Lycées bloqués : jusqu'où ira la colère ?|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Réagissez aux accusations du président de la République envers la France insoumise sur l'excitation des lycéens.
- 1:11OuverteRéponse partielle
Comment qualifiez-vous l'engagement des députés de la France insoumise dans ce mouvement ?
- 1:44RelanceÉludée
La violence et le chaos sont-ils du côté des amis de madame Lin ?
- 2:22RelanceÉludée
Monsieur Mélenchon a-t-il encouragé les violences en 2023 ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Les jeunes méritent-ils la protection des médias ?
- 3:40FerméeRéponse directe
Frapper un policier ou envoyer une voiture Bélier dans un lycée améliore-t-il les conditions d'études ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:22Fait
« David Guiro sur ce plateau disait "Je n'appellerai pas au calme, il doit se passer ce qui doit se passer." »
- 2:57Fait
« Bali Bagayoko a dit la violence peut-être légitime. »
- 6:20Fait
« En hiver, il fait froid. En été, il fait trop chaud. »
- 6:58Fait
« On est 30, on est trop, il manque beaucoup trop de profs. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Regardez ce qui se passe sur le front des manifestations lycéennes. Et c'est une situation grave. 356 établissements concernés, 625 interpellations, 83 membres des forces de l'ordre blessés, 119 élèves et enseignants qui sont blessés. Donc, il y a vraiment des des violences de plusieurs sortes. Euh, j'aimerais que vous vous réagissiez à aux accusations du président de la République qui sont assez sévères à l'égard de la France insoumise puisqu'il dit le président de la République que il y a une excitation qui est causée par la France insoumise. Regardez certaines des images des députés de la France insoumise. En l'occurrence, c'est Herilia Souet qui danse avec les avec les lycéens engagés.
C'est très violent ça. [acclamation]
[acclamation]
Voilà vos commentaires sur ces images. Il y a madame Souet, député Lecoq, député Vanier, euh monsieur Boyard, il y a le le député Léoman euh qui est-ce que comment est-ce que vous qualifiez l'engagement des gens de la France insoumises ? Bah je vous l'ai dit, moi je pense qu'effectivement c'est instrumentalisé mais d'ailleurs je pense qu'il y a un petit recul en arrière. J'ai l'impression que Mélenchon a compris quand même que le monstre lui a échappé un peu. Il y a quand même eu des violences qui sont très graves. On a entendu tout à l'heure Nunes disant que ça avait pris en plus un essort plus grand. Il y a eu 7 g d'acide. Enfin, je veux dire, c'est que c'est quand même pas la cours de récréation et ça se résume pas à la danse de madame de madame Soudée. Voilà. Après, moi la
violence et le chaos euh bah oui et du côté des amis de madame Lin que je subis depuis 4 ans à l'Assemblée nationale, on vous a vu faire, je vous rappelle que euh vous avez été condamné d'ailleurs souvent pour des violences, monsieur Mélenchon, Raphaël Arnaud, monsieur Deelogu, pour violence sur un CPE ou sur un prof. Voilà, donc c'est leur méthode, ça ne sont pas les nôtres. Je pense que moi je trouve ça bien que les Français le voient. Ça fait aussi une un contraste tellement fou avec les 800000 personnes qui étaient dans la rue euh ce ce weekend où il y a pas eu une poubelle de cassé. C'était la France voilà de la bienveillance. Là on en est loin. Je pense que c'est deux Frances un peu qui s'affrontent et c'est voilà votre façon de faire que de mettre de l'huile sur le
feu. Mais encore une fois en 2023 avec les avec les les émeutes, on a eu la même chose au moment de la mort de Naë. David Guiro sur ce plateau disait "Je n'appellerai pas au calme, il doit se passer ce qui doit se passer." Monsieur Mélenchon disait "Les chiens de garde veulent nous faire terre, moi je veux que justice soit rendue." Voilà, ils instrumentalisent, ils mettent de l'huile sur le feu. Je cite Jean-Luc Mélenchon hein. "À l'appel du Figaro, il s'en prend à certains médias et d'autres bulletins sous la pression des images, l'officialité médiatique veut réduire la mobilisation des jeunes à une manipulation politique." C'est insupportable. C'est une façon d'encourager les violences policières en les légitimant. J'en appelle à la conscience parentale des gens de presse.
