Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Brunet sur RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous leur reprochez aux journalistes ?
- 3:06FerméeRéponse partielle
Est-ce que ça irait de centre-gauche ?
- 3:29FerméeRéponse partielle
Est-ce que ça irait de centre-gauche ?
- 4:51ComplaisanteRéponse directe
Vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère.
- 9:02RelanceRéponse directe
L'unanimisme, au bout d'un moment, on considère dans certaines radios, certaines télévisions que parce qu'on va avoir pendant 2 minutes 30 un éditorialiste qui n'est pas dans l'unanimité et qu'on complète, on est dans la diversité.
- 11:08OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il ne devrait pas y avoir une plus grande séparation entre l'édito qui est un édito engagé et le journaliste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:37InvitéFait
« Je reproche, en revanche, à beaucoup d'éditorialistes une vision toujours à sens unique. »
- 1:47InvitéFait
« toujours le deux poids deux mesures, jamais l'écoute, toujours l'inquisition. »
- 2:11InvitéFait
« Ce qui me gêne, c'est quand systématiquement, il apporte plus que la contradiction. »
- 3:54InvitéFait
« J'ai fait reprendre 23 janvier, 18 février, 22 février, 26 février, 26 février, M. Guillon, qui en remet une contre moi. »
- 16:50InvitéChiffre
« Debout la France, mon parti 0,3%. J'ai fait 4,7% à la présidentielle. Admettons qu'on ait fait moins aux législatives, on est à 5% dans tous les sondages. »
- 17:04InvitéChiffre
« Front National, je ne suis pas du Front National, mais quand même 20%, la présidentielle, 4,7% du temps d'antenne. »
- 17:16InvitéChiffre
« La France Insoumise, c'est très peu, je vais vous dire, 3,6% d'une temps d'antenne. »
- 24:04InvitéFait
« Libre un milliardaire d'avoir un groupe de médias. En revanche, c'est malsain quand par exemple l'Etat achète des avions à ce propriétaire. »
- 28:50Locuteur 4Fait
« aujourd'hui on a une majorité de journalistes de droite centre-droite. »
- 31:20InvitéFait
« si on est pour la maîtrise des flux migratoires on est fasciste »
- 32:22InvitéFait
« j'avais la source du ministère en interne article du monde Dupont-Aignan raconte n'importe quoi c'est un menteur un fasciste etc »
Temps de parole
- Invité42 %
- Présentateur30 %
- Invité 28 %
- ?7 %
- Locuteur 45 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 13 %
≈ 16,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Eric Brunet. Vous allez bien ? Très bien. Les journalistes, c'est un sujet récurrent sur vous en préparant l'émission. J'ai vu que ça fait quelques années que vous les écorniflez, que vous les égratignez. Je vais être très précis parce que j'ai entendu le
début de notre émission.
On se réécoute... Pas tous les journalistes. On se réécoute le 6 mars. Pas tous. Exactement, tout à fait.
Je
vous rends la parole dans une seconde. C'était donc le 6 mars, mesdames, messieurs. C'était sur France 5, dans l'émission C'est à vous. Écoutez.
Ah,
on n'a pas le son. Le problème d
'Emmanuel Macron, c'est qu'il lance avec toute la propagande télévisuelle et les serviteurs du pouvoir comme vous. Non. Il lance en permanence...
Vous n'avez pas
le droit de dire ça.
Oh ben, M. Cohen est connu, c'est un macroniste.
Il est sur le service public, il passe sa vie, il passe sa vie à cirer les
ponts
de Macron. Non, il ne cirer les ponts de personne. C'est un cirer de pont du pouvoir. Il est payé pour ça. Il est payé pour ça. Donc
voilà, vous étiez invité le 6 mars sur France 5. Et puis, Patrick Cohen s'est un peu opposé à ce que vous pensiez, notamment sur les résultats du CETA, le traité de libre-échange contre l'Union Européenne et le Canada. Et puis, c'est parti sur le sujet des journalistes. Je ne
veux
pas qu'on parle du CETA en particulier, mais votre regard sur les journalistes m'intéresse. Parce que j'ai toujours, moi-même, été défiant, peut-être pas pour les mêmes raisons que vous, mais j'ai toujours... Qu'est-ce que vous leur reprochez aux journalistes ?
Mais je ne reproche rien aux journalistes. En soi, comme je trouve toujours débile quand on dit que les politiques sont tous pourris parce qu'il y a eu des politiques pourries. Je reproche, en revanche, à beaucoup d'éditorialistes une vision toujours à sens unique. toujours le deux poids deux mesures, jamais l'écoute, toujours l'inquisition. Et je trouve qu'à un moment, c'est lassant, et surtout que ça déforme le jugement des Français sur les journalistes. Encore une fois, il y
a
des émissions très différentes. Mais
sur
Cohen, ça ne me gêne pas que Cohen apporte la contradiction, c'est votre boulot.
