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InterviewUgo Bernalicis· 28 octobre 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJustice

🔮 Merci Sarkozy, on parle enfin des PRISONS ! Ugo Bernalicis dans les Grandes Gueules sur RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

GĂ©nĂ©rĂ©e par IA — peut contenir des erreurs. MĂ©thodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FermĂ©eÉludĂ©e

    Êtes-vous allĂ© Ă  la maison d'arrĂȘt de la SantĂ© pour rencontrer Nicolas Sarkozy ?

  • 1:01OuverteRĂ©ponse directe

    Pourquoi avoir visité cette prison ?

  • 2:00OuverteRĂ©ponse partielle

    Vous dénoncez les conditions de détention de Sarkozy ?

  • 4:00FermĂ©eRĂ©ponse directe

    Faut-il construire des prisons ?

  • 6:00RelanceRĂ©ponse partielle

    Pourquoi avoir utilisé Sarkozy pour attirer l'attention ?

  • 8:00RelanceRĂ©ponse partielle

    Y a-t-il un mélange des genres entre votre rÎle de parlementaire et celui de journaliste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Ugo BernalicisChiffre
    « À cĂŽtĂ© de monsieur Sarkozy, il y a 190 % de taux d'occupation dans les cellules ? Vous m'entendez ? 190 %. Quasiment le double de la capacitĂ© prĂ©vue pour la maison d'arrĂȘt de la SantĂ©. »
  • 3:01Ugo BernalicisFait
    « Il a ses deux agents de sécurité qui sont à cÎté de lui. Il n'a pas de cellule occupée à cÎté de lui. »
  • 4:00Ugo BernalicisFait
    « Il faut construire des prisons, c'est ça que vous ĂȘtes en train de dire. En construire beaucoup en rĂ©alitĂ©, c'est pas ce que vous espĂ©rez. Vous voulez mettre moins de gens en prison ? »

ModÚle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour dĂ©putĂ© France insoumise hier avec votre collĂšgue Daniel Obona et c'est c'est ça qu'on veut essayer de comprendre c'est est-ce que oui ou non vous vous vous ĂȘtes allĂ© Ă  la maison de la santĂ© pour essayer de rencontrer Nicolas Sarkozi le prisonnier Nicolas de Sarkozi alors nous sommes allĂ©s Ă  la maison d'arrĂȘt de la santĂ© comme l'article 719 du code de procĂ©dure pĂ©nale nous le permet de visiter n'importe quel Ă©tablissement pĂ©nitenciiaire quand on veut n'importe quelle heure du jour ou de la nuit d'ailleurs en tant que parlementaire exactement mais nous ne sommes pas allĂ©s lĂ -bas pour rencontrer monsieur Nicolas Sarkozi mais par contre nous assumons de dire que Nous sommes allĂ©s lĂ -bas parce qu'il y a monsieur Sarkozy qui est incarcĂ©rĂ© et que ça a des consĂ©quences sur la gestion de la dĂ©tention et que ça premier Ă©lĂ©ment et deuxiĂšme Ă©lĂ©ment ça permet d'attirer la lumiĂšre sur qu'est-ce qui se passe Ă  la maison d'arrĂȘt de la santĂ©, comment ça fonctionne ? Est-ce que les gens sont au courant qu'Ă  cĂŽtĂ© de monsieur Sarkozy, il y a 190 % de taux d'occupation dans les cellules ? Vous m'entendez ? 190 %.

Quasiment le double de la capacitĂ© prĂ©vue pour la maison d'arrĂȘt de la santĂ©. Juste pour qu'on comprenne bien, si Nicolas Sarkozy n'avait pas Ă©tĂ© incarcĂ©rĂ© depuis une semaine, vous n'y seriez pas allĂ©. Vous y ĂȘtes dĂ©jĂ  allĂ©, mais lĂ , vous avez la rĂ©ponse Ă  votre prop.

Vous ĂȘtes dĂ©jĂ , vous y ĂȘtes dĂ©jĂ  allĂ© mais vous n'y seriez pas allĂ© lĂ . Donc c'est bien Nicolas Sarkozy qui vous intĂ©ressait. Non, c'est le fait que du fait de sa prĂ©sence, j'ai votre attention Ă  vous.

C'est ça qui m'intéresse. Non, non, mais je j'assume. Non, mais bien sûr.

