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interviewLCI — L'événement du dimanche· 13 juillet 2025 46 min

L'événement du dimanche du 13 juillet 2025 : Jean-Philippe Tanguy

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, ravie de vous retrouver. Bonjour Jean-Philippe Tanguy.

0:12
Jean-Philippe Tanguy

Bonjour Madame Chantret, bonjour Madame Chabot.

0:13
Présentateur

Merci d'avoir accepté notre invitation, députée Rassemblement National de la Somme, membre du Bureau National du Rassemblement National. Vous avez salué Arlette Chabot, je la salue aussi également. Bonjour Arlette, à mes côtés durant une heure pour vous interroger. Nous reviendrons évidemment sur les annonces tant attendues du Président de la République ce soir sur nos armées. Quel budget pour la défense ? Quel budget tout court d'ailleurs ? Dans deux jours, François Bayrou doit faire connaître ses arbitrages. Mais d'abord évoquons ensemble cette page, cette nouvelle page qui s'ouvre pour la Nouvelle-Calédonie.

Hier, indépendantistes, loyalistes et le gouvernement ont ratifié un projet d'accord instaurant un État de Nouvelle-Calédonie au sein de l'ensemble national, un État dans l'État. Aucune réaction de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella hier, un silence qui nous a un peu surpris. Alors par votre voix, on aimerait savoir quelle est la réaction du parti quant à cet accord trouvé, accord historique selon François Bayrou ?

1:09
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, nous n'avons pas malheureusement, et Marine Le Pen en particulier, été associés à ces négociations comme aucun parti de l'opposition. Ce qui prouve de graves questions par rapport à la fragilité de la légitimité électorale et politique aujourd'hui de M. Macron et de son gouvernement.

1:25
Présentateur

Marine Le Pen avait proposé d'être autour de la table en effet.

1:27
Jean-Philippe Tanguy

Exactement, nous avions proposé, Marine Le Pen avait proposé de participer à ces négociations pour aider, pour éclairer, pour apporter des solutions, pour apporter aussi la légitimité du poids électoral historique du Rassemblement national en Nouvelle-Calédonie. M. Macron, comme toujours malheureusement, l'a écarté. Et donc aujourd'hui, comme nous n'avons pas été associés à l'accord, et bien tout simplement nous étudions cet accord dans les détails. C'est un accord de plusieurs pages, c'est un accord important, avec des implications juridiques et politiques et de souveraineté très importantes.

Le diable se cache dans les détails, et donc Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui ont toujours pris la question de la souveraineté de la France et de l'appartenance pleine et entière de nos territoires d'outre-mer à la République et au destin de la nation, étudient cet accord.

2:09
Présentateur

En cela, vous rejoignez Jean-Luc Mélenchon, il tweet hier, les Insoumis devront procéder à une étude approfondie du document conclu sur la Nouvelle-Calédonie. Il sera essentiel d'analyser, dit-il, les conséquences sur le statut constitutionnel de la France et de ses principes profondément bouleversés par ses nouvelles dispositions.

2:26
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, en l'occurrence, M. Mélenchon a raison, donc je ne vais pas critiquer juste pour le plaisir de critiquer. C'est un accord qui a des implications importantes, avec un passif historique, évidemment, dont on connaît la gravité. Je rappelle quand même le nombre de morts importants qu'a connus ce territoire français, la violence, la population, 14 victimes, nos forces de l'ordre, très mobilisées et très inquiètes de la situation, et aussi la situation économique. Et d'ores et déjà, au-delà des détails politiques et de souveraineté de l'accord, le volet économique nous semble extrêmement fragile, sous-estimé depuis trop d'années, alors que c'est un élément important.

Et Marine Le Pen l'avait bien expliqué, lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie, il faut créer, évidemment, un destin commun. Et au-delà de la nation française, la communauté économique, la capacité à porter des grands projets, à garantir l'autonomie du territoire, mais aussi d'avoir des gains de pouvoir d'achat pour la population. Il faut savoir, parce que peut-être que nos compatriotes de métropole le savent moins, que la Nouvelle-Calédonie était un succès économique pendant longtemps au sein de nos territoires d'outre-mer, à ce succès économique, et les avantages, évidemment, qu'il apportait aux travailleurs et à la société calédonienne, ont été profondément affaiblis.

Et donc, au-delà de la crise politique, il y a une vraie crise économique en Nouvelle-Calédonie, avec des vraies inquiétudes et un risque de dépeuplement. Parce qu'évidemment, si on n'avait plus d'avenir économique dans ce territoire, les gens pourraient fuir, aggravant, dans une spirale infernale, le déclin de ce territoire très important pour la souveraineté française.

3:50
Invité

C'est peut-être justement cette situation économique qui a conduit les deux parties à faire un pas l'un vers l'autre et à conclure cet accord. Franchement, si des adversaires loyalistes, indépendantistes signent effectivement un accord, font le pari, comme ils le disent, de la confiance, est-ce que quand on est à Paris tranquillement assis, on se dit, nous on va refuser cet accord ?

4:11
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez raison, Madame Chabot, c'est pour ça, et visiblement même M. Mélenchon nous rejoint là-dessus, que nous prenons avec sérieux cet accord, que nous n'avons pas pris de posture politicienne immédiatement, sans avoir à connaître du détail, sans avoir aussi consulté nos alliés et nos représentants sur place en Nouvelle-Calédonie, comprendre comment la population et les Français de Nouvelle-Calédonie vivaient évidemment cet accord, le percevaient, même s'il ne le contient pas exactement ce que nous voulions, et c'est aussi la maturité de partis d'opposition, de se positionner pour l'intérêt national, pour l'intérêt des Français, des Calédoniens et des Français de Calédonie.

4:45
Présentateur

Donc vous dites, l'ERN, en ce 13 juillet, possiblement ne pourrait ne pas voter la loi fondamentale, qui doit normalement arriver dans le calendrier en 2026, parce qu'il y a des dispositions qui vont être inscrites dans la Constitution, ce n'est pas anodin du tout, l'inscription de cette double nationalité notamment, vous dites, on se réserve le droit de dire, on n'ira pas sur ce terrain, on ne votera pas ce texte.

5:11
Jean-Philippe Tanguy

Ah c'est possible qu'on ne le vote pas, c'est possible qu'on le vote, mais c'est possible qu'on ne le vote pas, car quand même dans les annonces, j'ai envie de dire, grand public qui ont été faits autour de cet accord, nous avons de vives inquiétudes sur les mots qui sont employés. Évidemment, créer un État au sein de l'État français, ça pose une question importante, créer une nationalité à côté de la nationalité française, ça pose une question fondamentale.

Les critères de souveraineté d'un territoire qui est très éloigné géographiquement de la métropole, au sein, autour d'empires très agressifs, comme la Chine évidemment, mais aussi les intérêts australiens et américains présents dans la région, ça pose des questions fondamentales. Et aussi, on ne peut pas séparer le débat sur la Calédonie du débat sur les autres destins de nos territoires d'outre-mer, des revendications ici-là qui peuvent s'affirmer.

5:54
Présentateur

La crainte de jurisprudence finalement, ce que disent certains dans l'opposition. Et aussi plus proche de nous,

5:59
Jean-Philippe Tanguy

et un territoire qui porte en cœur la Corse évidemment, et donc il faut aussi regarder les implications de cet accord.

6:06
Invité

C'est plutôt ça qui vous inquiète, non, franchement ?

