Pouvoir d'achat : «Les Français sont à l'euro près», alerte Dominique Schelcher
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Quel est le bilan pour vous, pour les commerces qui dans votre enseigne ont été attaqués ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est en train de s'habituer à la violence ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Et quel dispositif il faudrait prendre selon vous ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est en train de s'habituer à la violence ?
- 3:13RelanceRéponse directe
mais donc qu'est-ce qu'il faut faire encore une fois ?
- 3:28FerméeRéponse directe
Vous redoutez le pire encore sur ces journées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33PrésentateurFait
« ce à quoi on a assisté, c'était du jamais vu »
- 0:48PrésentateurFait
« on a déclenché notre cellule interne de soutien »
- 1:06PrésentateurFait
« ils étaient enfermés dans les magasins »
- 1:17PrésentateurFait
« on a déclenché notre cellule interne de soutien et qui a beaucoup travaillé ces derniers jours »
- 1:56InvitéPromesse
« Il faut plus de force de l'ordre »
- 2:06PrésentateurFait
« les cortèges ne passent plus dans les centres-villes au cœur de la concentration des commerces »
- 2:24PrésentateurPromesse
« des forces de l'ordre en nombre suffisant pour faire face et pouvoir réagir »
- 2:37PrésentateurFait
« le 17 justement vous appelez le numéro 17 des secours ils étaient débordés »
- 4:03PrésentateurChiffre
« 46% des français ont des fins de mois difficiles »
- 4:06PrésentateurChiffre
« 1 français sur 10 c'est même en réalité 13% aujourd'hui sont en précarité alimentaire »
- 4:37PrésentateurFait
« c'est du chiffre d'affaires en moins »
- 6:49PrésentateurChiffre
« c'est moins 10 de volume depuis le début de l'année »
- 6:57PrésentateurChiffre
« au mois d'octobre c'est jusqu'à moins 40% de volume de consommation »
- 11:22PrésentateurChiffre
« il y a 50 ans les français touchaient 70% de leur super brut »
- 11:30PrésentateurChiffre
« aujourd'hui c'est encore 52% »
- 14:56PrésentateurFait
« le coût du remboursement seulement des intérêts sera équivalent aux impôts prélevés en France l'année prochaine »
- 18:20PrésentateurFait
« une chaîne de magasins hollandais a subi une attaque encore plus forte puisque là les magasins étaient vides »
- 19:14PrésentateurFait
« les frigos de l'armée aux Etats-Unis ont été touchés l'été dernier par le même phénomène »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Invité21 %
- ?3 %
≈ 10,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe
1
La
grande interview Europe 1 C News Laurence Ferrari Notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1 c'est Dominique Schelcher, bonjour à vous, bienvenue
Bonjour
Laurence Ferrari
PDG de Coopérative U, comme tous les commerçants vous avez été impacté par les manifestations qui se sont déroulées samedi après samedi on va évoquer dans un instant le Président de la République qui dit qu
'il
n
'y a
pas besoin d'état d'urgence et que l'ordre va revenir, mais d'abord, quel est le bilan pour vous, pour les commerces qui dans votre enseigne ont été attaqués ?
Le
bilan est très dur la journée du 17 octobre a été absolument dramatique ce à quoi on a assisté, c'était du jamais vu
c
'était d'une violence inimaginable donc on a nous aussi eu des magasins pillés, saccagés mais des magasins simplement parfois attaqués avec les équipes desquelles on a dû déclencher notre cellule de soutien psychologique Tant elles étaient affectées ? Tant elles étaient affectées, tant elles étaient bouleversées tant elles avaient du mal à revenir même au travail c'était pour nous absolument du jamais vu
Parce
qu'ils ont eu peur pour leur vie ?
Absolument,
ils étaient enfermés dans les magasins y compris en province y compris en province enfermés dans les magasins les vitrines ont été comment dire, vandalisées ils étaient à l'intérieur, ils ont eu très peur voilà, on a déclenché notre cellule interne de soutien et qui a beaucoup travaillé ces derniers jours
Il
y a eu des vitrines barricadées vous dites parfois des murs de parpaing érigés pour se protéger c'est ça la France de 2026 ? Vous vous en étonnez ?
