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Podcast / conversationNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 19 mars 2019 33 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalNumériqueSolidarités & famille

Nicolas Dupont-Aignan invité de Radio Brunet sur RMC

Source d'origine 7 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:26OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous leur reprochez aux journalistes ?

  • 3:06FerméeRéponse partielle

    Est-ce que ça irait de centre-gauche ?

  • 3:29FerméeRéponse partielle

    Est-ce que ça irait de centre-gauche ?

  • 4:51ComplaisanteRéponse directe

    Vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère.

  • 9:02RelanceRéponse directe

    L'unanimisme, au bout d'un moment, on considère dans certaines radios, certaines télévisions que parce qu'on va avoir pendant 2 minutes 30 un éditorialiste qui n'est pas dans l'unanimité et qu'on complète, on est dans la diversité.

  • 11:08OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il ne devrait pas y avoir une plus grande séparation entre l'édito qui est un édito engagé et le journaliste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:37InvitéFait
    « Je reproche, en revanche, à beaucoup d'éditorialistes une vision toujours à sens unique. »
  • 1:47InvitéFait
    « toujours le deux poids deux mesures, jamais l'écoute, toujours l'inquisition. »
  • 2:11InvitéFait
    « Ce qui me gêne, c'est quand systématiquement, il apporte plus que la contradiction. »
  • 3:54InvitéFait
    « J'ai fait reprendre 23 janvier, 18 février, 22 février, 26 février, 26 février, M. Guillon, qui en remet une contre moi. »
  • 16:50InvitéChiffre
    « Debout la France, mon parti 0,3%. J'ai fait 4,7% à la présidentielle. Admettons qu'on ait fait moins aux législatives, on est à 5% dans tous les sondages. »
  • 17:04InvitéChiffre
    « Front National, je ne suis pas du Front National, mais quand même 20%, la présidentielle, 4,7% du temps d'antenne. »
  • 17:16InvitéChiffre
    « La France Insoumise, c'est très peu, je vais vous dire, 3,6% d'une temps d'antenne. »
  • 24:04InvitéFait
    « Libre un milliardaire d'avoir un groupe de médias. En revanche, c'est malsain quand par exemple l'Etat achète des avions à ce propriétaire. »
  • 28:50Locuteur 4Fait
    « aujourd'hui on a une majorité de journalistes de droite centre-droite. »
  • 31:20InvitéFait
    « si on est pour la maîtrise des flux migratoires on est fasciste »
  • 32:22InvitéFait
    « j'avais la source du ministère en interne article du monde Dupont-Aignan raconte n'importe quoi c'est un menteur un fasciste etc »

Temps de parole

  • Invité42 %
  • Présentateur30 %
  • Invité 28 %
  • ?7 %
  • Locuteur 45 %
  • Locuteur 24 %
  • Locuteur 13 %

≈ 16,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Eric Brunet. Vous allez bien ? Très bien. Les journalistes, c'est un sujet récurrent sur vous en préparant l'émission. J'ai vu que ça fait quelques années que vous les écorniflez, que vous les égratignez. Je vais être très précis parce que j'ai entendu le

0:21
Locuteur

début de notre émission.

0:23
Présentateur

On se réécoute... Pas tous les journalistes. On se réécoute le 6 mars. Pas tous. Exactement, tout à fait.

0:27
Locuteur

Je

0:27
Présentateur

vous rends la parole dans une seconde. C'était donc le 6 mars, mesdames, messieurs. C'était sur France 5, dans l'émission C'est à vous. Écoutez.

0:38
Locuteur

Ah,

0:39
Présentateur

on n'a pas le son. Le problème d

0:40
Invité

'Emmanuel Macron, c'est qu'il lance avec toute la propagande télévisuelle et les serviteurs du pouvoir comme vous. Non. Il lance en permanence...

0:47
Locuteur

Vous n'avez pas

0:47
Locuteur 5

le droit de dire ça.

0:48
Invité

Oh ben, M. Cohen est connu, c'est un macroniste.

0:50
Locuteur

Il est sur le service public, il passe sa vie, il passe sa vie à cirer les

0:54
Invité

ponts

0:55
Locuteur

de Macron. Non, il ne cirer les ponts de personne. C'est un cirer de pont du pouvoir. Il est payé pour ça. Il est payé pour ça. Donc

1:02
Présentateur

voilà, vous étiez invité le 6 mars sur France 5. Et puis, Patrick Cohen s'est un peu opposé à ce que vous pensiez, notamment sur les résultats du CETA, le traité de libre-échange contre l'Union Européenne et le Canada. Et puis, c'est parti sur le sujet des journalistes. Je ne

1:17
Locuteur

veux

1:17
Présentateur

pas qu'on parle du CETA en particulier, mais votre regard sur les journalistes m'intéresse. Parce que j'ai toujours, moi-même, été défiant, peut-être pas pour les mêmes raisons que vous, mais j'ai toujours... Qu'est-ce que vous leur reprochez aux journalistes ?

1:28
Invité

Mais je ne reproche rien aux journalistes. En soi, comme je trouve toujours débile quand on dit que les politiques sont tous pourris parce qu'il y a eu des politiques pourries. Je reproche, en revanche, à beaucoup d'éditorialistes une vision toujours à sens unique. toujours le deux poids deux mesures, jamais l'écoute, toujours l'inquisition. Et je trouve qu'à un moment, c'est lassant, et surtout que ça déforme le jugement des Français sur les journalistes. Encore une fois, il y

2:01
Locuteur

a

2:01
Invité

des émissions très différentes. Mais

2:03
Locuteur

sur

2:04
Invité

Cohen, ça ne me gêne pas que Cohen apporte la contradiction, c'est votre boulot.

2:10
Locuteur

Ça,

2:11
Invité

ça ne me gêne pas du tout. Ce qui me gêne, c'est quand systématiquement, il apporte plus que la contradiction. On a l'impression d'être face à un interrogatoire de M. Cohen quand on est d'un certain bord politique, et que quand il interroge des gens d'un autre bord politique, il est à plat ventre. C'est ça qui est insupportable. Et je vais vous dire, je ne

2:33
Locuteur

suis

2:33
Invité

pas le seul, j'ai retrouvé un dialogue fascinant entre M. Taddeï et M. Cohen dans cette même émission en 2013. Et vous retrouverez sur Internet ce dialogue, et Taddeï dit à Cohen exactement la même chose. Et à un moment, Cohen dit, mais on n'a pas le droit de penser ce qu'on veut. Et il se reprend, enfin dans le cadre de la loi. Et il y