"Nos jeunes méritent votre protection." Et il faut préciser que et Jean-Luc Mélenchon et Bali Bagayoko ont bien dit que ils incitaient à ne pas être violent. Mais il y a parfois Bali Bagayoko non, attendez pardon. Bali Bagayoko a dit la violence peut-être légitime et le préfet et le procureur ont demandé à Bali Bagayoko des explications par rapport à ce sujet là. Deuxièmement, il n'y a pas d'instrumentalisation, il y a une collaboration entre LFI et les syndicats lycéens. Monsieur Ran, c'est le président de l'Union syndicale lycéenne. D'accord. C'est lui qui a lancé la mobilisation. Il était au municipal sur une liste LFI. C'est un militant de LFI qui a lancé cette mobilisation. Et enfin et enfin pour terminer parce que madame Lin qui devrait être pourtant la première à
s'fusquer des images, j'ai vu moi sur les réseaux comme tous les gens qui nous regardent deux policiers qui ont été frappés. Est-ce qu'on peut m'expliquer en quoi frapper un policier ? Ça va redonner des moyens dans un lycée ? Est-ce que pour on peut m'expliquer en quoi envoyer une voiture Bélier dans le nord ça va redonner des moyens à des lycéens ? En revanche, ce qu'on peut me dire c'est que c'est que quand Bali Bagayoko danse ou quand madame Herciliasoudé danse alors qu'il y a des policiers qui sont frappés, moi je pense qu'on devrait plutôt être du côté des profs pour avoir de la fermeté et que madame Lin devrait être la première à dire arrêtez de nous frapper avec l'nervie d'extrême gauche. Écoutez là on age en plein délire. Vous êtes vous montrez des images dans
lesquelles on voit des députés insoumis qui dansent au milieu de lycéen qui sont joyeux et qui sont dans la revendication joyeuse. Vous trouvez ça joyeux ? Je je je dis c'est les images que vous les images que vous venez de montrer avec des députés insoumis, c'est cette ambiance là. Et vous et vous venez de citer des propos de députés insoumis et de Jean-Luc Mélenchon qui disent que évidemment nos méthodes et nous le répétons à chaque fois qu'il le faut, nos méthodes n'ont jamais été celles de la violence et nous sommes auprès d'eux précisément parce que nous soutenons leur revendication et que nous ne voulons pas que les choses dégénèrent et que précisément puisque vous dites qu'effectivement personne peut se satisfaire de qu'un policier soit blessé, j'aimerais vous entendre dire
que ça vous pose un problème de voir en fait qu'un qu'un enfant a perdu toutes ses dents parce qu'il a pris un tir de LBD ou une grenade dans la dans la dans la
et qui fait une clé de bras. toutes les images. Je dis tout simplement juste que dans cette séquence, j'aimerais que les médias ne participent pas à à l'ambiance dans laquelle on on montre toutes les images de toutes les violences qui mais derrière d'accord mais vous venez par exemple de faire le parallèle avec vous venez d'opposer aujourd'hui des lycéens mobilisés avec les gens qui se rassemblaient si j'ai bien compris vous parlez de samedi qui se rassemblaient pour la venue du pape enfin d'opposer les deux en disant c'est deux Frances qui s'opposent c'est complètement délirant on est en train de parler de jeunes d'enfants d'enfants qui sont en train de demander les les conditions professeurs. Mais regardez, ça se passe dans tout le pays. Me dites pas que dans tout le pays,
c'est ce qui dans tout le pays, vous voyez des jeunes qui sont en train de se mobiliser avec leur syndicat comme vous l'avez mentionné et ce sont des personnes ou des jeunes qui demandent le droit à [rires] éduquer. Et j'aimerais juste dire un truc, ce que je trouve fou, c'est que leur revendication, ce sont trop des enfants pour que les entendre. On les infantilise, ils sont instrumentalisés, ils sont incapables de penser par eux-même. Par contre, quand il s'agit d'envoyer des LBD, des policiers armés, alors là, c'est plus des enfants là. Là, ils sont traités même pas comme des adultes, comme des animaux contractent. Je ne suis pas d'accord avec cette façon. Je suis pas d'accord avec cette reparlera des violences. J'aimerais que Laurent Alexandre, vous nous rejoigiez.