6:08
Jean-Philippe Tanguy

Non, c'est l'ensemble de ce que j'ai dit. Comment dire ? La Corse a réaffirmé, ne serait-ce que par son vote, un attachement extrêmement fort à la nation, en se mettant massivement le Rassemblement National. Donc ce n'est pas une source d'inquiétude, pour s'inquiéter, pour s'inquiéter. C'est qu'il faut prendre les choses avec sérieux, ce sont des sujets graves, au sens strict du terme, avec des implications humaines et pour le destin de la France, très importants.

Donc moi, déjà, c'est suffisamment rare pour ne pas s'en féliciter, les réactions politiques m'apparaissent raisonnables, m'apparaissent sérieuses, et si tout le monde prend au sérieux cet accord, et les implications qu'il a, écoutez, c'est bon pour le débat politique, et c'est bon pour la France, car il faut peser ces sujets avec gravité, et après prendre des positions fortes, parce qu'une fois, évidemment, qu'une position aura été prise, puisque c'est un sujet d'ordre constitutionnel, d'ordre d'intérêt national, évidemment là, le débat pourra s'affirmer, éventuellement, une opposition, un accord, mais dans tous les cas, ce sera évidemment un choix structurant, fondamental, pour le destin de la France, et, comment dire, la conception que nous avons aussi de notre nation, à travers, effectivement, nos territoires d'outre-mer, qui nous permettent d'être présents sur tous les océans, dans toutes les mers, et sur toute la terre, et, comment dire, le fait que le soleil ne se couche quand même jamais sur la nation française.

7:20
Présentateur

Donc, le silence, Marine Le Pen ou Jordan Bardella hier, ne trahissent pas, ou ne traduisent pas, une forme de malaise, ou quand est-ce dans cette signature d'accord ?

7:29
Jean-Philippe Tanguy

Pas du tout. Le silence de réflexion. Voilà, c'est le silence de la réflexion, du travail, du recul, et puis aussi dans un contexte politique qui est quand même chamboulé, avec beaucoup de sujets, on va parler évidemment ensuite du budget, M. Bérou fera des annonces fortes mardi prochain, et donc on ne veut pas non plus que ce sujet, comme on dit, passe au second plan, c'est-à-dire qu'on prendrait une position très rapidement, puis une fois la position prise, on passe à autre chose, ce qui est un peu malheureusement le risque du débat politique contemporain.

7:53
Présentateur

Oui, Jean-Philippe Tanguy, vous en parliez de ce budget, le budget tout court, présenté par François Bérou, ses arbitrages mardi, mais d'abord, ce discours attendu du président de la République ce soir à l'hôtel de Brienne, veille de 14 juillet, fête nationale, une source ministérielle aux Parisiens le dit, ce qu'il va annoncer concernant le budget de la défense, c'est quand même du lourd, attendu notamment une rallonge de ce budget de la défense. Le Premier ministre a déjà dit qu'il devait être sacré, sanctuarisé, selon des informations, là encore, de presse, un budget qui pourrait d'ores et déjà être rallongé.

Ça pourrait faire partie des annonces d'Emmanuel Macron ce soir à hauteur de 4 milliards d'euros pour 2026, au-delà de la loi de programmation militaire. Première question à vous, qui êtes d'ailleurs spécialiste de ces questions de budget ? Est-ce que c'est justifié ?

8:41
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est justifié. Ça fait de longues années que Marine Le Pen demande plus de moyens. pour nos armées. Nous avions soutenu la loi de programmation des moyens militaires de M. Lecornu, qui donnait...

8:52
Présentateur

C'est rare pour être souligné.

8:53
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est vrai. Enfin, sur les grands sujets d'intérêt général, sur la programmation militaire de la justice ou de la police et de la gendarmerie, nous avions soutenu ces choix structurants, même s'ils étaient en dessous de ce que nous voudrions. Alors, on va voir, si cette rallonge va dans le sens de ce que propose Marine Le Pen depuis des années, évidemment, nous la soutiendrons. Mais une fois plus, le diable est dans les détails. à quoi serviraient ces moyens supplémentaires ? S'ils servent à l'autonomie stratégique de notre armée, à donner plus de moyens à nos soldats, évidemment, nous le soutiendrons.

Si c'est pour s'inscrire dans une mutualisation des moyens plus avancés au sein de l'OTAN sous parapluie américain ou sous une nouvelle domination du continent par les Allemands, évidemment, nous ferons des cas de fer où l'argent des Français est utilisé. Si cet argent est utilisé dans l'intérêt des Français, nous le soutiendrons. S'il est utilisé pour passer des commandes à l'Empire américain ou pour favoriser l'émergence de la puissance allemande au sein du continent, ce qui est quand même une très mauvaise nouvelle pour les intérêts de la France et l'équilibre de l'Europe, nous nous y opposerons. Et avec M. Macron, évidemment, on se méfie toujours puisque les objectifs de M.

Macron sont totalement différents de ceux de Marine Le Pen et il utilise l'armée comme tous les moyens souverains de la France, non pas dans l'intérêt de notre nation, mais pour porter des projets métapolitiques sur l'Europe ou sur l'Occident avec l'OTAN, via l'OTAN et sous parapluie des Américains. Donc, tout cela est quand même très inquiétant quand on suit vraiment dans le détail où veut aller M. Macron. On l'a vu au Royaume-Uni. Peut-être qu'y reviendrons-nous.

10:15
Invité

Alors, quand même, il y a une autre possibilité, hypothèse, on va revenir peut-être sur la défense ou les moyens ou la menace, mais il y a une autre idée, c'est de créer ou de revenir à un service militaire, mais volontaire. Est-ce que le Président l'annoncera ce soir ou plus tard ? On verra. Mais vous, vous êtes favorable à ce retour d'une forme de service militaire volontaire ?

10:37
Jean-Philippe Tanguy

Alors, si on est honnête, ce ne serait pas vraiment le retour, ce serait le développement qui existe aujourd'hui. Écoutez, nous, pourquoi ? Plutôt oui ou plutôt non ? Plutôt oui, oui. Plutôt oui pour favoriser ceux qui veulent s'engager. Non, mais voilà, c'est-à-dire, il y a quand même un fossé très important entre le rétablissement d'un service militaire tel que mon père a pu le connaître jusqu'au Président Chirac, qui concernait la quasi-totalité des hommes, pas du tout des femmes d'ailleurs, de France, d'un développement favorisé, l'engagement de citoyens dans une forme de réserve militaire améliorée qui serait le service militaire. Ça, très bien.

Mais d'ailleurs, c'est une forme d'échec des autres formes de services civils que M. Macron a voulu développer depuis ses temps parce que c'est l'arlésienne. Le SNU ? Exactement, le service national universel. Beaucoup d'argent a été mis. Ça n'a pas fonctionné. Donc, on voit bien qu'ils essaient de réorienter les moyens et la perspective dans un sens, une fois plus, que nous voulions nous. C'est-à-dire, si vous reprenez les débats il y a 7 ans, le débat entre Marine Le Pen et M. Macron avant son premier mandat, Marine Le Pen voulait favoriser le développement d'un service militaire sans rétablir l'entièreté du service. Pourquoi ?

Parce que, il faut être honnête, il ne faut pas se tracer derrière notre petit doigt, c'est une volonté des Français de rétablir souvent le service militaire complet. Pourquoi on ne peut pas le faire et pourquoi on ne défend pas le rassemblement national ? Parce que déjà, on n'a pas les moyens, financièrement.

