Nicolas Dupont-Aignan invité de Punchline sur CNews
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 53 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:11OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est une escalade dangereuse ou c'est raisonnable, Nicolas Dupont-Aignan ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Fabien Roussel, votre réaction ?
- 4:28RelanceRéponse partielle
Donc vous êtes d'accord sur ce plan-là ?
- 7:04OuverteRéponse directe
Fabien Roussel, à Nice, il y aura des interdictions de manifester également.
- 11:26OuverteRéponse partielle
Est-ce que le gouvernement va s'y prendre cette fois un peu mieux samedi prochain ?
- 15:13OuverteRéponse directe
Vous avez des propositions aussi, Fabien Roussel.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Invité politiqueFait
« Elles vont tirer au fusil mitrailleur sur des manifestants. »
- 1:51Invité politiqueFait
« les heures supplémentaires de nos policiers ne sont pas payées »
- 2:03Invité politiquePromesse
« Il faut être beaucoup plus dur sur les casseurs, mais surtout agir en amont. Information, dissolution des groupes anarchistes »
- 3:35Invité politiqueFait
« Oui, je le crains, oui. Oui, parce que quand le gouvernement dit on va pousser d'un cran, on va envoyer au contact avec des policiers qui sont, comme l'a dit mon collègue, épuisés, épuisés physiquement. »
- 9:52Invité politiquePromesse
« il y a des mesures à prendre sur les retraités, réindexation des pensions de retraite, sur les bas salaires, sur les services publics, sur le prix de l'essence. »
- 11:39Invité politiqueFait
« qui est responsable dans ce pays que depuis 18 semaines des Français sont obligés de descendre dans la rue pour réexiger que l'on apporte des réponses à leur soif de dignité et de respect ? »
- 13:46Invité politiqueFait
« Je pense à la réindexation des pensions de retraite pour vraiment des Français qui ont été spoliés par le gouvernement car jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale un gouvernement n'a osé à ce point s'attaquer au contrat social. »
- 14:29Invité politiqueChiffre
« 11 milliards de subventions à des États qui délocalisent nos industries. »
- 15:18Invité politiqueChiffre
« un sondage révélé hier que près de 9 Français sur 10 demandent un changement de politique, un changement de cap. »
- 16:09Invité politiqueFait
« Nous avons organisé, nous avons participé au grand débat. Nous avons fait 10 propositions que nous avons remises. »
- 16:50Invité politiqueChiffre
« 76% d'entre eux demandent le rétablissement de l'ISF. C'est 4 milliards d'euros qui peuvent rentrer tout de suite. »
- 20:50Invité politiqueFait
« pour travailler plus longtemps il faut encore avoir un boulot. »
- 22:50Invité politiqueFait
« une dame de cantine qui a travaillé pendant plus de 40 ans et bien elle touche moins de 900 euros net par mois »
- 24:21Invité politiqueFait
« aujourd'hui ça nous est interdit par l'Union Européenne »
- 26:52Invité politiqueChiffre
« c'est 9% d'impôt »
- 26:55Invité politiqueChiffre
« quand nos PME c'est 23% d'impôt en moyenne »
- 26:57Invité politiqueChiffre
« ce sont des dizaines de milliards d'euros qui manquent au budget de l'Etat »
- 27:42Invité politiqueChiffre
« 1,6 deux fois le SMIC »
- 28:15Invité politiqueFait
« CICE qui sert à baisser les cotisations »
- 29:26Invité politiqueFait
« j'ai été maire pendant 22 ans »
- 30:00Invité politiqueFait
« madame Merkel l'a fait en Allemagne 5 ans de résidence avant de bénéficier d'une aide sociale »
- 30:41Invité politiqueFait
« qu'une personne ait travaillé 45 ans touche 850 euros »
- 30:54Invité politiqueFait
« un étranger qui arrive sur notre sol après 10 ans de présence qui n'a jamais cotisé un centime à notre système de retraite touche le minimum vieillesse à 600 et des poussières »
- 31:00Invité politiqueChiffre
« les français soient accablés d'impôts et qu'il y ait 400 000 étrangers qui arrivent chaque année sur notre sol »
- 37:22Invité politiqueFait
« un pays qui accepte qu'il y ait 120 mosquées salafistes qui prêche une idéologie de haine nuit à l'épanouissement et à la laïcité »
- 37:58Invité politiqueFait
« j'ai vu un jour d'Eli Boubecker de la mosquée de Paris qui me disait qu'il avait signalé depuis des années à chaque ministre de l'intérieur des imams qui prêchaient la haine »
- 40:49Invité politiqueFait
« ma suppléante a été obligée de déménager elle est d'origine algérienne elle a été obligée de déménager de son quartier parce qu'elle refusait que ses filles se voilent à Vigneux »
Temps de parole
- Locuteur 532 %
- Locuteur 227 %
- ?15 %
- Locuteur 712 %
- Présentateur6 %
- Locuteur 45 %
≈ 37,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On se retrouve dans Punchline ce soir avec nos débatteurs. D'un côté Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir.
Bonsoir.
Présidente de Boula France, autour de ce livre Résistance. Comment en finir avec ce système et rendre le pouvoir aux Français ? Vos éditions du Rocher. Et de notre Fabien Roussel, bonsoir.
Bonsoir.
Réalisé général du Parti communiste français, merci d'être avec nous. Vous allez débattre ensemble, accompagné de Jean-Claude Dacier, de Karim Zériby, bien entendu, pour CNews. On va revenir sur l'annonce du gouvernement aujourd'hui, afin de sécuriser les centres-villes, les week-ends qui arrivent, en prévision de ces manifestations de gilets jaunes. Le dispositif Sentinelle sera mobilisé. Écoutez le porte-parole du gouvernement.
Le
président de la République l'a indiqué ce matin, la mobilisation renforcée
du
dispositif Sentinelle pour sécuriser les points fixes et statiques conformément
à
la mission du dispositif Sentinelle. Nous ne pouvons pas laisser
une
infime minorité violente
abîmer
notre pays et détériorer l'image de la France à l'étranger.
On
a à notre disposition cette mission Sentinelle, assurée par des militaires et qui ont parfaitement vocation à sécuriser des lieux, comme d'ailleurs nos concitoyens ont l'habitude de les voir.
Je vais vous poser la même question à tous les deux. Est-ce que c'est une escalade dangereuse ou c'est raisonnable, Nicolas Dupoignan ?
C'est du cinéma, du grand cinéma, parce que je ne
vois
pas ce que les forces Sentinelle vont pouvoir faire. Elles vont tirer au fusil mitrailleur sur des manifestants. Alors que les forces Sentinelle jouent leur rôle, notamment contre le terrorisme, mais on voit très bien que le gouvernement est paniqué, n'a aucune réponse, qu'on a un ministre de l'Intérieur en sursis, qui n'a plus aucune crédibilité vis-à-vis des forces de l'ordre. Vous
avez des
informations sur le fait qu'il soit limogé
?