Ça,
ça ne me gêne pas du tout. Ce qui me gêne, c'est quand systématiquement, il apporte plus que la contradiction. On a l'impression d'être face à un interrogatoire de M. Cohen quand on est d'un certain bord politique, et que quand il interroge des gens d'un autre bord politique, il est à plat ventre. C'est ça qui est insupportable. Et je vais vous dire, je ne
suis
pas le seul, j'ai retrouvé un dialogue fascinant entre M. Taddeï et M. Cohen dans cette même émission en 2013. Et vous retrouverez sur Internet ce dialogue, et Taddeï dit à Cohen exactement la même chose. Et à un moment, Cohen dit, mais on n'a pas le droit de penser ce qu'on veut. Et il se reprend, enfin dans le cadre de la loi. Et il y
a
un dialogue très intéressant entre Cohen et Taddeï, donc ce n
'est
pas moi qui ne
suis
pas content parce que M. Cohen n
'est
pas de mon avis. Je n'en ai rien à foutre. Vous savez, j'ai l'habitude d'avoir des gens qui ne sont pas de mon avis. Ce que je demande justement, c'est quand on arrive dans une émission,
ça
ne soit pas systématique dans un sens, qui est un peu d'écoute, de tolérance,
que ce ne
soit pas toujours pareil. C'est tout. Je pourrais vous donner des exemples sur cet avou, parce que j'ai repris. Non,
non,
mais
vous
savez quand vous allez être confronté à Cohen, vous savez que c'est plutôt une personnalité, c'est un journaliste,
qui
est plutôt, comment pourrais-je dire, de centre-gauche, voilà, est-ce que ça irait de centre-gauche ? Et c'est plutôt son tropisme, de
la même façon. Non, non, mais vous
faites un débat face à Zemmour, vous savez très bien qu'il ne
va
pas défendre le CETA, voilà. Donc, ça fait partie de la richesse du
truc.
Mais
c'est tout à fait d'accord avec Brunet. Ça fait partie de la richesse s'il y
a
une diversité. L'émission, c'est à vous. Elle est fascinante. J'ai regardé, parce que si vous voulez, pendant le mois d'avant,
il
n
'y a
pas une semaine où on ne
m
'attaquait pas dans cette émission. J'ai fait reprendre 23 janvier, 18 février, 22 février, 26 février, 26 février, M. Guillon, qui en remet une contre moi, 1er mars, le 6 mars, je dis ma vérité. Immédiatement, comme des chiens de garde, Mme Lemoyne, M. Lescure, me tombent dessus et me demandent ce qui est fascinant.
Il faut regarder la scène, attendez.
Imaginons que vous ayez dit une connerie.
C
'est normal que
tous les journalistes en parlent. Mais
ça,
c
'est normal. Mais là, ce n
'est
pas ça qu'ils me reprochent.
C
'est fascinant. Ils me tombent tous dessus. Vous n'avez pas le droit de dire ça. Vous n'avez pas le droit de penser ça. Excusez-vous. Mais attendez, on est encore en liberté de penser. Sortez. C'est mon émission, dit Mme Lemoyne. Je fais ce que je veux. Vous dégagez. Mais excusez-moi. C'est une émission du service
public. C'est le contribuable. Non, non, attendez. Je peux finir. Je
vous rends la parole.
C'est un débat. En même temps,
vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère. Le mec, il a sa carte de presse depuis des décennies. Oui, mais on le connaît. Vous lui dites qu'il est servile, qu'il sire les
pontes du poids.
C'est terrible comme jugement. C
'est un jugement
fort. Je le reconnais. Mais il y a tellement d'hommes politiques trouillards qui, depuis des années, subissent ça sans rien dire. Il y a tellement de Français qui n'en peuvent plus, je peux vous assurer, d'entendre cette partialité quotidienne. Que lui soit partial, c'est son droit. Il est éditorial. C'est l'unanimisme qui vous agace. C'est l'unanimisme. Et je vais vous dire ce qui est fascinant dans ce qui s'est passé. C'est que le lendemain, ça y est, je suis mis à mort. Je suis le taureau de la corrida. Il y a les picadors qui sont là. Et ils s
'y
remettent, seuls, sans que j'aie le droit de réponse. Le 7 mars, mise au point, solennelle. Je suis le monstre. Ils sont les gentils, je suis le méchant. 8 mars, ça recommence. 18 mars, ça recommence. Après, ils font venir leurs copains, leurs vedettes. Alors, Kim Berlin, qui va dire le méchant Dupont-Aignan. Et puis, hier, ils
ont
fait gros. Hier, c'est tout juste si ce n
'est
pas moi qui suis responsable de l'attentat en Nouvelle-Zélande. Alors là, les bras m'en tombent. C'est-à-dire qu'il y a eu un fou qui tue 50 personnes dans une mosquée. Il a parlé du grand remplacement. Moi, j'ai osé m'interroger sur l'immigration massive. Je n
'ai
jamais parlé de grand remplacement de ma vie. Et bien, donc, il y
a
un lien avec Dupont-Aignan. Non, mais c'est monstrueux. Moi, je refuse. Louis Chevènement avait dit ça un jour,
il
y a très longtemps. Je m'en souviens, j'étais presque étudiant. Il avait dit ça sur les guignols. Et vous savez, les guignols, à un moment, quand il était ministre de l'Intérieur, l'avait traité quasiment de nazi. Et il avait dit, je n'en peux plus de cette mise à mort symbolique. Et il
y a
un moment,
j'estime, il y a un moment...
Nicolas, elle a beaucoup moins de
pouvoir.