11:53
Présentateur

De rouvrir des casernes, de prendre en charge des générations. C'est très important, il faut que les gens

11:56
Jean-Philippe Tanguy

se rendent compte qu'on prend une génération entière avec les femmes. Parce qu'évidemment, si on rétablissait le service militaire, il serait hors de question d'en exclure les Françaises. Ça demanderait des moyens considérables, mais aussi changer le rôle de l'armée qui est aujourd'hui une armée de métier, une armée professionnelle, de projection, qui n'est pas une armée liée à la conscription.

12:13
Présentateur

Mais vous savez qu'au moment du réarmement, de ce débat sur le réarmement, parce qu'on parle là de service, Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, parle plus d'une réserve qui soit là pour épauler l'armée de métier. Est-ce que notamment vous encouragez les employeurs à faciliter la réserve, justement ? Est-ce que ces réservistes volontaires puissent avoir du temps sur leur temps de travail pour s'engager et aider l'armée de métier, justement ? Parce qu'il y a des dispositions qui sont prises dans certains grands groupes, c'est parfois plus compliqué dans d'autres.

12:40
Jean-Philippe Tanguy

Oui, alors écoutez, sur le papier, on a envie de dire oui spontanément, mais si vous voulez, il ne faut pas avoir de double discours. On ne peut pas dire d'un côté que les entreprises ont beaucoup de difficultés à s'organiser, en particulier les PME et les entreprises intermédiaires, et demander l'impossible. Quand vous avez une ligne de production, moi je suis spécialiste des questions industrielles, quand vous avez des lignes de production d'organisation du travail, vous ne pouvez pas avoir des gens qui sortent de la chaîne de production, par exemple un contremaître qui surveille la chaîne, comment vous l'enlevez comme ça du jour au lendemain ?

Donc oui, il faut s'organiser, il faut dialoguer avec le patronat, les syndicats, il faut voir les conditions, mais on ne peut pas demander aux entreprises, si vous voulez, de faire le travail de l'État régalien à sa place. Donc on ne peut pas demander de miracle aux gens. Donc il faut faire attention, il faut favoriser, mais on ne peut pas non plus dire tout et son contraire, parce que c'est facile sur un plateau de télévision ou ailleurs d'ailleurs, de dire oui, on va développer telle ou telle activité régalienne comme la réserve, et puis les entreprises s'organiseront après. Ben non, ça ne fonctionne pas comme ça. Ce n'est pas si facile que ça.

D'ailleurs, il y a des enjeux importants, il y a des organisations, il y a des compétences rares aussi.

13:33
Présentateur

Sauf que le politique peut peut-être aider l'entreprise à ce moment-là.

13:35
Jean-Philippe Tanguy

Mais concerté, il y a un certain nombre de dialogues sociaux qui se passent bien d'ailleurs dans notre pays. Il y a des bonnes nouvelles sur ce point de vue. Les syndicats patronaux et les syndicats de salariés travaillent plutôt mieux ensemble aujourd'hui qu'il y a 20 ans. Donc ça, c'est une bonne nouvelle. Donc on peut regarder, mais ce n'est pas une baguette magique. Et puis vous avez des fonctions qui sont rares, que ce soit à l'hôpital, dans un certain nombre d'entreprises, vous avez des compétences qui sont rares. Ce n'est pas si facile de les remplacer. Regardez les difficultés qu'on peut avoir sur le congé maternité qui est un enjeu, un droit social extrêmement important d'égalité.

Il est vraiment vital que les femmes et les hommes qui veulent prendre un congé dans le cadre de l'accueil d'un enfant, d'un nouveau-né, puissent prendre un congé. Mais déjà, évidemment, ça pose des difficultés aux entreprises, en particulier les plus petites, pour évidemment attendre que la personne ne revienne. Donc ce n'est pas si facile que ça. Et c'est vrai que l'enjeu du congé maternité est quand même plus prioritaire aujourd'hui, par exemple. Que la réserve nationale. Évidemment. On a un enjeu de natalité aujourd'hui. Ça concerne toutes les familles de France. Donc voilà, vous savez, il faut aussi choisir ces combats. Le développement de la réserve militaire, c'est très important.

Mais pouvoir par exemple favoriser un congé maternité et donc la natalité de toute la nation, ça l'est aussi.

14:40
Invité

Arlette Chabot. La préparation de cette intervention du président de la République et des annonces qu'il ferait ce soir, c'est notamment la conférence de presse, l'intervention du chef d'état-major des armées qui précise la menace. La menace, c'est la Russie. La menace existentielle et durable, dit le chef d'état-major des armées, avec la France qui serait une cible prioritaire. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse ? C'est sans doute ce que développera aussi le président de la République ce soir où vous dites non, la France n'est pas menacée par la Russie.

15:08
Jean-Philippe Tanguy

Mais ce sont des déclarations extrêmement graves et donc il faudrait les corroborer par des informations précises. Moi, ce que je connais...

15:15
Présentateur

Quand vous avez entendu, pardonnez-moi, je vous en traconte, mais Thierry Burkart, jeudi, vendredi, pardonnez-moi. Vous ne dites pas que c'est corroboré par des informations précises. C'est un exercice de presse et de transparence d'une heure. Il a donné des éléments quand même, pardonnez-moi.

15:29
Jean-Philippe Tanguy

Oui, peut-être, mais de là à définir une gravité aussi importante, ça a des applications très importantes. Ce que je voulais dire, c'est que ce dont je connais en tant qu'ancien président de la commission d'enquête sur les ingérences étrangères, la France est une cible, oui, de la désinformation, d'opérations de déstabilisation politique, aussi bien dans l'Hexagone que dans nos territoires d'outre-mer d'ailleurs, nous avons perdu beaucoup d'influence, d'une part quand même à cause de l'incompétence de M. Macron quand même, mais aussi d'opérations de déstabilisation. C'est déjà considérable ce que vous dites effectivement.

15:59
Invité

Oui, tout à fait. Les cyberattaques, la désinformation, ça peut jouer aussi dans les campagnes électorales puisque vous parlez de cette commission d'enquête, ça n'est pas négligeable. Ah, je n'ai pas dit que c'était négligeable,

16:08
Jean-Philippe Tanguy

mais la réponse, absolument, mais la réponse à apporter à cette déstabilisation n'est pas une réponse militaire au sens strict. C'est une réponse de nos services de renseignement, c'est une réponse de notre diplomatie qui a été considérablement affaiblie par M. Macron avec la suppression des corps et la critique de notre outil diplomatique et le manque de moyens pour le coup dans la diplomatie. Opération, comment dire, numérique évidemment, l'armement numérique, la capacité à répondre et à nous protéger des attaques numériques.

16:32
Présentateur

On parle de guerre hybride très clairement, mais ça, ça peut justifier par exemple 4 milliards d'euros supplémentaires sur le budget de la défense en 2026. Nous serons vraisemblablement

16:40
Jean-Philippe Tanguy

à tous ciblés

16:41
Présentateur

vers cette désinformation, mais elle existe. Je vous dis ça parce que le président de la République au mois de mars dernier, après notamment en Mondovision l'attaque de Volodymyr Zelensky dans le bureau Oval, avait pris la parole. La locution solennelle, finalement le propos était le même, décrivant la Russie comme une menace principale. A l'époque, vous étiez sur ces plateaux de télévision et vous disiez, au final, votre message, vous me direz si je caricature trop, mais c'était que le président était un peu trop alarmiste et que les chars russes étaient loin d'arriver sur les Champs-Elysées.

