chose d'absolument abominable et je voulais avoir d'abord une pensée pour lui pour lui Jacques cherrec évidemment pour François cherk qui qui a disparu pour son frère Marc et et et et le dire avec Édouard qui est là qui a partagé les combats qui étaient les les siens euh Olivier qui est pas dans la même organisation syndicale mais qui est évidemment sensible mais je voilà je voulais avoir une pensée pour lui comme pour un homme dont je me souviens que quand j'étais ministre de l'économie sociale et solidaire il m'avait aussi accueilli euh ici Michel dinînet pour travailler sur la façon dont ce département allait s'inscrire dans le développement de l'entrepreneuriat social de l'économie sociale et solidaire ce qui participera incontestablement du changement de modèle de développement si nous voulons avoir demain un développement économique qui se préoccupe de l'impact de l'activité économique pas simplement sur la situation des salariés des gens mais aussi sur notre environnement notre cadre de vie et donc directement indirectement sur la façon dont on vit on respire et cetera et cetera donc je vrais voilà avoir une pensée pour pour eux deux dire que je suis très honoré de recevoir le soutien d'autant de parlementaires ils sont là je les cite à nouveau évidemment cheines kironi c'est un grand honneur elle elle est avec Paola Zanetti elles sont deux de mes porte-paroles dans cette campagne et et pour moi c'est important de les avoir près de moi près de moi pas pas simplement à raison de ce qu'elles ont dit là aujourd'hui sur la campagne mais à raison des combats qu'elles porent eu elles se sont distinguées et je veux le dire à l'Assemblée nationale c'était pas simple sur des batailles qui étaient des batailles qui obligeaient à être indiscipliné par rapport à son propre camp alors quand on est de l'extérieur on dit mais pourquoi ne le faites-vous pas mais être indiscipliné par rapport à son propre camp c'est jamais la chose la plus simple et pourtant elles l'ont fait je c'est pas parce qu'elles sont juste indisciplinées qu'il faut les saluer mais elles l'ont été pour des choses importantes et les choses importantes c'était à la fois la loi travail mais aussi la déchéance de nationalité deux de ces blessures que tu as évoqué shiness et sur ces combats on a retrouvé aussi évidemment Laurent kalinovski Hervé Ferron qui peut pas être là ce soir mais mais Don euh je je me rappelle qu'il a été aussi un un un soutien important à cette candidature et je veux les les saluer pour cela alors après il y avait un choix euh aujourd'hui et et je remercie Bertrand d'avoir Bertrand conseil régional d'avoir dit et insister sur cela il y avait un choix qui était de donner la parole à à deux hommes dont ce sont deux hommes mais qui dont l'engagement à mes côtés est extrêmement précieux et autant que pour les parlementaires mais mais à raison des combats qu'ils ont portés très précieux parce qu'ils viennent du monde du travail ils n'en parlent pas de manière abstraite et qu'ils ont choisi aujourd'hui de s'engager avec nous dans un projet qui reste un projet collectif on a beau parler des institutions de la 5e République de l'le i présidentielle tout ça n'a de sens que si les collectifs ce sont évidemment Édouard Martin et Olivier LeBRAZ alors ils appartiennent à deux organisations syndicales différentes mais ils ont mené des combats exemplaires dans la céirurgie pour éeddouard avec l'issue qu'on connaît et et son en énergie la casse aurait été total et et moi je ne moi je sais ce qui a été obtenu je sais de l'autre côté du manche parce que je voyais les choses du côté du gouvernement ce qui aurait pu être perdu abandonné et je sais ce que l'on doit aux syndicalistes on peut toujours considérer que il était préférable de tout garder la réalité c'est que dans cette affaire la somme des forces qui étaiit en train de se concentrer contre les intérêts des travailleurs était tel que le résultat est un résultat que tu as pu obtenir et donc je veux saluer le fait qu'il soit là et je le salue l'engagement des des travailleurs et des syndicalistes de Florange de Gandrange de toutes celles et ceux qui sont battus pour la sidérurgie en Lorine je voudrais aussi saluer un autre homme alors il a vraiment fait du du chemin parce que faut quand même se dire que Brest Nancy on a un homme qui a mené une bataille et et peut-être que vous l'avez vu vous à la télévision les Gades ce sont des abattoirs ce sont de la transformation c'est des métiers durs l'agroalimentaire on parle assgie mais l'agroalimentaire c'est dur aussi beaucoup de femmes qui travaillent on a des troubl musculosquélétique des opérations parce que force de répéter des tâches votre corps est abîmé c'est très compliqué de retrouver du boulot quand on par ailleurs toutes les autres entreprises de l'agroalimentaire ferme et ou en tout cas sont menacé et voilà un homme qui qui a mené une bataille remarquable avec aujourd'hui bah hélas des des usines et abattoirs qui qui ont fermé et des menaces sur d'autres et quand il m'a dit quand on a parlé de son soutien et quand il m'a été évoqué pour la première fois par un tiers on m'a dit mais il voudrait pas il voudrait te soutenir mais il voudrait pas que ça te gêne comment ça ça va me gêner quand même incroyable qu'un homme qui incarne ça se pose la question de savoir s'il va me gêner quand il va me soutenir au contraire c'est un grand honneur je ve te le dire et pour moi c'est une immense fierté pas pas seulement parce qu'on est finistéien tous les deux mais pour ce que tu représentes au même titre qu'eddouard donc voilà je voudrais je voulais commencer par cela commencer par Jacques cherrec qui est une grande figure aussi du mouvement ouvrier syndical aussi poursuivre par par vous évoquer la mémoire de de François cherrec et et vous dire voilà qu'aujourd'hui en Loren je suis très heureux qu'on l'on puisse parler notamment de travail je vais je veux pas être très long la dernière fois que j'ai parlé sans note c'était à dans un gymnase à Paris pour le lancement de ma campagne et à la fin de mon intervention je me suis rendu compte que j'avais parlé 2h et quart il y en a qui ont vu un hommage à une île des Caraïbes dans lequel un ancien dirigeant un peu barbu avait lui-même des habitudes un peu longues ça c'est pour les gens qui sont un peu mauvaise langue et disent BO am mon voyez il est un peu archaïque il essaie de ressembler à un tel ou un tel mais je vais essayer de faire attention mais je vais commencer par une chose que qu'on m'a dit je je je parlerai du travail mais puisqu'on parle de de la 5e République et d'une candidature à l'élection présidentielle je vais vous parler de de des des du démarrage de ma campagne et vous dire dans quel état d'esprit je suis encore aujourd'hui quand j'ai choisi d'être candidat à l'élection présidentielle il y a un de mes conseillers en communication parce qu'on a tous un conseiller en communication quand on se lance dans une bataille comme celle-là il m'a dit Boin la chose la plus importante dans une affaire comme celle-là on est en France c'est la 5e République il faut que tu fasses président et là je me suis donc il faut que je fasse président et et je lui dis mais qu'est-ce donc faire président parce que je vois bien ce que je veux traiter la souffrance au travail la question de la protection sociale je ne crois plus je le dirai tout à l'heure qu'avec la protection sociale qu'on a aujourd'hui nous soyons en capacité d'assurer la même protection pour les jeunes actifs que Cell qu'avaient leurs parents et c'est bien une des questions centrales que nous devons poser dans une élection présidentielle je voulais parler de ce qu'est ma conviction aujourd'hui qu'une conscience écologique suppose que l'on change de modèle de développement c'est-à-dire qu'on ne court plus comme des sauts après une croissance qui ne revient pas au point que l'on sacrifie et notre environnement et nos conditions de travail je voulais parler de ce qui est à mes yeux les champs vers lesquels le service public doit se tourner pour conquérir de nouveaux espaces service petit public de la petite enfance service public de l'aide au devoir et service public du grand âge parce qu'aujourd'hui les principales inégalités quand s'expriment des besoins sociaux sont dans ces domaines-là je voulais parler de tout cela mais la priorité c'était de faire président et en discutant avec lui j'ai compris j'ai compris et et je je vais essayer de vous dire que je crois que je n'y arriverai pas jusqu'à la fin pour ce qu'on attendrait de moi de ce point de vue là j'ai compris que dans ces institutionsqu ré publui faire