Admettez qu'elle a beaucoup moins de pouvoir. Cette presse-là, cette bien-pensance de centre
-grange,
qu'on a vue à l'époque de nulle part ailleurs, dans les guignols. Je sais bien, j'en ai souffert. Ça me faisait mal aux ventes, moi-même. Mais simplement, aujourd'hui, ils n'ont plus la carte. Ils sont moins nombreux. Cohen est presque devenu un produit rare. J'ai écrit un bouquin, il y a dix ans, qui s'appelait « Être de droite, un tabou français », qui disait que parmi les journalistes, les intellectuels, il n
'y
avait plus de type de droite. Mais le monde a un peu changé sur ce
registre. Il a
un peu changé, quand même. Vous
avez Rue Folle, vous avez Zemmour, vous avez le méchant libéral Brunet. Il y a quand
même une arborescence plus riche. Il y a
une petite arborescence qui essaye de survivre. Mais enfin, entre nous, Zemmour a été viré de RTL. Il n
'y
a plus de chronique. Entre nous, depuis l'élection de Macron, honnêtement, tout ça a été bien verrouillé, bien resserré. Je vous ai amené, je vous ai amené, tiens, depuis 15 jours,
à
partir du moment où j'ai commencé à monter dans les sondages, il y a eu une cabale. Tous les articles de presse, c'est Dupont-Aignan-Baise dans les sondages, ce qui est complètement faux quand on regarde les sondages, Dupont-Aignan a plein de problèmes, il va se planter, etc. Et puis Le Pen, qui était voué aux gémonies comme Mélenchon, alors là, Le Pen, elle est merveilleuse, elle est gentille. Et ce qui est fascinant,
et
que je trouve inquiétant pour la démocratie, et ce qui explique la crise de confiance des politiques et des journalistes, et c'est là où je crois que mon coup de gueule peut être utile, c'est que
cette
coupure a des conséquences terribles sur l'opinion. Parce que l'opinion ne croit plus les journalistes. L'opinion pense que tous les hommes politiques sont pourris. Or, je crois qu'on est différents. Éric Brunet,
ce
n
'est
pas Cohen. Mais si les directeurs de chaîne
et
les éditorialistes pouvaient...
Vous allez rire, il ne m'est pas antipathique, Cohen. Je ne
le
connais pas bien, mais il ne m'est pas antipathique. Mais moi, ce
n'est pas le problème. Je ne fais pas une fixation... Je ne fais
pas une fixation sur Cohen. Je dis qu'à un moment, j'en ai marre de la lâcheté des hommes politiques, qui se couchent, s'écrasent, et j'ai tellement de Français dans la rue qui viennent me voir en me disant merci d'avoir réagi un jour, que je ne veux pas accabler les journalistes, mais je veux dire respecter l'indépendance du service public, essayer d'être un peu plus impartiaux.
Vraiment essayer.
Je suis d'accord avec vous, plus pluriel, comme on dit dans la novlangue socialiste.
Un tout
petit peu, ça ne serait pas de
mal peut
-être. Bon, on se retrouve dans une petite seconde, vous m'appelez dans 32-16, et le méchant éditocrate à l'écharpe rouge, Christophe Barbier, sera au téléphone avec nous dans une seconde. Et vous aussi, vous faites le 32-16. Et je voudrais qu'on parle aussi d'une autre grosse arnaque, c'est les sondages. A tout de suite.
RMC, midi, 14h, c'est Radio Brunet, Eric Brunet.
Nicolas Dupont-Aignan, c'est vrai qu'en... Juin 2018, déjà, il
y a
quelques mois, donc, vous en étiez pris sur CNews. À Maurice Safran, c'est un peu chauffé. Au moins, vous êtes au pignâtre. On écoute, on écoute.
En vérité, vous signez votre perte de crédibilité. Et en disant ça, vous n'êtes plus journaliste, vous êtes militant politique. Et le problème, justement, des Français, c'est qu
'ils
n'ont plus confiance dans les médias, dans vous. Pourquoi ils regardent Internet ? Pourquoi ils n'achètent plus vos journaux ? Parce que, tout simplement, ils voient bien que vous n'êtes pas impartial. Et quand Jean-Luc Mélenchon le dit, il dit la vérité. Quand je le dis, on dit la vérité. C'est que les Français ne vous respectent plus non plus parce que vous avez pris parti.
sans jugement de valeur, ça, c'est un truc que j'aime bien chez vous. Parce que, franchement, sans prendre aux journalistes, je vous trouve parfois un peu excessif, etc. Mais sans prendre aux journalistes, il faut avoir des coronesses parce qu'en général, les politiques et tous ceux qui ont besoin de ce porte-voix gigantesque les caressent dans le sens du poil. Donc, voilà.
Je sais que je le
paye cher. Mais parfois, vous êtes un peu caricatural.
Non, je vais vous dire à Éric Brunet.
Éric Brunet. J'ai toujours réagi quand je ressentais au fond de moi-même une telle injustice, une vraie injustice. Je n'ai jamais attaqué un journaliste parce qu'il n'était pas d'accord avec moi ou que... Jamais. Et j'ai beaucoup de... Il n
'y a
pas de démocratie sans
journaliste. Moi, je vous
étonnerais, mais sur la question du CETA, je ne connais pas très bien le dossier, mais je
suis plutôt favorable à le CETA. Mais c'est
énorme. Encore une fois, je ne cherche pas à vous convaincre de tout. Je demande qu'il
y ait
une liberté d'expression que les Français et le sentiment qu'il
y a
une diversité. Et il y a l'article de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme. C'est l'honneur de votre métier. Et d'ailleurs, il y a beaucoup de journalistes... J'ai quand même reçu... Ça, ça va vous faire marrer, mais je ne peux pas donner le nom. J'ai quand même reçu pas mal de SMS après cette affaire.