Vous vous en inquiétez ? Mais
j'en ai fait un post ce week-end en disant mais est-ce que c'est ça la façon de faire du commerce ? Moi j'ai des collègues à Lyon ce week-end c'était plus des planches en bois c'était des plaques de tôle pour éviter le maximum de dégâts Heureusement ce week-end samedi là il y
a
eu moins d'impact
Et quel dispositif il faudrait prendre selon vous ? Il faut plus de force de l'ordre il faut que tous les magasins soient désormais équipés par brise en tôle enfin de cash en tôle
Je
pense qu'une des mesures les plus importantes c'est ce qu'on a vécu ce week-end c'est que les cortèges ne passent plus dans les centres-villes au cœur de la concentration des commerces et sauf erreur je crois que le Président de la République c'est ce qu'il a dit hier il a dit il ne
faut
plus qu
'on
passe en centre-ville ça ça me paraît déjà une première mesure Deuxième mesure c'est des forces de l'ordre en nombre suffisant pour faire face et pouvoir réagir parce que je me souviens très bien que le 17 justement vous appelez le numéro 17 des secours ils étaient débordés Et rien ne se passait
Est-ce qu'on est en train de s'habituer à la violence ? Est-ce qu'on est dans un confinement sécuritaire Dominique Checher et on va parler de l'impact sur la consommation ?
Il ne faut pas qu'on s'habitue à la violence ça ce serait un drame de s'habituer à la violence et c'est le risque derrière votre question il y a le risque de s'y habituer nous on refuse de s'y habituer et il faut prendre toutes les mesures sous les manifester est un droit incontestable et il faut mais travailler est un droit aussi et les commerçants et les travailleurs nos collaborateurs ils veulent pouvoir travailler librement et en sécurité
D
'accord mais donc qu'est-ce qu'il faut faire encore une fois ? Vous dites qu'il faut sortir de cet impasse c'est une urgence absolue l'état d'urgence non dit le Président de la République on annonce des journées difficiles encore ce samedi et le 5 novembre où là ça sera une grosse manifestation avec les syndicats vous redoutez le pire encore sur ces journées ?
on
est très préoccupé et très inquiet donc il faut moi je reprends les paroles du Président de la République hier aussi il a dit quoi ? il a dit que le premier samedi les effectifs étaient insuffisants c'était le premier point et on n'a pas assez anticipé donc cette fois il faut anticiper les effectifs suffisants changer les parcours pour éviter les centres-villes où il y a plein de commerces et nous être très précautionneux et puis au moindre mouvement réagir évidemment
il en va de la survie de certaines entreprises mais
bien évidemment mais bien évidemment vous savez il
y
a un an j'ai rendu à deux ministres de ce gouvernement un rapport sur l'avenir des centres-villes et donc je connais bien ce sujet les centres-villes de France beaucoup sont en grande souffrance en grande difficulté la vacance commerciale en centre-ville n'a jamais été aussi importante en France et on rajoute une nouvelle crise à tous ces commerçants qui est cette crise de la fréquentation parce que même si il n'y a pas eu de casse ce samedi il y a eu quoi ?