Euh vous avez publié des livres sur l'éducation. Merci à Laurent Alexandre d'être là. Vos réactions à au aux déclarations de certains de ces collégiens et lycéens sur les raisons de leur combat. Alors, il y a des raisons d'insalubrité tout à fait réelle et on va en parler dans un instant. Il y a aussi par exemple le remploi du temps, le le niveau d'étude qu'ils attendent. Écoutez-les, vous pourrez réagir. Pourquoi il on cautionne pas la casse. Nous, on est vraiment venu pour défendre nos droits parce qu'on a des horaires de on n pas des horaires terribles. On fait des 8h 18h et c'est pas normal. Déjà à l'école, il y a pas de chauffage. En hiver, il fait froid. En été, il fait trop chaud. On est 30, on est trop, il manque beaucoup trop de profs. Bah c'est ça, c'està-dire que on sent
une fatigue des profs. On sent même pour nous, c'est fatiguant d'être à 36 dans une classe et puis encore c'est 35 minimum. ça peut aussi aller jusqu'à plus et c'est vraiment comment c'est-à-dire que oui, ça peut être compliqué. On sent les professeurs qui sont pas dans de bonnes conditions et surtout qui ne sont pas valorisés dans leur travail, que ce soit par leur salaire, par euh socialement parlant, ils ne sont pas valorisés dans leur travail alors que leur alors que c'est d'une importance capitale l'éducation. Et en fait l'éducation, elle est trop souvent que ce soit avec les coupes budgétaires, on n'est pas du tout valorisé en tant qu'élève, en tant que prof dans l'éducation globalement. Et c'est ça qui est compliqué et c'est ça en fait euh qu'on a envie de de dénoncer
euh avec ce mouvement. Laurent Alexandre, qu'est-ce que est-ce qu'il y a une promesse non tenue à cette génération selon vous ? Je vais jouer les vieux cons. Mais on était plus de 40 élèves quand j'étais au lycée et et et on ne trouvait pas ça anormal et mon lycée n'était pas très bien entretenu et personne ne se révoltait. Il y a un niveau d'exigence qui a qui a augmenté à tort ou à raison. Moi, je pense que le principal problème de cette génération, c'est l'angoisse devant le futur. Le système éducatif n'a pas évolué à la mesure de de l'évolution technologique et et notamment de l'intelligence artificielle qui est aujourd'hui un sujet majeur, tout le monde le voit bien et on ne répond pas.
Et c'est pas un problème de nombre d'élèves par classe. C'est pas un problème de de peinture dans les classure du chauffage. C'est un problème plus grave d'orientation. À force de donner à tout le monde le baccalauréat, de ne mettre aucune sélection à l'entrée à l'université, on a un taux d'échec qui est absolument dramatique. Par exemple, les bac pro ont moins de 5 % de chance de finir leur cieux universitaire. Donc on envoie euh les jeunes, on envoie nos gamins et et je suis père de de familles nombreuses au CASPIP avec un système qui ne s'est absolument pas adapté à l'évolution des métiers et à l'évolution technologique. Donc je pense que le pire
est à venir et ces jeunes vont avoir d'énormes difficultés d'intégration sur le marché du travail car on ne les forme pas au métier de demain. On utilise des méthodes qui ne sont plus du tout adapté à l'évolution de la technologie et par ailleurs, on est assez laxiste puisqu'on accepte comme le ministre le rappelait que l'immense majorité des devoirs à la maison soient fait par chat GPT. Donc il y a finalement un découragement, une démoralisation et une baisse de l'intensité de travail parce que l'intelligence artificielle est utilisée aujourd'hui pour glander et non pas pour travailler mieux et pour aller plus loin. Laurent Alexandre, est-ce qu'on a est-ce qu'on a menti à une génération ? Regardez la courbe des résultats du bac
parce que là on est dans le problème de fond. pour parler des problèmes de fond. Là, on y est vraiment hein. En 70, on était à 70 % environ de réussite. On a on est monté de façon délirante à aujourd'hui plus de 95 %. Alors, c'est pas exactement le même bac. Maintenant, il y a des évaluations qui précèdent. Mais qu'est-ce que ça révèle d'après vous, Laurent Alexandre ? On n' pas bien encadré l'explosion du nombre de Bâcheliers. En 1955, 4 % d'une classe d'âge arrivent au bac. En 1963, on était à 11 %. Aujourd'hui, on est entre 80 et et 90 %. Donc presque tout le monde a le baccalauréat. Euh on a dévalorisé complètement dévalué le
baccalauréat et le baccalauréat permet toujours aujourd'hui de rentrer dans le supérieur. Or, il y a un pourcentage croissant des jeunes dans le supérieur qui n'y arrivent pas parce qu'ils ne sont pas faits pour des études conceptuelles, parce que ça ne les intéresse pas et parce qu'ils y ont été mal orientés. Alors, c'est extrêmement difficile aujourd'hui de diminuer le taux de réussite au baccalauréat et le pourcentage des jeunes génération qui arrivent au bac. Mais comme je disais tout à l'heure, on les envoie au CASPIP car avec leur master qui ne vaut pas plus qu'une médaille en chocolat, ils vont avoir un mal énorme à rentrer sur le marché du travail. On a un effet de
surqualification apparente, c'est-à-dire qu'on voit beaucoup de jeunes bac + 5 qui finissent chauffeur U et et ce n'est pas ce qu'ils avaient en yager. Donc le sésame n'est plus là et et la démoralisation ne fait que commencer parce que le niveau dans le supérieur continue à baisser fortement. Les études de l'OCDE le montrent. Il y a 10 % des euh jeunes français qui finissent leur licence et qui ont le niveau en lecture et en écriture du cours moyen. Merci beaucoup. On va ouvrir le débat pendant que vous parlez. Euh Sarah Lin dit c'est n'importe quoi, c'est n'importe quoi. Donc vous pourrez donner votre avis aussi. Euh écoutez cette autre séquence où on voit à quel point les téléphones contrent pour ces jeunes puisqueil y a un prof qui essaie d'arracher le téléphone. C'est une de
leurs revendications. Laissez-nous nos téléphones. Il y a pas de Mais ça va pas le téléphone. 800 balles le téléphone le téléphone.