C
'est à vous. De confrères à vous. Qui étaient quand même contents que j'ai osé dire ce qu'ils ne peuvent pas dire.
Oui, parce qu'il y a beaucoup de gens qui détestent Cohen. Non, mais ce n'est pas le problème de Cohen.
Moi, je vais vous dire, là où je vous entends et je vous comprends et où je suis assez d'accord avec vous, c'est l'unanimisme. Au bout d'un moment, on considère dans certaines radios, certaines télévisions que parce qu'on va avoir pendant 2 minutes 30 un éditorialiste qui n
'est
pas dans l'unanimité et qu'on complète, on est dans la diversité. C'est-à-dire qu'en gros, je ne
sais
pas, on va prendre un mec de droite le matin dans la matinale qui va avoir le droit de parler 3 minutes et donc on dit, regarde, c'est formidable, vous avez eu, vraiment, vous avez eu comme on est dans la diversité des, encore une fois, des opinions. Non, la réalité, c'est que l'inflexion idéologique sous-jacente, elle est donnée par une couleur plus générale et c'est les gens
qui sont... une confusion,
Eric aussi, Brunet.
C
'est qui est éditorialiste, qui est journaliste ? Oui. Et je pense que beaucoup de nos concitoyens sont exaspérés parce que certains journalistes se comportent en éditorialistes, des éditorialistes font croire qu'ils sont journalistes. Est-ce qu'il ne devrait pas y avoir, comme dans les journaux à une époque, une plus grande séparation entre l'édito qui est un édito engagé et moi, ça ne me choque pas du tout encore qu'un journaliste soit engagé. C'est la vie. Le tout, c
'est
qu'on le sache. On n'est pas le sentiment qu'à travers l'article, c'est engagé. Oui.
Et
Christophe Bardier...
ça
s'apprend dans toutes les écoles de journalisme, je crois.
Oui. Christophe, je ne
sais
plus trop ce que j'ai appris à l'école de journalisme. J'ai fait la bonne qu'il fallait, mais je ne savais plus trop ce qu
'on
nous apprenait. Christophe Bardier, bonjour Christophe. Bonjour Eric. Tu es l'horrible éditocrate à l'écharpe rouge, c'est bien ça, mon cher Christophe.
Moi,
je comprends tout à fait cette nécessité de distinguer, mais j
'ai
l'impression que c'est clair pour les gens.
C
'est clair pour eux de voir d'un côté des articles enquêtés sur le terrain où les journalistes reflètent les opinions de tel et tel et les faits qu'ils ont vus, sachant que chaque article est anglais, ce n
'est
pas non plus un exercice de neutralité absolue, à part peut-être dans certaines agences, le reste,
c'est des
articles
anglais parce qu'il faut choisir un point de vue. Et puis à côté de ça, il y a les journalistes, parce que c'est des journalistes aussi, les éditorialistes, ils ont une carte de presse qui sont là pour apporter un plus
de
convictions personnelles. Ça ne
veut
pas dire qu'ils ont raison, qu'ils ont la vérité, mais leur affirmation, leur conviction, voire parfois leur revendication va susciter chez l'auditeur une réflexion personnelle. Est-ce que je suis d'accord avec lui ? Est-ce que je ne suis pas d'accord ? Si je ne suis pas d'accord, quel argument je pourrais lui opposer ? Comment je construis mon raisonnement à partir de l'éditorial ?
Christophe, beaucoup de gens qui nous écoutent ont perçu ou perçoivent BFM TV comme une chaîne proche du pouvoir macronien. Beaucoup de gens perçoivent les journalistes bien au-delà de BFM TV, je pense à France Télévisions, ailleurs, dans des grandes radios publiques, privées, comme des gens qui sont à la solde. J'utilise ces termes qui sont assez dépréciatifs pour les journalistes, mais c'est ceux qui sont utilisés par ce qu'ils disent, et donc disent que les journalistes sont à la solde du pouvoir macronien. Comment tu te sors de ça, Christophe ? Comment sortir de ça quand on fait ton travail
? Ah
ben c'est très simple, par une démonstration scientifique et même biologique. Je ne suis pas macroniste, c'est éventuellement Macron qui est barbiériste. Parce que je suis désolé, mais un bon nombre de mes idées, de mes combats, je les avais avant même qu'il ait eu sa majorité, ce jeune président. Nicolas Dupont-Aignan peut en témoigner. Je suis pour l'Europe fédérale et pour la nation européenne depuis très longtemps. Et là-dessus, je vois Macron développer une pensée qui me convient. Mais c'est lui qui m'a rejoint. Sur un fait d'actualité plus récent, début décembre, j'ai expliqué qu'il fallait retirer la préfecture de police à Michel Delbuèche.
Non qu'il ne soit pas un bon professionnel, mais sa philosophie du maintien de l'ordre est antagoniste avec ce que disait le gouvernement et ce que montrait la rue. Donc il y avait d'évidence inadéquation. Il y a plusieurs mois, j'ai expliqué que Jacques Toubon ne se comportait pas en défenseur des droits, mais comme s'il était le patron d'une ONG. Il a le droit,
c
'est ses convictions. Mais défenseur des droits, ce n
'est
pas parce que parfois le gouvernement fait des choses qu'on a appelées de nos voeux qu'on est d'un seul coup les valets du gouvernement. Et puis parfois, les gouvernements ont raison et les oppositions ont tort.