des rideaux fermés beaucoup moins de clients en ville parce que les gens avaient peur de se déplacer et donc c'est du chiffre d'affaires en moins au moment où démarre la période commerciale la plus importante de l'année donc face à tout ça et notamment dans le non alimentaire les confrères du non alimentaire beaucoup ne tiendront pas si les samedis se répètent ça c'est évident c'est évident
donc c'est une crise de la consommation il y
a
un impact que vous voyez d'ores et déjà dans vos magasins dans
les coeurs de ville il y a un impact direct avec une baisse de chiffre d'affaires le premier samedi le deuxième samedi donc même s'il
n'y a
pas de casse il y
a
un impact maintenant qui est économique et donc il faut résoudre la situation pour éviter qu'on s'enfonce économiquement
quand vous parlez Dominique Churchill d'une période stratégique c'est Noël c'est le Black Friday c'est toutes ces périodes
où les
français commencent déjà leurs achats c'est bien ça
? normalement
ils le commencent maintenant je veux dire le coup d'envoi c'est un peu la Toussaint en fait les achats de Noël vont commencer voilà les magasins sont prêts maintenant sont décorés ça va commencer maintenant donc si la période est perturbée 31 octobre 5 novembre ça risque d'être compliqué et de mettre vraiment certaines entreprises en grande difficulté vous savez qu'il y a plein de chaînes d'habillement qui ont mis la clé sous la porte depuis 2-3 ans je crains que ça puisse encore être le cas si la situation perdure
sur les achats de Noël est-ce que vous avez déjà des tendances vous savez est
-ce
que privilégient les consommateurs est-ce qu'ils ont déjà fait leur préférence
non c'est trop tôt c'est trop tôt par contre ce qu'on peut dire les français sont terriblement inquiets ils sont dans un attentisme et dans un arbitrage que j'ai rarement vu à
l
'euro
près
mais complètement à l'euro près de toute façon 46% des français ont des fins de mois difficiles 46% je n
'ai
pas le souvenir d'un chiffre aussi important 1 français sur 10 c'est même en réalité 13% aujourd'hui sont en précarité alimentaire c'est un niveau de difficulté qu'on n
'a
jamais vu
et
j'observe alors là c'est pour moi la chose la plus frappante actuellement un véritable effondrement de la consommation de carburant j
'utilise ce
mot sciemment effondrement au mois d'octobre chez Cooperative U c'est moins 10 de volume depuis le début de l'année c'était déjà très fort en baisse au mois de septembre et là on a des stations au mois d'octobre c'est jusqu'à moins 40% de volume de consommation les gens ne bougent plus les gens restent à la maison sacrifient beaucoup de choses le sport l'activité sportive des jeunes ils ne bougent plus parce que le prix du carbone c'est trop lourd pèse trop sur leur budget à date
le geste du gouvernement qui a libéré les stocks stratégiques a donné une toute petite bouffée d'air sur le gasoil mais jusqu'à quand va
le donner à
partir de la semaine prochaine
dans des modalités qui doivent encore être travaillées cette semaine il y a plusieurs réunions avec le gouvernement pour caler le sujet ça donnera une petite bouffée d'oxygène à partir de la semaine prochaine mais ce ne sera pas tous les jours et pas tout le temps parce que c'est qu'une part de la consommation qui est concernée à partir du 2 novembre exactement
d'autant que vous l'avez noté le prix du baril de pétrole continue d'augmenter à refrancher des niveaux
il était
au plus haut la semaine dernière depuis le début de la guerre à 115 dollars le baril la semaine dernière donc pour l'instant on n'a aucun signal d'amélioration sur le plan du carburant qui encore une fois et tous ces éléments là conduisent à un véritable effondrement de la consommation de carburant
l'inflation où est-ce que vous en êtes aujourd'hui on avait Michel-Edouard Leclerc qui l'a prévoyé à près de 4% pour la fin de l'année vous confirmez ce qu'il disait
?