On a les images monsieur on a les images monsieur téléphone on a les images.
Génération là-dessus. Lour la Valette. Euh sur le téléphone, je suis un peu partagée parce que moi je suis la première à avoir envie que mes enfants n'aient pas le téléphone à l'école parce que je pense qu'effectivement ça les distrait. Et pourtant, j'ai lu une étude comme quoi en Finlande et en Estonie, le téléphone était pas interdit et ils ont quand même des résultats qui sont bons. Bon, je pense que Laurent Alexandre était un peu hors sujet. Euh ce qui est certain la fin du collège unique. Il faut revaloriser les filières d'excellence, les filières manuelles. Tout le monde n'est pas fait et peut-être que là, on sera d'accord pour avoir pour avoir un bac tel qu'il est. Pour le coup, je pense que nos voisins en Suisse et en Allemagne ont un un fonctionnement euh qui est bien plus
vertueux. Les gens rentrent en plus tôt sur le marché du travail, ce qui est vraiment le problème en France puisque le premier euh boulot en gros est à 27 ans en âge moyen. Donc ça fait pas forcément non plus le même PIB. Donc voilà, fin du collège un. Mais est-ce que vous donnez raison oui ou non à ces jeunes quand ils disent on veut pas se lever, on veut pas commencer à 8h, on veut pas finir à 5h ? Mais moi j'ai fait ça toute mon toute mon tout mon lycée. Enfin, je veux dire ça c'est abérant mais c'est un prétexte en fait. C'est un prétexte. Mais je vous rappelle simplement pour reparler d'instrumentalisation, souvenez-vous quand même Louis Boyard qui avait fait un challenge blocus et qui avait tiré au sort des jeunes qui avait justement bloqué des
lors d'une manifestation pour leur faire visiter l'Assemblée [raclement de gorge] nationale. Donc oui quand même madame Lin, vous êtes quand même complice de ce qui se passe dans la rue. Moi moi moi et au niveau des Républicains, on est pour l'interroduction du téléphone mais il y a quelque chose dont on a absolument pas parlé ce soir, c'est l'effondrement du classement PISA. C'est-à-dire que il y a quelques semaines, les résultats de la politique qui ont été menés depuis 40 50 ans, c'est-à-dire l'augmentation massive des crédits dans l'éducation nationale, contrairement à ce qui est dit parce que les lycéens les lycéens disent on n pas augmenté, on a beaucoup augmenté. La difficulté que nous avons et j'en parle notamment, vous évoquez le bouquin tout à l'heure, c'est que la plupart des
crédits qui sont votés dans l'éducation nationale aujourd'hui vont pour payer la retraite des enseignants. Donc je vous donne juste par exemple ce qui a été voté sous le le double quinquena Macron. 8 milliards d'augmentation du budget de l'éducation nationale. Sur ces 8 milliards, il y en a sep qui vont dans la poche des retraités de l'éducation. Ils sont très mal payés par contre. Donc et donc ça veut dire qu'il y a seulement milliard qui rentre pour l'augmentation des besoins de cette jeunesse. Donc la question qui se pose c'est comment on fait pour que les moyens massifs qui sont mis dans l'éducation nationale n'arrivent pas que pour les enseignants retraités ou n'arrivent pas non plus que pour des classements PISA qui sont abominables. Il faut le dire. Et encore
une fois quand j'entendais le ministre de l'éducation nationale dire "Oui mais c'est à cause des téléphones portables que notre classement PISA s'effondre." Non, je suis désolé. À Singapour, [raclement de gorge] vous avez donné en Estonie, en Asie, ils sont hyper connectés et pourtant leurs résultats sont très bons. C'est que nous avons échoué dans les méthodes d'éducation à cause de notamment du pédagogisme qui pourrit notre éducation nationale. Vous allez pouvoir réagir Richard Ramos, il est presque 23h. Je rappelle cette principale information, le mouvement s'étend et la violence monte le mouvement lycéen. mouvement qui annonce un acte 2 demain alors que Laurent Nunz, le ministre de l'intérieur parle d'une extension à la fois du mouvement et de la violence. On verra de nouvelles