Christophe, ton avis sur Dupont-Aignan, ce qui s'est passé le 6 mars sur France 5, et puis d'une manière générale, cette croisade, alors ce n
'est
pas sa grande croisade, mais de façon assez récurrente, il est cornifle, il est gratine, les journalistes qu'ils considèrent trop souvent dans certains médias proches du pouvoir. Macronien.
Oui, mais c'est comme vouloir casser des thermomètres pour faire baisser la fièvre et régler les épidémies. Les journalistes, les éditorialistes ne sont que des thermomètres. Ils reflètent leur opinion personnelle, parfois la ligne éditoriale de leur journal et parfois des courants de pensée. Donc on a le droit d'être en désaccord avec eux. Mais considérer qu'ils disent cela parce qu'ils sont vus par un pouvoir ou par un lobby, les instruments,
les
valets, ce n
'est
pas ça. Si, dans son adresse à Patrick Cohen, c'était un peu vous êtes l'envoyé du gouvernement, vous êtes le porte-parole. Non, ce n
'est
pas ça. Ce que vous dites, je ne le partage pas et je ne
le
partage tellement pas que je vais le
détruire. Je vais le détruire par des arguments,
par des invectives.
J'ai trouvé que Nicolas Dupont
-Aignan, qui souvent peut être argumenté, là, il était plus dans l'invective que dans l'argument. Nicolas Dupont-Aignan. Je vais vous donner un argument. France Inter, c'est une radio du service public. Oui. Elle est payée par le contribuable. Oui. Au mois de décembre,
les
temps de parole, c'est fascinant. Debout la France, mon parti 0,3%. J'ai fait 4,7% à la présidentielle. Admettons qu'on ait fait moins aux législatives, on est à 5% dans tous les sondages.
0,3%. Attendez la suite. Il
respecte la loi quand
même. Non, non, non, jamais.
Front National, je ne suis pas du Front National, mais quand même 20%, la présidentielle, 4,7% du temps d'antenne. C'est ahurissant. Et alors, quand vous prenez
la
France Insoumise ? La France Insoumise, c'est très peu,
je
vais vous dire, 3,6% d'une temps d'antenne. C'est ahurissant. C'est-à-dire que vous avez le service public financé par tous les Français, par la redevance, qui est d'une partialité confondante. Et j'ai saisi le CSA, Jean-Luc Mélenchon a saisi, Marine Le Pen a dû le faire, je ne sais pas. Mais ça continue. Ça fait 2 ans que ça dure, 10 ans que ça dure. C'est la propriété d'un courant de pensée. Ils ont le droit de penser ce qu'ils veulent. Ils ont le droit de faire des éditos, mais de grâce. Il y a diversité. Au fond,
je sens que vous êtes
vexé comme un type de droite qui est vécu par les élites. Laissez-moi terminer, qui est vécu par les élites parisiennes comme une espèce de plouc rural. Mais
bien sûr.
Mais c'est
pire que ça. On est sali. Je me souviens d'un truc qui m'a marqué à tout
jamais. Un jour, je vais sur Nul Par Ailleurs il y a quelques années, etc. Et je me souviens d'un truc,
c
'est que je l'ignorais, Marine Le Pen était reçue dans la première partie d'émission, la deuxième qui n'était pas la mienne. Et donc, je passe dans le couloir et on vous attribue une loge. Vous connaissez ça. Il y
avait
une petite loge avec Eric Brunet. Je m'installe. Je ne
sais
plus de quoi je devais parler. et je me souviens de Marine Le Pen qui était seule dans sa loge et les intermittents qui bossaient à Nul Par Ailleurs passaient devant elle, etc. et détournaient le regard parce que c
'est
une façon à l'époque où elle était pestiférée, vous savez, il
y a
une dizaine d'années. Et c'est vrai que de ce point de vue-là, on peut l'imaginer une espèce de vexation d'être le mec de droite de service qui ose parler de la maîtrise des flux migratoires. Alors là, c'est le crime magnifique. Mais la question que je vous pose, c'est est-ce que vous, c'est la base de votre vexation ? Si vous en
voulez aux
journalistes sans faire de psychologie
de
café, est
-ce que c'est à cause de ça ? Non, c'est pas à cause de ça. Ils ne vous aiment pas
? Non, ça je m'en fiche parce que d'abord, il
y
en a qui m'aiment bien et tout n'est pas caricatural. Ce qui me gêne, c'est que notre démocratie est faussée. Dans le livre, là je viens de publier un livre, J'explique comment la démocratie est faussée. Et par exemple, la crise des gilets jaunes, je suis convaincu que s'il y
a
autant de violence dans notre société, c'est parce qu'il
y
a beaucoup de gens qui ne pensent pas comme le pense la pauvreté. Vous avez vu en
Algérie
et pourtant ils souffrent les Algériens. Il
n'y a
pas de violence dans les manifestations.
Je
ne suis pas pour la violence. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je déteste la violence. Mais je crois qu'en tant comme politique, si je ne tire pas la sonnette d'alarme et si personne ne dit jamais rien, eh bien on va continuer avec une séparation et une fin de démocratie. Est-ce qu'on est encore en démocratie ? Regardez les temps de parole. Regardez la diversité des opinions. Regardez combien de gens dans la rue viennent me voir
de tous les lieux. Vous étiez au Grand Gaulle la semaine dernière.