J'assume de dire mais j'assume Ă  100 %. Si le coup de com me permet de faire avancer le la comprĂ©hension du mode de fonctionnement de la prison, de l'enfer que reprĂ©sente la surpopulation carcĂ©ral, de l'enfer que ça reprĂ©sente pas juste pour les personnes dĂ©tenues qui sont Ă  trois avec des matelas au sol, mais pour les personnels pĂ©nitentiaires avec une augmentation des violences entre dĂ©tenus vis-Ă -vis des personnels, pour les personnels soignants qui n'en peuvent plus, pour les personnels d'insertion et de probation qui se retrouvent avec 90 100 dossiers Ă  traiter qui ne peuvent plus faire correctement leur travail. Donc il faut construire des prisons, c'est ça que vous ĂȘtes en train de dire.

En construire beaucoup en réalité, c'est pas ce que vous espérez. Vous voulez mettre moins de gens en prison ? Je regarde beaucoup vos tweets.

Le sujet vous intĂ©resse beaucoup, je suis dĂ©masquĂ©. Euh voilĂ . Et vous faites un coup de com, vous venez de le dire parce que vous ĂȘtes opposĂ© Ă  l'idĂ©e mĂȘme de la prison.

Vous dites que il faut mettre moins de monde en prison, on on incarcĂšre trop. LĂ , on a une un vrai sujet. Parlons de ce vrai sujet.

Pourquoi il faudrait mettre moins de monde en prison ? Je suis je suis trĂšs heureux parce que si je n'Ă©tais pas allĂ© voir monsieur Sarkozi, vous m'envoyez pas invitĂ© aujourd'hui, j'aurais pas pu en parler. comme quoi ça fonctionne plutĂŽt bien ma stratĂ©gie et je suis ravi d'ĂȘtre lĂ  pour pour dĂ©velopper lĂ -dessus.

C'est de savoir que Nicolas Sarkozi est dans la stratĂ©gie de la France insoumise maintenant. Figurez-vous un alliĂ© [rires] mais figurez-vous vous vous souvenez quand mĂȘme que j'y suis allĂ© des prĂ©cĂ©dentes fois Ă  la maison d'arrĂȘt de la santĂ© et mais pour plusieurs raisons Ă  la fois Ă  l'ouverture parce qu'il y avait des problĂšmes sur la gestion de l'alimentation sur la le fait que Ă  la gamelle il y avait pas assez de quantitĂ© pour les personnes dĂ©tenues parce que le marchĂ© a Ă©tĂ© mal rĂ©digĂ© avec le prestataire extĂ©rieur et d'ailleurs c'est toujours le cas. On a croisĂ© un dĂ©tenu qui nous disait que hier, il manquait dans un des quartiers 21 poissons pour que tout le monde ait un poisson.

Voilà. Alors ça intéresse personne. Moi je le sais, je vous le dis aujourd'hui et maintenant j'espÚre que ça va intéresser davantage de monde.

Mais en en rĂ©alitĂ©, j'Ă©tais dĂ©jĂ  allĂ© Ă  la maison d'arrĂȘt de la santĂ© aussi pour voir une personnalitĂ© politique et ça n'avait pas intĂ©ressĂ© autant de monde non plus. Il en a parlĂ© aprĂšs coup. Ouais.

Oui, il en a parlé aprÚs coup. Et de qui s'agit-il ? Vous savez de qui il s'agit ?

De Patrick Balcani. Exactement. Et parce que je sais comment on fait pour quand on veut voir quelqu'un en particulier déjà on lui écrit, on lui demande s'il est d'accord ce que j'ai fait à l'époque et ensuite on organise un parloir pour avoir un permis de avec un permis de visite.

Donc si j'avais voulu voir Nicolas Sarkozi, vous savez je connais la procĂ©dure, c'est pas mon sujet mais mais sans doute mais j'ai mĂȘme pas demandĂ©. Donc avant de revenir sur le fond du bas, est-ce que vous dĂ©noncez les conditions de dĂ©tention particuliĂšres de Nicolas Sarkozy ? Mais je ne sais pas, je n'ai pas pu les constater.

Bah vous les connaissez, vous les avez vu dans la presse. Il a ses deux agents de sécurité qui sont à cÎté de lui. Il n'a pas de cellule occupée à cÎté de lui.

Il il a je crois qu' c'est lui qui a reçu le plus de visites depuis le dĂ©but de sa dĂ©tention. Je crois qu'il a reç fois son Ă©pouse. Vous ĂȘtes mieux informĂ© que moi en Ă©tant allĂ© sur place.