alors à date l
'inflation est à 3
,1% essentiellement à cause des prix de l'énergie sur l'alimentaire c'est plutôt flat actuellement ça ne bouge pas par contre le sujet c'est que va-t-il se passer après les négociations commerciales qui se termineront le 28 février prochain et là effectivement après l'année qu'on a connue après tous les impacts pour les entreprises qu'on a connues il y aura il faut s'attendre effectivement à de l'inflation à l'issue des négociations donc au printemps prochain ça
veut dire qu'il y
aura
forcément un impact sur les prix au printemps prochain
absolument ça tous les signes vont dans ce sens la question c'est dans quelle ampleur il y aura plusieurs points d'inflation alimentaire après les négociations pour tenir compte d'une réalité payer justement les agriculteurs ça c'est une cause à laquelle on tient chez Coopérative U donc ça c'est par exemple nécessaire les fruits et légumes ont augmenté cette année c'est pour juste bien rémunérer les producteurs
vous êtes aussi étonné de certains comportements vous dites certains préfèrent ne pas manger et se payer ou faire un crédit à la consommation pour se payer le dernier téléphone portable c'est les arbitrages qu'aujourd'hui font les français Dominique Schotcher
mais
de plus en plus si vous voulez c'est vrai que ça c'est un petit coup de gueule que j'ai partagé sur les réseaux sociaux et qui a été assez largement repris parce que parfois il y
a
une inversion de valeur les mêmes clients qui ont un téléphone viennent nous voir un téléphone dernier cri dans la poche viennent nous voir en se plaignant de l'augmentation des tomates dont l'augmentation est justifiée pour rémunérer justement le producteur donc quelle est la derrière ça la question est quelle est la juste valeur qu'on veut donner à l'alimentation et je crois que parfois les valeurs sont inversées et c'est un débat qui mérite d'être posé donc il y
a
un problème de hiérarchie des valeurs tout
à fait de hiérarchie des valeurs une société de
consommation qui est devenue folle c'est
ce
que vous nous dites qui est parfois allée un peu trop loin et je rappelle ces chiffres il y a 50 ans l'alimentation représentait un peu moins de 30% dans le budget d'un ménage c'est encore 13% aujourd'hui c'est devenu une variable d'ajustement par rapport à beaucoup d'autres dépenses dont le logement qui pèse énormément dont les dépenses pré-contraintes mais aussi la technologie et les abonnements et à un moment qu'est-ce qui est plus important est-ce qu'il vaut mieux d'abord payer son abonnement à Netflix ou payer ou à Canal Plus une alimentation de qualité c'est ça la question que je pose
ça veut dire qu'il y a un problème sur la valeur de l'alimentation or vous dites derrière l'alimentation ce sont les territoires ce sont nos paysans et c'est notre santé au fond
mais bien évidemment et c'est tout cet enchaînement là jusqu'à la santé mais à court terme par exemple c'est la survie de nos agriculteurs donc payer le juste prix de l'alimentation c'est assurer une alimentation de qualité en France pour les années qui viennent et rien n
'est
moins sûr aujourd'hui
Dominique Schellcher on est sur CNews et sur Europe 1 votre grand combat c'est les salaires vous dites la prochaine présidentielle le combat central c'est améliorer les salaires pour les français donc rapprocher le brut du net qu'est-ce qu'il faut faire à votre avis vous avez regardé toutes les propositions des différents candidats elles sont nombreuses variées
très nombreuses est-ce qu'il y en a qui vous conviennent ? écoutez rappelons déjà ce chiffre il y a 50 ans les français touchaient 70% de leur super brut c'est-à-dire toute charge comprise patronale et salariale aujourd'hui c'est encore 52% pourquoi ? parce qu'on fait trop porter au travail le coût de la protection sociale c'est devenu trop lourd donc quelle solution ? moi je propose première chose
de
réduire de revoir le coût de cette globale de cette protection sociale à un moment pour revisiter le volume de dépenses et le baisser
en
faisant
des choix mais oui absolument il faut revisiter les choses peut-être qu'on va dans certains domaines trop loin donc revisitons ça
mais
la deuxième mesure que je vois et certains effectivement candidats le proposent je propose de déplacer une partie de cette charge
sur
la TVA la plus élevée
la
TVA la plus élevée pas la TVA de première nécessité celle-là on la touche pas c'est pas possible dans le contexte actuel mais la TVA la plus élevée on déplace donc il y aurait un gain de salaire significatif d'un côté
une
petite augmentation de prix sur certains produits à la TVA la plus élevée mais l'augmentation de salaire doit compenser comment dire la charge de l'autre côté et si on ne fait pas ça je vois pas comment on peut résoudre le problème des salaires qui sont aujourd'hui trop serrés en France
Le gouvernement justement une des pistes envisagées par le gouvernement c'est revaloriser le SMIC d'ici la fin de l'année bonne ou mauvaise piste selon vous
?
