Après 100 jours à la tête de Cherbourg, Camille Margueritte assure qu'elle ne renoncera à aucun projet de son programme
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:30OuverteRéponse directe
Après 100 jours, est-ce que le vertige des premiers jours est totalement derrière vous ?
- 1:10OuverteRéponse directe
L'idée, c'était de marquer rapidement les esprits sur un changement de façon de faire de la politique locale ?
- 2:06RelanceRéponse partielle
Sur la propreté, vous avez fait des actions que vous appelez actions flash, certains disent qu'il y a plus de communication que d'actions.
- 2:44OuverteRéponse directe
Donc, vous allez embaucher, vous allez mettre plus de moyens ?
- 3:04RelanceRéponse directe
Et des moyens aussi, parce que si vous embauchez, est-ce que c'est plus de personnel au total sur la ville, ou bien vous allez déplacer des personnels d'autres services ?
- 3:34RelanceRéponse directe
Mais au-delà de ça, des embauches supplémentaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:14Invité politiquePromesse
« Sur ces trois premiers mois, on a mis en place des mesures comme les permanences du samedi matin, mais c'est un système qu'on va encore améliorer, puisque nous, ce qu'on voulait, c'était mettre plus de proximité, c'était notre promesse. »
- 1:51Invité politiquePromesse
« qui permettra aussi d'avoir cet accès direct, notamment sur les incivilités, sur des problèmes du quotidien. »
- 2:25Invité politiqueFait
« On a fait des actions coup de poing, effectivement, parce qu'il y avait ce qu'on appelle des poches de saleté dans certains quartiers, donc c'était important avant l'été de pouvoir passer les machines, le nettoyage, etc. »
- 2:47Invité politiqueFait
« Oui, oui, tout à fait. Et puis, réorganiser aussi le service, on est en train de se dire qu'il faudrait peut-être que les machines soient réparties dans les communes déléguées pour que les temps de trajet sur les lieux soient plus courts, et que le temps effectif de nettoyage soit plus long sur place. »
- 3:29Invité politiqueFait
« parce que ce revêtement de sol nécessite un entretien quotidien, puisqu'il est très fragile et très salissant. »
- 3:39Invité politiqueFait
« Non, des embauches supplémentaires sur le terrain. »
- 4:42Invité politiqueChiffre
« Oui, alors, deux cette année et huit l'année prochaine. »
- 5:09Invité politiqueChiffre
« voilà, chantraine, c'est 10,8 millions réinscrits au budget cette année. »
- 5:35Invité politiquePromesse
« En fait, ce n'est pas suffisant. Donc, nous, les investissements, on va juste les prévoir sur 12 ans, 15 ans, 20 ans. »
- 5:54Invité politiqueFait
« Je parlais notamment du plan pluriannuel d'investissement sur les salles de sport. »
- 7:11Invité politiqueFait
« On a commencé de travailler sur ce sujet-là. »
- 7:43Invité politiqueFait
« Donc ça, c'est des choses qui sont assez rapides à faire. Et les discussions sont déjà engagées. »
- 8:37Invité politiqueFait
« Ils avaient prévu eux-mêmes d'augmenter les tarifs. Seulement, ils avaient prévu de le faire uniquement sur les dix classes supérieures. »
- 8:46Invité politiqueFait
« Nous, on a simplement réduit le nombre de tranches. Et l'augmentation, on l'a fait pour tout le monde. »
- 9:00Invité politiqueChiffre
« On est passé de 35 centimes à 1 euro. »
Temps de parole
- Camille Margueritte53 %
- Présentateur42 %
- Présentateur 25 %
≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h46, invité d'ici matin, l'invité à enfiler l'écharpe de mer de Cherbourg en Cotentin le 29 mars dernier. Faites-le de compte, quelques jours presse, ça fait 100 jours qu'elle a pris ses fonctions, Benoît Martin. Oui, et l'heure est venue d'un premier bilan. Bonjour Camille Marguerite. Bonjour. Quand on entre dans une nouvelle fonction, il faut un temps pour assimiler toute la dimension du poste. Après 100 jours, est-ce que le vertige des premiers jours est totalement derrière vous ?
Le vertige est totalement derrière nous, maintenant l'atterrissage est fait, l'acculturation est en phase d'être terminée, donc non, non, là c'est bon, on est opérationnel.
Et les premières décisions ont été prises. Je résume quelques-unes de ces décisions. La mise en place de permanence des élus dans les mairies déléguées, des actions pour plus de propreté dans différents quartiers. C'est un audit de l'état des bâtiments de la ville. Une première mesure aussi décriée autour des tarifs de la cantine, on va y revenir, sur les permanences mises en place des élus et les actions de propreté. L'idée, c'était de marquer rapidement les esprits sur un changement de façon de faire de la politique locale ?
Oui, tout à fait. Sur ces trois premiers mois, on a mis en place des mesures comme les permanences du samedi matin, mais c'est un système qu'on va encore améliorer, puisque nous, ce qu'on voulait, c'était mettre plus de proximité, c'était notre promesse. Donc là, c'est une première étape. On fait évidemment des rendez-vous en semaine, comme tous les élus, mais le week-end, c'est supplémentaire et ça permet à tout le monde, à tous les habitants qui travaillent en semaine, d'avoir ce moment d'échange.