images des violences tous azimutes qui ont lieu puisque il y a ce soir des élèves blessés, des forces de l'ordre blessé, des enseignants blessés. Écoutez la la déclaration de Marion Maréchal tout à l'heure sur notre antenne qui avait des mots très durs contre le mouvement. N'écoutez pas Bali Bagayoko, n'écoutez pas vos profs d'extrême gauche syndiquer parce que il vous emmène en réalité tout droit dans le mur. Retourner en classe, bosser, travailler dur parce que le monde ne va pas vous attendre. Parce que aujourd'hui vos petits camarades, élèves chinois et singapourien, ils ont trois fois votre niveau en mathématique et eux ils finissent pas à 17h, voyez-vous, que vous allez devoir affronter l'IA et la robotisation, vous allez devoir être d'autant plus compétent, d'autant plus
performant. Euh euh et donc il faut que vous compreniez que vous n'avez pas le luxe finalement euh de ne de ne pas aller en cours. Et j'en finis par là, mais euh il faut aussi dire à ces jeunes que nous avons besoin de médecin, nous avons besoin d'ingénieurs, nous avons besoin de soudeur, nous avons besoin d'être soignant, on n'a pas besoin de de glandeur et de manifestants. Richard Ramos. Non, je suis complètement opposé à ce qui vient d'être dit moi. Vous savez d'abord je me rappelle en 86, j'étais leader contre la loi de vaquet mais quand des jeunes ont des revendications, il y avait ce genre de violence, il y a eu il y a eu l'affaire Malekusekin, mais mais disant qu'il y avait pas ce genre de violence autant autant que ça. Mais ce qu'il faut pas quand même, c'est que dans les images
qu'on a vu notamment sur LCI, vous avez vu par exemple les policiers de temps en temps ils s'occupent des casseurs et il et de l'autre côté ils s'occupent presque pas des lycéens. Donc, il faudrait pas là depuis 1 heure qu'on ait l'impression que tous les lycéens qu'ont des revendications. Euh moi 30 ans après, je suis pas sûr que mes revendications à l'époque euh elles étaient très euh je dirais très intéressantes, mais on avait envie de participer à quelque chose. Voilà. Donc les lycéens euh qui ont des revendications, c'est légitime qu'ils en aient. Moi, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendez, attendezz. Vous allez pas me faire le coup. À chaque fois, j'ai pas parlé du tout sur le sujet. vous allez quand même pas continuer hein euh sur les les
lycéens. C'est légitime. C'est légitime. Et il faut dire nos policiers la plus de 80 % de leur temps, c'est permettre au lycéen de manifester. C'est ça qu' faut comprendre. Euh quand on on écoute les patrons de la de la police sur le sujet, ils disent quoi ? On protège les lycéens, on protège le droit à manifester. Et donc il faut pas penser que tous les lycéens ça serait que des extrémistes gauchistes et cetera. Moi ce que je trouve très dommageable, c'est quand monsieur Mélenchondi par exemple parle de des policiers la sauvagerie. Et donc là, on voit bien la tentative un peu politique, voire beaucoup politique, d'essayer d'instrumentaliser cette jeunesse pour la radicaliser. Ça c'est dangereux pour la démocratie et ça protège pas nos jeunes. Mais pouvoir permettre à des
jeunes qui sont lycéens de s'exprimer dans des revendications qui sont souvent justifiées de pouvoir manifester. Je trouve ça sain et on le voit bien, il y a plein de gens qui étaient pas dans les lycées quand on a vu les poubelles sur les images. Oui mais mais c'est pas mais c'est pas des listes en grand en grande partie la c'est très souvent on l'a vu dans les images. Ce sont pas les lycéens qui ont fait ça c'est des gens qui sont venus de l'extérieur. Même s minorité moi je je condamne toutes les violences sur les professeurs sur les policiers vous l'avez dit quand on a 7 h fois de l'acide qui est jeté sur les puniers je les condamne. Les policiers de l'autre côté quand ils vont au-delà de ce qu'il