Effectivement, ce n'est pas le cas, mais ce que décrit aujourd'hui l'exécutif et l'armée et le chef d'état-major des armées, c'est que cette menace elle est bien là. On est quoi à ce que décrivait Arlachabou ?

17:23
Jean-Philippe Tanguy

Je pense que les menaces qui frappent aujourd'hui la France, c'est avant tout la menace de l'attentat islamiste et qu'aujourd'hui, M. Macron, en projetant les feux uniquement sur la menace russe, je ne dis pas qu'elle n'existe pas, m'inore de manière très dangereuse les menaces qui ont frappé, doit être surveillée évidemment, doit être contrôlée, il faut soutenir l'effort de guerre ukrainien, nous l'avons toujours soutenu, mais je pense que M. Macron et un certain nombre de responsables depuis trop d'années m'inorent, ce qui reste la menace principale à savoir l'islamisme dont on ne parle presque plus et on a l'impression que ça appartient au passé, ce qui n'est pas le cas.

D'ailleurs, la menace islamiste a frappé un certain nombre de nos alliés mais aussi de nos opposants mais ce n'est pas parce qu'ils frappent nos adversaires parce que la Russie avait été frappée évidemment par un attentat islamiste que la menace islamiste a disparu pour ce qui est de l'Europe de l'Ouest et en particulier la France.

18:14
Présentateur

Le risque terroriste a été évoqué vendredi. Il est évoqué

18:16
Jean-Philippe Tanguy

comme il devient secondaire dans le discours de la nation et dans le discours du président de la République alors que ça reste la difficulté et la menace principale pour notre pays. Une fois plus, il faut mettre les moyens là où ils doivent être.

Par ailleurs, il ne faut pas sous-estimer l'existence d'autres menaces par exemple la Chine évidemment qui est aujourd'hui une puissance émergente avec des moyens économiques, militaires et scientifiques bien plus importants que la Russie et ce qui m'inquiète c'est qu'à force de parler que de la Russie on ne voit pas le développement très important de la Chine voire l'Union Européenne et un certain nombre de puissances qui soit disant sont nos alliés comme l'Allemagne jouent un jeu très dangereux avec la Chine et je vous rappelle que l'Union Européenne et l'Allemagne en particulier avaient favorisé nos dépendances énergétiques et économiques voire financières avec la Russie pendant 20 ans même si aujourd'hui tout le monde veut réécrire l'histoire en oubliant cet élément très important en particulier le lourd bilan de M.

Schröder et de Mme Merkel dans les relations de dépendance non pas d'amitié mais de dépendance avec la Russie et ils refont la même chose avec la Chine le comportement de l'Allemagne et de l'Union Européenne avec la Chine voulant faire une alliance économique de revers avec une dictature comme l'est la Chine contre les Etats-Unis ou même parfois contre la France elle-même contre les intérêts économiques de la France elle-même est extrêmement dangereux donc à force de parler de la Russie matin, midi et soir on ne parle pas des autres menaces or aujourd'hui le pouvoir de la Chine sa puissance démographique sa puissance économique sa puissance militaire et surtout sa puissance technologique c'est-à-dire moi je me souviens de mes cours qui sont pas si anciens à Sciences Po

19:49
Présentateur

Et vous diriez aujourd'hui que la Chine est une plus grande menace que la Russie de Vladimir Poutine

19:54
Jean-Philippe Tanguy

Evidemment je veux dire les moyens dont possède la Chine l'ambition de la Chine mais surtout ses capacités c'est-à-dire moi je me souviens je reviens là-dessus la Chine était présentée d'ailleurs avec des arguments totalement racistes comme un pays qui allait imiter qui allait suivre l'Occident mais qui serait toujours en dessous c'était une vision complètement folle des pays asiatiques en général et de la Chine en particulier les moyens technologiques aujourd'hui de la Chine sont considérables et il y a un certain nombre de révolutions technologiques où la Chine a un avantage par rapport évidemment à l'Europe qui décroche complètement mais même sur les Etats-Unis voilà et la Chine peut déployer des menaces aujourd'hui par exemple sur la Calédonie sur la Nouvelle-Calédonie on en a parlé mais aussi sur la Polynésie donc voilà la menace chinoise c'est pas une menace aujourd'hui militaire évidemment comme peut l'être à l'est de l'Europe la Russie mais à force de parler de la Russie matin, midi et soir on ne voit pas les autres et je suis très inquiet et surtout ça fait passer on va dire un certain nombre de mesures qui n'ont pas lieu d'être par exemple au Royaume-Uni sur la dissuasion nucléaire moi j'ai très peur que l'agitation de la menace russe ou en tout cas son exacerbation d'une manière déraisonnable pousse à un certain nombre de choix pour faire peur aux français et affaiblisse la souveraineté française c'est-à-dire pour être précis c'est-à-dire c'est-à-dire que faire gober n'importe quoi sur la dissuasion nucléaire c'est-à-dire que la dissuasion nucléaire française elle est autonome

21:13
Présentateur

jeudi avec Keir Starmer

21:15
Jean-Philippe Tanguy

mais oui mais pourquoi parce que le Royaume-Uni c'est un allié et nous on a toujours été pour l'alliance avec le Royaume-Uni contrairement à monsieur Macron qui les a insultés pendant le Brexit mais le Royaume-Uni militairement n'a pas notre souveraineté et notre autonomie en particulier sur l'arme nucléaire l'arme nucléaire au Royaume-Uni c'est un accord très fort un peu de dépendance qu'il y lie avec les Etats-Unis ça n'a rien à voir avec la doctrine du général de Gaulle les américains après avoir été très compliqués avec le général de Gaulle avaient proposé à la France un accord similaire comme le Royaume-Uni de Gaulle ils l'avaient refusé en disant moi je veux une bombe française en France pour les français totalement autonome et on voit bien aujourd'hui que monsieur Macron après avoir voulu l'offrir aux allemands et aux européens sur une forme très perverse veut nous lier

21:59
Invité

la France garderait de toute façon la décision le président français continuerait à décider seul de l'utilisation ou non de l'arme nucléaire mais ça c'est le cas aujourd'hui mais il continuerait c'est ça alors pourquoi en parler

22:10
Jean-Philippe Tanguy

si on veut continuer quelque chose qui existe pourquoi est-ce que monsieur Macron présente ça dans tous les sommets et tous les échanges avec nos partenaires comme un changement parce qu'on nous dit il n'y a pas de changement donc c'est quand même très paradoxal excusez-moi

22:20
Présentateur

une adaptation face à la menace c'est ça qui est aussi vanté

22:24
Jean-Philippe Tanguy

il n'y a pas besoin de discussion au sommet si le statut de la bombe française ne changeait pas si monsieur Macron a besoin d'aller se faire mousser auprès des allemands ou des anglais tout en disant non non rien va changer c'est pas cohérent soit on fait des annonces on fait des sommets parce que quelque chose va changer soit on fait rien mais nous dire on fait des sommets on fait de grandes annonces on a de grandes perspectives et dire on change rien c'est pas cohérent il y a un mensonge et nous on dit aux françaises et aux français comment dire l'exacerbation de la menace russe au delà du raisonnable c'est à dire on ne dit pas qu'il n'y a pas de menace évidemment mais cette volonté de faire peur de manière déraisonnable doit pousser malheureusement à des sacrifices pour la France qui eux-mêmes ne sont pas raisonnables et si on avait une attitude comment dire rationnelle face à la menace russe et si on défendait vraiment comme on veut le faire au rassemblement national l'indépendance de la France on ne parlerait pas de ces accords sur la bombe française que les français ont payé très cher pour être autonomes et indépendants il est hors de question qu'on ne soit plus pleinement indépendant du point de vue de la dissuasion nucléaire