2:52
Locuteur

a

2:52
Invité

un dialogue très intéressant entre Cohen et Taddeï, donc ce n

2:56
Locuteur

'est

2:56
Invité

pas moi qui ne

2:56
Locuteur

suis

2:56
Invité

pas content parce que M. Cohen n

2:58
Locuteur

'est

2:58
Invité

pas de mon avis. Je n'en ai rien à foutre. Vous savez, j'ai l'habitude d'avoir des gens qui ne sont pas de mon avis. Ce que je demande justement, c'est quand on arrive dans une émission,

3:05
Locuteur

ça

3:06
Invité

ne soit pas systématique dans un sens, qui est un peu d'écoute, de tolérance,

3:11
Locuteur

que ce ne

3:11
Invité

soit pas toujours pareil. C'est tout. Je pourrais vous donner des exemples sur cet avou, parce que j'ai repris. Non,

3:17
Locuteur

non,

3:17
Invité

mais

3:17
Locuteur

vous

3:18
Présentateur

savez quand vous allez être confronté à Cohen, vous savez que c'est plutôt une personnalité, c'est un journaliste,

3:24
Locuteur

qui

3:24
Présentateur

est plutôt, comment pourrais-je dire, de centre-gauche, voilà, est-ce que ça irait de centre-gauche ? Et c'est plutôt son tropisme, de

3:31
Locuteur

la même façon. Non, non, mais vous

3:32
Présentateur

faites un débat face à Zemmour, vous savez très bien qu'il ne

3:36
Locuteur

va

3:36
Présentateur

pas défendre le CETA, voilà. Donc, ça fait partie de la richesse du

3:41
Invité

truc.

3:41
Locuteur

Mais

3:41
Invité

c'est tout à fait d'accord avec Brunet. Ça fait partie de la richesse s'il y

3:46
Locuteur

a

3:46
Invité

une diversité. L'émission, c'est à vous. Elle est fascinante. J'ai regardé, parce que si vous voulez, pendant le mois d'avant,

3:54
Locuteur

il

3:54
Invité

n

3:54
Locuteur

'y a

3:54
Invité

pas une semaine où on ne

3:56
Locuteur

m

3:56
Invité

'attaquait pas dans cette émission. J'ai fait reprendre 23 janvier, 18 février, 22 février, 26 février, 26 février, M. Guillon, qui en remet une contre moi, 1er mars, le 6 mars, je dis ma vérité. Immédiatement, comme des chiens de garde, Mme Lemoyne, M. Lescure, me tombent dessus et me demandent ce qui est fascinant.

4:17
Locuteur

Il faut regarder la scène, attendez.

4:19
Présentateur

Imaginons que vous ayez dit une connerie.

4:21
Locuteur

C

4:21
Présentateur

'est normal que

4:22
Locuteur

tous les journalistes en parlent. Mais

4:24
Invité

ça,

4:24
Locuteur

c

4:24
Invité

'est normal. Mais là, ce n

4:26
Locuteur

'est

4:26
Invité

pas ça qu'ils me reprochent.

4:27
Locuteur

C

4:27
Invité

'est fascinant. Ils me tombent tous dessus. Vous n'avez pas le droit de dire ça. Vous n'avez pas le droit de penser ça. Excusez-vous. Mais attendez, on est encore en liberté de penser. Sortez. C'est mon émission, dit Mme Lemoyne. Je fais ce que je veux. Vous dégagez. Mais excusez-moi. C'est une émission du service

4:44
Locuteur

public. C'est le contribuable. Non, non, attendez. Je peux finir. Je

4:49
Présentateur

vous rends la parole.

4:50
Locuteur

C'est un débat. En même temps,

4:51
Présentateur

vous n'y allez pas avec le dos de la cuillère. Le mec, il a sa carte de presse depuis des décennies. Oui, mais on le connaît. Vous lui dites qu'il est servile, qu'il sire les

5:00
Locuteur

pontes du poids.

5:00
Présentateur

C'est terrible comme jugement. C

5:02
Locuteur

'est un jugement

5:03
Invité

fort. Je le reconnais. Mais il y a tellement d'hommes politiques trouillards qui, depuis des années, subissent ça sans rien dire. Il y a tellement de Français qui n'en peuvent plus, je peux vous assurer, d'entendre cette partialité quotidienne. Que lui soit partial, c'est son droit. Il est éditorial. C'est l'unanimisme qui vous agace. C'est l'unanimisme. Et je vais vous dire ce qui est fascinant dans ce qui s'est passé. C'est que le lendemain, ça y est, je suis mis à mort. Je suis le taureau de la corrida. Il y a les picadors qui sont là. Et ils s

5:34
Locuteur

'y

5:34
Invité

remettent, seuls, sans que j'aie le droit de réponse. Le 7 mars, mise au point, solennelle. Je suis le monstre. Ils sont les gentils, je suis le méchant. 8 mars, ça recommence. 18 mars, ça recommence. Après, ils font venir leurs copains, leurs vedettes. Alors, Kim Berlin, qui va dire le méchant Dupont-Aignan. Et puis, hier, ils

5:54
Locuteur

ont

5:54
Invité

fait gros. Hier, c'est tout juste si ce n

5:58
Locuteur

'est

5:58
Invité

pas moi qui suis responsable de l'attentat en Nouvelle-Zélande. Alors là, les bras m'en tombent. C'est-à-dire qu'il y a eu un fou qui tue 50 personnes dans une mosquée. Il a parlé du grand remplacement. Moi, j'ai osé m'interroger sur l'immigration massive. Je n

6:14
Locuteur

'ai

6:14
Invité

jamais parlé de grand remplacement de ma vie. Et bien, donc, il y

6:17
Locuteur

a

6:17
Invité

un lien avec Dupont-Aignan. Non, mais c'est monstrueux. Moi, je refuse. Louis Chevènement avait dit ça un jour,

6:23
Locuteur

il

6:23
Invité

y a très longtemps. Je m'en souviens, j'étais presque étudiant. Il avait dit ça sur les guignols. Et vous savez, les guignols, à un moment, quand il était ministre de l'Intérieur, l'avait traité quasiment de nazi. Et il avait dit, je n'en peux plus de cette mise à mort symbolique. Et il

6:38
Locuteur

y a

6:38
Invité

un moment,

6:39
Locuteur

j'estime, il y a un moment...

6:41
Présentateur

Nicolas, elle a beaucoup moins de

6:42
Locuteur

pouvoir.