devrait faire contre les les lycéens, je le condamne. Mais il n'empêche que le cadre républicain, c'est aussi de permettre à une jeunesse quand elle veut s'exprimer qu'elle s'exprime. Monsieur Ramos, ça vous choque pas que le président de l'Union syndicale lycéenne ce soit un militant LFI ? Oui, ça ça en fait en fait ça veut dire vous réduisez tout, vous rendez compte ce que vous faites. Vous réduisez tous les lycéens à des gens qui seraient lesfils mais vous rendez compte la jeunesse qui vous écoute. Mais mais vous devriez avoir honte de penser que les lycéens ils sont tous éléfie. Non non mais vous avez tort vous avez tort les lycéens ils sont pas tous les fill calmez-vous je pense que les gens nous comprennent sans hurler ben non mais ils ont ils ont ils ont compris que vous
vous pensez que tous les lycéens sont les fill je redis que celui qui a lancé le mot d'ordre c'est c'est un militant LI et deuxièmement il y a des revendications qui n'ont strictement rien à voir avec les lycées. Quand je vois des revendications pour Gaza et des drapeaux palestiniens, quelle espèce de rapport il y a les lycées ? Il y en a pas quand quand il y a des poubelles qui sont brûlées. Quel rapport ? Quand il y a des professeurs qui sont agressés. Donc donc vous avez pas besoin de crier, on est d'accord mais je suis d'accord. Non non, je suis pas d'accord avec vous quand vous dites que tous les lycéens c'est LFI. Voilà voilà c'est celui qui a lancé mouvement celui qui a lancé le mouvement dire ce soir celui qui a lancé le mouvement doit être dénoncé comme
étant un militant de LIF mais dénoncé c'est pas attendez c'est pas illégal ils ont le droit d'exister hein mais ils ont pas le droit de frapper les gens oui vous avez raison et pas de fracturer la démocratie en disant que la police c'est Jonasad est-ce qu'il faut reconnaître que et lesfi là a un succès de génération c'est-à-dire qu'on l'approuve ou qu'on le déprouve qu' oui qu'on le désapprouve ou qu'on l'approuve c'est pas tellement des députés modèes qui sont portés en triomphe par les jeunes devant l'édition. En réalité, c'est un succès de fête d'influence. Non, c'est un énorme paradoxe. C'est sont en fait, ils sont en train de faire manifester des jeunes contre leur propre avenir. Ils font manifester des jeunes contre leur propre avenir. C'est que juste
[rires] écoutez-moi un instant parce que pour les question m'a été posée. Je suis je suis le plus jeune du plateau donc pas de leçon là-dessus. Le plus jeune du plateau. Pardon. [rires] Vous sentez pas encore le biberon quand même. Vous sentez pas le biberon par juste une chose. Est-ce que pour m'expliquer en quoi des gens qui manifestent pour l'état de leur lycée, ça va améliorer leur lycée lorsqu'ils brûlent leur lycée ? Mais laissez-les au moins s'exprimer. [rires] C'est pas une expression, monsieur Ramos. Si je dis mon lycée est en mauvais état et que je mets le feu dans mon lycée, en quoi ça améliore l'orité minorité ? Moi ce qui me choque un peu, c'est que tout le monde sur ce plateau devrait condamner les images qu'on voit. C'est ce que j'ai fait. Éidame le gr, je l'ai
pas encore entendu dire que c'était scandaleux. On peut pas. C'est scandaleux. C'est scandaleux quand on attaque des flics. C'est scandaleux quand on attaque des J'aimerais vraiment qu'on s'arrête un instant puisqu'on en parle. Prenons-le de front, hein. Les images de violence, d'abord les images de violence subes par les élèves puisqu'il faut prendre les prendre toutes. Celles subies par les policiers, celles subies par les élèves. D'abord subie par les élèves. Ce soir, la procureur de tour euh considère que il y a une un blessé à à l'œil, cette fois, c'est chez les élèves où il y a effectivement la probabilité que ce soit un tir de de LBD qui était en tout cas la possibilité. [rires] Il y a cette autre image là, on est à Saint-Touin Lomone où on voit bien que les choses
sont souvent compliquées. L'élève est très provoquant, il a même un geste de violence à la garde des policiers. Les policiers tirent de manière extrêmement rapprochée et ce soir, il y a une enquête de l'IGPN à leur sujet. Oui. Et moi je veux juste alerter sur quelque chose. Je suis pas d'accord pour considérer qu'il y a deux camps. Tout à l'heure, vous avez parlé de deux camps. On parle d'un côté de d'enfants, gens qui sont pour la plupart d'entre eux des mineurs qui sont des lycéens qui se mobilisent pour des revendications. Pardon, il y a on vient de dire que c'était massif. Donc vous voyez bien quand on voit les images des des blocus, vous voyez plein de gamins qui sont devant qui sont là. Ils sont pas tous en train d'allumer des feux. Bon alors donc