Mais en tout cas, penser aux policiers, aux gendarmes, qui vivent un enfer depuis des mois,
dont
les heures supplémentaires ne sont pas payées, les heures supplémentaires de nos policiers ne sont pas payées, et qui voient un ministre qui n
'est
pas crédible, et qui ne sait pas quoi faire, je pense qu'il faut être beaucoup plus dur sur les casseurs, mais surtout agir en amont. Information, dissolution des groupes anarchistes,
qui
se sont infiltrés dans les manifestations. qu
'on
fasse structurer au point de pouvoir être dissous
des gouvernements. Oh, si,
si, si, il y en a qui peuvent être... Ils sont en action depuis Notre-Dame-des-Landes, et le gouvernement paye sa faiblesse depuis des années.
Mais que
Sentinelle
permette à des forces de l'ordre de se décharger
de la
protection des bâtiments publics,
c
'est pas
aberrant.
D'accord, sauf que c'est pas ça qui va régler le problème. Il faut prendre les Français comme des êtres intelligents. Il faut arrêter ce grand cinéma. Il faut être sérieux. Fabien Roussel, votre réaction
?
C'est inadmissible.
C
'est l'escalade de la violence. Jamais en France, je crois, l'armée a été utilisée pour des missions de maintien de l'ordre à l'intérieur du pays. Je crois que même De Gaulle, en 68, ne l'avait pas sollicité. C'est donc un cran supplémentaire qui est mis par le gouvernement, qui,
face
à des Français qui, dans leur grande majorité, ne sont pas des casseurs, et qui viennent manifester, et qui réclament de pouvoir manger, de pouvoir vivre dignement, eh bien, on répond par la matraque, le bâton. Et maintenant, les militaires, enfin, ils ne comprennent rien, Castaner. Ce que les gens y veulent, c'est du salaire. Ce n
'est
pas le bâton et la matraque. C'est vraiment l'escalade de la violence. Et je crains que le ton qui est donné risque de provoquer des victimes plus importantes que ce que l'on a
vécu jusqu'aujourd'hui. Vous redoutez qu'il y ait des morts
dans
les jours qui viennent ?
Oui, je le crains, oui. Oui, parce que quand le gouvernement dit on va pousser d'un cran, on va envoyer au contact avec des policiers qui sont, comme l'a dit mon collègue, épuisés, épuisés physiquement. Et face à eux, ce sont des blocs, des black blocs, des groupes qui viennent pour casser. Effectivement, ça fait 4 ans qu'ils viennent pourrir les manifestations, y compris les nôtres. Comme le 1er mai, des manifestations qui sont organisées, déclarées en préfecture, ils arrivent quand même à venir. Comment ça se fait que la police ne les a jamais identifiés, arrêtés, condamnés et les laissent encore rentrer dans les manifestations comme si c'était fait exprès ? Je vous le dis sincèrement.
Comment ça se fait que quand il y a 10 gars violents qui viennent attaquer le Fouquet, il faut attendre une demi-heure pour que la police ait un ordre d'intervenir ? Et là, ils sont 150 et on ne peut plus rien faire. Mais comment ça se fait ?
Donc vous êtes d'accord sur ce plan-là ?
Et comment se fait-il
qu
'à l'Assemblée Nationale, hier, M. Castaner ou un autre, M. Nunez, se réjouissent, se réjouissent qu'il avait réussi à empêcher l'arrivée de casseurs dans la manifestation pour le climat ? Pour le climat. Il s'en réjouit. Et donc, moi j'ai réfléchi et je me suis dit tiens, c'est curieux ce qu'il dit là. Cela veut dire que le gouvernement reconnaît qu'il est capable d'empêcher des casseurs d'arriver dans une manifestation. Donc si je comprends bien, il y
a
les belles manifestations, les manifestations qui correspondent à l'idéologie du gouvernement, là il n
'y a
pas de casseurs,
et
il y a les manifestations de gilets jaunes, comme par hasard, où c'est la chien-lit. Eh bien, je dis, je vous le dis, qu'on en a assez dans notre pays de voir un gouvernement soit incompétent, soit cynique, et je demande au président de la République solennellement de mettre un vrai ministre de
l
'Intérieur. Vous savez, je n'étais pas d'accord avec M. Hollande, mais M. Cazeneuve, on peut tout dire de M. Cazeneuve, il y
a
eu des périodes terribles pour eux, les attentats, le Bataclan, mais il y avait un vrai ministre de l'Intérieur. Et aujourd'hui, je vous le dis, ce qui se passe au ministère de l'Intérieur est grave. J'ai beaucoup d'écho des forces de police, ils n'en peuvent plus des ordres contradictoires, ils n'en peuvent plus des postures, ils n'en peuvent plus des... Qu'est-ce que vont faire les sentinelles ? Ils n
'ont
pas d'équipement. Qu'est-ce qu'ils vont faire ? On leur fait faire quoi ? C'est une affaire sérieuse, le maintien de l'ordre. Ce n
'est
pas de la gesticulation, c'est une affaire sérieuse. Et notre pays a besoin d'être dur avec les casseurs, mais avec une méthodologie sérieuse. Il faut du sérieux.
Un petit mot de gare, M. Zerébi, il ne
faut
pas se la parler.
Non,
ce qui est inquiétant, c'est que dans le contexte de notre pays, on a le sentiment que le gouvernement vacille sur les questions régaliennes,
ne
sait pas où il va. Il y
a
une forme d'incompétence qui apparaît au bout du 18e samedi de ne pas être en mesure de contrecarrer 1500 casseurs dont on sait qu'ils allaient venir sur ce site des Champs-Elysées de toute l'Europe avec l'idée de tout casser, de brûler, d'agresser. Finalement, on a eu l'impression qu'on était surpris d'un phénomène dont nous ne devions pas être surpris en termes de maintien de l'ordre. Et de l'autre côté, on a une forme d'incertitude sur la réponse à l'issue de ce grand débat national sur la question sociale et celle du pouvoir d'achat. Donc finalement,
il
n
'y
a ni la réponse, je dirais, forte et ferme du bâton, il faut le dire, pour les casseurs en termes de maintien de l'ordre, et ni la réponse de salaire, de pouvoir d'achat pour les gilets jaunes responsables et légitimes. Donc, il n'y
a
ni l'un, ni l'autre. Comment voulez-vous qu'on ait le sentiment dans notre pays aujourd'hui que les choses vont bien ? C'est très difficile. Bien sûr.
Fabien Roussel, à Nice, il y aura des interdictions de manifester également. Il y
a
eu un appel à des violences propagées par certains groupuscules pour ce week-end, qui est un week-end assez particulier dans la région. Encore une fois, là, c'est important de pouvoir interdire les manifestations dans certaines zones ou pas
?