6:42
Présentateur

Admettez qu'elle a beaucoup moins de pouvoir. Cette presse-là, cette bien-pensance de centre

6:46
Locuteur

-grange,

6:47
Présentateur

qu'on a vue à l'époque de nulle part ailleurs, dans les guignols. Je sais bien, j'en ai souffert. Ça me faisait mal aux ventes, moi-même. Mais simplement, aujourd'hui, ils n'ont plus la carte. Ils sont moins nombreux. Cohen est presque devenu un produit rare. J'ai écrit un bouquin, il y a dix ans, qui s'appelait « Être de droite, un tabou français », qui disait que parmi les journalistes, les intellectuels, il n

7:09
Locuteur

'y

7:09
Présentateur

avait plus de type de droite. Mais le monde a un peu changé sur ce

7:11
Locuteur

registre. Il a

7:12
Présentateur

un peu changé, quand même. Vous

7:14
Locuteur

avez Rue Folle, vous avez Zemmour, vous avez le méchant libéral Brunet. Il y a quand

7:19
Présentateur

même une arborescence plus riche. Il y a

7:21
Invité

une petite arborescence qui essaye de survivre. Mais enfin, entre nous, Zemmour a été viré de RTL. Il n

7:27
Locuteur

'y

7:27
Invité

a plus de chronique. Entre nous, depuis l'élection de Macron, honnêtement, tout ça a été bien verrouillé, bien resserré. Je vous ai amené, je vous ai amené, tiens, depuis 15 jours,

7:39
Locuteur

à

7:40
Invité

partir du moment où j'ai commencé à monter dans les sondages, il y a eu une cabale. Tous les articles de presse, c'est Dupont-Aignan-Baise dans les sondages, ce qui est complètement faux quand on regarde les sondages, Dupont-Aignan a plein de problèmes, il va se planter, etc. Et puis Le Pen, qui était voué aux gémonies comme Mélenchon, alors là, Le Pen, elle est merveilleuse, elle est gentille. Et ce qui est fascinant,

8:03
Locuteur

et

8:03
Invité

que je trouve inquiétant pour la démocratie, et ce qui explique la crise de confiance des politiques et des journalistes, et c'est là où je crois que mon coup de gueule peut être utile, c'est que

8:14
Locuteur

cette

8:14
Invité

coupure a des conséquences terribles sur l'opinion. Parce que l'opinion ne croit plus les journalistes. L'opinion pense que tous les hommes politiques sont pourris. Or, je crois qu'on est différents. Éric Brunet,

8:24
Locuteur

ce

8:24
Invité

n

8:24
Locuteur

'est

8:24
Invité

pas Cohen. Mais si les directeurs de chaîne

8:27
Locuteur

et

8:28
Invité

les éditorialistes pouvaient...

8:29
Présentateur

Vous allez rire, il ne m'est pas antipathique, Cohen. Je ne

8:31
Locuteur

le

8:31
Présentateur

connais pas bien, mais il ne m'est pas antipathique. Mais moi, ce

8:33
Locuteur

n'est pas le problème. Je ne fais pas une fixation... Je ne fais

8:35
Invité

pas une fixation sur Cohen. Je dis qu'à un moment, j'en ai marre de la lâcheté des hommes politiques, qui se couchent, s'écrasent, et j'ai tellement de Français dans la rue qui viennent me voir en me disant merci d'avoir réagi un jour, que je ne veux pas accabler les journalistes, mais je veux dire respecter l'indépendance du service public, essayer d'être un peu plus impartiaux.

9:01
Locuteur

Vraiment essayer.

9:02
Présentateur

Je suis d'accord avec vous, plus pluriel, comme on dit dans la novlangue socialiste.

9:06
Locuteur

Un tout

9:06
Présentateur

petit peu, ça ne serait pas de

9:07
Locuteur

mal peut

9:07
Présentateur

-être. Bon, on se retrouve dans une petite seconde, vous m'appelez dans 32-16, et le méchant éditocrate à l'écharpe rouge, Christophe Barbier, sera au téléphone avec nous dans une seconde. Et vous aussi, vous faites le 32-16. Et je voudrais qu'on parle aussi d'une autre grosse arnaque, c'est les sondages. A tout de suite.

9:24
Locuteur 5

RMC, midi, 14h, c'est Radio Brunet, Eric Brunet.

9:29
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, c'est vrai qu'en... Juin 2018, déjà, il

9:33
Locuteur

y a

9:33
Présentateur

quelques mois, donc, vous en étiez pris sur CNews. À Maurice Safran, c'est un peu chauffé. Au moins, vous êtes au pignâtre. On écoute, on écoute.

9:42
Invité

En vérité, vous signez votre perte de crédibilité. Et en disant ça, vous n'êtes plus journaliste, vous êtes militant politique. Et le problème, justement, des Français, c'est qu

9:53
Locuteur

'ils

9:53
Invité

n'ont plus confiance dans les médias, dans vous. Pourquoi ils regardent Internet ? Pourquoi ils n'achètent plus vos journaux ? Parce que, tout simplement, ils voient bien que vous n'êtes pas impartial. Et quand Jean-Luc Mélenchon le dit, il dit la vérité. Quand je le dis, on dit la vérité. C'est que les Français ne vous respectent plus non plus parce que vous avez pris parti.

10:10
Présentateur

sans jugement de valeur, ça, c'est un truc que j'aime bien chez vous. Parce que, franchement, sans prendre aux journalistes, je vous trouve parfois un peu excessif, etc. Mais sans prendre aux journalistes, il faut avoir des coronesses parce qu'en général, les politiques et tous ceux qui ont besoin de ce porte-voix gigantesque les caressent dans le sens du poil. Donc, voilà.

10:31
Locuteur

Je sais que je le

10:32
Présentateur

paye cher. Mais parfois, vous êtes un peu caricatural.

10:34
Locuteur

Non, je vais vous dire à Éric Brunet.

10:37
Invité

Éric Brunet. J'ai toujours réagi quand je ressentais au fond de moi-même une telle injustice, une vraie injustice. Je n'ai jamais attaqué un journaliste parce qu'il n'était pas d'accord avec moi ou que... Jamais. Et j'ai beaucoup de... Il n

10:50
Locuteur

'y a

10:50
Invité

pas de démocratie sans

10:51
Locuteur

journaliste. Moi, je vous

10:52
Présentateur

étonnerais, mais sur la question du CETA, je ne connais pas très bien le dossier, mais je

10:56
Locuteur

suis plutôt favorable à le CETA. Mais c'est

10:58
Invité

énorme. Encore une fois, je ne cherche pas à vous convaincre de tout. Je demande qu'il

11:03
Locuteur

y ait

11:03
Invité

une liberté d'expression que les Français et le sentiment qu'il

11:08
Locuteur

y a

11:08
Invité

une diversité. Et il y a l'article de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme. C'est l'honneur de votre métier. Et d'ailleurs, il y a beaucoup de journalistes... J'ai quand même reçu... Ça, ça va vous faire marrer, mais je ne peux pas donner le nom. J'ai quand même reçu pas mal de SMS après cette affaire.

11:30
Locuteur

C

11:30
Invité

'est à vous. De confrères à vous. Qui étaient quand même contents que j'ai osé dire ce qu'ils ne peuvent pas dire.