Non mais je rigole pas, je rigole pas. Nous sommes allĂ©s dans le quartier d'isolement parce que on nous a empĂȘchĂ© d'y aller avec journalistes attachĂ©s parlementaires et du coup vous auriez pu interroger des confrĂšres journalistes pour avoir plutĂŽt que la vie d'un dĂ©putĂ©. Visiter aussi le quartier d'isolement. comme n'importe quel quartier.

Mais en fait je j'y suis allé quand j'y suis allé il y a 3 ans, je suis allé dans ce quartier d'isolement avec mon téléphone avec journalist. Mais là vous y allez avec des journalistes. Vous étiez pas allé la derniÚre fois avec des journalistes pour Balcanie.

Non pas pour Balc. Voilà. Mais là vous y étiez avec des journalistes.

Donc c'est bien pour faire du voyurisme sur Nicolas Sarkozy. Non non c'est pour l'utiliser. Non non je je le voyis de quoi pour vous-mĂȘme vous parlez d'opĂ©ration de com.

J'ai j'ai bien compris les Ă©lĂ©ments de langage. Écoutez, j'ai bien ça m'a fait sourire. En plus quand j'ai vu j'Ă©tais encore dans la dĂ©tention, j'avais pas de rĂ©seau.

À un moment donnĂ©, ça a captĂ© un peu. Je vois l'article du JDD disant que j'ai voulu rencontrer quelqu'un que j'ai pas demandĂ© Ă  rencontrer. Je trouvais ça coca selon une source pĂ©nitentiaire.

De vous à moi, je crois savoir qui est la source. S'appelle Gérald d'Armanin, une source pas trÚs fiable. C'est le ministre de la justice.

Exactement. J'ai j'ai entendu parler de ça et qui lui-mĂȘme voulait aller voir le le dĂ©tenu Sarkozy en dehors de les conditions de dĂ©tention de Nicolas Sarkozy. Bah je suis gĂȘnĂ© parce qu'on m'en dit mais je n'ai rien pu constater puisque quand nous sommes allĂ©s dans le couloir dans vos quartiers d'isolement voudriez qu'elle soit modifiĂ©e ces conditions d'Ă©t.

Attendez attendez attendez je vous dis dĂ©jĂ  ce que j'ai vu avec ma collĂšgue Daniel Obon. On a vu un couloir oĂč il y a 15 cellules d'isolement avec au bout du couloir deux salles pour des appareils de musculation, une petite salle pour de bibliothĂšque euh et voilĂ  voilĂ . C'est ça le quartier d'isolement.

Et au sous-sol, enfin au sous-sol, un Ă©tage en dessous, vous avez les salles de promenade qui sont horribles, qui sont de 12 ou 13 mÂČ, quatre murs grillagĂ©s au-dessus. Vous voyez Ă  peine la lumiĂšre, c'est indĂ©cent. C'est je vraiment et moi je ne dĂ©fends pas l'isolement.

J'ai toujours dit que c'était une forme de torture blanche. Donc ne ne n'essayez pas. Non non, ce que je peux comprendre, c'est justement ce que vous voulez.

Est-ce que est-ce que vous pensez que Nicolas Sarkozy devrait ĂȘtre soumis Ă  des conditions de dĂ©tention normales ? Alors ben dans l'idĂ©al ce serait mieux pour lui et pour les autres mais ce n'est normal Ă  l'isolement c'estĂ d pens il vi dire c'est pour lui. D'accord.

Excusez-moi je veux bien qu' Non mais j'ai entendu des conditions normales. Il y a pas de conditions normales pour un président de la République. Il est forcément dans un dispositif spécifique.

Vous ĂȘtes d'accord avec ça ? Je suis d'accord avec ça et c'est pour ça que je suis en train de vous dire que l'isolement c'est pas une promenade de santĂ©. C'est pas c'est vraiment je je le je le je le recommande Ă  personne.

AprĂšs, pour ce qui est des questions spĂ©cifiques que vous m'avez posĂ©, a priori il est dans une cellule de 9 mÂČ comme tout le monde. Il y a une cellule PMR qui est lĂ , je sais pas par qui elle est occupĂ©e, si elle est occupĂ©e par lui et cetera, mais Ă  la limite, je m'en fiche, si s'il a 3 mÂČ en plus que que les neufs, ça fait toujours pas toujours pas beaucoup et c'est toujours pas plus humain que que ça. Donc c'est pas mon sujet non plus.

