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DébatNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 3 juillet 2015 16 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité du débat de "Politique matin" sur LCP

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Je vous propose de commencer à parler de la Grèce.

  • 0:56RelanceRéponse directe

    Et vous le respectez ?

  • 2:19RelanceRéponse partielle

    Il n'y a pas d'accord possible avec les créanciers ?

  • 2:31RelanceRéponse directe

    Donc c'est ce qui pourrait lui arriver de mieux pour vous ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites, Julien ?

  • 4:56RelanceRéponse directe

    Alors répondez Nicolas Dupont-Aignan.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51PrésentateurChiffre
    « Le FMI qui met la pression aussi en disant la Grèce a besoin de 36 milliards dans trois ans. »
  • 2:43Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle que l'économie grecque a un excédent primaire de son budget, ce que n'a pas la France, c'est-à-dire avant remboursement de la dette. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « Et que deuxièmement, les comptes de la Grèce, la balance des paiements, sont équilibrés. »
  • 4:29Invité politiqueFait
    « « Nous avons sous-estimé l'impact récessif des politiques d'austérité » »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « Il y a dix pays de l'Union Européenne qui ne sont pas dans la zone euro, Danemark, Suède, Portugais, Pologne, Angleterre, qui, c'est curieux, ont une bien meilleure performance économique. »
  • 11:02Invité politiqueFait
    « M. Macron et M. Valls ont vendu l'aéroport de Toulouse aux Chinois pour une bouchée de pain contre l'avis de tous les experts, notamment des collectivités locales. »
  • 11:23Invité politiqueChiffre
    « promesse d'achat à 51%. »
  • 12:09Invité politiqueFait
    « une usine qui était une usine de fabrication d'un moteur avec une coopération franco-chinoise dans le secteur de l'aéronautique. »
  • 12:42Invité politiqueFait
    « Boeing n'a pas voulu donner ses secrets de fabrication à la Chine. »
  • 13:43Invité politiqueFait
    « Le Rafale est un succès d'exportation. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan38 %
  • Nicolas Dupont-Aignan 236 %
  • ?14 %
  • Présentateur12 %

≈ 32,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

8h45, c'est donc le débat politique dans Politique Matin. J'accueille Juliette Méadelle, bonjour. Vous êtes porte-parole du Parti Socialiste. Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour. Vous êtes président de Debout la France. Je vous propose de commencer à parler de la Grèce. Nous sommes à deux jours d'un référendum décisif. Les journaux titrent ce matin sur un éventuel Grexit, une sortie de la Grèce de la zone euro. Et ce sondage, les Grecs qui voteraient oui à 44,8% contre 43,4%. Les Grecs qui voudraient donc rester dans la zone euro. Il y a une sorte de dramatisation qui se met en route, Juliette Méadelle.

On a vu François Hollande qui disait mais si jamais ils votent non, on sera dans l'inconnu demain. Le FMI qui met la pression aussi en disant la Grèce a besoin de 36 milliards dans trois ans. On fait monter la pression jusqu'à dimanche ?

0:56
Nicolas Dupont-Aignan

Mais on ne la fait pas monter de façon artificielle. Il y a réellement une situation qui suscite de l'inquiétude. Parce que d'abord le référendum n'était pas prévu dans le processus des négociations. Il a lieu très bien. C'est au moins une façon pour la Grèce d'amorcer un processus démocratique.

1:11
Locuteur

Et vous le respectez ?

1:12
Nicolas Dupont-Aignan

Bien entendu. Vous savez, je crois qu'à la place des Grecs qui subissent des politiques d'austérité terribles, il est bon qu'ils puissent maintenant... Ils sont face à leur destin. Alors ils vont dire, est-ce que nous voulons continuer à faire des efforts avec une perspective de nous en sortir ?