Mais surtout, c'est une première étape, puisqu'il y aura aussi le conseil de quartier, les référendums locaux, mais aussi, on est en train de travailler, et c'est ça le plus important, sur une application internet mobile, qui permettra aussi d'avoir cet accès direct, notamment sur les incivilités, sur des problèmes du quotidien. Voilà, ça, c'est vraiment ce qui fera le plus de la proximité, en plus du dialogue, mais d'avoir cet échange direct avec la municipalité.
Sur la propreté, vous avez fait des actions que vous appelez actions flash, vous avez communiqué aussi là-dessus, certains disent d'ailleurs qu'il y a plus de communication que d'actions, et que finalement, de la propreté, on s'en était déjà occupé avant, ça s'appelait des actions coup de poing, que vous n'avez que rebaptisé ce qui existait déjà, et qui était fait par vos prédécesseurs.
On a fait des actions coup de poing, effectivement, parce qu'il y avait ce qu'on appelle des poches de saleté dans certains quartiers, donc c'était important avant l'été de pouvoir passer les machines, le nettoyage, etc. Mais ça encore, c'est une première étape. C'est un message qu'on envoie aussi pour dire, allez, on a repris les choses en main, et la structuration du service nettoyage est en cours.
Donc, vous allez embaucher, vous allez mettre plus de moyens ?
Oui, oui, tout à fait. Et puis, réorganiser aussi le service, on est en train de se dire qu'il faudrait peut-être que les machines soient réparties dans les communes déléguées pour que les temps de trajet sur les lieux soient plus courts, et que le temps effectif de nettoyage soit plus long sur place. Donc, tout ça prend du temps.
Et des moyens aussi, parce que si vous embauchez, donc vous dites qu'il y aura plus de personnel dans ces services, est-ce que c'est plus de personnel au total sur la ville, ou bien vous allez déplacer des personnels d'autres services ?
Alors, il faut faire les deux, parce que là, il y a une concentration, notamment des îlotiers sur l'hypercentre, parce qu'ils sont tous en hypercentre avec le plateau piétonnier et le plateau BNG, parce que ce revêtement de sol nécessite un entretien quotidien, puisqu'il est très fragile et très salissant. Donc, il faut aussi qu'on répartisse dans les communes déléguées ces îlotiers.
Mais au-delà de ça, des embauches supplémentaires ? Et des embauches supplémentaires. Ou alors des personnels qui viendront d'autres services et qui viendront au service propre ?
Non, des embauches supplémentaires sur le terrain. C'est ça aussi le but. Là, on est en train de faire le diagnostic aussi de la structure de l'organigramme, pour pouvoir voir là où il y a des besoins. Il y a des besoins en propreté et évidemment en police municipale.
Alors, justement, des embauches supplémentaires, c'est un coût, notamment pour la police municipale. Vous en parliez. Avant de revenir sur ce que vous allez faire sur ce dossier, ce coût supplémentaire, est-ce que vous allez pouvoir l'assumer ? Puisque vous dites beaucoup, depuis quelques semaines, que vous découvrez, je vais appeler ça comme ça, des cadavres dans le placard, laissés par vos prédécesseurs, selon vous, qui n'auraient pas forcément bien géré les choses, des coûts supplémentaires sur des projets, comme par exemple la salle chantraine, qui obéeraient votre capacité à mener votre politique ?
Non, pas du tout sur les embauches sur lesquelles je viens de parler. C'est simplement une organisation qui sera différente. On est juste en train de réorganiser les choses différemment. Il n'y aura pas de sujet sur les embauches police municipale et propriété urbaine.
Et donc, rapidement, des embauches, justement, au niveau de la police municipale ?
Oui, alors, deux cette année et huit l'année prochaine.
7h51, vous écoutez ici Cotentin, invité ce matin, Camille Marguerite, maire de Cherbourg-en-Cotentin. Alors, vous n'allez pas renoncer sur les embauches. Est-ce que vous allez renoncer ou remettre à plus tard certaines de vos propositions ? Parce que, j'y reviens, vous dites que vous allez avoir des factures à payer parce que l'équipe qui vous a précédé n'aurait pas forcément bien travaillé sur tout. Écoutez, si on parle de chantraine,
voilà, chantraine, c'est 10,8 millions réinscrits au budget cette année. Donc, c'est une année complète d'investissement sur la ville. Donc, on fera des choix qui seront différents, voilà, comme je l'ai déjà dit plusieurs fois. Mais on va organiser et on va prévoir sur le long terme. Ce qui a été fait jusqu'à présent, c'était de faire des plans pluriannuels d'investissement, mais à terme de mandat, c'est-à-dire tous les 6 ans. En fait, ce n'est pas suffisant. Donc, nous, les investissements, on va juste les prévoir sur 12 ans, 15 ans, 20 ans.