Par contre, les policiers, la prĂ©sence des policiers, ça m'inquiĂšte. Je vais vous dire pourquoi ça m'inquiĂšte. DĂ©jĂ , c'est une c'est vraiment une dĂ©fiance totale envers les surveillants pĂ©nitenciiaires et l'administration pĂ©niteniaire comme quoi indiquant qu'il serait pas capable de garantir la sĂ©curitĂ© de Nicolas Sarkozy en dĂ©tention Ă  l'isolement oĂč personne ne rentre et ne sort.

Enfin, je veux dire, je sais pas si on se rend compte de ce que c'est. C'est c'est ça, c'est impossible de de de que que monsieur Sarkozy, ancien président de la République, soit agressé à l'isolement. C'est impossible.

Il n'est avec aucun autre détenu. Jamais, jamais, jamais, jamais. Et c'est un des problÚmes ce que je viens de vous dénoncer en disant que c'est une forme ce que ce qu'appelle un certain nombre d'organismes une torture blanche.

D'accord. Donc donc par contre le fait qu'il soit armĂ© ça ça dĂ©roge au code pĂ©nitentiaire. Les surveillants pĂ©niteniaires eux-mĂȘmes n'ont pas d'armes Ă  feu.

Il a Ă  cĂŽtĂ© de lui deux de ses gardes du corps. Oui. Bah je sans doute j'ai posĂ© la question au directeur soit armĂ© oĂč sont les policiers ?

Est-ce que dans quelles conditions sont-ils ? Ils m'ont dit ils sont lĂ  quelque part. J'ai dit vous pouvez ĂȘtre plus prĂ©cis.

Il m'a dit non je peux pas ĂȘtre plus prĂ©cis. Bon bah, je lui ai demandĂ© est-ce qu'il avait une instruction, un document de de une instruction disant qu'il comment ça s'organisait le fait qu'ils ait des armes, le fait qu'il soit dans une cellule Ă  cĂŽtĂ© enfin qu' il qu' y a une base en fait sur laquelle on se repose dans l'administration on a une base lĂ©gale pour fonctionner. Il fallait faire confiance Ă  la capacitĂ© de l'administration pĂ©nitentiaire de bien gĂ©rer les choses et qu'ils avaient pas besoin de policier.

LĂ  vous faites pareil, vous mettez en cause la capacitĂ© de l'administration pĂ©nitenciiaire Ă  bien gĂ©rer les choses. Non non non parce que les instructions, je sais d'oĂč elles viennent. Je parle pas de l'administration pĂ©niteniaire.

Moi je parle de Gérald d'Armanin, c'est lui parce que personne ne me donne de papier. Pourquoi ? Parce que c'est lui qui en tant que ministre, en tant que chef de l'administration dit "Vous me ferez c vous me ferez ça, ça" en dépit des textes.

Il s'en fiche royalement des textes hein, comme c'est pas ni le premier ni le dernier. Vous savez son copailleux qui avait des problĂšmes avec l'Ă©tat de droit, c'est pareil. C'est la c'est la c'est la mĂȘme chose.

Sauf que en fait on crĂ©e on crĂ©e un Ă©vĂ©nement qui n'a pas lieu d'exister. Patrick Balcani Ă©tait au quartier des vulnĂ©rables, mĂȘme pas Ă  l'isolement parce que les vulnĂ©rables c'est c'est le le terme est en plus improf mais il vous plaignez les conditions de dĂ©tention de Nicolas Sarkozy Ă  l'isolement alors mais je pense que c'est dur oui ouais mais je pense vraiment que c'est dur je l'ai mis dans mon tweet si vous l'avez lu jusqu'au bout c'est vrai qu'il Ă©tait un peu long j'en conviens mais si vous l'avez lu jusqu'au bout vous voyez que je dis personne n'est fait pour la prison Nicolas Sarkozi n'est pas fait pour la prison et tous ceux qui ne sont pas Nicolas Sarkozi ne sont pas non plus faits pour la prison Parce que j'ai entendu, je sais plus sur quelle Ă©mission quelqu'un dire "Oui, nous on n'est pas des animaux, on n'est pas fait pour la prison. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Euh c'est c'est on distingue les ĂȘtres humains de quelle maniĂšre maintenant en fait en rĂ©alitĂ© ? VoilĂ , moi je dis oui, la prison c'est dure pour tout le monde. C'est d'ailleurs pour ça que j'Ă©tais allĂ© m'entretenir avec Patrice Balcani Ă  l'Ă©poque.