1:25
Locuteur

En

1:26
Nicolas Dupont-Aignan

restant dans la zone euro ? Bien, est-ce que nous choisissons un autre chemin ? Cet autre chemin, il ne

1:31
Locuteur

faut

1:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas en dramatiser les effets, mais cet autre chemin qui consisterait à dire non, nous ne sommes pas d'accord avec cette proposition de négociation qui nous est faite, car c'est à peu près ça la question qui leur est posée, cet autre chemin conduirait probablement à ce qu'ils sortent de la zone euro. Et attention, moi je ne dis pas que ça serait le chaos, je dis simplement que c'est un saut dans l'inconnu. C

1:53
Présentateur

'est la politique

1:53
Locuteur

du pire pour vous Nicolas Dupont-Aignan, on joue à se faire

1:56
Présentateur

peur

1:56
Locuteur

?

1:57
Nicolas Dupont-Aignan

Je crois qu

1:57
Locuteur

'il

1:57
Nicolas Dupont-Aignan

y a beaucoup de manipulations. D'abord votre sondage me fait rire parce que...

2:01
Locuteur

C

2:01
Présentateur

'est un sondage du journal grec Etnos.

2:03
Nicolas Dupont-Aignan

Tout à fait, à un mi-point de différence, compte tenu des marges d'erreur des sondages, en vérité personne ne sait aujourd'hui ce que vont voter les Grecs. Moi ce que je dis c'est que de toute façon, quel que soit le vote, la Grèce sortira de la zone euro, parce qu'on ne peut pas indéfiniment...

2:19
Locuteur

Il n'y a pas

2:19
Présentateur

d'accord possible avec les créanciers ?

2:20
Nicolas Dupont-Aignan

Mais demandez à l'Allemagne, à madame Merkel. De toute façon, le problème de fond de la Grèce, c'est qu'avec l'euro, elle ne peut pas s'en sortir. C'est tout. Le problème de fond...

2:31
Locuteur

Donc c'est ce qui

2:31
Présentateur

pourrait lui arriver de mieux pour vous ?

2:32
Locuteur

Bien

2:32
Nicolas Dupont-Aignan

évidemment, puisque ça lui permettrait de restaurer sa capacité de compétitivité. D'ailleurs, je remarque, j'entendais quelqu'un avant sur votre plateau qui disait que la Grèce, l'économie grecque, était catastrophique. Je rappelle que l'économie grecque a un excédent primaire de son budget, ce que n'a pas la France, c'est-à-dire avant remboursement de la dette. Et que deuxièmement, les comptes de la Grèce, la balance des paiements, sont équilibrés.

2:53
Locuteur

La Grèce est

2:54
Présentateur

sous perfusion depuis 2010,

2:55
Locuteur

non

2:55
Nicolas Dupont-Aignan

?

2:55
Locuteur

Ce que n'a pas la France,

2:56
Nicolas Dupont-Aignan

bien sûr. Mais ce que je veux dire, sa structure compétitive a besoin d'être renforcée par une dévaluation. Elle ne peut pas supporter

3:03
Locuteur

la... Je peux finir la France,

3:05
Nicolas Dupont-Aignan

madame

3:05
Locuteur

?

3:05
Présentateur

Je vous en prie.

3:06
Nicolas Dupont-Aignan

Ça ne serait plus correct. La Grèce n'a pas la compétitivité pour supporter l'euro, qui est une monnaie trop chère. Les Allemands l'ont compris. Le gouvernement français est inexistant et vanescent. Le président Hollande s'en fiche complètement. Il est parti et il laisse la France muette.

3:22
Locuteur

Et au

3:23
Nicolas Dupont-Aignan

contraire, plutôt que d'accabler les Grecs qui ont des torts, comme les Européens, on devrait plutôt organiser la sortie de l'euro en douceur. Ce qu'a proposé Giscard d'Estaing, ce que proposent Stiglitz, ce que proposent tous les prix Nobel d'économie.

3:34
Présentateur

Qu'est

3:35
Locuteur

-ce que vous dites,

3:36
Nicolas Dupont-Aignan

Julien ? Je crois qu'il ne

3:37
Locuteur

faut

3:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas jouer en considérant que si la Grèce sort de la zone euro, tout continuera comme avant et qu'après tout, la zone euro continuera à avoir un fonctionnement.