arrêtez. Donc effectivement vous avez peut-être qui allument des feux mais enfin vous avez des mineurs qui sont là et vous avez en face des gens qui sont censés représenter la République qui sont armés, énormément armés avec des LBD et cetera et qui sont censés normalement assurer la sécurité en fait. Et d'ailleurs et d'ailleurs, je cite simplement même les je je je cite les les les mots qui sont donnés par les préfets qui qui ont plutôt dit bah nous on doit être présent la police doit être présente pour assurer la sécurité des manifestants. Ce qui en fait ce qui a toujours été normalement le principe du maintien de l'ordre. Donc je je dis juste que je ne suis pas d'accord pour mettre ça à égalité. Je ne suis pas d'accord pour faire ça et que par ailleurs tout cela a une un objectif.
C'est pour ça que nous disons aussi c'est il ne faut pas qu'il y ait ce genre d'image qui puisse circuler en boucle sur les médias parce que derrière vous voyez vous terminez l'us n'avons pas pu revenir sur ce que vous vous leur avez donné la parole tout à l'heure. Ils ont dit des choses. Ils ont dit il fait trop chaud dans notre lycée. Vous avez 90 % des établissements scolaires aujourd'hui dans le pays qui sont des passoirs thermiques. On crève de chaud l'été crève de froid l'hiver. Vous avez des établissements, vous avez 20 % d'établissement qui sont insalibles, proprement insalibles, 18 % qui ont des mois sur vous avez un établissement sur de qui manque d'enseignant en fait c'est globalement en train de dire je vous propose vraiment de faire on regarde d'abord les violences dans le
revendication compris qu'on ne soutenait pas de mode d'action violent nous n'avons jamais soutenu de mode d'action violent et que quand nous somil sou elle danse au milieu d' c'est pas un viol Alors vous êtes collector monsieur mais vous êtes incroyable. Alors vous êtes peut-être le plus jeune d'entre nous mais vous avez vraiment un problème avec la joie des gens. Vous on parle on parle de gens qui dansent et vous êtes en train de vouloir montrer la preuve que ces lycéens sont dangereux c'est qu'ils sont en train de danser avec madame Souet qui est venue les soutenir parce qu'elle partage leur revendication. Franchement, vous êtes pathétique là. Vous êtes pathétique depuis tout à l'heure. Franchement, parlez parlez d'autres d'autres évén la danse d'cilia que j'adore c'est que plus
on avance plus les film monre son vrai visage. Vraiment vraiment je vraiment j'ai très peur si demain vous étiez au deuxème tour vraiment dit. Attendez s'il vous plaît c'est il y a pas de s'il vous plaît à m'insulter les fill parce que madame s'il vous plaî chapitre un tout petit peu l la valette non une vraie question aussi sur les profs qui sont quand même très mal payés parce que font il y a le malaise aussi du côté des profs qui vont déjà bosser souvent la boule au ventre on sait bien qu'ils s'autocensurent dans certains quartiers parce que ça devient très compliqué et ils sont au milieu de leur carrière payés 18 % de moins que les preuves de OCDE donc c'est vrai que nous on a envie de revaloriser d'essayer de rattraper ce retard et dans le contrebudget que Marine Le Pen proposera
la semaine prochaine. Effectivement, il y aura cette part de revalorisation des profs. Il faut absolument arriver aussi à rétablir l'autorité. On voit bien quand même, alors vous vous dites qu'ils sont mineurs et tout mignons. Moi, je trouve quand même que c'est pas des enfants de cœur. Quand vous les voyez devant les flics enfin taper, là on vient d'en voir un quand même donner des coups de pieds. Je veux dire, il provoque quand même la police. Et vous avez bien vu la jeune fille qui était devant le proviseur et qui allait dans son espace là qu'on a vu tout à l'heure parce que lui attraperé son téléphone mais il avait pas lui attraper son téléphon. C'est normal quand on attrape le téléphone de menacer physiquement le le proviseur. Madame le grain. D'accord. Est-ce