23:18
Présentateur

Et c'est très clair Jean-Philippe Tanguy on fait une très courte pause dans un instant on reviendra évidemment sur les arbitrages attendus là aussi de François Verroux le Premier ministre mardi prochain quelles sont les lignes rouges du RN on le sait elles sont plutôt nombreuses et on y reviendra à tout de suite dans l'événement du dimanche

23:34
Jean-Philippe Tanguy

Retour sur le plateau

23:45
Présentateur

de l'événement du dimanche toujours avec notre invité Jean-Philippe Tanguy député RN de la Somme venons-en aux annonces attendues du Premier ministre ce mardi 15 juillet annonce concernant le budget très peu d'éléments ont filtré mais François Verroux prépare sans doute le grand soir en disant que ce qu'il va annoncer ce sont ses mots personne n'a jamais osé le faire d'abord Jean-Philippe Tanguy comment qualifieriez-vous l'attitude du Premier ministre en ce moment vous avez des comparaisons dans le temps animalière vous le qualifiez de du renard est-ce que c'est le même renard que vous avez en face de vous quand vous le voyez préparer son budget week-end studio en perspective il a reçu encore ses dernières ministres et on va voir les pistes qui sont néanmoins sur la table ensemble mais sur le moment politique qu'on est en train de vivre et de l'interlocuteur que vous avez face à vous

24:33
Jean-Philippe Tanguy

oui écoutez il a une capacité monsieur Berroux à gagner du temps à détromper ses adversaires à faire diversion donc nous allons voir où cela nous mène est-ce que ce sera dans l'intérêt de la France vous savez depuis Machiavel le renard n'est pas forcément un animal péjoratif si c'est dans l'intérêt national alors le pire est toujours possible mais parfois le meilleur donc si monsieur Berroux annonce vraiment un effort de redressement des finances publiques avec des réformes de fonds sur l'appareil d'Etat sur le MIFE administratif sur l'immigration abusive comment dire sur l'Union Européenne sur la contribution à l'Union Européenne c'est-à-dire affronter finalement ce pourquoi la France est dans une telle situation à cause de la lâcheté et les compromissions des gouvernements successifs et bien écoutez nous verrons

25:14
Présentateur

48 heures avant vous lui avez accordé donc le bénéfice du doute mais avec Arlette Chabot on va voir les pistes et notamment la première d'entre elles

25:21
Invité

alors 40 milliards c'est l'objectif trouvé donc il a dit plus de réduction de dépenses que d'impôts vous allez être sensible la première hypothèse que tout le monde effectivement évoque c'est l'année blanche c'est-à-dire on gèle tout c'est le gel on reconduit les dépenses publiques l'an prochain sans tenir compte de l'inflation est-ce que vous dites le non-choix c'est peut-être la moins mauvaise solution ou alors vous dites c'est complètement nul

25:46
Jean-Philippe Tanguy

ah c'est complètement nul c'est vraiment la pire des solutions donc c'est pour ça que ce serait très décevant si M. Bérou avait recours à ça pourquoi ? parce que l'année blanche qu'est-ce que ça veut dire ? ça veut dire on ne se fait rien et comme on ne se fait rien et comme on ne sait rien faire on va tout bloquer et puis on verra l'année prochaine

25:59
Présentateur

mais on fait des économies quand même selon certains spécialistes c'est entre 5 et 15 milliards d'euros bien sûr

26:03
Jean-Philippe Tanguy

mais vous savez si vous avez peur de vivre vous enfermez chez vous vous barricadez et puis vous allez c'est sûr vous prendrez aucun risque

26:09
Invité

mais c'est un effort partagé aussi tout le monde va faire un effort on va rentrer dans les détails

26:12
Jean-Philippe Tanguy

tout le monde n'a pas à faire d'effort Mme Chabot les français font beaucoup d'efforts depuis des années pourquoi est-ce que des honnêtes travailleurs des honnêtes retraités qui ont fait leur contribution qui n'ont rien fait de mal qui n'abusent pas du système devraient contribuer plus que des clandestins a fortiori qui sont là de manière illégale sur notre territoire ou même des immigrés qui n'ont pas les mêmes droits qui ne devraient pas avoir les mêmes droits que les françaises et les français évidemment donc il n'y a aucune raison que tout le monde qui ont justement enrichi je ne parle pas ceux qui ont mérité et qui méritent un juste retour sur leur effort qui ont eu beaucoup de cadeaux fiscaux de la part de M.

Macron depuis 2017 les plus privilégiés devraient faire moins ou plus ou autant d'efforts que des gens qui ont juste travaillé les classes moyennes qui ont beaucoup payé parce que je rappelle que les hausses d'impôts de M.

Macron sur le gazole sur l'électricité sur le gaz toutes les taxes qui avaient mené aux gilets jaunes qui les a payés c'est les classes moyennes c'est les travailleurs et les retraités français donc eux ils ont beaucoup payé donc taxer les plus riches oui ce n'est pas taxer les plus riches c'est qu'on parlait de l'effort nous on a toujours dit qu'il devait y avoir de la justice fiscale c'est à dire qu'il fallait baisser les impôts des classes moyennes et populaires en rééquilibrant l'effort fiscal mais on n'a jamais dit et ça c'est une différence fondamentale avec M.

Barnier et les républicains qui a conduit à la sanction et à la comment dire à la à la motion de censure à la motion de censure l'année dernière c'était augmenter les impôts pour le tonneau des danaïdes de la dépense publique il faut des économistes il y a deux claviers différents il y a rééquilibré l'effort fiscal pour baisser les impôts des classes moyennes et populaires et il y a baissé la dépense pour faire des économies c'est deux choses qui ne doivent pas communiquer c'est deux politiques complètement différentes donc est-ce qu'il va enfin y avoir de la baisse de la dépense on va voir moi j'avoue que pour le moment j'ai surtout vu des bouts de chandelle des économies de bouts de chandelle et de fond de tiroir parce que par exemple l'année blanche c'est une augmentation d'impôts pourquoi ?

les français se souviennent l'année dernière quand on avait censuré monsieur Barnier les macronistes n'avaient qu'un seul mot à la bouche le barème l'indexation du barème sur l'impôt sur le revenu ça veut dire quoi ?

28:12
Présentateur

et un gel en effet voilà donc de fait

28:13
Jean-Philippe Tanguy

attendez l'année dernière c'était la fin du monde je vous rappelle que c'était si la censure on ne faisait pas l'indexation du barème la France allait s'écrouler et c'était un des cavaliers de l'apocalypse là c'est présenté de manière totalement normale et bon c'est une hausse d'impôts donc nous on s'était mobilisés avec Marine Le Pen fait au moment de la censure de monsieur Barnier l'impôt sur le revenu n'a pas augmenté l'année dernière grâce au Rassemblement National et là les macronistes et les républicains les amis de monsieur Rotaillot voudraient augmenter l'impôt sur le revenu avec l'année blanche

28:45
Présentateur

tout ça n'est pas sérieux Jean-Philippe Tanguy et on va revenir sur les retraités les augmentations d'impôts vous juste s'arrêtez sur ce que vous venez de dire tous les français tous n'ont pas à faire tous des efforts quand on entend les alertes de la cour des comptes par la voix de son président Pierre Moscovici quand on entend le gouverneur de la Banque de France qui décrivent quand même une situation particulièrement alarmante de nos comptes publics la situation de la dette qui ne cesse de s'emballer de mois en mois est-ce qu'il y a un moment donné en termes d'acceptabilité on ne peut pas se dire tous ben oui peut-être dans une proportion tous n'ont pas à faire des efforts justement à se dire que vu nos comptes publics tous devons s'y mettre finalement est-ce que ce n'est pas une philosophie que vous pouvez entendre ?