3:45
Locuteur

Mais je ne crois pas.

3:45
Nicolas Dupont-Aignan

Je crois qu'en réalité, une sortie de la Grèce de la zone euro aurait évidemment un impact sur la façon dont nous, nous qui sommes endettés, comme l'ensemble des pays de la zone euro, la façon dont nous, nous finançons. C'est-à-dire que nous, la France, chaque jour, va sur les marchés financiers et se fait prêter de l'argent pour payer ses fonctionnaires et pour payer un certain nombre de dépenses. Et voyez-vous, elle le fait à un taux qui est extrêmement bas. Pourquoi ? Car l'euro nous en a protégés. Alors après,

4:11
Locuteur

il

4:11
Nicolas Dupont-Aignan

y a un autre sujet qui est le pilotage politique de la zone euro. Et c'est vrai que nous avons des progrès à faire. Et c'est vrai que les politiques qui ont été imposées à la Grèce, avec l'intervention du FMI, dont on peut considérer qu'au fond, il eût été préférable que nous nous débrouillions entre Européens, mais le FMI est intervenu avec ses critères assez stricts, avec des politiques d'austérité qu'il a lui-même remises en cause, par la voix notamment d'Olivier Blanchard, qui a dit il

4:36
Locuteur

y

4:36
Nicolas Dupont-Aignan

a quelques mois « Nous avons sous-estimé l'impact récessif des politiques d'austérité ». Tout ça pour vous dire la chose suivante. Aujourd'hui, nous avons besoin de stabilité. Nous avons aussi besoin que la Grèce s'en tire. C'est-à-dire qu'en termes économiques, contrairement à ce que vous dites, la Grèce a détruit 25 points de

4:55
Locuteur

type.

4:55
Nicolas Dupont-Aignan

Ce ne

4:55
Locuteur

serait pas

4:55
Nicolas Dupont-Aignan

le

4:55
Locuteur

chaos

4:55
Nicolas Dupont-Aignan

?

4:56
Présentateur

Alors répondez Nicolas Dubon-Aignan. Ce

4:57
Nicolas Dupont-Aignan

que je trouve extraordinaire,

4:58
Locuteur

c

4:58
Nicolas Dupont-Aignan

'est que vous êtes porte-parole du Parti Socialiste.

5:01
Locuteur

Je

5:01
Nicolas Dupont-Aignan

crois.

5:02
Locuteur

Non

5:03
Nicolas Dupont-Aignan

? Je m'interroge. Non,

5:04
Présentateur

non, vous êtes bien porte-parole du Parti

5:06
Locuteur

Socialiste. Vous êtes bien porte-parole du Parti Socialiste. Je ne vois pas bien le

5:08
Nicolas Dupont-Aignan

rapport avec la

5:09
Locuteur

question de la Grèce.

5:09
Nicolas Dupont-Aignan

C'est que

5:10
Locuteur

vous parliez

5:10
Nicolas Dupont-Aignan

comme si vous n'étiez pas aux responsabilités depuis trois ans. J'ai le vague souvenir que François Hollande s

5:15
Locuteur

'est fait réélire. Non, mais il y a une question... Si je peux finir, je ne vous ai

5:17
Nicolas Dupont-Aignan

pas interrompu quand même. Je peux peut-être parler dix secondes dans l'émission. Si j'ai le vague souvenir que François Hollande a été élu président de la République pour réorienter l'Europe et éviter ses politiques d'austérité, et ce qui est extravagant, c'est que le Parti Socialiste est au pouvoir depuis trois ans, a laissé faire n'importe quoi. C'est mis à genoux devant Mme Merkel et le caniche de Mme Merkel. François Hollande, il est même absent.