que c'est le symptôme s'il vous plaît ? Est-ce que c'est le symptôme général appauvrissement ? Regardez, il y a beaucoup de scandales et là il faut donner le point à madame le grain effectivement où on a l'impression, on sait quandême la 7e puissance économique de la du monde la France, on n pas on n'est pas tout à fait dans cette ambiance là quand on voit l'état de certains lycées bagnolent des des matières fécales dans l'eau qui font que il a fallu intervenir d'urgence. On va entendre dans certains cas euh la présence des rats, euh les plafonds qui s'effondrent. Écoutez ce lycéen qui parle de la situation insalubre. On est dans un lycée de Saint-Denis. Les conditions d'y c'est insalubre. Il y a pas de radiateur quand il fait froid. C'est sale. Il y a des rails se
baladent. Fa pas les toilettes. Les toilettes elles sont sales. Ça marche même pas quand on veut tirer la chasse des pef dans les toilettes. Dans les toilettes. Qu'est-ce qu'il vous faut ? Qu'est-ce que vous demandez ? Nous on demande juste à refaire le lycée. Bien refaire le toit, les toitures tout ça. Problème d'hygiène. Il y a personne qui veut écouter ça qu'on dit. Dans les toilettes, ça pu dans les toilettes. C'est en fait c'est invivable. Travail, on va être bien, on va être satisfait. Quand on travaille, on va être satisfait. Là, on n pas satisfait, on va le matin, on est fatigué. En plus, on commence trop tôt, on finit trop tard. On va à l'école, on a la boule au ventre. Alors la Valette, est-ce que vous prenez ça en compte aussi ? Le fait qu'il y a un appauvrissement général, pas
seulement d'ailleurs dans ces dans ces régionl, je vais vous dire encore une fois, ça montre les cars. C'est l'échec de la politique d'Emmanuel Macron. Ces gens-là, on fait 1300 milliards de dettes en 10 ans. On a des hôpitaux qui fonctionnent pas, des lycées qui vont pas bien. Ils ont chaud, nous on a un grand plan de climatisation qu'on voudra mettre en œuvre. Bien sûr qu'il faut, c'est juste la région pardon. Le lycée Oui, mais c'est Oui, mais c'est la région qui gère les bâtiments. Donc quand il y a un plafond qui s'effondre, c'est la région qui mal gérat la région de le faire. Pardon. Et d'ailleurs sur ces sujets-là, encore une fois quand on voit que nos écoles élémentaires, c'est la commune, les collèges, c'est les départements, euh les lycées, c'est la région et c'est
plutôt bien fait. Les universités, c'est l'État et là c'est très mal fait. Voilà, quand globalement, il faut un seul opérateur pour ces affaires là. Moi je la si je peux si je peux juste bah du coup moi je suis vice-président de la région Normandie donc j'ai la charge j'ai charge de lycée non parce que l'état ne nous donne plus les moyens pour le faire au niveau des lycé euh les lycées sont en très bon état en Normandie on a fait un grand plan d'investissement ce qui est vrai c'est qu'il y a un sous-investissement dans la majorité de gauche avant que PCR ne reprenne les lycées et que du coup ils ont été obligés d'accélérer le réinvestissement et pardon mais là-dessus c'est vrai que c'est pas l'état ça ça vient des régions. et que à côté de ça, on a une singularité. Moi, je suis désolé,
l'argent des français quoi. Oui, mais c'est Oui, mais c'est affecté par les région et que dans certaines régions notamment dans les banlieux parisiennes, c'est vrai que ça n'est pas au niveau parce qu'il y a un sous-investissement soit à l'époque Jean-Paulon qui n'a pas mis le moyen et donc du coup, ils doivent rattraper beaucoup. Donc, en faire des grandes considérations nationales, je suis désolé Darius Rochbin de vous contredire, je pense pas que c'est lié à l'appauvrissement de la France. Je pense que c'est lié à des régions qui ont été mal gérées parce qu'on a mis les moyens dans d'autres sujets. Voilà, c'est et d'ailleurs faut être moins jacobin que ça là-dessus, on peut être un peu centralisateur et dire que dans certaines régions c'est bien géré et
dans d'autres ça l mal peu importe d'ailleurs le bord politique.