président supposait incarner la figure providentielle celui qui écarte les bras celui qui est tout en majesté en fermeté bref une figure qui pour la gauche se rapprocherait de celui qui ressemble plus à la figure providentielle François mitteran et pour la droite en disant la gauche je me rendre compte que j'étais à droite ce qui preuve que je suis encore déstabilisé par l'action gouvernementale mais et et pour la droite et pour la droite se rapprocher de la figure la plus providentiel le le général de Gaulle et et je l'ai dit je le répète il y a une très belle phrase de Hugo qui dit quand on voit ces hommes politiques tous essayer de ressembler à celui qui ressemblait plus à la figure de l'homme providentiel a une très belle phrase d'Hugo qui dit un lion qui imite un lion est un singe et moi je ne participerai pas à l'occasion de cette élection présidentielle à un concours de grimace je ne crois plus je ne crois [Musique] plus je ne crois plus à l'idée qu'une seule personne femme ou homme concentre en lui le génie de la nation et qu'il serait la solution que l'on guettete à chaque élection présidentielle la solution au problème de tous les Français et c'est d'ailleurs une marque d'une forme d'immaturité de la démocratie française que tous les 5 ans aaravant tous les ans 7 ans guettit celui ou celle qui serait l'homme ou la femme providentielle observons d'ailleurs que ce sont en général des hommes qui prétendent à cette fonction là assez peu de femmes et qu'en l'occurrence il n'y a jamais eu pour l'instant de présidente de la République mais donc on se retrouve tous les 5 ans à guetté et là on se dit euh Mélenchon Macron Fillon Le Pen peut-être est-ce là la personne qui règlerait tous nos problèmes et pourtant moi je vous le dis plutôt que de se voterer dans une forme de finalement je disais d'immaturité politique et surtout de mettre en berne nos consciences regardons si ces candidats à la fonction providentielle plus que présidentielle ont été auparavant dans leur vie et leur mandat providentiel un jeune ministre a-t-il été un ministre providentiel quand il a exercé ses fonctions quand il prétend à être aujourd'hui un grand président de la République et cetera et cetera aucun d'entre eux dans aucun de ces mandats ni aucune de ses fonctions n'a été providentielle et il est à mes yeux aujourd'hui parfaitement stupide sa absurde de vouloir revêtir un costume qui est un costume que je juge aujourd'hui décalé par rapport à la nécessité de faire respirer la démocratie et de porter une intelligence collective moi la démarche qui est la mienne est d'abord celle-là je ne propose aucune vérité je n'ai aucune vérité je propose une option une option sur la question du travail une option sur la question écologique une option sur la question démocratique une option sur la question sociale et je propose que l'on maîtrise les transitions qui sont à l'œuvre aujourd'hui et qui quoi qu'il se passe auront lieu la question qui nous sera posée c'est maîtrisons-nous ce qui arrive le réchauffement climatique le nouveau rapport au travail en lien avec la révolution numérique l'évolution de nos systèmes sociaux en lien avec le fait que le travail finance de moins en moins notre protection sociale l'évolution nécessaire de la démocratie tant en Europe qu'en France maîtrisons-nous ces processus ou subissons-nous ce qui se passera parce que nous laisserons d'autres décider à notre place voilà à mes yeux les questions qui sont les questions essentielles le projet que je veux porter les options que je mets en débat mais je le dis je ne défends aucune sorte de vérité et en disant cela je répète ce qui est ma conviction et que je je répète partout en France je crois que la chose la plus dangereuse dans le débat démocratique aujourd'hui c'est de se revendiquer justement de la vérité comme si aujourd'hui il n'y avait plus de clivage gauche- droite entre des options particulièrement distinctes mais simplement à choisir entre ce qui dirait la vérité et ce qui mentirait moi je ne pense pas que François Fillon ment je ne suis pas d'accord avec l'option qu'il propose au pays je ne crois pas que ce dont il se revendique soit un mensonge je pense que c'est dangereux conservateur libéral mais c'est l'option qu'il propose et les citoyens peuvent la choisir et si demain j'en venez à penser que j'ai la vérité comme j'entends certains sont revendiquer et que d'autres donc mentent parce que le clivage il ne serait plus entre le vrai non la gauche et la droite mais entre le vrai et le faux attention et beaucoup d'intellectuels notamment une remarquable philosophe si vous avez le temps de lire Chantal mou nous alerte là-dessus le jour où le clivage droite gauche s'efface pour laisser la place à un cvage vrai faux vérité mensonge l'adversaire que l'on avait dans la démocratie se transforme en ennemi et si les adversaires que l'on a en démocratie se transformment en ennemi si le clavage n'est plus politique mais qu'il devient moral et bien là nous nous préparons à des dangers qui sont des dangers considérables c'est la raison pour laquelle dans ce débat politique là je mets sur la table des options et libre aux citoyens de considérer qu'elles sont bonnes de voter pour ou pas mais pour ce qui me concerne je n'aurais pas cette audace un peu folle de venir à une tribune peut-être le 12 et dire la vérité commande de dire que ceci et cetera et cetera ça n'est pas l'idée que je me fais de la démocratie ça n'est pas l'idée de que je me fais de ce qui est nécessaire pour notre pays je crois qu' aujourd'hui il se faut construire des réponses politiques qui se fondent sur l'intelligence collective alors j'en viiens justement un certain nombre de de ces réponses et qui ont été pour partie évoqué avec beaucoup de Briot par ceux qui m'ont précédé à la tribune notamment l'une d'entre elles mais je vais dire pourquoi le revenu universel d'existence alors là depuis qu'on en parle en même temps je suis content on parle quasiment plus que de ça maintenant donc je vais pas être mécontent du fait que les idées j'ai pas été le premier à la défendre il y a beaucoup de militants ou citoyens de gauche qui défendent le principe d'un revenu universel d'existence depuis longtemps mais ce débat aujourd'hui est en train d'éclore pourquoi arrive-t-il à maturité bah à raison des transitions qui s'opèrent et qui supposent aujourd'hui peut-être de penser notre rapport au travail comme notre protection sociale à l'Ô de ce qui se passe et pas de ce qui se passait avant je m'explique l'analyse que moi je fais aujourd'hui c'est que la révolution numérique qui est une formidable opportunité une formidable chance va se traduire par une rareéfaction du travail il y aura moins de travail d'autres pensent le contraire ou différemment d'autres pensent que comme il s'est passé dans le passé auparavant les progrès technologiques amèneront à ce que l'innovation technique amène à ce que les emplois détruit dans l'industrie par exemple se recréent dans les services sauf qu'aujourd'hui ce qui est différent des années 80 90 c'est que tous les secteurs de l'économie sont concernés par l'impact de la révolution numérique non seulement tous les secteurs l'agriculture l'industrie le secteur des service mais toutes les fonctions et qu'alors qu'auparavant le robot ne remplaçait que le travail peut ou pas qualifié aujourd'hui machine algorithme et robot remplace des fonctions qui sont des fonctions de direction d'animation de management on a aujourd'hui des cabinets d'avocats où on supprime des postes d'avocat pour leur substituer un logiciel on a je prends cet exemple dans le secteur des services quand j'étais ministre de la consommation un grand groupe des services si mes souvenirs sont bons le même qui a considéré que une caissière ne pouvait pas quitter son poste de travail parce qu'elle était enceinte et que il fallait qu'elle y reste et qu'on lui a interdit de se lever de sa place alors qu'elle avait envie de vomir et qu'ensuite elle a fait une fausse couche et qu'on lui a supprimé une semaine de salaire je crois que c'était les mêmes je suis pas tout à fait sûr je vais pas les accabler mais en tout cas ce grand groupe de la grande distribution me disait on va avoir un progrès incroyable dans les grandes surfaces c'est qu'on va désor avoir en lieu et place des caisses un portique et qu'on expérimentera bientôt le fait que vous rentriez dans votre magasin avec votre cadis passez sous le porticque tout est intégralement scanné le prix s'affiche vous mettez votre carte bleue les PES sous vous passez aujourd'hui il y a la caisse automatique sur lesquell quand vous avez moins