29:33
Jean-Philippe Tanguy

pas du tout parce que les françaises et les français ont déjà fait beaucoup d'efforts le taux d'impôt des français les prévents obligatoires selon les années c'est entre 45% et 48% du PIB donc les français font beaucoup d'efforts ils paient beaucoup d'impôts et c'est concentré tout le monde le sait sur les classes moyennes jusqu'à 4000 euros ce qui contribue le plus évidemment c'est notamment les classes moyennes supérieures monsieur Hollande les avait définis et les avait jetés dans le débat public en disant 4000 euros 4000 euros évidemment c'est plus favorable que quand vous êtes au SMIC mais ce n'est pas non plus la panacée et ils sont beaucoup mis à contribution et ils paient beaucoup d'impôts beaucoup de charges beaucoup de taxes aussi des reculs sur les droits sociaux parce que moi quand même depuis 20 ans on n'entend que la réforme des retraites la réforme de l'assurance santé c'est-à-dire que beaucoup de droits sociaux ont été affaiblis donc en fait les français ont fait beaucoup d'efforts pour rien donc le problème ce n'est pas les efforts des français c'est la gestion de l'argent public depuis des années enfin excusez-moi quand on entend monsieur Thierry Breton qui n'est pas du tout de ma famille politique qui a été ministre de l'économie sous Jacques Chirac il explique très bien il dit l'argent est mal géré en France le fonds de roulement de la France est mal géré on fait des chèques sans compter il a une formule qui est intéressante il dit que pour que la France compte il faut qu'elle apprenne à compter mais en fait c'est le gouvernement français qui doit apprendre à compter et aujourd'hui il compte très mal il utilise très mal les moyens des français de toute façon

30:49
Présentateur

ironie du sort quand même de saluer le commissaire européen l'ancien commissaire Thierry Breton alors que vous voulez vous arrêter de subventionner l'Union Européenne en tout cas les crédits alloués pour l'an prochain oui mais j'utilise

31:00
Jean-Philippe Tanguy

si vous voulez déjà moi j'essaie toujours de penser contre moi-même donc s'il y a des gens qui ne sont pas de ma famille politique que ce soit de gauche du centre ou d'ailleurs qui disent des choses intéressantes et je pense que c'est la philosophie quand même de Marine Le Pen depuis 15 ans c'est toujours bon à prendre et c'est le dépassement des clivages mais monsieur Breton est-ce que oui ou non c'est le seul ministre qui a baissé le déficit public sur les 50 dernières années c'est le cas donc si vous voulez j'essaie de comprendre beaucoup avec moi et je pense que si on faisait un débat ce serait assez chaud quand même mais c'est pas pour ça que je vais tout voir en noir donc j'essaie de comprendre comment cet homme a pu améliorer la gestion de là-dessus ça ne m'empêche pas d'avoir des désaccords sur des grands dossiers industriels mais vous voyez c'est intéressant parce que monsieur Breton il dit bien qu'il y a un problème de gestion de l'Etat or c'est ce que dit Marine Le Pen depuis des années sous beaucoup de critiques assez injustes il faut dire qu'on prend beaucoup d'argent au français cet argent est très mal utilisé et on est dans un paradoxe tel qui est que jamais il n'y a eu autant d'impôts en France on va dire depuis 7 ans et aussi les services publics pourtant sont tous défaillants donc on voit bien que c'est pas lié et que cette espèce de fausse sagesse que tout le monde doit faire des efforts ça ne fonctionne pas

32:03
Présentateur

la question des retraités

32:04
Invité

alors les retraités est-ce qu'il faut demander un effort aux retraités les plus aisés alors il y a l'histoire de l'abattement de 10% qui serait supprimé ce qui viserait surtout effectivement les plus favorisés est-ce qu'il y aurait une et c'était votre sujet et votre conflit avec aussi Michel Barnier la non-indexation ou totale effectivement des retraites certains disent il faut augmenter la CSG des retraités au même niveau que les actifs vous dites non à tout ça vous dites elle est plus aisée quand même il faut qu'il fasse un effort

32:35
Jean-Philippe Tanguy

écoutez je vais faire un petit pas de côté mais je vais répondre à votre question là je suis très inquiet depuis quelques mois maintenant de comment dire on désigne maintenant les retraités comme des privilégiés et parfois comme des parasites comme des gens qui auraient volé leur pension et que donc il faudrait reprendre une part de la richesse qu'ils auraient espoliée les retraités ont cotisé ils ont travaillé dans des conditions souvent très difficiles les conditions de travail dans les années 60 70 80 c'était pas les conditions de travail d'aujourd'hui il n'y avait pas les 35 heures ils ont façonné la France et la retraite il y a des injustices sans doute mais elle est quand même liée au travail et aux cotisations qui ont été faites l'indexation des retraites c'est un contrat moral qui est inscrit dans la loi entre les retraités et les actifs et donc aujourd'hui on présente ça tout est galvaudé et une fois de plus quand ceux qui ont gouverné ont échoué après avoir désigné monsieur Hollande c'était les riches monsieur Macron c'était les fainéants ou les gens qui ne savent rien maintenant on désigne encore à la vindicte une catégorie de français qui serait les retraités donc les retraités n'ont pas à payer non c'est pas qu'on touche pas bien c'est pas comme condition mais derrière il y a quoi madame Chabot parce que c'est quand même quelque chose de grave on active un clash des générations une guerre des générations on essaie de faire croire ceux qui ont échoué après avoir accusé une fois plus des catégories de français font croire que les retraités sont la cause des malheurs des actifs ce n'est pas le cas il y a une solidarité générationnelle d'ailleurs je pense que les français qui la vivent évidemment cette solidarité et cet amour faut-il le dire filial et familial ne vont pas tomber dans le panneau mais c'est grave

33:59
Invité

non c'est pas ça

34:01
Jean-Philippe Tanguy

c'est l'outil fiscal c'est-à-dire il n'y a pas à isoler les retraités des autres privilégiés s'il y a des gens qui ont beaucoup de moyens et qui ont profité des cadeaux fiscaux injustes et inefficaces parce qu'on pourrait faire des cadeaux qui soient utiles pour l'économie mais les cadeaux de monsieur Macron n'ont pas fonctionné pour l'économie

34:15
Invité

ça veut dire qu'on reviendra un peu mais sur les particuliers il faut revenir sur des cadeaux fiscaux effectivement