Alors
il
n'y a pas de soucis pour évidemment continuer à augmenter le SMIC on l'a fait déjà au mois de juin mais ce qui se passe actuellement c'est qu'on veut faire porter exclusivement aux entreprises la charge de toutes ces augmentations parce qu'on parle du SMIC mais dans le projet de budget qui est en discussion actuellement on veut en même temps revenir sur l'allègement des charges sur le travail et l'ensemble des dispositions dont on parle c'est un coût de 11 milliards pour les entreprises en plus écoutez depuis le début de ces deux quinquennats il y avait une mesure qui était bonne comment dire saluée par le monde de l'entreprise c'était l'allègement des charges pour faire quoi ?
c'est pas des cadeaux aux entreprises comme le disent un certain nombre d'interlocuteurs c'était simplement pour ramener le coût du travail au niveau le plus élevé en Europe au niveau le plus élevé en Europe et là dans la dernière ligne droite du deuxième quinquennat on fait quoi ? on revient sur cet allègement franchement les entreprises ne le comprennent pas ne le comprennent pas donc
nous
demander d'augmenter le SMIC alors qu'en même temps on veut augmenter le coût du travail de l'autre là ça va coincer
ça
veut dire qu'il y aura des emplois qui seront menacés le patron du MADEF dit voilà ça va avoir un coût pour les entreprises en termes d'emplois
les
entreprises ne pourront pas tout prendre en charge à la fois avoir moins d'allègements et donc comment dire un coût du travail qui sera enchéri et qui est je le rappelle au plus élevé en Europe et de l'autre augmenter tout de suite encore les salaires on pourra pas tout faire en même temps beaucoup d'entreprises n'en ont pas les moyens et dans cette faible croissance actuellement beaucoup d'acteurs ne pourront pas le faire
avec une crise financière qui plane sur nous une inquiétude sur la dette ce qui est très intéressant dans les enquêtes que nous faisons c'est que les français comprennent maintenant le poids de la dette et ce qu'il veut dire pour eux et pour leurs enfants ça ça vous surprend jusqu'à présent c'était très abstrait les milliards les 3600 milliards de dettes là ils ont compris ce que ça veut dire
je pense que les gens l'ont compris et moi je le résume par un chiffre qui est très intéressant avec les niveaux de taux d'emprunt de la France actuellement le coût du remboursement seulement des intérêts sera équivalent aux impôts prélevés en France l'année prochaine voilà où on en est donc ça ce sont des chiffres je pense que tout le monde
peut
comprendre pardon qui expriment la gravité des choses et qui disent qu'il faut absolument réagir maintenant
alors quelle mesure une mesure que vous demandez aujourd
'hui
une mesure c'est revoir nos dépenses et là je suis très inquiet quand je vois les débats au parlement puisque toutes les mesures proposées pour baisser justement les dépenses publiques revoir sont à chaque fois revues et on rajoute plutôt des dépenses et ça c'est pas possible
et
pareil dans les programmes des candidats pour la présidentielle
on
ne voit pas assez notamment sur le sujet du travail et donc trouver d'autres façons de financer mais trouver des économies on ne les voit pas assez dans les projets dont on nous parle actuellement
Dominique Schellcher il y a aussi ce malaise de la jeunesse des lycéens qui vont poursuivre leur mobilisation malgré les annonces faites par le gouvernement quel message vous pouvez leur transmettre ce matin ils sont inquiets de rentrer sur le marché du travail de l'impact de l'IA qui est en train de ravager et renverser complètement le monde de l'emploi
alors tout d'abord les hommes politiques ont une grande responsabilité dans cette campagne de s'adresser aux jeunes je le disais je ne savais pas que les jeunes sortiraient dans la rue mais je le disais dans les interviews depuis un certain temps parce que beaucoup de parents nous disaient on a peur pour l'avenir de nos enfants et les jeunes le disaient on est préoccupé par tout ça donc déjà il y a une parole politique nécessaire avec un projet politique après les entreprises ont leur rôle à jouer de leur dire qu'il y