Mais qu'il y ait des endroits qui soient interdits de manifestation, là, surtout, après ce qui vient de se passer pendant des semaines pour des raisons de sécurité, pour changer de lieu, je peux concevoir. Je peux concevoir. Mais là n'est pas la réponse qui est attendue depuis des semaines et des semaines. Ce n
'est
pas de changer de préfet que les Français attendent, c'est de changer de politique. Et c'est ça, aujourd'hui, qu'il est urgent de répondre. C'est une réponse politique que les Français attendent et pas la réponse du bâton, de la matraque des militaires. Enfin, ça veut dire quoi ? Demain, c'est le RAID, c'est la brigade antiterroriste qui va intervenir. Pourquoi pas l'OTAN ? Moi, je vais demander une intervention des casques bleus de l'ONU pour pacifier... Mais face
aux casseurs, ils le font le bâton. Face aux casseurs. Oui, mais les casseurs... Mais après, il ne fait pas que ça. Il faut une réponse pour les autres.
Les casseurs, ils les connaissent. Comment se fait-il qu'à chaque fois, ils arrivent à rentrer dans les manifestations et à pouvoir casser et que les interventions de la police interviennent trop longtemps après ? C'est trop tard quand ils interviennent.
Juste un point. C'est un point. Sur Nice, alors.
Il faut répondre sur... Sur Nice, qu'il y a des interdictions ciblées, c'est un devoir de précaution. Et moi, je ne vais pas accabler en revanche. Et la plupart des Gilets jaunes, ils sont chez eux parce qu'ils sont pacifiques et ils n'ont pas envie de se mêler à ces dingues. Donc moi, je n'ai aucun complexe là-dessus à être ferme. En revanche, je veux revenir un instant sur les manifestations. Souvenez-vous quand il y
a
eu l'Euro 2016, c'est ça ? On nous annonçait des Black Blocs qui venaient de toute l'Europe. Le gouvernement, à l'époque, avait contrôlé les frontières, les
avait
bloquées. Ça s'était passé très bien. C'est curieux. Pourquoi ça ne se passe pas bien aujourd'hui ? Et la vraie question que je pose, c'est pourquoi cet homme, le président de la République,
est
un président qui est incapable de réconcilier les Français et de prendre à bras-le-corps la situation sociale ? Le général de Gaulle, après l'affaire 68, Jacques Chirac, qui était jeune secrétaire d'État, Georges Pompidou, n'ont pas attendu trois semaines, un mois, pas plus d'un mois, pour prendre des mesures sociales qui s'imposaient, pour réconcilier les Français, pour avoir un geste politique. Oui, le maintien de l'ordre. La situation, ce n'est pas tout à fait la même. La situation, elle est dramatique aujourd'hui
pour l'image de la France. On
faisait ce qu'on voulait en économie chez nous. Ah
bah oui, on n'avait pas cette mauvaise Europe. Aujourd'hui,
c'est
plus
compliqué avec l'euro, cher monsieur. Oui, on n'avait pas cette mauvaise Europe.
Ah bah oui,
d'accord, mais elle existe. Oui, mais
enfin,
il reste qu'on ne peut pas, semaine après semaine, montrer au monde, par incompétence, le spectacle d'un pays à feu et à sang. Il reste qu'il
y a
des mesures à prendre sur les retraités, réindexation des pensions de retraite, sur les bas salaires, sur les services publics, sur le prix de l'essence. Et on a fait des propositions. Ça fait trois mois, quatre mois que ça dure. Mais qu'est-ce qu'attend
le président pour se franchir ? C'est vrai
que le spectacle que nous offrons n'est pas brillant.
C
'est vrai que samedi dernier, il y a eu des erreurs, des dysfonctionnements, comme on a dit à l'APP, qui ont été reconnus. D'ailleurs, un certain nombre de têtes sont tombées.
C
'est vrai qu'il y
a
un durcissement qui est annoncé pour les samedis qui viennent. De là, tout de même, monsieur le secrétaire général du Parti communiste français à nous dire que l'escalade de la violence vient des forces de l'ordre, alors qu'à l'évidence, quand même, c'est évidemment du côté des manifestants qu'il faut chercher. Deuxième point, laisser entendre... Ne me faites pas dire ce
que j'ai pas dit. Si, vous avez parlé de l
'escalade de la... Deuxièmement, laisser entendre, en gros, qu'il
y a
un espèce de complot gouvernemental pour laisser entrer les durs de durs afin que l'on assiste au spectacle de la dégradation et de la violence pour regagner des points dans les sondages. Où est le bénéfice et où serait le bénéfice pour le gouvernement actuel ? J'ai fini. J'ai du mal à vous suivre sur ce terrain. Que ça soit compliqué, qu'il
y ait
eu des erreurs de commises à coup sûr, vous avez raison. De là à considérer qu'on a encore affaire aux gentils gilets jaunes du mois d'octobre et du mois de novembre, alors que samedi dernier, on a tous vu qu'on ne pouvait plus faire le partage entre les gilets jaunes et les casseurs black bloc à leur méthode ou autre. C'est ça qu'il faut
voir. Est
-ce que le gouvernement va s'y prendre cette fois un peu mieux samedi prochain ? À Nice, il y a quand même le président chinois qui vient. Il serait bien qu'on ne leur offre pas le spectacle de samedi dernier à Paris. C'est tout ce que je dis. Mais vous avez raison.
qui
est responsable dans ce pays que depuis 18 semaines des Français sont obligés de descendre dans la rue pour réexiger que l'on apporte des réponses à leur soif de dignité et de respect ? Qui est responsable de ne pas apporter des réponses après 18 semaines de manifestations ? Est-ce que vous pouvez dire M. Dacier que les 10 000 manifestants qu'il y avait samedi à Paris étaient 10 000 casseurs ? Parce
que tous,
oui. Non, c'est pas vrai M.
Dacier.
Allez parler avec eux.
Les gilets jaunes raisonnables sont laissés à la maison. Soyez
un petit peu avec eux. Je les ai appelés. Je suis avec eux. Je les ai écoutés. Eux-mêmes, eux-mêmes dénoncent les Black Bloc qui viennent pourrir leurs manifestations.
Mais ils cautionnent. Mais que le terminez. Laissez-moi
aller jusque-bout. Eux-mêmes dénoncent la stratégie du gouvernement de provoquer des nasses dans lesquelles ils se retrouvent et desquelles ils ne peuvent pas sortir. Et ils le disent. Ils ne peuvent pas sortir. Mais enfin, on a les
mêmes qui voyagent partout. Ils
ne peuvent pas en
sortir. Parce que quand il y a des mouvements violents
effectivement,
on n'ouvre
pas les nasses. Et
on ne sait
plus faire la différence entre un manifestant et
un des gilets jaunes. Ça s
'appelle le maintien de l'ordre et
ce n'est pas le maintien
de l'ordre. Non,
non,
ce n'est pas du tout le maintien de l'ordre. Ça, c'est pour provoquer des tensions. Et effectivement, le gouvernement a fait le choix depuis 18 semaines de la tension et du pourrissement. Ils font le choix de laisser pourrir ce mouvement. Et bien, les Français ne
veulent plus... Avec quel bénéfice
politique ? Les Français ne veulent plus se laisser faire. Et ils continueront de manifester tant qu'il n'y aura pas la hausse des salaires, la hausse des pensions, des vrais services publics. C'est ça qu'ils veulent. Entendez-le un petit peu. De pouvoir vivre dignement avec un SMIC à la hauteur qui leur permette de finir les fins de mois quand on travaille durement. Nicolas Dupont-Aignan.