11:35
Locuteur

Oui, parce qu'il y a beaucoup de gens qui détestent Cohen. Non, mais ce n'est pas le problème de Cohen.

11:39
Présentateur

Moi, je vais vous dire, là où je vous entends et je vous comprends et où je suis assez d'accord avec vous, c'est l'unanimisme. Au bout d'un moment, on considère dans certaines radios, certaines télévisions que parce qu'on va avoir pendant 2 minutes 30 un éditorialiste qui n

11:53
Locuteur

'est

11:53
Présentateur

pas dans l'unanimité et qu'on complète, on est dans la diversité. C'est-à-dire qu'en gros, je ne

11:57
Locuteur

sais

11:57
Présentateur

pas, on va prendre un mec de droite le matin dans la matinale qui va avoir le droit de parler 3 minutes et donc on dit, regarde, c'est formidable, vous avez eu, vraiment, vous avez eu comme on est dans la diversité des, encore une fois, des opinions. Non, la réalité, c'est que l'inflexion idéologique sous-jacente, elle est donnée par une couleur plus générale et c'est les gens

12:16
Locuteur

qui sont... une confusion,

12:17
Invité

Eric aussi, Brunet.

12:19
Locuteur

C

12:19
Invité

'est qui est éditorialiste, qui est journaliste ? Oui. Et je pense que beaucoup de nos concitoyens sont exaspérés parce que certains journalistes se comportent en éditorialistes, des éditorialistes font croire qu'ils sont journalistes. Est-ce qu'il ne devrait pas y avoir, comme dans les journaux à une époque, une plus grande séparation entre l'édito qui est un édito engagé et moi, ça ne me choque pas du tout encore qu'un journaliste soit engagé. C'est la vie. Le tout, c

12:44
Locuteur

'est

12:44
Invité

qu'on le sache. On n'est pas le sentiment qu'à travers l'article, c'est engagé. Oui.

12:49
Locuteur

Et

12:49
Invité

Christophe Bardier...

12:50
Locuteur

ça

12:50
Invité

s'apprend dans toutes les écoles de journalisme, je crois.

12:52
Présentateur

Oui. Christophe, je ne

12:53
Locuteur

sais

12:53
Présentateur

plus trop ce que j'ai appris à l'école de journalisme. J'ai fait la bonne qu'il fallait, mais je ne savais plus trop ce qu

12:57
Locuteur

'on

12:57
Présentateur

nous apprenait. Christophe Bardier, bonjour Christophe. Bonjour Eric. Tu es l'horrible éditocrate à l'écharpe rouge, c'est bien ça, mon cher Christophe.

13:06
Locuteur

Moi,

13:06
Invité

je comprends tout à fait cette nécessité de distinguer, mais j

13:10
Locuteur

'ai

13:10
Invité

l'impression que c'est clair pour les gens.

13:12
Locuteur 8

C

13:12
Invité

'est clair pour eux de voir d'un côté des articles enquêtés sur le terrain où les journalistes reflètent les opinions de tel et tel et les faits qu'ils ont vus, sachant que chaque article est anglais, ce n

13:22
Locuteur

'est

13:22
Invité

pas non plus un exercice de neutralité absolue, à part peut-être dans certaines agences, le reste,

13:27
Locuteur 8

c'est des

13:27
Locuteur

articles

13:28
Invité

anglais parce qu'il faut choisir un point de vue. Et puis à côté de ça, il y a les journalistes, parce que c'est des journalistes aussi, les éditorialistes, ils ont une carte de presse qui sont là pour apporter un plus

13:36
Locuteur 8

de

13:37
Invité

convictions personnelles. Ça ne

13:38
Locuteur

veut

13:38
Invité

pas dire qu'ils ont raison, qu'ils ont la vérité, mais leur affirmation, leur conviction, voire parfois leur revendication va susciter chez l'auditeur une réflexion personnelle. Est-ce que je suis d'accord avec lui ? Est-ce que je ne suis pas d'accord ? Si je ne suis pas d'accord, quel argument je pourrais lui opposer ? Comment je construis mon raisonnement à partir de l'éditorial ?

13:55
Présentateur

Christophe, beaucoup de gens qui nous écoutent ont perçu ou perçoivent BFM TV comme une chaîne proche du pouvoir macronien. Beaucoup de gens perçoivent les journalistes bien au-delà de BFM TV, je pense à France Télévisions, ailleurs, dans des grandes radios publiques, privées, comme des gens qui sont à la solde. J'utilise ces termes qui sont assez dépréciatifs pour les journalistes, mais c'est ceux qui sont utilisés par ce qu'ils disent, et donc disent que les journalistes sont à la solde du pouvoir macronien. Comment tu te sors de ça, Christophe ? Comment sortir de ça quand on fait ton travail

14:32
Locuteur

? Ah

14:33
Invité

ben c'est très simple, par une démonstration scientifique et même biologique. Je ne suis pas macroniste, c'est éventuellement Macron qui est barbiériste. Parce que je suis désolé, mais un bon nombre de mes idées, de mes combats, je les avais avant même qu'il ait eu sa majorité, ce jeune président. Nicolas Dupont-Aignan peut en témoigner. Je suis pour l'Europe fédérale et pour la nation européenne depuis très longtemps. Et là-dessus, je vois Macron développer une pensée qui me convient. Mais c'est lui qui m'a rejoint. Sur un fait d'actualité plus récent, début décembre, j'ai expliqué qu'il fallait retirer la préfecture de police à Michel Delbuèche.

Non qu'il ne soit pas un bon professionnel, mais sa philosophie du maintien de l'ordre est antagoniste avec ce que disait le gouvernement et ce que montrait la rue. Donc il y avait d'évidence inadéquation. Il y a plusieurs mois, j'ai expliqué que Jacques Toubon ne se comportait pas en défenseur des droits, mais comme s'il était le patron d'une ONG. Il a le droit,

15:20
Locuteur

c

15:20
Invité

'est ses convictions. Mais défenseur des droits, ce n

15:27
Locuteur

'est

15:27
Invité

pas parce que parfois le gouvernement fait des choses qu'on a appelées de nos voeux qu'on est d'un seul coup les valets du gouvernement. Et puis parfois, les gouvernements ont raison et les oppositions ont tort.

15:35
Présentateur

Christophe, ton avis sur Dupont-Aignan, ce qui s'est passé le 6 mars sur France 5, et puis d'une manière générale, cette croisade, alors ce n

15:44
Locuteur

'est

15:44
Présentateur

pas sa grande croisade, mais de façon assez récurrente, il est cornifle, il est gratine, les journalistes qu'ils considèrent trop souvent dans certains médias proches du pouvoir. Macronien.