de 10 articles vous le faites vous-même demain il y aura même plus besoin de cela vous scannez la totalité d'un cadit le prix est affiché vous passez génial vous passez en 10 minutes là où auparavant vous aviez parfois une demi-heure de queue du point de vue du consommateur c'est un gain évident sauf qu' disparu la personne qui auparavant avait un métier difficile mais un métier pas bien payé mais un métier qui n'est plus là peut-être estemploi peut-être trouvé un autre emploi ou pas mais en tout cas l'entreprise elle économiser un salaire investi sur un por qui lui rapportera même peut-être plus d'argent qu'elle en avait avant nous avons là un impact très direct et qui est quasi immédiat de ce que sera la révolution numérique je pourrais prendre d'autres exemples beaucoup de de de d'entre vous euh vont sur une souvent acheter sur un moteur de recherche qui est toujours le même qui commence parag sur un site qui est souvent aussi celui euh d'un grand commerçant qui commence par a euh des euh produits des livres et toutes sortes de choses aujourd'hui ce groupe Amazon en l'occurrence annonce expérimenter la livraison en 1 heure du produit que vous commandez sur son site et il met en œuvre dans une grande ville asiatique cette expérimentation comment je commande un livre il est imprimé à la commande et il m'est livré en une heure par quoi par un drone c'est pas aprèsdemain c'est déjà expérimenté vous aviez auparavant un imprimeur il n'est plus là vous aviez un livreur il n'est plus là mais par contre j'ai le service dans un temps record que je n'avais pas auparavant du point de vue du consommateur c'est extraordinaire et je le dis ces progrès technologiques vont nous faciliter d'un certain point de vue la vie mais la question tous ces emplois trouveront-ils à être remplacés par d'autres emplois et dans quel secteur des développeurs des informaticiens peut-être mais seront-ils en nombre assez suffisant pour ne éviter des suppressions d'emploi par milliers sinon par des centaines de milliers sinon par millions que disent les grandes enquêtes elles sont maintenant nombreuses celles de l'OCDE cell des grandes universités américaines sur ce que sera l'impact de la révolution numérique dans les 10 15 20 ans en Europe en France en Chine pour la France il y a deux études la plus pessimiste évoque 43 % d'emplois détruit par la révolution numérique elle est le fait d'une grande université américaine la moins pessimiste l'OCDE qui a ma connaissance quand même pas le dernier repère d'économistes marxistes évoque 11 % d'emplois détruits par la révolution numérique donc nous sommes aujourd'hui dans une situation où ces progrès technologiques it vie mais mener beaucoup d'emplo et NOTAM des emploisinsistedus PE ou pas qualifi parce que ce qui me frappe c'est cette for d'optimisme de gens de toute façon protég tout le temps du mauvaisort toujours protég du mauvaisort écoutez il faut avoir foi dans le prog technologique techn qu'il soit maîis depis quand considèonune innovation technologique en so par une forme de déterminisme serait bonne ça ne dit rien de l'usage qui en sera fait et ce qui serait absurde c'est aujourd'hui de considérer que toutes ces innovations technologiques surtout si elles se traduisent par des centaines de milliers d'emplois de suppressions d'emploi sont bonnes donc il faut poser aujourd'hui ces questions éminentes qui sont celles de la maîtrise des processus de ces transitions qui amèneront à ce que le partage du travail soit différent de ce qu'il existait auparavant quel est l'actuel partage du travail dans trois groupes ceux qui travaillent il sont plutôt contents d'aller bosser parce qu'ils ont un travail dans lequel ils s'épanouissent ils sont utiles socialement et ils y sont heureux ceux qui ne travaillent pas il aimeraient travailler plus parce qu'ils aimeraient avoir un boulot puis au milieu ceux qui travaillent il ne sont pas contents de leur travail même s'ils sont contents d'avoir un travail parce qu'ils ont tir un salaire et vous observerez que c'est toujours le même groupe qui fait des lois travail pour tous les autres dans le groupe de ceux qui sont heureux d'aller bosser le matin parce qu'ils sont bien payés ou alors qu'ils ont un travail épanouissant mais qu'aujourd'hui niz le fait que dans le travail il y a de la souffrance qui n'est pas de la souffrance seulement dû à des tâches difficiles qui peut être lié aussi à la pression psychologique à des pathologies psychiques qui naissent du stress du management par le stress d'un trop plein de pression du fait que on n'arrête pas de travailler alors qu'on a pourtant on est sorti de l'entreprise mais que vous avez d'un coup sur votre tablette sur V ordinateur un petit signal solore Ding qui vous dit que vous avez un mail un mail qui vous invite à préparer la présentation du lendemain donc à donner des instructions à vos propres collaborateurs et à continuer à travailler comme si grâce à ces progrès technologiques c'est génial les tablettes le travail avait colonisé nos vies que nous ne parvenions plus à mettre une frontière un peu claire entre le moment où on travaille on est à l'entreprise et le moment où on en sort tout ça sont des réalités et ce partage du travail entre ceux qui sont surmenés ceux qui ne travaillent pas et ceux qui sont heureux au travail il n'a plus aucun sens il n'a plus aucun sens dès lors que nous nous appuyons que sur des solutions toujours les mêmes faisons de la croissance avec la croissance on fera de la richesse et avec cette richesse on la redistribuera et en espérant que la redistribution soit bonne on créera des emplois ça fait combien de temps qu'on n pas fait de croissance dans ce pays elle été en moyenne dans les années 70 de plus de 3 points elle a basculé dans les années 80 à un point et demi en moyenne dans l'Union européenne elle est à 05 depuis le débutné des années 2000 al il y a eu la crise de 2008 mais est-ce que notre notre objectif aujourd'hui c'est toujours la croissance du PIB est-ce qu'on pense que la croissance du PIB amènera forcément à une élévation du niveau de santé une une diminution des inégalités une baisse du taux de pauvreté pas forcément on a des pays où on fait de la croissance et pourtant la pauvreté est endémique on a des pays où on fait de la croissance mais pourtant les inégalités sont très fortes prendre un exemple on a un bon pays aujourd'hui qu' dont on se sert comme modèle qui fait de la croissance mieux que nous l'Allemagne quel est le taux de pauvreté en Allemagne 17 % de la population bien sûr il y a un chiffre dont son orgueillissent les Allemands ils ont raison ça sert de modèle à nos jeunes économistes en tout cas pour ceux qui sont les plus libéraux entre 5 et 6 points de chômage mais l'objectif c'est quoi c'est que les gens travaillent et soient pauvres et donc malheureux ou c'est que si possible quand ils travaill ils ont tir une rémunération une situation qui leur permet de sortir de la pauvreté et d'être ces questions là sont des questions fondamentales et à mes yeux et je veux insister là-dessus ce myth parce que c'est devenu un mythe de la croissance moi je fus croyant je ne le suis plus ce myth de la croissance du PIB il faut qu'on l'abandonne pas pour dire qu'il faut arrêter de créer de la richesse mais pour dire que ça ne peut plus être le seul objectif des politiques publiques ça n'a plus de sens voyez les sacrifices que nous sommes obligés de consentir pour faire quelques des de croissance nous sommes arrivés en août de cette année à avoir consommé au milieu du mois d'août la totalité des énergies renouvelable tout ce qui est renouvelable en terme de réserve a été consommé et plus nous avançons plus cette date elle aussi avance plus l'activité humaine a un impact qui devient un impact dangereux sur nos stocks nos réserves en combustible fossile dans ce qu'on est capable de renouveler dans la ressource qui est de la ressource en poisson en bétail et cetera et cetera en forêt en eau aujourd'hui nous constatons que nous vivons à crédit et pour autant on continue cette course folle à la croissance au consumérisme au matérialisme alors que on distingue de manière très concrète que l'impact de cette activité humaine devient de plus en plus nuisible à nos conditions de vie à nos cadres de vie au point que on puisse imaginer que certain nombre de processus sont devenus irrémédiables ou proche d'être irrémédiaable la question est donc conserve-t-on ce modèle de développement continue-on à dire la croissance économique est bonne parce qu'elle nous permettra de créer de la richesse ces richesses créeront de l'emploi et ensuite on fera de