Moi, je crois que vu la situation, il y a une urgence
d
'un côté de rétablir l'ordre mais avec intelligence parce qu'il ne
faut
pas avoir 20 morts demain à Paris et d'autre part
de
sortir de cette crise par deux choses. D'abord, des mesures concrètes qui ne sont pas extravagantes en termes de coûts. Je pense à la réindexation des pensions de retraite pour vraiment des Français qui ont été spoliés par le gouvernement car jamais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale un gouvernement n'a osé à ce point s'attaquer au contrat social. Quand vous travaillez toute votre vie durement, vous cotisez, on n'a pas le droit de remettre en cause ce contrat. Aucun gouvernement ne l'a fait sauf M. Macron. Et deuxièmement, pour revaloriser les bas salaires en baissant la CSG comme je le propose de 3% cette petite chose et en faisant des économies ailleurs. À debout la France.
Nous avons
proposé des économies sur le coût de
l
'immigration. Sur la fraude à la carte vitale, sur le train de vie de l'État, sur l'Union européenne qui nous coûte 11 milliards par an. 11 milliards de subventions à des États qui délocalisent nos industries. Ces économies, moi je veux qu
'on
les redistribue vers ceux qui bossent, vers nos artisans, baisser les charges, rétablir la loyauté de la concurrence. J'ai fait des propositions.
Ce
que j'attends, c'est que le gouvernement arrête
de
dresser les Français les uns contre les autres et que M. Macron, au lieu d'aller faire du ski et M. Castaner d'aller en boîte de nuit parce que c'est quand même pitoyable, à un moment, on dit, la situation est grave, le pays est en train de partir en vrille, on doit à un moment mettre carte sur table et le faire adopter par un référendum qu'il ose le suffrage et les Français trancheront. En 68, il y
a
eu un référendum,
il
y
a
eu une élection législative.
Une élection tout de suite après.
Il y
a
un moment, vous ne sortirez de cette crise que par le suffrage
universel. Bien sûr. Sur du
fond.
Vous avez des propositions aussi, Fabien Rouchet.
Bien sûr. On
va parler des retraites tout
à l'heure. Un
sondage révélé hier que près de 9 Français sur 10 demandent un changement de politique, un changement de cap. 86% des Français demandent un changement de politique.
Mais ils ont voté il y a deux ans pour Emmanuel
Macron.
Oui, mais Emmanuel Macron n'avait pas dit ça. Non, mais non.
Ils ont été à 20% à voter pour Emmanuel Macron. N'oubliez pas qu'il y
en
a 80% qui n'ont pas voté pour lui quand même. Parce qu'aujourd'hui, les présidents de la République, les élections sont ainsi faites que l
'on vote... Il y a deux
tours. Oui,
voilà.
Non, c'est pas qu'il n
'y
a que deux tours. C'est qu'il y a le Front National qui sert d'épouvantail et donc on va voter pour le moins bodé et celui qui va arriver au second tour. Et donc on ne vote plus pour ses idées. On vote pour éliminer quelqu'un. Il a fait 20%. 9 Français sur 10 demandent un changement de politique. Il n'était pas prévu dans son programme qu'il augmente la CSG des retraités. Il n'était pas prévu dans son programme que les retraités perdent autant de pouvoir d'achat. Nous avons organisé, nous avons participé au grand débat. Nous avons fait 10 propositions que nous avons remises. Ce ne
sont
pas les propositions du Parti communiste français. C'est ce que nous avons recueilli, nous, des débats, des questionnaires que nous avons diffusés dans toute la France. Nous avons remis ces propositions au Premier ministre ce samedi. Les principales propositions que nous faisons portent sur le pouvoir d'achat puisque c'est la première chose que les Français nous disent. Les pensions, les retraites et baisser les factures qui n'arrêtent pas d'augmenter, mutuelles, électricité, produits de première nécessité. Ce sont des mesures qui peuvent être prises tout de suite. Et en même temps, les Français, dans les débats, ils se sont emparés emparés de la chose politique. Ils ont trouvé des recettes.
Ils nous disent là où on peut prendre l'argent. 76% d'entre eux demandent le rétablissement de l'ISF. C'est 4 milliards d'euros qui peuvent rentrer tout de suite. Tous demandent à ce que l'on s'attaque à l'évasion fiscale. Tous demandent à ce que l'on utilise autrement les aides publiques versées aux multinationales, le fameux CICE. Voilà des dépenses publiques
mal jouées. Revenir à la politique
féministe des années 50.
Karim, vous avez raison. Parce que la politique qui
est
menée aujourd
'hui, ce n
'est
pas celle qui est
menée dans notre pays depuis 50 ans.
Au jour d'aujourd'hui, je ne
veux pas défendre Macron, mais ce n
'est
pas lui qui est responsable.
C'est la
politique. Au
jour d'aujourd
'hui,
ce n'est pas
lui qui est responsable des 6 millions de chômeurs, 5 millions
de tels,
et des 2 300 milliards de dettes. C'est la politique que vous décrivez
qui
nous
a valusé. Et il était
quand même ministre de l'économie de M. Hollande. D'accord ?
C
'est trop facile. Et dans la continuité du précédent
gouvernement. Fabien, je passe la
parole
juste après la pause. C'est trop facile, ce n'est pas digne de vous. Karim, un
tout petit mot. Fabien Roussel, Nicolas Dupourgnien, vous êtes deux responsables politiques de bord politiques différents. J'ai envie de vous poser une question. Votre réponse m'intéresse. Quand on regarde les sondages des Européens,
le
parti d'Emmanuel Macron est devant tout le monde. On explique, nous aussi, en tant qu'éditorialistes,
conservateurs, par rapport au sondage
et autres, qu'un fort mécontentement de la population française. 9 Français sur 10, Fabien Roussel l'a dit, donc sont contre cette politique et demandent une réorientation. Comment vous expliquez, messieurs
?
Que
il soit
à 23,5.
Voilà. Comment vous expliquez, messieurs ? Comment vous expliquez, messieurs ? Non mais, non mais, attendez, je ne confonds rien, je vous le demande
tranquillement,
sereinement. Donc après, je ne
dis
pas que je confonds, j'ai ma petite idée. Mais je vous le demande à vous. Donc comment vous expliquez qu
'il
soit devant ?
Est
-ce que je peux vous répondre ? Bien sûr, je vous le demande.
Rapidement.
Parce qu'il y
a
plus grande des craques.
C'est un scrutin à un tour. Il est premier, mais ce n
'est
pas une cause de petits chevaux. Quand vous prenez tous les sondages, il y a un petit tiers des Français qui le soutient, un petit tiers, entre 25 et 30.
Et
puis, vous avez quand même 65% des Français qui sont totalement hostiles à sa politique. Oui,
mais il n'y a pas une alternative. Vous êtes en train de dire. Mais qu'est-ce que
vous en savez ? On peut la construire
d
'alternative.