5:40
Locuteur

Et

5:40
Nicolas Dupont-Aignan

après, des porte-parole du Parti Socialiste viennent se plaindre, disant trop d'austérité, ce n

5:44
Locuteur

'est

5:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas bien, etc. Vous êtes au pouvoir depuis trois ans, vous avez cautionné cette politique d'austérité scandaleuse, vous avez mis à genoux un peuple qui ne peut même plus nous rembourser tellement vous l'avez mis à genoux. Aujourd'hui, la vraie question est de savoir comment il pourra nous rembourser une partie de la dette. Parce que ce sont les contribuables qui, à la fin, risquent de payer à

6:01
Locuteur

cause du Parti Socialiste et de l'UMP qui ont transféré les risques des banques.

6:05
Nicolas Dupont-Aignan

Bien évidemment, c'est la seule solution. Et deuxièmement, c'est de permettre enfin aux différents peuples de se libérer de ce carcan. Car la vraie question, et ce sera l'Italie, le Portugal, l'Espagne et j'espère la France ensuite, la vraie question, c'est que cette zone euro impose une cure d'austérité monstrueuse, des souffrances, parce qu'on a une monnaie qui ne correspond pas

6:26
Locuteur

à notre compétitivité. Mais alors, si l'agresse sort, ça peut

6:29
Présentateur

donner des idées

6:29
Locuteur

à d'autres aussi. Mais bien évidemment, et c'est

6:30
Nicolas Dupont-Aignan

ce qui gêne les dirigeants. Je

6:32
Locuteur

vais vous dire, madame. On disloque la zone euro. On va s'apercevoir

6:41
Nicolas Dupont-Aignan

que finalement, quand un pays n'est pas dans la zone euro, il s'en sort mieux.

6:45
Locuteur

Il

6:45
Nicolas Dupont-Aignan

y a dix pays de l'Union Européenne qui ne sont pas dans la zone euro, Danemark, Suède, Portugais, Pologne, Angleterre, qui, c'est curieux, ont une bien meilleure performance économique.

6:54
Locuteur

Et quand on va s'apercevoir que l

6:56
Nicolas Dupont-Aignan

'agresse sort et que

6:57
Locuteur

ça

6:57
Nicolas Dupont-Aignan

va mieux, ah oui, ça va donner des idées aux autres peuples. Et ça, ça gêne les dirigeants qui

7:01
Locuteur

vont nous enfermer dans ce système. La négociation du traité

7:02
Présentateur

sur la place de François Hollande, c'est vrai que c'est intéressant ?

7:05
Nicolas Dupont-Aignan

Là, depuis le début, la France joue un rôle de go-between, peut-être, entre deux tendances.

7:10
Locuteur

Il

7:10
Nicolas Dupont-Aignan

y a, laissez-moi terminer, il y a effectivement l'Allemagne qui est une économie forte, qui n'a pas la même conception de la négociation effectivement qu'un certain nombre de pays. Et en même temps, l'Allemagne, elle défend aussi sa propre vision. Nous sommes un partenaire de l'Allemagne. Nous ne sommes pas, comme vous le dites, un féodé. Voyez-vous, moi, je n'ai pas une conception de l'Europe où chacun est le caniche de l'autre. Moi, je crois

7:31
Locuteur

que l'Europe...

7:31
Nicolas Dupont-Aignan

Mais laissez-moi finir. Je crois que l'Europe, c'est d'abord de la négociation, c'est du consensus. Et ce qui se joue, c'est la capacité des États, de la France et de l'Allemagne et des autres pays à créer du compromis. Si nous ne sommes pas capables de créer du compromis ensemble, nous ne pouvons pas... Non, je termine. Deuxième point. Vous faites une démonstration sur la Grèce qui est totalement incohérente. Vous dites d'un côté, il faut que la Grèce nous rembourse. Car elle doit nous rembourser. Vous

7:59
Locuteur

dites de l'autre,

8:00
Nicolas Dupont-Aignan

il faut que la Grèce sorte de la zone euro. Sinon, elle ne s'en sortira pas. Mais

8:05
Locuteur

voyez-vous, alors elle va nous rembourser comment ?