la croissance verte ou se poseon la question de savoir si notre modèle de développement n'est pas faux ne repose-t-il pas sur une erreur une erreur qui est de croire que croissance de la richesse matérielle indique amélioration des conditions de vie en toutes circonstances et du bonheur des individus et qu'à ce moment-là si nous pensons qu'il n'y a pas de lien automatique entre les deux quel type de modèle de développement choisissonsnous moi je lit cette double exigence celle de la nécessité d'un changement de notre rapport au travail à raison de sa raréfaction et de l'impact de la révolution numérique sur le travail et la nécessité d'avoir un modèle de développement qui soit beaucoup plus tempérant qu'il ne l'est aujourd'hui il est ind disociable dans mon projet et dans le projet que nous portons collectivement de de de comment dire de de mettre de côté une chose la question du travail et du revenu universel et d'une autre la question de la conscience écologique et du changement de modèle de développement ces deux questions sont à mes yeux intimement liées alors quelques mots sur ce revenu universel d'existence dont on me dit qu'il est irréaliste ou irréalisable ce que je trouve triste c'est que ça vienne de gens gauche qui disent cela parce que après tout je me souviens quand Michel rckard a voulu faire le revenu minimum d'inertion lui disait c'est irréalisable on l'a fait il est là et heureusement qu'il est là et après on en a fait le RSA et on a essayé de de renforcer cela et ça n'a pas suffi à éradiquer la pauvreté dans notre pays mais je veux juste dire à ceux qui se posent comme aujourd'hui des avocats de ce que serait réaliste et raisonnable de faire je je déjeunis ce midi avec un homme qui s'appelle Claude alfondererry peut-être que certains d'entre vous le connaissent c'est une grande figure de l'économie sociale et solidaire mais avant de cela il était comme ancien chef du Maqui dans la drardèche un des ceux qui au moment du Conseil National de la Résistance comme ancien résistant comme militant communiste à l'époque un des acteurs de ce qui a pu se faire dans les années après guerre au moment où des hommes et des femmes ont décidé alors que le pays était en ruine l'outil industriel à plat que les la main d'œuvre revenait ou du STO ou des camps de prisonniers ils ont décidé de faire quoi la sécurité sociale la sécurité sociale ce qui allait peser très vite l'équivalent du du PIB de l'époque à peu près 250 millions d'euros ils ont créé un système assuranciel qui allait très vite monter en puissance au point qu'il pèse le PIB de l'époque mais qu'aurait-on dit si on avait raisonné selon les mêmes principes à ces hommes que ce n'était pas raisonnable que ça n'était pas réaliste ou la raison n'était pas-elle pas justement de considérer que la folie nationaliste que ce qu'avait été les conséquences de la crise de 29 que justement l'impact du capitalisme sur les sociétés industrielles devait conduire à construire des solidarités plutôt qu'à jouer ou à pariller sur la concurrence et la mise en concurrence des hommes entre eux ils ont fait un choix politique et d'ailleurs à cette époque là la gauche a rallé bien au-delà de ces rangs ce qui était raisonnable c'était de faire la sécurité sociale ce qui était raisonnable c'est de construire un système assurentiel qui progressivement allait peser l'équivalent du PIB de la France de l'époque et on nous dit aujourd'hui que le revenu universel d'existence qui à pleine charge pèserait 15 à 20 % du PIB de notre époque ne serait pas réaliste parce qu'on prendrait des risques moi je vous le dis comme je le pense aujourd'hui prendre des risques c'est continuer comme avant aujourd'hui prendre des risques qui sont pourrai être irréparables ce serait maintenir le statut quo continuer à dire que la priorité c'est la réduction des déficits j'entends des collègues dans cette campagne des primaires dire faut fixer une baisse des déficits à 1.5 un point et cetera du PIB mais pourquoi faire le le monde brûle et on nous dit que le sort des générations futures dépendrait du fait qu'on a passé nos déficits public de 3 à 1 et demi % mais c'est ça n'a aucun sens et c'est pour ça que moi je vous propose que nous changeons de cadre de perspective et que nous disions à celles et ceux qui se situent encore dans ce monde d'avant qui se situe sur la page d'avant que nous avion bien l'intention de la tourner cette page et de construire et de bâtir des politiques qui soient conformes à ce que sont les demandes sociales d'aujourd'hui et la réalité de ce que sont les transitions que nous sommes en train de vivre les deux grandes transitions nous les connaissons celle de la révolution numérique sur le travail et celle d'un modèle de développement qui s'il ne devient pas tempérant suppose que nous acceptions la destruction à court et moyen terme de la planète c'est aussi simple que ça en tout cas à mes yeux et c'est pour ça que je propose le revenu universel d'existance quel est-il ce revenu universel il consiste à donner à toute personne majeur bien toute personne majeure travailleur ou non travailleur retraité ou salarié actif ou inactif un revenu pour commencer de 600 € par mois du jour de ces 18 ans jusqu'à sa mort c'est-à-dire un revenu universel d'existence du plus riche au plus pauvre je vous propose qu'on évoque le plus riche à la fin parce que tout le monde me dit mais pourquoi tu vas donner au plus riche B je commencer par ça d'ailleurs pour aller vite mais Carlos g vous le rembourser de sa grippe de la même manière que chacun d'entre vous c'est le principe de l'assurance maladie c'est universel sauf que la redistribution et la solidarité suppose qu'à Carlos gone s'il n'échappe pas à l'impôt par quelques petites techniques approprié va payer de quoi rembourser les grippes de centaines sinon de milliers d'entre nous c'est le principe de la solidarité c'est par l'impôt qu'on organise la redistribution et si demain on pose le principe d'une allocation universelle vous doutez bien je prends l'exemple de Carlos gone j'aurais pu prendre celui de Monsieur boloret à l'évidence nous allons par l'impôt financer grâce à ces deux messieurs de quoi payer les revenus universels de milliers de leurs concitoyens donc je veux préciser cela c'est pas parce qu'une allocation est universelle que dans les faits par l'impôt on ne récupère pas ce qui a été donné et on ne met pas à contribution ceux qui peuvent le plus mais donc toute personne recevrait pour commencer 600 € de plus du revenu qu'il a pourquoi est-ce que je propose cela je vais donner deux étymologies l'étymologie d'emploi c'est se plier à ce qui montre bien que dans l'emploi il y a un lien de subordination on se plie à et l'étymologie du mot travail pour ceux qui aujourd'hui disent le travail philosophiquement je suis pour moi aussi je suis pour quand le travail épanouit je suis pour quand le travail permet de se réaliser j'ai un peu plus de distance avec le travail quand il broie mutile et transforme des hommes en esclaves parce que l'étymologie du mot travail je dis elle est quand même assez euh frappante et et et allez regarder cette excellente série sur si vous n'avez pas vu qui s'appelle trpalium l'étymologie du mot travail trpalium c'était il y a très longtemps un instrument de torture l'emploi se pliait à le travail un instrument de torture alors ça n'est pas que cela évidemment mais les l'origine des mots elle a toujours un sens et je veux simplement dire à ceux qui disent je suis philosophiquement pour que le travail ou la société du travail qu'il faut arrêter quand on va bien de poser comme ça comme une exigence comme une évidence que tout le monde se réalise ou s'épanouit par le travail tout le monde voudrait bien travailler en tout cas l'immense majorité mais tout le monde ne s'épanouit pas et ne se réalise pas par le travail et cette réalité là faut commencer par la traiter avant de se poser la question de savoir si oui ou ou non aujourd'hui on est philosophiquement pour le travail ou pas moi je suis philosophiquement pour une société dans laquelle on s'épanouit par le travail mais pas que par le travail et où conformément à ce qu'on toujours était l'aspiration les aspirations des hommes et des femmes de gauche et bien on articule le travail avec d'autres sources d'épanouissement la culture la vie de famille les loisirs le cas échant la spiritualité mais que ces formes de vie là doivent se combiner de telle manière que le travail justement ne colonise pas la vie des hommes ou que les conséquences du travail ne les broient pas ou ne les mutilent pas au point qu'il ne puisse pas profiter du reste