Je
suis en train de parler des sondages,
M. Du Poignard. Vous le
prenez pas mal.
Est
-ce qu'on va gouverner toujours par les sondages sur 1 000 personnes, c'est-à-dire sur 500, avec une marge d'erreur de 5 points, ou est-ce qu'on va gouverner en fonction du fond, des programmes, et c'est l'intérêt des débats ? Je veux revenir sur un point fondamental.
On va y revenir
dans un instant. 10 secondes.
M. Roussel distribue l'argent gratuitement. Moi, je
pense... Vous financez vos propositions. Il y a des conditions. Il faut faire
grossir le gâteau en relocalisant l'emploi en
France. Il faut retravailler, vous avez raison. Sinon,
on ne pourra pas partager. Mais c'est
l
'un.
Et
c'est un point fondamental que personne n'aborde dans cette crise.
On va mettre la
France
à trois ans. On y revient. C'est le raison. À grandir le gâteau. Dans un instant, dans Punchline,
je repasse la parole à
tous les
deux, Nicolas Dupont-Aignan, Fabien Roussel. A tout de suite dans Punchline.
On
se retrouve dans Punchline avec nos débatteurs. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, Fabien Roussel, du Parti communiste français, Karim Zérabi et Jean-Claude Dacier.
On
va évoquer les retraites pour comprendre la position exacte du gouvernement aujourd'hui sur ce dossier puisque le Premier ministre s
'est
dit ouvert à l'idée de travailler plus longtemps pour financer la dépendance mais sans toucher à l'âge légal de départ en retraite. Écoutez-le cet après-midi à l'Assemblée nationale.
Il n'est pas question, le haut-commissaire l
'a
dit, dans le cadre de cette réforme, il n'est pas question de modifier l'âge de départ à la retraite. Et dans ce contexte de vieillissement et d'un besoin de financement considérable, se poser la question
de
savoir s'il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d'investissement et de prise en charge de la diminution du reste à charge est une question parfaitement valide. Madame la députée, ce qui m'inquiéterait serait qu'on ne se la pose pas.
Est
-ce qu'il faut se poser cette question Nicolas Dupont-Aignan pour travailler plus longtemps pour payer la grande dépendance ?
J'entends cette tarte à la crème
sous
tous les gouvernements depuis des années. Mais personne ne parle de la réalité. C'est que pour travailler plus longtemps il faut encore avoir un boulot.
Et
ce qui est fascinant on a l'impression qu'ils ne vivent pas sur Terre du moins dans notre pays c'est qu'à 52 ans on vous dit que vous êtes trop vieux à 55 ans on vous vire à 56 ans on vous trouve des dispositifs foireux pour que etc. Donc le problème quand comprendra-t-on que dans notre pays le problème c'est la création de richesses et d'emplois voilà pourquoi je maintiens à debout la France on en fait notre fixation
c
'est la baisse des charges sur les PME c'est la fin de la concurrence déloyale des travailleurs détachés la fin de la concurrence déloyale européenne des travailleurs détachés c'est la fin des accords de libre-échange délirants qui font rentrer des produits qui ruinent notre économie c'est de recréer de l'emploi local c'est ce que fait Trump aux Etats-Unis c'est ce que fait le Japon c'est ce que font tous les pays dans la mondialisation ils musclent leurs entreprises pour
créer de l'emploi mais on va pas répliquer la politique de
Trump en France figurez-vous
que Trump
excusez-moi est
-ce que vous pouvez les soigner
on va y aller avec une carte
bleue ça y est
excusez-moi mais est-ce que vous pouvez cesser la caricature quand Trump a fait un truc intelligent de dire aux
constructeurs
automobiles soit vous relocalisez des usines pour que les ouvriers américains aient du boulot est-ce que c'est pas idiot
ça ? mais ils
travaillent jusqu'à 70 ans
je parle pas de ça
je
suis
pas pour
ça vous le savez très bien
je dis simplement que l'usine Ford de Bordeaux une des plus belles usines de France va fermer
et
on va produire les boîtes de vitesse en Pologne et aux Etats-Unis
alors
mais
c'est fou
sur les retraites revenons sur les retraites c'est fou oui mais il y a pas de retraite s'il n'y a plus d'envoi il n'y aura
plus de retraite revenons en
France
non non mais les retraites alors à la fois on touche pas à l'âge légal en même temps on va travailler plus pour payer
la grande dépendance c'est vrai qu'en tout cas
ce qu'a dit le Premier ministre c'est une regain qu'on a l'habitude d'entendre c'est un grand classique en matière de retraite c'est tu cotises plus longtemps tu cotises plus et tu touches moins parce que ça c'est la réalité que vivent les français ces dernières années je rencontre moi aujourd'hui tiens une dame ce week-end elle a cotisé 43 années une dame de cantine qui a travaillé pendant plus de 40 ans et bien elle touche moins de 900 euros net par mois parce que temps partiel parce que minimum vieillesse c'est ça la réalité c'est ça qu'on va proposer aux gens et donc elle va devoir travailler plus longtemps celles qui sont dans cette situation là vont devoir travailler plus longtemps
par toucher 900 euros de mètres par mois le problème c'est qu'il faut créer du travail et de la richesse
retrouver évidemment retrouver du travail c'est créer de l'activité comment créer de l'activité il faut bien que les gens consomment
c'est pas en dépendant de l'argent qu'on a pas donc c'est
relocaliser relocaliser nos
productions en France
oui refaire de la France un pays industriel parce qu'un pays sans industrie est un pays sans avenir et permettre aux
français
de consommer consommer ça veut dire avoir
du salaire
et consommer français remettre
des tasse à l'importation mais
il
peut y avoir mais comment on sait des industriels il peut y avoir on
ferme les frontières
non
on parle pas de fermer les frontières vous avez vu les pancartes qu'il y avait sur la manif sur le climat je veux manger des légumes qui voyagent je mange des légumes qui voyagent plus que moi parce qu'aujourd'hui la réalité c'est ça il faut relocaliser les productions que ce soit les produits alimentaires les produits manufacturiers on peut le faire mais même y compris au sein de l'Union Européenne on peut créer les conditions pour faire en sorte que l'on produise ici et que l'on soutienne notre industrie que l'on finance notre industrie notre agriculture aujourd'hui ça nous est interdit par l'Union Européenne vous
savez ce que pointent
Fabien Roussel et Nicolas Dupont-Aignan très justement d'ailleurs parce que je les suis tous les deux c'est l'échec de l'Europe fédérale tel
qu'elle est en train
de se faire c'est l'échec de l
'Europe fédérale mais disons-le clairement
on a de telles disparités au sein de l'Union Européenne moi j'étais parlementaire européen que vous avez un dumping social une concurrence déloyale qui s
'est
mise en place au sein de l'Union Européenne entre les travailleurs de l'Europe entre les PME européennes on ne protège pas l'économie l'économie réelle l'économie territoriale l'économie régionale l'économie locale donc du coup c'est la fuite en avant là effectivement je pense qu'il faut repartir et ça tombe bien qu