8:08
Nicolas Dupont-Aignan

Mais excusez-moi, pour que la Grèce s'en sorte, il faut qu'elle puisse produire, avoir des touristes... Mais vous avez remarqué

8:14
Locuteur

qu'elle a détruit de la valeur. Non, mais je vous réponds. Moi, je ne peux pas

8:16
Nicolas Dupont-Aignan

vous interrompre, vous le devez.

8:18
Présentateur

Allez

8:18
Locuteur

-y, allez-y Nicolas Dumoyne.

8:19
Nicolas Dupont-Aignan

Quand la Grèce a une monnaie trop chère, elle ne produit pas assez, elle n'exporte pas assez. Quand on connaît ces pays, je connais bien ce pays, la Turquie a dévalué de 40% sa monnaie. Les activités sont parties en Turquie. Quand vous regardez même l'Angleterre de Cameroun, qui est le seul chef d'État qui a été réélu, quand même, ça, ça devrait vous interpeller. Il a dévalué sa monnaie, la livre au démarrage, de 25% pour redémarrer. Tous les pays qui réussissent dans la mondialisation... On

8:45
Présentateur

ne

8:45
Locuteur

peut

8:45
Présentateur

pas dévaluer ensemble ?

8:47
Nicolas Dupont-Aignan

Mais dévaluer ensemble, excusez-moi. Si vous dévaluez ensemble, vous n'allez pas exporter vos produits en Europe, puisque tout le monde l

8:52
Locuteur

'a baissé. On va exporter ailleurs. Oui, mais c'est en Europe que le principal commerce se fait de la Grèce. On a bien compris que vous êtes

8:56
Nicolas Dupont-Aignan

contre la zone euro.

8:57
Locuteur

On a bien compris que vous êtes contre l'Europe.

9:00
Nicolas Dupont-Aignan

Si je peux finir, c'est que ça fait 5 ans qu

9:02
Locuteur

'on

9:02
Nicolas Dupont-Aignan

voit les dégâts, 10 ans qu

9:03
Locuteur

'on

9:03
Nicolas Dupont-Aignan

voit le chômage augmenter. Vous allez être balayés politiquement, parce que les chômeurs n'en peuvent plus de votre politique. D

9:08
Locuteur

'ailleurs,

9:08
Nicolas Dupont-Aignan

M. Mélenchon le dit très bien. Vos frondeurs le disent très bien. Vous êtes

9:12
Locuteur

dans

9:13
Nicolas Dupont-Aignan

une espèce de religion de la zone euro qui tue notre pays, qui tue les pays du Sud. Et vous ne voulez pas comprendre qu'il

9:20
Locuteur

y a

9:20
Nicolas Dupont-Aignan

une cause au chômage de masse. Donc, vous pouvez continuer éternellement comme ça. Vous finirez comme le

9:25
Locuteur

PASOC. D'ailleurs, vous l'avez dit au Congrès socialiste, le PASOC, 3% des voix. Votre réponse, j'ai admis Adèle, on passe à un

9:29
Nicolas Dupont-Aignan

autre

9:30
Locuteur

thème.

9:30
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a une crise économique qui nous vient des États

9:32
Locuteur

-Unis, qui

9:33
Nicolas Dupont-Aignan

est une crise financière, dont nous subissons encore les effets. L'euro a permis de protéger un certain nombre de pays européens, et d'ailleurs, y compris la Grèce. Car voyez-vous, contrairement à ce que vous

9:43
Locuteur

dites, la

9:43
Nicolas Dupont-Aignan

Grèce,

9:44
Locuteur

certes,

9:45
Nicolas Dupont-Aignan

a un léger excédent primaire, mais la Grèce a du mal à créer de la valeur économique. Et c'est là tout l'enjeu. C'est-à-dire que si demain, nous cessons de fournir la BCE, cesse de fournir des liquidités à la Grèce, la Grèce ferme ses banques et n'a même plus les moyens d'honorer les retraits de ceux qui viendront, comme ça s'est vu la semaine passée,

10:03
Locuteur

ceux qui sont

10:04
Nicolas Dupont-Aignan

venus chercher des liquidités sont arrivés. Et les banques, légitimement, on dit, attendez, nous, si on permet à chaque Grec de retirer ses économies de nos banques, c'est simple, il n'y a plus de liquidités, nous n'avons pas

10:18
Locuteur

les moyens. Mais

10:19
Nicolas Dupont-Aignan

savez-vous qui permet ce taux de liquidité ? Qu'est-ce qui

10:22
Locuteur

permet qu'on

10:22
Nicolas Dupont-Aignan

puisse aller retirer de l'argent à la banque

10:24
Locuteur

?