de la vie voilà des exigences assez simple à poser et je le dis d'autant plus que une une des un des aspects du bilan que je trouve très négatif dans les 5 dernières années c'est d'avoir laissé des sociétés comme uber par exemple dévoyer complètement le terme d'économie du partage on parle aujourd'hui d'économie collaborative et d'économie du partage en ventant quel modèle des sociétés où des gentils clients rencontrent des gentils auto-entrepreneurs auto-entrepreneurs qui n'ont aucun droit aucun droit et qui travaillent sous des formes qui sont des formes d'esclavage modne qui mettent du coup en faillite leurs concurrents qui sont des artisans qui eux payent des cotisations sociales pour enrichir qui à la tête de cette économie du partage des sociétés des individus qui échappent à l'impôt c'est ça le modèle de luubérisation ce modèle qui aujourd'hui veut conquérir nos sociétés remettre en cause le contrat de travail et les protections qui vont avec et il est extrêmement dangereux et je dis que ceux qui l'ont laissé prospérer ont une responsabilité immense l'évolution de notre rapport au travail suppose que nous responsables politique nous pensions les instruments par lesquels chacun d'entre nous va pouvoir maîtriser son travail et le cas échéant même très concrètement son temps de travail l'exemple que je veux prendre et et sur ce le temps de travail et je m'acheminerai sur la vers la conclusion pour mon revenu le revenu universel d'existence c'est celui d'une femme que je rencontré il y a peu de temps et qui m'a fait rencontrer des collègues à elle et qui était auxiliaire de vie les auxiliaires de vie elles s'occupent des personnes âgées notamment des personnes âgées dépendantes donc ell s'occupe de ce que nous avons de plus cher c'est-à-dire nos parents et probablement bientôt de nous elles font partie des salariés les moins bien payés et quand on regarde aujourd'hui d'ailleurs ces emplois peu ou pas qualifiés on observe une surreprésentation des femmes sur ces emplois peu ou pas qualifiés dans ces métiers aujourd'hui on n' pas d'autre choix que d'accepter une organisation du travail qui parce que les horaires sont décalés vous empêche de vous consacrer autant que vous le souhaiteriez à l'éducation de vos enfants surtout quand on est une maman célibataire et qui n'a pas d'autre choix que d'avoir un travail comme celui-là pour nourrir éduquer loger habiller ses enfants on accepte donc donc un temps de travail décalé des horaires des cadences qui ne correspondent pas à et bien au à ce qui est nécessaire pour une jeune maman parfois pour se consacrer à son foyer à l'éducation de ses enfants notamment quand elle est seule ces auxiliaires de vie elles gagnent entre 1200 et 1300 € par mois je me permets de vous livrer leur témoignage je le dis partout parce qu'elles me disent et elles m'ont dit vous savez non seulement on choisit pas notre temps de travail on aimerait travailler moins mais on voudrait vous dire ce qu'on nous demande de faire aujourd'hui quand on est oxidiaire de vie quand on travaille à domicile on est obligé de faire des toilettes courtes de nourrir les personnes sur un délai qui dépasse rarement la demi-heure parce qu'il faut dans ce délai là faire le maximum de choses mais quand on travaille en épad c'est en maison de retraite de plus en plus souvent parce que notre employeur nous dit qu'il faut être rentable et avoir un rendement suffisant là où auparavant on faisait la toilette d'une personne âgée en une demi-heure la toilette de tout le corps pour une personne dépendante qui ne peut pas faire sa toilette elle-même désormais on la fait en 10 minutes donc en 10 minutes on fait la toilette d'une personne et donc on la maltraite dis stable on la maltraite parce qu'on lui manque euh de respect et parce qu'on ne respecte pas sa dignité que quand cette personne âgée est incontinente on ne remplace la couche que toutes les 8h et pas toutes les 4hures et donc elle vit une partie de la journée souillée c'est ça les sociétés modernes où on fait de la croissance où on se tarque d'être la 5è puissance mondiale et où on traite les anciens de cette manière-là avec des personnes qui elles-mêmes sont pauvres et perdent toute estime d'elle-même à raison du fait qu'elles ont le sentiment de maltraiter celles et ceux qu'elles visit au moment de faire leur toilettes pire me disait-elle quand on accueille des jeunes filles ou des jeunes hommes qui passent un diplôme professionnel pour être auxiliaire de vie ils ont eux aussi appris sur un mannequin à faire une toilette en une demi-heure mais on leur dit là qu'à la maison de retraite ah benah non ce qu'on vous a appris à faire en une demi-heure faut le faire en 10 minutes donc même dans la transmission de nos savoirs dis-elle de l'expérience qu'on a du contact avec ces personnes âgées on apprend à déjeunes tout de suite à s'adapter à ce que sont les cadences les rythmes de l'entreprise l'exigence de rendement jusqu'au point d'aller faire des économies d'aller gagner du temps sur la toile intime d'une personne âgée dépendante voilà ce dont elles m'ont parlé ell m'ont dit racontez-le parce que ça c'est notre vie je le raconte tout le temps et je veux le rapprocher du revenu universel que changerait le revenu universel pour ces femmes parce que ce sont pour l'immense majorité des femm pour l'immense majorité ce sont des femmes qui occupent des emplois peu ou pas qualifiés aussi et bien ça changerait que ça permettrait à ces femmes sans quitter leur travail de passer d'un temps complet à un temps partiel ce que moi je souhaite c'est qu'à côté du revenu universel il y a un droit inconditionnel au temps choisi qu' renvoie à chaque individu la possibilité cette fois-ci de réduire son temps de travail sans perdre de pouvoir d'achat de retrouver de l'autonomie et de la liberté non même pas retrouver de trouver une autonomie une liberté qu'elles n'ont jamais eu vis-à-vis de leur travail vis-à-vis de leur chef vis-à-vis de leur hiérarchie la possibilité enfin de maîtriser leur vie à un moment où elles ont sentiment d'être pied par un travail qui ne paye pas par un travail qui les broit et qui les amène à sacrifier une partie de leur vie y compris celle de leurs enfants voilà d'abord le sens du revenu universel nous redonner de l'autonomie de la maîtrise par rapport à nos vies on me dit mais c'est irréalisable c'est utopique mais ce qui est pas raisonnable je le redis c'est de laisser une société s'inscrire dans un rapport au travail où nous concédons acceptons aujourd'hui que ces formes de travail précaire subsiste persiste et que nous n'ayons nous hommes et femmes de gauche aucune réponse à formuler que quoi que de faire grâce à la loi incomerie la baisse du tarif des heures supplémentaires parce que qu'est-ce que c'est la loiel comerie sur ce point la possibilité par accord majoritaire qu'on puisse facturer une heure supplémentaire de 25 % à 10 % pensez que dans un épad demain là ces femmes vont être en situation avec leur représentant de pouvoir dire à leur hiérarchie quand elle leur proposera de passer de 25 à 10 % qu'elle n'en veulent pas avec quel rapport de force avec quel moyen quelle pression et ben non n'y arriveront pas et on les aura fait travailler plus et elles gagneront moins qu'avant bien moi je pense qu'il y a aujourd'hui une forme de fatalité à gauche quand on se résout à ce genre d'équation là même une fatalitére système de prélèvement obligatoire je disais le travail se rarifie observez que si donc un portique remplace une personne qui était à la caisse on économise un salaire mais le portique ne cotise pas le robot ou la machine qui se substitue à l'homme lui ne finance pas la protection sociale des hommes est-il donc absurde d'imaginer que demain on mette à contribution toute machine qui contribue à la production de richesse surtout quand elle se substitue aux hommes je pas moi je faisais il y a peu de temps l'émission politique de David Pujadas il me disait cette idée est iconoclaste je m'en souviens encore iconoclaste qu'est-ce qu'il y a d'iconoclaste à imaginer demain que le robot qui remplace un homme cotise pour la protection sociale des hommes il y a une manière très simple de le faire aujourd'hui une grande entreprise n'importe quelle entreprise cotise à la sécurité sociale pour les retraites en fonction du nombre de salariés qu'elle a si demain elle cotise en fonction de sa valeur ajoutée et non pas donc de la richesse qu'elle CR et non pas du nombre de salariés et bien vous mettez très directement à contribution les machines qui ont remplacé les œures et c'est pour ça que une des mesures que je prendrai une des réformes que je proposerai en matière de fiscalité SOA d'assoir l'assiette des cotisations patronnales sur la valeur ajoutée c'estd la richesse créée des par les entreprises et non plus sur le nombre de salariés d'autant plus qu'il faut anticiper la rarefraction du travail et donc le fait qu'il y ait de moins en moins de gens pour cotiser du côté employeur comme du côté salarié pour la protection sociale quelles seront les étapes que nous engagerons la première mesure que je prendrai sera donc la revalorisation du RSA pour le porter à 600 €.