'il y ait
les élections européennes vers un
projet d
'une Europe des Etats-nations qui permet de regagner de la souveraineté je
suis d'accord est-ce qu'on
peut justement avec ces élections européennes moi je conduirai une liste debout la France avec une logique claire c'est il faut balayer devant notre porte parce que si on dit que c'est la faute de l'Europe et qu
'on
ne balaye pas devant notre porte ça ne va pas c'est-à-dire baisser les charges sur les PME françaises mais favoriser ce que j'avais proposé à la présidentielle c'est-à-dire une division par deux de l'impôt sur les sociétés uniquement pour l'entreprise qui produit en France
aujourd
'hui un entrepreneur a intérêt à aller en Slovaquie en Chine d'ailleurs si on ne change pas ça on ne financera pas nos retraites si on ne change pas ça on ne pourra pas donner de l'argent aux Gilets jaunes si on ne change pas ça notre pays va continuer à s'appauvrir à perdre ses industries mais ça veut dire remettre en cause les règles de l'Union Européenne oser dire stop et
je vais vous donner une anecdote
renégocier un nouveau traité oui
et un point très simple la traçabilité moi je veux que quand j'achète un produit je sache la part produite en France et bien ça c'est interdit par l'Union Européenne c'est stupide les français à prix égal aimeraient avoir un acte civique de production en France mais il faudrait qu'on ait le droit et
mettre en
place l'impôt national pour les entreprises quand on produit en France et qu'on met son siège dans un pays plus attractif sur le plan fiscal on
paie les impôts en France ça s'appelle c'est une proposition que j'ai faite à l'Assemblée Nationale le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales c'est à dire au lieu de laisser les bénéfices des grandes multinationales échapper à l'impôt en allant se planquer dans des paradis fiscaux et bien on leur impose une taxation qui est la taxation moyenne des entreprises en France les multinationales
pas
que les GAFA mais aussi les LVMH
et compagnie
c'est 9% d'impôt quand nos PME c'est 23% d'impôt en moyenne ce sont des dizaines de milliards d'euros
qui manquent au budget de l'Etat pour justement
répondre aux besoins
retraite emploi
industrie service public
à une condition c'est là où nous avons des nuances nous avons un constat partagé nous avons des nuances c'est que je veux qu'à ce moment là l'argent qu'on récupère il y ait une partie oui pour la vie des français mais il faut en même temps baisser les charges des entreprises qui produisent en France parce que sinon on aura un régime qui échouera mais
monsieur Dupont-Aignan avec toutes les
exonérations de charges qui ont été mises en oeuvre ces dernières années
et aujourd'hui
les PME et les
partenaires
pas
à rêve aujourd'hui
avec le CICE ça touche les plus gros jusqu
'à
1,6 deux fois le SMIC il n'y a quasiment plus de cotisations sociales payées
par l'employeur vous savez monsieur oui c'est une trappe à bas salaire
c
'est une trappe à bas salaire c'est pour ça c'est
pour ça que c'est une belle connerie d'avoir fait ça il
faut des charges qu'au
lieu de baisser les cotisations comme ça de manière unilatérale sans condition sans rien et bien on favorise des trappes à bas salaire on a fait ces mêmes exonérations pour les grandes multinationales puisqu'y compris Google que j'ai rencontré et me dit mais enfin c'est incroyable moi j'ai rien demandé et je vais toucher le CICE alors que je n'en veux pas CICE qui sert à baisser les cotisations
mais excusez-le mais vous avez
soutenu tous ces pouvoirs
vous rigolez ou
quoi
vous
rigolez monsieur Dupont-Aignan vous n
'allez
pas me dire ça à moi communiste que j'ai soutenu c'est
politique virale non
mais par rapport à ce que vous dites messieurs effectivement je pense qu'il y a un travail à faire et des mesures à prendre pour favoriser nos PME oui mais
dites-le ça vous les
caricaturez non non excusez-moi monsieur Dupont-Aignan mais il faut aussi dire que si on baisse les charges de nos entreprises légitimement et qui en ont besoin il faut aussi émettre une contrepartie qui
n'a pas toujours été le cas tout
à fait d'accord qui n'a pas toujours été le cas et la contrepartie qui consiste
à investir
dans l'outil productif français ou augmenter les salaires parce que moi tous les patrons de PME que je rencontre ils me le disent Karim moi je préférerais donner directement à mon employé voir effectivement cette capacité cette marge de manœuvre plutôt qu'à un moment donné payer des taxes payer des impôts dont
je ne
sais même plus donc
à quoi ça sert oui mais il faudrait faire des
économies
excusez-moi sur les gaspillages les gaspillages
colossaux qu
'il y a dans notre
système social moi je veux bien aider au contraire ceux qui ont des difficultés j'ai été maire pendant 22 ans j'en ai ras-le-bol de voir des professionnels de l'assistanat qui profitent des aides et notamment de l'immigration il faut quand même le dire
ce n'est pas rejeter l'étranger n'en faites
pas le dada j'ai dit un peu facile vous
savez très bien que là les
chiffres sont ambiguës
chacun sort ses petites
études attendez donc monsieur Dupont-Aignan
vous étiez raisonnable jusqu'à maintenant c'est un proche social
je
n'ai
pas besoin de
brevets de côté de l'oeuvre je vous
dis que tous les français savent
que
il est normal quand on cotise mais il est inacceptable qu'on arrive sur le territoire français et qu'on bénéficie d'aides excessives madame Merkel l'a fait en Allemagne 5 ans de résidence avant de bénéficier d'une aide sociale c'est ce que je propose pour la France il est hors de question il
n'y a pas d'aide excessive on a démonté sur ce
plateau la dernière
fois donc
les chiffres que Marine Le Pen que vous avez soutenu au deuxième taux d'exemple avait indiqué sur le réfugié elle disait n'importe quoi tout était faux
un réfugié un réfugié
un réfugié seul ne touche même pas 300 euros par mois
elle
indiquait qu'on touchait plus que quelqu'un qui était aidé qui était français par les indemnités sociales ce qui est totalement faux
est-ce que vous trouvez normal un instant est-ce que vous trouvez normal est-ce que vous trouvez normal
qu'une personne ait travaillé 45 ans touche 850 euros pas du tout je ne trouve pas
ça normal et qu
'un étranger qui arrive sur notre sol après 10 ans de présence
qui
n'a jamais cotisé un centime à notre système de retraite touche le minimum vieillesse à 600 et des poussières est-ce que vous trouvez normal
que
les français soient accablés d'impôts et qu'il y ait 400 000 étrangers qui arrivent chaque année sur notre sol
la ville de Nice on n'a pas les moyens on n'a pas les moyens vous n'avez jamais vu vous n'avez jamais vu vous n'avez jamais
vu l'immigration comme une richesse ça vous l'avez toujours vu comme un coup
mais quand un immigré consomme on ne le dit pas quand un immigré à
Porto-Pay on
ne le dit