a
encore des belles carrières à faire c'est le cas dans la grande distribution où l'escalier social existe encore on peut rentrer sans grande formation et quand on est motivé quand on travaille on peut progresser et avoir à la fin de grandes responsabilités et même être propriétaire d'un magasin donc c'est une période de bouleversement il y
a
l'intelligence artificielle qui arrive mais il y
a
encore de quoi faire des belles carrières pour les gens très motivés et qui ont envie de s'engager ça vraiment c'est aussi notre responsabilité de le dire aux jeunes
et
de dire peut-être aux jeunes il ne faut pas forcément tous aller en faculté en université il y a des métiers professionnels qu'on peut faire
beaucoup plus tôt
vive l'apprentissage vive l'apprentissage il y a toujours dans notre profession des postes de boulanger que nous recrutons des postes de boucher et ça les parents parfois oublient que la voie de l'apprentissage est une tellement belle voie pour tous les jeunes donc voilà donc une parole gouvernementale ou une parole de nos hommes politiques des candidats pour redonner de l'espoir avec une vision pour les jeunes et puis un engagement des entreprises à continuer bien sûr à les recruter à les former et à leur proposer de belles carrières et des belles progressions dans le temps
il
y a de l'espoir il y a de l'espoir
Dominique
Chercher une dernière question concernant la cybersécurité certains de vos magasins ont été impactés par des attaques informatiques qui ont impacté la température des frigos est-ce que un vous pouvez nous dire que c'est derrière vous et deux comment se prémunir à l'avenir pour d'autres types de cyberattaques
très
bonne question tout d'abord l'attaque des frigos elle est aujourd'hui sous contrôle on a pris toutes les mesures qu'il fallait pour que ça ne se reproduise pas et on va encore en prendre dans les
prochains jours parce que c'est gravissime
pour la
consommation c'est
évidemment gravissime c'est du jamais vu je rappelle qu'une chaîne de magasins hollandais a subi une attaque encore plus forte puisque là les magasins étaient vides puisque les entrepôts ne pouvaient plus livrer on n
'est
pas arrivé jusque là en France donc il faut prendre des mesures drastiques pour se protéger à un moment où
on
nous dit que l'intelligence artificielle développe le nombre d'attaques la gravité de ces attaques donc nos équipes de cybersécurité sont sur le pont 24 heures sur 24 on continue les investissements très lourds pour se protéger protéger nos entreprises et faire en sorte que la chaîne alimentaire soit protégée préservée évidemment
c'est une menace pour l'avenir pas seulement pour le secteur de la consommation pour tous
les secteurs d'activité de notre
pays c'est une menace globale et vous savez ce qu'on a appris hier on a appris hier qu'il y
a
des enquêtes ouvertes au niveau de la France pour connaître les origines de cette cyberattaque des frigos et bien les Etats-Unis s'associent à l'enquête parce qu'ils ont eux-mêmes été touchés les frigos de l'armée aux Etats-Unis ont été touchés l'été dernier par le même phénomène et donc maintenant tout le monde veut savoir d'où ça vient et qui cherche à déstabiliser quoi la chaîne alimentaire l'approvisionnement des militaires d'un côté des français de l'autre qui est derrière ça qui veut déstabiliser ça il faut avoir la réponse
vous
avez raison merci beaucoup Dominique Schellcher
d
'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1 bonne journée à vous
merci Laurence Ferrari merci Dominique Schellcher
dans
un instant la suite d'Europe 1 Matin avec vous Alexandre Lemaire les infos la météo et les signatures d'Europe 1 à tout de suite sur Europe 1