le RSA sera automatiquement distribué aux personnes qui sont éligibles quand vous savez sans doute aujourd'hui que le RSA vous n'en bénéficiez qu'à condition de le demander c'est incroyable on fait des économies sur les pauvres dans ce pays si vous ne le demandez pas vous ne l'avez pas l'automatisation permettra de manière plus efficace de couvrir les besoins de ceux qui sont éligibles au RSA mais ne l'ont pas /ers des personnes éligibles au RSA aujourd'hui n'en bénéficient pas donc on automatise la distribution du RSA ce qui posera peut-être comme conséquence de renationaliser ou centraliser la distribution du RSA et de le soustraire à la distribution par les départements comme c'est le cas aujourd'hui puisque dès lors que la mesure sera automatique il me semble plus pertinent qu'elle soit prise en charge par l'État et la deuxième étape concomitante pardon le deuxième moment concomitant dès l'année 2018 sera donc de verser de distribuer à l'ensemble des 18 25 ans la première étape du revenu universel quelle que soit leur situation étudiants chômeurs travailleurs apprentis un revenu universel de 600 € au 18 25 ans c'est l'exact contraire de ce qu'on fait aujourd'hui on est quand même dans un pays qui assume de dire qu'il faut que la jeunesse soit précaire dans quel autre pays en tout cas ils sont moins nombreux ils sont très peu nombreux les minimas sociaux ne couvrent-ils pas les 1825 ans très peu en France on considère qu'entre 18 et 25 ans il faut stanner le cuir faut vivre lesé preuve de la précarité donc on n pas le droit au chômage parce qu'on a pas travaillé pas cotisé et on a pas le droit au minimas sociaux c'est incroyable et on a j'entends encore un voquier un autre vous dire oui mais vous allez précipiter la jeunesse dans l'assistance la réalité c'est qu'aujourd'hui nous acceptons que la jeunesse se précarise et je veux juste rappeler là encore à ceux qui parlent du travail en étant assis sur des confortable fauteuil avec un joli velours et pour nous expliquer ce qui le vrai travail que le travail et qui celui des jeunes actifs ne ressemble pas beaucoup aux situations que j'ai connu et que mes parents ont connu il n'est plus linéaire on passe par 1 statut par du travail salarié du travail non salarié du travail indépendant des formes aujourd'hui d'emploi qui ne correspondent pas à ce que nous avons connu il est donc indispensable que nous construisions les protections sociales qui accompagnent des trajectoires beaucoup moins linéaires beaucoup plus haché qu'elle ne l'était pour notre génération en clair que nous proposions comme un progrès que les 18 25 ans donc les jeunes soient mieux protégés que nous ne l'étions mieux protégés que ne l'étaient mes propres parents que se traduisent donc concrètement quelques décennies après un progrès social palpable pour les 18-25 ans ce sera la première étape généralisation et automatisation du RSA pour les personnes éligibles et distribution au 18-25 ans comment sera-t-elle financée par une réforme de l'impôt sur le patrimoine car je souhaite fusionner taxes foncière et impôt sur la fortune sous la forme d'un seul et unique impôt sur le patrimoine on parle beaucoup des inégalités de revenus regardons les inégalités de patrimoine elles sont considérables dès lors qu'on sea portte sur les patrimoines immobiliers et financiers patrimoine des entreprises comme des ménages et bien je souhaite que demain nous ayons un impôt qui pourrait être progressif sur le patrimoine qui pèse sur la totalité des actifs nets et pas des actifs bruts aujourd'hui un jeune ménage qui s'en dette il va payer autant de taxe foncière que quelqu'un qui hérite d'un bien est-ce normal non donc c'est pour ça que je veux qu'il soit calculé sur les actifs net là encore pour exprimer un acte de confiance fiscal en direction des nouvelles générations qui s'en dte pour se projeter dans l'avenir donc nous le financerons par un impôt unique sur l'actif net largement inspiré des travaux notamment de Thomas picketti qui a beaucoup bossé sur ces questions c'est pas le sien il proposera il propose pas exactement cela mais l'idée c'est aussi de s'attaquer aux inégalités de patrimoine et pas aux inégalités de revenus et ainsi nous aurons posé ce que sera la première le premier étage du revenu universel viendra le second étage c'est la première étape de la généralisation elle peut avoir lieu à l'échance du quinena et puis la troisème étape la généralisation à tous sans conditions de ressources je vous le dis et c'est peut-être un peu là pour le coup iconocasse que se présenter au présidentiel de revendiquer le mandat unique et de dire que une mesure ne peut pas se réaliser sur un seul mandat mais la sécurité sociale elle s'est construite par un acte politique mais elle s'est bâtie pierre après pierre sur des décennies et si nous voulons avoir une protection sociale qui corresponde aux besoins du moment à la nécessité de changer notre rapport au travail cela prendra des années et bien malin serait celui celui qui serait capable de dire tout de suite à quelle échéance nous sommes nous serons capables de généraliser le revenu universel c'est en tout cas ce cheminlà que je propose au français et que je vous propose je ne sais pas combien de temps il me reste mais d'accord par que maintenant j'ai des gens qui me contrôlent pour savoir si je vous dis si je parle pas trop longtemps et donc je essayer de me discipliner un tout petit peu je voulais donc vraiment insister sur sur le revenu universel pardon d'être un peu même de rentrer dans les détails mais je veux vous dire vraiment précisément ce que je souhaite j'ajoute que le revenu universel sera le moyen de réduire le temps de travail puisqu'en incitant à au fait de choisir un temps partiel ce sera évidemment le moyen de réduire le temps de travail je souhaite que en matière de réduction du temps de travail j'en dis un mot euh les 40 milliards d'euros qui sont consacrés au cice et au Pact de responsabilité qui arrose du sable puisque c'est France stratégie qui travaille auprès du Premier ministre qui est constitué d'experts qui planifie pense anticipe les évolutions estime que moins de 100000 emplois ont été créés ou consolidé grâce au cice c'est les sont les emplois les plus aidés qu'on ait jamais créé ou jamais connu je me souviens encore je vous raconte cette anecdote un jour j'étais ministre à Bery je reçois pierre gataz et j'étais ministre de l'économie sociale et solidaire autant vous dire on était pas tout à fait dans le même monde et il me dit mais bon c'est sympathique l'économie sociale et solidaire mais c'est sont quand même des emplois très aidé c'est l'économie sous perfusion et et et lui pensant que l'économie sociale et solidaire n'était pas dans le champ concurrentiel qu'elle était consistait à mettre en gros un certain nombre de vieux monsieurs en R avec une barbe blanche qui embauchait des personnes un peu abîmées par la vie pour qu'elle répare des choses abîmées bref des gens qui se réparent eux-même en réparant d'autres choses bon bref il devait être dans ce genre de modèle là et je lui disais j'essayé de lui dire que à mes yeux l'économie sociale et solidaire était intéressante parce que c'était un modèle d'entreprise non lucrative ou à lucrativité limitée qui se préoccupait de réinjecter ses bénéfices dans l'investissement et dans l'entreprise qui fond qui se fondait sur un modèle de gouvernance démocratique une personne égale une voix qui s'attachait à ce que le capital investi au départ soit le même à la fin je mets 1 € dans une société je récupère 1 € et je me préoccupe pas des plusvalues que je peux réaliser et donc je suis encouragé à faire vivre l'entreprise plutôt qu'à la vendre et à la vendre pour dégager une plusvalue je lui disais tout le le mérite qu'il y avait à ces entreprises tempérante et je souhaite qu'on en développe le modèle et je voyais que en fait il comprenait pas mais qui comprenait pas du tout du tout il me disait mais c'est mieux la concurrence et je lui disais vous savez qu'il y a des cliniques privées non lucratives qui sont en concur