34:20
Jean-Philippe Tanguy

fait par Emmanuel Macron c'est ce que devrait faire par exemple nous on veut baisser la TVA pour les classes moyennes et populaires donc il faut le financer donc le financement de la TVA effectivement c'est un rééquilibrage fiscal vers les catégories les plus favorisées Marine Le Pen avait présenté l'impôt sur la fortune financière il y a encore des records de dividendes qui sont versés cette année qui n'ont plus aucun rapport avec la réalité économique de la France c'est-à-dire que les français qui travaillent dur on leur dit au travail on ne peut pas augmenter vos salaires parce que l'économie n'est pas très bien ce qui est vrai l'économie ne va pas très bien c'est difficile d'augmenter les salaires mais de l'autre côté qui voit des dividendes records je ne parle pas de bons dividendes parce que c'est normal de rémunérer le capital mais là on parle de dividendes records depuis le Covid donc il y a bien un désordre économique et c'est pour ça qu'on voulait comment dire taxer les surdividendes c'est-à-dire des dividendes exorbitants du droit commun les rachats d'actions qui sont complètement dingues qui sont exorbitants du droit commun ce n'est pas pour punir c'est pour qu'il y ait de la justice et c'est pour financer des baisses d'impôts et en ayant de ça on est cohérent

35:16
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy autre piste aussi et la ministre des comptes publics tirait l'alerte sur la question des arrêts de travail qui ne cessent d'exploser d'année en année en 2023 l'assurance maladie a dépoursé 17 milliards d'euros pour ce seul poste dont un peu plus de 10 milliards dans le paiement d'indemnités journalières aussi donc l'idée d'instaurer des jours de carences supplémentaires qu'est-ce que vous dites quant à cette piste de travail qui est dans l'air depuis maintenant quelques jours qui reprennent d'ailleurs des propositions du patron des patrons monsieur Martin du MEDEF notamment

35:49
Jean-Philippe Tanguy

alors l'année dernière nous on avait soutenu l'alignement des jours de carence entre le privé et le public et on avait été correct sur ce sujet parce qu'on rase pas gratis évidemment qu'il y a pas des efforts à faire mais qu'il y a de la justice à instaurer il n'est pas normal que si vous soyez dans le public et le privé vous n'ayez pas les mêmes droits sociaux donc ça c'est une question de justice c'est même pas une question d'ailleurs de comment dire d'économie c'est que c'est pas normal que les françaises et les français aient l'impression qu'ils aient des droits à deux vitesses

36:14
Présentateur

mais comment vous dire

36:17
Jean-Philippe Tanguy

sur la question des arrêts maladie c'est vraiment le mal français qu'est-ce que je veux dire par là c'est que comme les gouvernements n'arrivent pas à lutter contre la fraude contre les abus contre des arrêts indu parce que les français ne sont pas autant plus malades depuis trois ans que sur les vingt dernières années et bien on veut sanctionner tout le monde alors ça c'est vraiment le macronisme et les parties du système c'est on n'arrive pas à lutter contre la fraude donc pour payer la fraude tout le monde va devoir faire des sacrifices et c'est encore les honnêtes gens qui n'ont pas abusé du système qui vont avoir leur droit sacrifié alors que ceux qui abusent ils trouveront une autre manière d'abuser parce que pourquoi ça ne marche pas ce genre de raisonnement comment dire à la petite semaine c'est qu'évidemment les gens de mauvaise volonté de mauvaise foi les fraudeurs ils trouveront toujours une nouvelle façon de détourner la nouvelle règle alors que les honnêtes gens se plieront toujours à cette règle donc il faut enfin lutter contre la fraude or on sait très bien et je suis sûr que vous le savez aussi mesdames on sait très bien localement moi je le sais dans ma circonscription les médecins qui font des faux arrêts les médecins qui en font des vrais tout le monde le sait localement donc si la sécurité sociale faisait des contrôles ne serait-ce que par intelligence artificielle en voyant pourquoi est-ce qu'il y en a un qui en donne 5 fois plus que l'autre on saurait moi déjà quand j'étais jeune là où j'ai grandi on avait le médecin à côté de chez moi qui avait peu de clientèle parce qu'il était un peu dur sur les arrêts maladie et puis il y avait celui d'à côté qui en donnait à tirer l'arigot

37:29
Présentateur

donc plus de contrôle les médecins ça peut faire partie évidemment

37:32
Jean-Philippe Tanguy

mais du contrôle de ceux qui donnent des droits c'est pas les médecins c'est pas pour stigmatiser les médecins il y a des personnes en France qui sont responsables comment dire de l'octroi de la garantie de nos systèmes sociaux de social pardon il faut que ces gens soient responsabilisés mais l'essentiel le sont parce que de la même façon que les fraudeurs sont une minorité au sein des salariés les fraudeurs sont une minorité chez les médecins donc c'est pas forcément des fraudeurs c'est des gens qui s'en soucient pas c'est toujours les autres qui paient donc il faut évidemment faire très attention à cela mais après il y a des choses complètement dingues par exemple les arrêts de maladie en ligne ça c'est une fraude que la Macronie a créée d'elle-même Marine Le Pen l'avait dit à l'époque on va quand même pas

38:07
Présentateur

derrière votre ordinateur complètement bidon

38:09
Jean-Philippe Tanguy

mais il n'y a même pas forcément la consultation ma collègue Claire Marébeu qui est avec moi commissaire aux finances a une fois fait la démonstration en pleine commission des finances entre le début et la fin de la commission elle a obtenu sur internet un arrêt médical d'un arrêt complètement bidon sans même voir un médecin on nous a dit c'est faux elle a apporté le document au ministre qui a dû bien constater que c'était vrai donc aujourd'hui vous pouvez avoir un arrêt de travail sans même voir un médecin et comment dire et la réponse pardon la réponse politique face à cette fraude organisée est très faible

38:36
Invité

il y a aussi le problème de l'assurance chômage Gabriel Attal avait un projet qu'il a été oublié enterré est-ce qu'il faut reprendre les discussions ? peut-être que le gouvernement est confié aux partenaires sociaux

38:47
Jean-Philippe Tanguy

mais là c'est très grave ce que fait monsieur Attal avec madame Borne d'ailleurs parce qu'ils ont menti vous vous souvenez que lors de la précédente réforme du chômage ils avaient dit quand le chômage augmente il faut augmenter les droits et quand le chômage baisse on peut les baisser alors cette à l'heure c'est une philosophie relativement intéressante donc là le chômage augmente et ils veulent quand même baisser les droits c'est très grave si vous voulez de rompre c'est comme l'indexation des retraites tout ce petit monde se présente aux élections c'était comme il y a un an monsieur Attal se présente aux élections en disant monsieur Retailleau l'indexation c'est sacré trois mois après l'élection l'indexation c'est plus sacré et on veut se polier les retraités là c'est pareil on dit l'assurance chômage doit s'adapter au chômage au taux de chômage et puis finalement à la fin on dit on va quand même baisser vos droits même si le chômage augmente donc si vous voulez au-delà du fait je ne suis pas d'accord sur la philosophie il y a vraiment un problème de moralité quand même du personnel politique français qui promet des choses aux élections y compris aux plus hautes responsabilités de l'Etat et qui défuirent le contrat en permanence c'est pour ça aussi que les Français

39:42
Présentateur

ça dépend peut-être aussi de la situation économique c'est en tout cas ce que fait valoir et ce que font valoir nos gouvernants aujourd'hui juste sur la situation à vous entendre Jean-Philippe Tanguy la situation politique vos lignes rouges elles sont connues oui les abritrages seront connus eux mardi se dirige-t-on vers une censure à l'automne est-ce que vous dites si ce qui est dévoilé dans la presse dominicale par LCI aussi régulièrement s'avère exact vous censurez François Béroux à l'occasion de l'examen du budget on censurera