15:57
Invité

Oui, mais c'est comme vouloir casser des thermomètres pour faire baisser la fièvre et régler les épidémies. Les journalistes, les éditorialistes ne sont que des thermomètres. Ils reflètent leur opinion personnelle, parfois la ligne éditoriale de leur journal et parfois des courants de pensée. Donc on a le droit d'être en désaccord avec eux. Mais considérer qu'ils disent cela parce qu'ils sont vus par un pouvoir ou par un lobby, les instruments,

16:19
Locuteur

les

16:19
Invité

valets, ce n

16:19
Locuteur

'est

16:19
Invité

pas ça. Si, dans son adresse à Patrick Cohen, c'était un peu vous êtes l'envoyé du gouvernement, vous êtes le porte-parole. Non, ce n

16:26
Locuteur

'est

16:26
Invité

pas ça. Ce que vous dites, je ne le partage pas et je ne

16:29
Locuteur

le

16:29
Invité

partage tellement pas que je vais le

16:30
Locuteur

détruire. Je vais le détruire par des arguments,

16:32
Invité

par des invectives.

16:33
Locuteur

J'ai trouvé que Nicolas Dupont

16:34
Invité

-Aignan, qui souvent peut être argumenté, là, il était plus dans l'invective que dans l'argument. Nicolas Dupont-Aignan. Je vais vous donner un argument. France Inter, c'est une radio du service public. Oui. Elle est payée par le contribuable. Oui. Au mois de décembre,

16:48
Locuteur

les

16:48
Invité

temps de parole, c'est fascinant. Debout la France, mon parti 0,3%. J'ai fait 4,7% à la présidentielle. Admettons qu'on ait fait moins aux législatives, on est à 5% dans tous les sondages.

17:00
Locuteur

0,3%. Attendez la suite. Il

17:01
Présentateur

respecte la loi quand

17:02
Locuteur

même. Non, non, non, jamais.

17:04
Invité

Front National, je ne suis pas du Front National, mais quand même 20%, la présidentielle, 4,7% du temps d'antenne. C'est ahurissant. Et alors, quand vous prenez

17:15
Locuteur

la

17:15
Invité

France Insoumise ? La France Insoumise, c'est très peu,

17:19
Locuteur

je

17:19
Invité

vais vous dire, 3,6% d'une temps d'antenne. C'est ahurissant. C'est-à-dire que vous avez le service public financé par tous les Français, par la redevance, qui est d'une partialité confondante. Et j'ai saisi le CSA, Jean-Luc Mélenchon a saisi, Marine Le Pen a dû le faire, je ne sais pas. Mais ça continue. Ça fait 2 ans que ça dure, 10 ans que ça dure. C'est la propriété d'un courant de pensée. Ils ont le droit de penser ce qu'ils veulent. Ils ont le droit de faire des éditos, mais de grâce. Il y a diversité. Au fond,

17:55
Locuteur

je sens que vous êtes

17:57
Présentateur

vexé comme un type de droite qui est vécu par les élites. Laissez-moi terminer, qui est vécu par les élites parisiennes comme une espèce de plouc rural. Mais

18:06
Locuteur

bien sûr.

18:07
Invité

Mais c'est

18:07
Locuteur

pire que ça. On est sali. Je me souviens d'un truc qui m'a marqué à tout

18:11
Présentateur

jamais. Un jour, je vais sur Nul Par Ailleurs il y a quelques années, etc. Et je me souviens d'un truc,

18:16
Locuteur

c

18:16
Présentateur

'est que je l'ignorais, Marine Le Pen était reçue dans la première partie d'émission, la deuxième qui n'était pas la mienne. Et donc, je passe dans le couloir et on vous attribue une loge. Vous connaissez ça. Il y

18:25
Locuteur

avait

18:25
Présentateur

une petite loge avec Eric Brunet. Je m'installe. Je ne

18:28
Locuteur

sais

18:28
Présentateur

plus de quoi je devais parler. et je me souviens de Marine Le Pen qui était seule dans sa loge et les intermittents qui bossaient à Nul Par Ailleurs passaient devant elle, etc. et détournaient le regard parce que c

18:37
Locuteur

'est

18:37
Présentateur

une façon à l'époque où elle était pestiférée, vous savez, il

18:40
Locuteur

y a

18:40
Présentateur

une dizaine d'années. Et c'est vrai que de ce point de vue-là, on peut l'imaginer une espèce de vexation d'être le mec de droite de service qui ose parler de la maîtrise des flux migratoires. Alors là, c'est le crime magnifique. Mais la question que je vous pose, c'est est-ce que vous, c'est la base de votre vexation ? Si vous en

18:56
Locuteur

voulez aux

18:56
Présentateur

journalistes sans faire de psychologie

18:57
Locuteur

de

18:57
Présentateur

café, est

18:58
Locuteur

-ce que c'est à cause de ça ? Non, c'est pas à cause de ça. Ils ne vous aiment pas

19:01
Invité

? Non, ça je m'en fiche parce que d'abord, il

19:02
Locuteur

y

19:02
Invité

en a qui m'aiment bien et tout n'est pas caricatural. Ce qui me gêne, c'est que notre démocratie est faussée. Dans le livre, là je viens de publier un livre, J'explique comment la démocratie est faussée. Et par exemple, la crise des gilets jaunes, je suis convaincu que s'il y

19:19
Locuteur

a

19:19
Invité

autant de violence dans notre société, c'est parce qu'il

19:22
Locuteur

y

19:22
Invité

a beaucoup de gens qui ne pensent pas comme le pense la pauvreté. Vous avez vu en

19:25
Présentateur

Algérie

19:26
Invité

et pourtant ils souffrent les Algériens. Il

19:27
Locuteur

n'y a

19:27
Invité

pas de violence dans les manifestations.

19:29
Locuteur

Je

19:29
Invité

ne suis pas pour la violence. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je déteste la violence. Mais je crois qu'en tant comme politique, si je ne tire pas la sonnette d'alarme et si personne ne dit jamais rien, eh bien on va continuer avec une séparation et une fin de démocratie. Est-ce qu'on est encore en démocratie ? Regardez les temps de parole. Regardez la diversité des opinions. Regardez combien de gens dans la rue viennent me voir

19:50
Locuteur

de tous les lieux. Vous étiez au Grand Gaulle la semaine dernière.

19:51
Invité

Vous

19:51
Présentateur

étiez

19:51
Locuteur

chez Bourdain hier. Chez nous, vous

19:53
Invité

êtes bien. Mais je n'attaque pas tous les journalistes. Je ne fais pas des scandales. Parce que là aussi, on me fait passer pour un dingue maintenant. C'est

20:00
Locuteur

fascinant. On veut

20:02
Invité

dire que

20:02
Locuteur

je

20:02
Invité

fais des buzz. J'en ai fait deux. Deux. Un sur TF1 quand il ne

20:06
Locuteur

m

20:06
Invité

'avait pas invité pour le débat parce que

20:08
Locuteur

TF1

20:08
Invité

avait sélectionné cinq candidats sur onze. C'était une rupture d'égalité pour la présidentielle grave. Et

20:14
Locuteur

je l'ai

20:15
Invité

fait chez Cohen parce que j'estimais que cette émission était d'une partialité confondante depuis des mois. Bien.