avec des cliniques privées lucratives qu'aujourd'hui vous êtes avec des groupes associatifs qui sont en concurrence avec des grandes entreprises privées regardez l'économie circulaire le recyclage vous avez des grands groupes associatifs des Scop s en concurrence avec qui Veolia et et on est là dans des marchés concurrentiels donc ça commencer à s'emboîter et il dit mais de toute façon ça ne peut pas fonctionner parce que ça vit sous perfusion et je veux simplement lui montrer là aujourd'hui que 40 milliards d'euros par an pour 100000 emplois consolidés ou sauvegardés c'est qu'on a qu'à côté les emplois jeunes les emplois d'avenir l'insertion par l'activité économique c'est de la petite bière c'est tout petit petit petit qu'on a jamais vu emploi plus aidés que cela et que la réalité c'est que les plus subvention les plus subventionnés ne sont pas ceux que l'on croit et je vais vous prendre un autre exemple en lien avec une bataille qui est pour moi chè je considère que nous devons changer notre approche des maladies et de la santé parce que ce dont nous allons mourir pardon de parler de ça peut-être c'est plus souvent des maladies chroniques que de maladies infectieuses donc de maladies lié à nos modes de vie et à notre cadre de vie nos modes de vie c'est que nous sommes trop sédentaires nous mangeons trop salés trop sucrés trop gras nous ne sommes pas assez mobiles nous absorbons des aliments avec des substances qui sont des substances toxiques et des cocktails de substances toxiques liés aux pesticides nous respirons un air qui n'est qui est pollué nous touchons des objets qui sont des objets qui peuvent contenir des perturbateurs endocriniens et cetera et cetera il y a une explosion aujourd'hui des maladies chroniques des cancers qui sont des cancers liés à une perturbation de notre système hormonal et récemment encore une centaine de scientifiques dénoncaient la fabrique du doute qui est celle des industriels qui au niveau européen comme au niveau français retarde le moment de prendre des décisions pour lutter contre ces perturbateurs endocriniens responsables de l'explosion de ces cancers j'insiste là-dessus parce que ce sont des sujets sérieux qui supposent que si nous acceptons de comprendre que les problèmes de santé ne seront plus liés à des maladies infectieuses mais à des maladies liées à notre cadre de vie et à nos modes de vie l'essentiel reposera sur notre responsabilité la responsabilité des pouvoirs publics pour améliorer ce cadre de vie et changer nos propres modes de vie et donc sur la prévention plutôt que simplement la guérison et je vais revenir à l'exemple que je voulais vous donner j'insiste là-dessus parce que c'est extrêmement important de penser ce que seront les grands enjeux là encore pour un état demain au moment où il devra penser des politiques de santé publique politique de santé publique ce sera pas simplement d'améliorer le fonctionnement de l'hôpital c'est absolument nécessaire et notamment les conditions de travail des soignants qui sont devenus absolument insupportables dans un certain nombre d'hôpitaux publics aujourd'hui c'est donc évidemment de penser notre système de soins évidemment de penser notre organisation de façon à ce qu'il y ait moins de déserts médicaux mais c'est aussi le fait de penser de quelle manière notre système de santé prévient beaucoup mieux que que qu'aujourd'hui euh ces maladies pe en encourageant des modes de vie qui soient bienveillants des modes de vie qui justement ne facilitent pas euh euh le déclenchement de ces maladies et j'insiste sur ce point car j'étais là encore euh j'ai une expérience dans ce domaine-elà qui m'a frappé quand j'étais ministre de la consommation quand a été interdit le bisphénol A le bisphénol A est un perturbateur endocrinien qui était contenu dans des canettes dans des contenants alimentaires et je me souviens encore de l'argumentation que ce qui se présente comme des lobbyes de l'industrie me donnait dans mon bureau on me disait mais monsieur Amon si vous faites cela on va avoir euh des suppressions d'emploi par centaines et par milliers et puis si vous faites cela vous interdisez cette substance qu'est-ce qui vous dit qu'on ne remplacera pas cette substance par une substance encore plus dangereuse donc euh au moment de prendre la décision vous vous dites chômage peut-être qu'on va faire des choses plus dangereuses la réalité c'est qu'il y a une fabrique permanente du doute les mêmes nous disent disait avant le réchauffement cl climatique ça n'existe pas après ils nous ont dit si ça existe mais ce n'est pas dû à l'activité humaine à force d'étude puis ensuite viv le diésel propre sans particules fines et cetera et cetera et les épisodes de pollution que l'on connaît non évidemment rien à voir avec le le diesel et maintenant les perturbateurs endocriniens on ne sait pas très bien les définir là où sans scientifique l'Organisation Mondiale de la Santé l'Agence française de sécurité des aliments sont capables de nous dire ces cocktails de perturb affecte le développement de l'embryon du fétus le développement des petites filles avec des pubertés précoces en nombre particulièrement alarmant dans certaines parties du territoire et développe des maladies chroniques donc que faut-il faire par rapport à cela et bien il faut poser d'abord des acte politique moi je proposerai la constitutionnalisation des biens communs le droit à boire une eau de qualité avoir une alimentation de qualité une énergie propre et à respirer un air de qualité ce qui donnera une base juridique à partir de laquelle financer des politiques publiques financer des politiques publiques de nature a engagé les nature a engagé la transition écologique mais surtout l'amélioration de nos modes de production quand je lis financer j'étais aux États-Unis il y a deux ou trois mois de ça et j'ai rencontré Bernie Sanders et ses équipes et dans les discussions que j'ai eu avec les équipes de Sanders je j'ai pas été cherché très loin cette idée làà c'est eux qui me l'ont donné ils nous ont dit nous on réfléchit à la constitutionnalisation ou à une base juridique au commun pour permettre à l'État fédéral ou aux États américains de mettre en place une fiscalité spécifique qui pèse sur les entreprises qui exploitent les communs les communs je l'ai dit l'air de qualité l'eau lesmobilité l'énergie et bien je trouve cette idée intéressante constitutionnaliser les communs pour disposer de la légitimité de la base juridique à partir de laquelle demain à l'égard de ceux qui ont des concessions extrêmement longue amorti depuis longtemps et dégage des bénéfices par l'exploitation des communs prélever de quoi financer des politiques qui soient des politiques qui améliore notre cadre de vie et ceci pour faire quoi pour derrière orienter notre modèle de développement de façon à ce qu'il soit beaucoup plus bienveillant et c'est là l'exemple où je voulais en venir pas loin d'ici il y a une entreprise pas loin encore que c'est une région différente non que disje c'estut-être une région différente euh ou là si je ne je maîtrise pas ma carte région donc à Strasbourg il y a un groupe incroyable qui s'appelle le groupe ciel bleu peut-être en avez-vous entendu parler ce sont deux emplois jeunes emplois aidé comme aura dit Monsieur Gatas donc des gens sous perf STAPS donc professeur de sport qui sont dit un jour on a envie de tester avec une maison de retraite l'activité physique ou la gym 12 pour les personnes âgées on est à peu près persuadé que si on fait de l'activité physique non seulement ces personnes âgées socialiseront iront mieux et cetera mais en plus ça peut avoir un effet bénéfique sur leur santé et la récidive d'un certain nombre de maladies chroniques ils expérimentent cela dans une maison de retraite de Strasbourg les chose se passe bien il passe sur un échantillon de maison de retraite beaucoup plus important et il commence à construire des partenariats avec l'Institut Pierre et mariecurry avec le CNRS pour voir quel est l'impact de la gym douce sur la vie et la santé des personnes âgées dépendante et que constate-t-il que sur les personnes âgées dépendantes comme sur les personnes assintes d'un certain nombre de cancer on évite la réciive de cancer jusqu des proportions de 50 % une personne sur de traité par la gym 12 qui évite par rapport à un échantillon de personnes qui n'en fait pas une récidive de cancer le l'activité se développe au point qu'aujourd'hui ils ont 4500 maison de retraite en contrat qu'ils ont en individuel une e de personnes qui leur achètent ces services c'est un groupe associatif privé non lucratif une échelle de salaire de 1 à 3 ils ont leur propre institut de recherche développe les propres objets à partir desquels adapter l'ergonomie les matières aux besoins des personnes âgées bref ils sont dévelop ils sont innovants incroyablement dynamiques et pourtant eux ils n'ont pas le droit au crédit impôt recherche aujourd'hui il font de l'innovation sociale et l'innovation sociale ça ne se finance pas comme l'innovation technologique et qui financeton le groupe associatif par l'impôt ou le crédit d'impôt ou leur concurrents qui s'appelle Sanofi ou autre et bien l'essentiel aujourd'hui des crédit d'impôt va vers quoi vers la recherche dans le domaine du médicament là où on vous proposera demain en lieu et place d'un programme de gymdous une fiole de chimiothérapie pour vous guérir sauf que quoi aujourd'hui quel est le coût de la guérison d'une récidive de cancer du sein 100000 €.