40:16
Jean-Philippe Tanguy

sans hésitation si la solution est pire que le mal et en plus d'autant plus librement que M. Barnier que des élections sont possibles et dans ce cas-là on proposera M. Macron pourra dissoudre et on proposera avec Lerden Bardella Premier ministre une solution pour l'établissement des comptes publics vous savez il n'y a pas de difficulté là-dedans nous évidemment on n'est pas là pour

40:33
Invité

petite difficulté pour Marine Le Pen par exemple qui ne pourra pas être candidate

40:35
Jean-Philippe Tanguy

à l'élection législative c'est une injustice c'est évidemment une injustice et nous ferons un recours à ce moment-là mais vous regardez

40:41
Présentateur

les intentions et les sondages les français ne souhaitent pas de cette dissolution majoritairement à un peu plus de 40% 30% la souhaitent selon un sondage tribune dimanche vous êtes toujours là-dedans vous êtes toujours dans le souhait de vouloir dissoudre l'Assemblée nationale

40:56
Jean-Philippe Tanguy

nous ne suivons pas les sondages nous faisons ce qui est bon pour les français non non écoutez c'est la preuve

41:00
Présentateur

vous ne suivez pas certains sondages

41:02
Jean-Philippe Tanguy

non mais quand il y a des sondages qui vont dans l'autre sens évidemment on est content ils sont bons mais quand ils ne vont pas dans l'autre sens non c'est pas ce que je dis dans ce cas-là je le dis il faut convaincre les français c'est-à-dire la politique c'est quoi ?

quand on a un peu de valeur et un peu de fond c'est qu'on essaie de convaincre nos concitoyens les français et les françaises ils votent contrairement aux autres nous on obéit à leur vote on se soumet à leur vote même si on n'est pas d'accord avec ce vote mais se soumettre à l'avis et au vote de français donc nous on leur expliquera dans ce cas-là pourquoi une dissolution est nécessaire et je vous le dis aujourd'hui c'est assez simple c'est qu'on a un plan B à proposer et vous vous préparez

41:39
Présentateur

c'est ce que dit Marine Le Pen il y a quelques jours procrastinez pas préparez-vous ce serait fou et dangereux de ce que vous convaincre nous vous préparez

41:45
Jean-Philippe Tanguy

parce que la France a perdu beaucoup de temps un temps précieux monsieur Bérou aujourd'hui on va voir ce qu'il annonce fait perdre un temps précieux à la France le monde bouge on a parlé de la Chine des Etats-Unis de l'Allemagne le monde avance la France stagne et donc recule et donc c'est un temps précieux qui est perdu donc nous on ne souhaite pas la dissolution pour la dissolution dans le sens où on ne veut pas une crise politique on n'est pas là pour jouer avec le feu mais si le plan de monsieur Bérou ne permet pas à la France d'aller sur le bon chemin et bien nous proposerons un autre chemin avec Jordan Bardella et Marine Le Pen mais si monsieur Bérou mais je pense qu'il ne le croit pas parce qu'il connait quand même Marine Le Pen depuis un certain temps pense que Marine Le Pen pourrait ne pas vouloir une dissolution et ne pas vouloir appliquer avec Jordan Bardella parce qu'elle n'est pas candidate c'est mal la connaître c'est mal connaître son courage et ses valeurs et par ailleurs son influence politique qui est tellement grande qu'elle pourra s'exercer d'où qu'elle soit

42:33
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy parce qu'on arrive aux dernières minutes de cette émission une réaction quand même à l'annonce de Donald Trump hier de taxer de 30% les produits de l'Union Européenne exportés des Etats-Unis à Arnett Chabot

42:45
Invité

Que doit faire l'Europe ? Continuer à négocier gentiment ou bien se préparer et d'ailleurs c'est ce que souhaite la France à répliquer d'une manière ou d'une autre se préparer oui à affronter Donald Trump

42:57
Jean-Philippe Tanguy

s'il le faut Mais écoutez il faudra sans doute répliquer mais là il ne faut plus se déranger dans les détails la France elle seule n'a pas de problème commercial avec les Etats-Unis le problème c'est que les Etats-Unis ont un problème commercial avec les Etats-Unis et avec un certain nombre de pays qui sont des fraudeurs organisés comme l'Irlande et comme la France comment dire a soldé ses intérêts a dilué ses intérêts dans des intérêts européens qui n'existent pas parce que l'Allemagne ne pense qu'elle l'Irlande ne pense qu'elle alors l'Irlande c'est le pompon c'est vraiment le pays qui ne pense qu'à sa pomme et qui détourne massivement des milliards d'euros des Français mais aussi des Américains et bien on va payer pour les autres

43:32
Présentateur

dans ce courrier envoyé par le président américain qui dit nous invitons à participer à l'extraordinaire économie des Etats-Unis vous dites aux entreprises françaises qui envisageraient d'aller investir aux Etats-Unis France first comme Donald Trump en tout cas un peu de patriotisme ça ne nuit pas

43:48
Jean-Philippe Tanguy

bah oui le patriotisme économique est au coeur du projet de Marine Le Pen mais on peut avoir des investissements à l'étranger il ne faut pas être dans la caricature parce que nous on est pour démondialiser donc pour des raisons économiques pour des raisons écologiques donc le problème c'est que l'Union Européenne mais une fois plus c'est l'Allemagne je suis désolé qui défend ses intérêts de manière irrationnelle ok mais il faut comprendre aussi

44:09
Invité

que c'est l'Europe il y a une position française c'est le ministre du Commerce c'est d'ailleurs qui dit accord équitable ou riposte proportionnée mais il faut de la riposte

44:18
Jean-Philippe Tanguy

il ne faut jamais se laisser faire dans la vie c'est un rapport de force il ne faut pas se laisser faire ce n'est pas nous qui sommes responsables de tous les traités et de la soumission de l'Europe toujours au plus fort et même parfois au plus faible donc non on ne se soumet pas à Trump oui mais on continue à discuter il y a un double mouvement mais on prépare des ripostes il faut toujours discuter il faut des ripostes mais il faut au sein de l'Europe du marché commun que la France dise à l'Allemagne et à l'Irlande par exemple ça suffit il faut que l'Allemagne se réaligne sur les intérêts de ses autres pays l'Allemagne veut depuis 20 ans avoir des centaines de milliards des centaines de milliards de bénéfices commerciaux

44:49
Présentateur

la réponse n'est pas sur les autres

44:50
Jean-Philippe Tanguy

y compris sur la France donc il faut que l'Allemagne qui ne respecte pas les traités européens parce qu'on parle toujours des déficits du tout mais dans les traités européens il y a aussi l'équilibre de la politique commerciale et ça fait 30 ans que la France se laisse marcher dessus par l'Allemagne c'est ça aussi aujourd'hui l'enjeu c'est pas que le méchant Donald Trump

45:04
Présentateur

merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy d'avoir été notre invité pour ce dernier événement du dimanche de la saison j'en profite pour saluer la grande Arlette Chabot merci de m'avoir accompagnée toute cette saison Arlette c'était un plaisir je salue aussi la programmatrice notre programmatrice Stéphane Desbrosses et puis quelqu'un qui me parle très très très précieusement à l'oreille il s'appelle Elliot Modans formidable chef d'édition merci d'être là merci pour cette saison

45:28
Jean-Philippe Tanguy

merci

45:29
Présentateur

et très belles vacances à tous très bel été à tous et à la rentrée merci