20:22
Présentateur

On se retrouve dans une minute. Beaucoup d'appels. On prendra Maxime, mesdames, messieurs. A tout de suite.

20:27
Locuteur 5

LMC, midi 14h, Radio Brunet.

20:35
Présentateur

Vous nous écrivez et nous, fort logiquement, nous lisons à l'antenne vos messages, mesdames, messieurs. Allez, Alexandra, Rémi, Rémi, Alexandra.

20:42
Locuteur 1

Et on a Béatrice sur Twitter qui nous dit je sais que les journalistes ont un certain pouvoir. C'est à nous de ne pas nous faire manipuler et de garder notre libre arbitre et de ne pas devenir des moutons. Avoir notre libre arbitre intellectuel, ça, c'est important.

20:55
Présentateur

Oui, alors là, il faut mettre en marche le petit décodeur cérébral quand on écoute les infos qu'on regarde à la télévision.

21:02
Locuteur 2

Ce message de Patrick sur l'application RMC Direct Studio pour compléter votre question, je ne dirais pas que les journalistes sont de connivence avec les politiques mais qu'ils sont influencés par ceci. Oui, à tout le moins. À tout le moins.

21:18
Locuteur 1

Et on a Jeff sur Twitter qui nous dit les journalistes français sont de connivence avec le pouvoir mais que ce soit Macron, Hollande ou Sarkozy. On parle bien du quatrième pouvoir mais personnellement je dirais même que c'est le premier car il influence.

21:31
Présentateur

Oui, ils sont suivistes, oui, sauf qu'on le disait tout à l'heure, l'alternance dans les médias publics c'est un coup à gauche, un coup à gauche, un coup à gauche, un coup à gauche, mesdames, messieurs. Sous Sarkozy, je n

21:42
Locuteur

'ai

21:42
Présentateur

pas vu France Inter devenir de droite par exemple. Ce message d'Aïssatou ça fait sourire Nicolas Dupont-Aignan. Vas-y, je t'en prie.

21:51
Locuteur 2

Non, les journalistes ne sont pas de connivence avec Macron, je les trouve même très critiques, nous dit Aïssatou, voire même certains ont une haine contre lui et ne le cachent pas, ça me fait penser un peu à Sarko. Tu vois, il y a différentes visions des choses.

22:04
Locuteur

Et

22:05
Locuteur 1

sur Twitter, ils nous disent, naturel, pardon, nous dit mais bien sûr que Nicolas Dupont-Aignan a raison, les journalistes ont des ordres de ceux qui possèdent les médias et qui ont financé la campagne de Macron alors je pense qu'il renvoie juste l'ascenseur.

22:16
Présentateur

Allez, 9 milliardaires, on va en parler dans un instant effectivement des 9 milliardaires qui détiendront, enfin non, qui détiennent beaucoup, beaucoup de médias. 10 milliardaires précise Nicolas Dupont. 89%. Ah bon, on en parle tout de suite.

22:29
Locuteur

On

22:29
Présentateur

en parle tout de suite.

22:31
Locuteur 5

RMC, midi 14h, c'est Radio Brunet, Eric Brunet.

22:36
Locuteur

Voilà,

22:37
Présentateur

j'ai décidé d'inviter Nicolas Dupont-Aignan pour son combat de long terme contre le suivisme des journalistes. Mesdames, Messieurs, la pensée unique, voilà. Vous vous souvenez, c'était le 6 mars, il était l'invité du plateau de l'émission de France 5, c'est à vous. Il y a eu une petite algarade entre Patrick Cohen et lui.

22:59
Locuteur

Je

22:59
Présentateur

peux

22:59
Locuteur

faire

23:00
Invité

une remarque sur l'émission c'est à vous. Elle est produite par une société qui s'appelle Troisième Oeil. un producteur qui a un nom, je ne

23:08
Locuteur

veux

23:08
Invité

pas citer son nom en pâture, mais qui partage un fonds d'investissement avec M. Pigasse de la Banque Lazare émotionnelle du Monde. Qu

23:17
Locuteur

'est-ce que

23:18
Présentateur

vous voulez dire ? C'est l'entre

23:19
Locuteur

-soi, c'est ça ?

23:19
Invité

Je veux dire que c'est l'entre-soi. C'est curieux, c'est toujours les mêmes invités. Il n

23:25
Locuteur

'y a

23:25
Invité

jamais beaucoup d'invités de droite et quand c'est des invités de droite, on leur tape dessus. Et puis, c'est le mélange malsain des médias, de la finance et de la pensée unique.

23:35
Locuteur

Ça

23:35
Invité

ne veut pas dire qu'ils donnent des ordres. Ce n

23:37
Locuteur

'est

23:37
Invité

pas ça. Moi, je ne crois pas à un grand complot. C'est plus différent.

23:40
Locuteur

Je crois

23:40
Invité

que

23:41
Locuteur

c'est

23:41
Invité

un ensemble et quand vous voyez qu'il

23:43
Locuteur

y a

23:43
Invité

10 milliardaires qui possèdent 89,9% des journaux, 55,3% des parts d'audience, je ne parle pas du public, 40,4% des parts de radio, ça ne me choque pas qu'il y

23:53
Locuteur

ait

23:53
Invité

des gens riches,

23:54
Locuteur

qu

23:54
Invité

'il

23:54
Locuteur

y

23:54
Invité

ait des médias. Ce qui me choque et ce que je veux interdire comme aux Etats-Unis, comme au Brésil, comme dans beaucoup de pays, c'est que ces propriétaires dépendent des commandes publiques. Libre un milliardaire d'avoir un groupe de médias. En revanche, c'est malsain quand par exemple l'Etat achète des avions à ce propriétaire. Parce que le pouvoir, à ce moment-là, par sa commande publique, a une influence. Et dans la plupart des démocraties, il est interdit à un propriétaire de médias de dépendre

24:25
Locuteur

des commandes de l'Etat. Conflit d'intérêt. Oui, alors,

24:28
Présentateur

j'entends. C

24:29
Locuteur

'est très important. Si vous

24:30
Présentateur

aviez attaqué sur un autre registre, je vous aurais dit que moi, à ce micro, je n'ai jamais eu un

24:35
Locuteur

appel de drive des personnes.