Vous
étiez
chez Bourdain hier. Chez nous, vous
êtes bien. Mais je n'attaque pas tous les journalistes. Je ne fais pas des scandales. Parce que là aussi, on me fait passer pour un dingue maintenant. C'est
fascinant. On veut
dire que
je
fais des buzz. J'en ai fait deux. Deux. Un sur TF1 quand il ne
m
'avait pas invité pour le débat parce que
TF1
avait sélectionné cinq candidats sur onze. C'était une rupture d'égalité pour la présidentielle grave. Et
je l'ai
fait chez Cohen parce que j'estimais que cette émission était d'une partialité confondante depuis des mois. Bien.
On se retrouve dans une minute. Beaucoup d'appels. On prendra Maxime, mesdames, messieurs. A tout de suite.
LMC, midi 14h, Radio Brunet.
Vous nous écrivez et nous, fort logiquement, nous lisons à l'antenne vos messages, mesdames, messieurs. Allez, Alexandra, Rémi, Rémi, Alexandra.
Et on a Béatrice sur Twitter qui nous dit je sais que les journalistes ont un certain pouvoir. C'est à nous de ne pas nous faire manipuler et de garder notre libre arbitre et de ne pas devenir des moutons. Avoir notre libre arbitre intellectuel, ça, c'est important.
Oui, alors là, il faut mettre en marche le petit décodeur cérébral quand on écoute les infos qu'on regarde à la télévision.
Ce message de Patrick sur l'application RMC Direct Studio pour compléter votre question, je ne dirais pas que les journalistes sont de connivence avec les politiques mais qu'ils sont influencés par ceci. Oui, à tout le moins. À tout le moins.
Et on a Jeff sur Twitter qui nous dit les journalistes français sont de connivence avec le pouvoir mais que ce soit Macron, Hollande ou Sarkozy. On parle bien du quatrième pouvoir mais personnellement je dirais même que c'est le premier car il influence.
Oui, ils sont suivistes, oui, sauf qu'on le disait tout à l'heure, l'alternance dans les médias publics c'est un coup à gauche, un coup à gauche, un coup à gauche, un coup à gauche, mesdames, messieurs. Sous Sarkozy, je n
'ai
pas vu France Inter devenir de droite par exemple. Ce message d'Aïssatou ça fait sourire Nicolas Dupont-Aignan. Vas-y, je t'en prie.
Non, les journalistes ne sont pas de connivence avec Macron, je les trouve même très critiques, nous dit Aïssatou, voire même certains ont une haine contre lui et ne le cachent pas, ça me fait penser un peu à Sarko. Tu vois, il y a différentes visions des choses.
Et
sur Twitter, ils nous disent, naturel, pardon, nous dit mais bien sûr que Nicolas Dupont-Aignan a raison, les journalistes ont des ordres de ceux qui possèdent les médias et qui ont financé la campagne de Macron alors je pense qu'il renvoie juste l'ascenseur.
Allez, 9 milliardaires, on va en parler dans un instant effectivement des 9 milliardaires qui détiendront, enfin non, qui détiennent beaucoup, beaucoup de médias. 10 milliardaires précise Nicolas Dupont. 89%. Ah bon, on en parle tout de suite.
On
en parle tout de suite.
RMC, midi 14h, c'est Radio Brunet, Eric Brunet.
Voilà,
j'ai décidé d'inviter Nicolas Dupont-Aignan pour son combat de long terme contre le suivisme des journalistes. Mesdames, Messieurs, la pensée unique, voilà. Vous vous souvenez, c'était le 6 mars, il était l'invité du plateau de l'émission de France 5, c'est à vous. Il y a eu une petite algarade entre Patrick Cohen et lui.
Je
peux
faire
une remarque sur l'émission c'est à vous. Elle est produite par une société qui s'appelle Troisième Oeil. un producteur qui a un nom, je ne
veux
pas citer son nom en pâture, mais qui partage un fonds d'investissement avec M. Pigasse de la Banque Lazare émotionnelle du Monde. Qu
'est-ce que
vous voulez dire ? C'est l'entre
-soi, c'est ça ?
Je veux dire que c'est l'entre-soi. C'est curieux, c'est toujours les mêmes invités. Il n
'y a
jamais beaucoup d'invités de droite et quand c'est des invités de droite, on leur tape dessus. Et puis, c'est le mélange malsain des médias, de la finance et de la pensée unique.
Ça
ne veut pas dire qu'ils donnent des ordres. Ce n
'est
pas ça. Moi, je ne crois pas à un grand complot. C'est plus différent.
Je crois
que
c'est
un ensemble et quand vous voyez qu'il
y a
10 milliardaires qui possèdent 89,9% des journaux, 55,3% des parts d'audience, je ne parle pas du public, 40,4% des parts de radio, ça ne me choque pas qu'il y
ait
des gens riches,
qu
'il
y
ait des médias. Ce qui me choque et ce que je veux interdire comme aux Etats-Unis, comme au Brésil, comme dans beaucoup de pays, c'est que ces propriétaires dépendent des commandes publiques. Libre un milliardaire d'avoir un groupe de médias. En revanche, c'est malsain quand par exemple l'Etat achète des avions à ce propriétaire. Parce que le pouvoir, à ce moment-là, par sa commande publique, a une influence. Et dans la plupart des démocraties, il est interdit à un propriétaire de médias de dépendre
des commandes de l'Etat. Conflit d'intérêt. Oui, alors,
j'entends. C
'est très important. Si vous
aviez attaqué sur un autre registre, je vous aurais dit que moi, à ce micro, je n'ai jamais eu un
appel de drive des personnes.