Très concrètement, une action que vous avez promis pendant la campagne et dont vous vous dites, celle-là, on ne la fera pas tout de suite ?
Non, il n'y en a pas.
D'accord, donc vous allez tout réaliser ?
Oui, ça prendra plus de temps, c'est tout. Voilà, je parlais notamment du plan pluriannuel d'investissement sur les salles de sport. Eh bien, écoutez, ça sera juste sur un temps plus long, une répartition plus longue.
Est-ce qu'il n'y a pas quand même, de votre part, une tentative d'essayer de trouver une excuse pour peut-être remettre à plus tard certaines choses en faisant porter la responsabilité sur ceux qui étaient avant vous ? Mais, au final, c'est peut-être parce que vous avez eu les yeux plus gros que le ventre en proposant trop ?
Ah non. Non ? Pas du tout. Non, non, on a dit qu'on ferait ce qu'on avait promis qu'on allait faire et on travaillera pour que ça se passe. Il était juste important, nous, quand nous sommes arrivés, de poser le diagnostic et de montrer l'état de la ville. Voilà, c'était important.
On va prendre un projet qui vous tient à cœur, le Keylauton Collins. Pendant la campagne, les gens ont pu observer ce que vous espériez grâce à l'intelligence artificielle dont vous êtes servis, en faisant sortir de terre ce que pourrait être le futur quartier entre le pont tournant et la cité de la mer. Ça paraissait presque déjà fait. Et puis, il y a eu cette visite sur le terrain il y a quelques semaines avec Hervé Morin, président de région. Et on a senti que le discours, c'était quand même de dire « ça prendra du temps ».
On n'était pas forcément sur la même façon de présenter les choses et on a un peu le sentiment que ça ne se fera pas aussi facilement qu'on a pu l'imaginer, finalement, ce que disait l'équipe précédente.
Ah non, moi, je ne suis pas d'accord. On a commencé de travailler sur ce sujet-là. Moi, la semaine dernière, j'ai été rencontrer les différents acteurs du quai, l'entreprise Océan Industrie. J'ai été voir la station de pilotage. Je suis allée voir le quai de pêche, etc. Et en fait, il y a deux phases sur ce projet. J'ai rencontré Porte de Normandie aussi. On a eu des discussions sur la partie PNA. Parce qu'en fait, sur le quai l'automne connaît, il y a deux parties. Il y a la partie PNA et il y a la partie État. Et donc, sur la partie PNA, finalement, c'est assez simple ce qu'il y a à faire. Donc ça, c'est des choses qui sont assez rapides à faire. Et les discussions sont déjà engagées.
Et donc, moi, je suis très confiante sur la partie vraiment borraquée. Donc ça, ça avance bien. Les équipes sont déjà mobilisées là-dessus. Après, sur la partie État, il faut que ça prendra forcément un petit peu plus de temps. La partie qui est en retrait. Mais plus de temps, pour moi, ça ne veut pas dire plus de temps en année.
Ça veut juste dire en mois. Un mot sur cette fameuse polémique autour de votre décision. La première qui, pour certains, marque un changement de cap politique. Certains vous traitent de libéral. Après, cette décision d'augmenter les tarifs des cantines pour tout le monde. Mais surtout pour les familles les plus modestes. Et ça, ça fait réagir. Il y a eu une manifestation la semaine dernière disant que ce n'était pas la justice sociale. Et que ça montrait le vrai visage de votre futur politique. Qu'est-ce que vous répondez ?
C'est la différence fondamentale entre nos deux façons de voir les choses. Ils avaient prévu eux-mêmes d'augmenter les tarifs. Seulement, ils avaient prévu de le faire uniquement sur les dix classes supérieures. Il y avait quand même 22 tranches. Nous, on a simplement réduit le nombre de tranches. Et l'augmentation, on l'a fait pour tout le monde.
Et aussi pour les plus modestes. Est-ce que vous acceptez que certains vous traitent de politique libérale ?
Le libéral, le libéralisme, ce n'est pas un gros mot. Déjà, pour dire les choses. On est passé de 35 centimes à 1 euro. J'estime que 4 repas par semaine à 4 euros. On reste quand même dans des tarifs qui sont corrects. Je défie quiconque de préparer un repas le midi. Entrée, plat, dessert, fromage, pain, fruit, etc. pour moins d'un euro à la maison.
Et dix secondes pour nous dire ce choix d'enlever le drapeau de l'Ukraine qui a fait réagir aussi, qui était sur les frontons des mairies de la commune.
Déjà, ça fait plus d'un mois qu'on l'a enlevé. Donc, il était temps qu'il se réveille. Et c'était simplement puisque nous avons décidé que sur le fronton de la mairie, il n'y aurait plus que des drapeaux des collectivités locales. Et donc, voilà, il n'y avait pas de polémique à faire là-dessus. Et puis, comme je le rappelle, ça fait plus d'un mois qu'on l'a enlevé. Donc, il était temps.
Merci beaucoup, Camille Marguerite. Je vous en prie. Bonne journée à vous.
Bonne journée.