24:36
Présentateur

Et qu'en revanche, je redoute davantage la bien-pensance de gauche de tout le monde, d'ailleurs de tous les journalistes, qui ne sont pas obéissants vis-à-vis d'un milliardaire, mais la bien-pensance de gauche ou l'auto-censure. La vraie vérole de ce métier, c'est l'auto-censure. C'est-à-dire, c'est le journaliste qui voit un truc et qui ne dit pas tout à fait ce qu'il a vu parce qu'il sent que ce qu'il a vu ce n

24:58
Locuteur

'est

24:58
Présentateur

pas politiquement convenable et donc, sans qu'on ait besoin de l'appeler, il s'auto-censure. Et donc, le milliardaire qui donne des coups de fil, je ne connais pas, mais la façon dont vous présentez les choses, ça me va mieux. Juste une chose, je voudrais qu

25:09
Locuteur

'on

25:09
Présentateur

passe par notre stagiaire, Alexandra, qui oeuvre, qui va nous donner l'intitulé du brunémétri, surtout qui va nous donner un petit peu la tendance de ceux qui votent sur cette défiance des Français vis-à-vis des journalistes. Est-ce qu'elle existe ? Oui ? Non ?

25:23
Locuteur 1

Alors aujourd'hui, Eric vous demande si vous pensez, comme Nicolas Dupont-Aignan, que les journalistes français sont de connivence avec le pouvoir macroniste. Donc, votez sur le Twitter et Facebook de Radio Brunet et toujours sur le site rmc.fr. Et nos auditeurs sont à 68% d'accord avec M. Dupont-Aignan.

25:39
Présentateur

Oui, ça ne m'étonne pas. Est-ce que c'est confirmé, Rémi, par les grandes enquêtes d'opinion, les sondages qu'il y

25:45
Locuteur

a

25:45
Présentateur

pu y avoir en France ces dernières semaines, ces derniers mois, ces dernières années ?

25:48
Locuteur 2

Tous vont dans le même sens et je t'ai pris le dernier en date, c'est le sondage Via Voice sur la confiance des français dans les médias. Écoute, ces chiffres sont édifiants et on retrouve ce que Nicolas Dupont-Aignan fustige régulièrement. 70% des français estiment que les contenus des médias sont influencés par leurs actionnaires qui les financent. On vient d'en parler. 66% des français pensent que les contenus des médias sont influencés par les personnalités politiques au pouvoir. Clairement, il y

26:15
Locuteur

a

26:15
Locuteur 2

une influence du pouvoir. 64% disent que les journalistes sont trop proches du pouvoir. C'est une de vos accusations notamment en 2012. 43% des français pensent que les journalistes ne peuvent pas comprendre les gens du peuple car la plupart vivent entre eux à Paris avec des revenus élevés.

26:32
Locuteur

Ça c'est un peu faux parce qu'il y a beaucoup de

26:33
Invité

journalistes qui vivent difficilement. Mais vous l

26:35
Locuteur

'avez

26:35
Invité

dit en 2012 pour les éditorialistes.

26:38
Locuteur

Ne comprendons pas. Je ne comprends pas. Là-dessus,

26:40
Invité

Éric

26:40
Locuteur

Brunet,

26:41
Invité

je vais être

26:41
Locuteur

très clair. Il y a des riches et des pauvres. Il y a des éditorialistes

26:44
Invité

qui sont très riches et il y a les

26:46
Locuteur

journalistes et les tigistes

26:47
Invité

qui vivent un enfer. Et je peux vous dire

26:49
Locuteur

qu'à chaque déplacement beaucoup de

26:51
Invité

précarité et à chaque déplacement que je fais en province je vois les pigistes. Il faut voir ce qu'ils subissent notamment aussi dans les chaînes publiques parce qu'à Radio France pour être titularisé il faut attendre 15 ans. Moi,

27:02
Locuteur

j'ai été pigiste et je n'ai jamais dit des journalistes. Vous avez raison que vous disiez les éditorialistes. Les amis,

27:08
Présentateur

on commence pigiste dans ce métier. Moi, j'ai commencé pigiste et je

27:11
Locuteur

me suis passé

27:12
Présentateur

15 ans à France 3 Région où franchement ce n'était pas la fête au village au niveau des revenus. Donc, si tu veux, c'est le continuum classique d'une carrière où tu commences dans la précarité puis après tu as un CDD puis après tu as un CDI puis ton CDI ce n

27:28
Locuteur

'est

27:28
Présentateur

pas la fête et puis à un moment donné ça se décoince. Je voulais juste te dire une chose. Vous disiez tout à l'heure, tu disais Rémi que les gens considèrent que les journalistes suivent le pouvoir et que c'est un pouvoir de gauche et bien ils sont suivis. Je voudrais quand même rappeler que France Inter pendant que Sarkozy était là n'a jamais été sarkozyste. Il ne

27:43
Locuteur

faut

27:43
Présentateur

pas exagérer. Moi, je pense qu'un des problèmes de ce métier c'est quand même une bien-pensance de gauche qui continue à être beau jour devant elle. On va prendre Maxime juste qui m'appelle Dancy parce qu

27:55
Locuteur

'il

27:55
Présentateur

y

27:55
Locuteur

a

27:55
Présentateur

beaucoup d'appels au 32-16 on n

27:56
Locuteur

'a

27:56
Présentateur

pas pris grand monde. Salut Maxime

27:58
Locuteur

! Oui,

27:59
Locuteur 4

bonjour tout le monde. Bonjour Éric.

28:01
Présentateur

Bon, est-ce que tu entends Dupont-Aignan quand il dit que les journalistes français sont souvent de connivence avec le pouvoir matroniste aujourd'hui

28:09
Locuteur

?

28:10
Locuteur 4

Alors, autant je ne

28:11
Locuteur

suis

28:11
Locuteur 4

pas d'accord avec toutes ces idées politiques autant je suis d'accord avec tout ce qu'il a dit depuis qu'il est sur votre plateau. Moi, je pense que c'est vraiment le ressentiment qu'on a nous les français vis-à-vis de vous les journalistes.

28:22
Locuteur

Je

28:22
Locuteur 4

pense qu'aujourd'hui on ne vous fait plus confiance. Quand on vous donne des informations qu'est-ce qu'on fait ? On va tous sur internet et puis on va essayer de recouper de regarder d'autres médias d'autres informations pour voir effectivement ce qui se passe. Et puis vraiment C'est dramatique. Je pense qu'il me sort par les yeux en tout cas moi je le constate au quotidien j'adore les émissions c'est vraiment l'entre-soi. C'est un truc de fou. Mais il y

28:45
Locuteur

a

28:45
Locuteur 4

une raison et tu l'as souligné à un moment c'est que comme on a eu à une époque une majorité de journalistes de gauche aujourd'hui on a une majorité de journalistes de droite centre-droite.