Et qu'en revanche, je redoute davantage la bien-pensance de gauche de tout le monde, d'ailleurs de tous les journalistes, qui ne sont pas obéissants vis-à-vis d'un milliardaire, mais la bien-pensance de gauche ou l'auto-censure. La vraie vérole de ce métier, c'est l'auto-censure. C'est-à-dire, c'est le journaliste qui voit un truc et qui ne dit pas tout à fait ce qu'il a vu parce qu'il sent que ce qu'il a vu ce n
'est
pas politiquement convenable et donc, sans qu'on ait besoin de l'appeler, il s'auto-censure. Et donc, le milliardaire qui donne des coups de fil, je ne connais pas, mais la façon dont vous présentez les choses, ça me va mieux. Juste une chose, je voudrais qu
'on
passe par notre stagiaire, Alexandra, qui oeuvre, qui va nous donner l'intitulé du brunémétri, surtout qui va nous donner un petit peu la tendance de ceux qui votent sur cette défiance des Français vis-à-vis des journalistes. Est-ce qu'elle existe ? Oui ? Non ?
Alors aujourd'hui, Eric vous demande si vous pensez, comme Nicolas Dupont-Aignan, que les journalistes français sont de connivence avec le pouvoir macroniste. Donc, votez sur le Twitter et Facebook de Radio Brunet et toujours sur le site rmc.fr. Et nos auditeurs sont à 68% d'accord avec M. Dupont-Aignan.
Oui, ça ne m'étonne pas. Est-ce que c'est confirmé, Rémi, par les grandes enquêtes d'opinion, les sondages qu'il y
a
pu y avoir en France ces dernières semaines, ces derniers mois, ces dernières années ?
Tous vont dans le même sens et je t'ai pris le dernier en date, c'est le sondage Via Voice sur la confiance des français dans les médias. Écoute, ces chiffres sont édifiants et on retrouve ce que Nicolas Dupont-Aignan fustige régulièrement. 70% des français estiment que les contenus des médias sont influencés par leurs actionnaires qui les financent. On vient d'en parler. 66% des français pensent que les contenus des médias sont influencés par les personnalités politiques au pouvoir. Clairement, il y
a
une influence du pouvoir. 64% disent que les journalistes sont trop proches du pouvoir. C'est une de vos accusations notamment en 2012. 43% des français pensent que les journalistes ne peuvent pas comprendre les gens du peuple car la plupart vivent entre eux à Paris avec des revenus élevés.
Ça c'est un peu faux parce qu'il y a beaucoup de
journalistes qui vivent difficilement. Mais vous l
'avez
dit en 2012 pour les éditorialistes.
Ne comprendons pas. Je ne comprends pas. Là-dessus,
Éric
Brunet,
je vais être
très clair. Il y a des riches et des pauvres. Il y a des éditorialistes
qui sont très riches et il y a les
journalistes et les tigistes
qui vivent un enfer. Et je peux vous dire
qu'à chaque déplacement beaucoup de
précarité et à chaque déplacement que je fais en province je vois les pigistes. Il faut voir ce qu'ils subissent notamment aussi dans les chaînes publiques parce qu'à Radio France pour être titularisé il faut attendre 15 ans. Moi,
j'ai été pigiste et je n'ai jamais dit des journalistes. Vous avez raison que vous disiez les éditorialistes. Les amis,
on commence pigiste dans ce métier. Moi, j'ai commencé pigiste et je
me suis passé
15 ans à France 3 Région où franchement ce n'était pas la fête au village au niveau des revenus. Donc, si tu veux, c'est le continuum classique d'une carrière où tu commences dans la précarité puis après tu as un CDD puis après tu as un CDI puis ton CDI ce n
'est
pas la fête et puis à un moment donné ça se décoince. Je voulais juste te dire une chose. Vous disiez tout à l'heure, tu disais Rémi que les gens considèrent que les journalistes suivent le pouvoir et que c'est un pouvoir de gauche et bien ils sont suivis. Je voudrais quand même rappeler que France Inter pendant que Sarkozy était là n'a jamais été sarkozyste. Il ne
faut
pas exagérer. Moi, je pense qu'un des problèmes de ce métier c'est quand même une bien-pensance de gauche qui continue à être beau jour devant elle. On va prendre Maxime juste qui m'appelle Dancy parce qu
'il
y
a
beaucoup d'appels au 32-16 on n
'a
pas pris grand monde. Salut Maxime
! Oui,
bonjour tout le monde. Bonjour Éric.
Bon, est-ce que tu entends Dupont-Aignan quand il dit que les journalistes français sont souvent de connivence avec le pouvoir matroniste aujourd'hui
?
Alors, autant je ne
suis
pas d'accord avec toutes ces idées politiques autant je suis d'accord avec tout ce qu'il a dit depuis qu'il est sur votre plateau. Moi, je pense que c'est vraiment le ressentiment qu'on a nous les français vis-à-vis de vous les journalistes.