10:24
Nicolas Dupont-Aignan

La

10:24
Locuteur

Banque Centrale Européenne. C'est de la cistana. Mais

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

vous,

10:28
Locuteur

c'est l'économie magique. Non, c'est l'économie magique. Du point que M. Dubon-Dégnan, vous, c'est la pensée magique. Je crois qu'on ne mettra pas d'accord sur ce bladon. On va passer à un autre sujet.

10:37
Nicolas Dupont-Aignan

qui s'en sortent très bien sans l'euro et qui ont des performances, c'est curieux, bien meilleures que celles

10:40
Locuteur

de la France. Mais vous n'avez... Alors, regardez ce qui se passe ailleurs. Vous n

10:42
Nicolas Dupont-Aignan

'avez aucune solution économique crédible pour en sortir.

10:46
Présentateur

On passe à un autre sujet et je pense que là, vous allez aussi vous opposer. C'est Toulouse. Il y

10:50
Locuteur

a

10:50
Présentateur

eu un accord hier important qui a été signé entre la France et la Chine pour l'assemblage et la livraison d'A330. Vous avez, dans un communiqué, dénoncé un scandale d'État. Pourquoi ?

10:59
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce que M. Macron et M. Valls ont vendu l'aéroport de Toulouse aux Chinois pour une bouchée de pain contre l'avis de tous les experts, notamment des collectivités locales. On sait très bien pourquoi les Chinois achètent l'aéroport de Toulouse.

11:13
Locuteur

C

11:13
Nicolas Dupont-Aignan

'est la piste d'essai des Airbus. On est en train de voir une mainmise de la Chine

11:17
Locuteur

sur cette région. Ils ont vendu

11:18
Présentateur

49%, donc pas

11:20
Locuteur

la majorité. Avec une

11:20
Nicolas Dupont-Aignan

promesse d'achat à 51%. Le patron de cette société est en fuite pour corruption. Ce sont des sociétés dans les paradis fiscaux. Et le pouvoir socialiste, encore une fois, brade les intérêts du pays. Mais c'est scandaleux.

11:33
Locuteur

On a bien fait l'aéroport. Alors on laisse répondre à M. Valls.

11:37
Nicolas Dupont-Aignan

Tout le monde est scandalisé de ce qui se passe. Allez voir à Toulouse. C'est un scandale d'État.

11:41
Locuteur

Toulouse sous pavillon chinois ? Non, mais attendez. D'abord, je

11:43
Nicolas Dupont-Aignan

crois que vous

11:44
Locuteur

mélangez. Vous mélangez,

11:45
Nicolas Dupont-Aignan

malheureusement,

11:45
Locuteur

vous

11:45
Nicolas Dupont-Aignan

mélangez un peu tous les sujets. D'abord,

11:47
Locuteur

l

11:47
Nicolas Dupont-Aignan

'essentiel, c'était que l'État garde la main,

11:49
Locuteur

c

11:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire l'essentiel du capital.