28:57
Locuteur

Et

28:57
Locuteur 4

on

28:57
Locuteur

le voit et on

28:58
Locuteur 4

le

28:58
Locuteur

ressent

29:00
Présentateur

tu veux dire macronien.

29:03
Locuteur

Non

29:03
Locuteur 4

mais non parce que justement moi je ne veux pas mettre le lien où Macron dit donne les messages non ça va plus loin que ça c'est que ces gens en

29:11
Locuteur

a ils

29:12
Locuteur 4

ont en face de un pouvoir qui fait une politique

29:15
Locuteur

pour

29:16
Locuteur 4

laquelle ils ont peut-être même voté. Bon vous comprenez que c'est un petit peu dur du moins c'est pas facile pour eux d'avoir la dent dure. Et après on en a parlé tout à l'heure c'est ce manque de mixité. Vous prenez des émissions bon j'en prends quelques-unes vous prenez Canal Plus Calvi BFM TV bon vous c'est de 19h à 22h je les regarde pratiquement toutes la 5 etc. Bon vous prenez le plateau

29:41
Locuteur

vous

29:41
Locuteur 4

avez des invités politiques vous avez des invités économiques

29:44
Locuteur

bon

29:45
Locuteur 4

ils sont tous

29:46
Locuteur

de

29:47
Locuteur 4

droite centre-droite vous en prenez vous en prenez trois il y en a trois sur le plateau il n

29:52
Locuteur

'y

29:52
Locuteur 4

en a pas un qui n

29:53
Locuteur

'est

29:53
Locuteur 4

pas d'accord avec eux ils sont tous d'accord ensemble

29:55
Locuteur

mais

29:55
Présentateur

tu es fou mais

29:56
Locuteur

tu

29:56
Présentateur

ne dis pas de droite tu parles au dernier journaliste filloniste de France ne dis pas que les mecs sont de droite sur BFM TV

30:03
Locuteur

Eric Brunet je vais faire une remarque Eric Brunet si

30:07
Locuteur 4

tu veux je vais affiner en disant centre-droite

30:09
Locuteur

ce que veut dire l'auditeur oui oui social-démocrate bon temps macroniste il n'y a plus de

30:13
Locuteur 4

contradictions sur les plateaux il

30:15
Locuteur

n

30:15
Locuteur 4

'y

30:15
Locuteur

a

30:15
Locuteur 4

plus de gens différents qui vont dire moi je ne suis pas d'accord pour ça

30:18
Locuteur

et quand ils s'emmerdent et

30:19
Présentateur

quand ils s'ennuient ils invitent la France Insoumise en général ça finit comme ça quand

30:23
Locuteur

on tombe

30:23
Présentateur

sur celui on prend

30:25
Locuteur

la France Insoumise un mec qui dit j'ai ajouté un mot oui Nicolas Dupoignan

30:29
Invité

je comprends ce que veut dire monsieur en fait ce n

30:31
Locuteur

'est

30:31
Invité

pas une question de couleur ou de partie c'est une pensée unique comme

30:35
Locuteur

quoi

30:35
Invité

il

30:36
Locuteur

n'y aurait pas

30:36
Invité

d'autre politique c'est à dire que ce qui est terrible et ce qui explique la dépression nerveuse des français politiquement c'est que toute la journée à leur télévision on leur explique il n

30:45
Locuteur

'y a

30:45
Invité

pas d'autre politique possible et ce qui fait que c'est très difficile de montrer à nos compatriotes qu'il y a d'autres politiques possibles qu'en démocratie il y a toujours le choix on ne peut plus c'est insupportable je vous assure que quand on est homme politique et qu'on veut faire passer une autre démarche sur les retraites sur la SNCF sur la privatisation d'ADP sur la privatisation d'ADP c'était fascinant c'était fascinant les chaînes d'info qui ont défendu pendant deux jours la privatisation ça a été très dur d'aller contre

31:15
Locuteur

très dur et la maîtrise des flux

31:16
Présentateur

migratoires

31:17
Invité

parlez et l

31:17
Locuteur

'immigration si on est

31:20
Invité

pour la maîtrise des flux migratoires on est fasciste c'est insupportable je vous assure en tout cas moi je le vis c'est vrai difficilement parce que j'ai l'impression j'ai l'impression qu'on ne peut plus on ne peut plus et qu'on est sali et alors la dernière en date c'est les fake news nous on nous assassine en permanence dès qu'on fait la moindre erreur et on en fait des erreurs moi j'en ai commis des erreurs je ne

31:42
Locuteur

dis

31:42
Invité

pas que je suis parfait alors là on ne me loupera pas en revanche le gouvernement le président de la république quand il fait des fake news alors là c'est jamais relevé jamais relevé donc chiche les fake news j'accepte mes torts quand je me trompe mais alors que tout le monde y passe que ce soit pas à sens unique et dès qu'on n

32:01
Locuteur

'est

32:01
Invité

pas d'accord avec le pouvoir c'est une fake news et puis on s'aperçoit deux ans après que ce n'était pas tant que ça une fake news oui

32:05
Locuteur

et

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Présentateur

puis les chasseurs de fake news parfois font marrer parce

32:09
Locuteur

que les chasseurs de fake news ils ne sont pas très objectifs les chasseurs de fake news

32:10
Présentateur

ils ont dit bon il va falloir qu'on coince Nicolas Dupont-Aignan ou bien je ne sais qui sur ce sujet

32:15
Locuteur

là sur les travailleurs détachés je me souviens pendant la

32:17
Invité

présidentielle un

32:18
Locuteur

mois avant l'élection

32:19
Invité

on me dit que j'ai raconté n'importe quoi sur les travailleurs détachés qu'il n'y

32:22
Locuteur

en

32:22
Invité

a pas 500 000 j'avais la source du ministère en interne article du monde Dupont-Aignan raconte n'importe quoi c'est un menteur un fasciste etc le lendemain de la présidentielle les chiffres que j'avais eu sont publiés

32:35
Locuteur

est

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Invité

-ce que vous croyez que le monde a fait un démenti

32:37
Locuteur

non

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Présentateur

merci Nicolas Dupont-Aignan 13h50 résultat final de ce brunet maîtrise s'il te plaît on était à 68% tout à l'heure Alexandra ça a bougé

32:47
Locuteur

alors

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Locuteur 1

est-ce que comme Nicolas Dupont-Aignan vous pensez que les journalistes français sont de connivence avec le pouvoir macroniste et nos auditeurs sont d'accord avec monsieur Dupont-Aignan à 67%

32:56
Locuteur 2

c'est exactement le résultat des sondages c

32:59
Locuteur

'est conforme aux vrais sondages qui sont faits puisque nous c'est une modeste ça tourne autour de 65-70

33:05
Présentateur

merci

33:06
Locuteur

beaucoup Nicolas Dupont-Aignan