Parce que si on commence Ă  mettre le doigt nous qui sommes censĂ© ĂȘtre des humaniste et dĂ©fendre effectivement les conditions de dignitĂ© de de l'ĂȘtre humain y compris en dĂ©tention, si on commence Ă  mettre le doigt dans l'engrenage de dire "Ah, c'est bien fait pour celui-lĂ , c'est notre adversaire politique, j'espĂšre qu'il va souffrir", et ben c'est qu'on a rien compris. C'est qu'on a rien compris Ă  ce que c'est l'humanisme et Ă  ce que c'est ĂȘtre de gauche. Donc mon message, il Ă©tait pas celui-lĂ .

C'est pourquoi je m'amuse je m' mais vraiment que le JDD en face des tonnes en disant que j'étais là pour je sais pas trop quoi voir monsieur Sarkozi et cetera, il se plante complÚtement vis-à-vis de de l'objectif politique qui est le nÎtre et je suis ravi que vous m'ayez invité pour pouvoir l'expliquer. Mettre les choses au point Fatima. Il nous reste 2 minutes.

Alors trÚs rapidement, il y a deux sujets. La la premiÚre chose, moi je trouve que c'est de bonne guerre de d'essayer de hacker le systÚme médiatique pour mettre en lumiÚre un autre sujet. C'est de bonne guerre parce que je suis la premiÚre à regretter ici que certains sujets sont invisibilisés et en plus avec l'information en continue, on a tendance à rester sur voilà, on va parler de Nicolas Sarkozy, je vous l'avais dit, on a plus parlé des livres de Nicolas Sarkozy que de l'affaire.

Ça, je le regrettais. Donc je comprends la dĂ©marche. Maintenant, mon le deuxĂšme point, ce que je comprends un peu moins, c'est on a l'impression lorsque vous parlez que vous menez l'enquĂȘte et j'ai l'impression qu'il y a un problĂšme de rĂŽle.

J'attendrais plus des journalistes d'investigation pour le pour le coup s'il y a enquĂȘte Ă  mener euh que des journalistes mĂšnent l'enquĂȘte sur les conditions. Alors que vous est-ce qu'il y a pas un mĂ©lange des genres aussi en tant que voilĂ  je vais vous dire pourquoi. Je vais vous dire pourquoi.

C'est-à-dire que la loi donc l'article 719 du code de procédure pénale a prévu que nous puissions visiter les établissements péniteniaires pour constater les conditions de détention. C'est c'est notre rÎle qui a été prévu par le législateur. Et pourquoi ?

Suite Ă  l'impulsion de de directives europĂ©ennes, bon des fois elles vont dans un sens qui est qui est qui est favorable aux droits humains, c'est rare mais il faut on peut le noter, mais qui a permis la crĂ©ation de de la CGLPL, vous savez, le contrĂŽle gĂ©nĂ©ral des lieux de privation de libertĂ© et en mĂȘme temps, il y a eu ce droit de visite des parlementaires et pour pour justement constater une forme de contrepouvoir en rĂ©alitĂ© ou de contrĂŽle parlementaire comme c'est le cas au titre de la Constitution. Donc bien sĂ»r que nous sommes lĂ  aussi pour contrĂŽler de de ce point de vue-lĂ . Mais vous avez raison sur le journaliste d'investigation, encore faudrait-il qu'il puisse entrer dans la dĂ©tention et constater les choses par eux-mĂȘmes.

Et le seul moyen qu'ils ont efficace et libre de le faire, c'est de le faire au cĂŽtĂ© de parlementaire. C'est aussi ça qui permet dans notre Ă©tat dĂ©mocratique de se donner les garanties de la transparence du fonctionnement de l'administration pĂ©nitaire. Et ça n'a pas pu ĂȘtre le cas.

C'est pour ça qu'il y a un référé au tribunal administratif dans le résultat et aujourd'hui je crois. Non, ça été décalé parce que l'administration pitentielle a demandé plus de temps. Et moi j'ai pas eu ma réponse.

Faut-il construire des prisons ? Et ben non, il ne faut pas construire des prisons. Il faut qu'il y ait moins de personnes incarcéré.

C'est une autre maniĂšre de rĂ©soudre moin. Vous ĂȘtes vous ĂȘtes clair. Ouioui bien sĂ»r, mais je vous je vous m'avez dĂ©masquĂ© dĂšs le dĂ©but. [rires] C'Ă©tait facile.