11:50
Locuteur

Le deuxième

11:51
Nicolas Dupont-Aignan

sujet. Il

11:51
Locuteur

y

11:51
Nicolas Dupont-Aignan

a

11:51
Locuteur

un accord

11:52
Nicolas Dupont-Aignan

secret, vous le savez

11:52
Locuteur

très bien. Oui, mais alors

11:53
Nicolas Dupont-Aignan

les accords... Non,

11:54
Locuteur

il

11:54
Nicolas Dupont-Aignan

est public. L'accord

11:54
Locuteur

secret. Désormais, il a été éventé. Les

11:56
Nicolas Dupont-Aignan

fantasmes de

11:57
Locuteur

M. Ducontinant. C'est pas un fantasme, madame. Demandez à M. Ma mère, il l'a publié à l'Assemblée nationale.

12:00
Nicolas Dupont-Aignan

Le deuxième sujet, c'est qu'est-ce que ça crée en termes de croissance ? Voyez-vous, moi, j'ai visité en Chine une usine qui était une usine de fabrication d'un moteur avec une coopération franco-chinoise dans le secteur de l'aéronautique. Et ça crée quoi ?

12:13
Locuteur

Ça

12:14
Nicolas Dupont-Aignan

fait de la création d'emplois nets. Ça fait de la création d'activités nets. Vous avez parlé de compétitivité tout à l'heure. Mais vous croyez que la compétitivité, c'est en se claque-murant derrière nos frontières ? C

12:23
Locuteur

'est en donnant tous les brevets aux Chinois qui sont en train de préparer l'avion qu'on peut en derrière.

12:28
Nicolas Dupont-Aignan

En disant d'ailleurs aux Chinois qu

12:29
Locuteur

'ils

12:29
Nicolas Dupont-Aignan

s'intéressent à ce qu'on produit car nous

12:30
Locuteur

sommes excellents dans

12:32
Nicolas Dupont-Aignan

le secteur de l'aéronautique,

12:33
Locuteur

vous croyez qu'on va leur dire «

12:34
Nicolas Dupont-Aignan

Ah non, nous,

12:35
Locuteur

on

12:35
Nicolas Dupont-Aignan

ne vous vend rien du tout.

12:36
Locuteur

»

12:37
Présentateur

Le transfert de la

12:37
Locuteur

technologie, ce n'est pas obligatoire aujourd'hui. Ah oui, sauf que Boeing a refusé

12:42
Nicolas Dupont-Aignan

parce que Boeing n'a pas voulu donner ses secrets de fabrication

12:44
Locuteur

à la Chine. Et on fait une erreur

12:45
Nicolas Dupont-Aignan

stratégique majeure.

12:46
Locuteur

D

12:46
Nicolas Dupont-Aignan

'ailleurs, la preuve, c'est que les Chinois sont en train de préparer l'avion concurrent d'Airbus. On est en train de leur donner

12:50
Locuteur

tous les brevets par une attitude d'une naïveté incroyable. Mais c'est vous qui êtes naïf. Vous croyez que si la France refuse,

12:57
Nicolas Dupont-Aignan

vous croyez

12:59
Locuteur

que

13:00
Nicolas Dupont-Aignan

si la France refuse aujourd'hui, la Chine, dans cinq ans, n'aura pas rattrapé

13:04
Locuteur

son retard technologique ? Non. On lâche

13:06
Nicolas Dupont-Aignan

tout. Au contraire,

13:07
Locuteur

qu'est-ce qu

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

'on est en train de créer ? On est en train de créer des partenariats, on est en train de créer de l'échange, on est

13:11
Locuteur

en train de créer

13:12
Nicolas Dupont-Aignan

de la valeur

13:13
Locuteur

ajoutée économique. Je vois que vous êtes convertis à l'ultra-libéralisme, c'est bien. On est en train

13:16
Nicolas Dupont-Aignan

de créer de la valeur

13:17
Locuteur

ajoutée

13:17
Nicolas Dupont-Aignan

économique. Cette valeur ajoutée va nous permettre d'investir et d'être encore meilleure en termes de technologie. C

13:23
Locuteur

'est extraordinaire de voir les socialistes vendre

13:26
Nicolas Dupont-Aignan

les... Vous préférez

13:28
Locuteur

rester claque-muré dans vos petits fonds. Il est en train de passer. Vous allez

13:32
Nicolas Dupont-Aignan

fabriquer quoi

13:32
Locuteur

? Vous caricaturer, madame, excusez-moi. Une minute. Le Rafale. Vous pouvez faire...