pas vous allez dans le métro à 5h du matin moi je le prends très souvent vous n'avez que des immigrés
mais vous ne devez pas souvent le prendre excusez-moi vous ne devez pas souvent le prendre je vais vous répondre c'est facile de regarder effectivement s'il vous plaît messieurs la parole est à monsieur Roussel trop
facile ils sont français
non non pas du
tout pour beaucoup ils sont
immigrés pour beaucoup ils sont immigrés
ceux
qui sont français excusez-moi et on
a eu vous avez eu des gens comme vous le même discours dans les années 30 face à la pègre espagnole et parmi eux il y avait mon grand-père et on a eu le même discours et je suis moi aussi un fils d'immigré et
je le vis très
bien
et si
vous le vivez comme une nous
nous le vivons comme une richesse vous comme une plaie maintenant
permettez-moi qu'on revienne permettez-moi qu'on revienne
sur le fond la
fraude sociale dont vous parlez 15
milliards les cartes vitales 1,8 million de fausses cartes vitales en France et qui
existe
1,8 million de fausses cartes vitales il n'a rien à voir avec la fraude
fiscale avec la fraude fiscale qui est une véritable elle une plaie pour notre nation et donc vous mettez en avant cette fraude
sociale et
on ne se bat pas du coup contre la fraude fiscale qui est la véritable plaie de notre
nation
la deuxième soche que je voulais dire on parlait d'emploi tout à l'heure on parlait d'industrie il y a aujourd'hui des entreprises qui sont menacées Fonderie du Poitou Ford Ascoval dans le Nord on n'a pas les outils pour maintenir ces emplois ici on devrait avoir la possibilité de faire des nationalisations temporaires les allemands le font je vois déjà que vous avez écrit
mais on est d'accord je ne fais pas simplement une entreprise qui a perdu ses clients concernant
son industrie quand il
y a une boîte qui est prête à mourir elle est prête
à se couper un bras pour la sauver nous
en France pour sauver une
boîte je peux vous dire qu'il faut se battre ça
c'est un vrai
sujet parlons de l
'emploi parlons de
l'industrie parlons des salaires
ces hommes et ces femmes qui
travaillent dans ces usines sont fiers de leur travail il y a une
dignité qui se mouler dans notre pays mais
qu'eux ont conservé
Monsieur Roussel
j'aimerais qu'on puisse dans notre pays ne pas être dans l'amalgame est-ce qu'on peut parler sereinement du coût de
l
'immigration sans porter atteinte à ceux qui ont apporté à la France et il y en a beaucoup mais qui reconnaissent les premiers je suis élu d'une circonscription où
il y
a 45 nationalités ce sont les premiers à me dire
qui
sont français d'origine étrangère et qui me disent mais Monsieur comment notre pays notre pays peut gaspiller autant d'argent on ne peut plus continuer à accueillir toute la misère du monde ce n'est plus possible
on n'en a plus
les moyens et on le fait nous avons eu le record d'immigration en 2018 avec 400 000 entrées 260 000 légaux 280 000 légaux et 120 000 demandeurs d'asile dont la plupart qui sont déboutés ne seront jamais expulsés notre système social ne peut plus aller voir les infirmières aller voir les aides-soignantes ça ne tient plus donc est-ce qu'on
peut en parler dignement par le salaire par
le retraite
mais oui mais il faut bien voir il faut pouvoir le
financer
il faut pouvoir le financer
le
modèle social
français n
'est plus
finançable en dehors de l'emprunt
tant que vous n'aurez pas vu ça vous n'aurez rien compris est-ce qu'il se passe dans ce pays à force d'alléger l'accès sur le
capital
avoir un point de faire des cadeaux au plus loin bien sûr mais bien sûr c'est ça mais moi j'ai aucun problème
et je veux prendre au mot Nicolas Dupont-Aignan a évoqué comme il dit sans faire d'amalgame donc ce coup d'immigration mais si on ne fait pas d'amalgame on fait la clé des répartitions ce que rapporte aussi l'immigration on fait les choses avec toute transparence avec toute objectivité avec
toute
honnêteté intellectuelle et vous verrez que les cotisations mais les immigrés aussi y participent la richesse du pays ils
y participent
donc alors luttons contre les fraudeurs au sens large sans les distinguer comme il faut lutter contre la délinquance sans être dans le déterminisme donc obsessionnel oui je suis d'accord avec vous mais
dire
on
va avancer un tout peu
mais l'immigration coûte quand même un peu trop elle
rapporte aussi je le maintiens on vous mettra pas d'accord non je peux
l'immigration de travail à une époque au moment de la reconstruction avait un sens aujourd'hui c'est une folie non tous
les français le voient et le savent
ils ne sont pas tous des profiteurs ils ne vivent pas tous d'indemnité sociale dites-le vous sortez de votre tête l
'idée d'un
profiteur qui s'appelle l'immigré
on avance je voudrais qu'on parle de la laïcité puisque ce soir la république en marche organise une conférence avec Marlène Schiappa sur ce thème et Emmanuel Macron lundi à l'Elysée a semblé dire Jean-Claude Dacier qu'il ne toucherait pas à la loi de 1905 on va l'écouter très précisément
ma
vision est claire
c
'est 1905 et rien que 1905
il
y a au fond dans notre pays quelque chose qui se vit où on mélange
le
fait cultuel le fait culturel le fait migratoire
et
tout ça s'entremêlant on veut dire que ça s'écraserait sur la laïcité
pour
moi ça n'est pas la laïcité
c
'est une question de savoir comment on construit le cadre de vie en commun
quand
on a des débats sur le burkini ou que sais-je ça n'a rien à voir avec la laïcité c'est pas cultuel la question n
'est
pas de savoir si c
'est
bien ou pas bien qu'une jeune fille mette le voile ou pas le voile dans la rue
c
'est pas la question à laquelle doit répondre le président de
la
république c'est
la
question de savoir si elle est libre de le faire ou pas
et
je dois être sûr qu'à l'école elle a accès aux valeurs aux notions à
l
'enseignement qui lui permettra de choisir librement
vous
êtes surpris Nicolas Dupont-Aignan parce que dit le président
je
suis
effaré c
'est le cadre de vie en commun
je
suis effaré par ce verbiage je sais même pas comment les pauvres intellectuels ont pu écouter ça pendant je sais pas combien d'heures
8
heures
parce que moi ce que j'attends du président de
la
république à un moment c'est qu
'ils
disent qu'est-ce qu'on a en commun
et
je persiste à penser qu'un pays qui accepte qu'il
y ait
120 mosquées salafistes qui prêche une idéologie de haine nuit à l'épanouissement et à la laïcité c'est-à-dire la laïcité c'est la sphère publique il
n'y a
pas de religion et on respecte toutes les religions et donc moi ça ne me gêne pas qu'il
y ait
des mosquées qui respectent les lois de la république mais je trouve ça ahurissant à chaque fois qu'il
y
a le président de la république soit d'une faiblesse à l'égard d'un islam radical qui déconsidère les français qui pratiquent leur foi musulmane dans la tranquillité et à force de ne pas choisir et c'est pas le premier entre nous c'est pas le premier j'ai vu un jour d'Eli Boubecker de la mosquée de Paris qui me disait qu'il avait signalé depuis des années à chaque ministre de l'intérieur des imams qui prêchaient la haine et que l'état ne fait rien et qu'à