Je
pense qu'aujourd'hui on ne vous fait plus confiance. Quand on vous donne des informations qu'est-ce qu'on fait ? On va tous sur internet et puis on va essayer de recouper de regarder d'autres médias d'autres informations pour voir effectivement ce qui se passe. Et puis vraiment C'est dramatique. Je pense qu'il me sort par les yeux en tout cas moi je le constate au quotidien j'adore les émissions c'est vraiment l'entre-soi. C'est un truc de fou. Mais il y
a
une raison et tu l'as souligné à un moment c'est que comme on a eu à une époque une majorité de journalistes de gauche aujourd'hui on a une majorité de journalistes de droite centre-droite.
Et
on
le voit et on
le
ressent
tu veux dire macronien.
Non
mais non parce que justement moi je ne veux pas mettre le lien où Macron dit donne les messages non ça va plus loin que ça c'est que ces gens en
a ils
ont en face de un pouvoir qui fait une politique
pour
laquelle ils ont peut-être même voté. Bon vous comprenez que c'est un petit peu dur du moins c'est pas facile pour eux d'avoir la dent dure. Et après on en a parlé tout à l'heure c'est ce manque de mixité. Vous prenez des émissions bon j'en prends quelques-unes vous prenez Canal Plus Calvi BFM TV bon vous c'est de 19h à 22h je les regarde pratiquement toutes la 5 etc. Bon vous prenez le plateau
vous
avez des invités politiques vous avez des invités économiques
bon
ils sont tous
de
droite centre-droite vous en prenez vous en prenez trois il y en a trois sur le plateau il n
'y
en a pas un qui n
'est
pas d'accord avec eux ils sont tous d'accord ensemble
mais
tu es fou mais
tu
ne dis pas de droite tu parles au dernier journaliste filloniste de France ne dis pas que les mecs sont de droite sur BFM TV
Eric Brunet je vais faire une remarque Eric Brunet si
tu veux je vais affiner en disant centre-droite
ce que veut dire l'auditeur oui oui social-démocrate bon temps macroniste il n'y a plus de
contradictions sur les plateaux il
n
'y
a
plus de gens différents qui vont dire moi je ne suis pas d'accord pour ça
et quand ils s'emmerdent et
quand ils s'ennuient ils invitent la France Insoumise en général ça finit comme ça quand
on tombe
sur celui on prend
la France Insoumise un mec qui dit j'ai ajouté un mot oui Nicolas Dupoignan
je comprends ce que veut dire monsieur en fait ce n
'est
pas une question de couleur ou de partie c'est une pensée unique comme
quoi
il
n'y aurait pas
d'autre politique c'est à dire que ce qui est terrible et ce qui explique la dépression nerveuse des français politiquement c'est que toute la journée à leur télévision on leur explique il n
'y a
pas d'autre politique possible et ce qui fait que c'est très difficile de montrer à nos compatriotes qu'il y a d'autres politiques possibles qu'en démocratie il y a toujours le choix on ne peut plus c'est insupportable je vous assure que quand on est homme politique et qu'on veut faire passer une autre démarche sur les retraites sur la SNCF sur la privatisation d'ADP sur la privatisation d'ADP c'était fascinant c'était fascinant les chaînes d'info qui ont défendu pendant deux jours la privatisation ça a été très dur d'aller contre
très dur et la maîtrise des flux
migratoires
parlez et l
'immigration si on est
pour la maîtrise des flux migratoires on est fasciste c'est insupportable je vous assure en tout cas moi je le vis c'est vrai difficilement parce que j'ai l'impression j'ai l'impression qu'on ne peut plus on ne peut plus et qu'on est sali et alors la dernière en date c'est les fake news nous on nous assassine en permanence dès qu'on fait la moindre erreur et on en fait des erreurs moi j'en ai commis des erreurs je ne
dis
pas que je suis parfait alors là on ne me loupera pas en revanche le gouvernement le président de la république quand il fait des fake news alors là c'est jamais relevé jamais relevé donc chiche les fake news j'accepte mes torts quand je me trompe mais alors que tout le monde y passe que ce soit pas à sens unique et dès qu'on n
'est
pas d'accord avec le pouvoir c'est une fake news et puis on s'aperçoit deux ans après que ce n'était pas tant que ça une fake news oui
et
puis les chasseurs de fake news parfois font marrer parce
que les chasseurs de fake news ils ne sont pas très objectifs les chasseurs de fake news
ils ont dit bon il va falloir qu'on coince Nicolas Dupont-Aignan ou bien je ne sais qui sur ce sujet
là sur les travailleurs détachés je me souviens pendant la
présidentielle un
mois avant l'élection
on me dit que j'ai raconté n'importe quoi sur les travailleurs détachés qu'il n'y
en
a pas 500 000 j'avais la source du ministère en interne article du monde Dupont-Aignan raconte n'importe quoi c'est un menteur un fasciste etc le lendemain de la présidentielle les chiffres que j'avais eu sont publiés
est
-ce que vous croyez que le monde a fait un démenti
non
merci Nicolas Dupont-Aignan 13h50 résultat final de ce brunet maîtrise s'il te plaît on était à 68% tout à l'heure Alexandra ça a bougé
alors
est-ce que comme Nicolas Dupont-Aignan vous pensez que les journalistes français sont de connivence avec le pouvoir macroniste et nos auditeurs sont d'accord avec monsieur Dupont-Aignan à 67%
c'est exactement le résultat des sondages c
'est conforme aux vrais sondages qui sont faits puisque nous c'est une modeste ça tourne autour de 65-70
merci
beaucoup Nicolas Dupont-Aignan