13:36
Nicolas Dupont-Aignan

Excusez-moi, je peux répondre.

13:38
Locuteur

Vous n'avez

13:38
Nicolas Dupont-Aignan

cessé de répondre. Ah ben, ça vous gêne.

13:41
Locuteur

Alors allez-y, allez-y. Le

13:41
Nicolas Dupont-Aignan

Rafale, on nous a dit que

13:43
Locuteur

ce

13:43
Nicolas Dupont-Aignan

n

13:43
Locuteur

'est

13:43
Nicolas Dupont-Aignan

pas bien, c'est claque-muré, c'est une production française, il faut coopérer. L'avion européen, il n'est toujours pas vendu. Le Rafale est un succès d'exportation. Ça veut dire quoi

13:51
Locuteur

? Depuis quelques mois. Ça veut dire,

13:52
Nicolas Dupont-Aignan

oui, alors, ça veut dire quoi ? Que quand on est capable d'investir, quand on est capable de défendre nos intérêts, on s'en sort. Et les Américains, pourquoi ils refusent de donner les transferts de technologies ? Et pourquoi le gouvernement français cède l'aéroport de Toulouse qui sera une base d'espionnage considérable pour

14:08
Locuteur

la Chine ? Je

14:08
Présentateur

vais essayer de vous mettre d'accord sur ce plateau avec les guignols de l'info. Est-ce que vous voulez les défendre, ces guignols ? Cette émission pourrait s'arrêter ? En tout cas, il y a un comité d'entreprise qui doit en décider aujourd'hui.

14:18
Nicolas Dupont-Aignan

Mais évidemment que je veux les défendre. Mais surtout, ce qui m'étonne, c'est que de la part de M. Bolloré,

14:23
Locuteur

qui

14:23
Nicolas Dupont-Aignan

est quand même un président de groupe, il est patron d'une chaîne.

14:26
Locuteur

Alors,

14:26
Nicolas Dupont-Aignan

il croit qu'on va gérer une chaîne comme on gère une entreprise qui fabrique, je ne

14:30
Locuteur

sais

14:30
Nicolas Dupont-Aignan

pas, des yaourts ou autre chose. Une chaîne,

14:33
Locuteur

c'est-à-dire un média.

14:34
Nicolas Dupont-Aignan

Certes, mais quand on est le patron d'un média, on accepte, parce que c'est la règle du jeu, que ce média soit libre de s'exprimer. Et alors, ce qui est assez extraordinaire, c'est qu'on se dit quand même, un patron à ce niveau-là, il a confiance en lui, il est sûr de lui, et il a le sens de l'humour.

14:50
Locuteur

Et

14:50
Nicolas Dupont-Aignan

en réalité, non. Et il dit, c'est ça qui est terrible, c'est qu'il dit, j'aime pas trop les guignols, en fait, ça me gêne, alors je vais les supprimer. Mais qui

14:58
Locuteur

l'investisseur dans ce secteur

15:00
Nicolas Dupont-Aignan

? Écoute, j'en sais rien, mais je trouve que c'est déjà assez ridicule comme ça, quand on est le patron de Canal+, de dire, je supprime, parce que j'aime pas me faire attaquer. Nicolas Dupont-Aignan. Moi,

15:08
Locuteur

je

15:08
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous dire ce qui est un peu ridicule, les guignols ne me gênent pas du tout, et au contraire, ils sont très amusants, mais c'est qu'il y a plus d'émotion dans notre pays pour la suppression des guignols que pour le martyr des chrétiens d'Orient depuis des mois. Et je trouve que ça montre l'état de décomposition du petit milieu parisien.

15:24
Locuteur

C

15:24
Présentateur

'était donc le dernier mot, celui de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Merci d'avoir accepté de débattre avec Juliette Méadelle. Merci d'être venue porte-parole du Parti Socialiste.

15:34
Locuteur

Je

15:34
Présentateur

vous souhaite une excellente journée à tous les deux.