force de laisser ça très
peu
infinites imams est-ce que c'est normal qu'en France il y
ait
120 mosquées salafistes qui sont interdites en Tunisie est-ce que c'est normal voilà alors les grands discours dont les intellectuels qui viennent un peu en banlieue voir ce qui se passe voir ce qui se passe avec cette poussée du salafisme qui est extrêmement dangereuse
Fabien Roussel le fait que le président affirme qu'il ne veut pas toucher à la loi de 1905 sur la laïcité comme ça avait été annoncé pour à l'époque mieux organiser et encadrer le financement de l'islam dans notre pays c'est une bonne nouvelle ou pas
? je dis ouf parce qu'à chaque fois qu'il touche à quelque chose il met le feu donc heureusement qu'il ne touche pas à ça parce que je ne
sais
pas où on serait allé derrière la loi de 1905 pour l'instant elle nous permet
elle
nous permet encore de vivre ensemble communauté oui communautarisme non et aujourd'hui on a une loi sur la laïcité qui nous permet de respecter chacun chaque religion chaque confession alors certainement qu'il y a des textes à revoir et je sais bien que la pratique de certains cultes ne s'exerce pas de la même manière qu'il y a besoin de regarder comment on peut mieux y travailler concernant leur financement mais il faut pas bousculer l'équilibre dans lequel la France vit aujourd'hui dans notre république et puis moi je dis toujours liberté égalité fraternité laïcité il faut rajouter ce mot aux lettres des frontons de nos mairies parce que c'est important il faut la faire vivre la laïcité et la laïcité c'est pas que interdire c'est pas interdire la laïcité la laïcité c'est aussi dans les quartiers et pas dans les banlieues il y
a
des endroits où effectivement c'est difficile mais c'est surtout parce que ça manque de services publics ça manque d'écoles de
professeurs d'éducateurs
de culture d
'accès à la connaissance ça manque ça manque
ça manque de
tout ça il
y a un
dédoublement des classes de CP de CE1
qui a été lancé
par Jean-Michel Blanquer et
quand on dédouble des classes on en enlève dans les collèges il faut
reconnaître que c'est une bonne mesure c'est une bonne mesure il faut
reconnaître attendez je suis suffisamment critique sur ce gouvernement pour dire que c'est une bonne mesure du ministre de l'éducation mais je voudrais qu'on arrête cette culpabilisation permanente la laïcité c'est dans surtout les frontons mais elle est battue en brèche dans beaucoup de communes beaucoup de communes malheureusement communistes aussi c'est à dire avec
mais quels moyens elles ont
les communes
toutes les communes sur ce point de vue l'état
en Seine
-Saint
-Denis notamment a laissé tomber les mers mais bien
sûr a laissé tomber les mers
vous avez raison là-dessus mais au moment où il faut être ferme l'état a laissé tomber les mers et je vais vous dire là aussi ce sont les personnes qui veulent s'intégrer s'assimiler
qui
sont les premières victimes de ça
moi j'ai ma
suppléante ma suppléante a été obligée de déménager ma suppléante a été obligée de déménager elle est d'origine algérienne elle a été obligée de déménager de son quartier parce qu'elle refusait que ses filles se
voilent
à Vigneux
là
il y
a
un an voilà la réalité de nos quartiers alors c'est très beau les grands discours devant des intellos laïcité laïcité mais l'état baisse sa culotte devant
les individus c'est ce que dit le
président il dit il veut bien qu'une jeune femme porte le voile mais il veut être sûr qu'elle est
libre de le porter ou pas le problème c'est la
vérification
mais comment vous le savez quand on commence
à mélanger la loi
de 1905
et donc comme vous pouvez pas
vérifier et le droit des femmes c'est vrai que ça devient compliqué au nom de notre alors moi je vais vous dire j
'estime qu
'il
faut interdire le port des signes religieux à l'hôpital dans les services publics et
dans l'entreprise c'est déjà fait non non non c'est déjà fait non
non excusez
-moi excusez-moi j'estime à
l'hôpital c'est pas le cas
j
'estime que à l'hôpital quand on va à l'hôpital on enlève son voile on se fait soigner par des médecins hommes femmes on n'impose pas sa religion en France je suis désolé c'est la laïcité
vous parlez de la patiente de la patiente vous parlez de l'employé et je
pense que si on ne reconquiert pas l'espace public laïc alors on a une juxtaposition de communauté et un système à l'anglo-saxonne qui n'est pas sain pour notre pays qui n
'est pas la France ça n'a pas été simple avec
les catholiques mais regarde il y a eu encore il
y a
quelques années il y avait
encore des bagarres
il y avait encore des bagarres sur les cloches qui sonnaient l'après-midi ces problèmes là petit à petit sont réglés il n'y a plus de problème avec la communauté juive qui pratique sa religion avec les catholiques qui pratiquent la leur ça a été dur je ne pense pas que les français accepteraient
ceci dit si quelqu'un va à l'hôpital avec une équipe
pour s'envoyer ça ne gênera personne et vous trouvez que c'est normal vous trouvez que c'est normal que ça ne gêne personne une
dame qui viendrait se faire soigner en portant le voile et
en portant le voile qui viendrait
soigner par un médecin homme donc là ça poserait un problème je
vais vous dire la laïcité de mon
point de vue non justement
mais oui la laïcité c'est de mon point de vue mais c'est pas la vérité la laïcité est une chance
pour la France à
condition
que nous l'appliquions à la fois avec sa dimension de fermeté mais sa dimension de liberté aujourd
'hui la
laïcité n'est pas une arme contre une religion en particulier c'est ce que fait monsieur Dupont-Aignan on parle laïcité et cadre laïque il va nous parler des salafistes mais évidemment qu'il faut combattre l'idéologie
alors pourquoi il y a 120 de nosquels salafistes en France mais est
-ce qu'aujourd'hui vous réduisez le cadre laïque donc à la présence des musulmans dans ce pays le cadre laïque il est fait pour tous moi j'en ai marre des discours à géométrie variable le même discours les mêmes valeurs les
mêmes principes pour tous j'ai la même fermeté et la même liberté justement c'est pour ça qu'on ne peut
pas faire une loi de
1905 à
géométrie variable
un dernier mot
j'ai pas vu de curé posant des bombes oui mais
je suis bon ça c'est le
discours
pratique on voulait que je vous en prie c'est la
fin
du débat c
'est
la fin du débat
mais vous ne
voyez
pas que vous tombez dans la stupidité
non
non non allez pas
de nom d'oiseau pas de
nom
d'oiseau qui vole merci à tous
les quatre merci Fabien Rossel
vous
feriez mieux de vous préoccuper de ce qu'elles ont dans la tête que sur la tête les deux vont ensemble malheureusement
les deux vont ensemble et la France c'est la liberté de la femme et je
suis étonné que les
communistes ne défendent pas la liberté de la femme c
'est la liberté de la femme
Nicolas Dupont-Aignan