quel est le coût annuel d'une un programme de gym dou entre 600 et 1000 €.
bien dans un sens aujourd'hui nous continuons à subventionner un système curatif qui nous guérira sans doute et moi je me réjouis de l'excellence de notre organisation de santé mais nous ne finançons pas la prévention nous ne finançons pas l'innovation sociale et des groupes privés non lucratifs qui eux n'ont d'autres objectif aujourd'hui que de se déployer en l'occurrence à travers des activités bienveillantes au sens où par la gym douce par activité physique légère elles permettent d'éviter de tomber malade alors on finira tous par tomber un jour malade et à mourir mais c'est quand même mieux aujourd'hui de constater que l'impact de ces activités à faible coût permet d'améliorer le cadre de vie les modes de vie les conditions d'existence pas simplement des personnes âgées mais de toutes celles et ceux qui ont un jour été exposés à un risque ou à la réalité d'une maladie chronique voilà pourquoi demain aussi je ferai du crédit d'innovation sociale le moyen de soutenir celles et ceux qui dans le secteur aujourd'hui privé veulent développer des réponses à des besoins sociaux qui ne sont pris en charge ni par le secteur public ni par le secteur privé pour qu'en face du crédit impôtrecherche on est un crédit d'impôt qui s'attache à développer des réponses et des stratégies qui permettent de prévenir les maladies plutôt que simplement pour ce qui concerne la santé soutenir des stratégies qui des laboratoires pharmaceutiques qui développent de nouveaux protocole de nouveaux médicaments faudra continuer à le faire il faudra pas faire que cela et j'ajoute quand on développe aujourd'hui certain nombre de thérapies exceptionnellement chè par rapport aux maladies orphelinees il est quand même pas normal que l'on constate que dans un état comme le nôtre ça coûte 40000 € quand le même protocole coûte 200 ou 300 € en Inde et qu'il faudra que vis-à-vis de ces thérapies exceptionnellement cher aujourd'hui mise sur le marché nous ayons une politique qui soit une politique qui consiste à utiliser les instruments dont dispose l'État pour mettre immédiatement dans le champ du générique un certain nombre de thérapie quand nous jugeons aujourd'hui qu'on ne pratique pas le juste prix en terme de commercialisation d'un certain nombre de ces thérapies exceptionnell je le dis parce que c'est un point sur lequel moi là aussi il faudra pas avoir la main qui tremble face au lobby en clair et je vais en terminer par ça on est dans un moment où on va avoir à faire des choix et des choix à mes yeux important sur ce que sera le visage de notre société pas simplement en 2018 ou 2019 et je veux insister là-dessus moi quand j'étais candidat à l'élection présidentielle je l'ai été parce que je considérais que il y avait besoin de changer notre rapport au travail parce qu'il y avait besoin de d'opérer le tournant en terme de modèle de développement mais par surtout je vous le dis parce que chines a évoqué la phrase de ma petite fille qui m'a dit ratatouil les tous effectivement c'était avant un débat et d'ailleurs je garde précieux dans ma poche ce petit message pas tant pour ratatouiller ratatouiller qui que ce soit je rassurer mes mes mes collègues pour le 12 lors du débat je ne dénigrerai personne et je ne jetterai rien sur qui que ce soit mais euh ce qui me préoccupe fondamentalement c'est de savoir quelle est l'air qu'elle respiront et quelle est l'air que rest mes filles et que respireront les filles de mes filles et il me semble aujourd'hui que les choix doivent être faits maintenant euh qu'il faut plus tarder que le monde qui se prépare les décisions doivent être prise maintenant et je veux terminer par cela et une chose que je dis souvent mais revenons à l' crise à deux étymologies crisis en latin qui dit la maladie et crisis en grec qui dit le jugement oui notre société elle est malade d'un modèle démocratique épuisé d'un rapport au travail qui broie et qui partage le travail de la manière la plus injuste et inégale qui soit d'un modèle de développement qui nous fait consentir des sacrifices insupportables tant sur le plan environnemental que sur le plan social oui notre modèle est malade mais la question qui nous est posée au moment de juger ce qu'il faut faire c'est continuonsnous comme avant achetons-nous un délai supplémentaire ou prenonsnous les décisions qui nous amènent à changer de modèle de développement et je veux terminer par ça parce que ce sera ma contribution en tout cas à ce qui doit être à mes yeux la prise de conscience du moment que nous vivons il y a un grand intellectuel italien Antonio Grami qui don cette définition de la crise la crise c'est quand le vieux est mort et que le neuf ne peut pas naître bien nous y sommes un monde s'éteint un autre va naître quel sera-t-il et il rajouté et de ce clair obscure peutître un monstre à quoi pensait-il au fascisme et il est aujourd'hui il s'incarne dans la dérive autoritaire impérialiste béliqueuse de bon nombre de nations développées partout dans le monde Donald Trump Erdogan et bien malin celui qui dit aujourd'hui Marine Le Pen ne pourra pas être élu en 2017 sans doute des personnes aussi éclairées que ceux qui pronostiquer la victoire assurée d'Hillary Clinton surtout quand Hillary Clinton s'est engagé sur un programme qui proposait rien de moins que de perpétuer le système on l'accommodait on l'améliorait mais il perpétuait le système je dis pas qu'il est mauvais en soi en tout mais incontestablement aujourd'hui il ne répond plus aux demandes qui sont les demandes profondes de notre société tant en terme écologique qu'en terme social et c'est là que nous devons prendre les bonnes décisions crisis le jugement juger de ce qu'il est nécessaire de faire est-ce qu'on s'engage à faire une protection sociale qui correspond à notre siècle ou est-ce qu'on pense que la sécurité sociale de 45 telle qu'elle fonctionne continuera ou nous permettra de faire face aux défis qui sont ceux des nouvelles générations qu'on continue avec un modèle de développement qui fait de la croissance du PIB le seul objectif ou est-ce qu'on assigne des objectifs à nos politiques publiques en terme de préservation de l'environnement de lutte contre les inégalités de lutte contre la pauvreté et d'amélioration de la santé qui justement nous détourne d'objectifs qui sont strictement comptable moi je vous le dis aujourd'hui ce sont ces décisions qu'il faut prendre moi je ne vous propose qu'un chemin dans ce chemin il y a des imperfections y compris celles des hommes qui incarnent ce chemin et a commencé par les miennes mais il n'y a pas d'autre voix que collective pour emprunter cette transition et réussir cette transition je ne crois pas et je vous dis que quelques solution charismatique tout aussi séduisante qu'elle soit et individuelle puisse nous sortir ou nous permettre de sortir par le haut de cela puisque j'évoquais euh quelques gramchi je vous dirais que il y a une quand même un immense écrivain qui est pour moi mon écrivain favori qui reste Albert Camu qui a beaucoup dit d'ailleurs sur euh la nécessité de respect respecter la nature de comprendre que le monde était fini qu'on ne pouvait pas désorbiter impunément le monde sauf à être châtié un jour il l'avait écrit à une époque où l'écologie n'avait peut-être pas la place qu'elle a aujourd'hui dans le débat politique mais il pensait et il continue à penser que dans un monde qui se métamorphosait dans un monde qui était qui pouvait paraître très menaçant très très obscur subsistait en chacun d'entre nous disait-il et subsistait en lui disait-il un invincible été et bien je vous propose qu'ensemble les 22 et 9 janvier pour commencer nous fions rayonner cet invincible été
Benoît Hamon