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Podcast / conversationPhilippe de Villiers· 24 avril 2026 60 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Face à Philippe de Villiers / 24 avril 2026 (CNews)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quel est votre sentiment sur ces deux mois de guerre en Iran et quelle leçon peut-on en tirer pour l'avenir du monde ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Face à ces situations qui se multiplient pour de nombreux Français, comment jugez-vous la réponse du gouvernement et est-elle à la hauteur des enjeux ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Quels sont selon vous les véritables enjeux de la prochaine élection présidentielle ?

  • 1:00:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous définir le populisme et dire s'il faut le craindre ou le revendiquer ?

  • 1:20:00OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur l'affaire Grassett et le psychodrame littéraire ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier, votre rendez-vous du vendredi sur C News à 19h. Cher Philippe, bonsoir.

Bonsoir Elliot, bonsoir Geofre. Ravi de vous retrouver cher Philippe. La guerre en Iran est toujours suspendue en équilibre instable dans son point d'acalie précaire avec la reconduite de la trêve depuis mardi soir.

Vous avez parlé du brouillard de la guerre, on pourrait parler aujourd'hui du brouillard de la trêve. Il paraît difficile à ce stade d'anticiper les issues possibles de la confrontation. Euh, on a pu lire ce vendredi un papier très intéressant dans les colonnes du Figaro.

C'était à la une du Figaro d'ailleurs. La guerre d'Iran fragilise la présidence de Donald Trump. Philippe Devilier, quel est votre sentiment sur ces de mois de guerre et quelle leçon peut-on en tirer pour l'avenir du monde ?

Je crois que nous assistons à la fin de du mythe de la puissance américaine. Le mythe de la de l'hyperpuissance militaire et stratégique. D'abord parce que chacun peut voir que les objectifs de guerre dont nous avions parlé qui était ceux de l'Amérique n'ont pas été atteints.

Le régime change, changement de régime, on l'attend toujours. On est passé du militaro enfin de l'islamo militaro au militaro islamo c'est une question de nuance. C'est toujours la République des Mola et des gardiens de la révolution.

Ensuite, la révolte populaire a pas eu lieu et enfin l'anéantissement du nucléaire. On joue à Colin Maillard pour chercher les 450 kg qui se promènent entre les montagnes et les souterrains et on les a pas trouvé apparemment puisqueon les cherche encore. Voilà pour les objectifs de guerre.

Ensuite, plus grave, le crickpill d'une guerre courte a échoué. Et on peut même dire que puisque l'Iran n'est pas vaincu, l'Iran est un peu vainqueur puisque l'Amérique n'a pas vaincu, l'Amérique est un peu vaincu. Donc c'est pas du tout ce qui était prévu avec près 2 mois de guerre.

Ensuite et surtout euh nous sommes devant une guerre asymétrique, on l'a dit redit. Mais je voudrais ajouter une pièce au puzzle, c'est que dans cette guerre asymétrique, on a vu apparaître les les Corcham et Coram Cham char, les fameux missiles qu'on attendait pas bricolés par les ingénieurs, les 130000 ingénieurs iraniens qui font mal au missile patriote, qui sont de moins en moins nombreux pour les pour les intercepter. Ensuite, il y a les fameux drones shaed, mais il y a une troisième arme à laquelle personne n'avait pensé, c'est le détroit d'armose.

Et cette arme, c'est c'est une bombe atomique. Pourquoi je dis c'est une bombe atomique ? Pourquoi cette métaphore ?

Parce qu'en fait quand vous avez la bombe atomique, vous tenez le monde en respect. Or, l'Iran tient le monde en respect puisque l'Iran a dans sa main l'hypothèse d'une désintégration de l'économie mondiale et on voit bien en ce moment les conséquences non seulement pour le carburant mais aussi pour le kérosène, les engrais, l'hélium et cetera et cetera. Et donc nous sommes dans une situation où l'Amérique ne sait plus quelle pièce y coudre. devant cette guerre asymétrique.

Mais j'ajoute l'essentiel. Non seulement l'Amérique a perdu ses alliés européens, j'allais dire ses vassaux. C'est la première fois que les vassaux se comportent pas comme des vassaux.

Avec une Allemagne dont on va découvrir bientôt qu'elle est en train de réarmer avec une seule idée en tête, c'est de se venger de Stalineade et de se retourner contre la Russie. Vous allez voir que l'Allemagne va être un vrai problème dans les années qui viennent. Faudra qu'on en reparle, la fameuse Europe allemande.

Et et enfin surtout, il y a le condominium Russie Chine qui applique le le mot tolérant. Quand l'ennemi est dans l'erreur, il faut surtout pas l'interrompre. Talent repris par Napoléon.

Et donc là en fait la Russie profite de la situation pour le pétrole, tranquillité ukrainienne. Les regards sont ailleurs. Quant à la Chine, quand vous faites les comptes, la Chine, elle est l'interlocuteur de tous les pays du golfe.

Elle parle avec l'Iran et évidemment dont elle est l'alliée, mais elle parle aussi avec Abou Dhabi. Elle parle avec le Coète, elle parle avec l'Arabie Saoudite, parle même avec Israël. La Chine parle avec tout le monde.

Deuxièmement, elle déploie les routes de la soie pour acheminer les marchandises et les matières premières. La puissance de demain, c'est contrôler les flux. Elle fait tout pour contrôler les flux.

Ensuite, elle contrôle les datas. C'est elle qui a installé la 5G en Arabie Saoudite. Et enfin, et enfin et surtout elle fait payer le pétrole en monnaie chinoise et elle attire à elle tout le Moyen-Orient dans le sud global, dans les bricks et dans la fameuse Confédération de Shanghaï.

Et donc en d'autres termes, la Chine est en train d'émerger comme une puissance concurrente de la zone dollar. Elle prépare la dédolarisation du monde par le sud global. Voilà ce qui est en train de se passer.

Il est évident que le président Trump aujourd'hui devant deux échéances immédiates. La première c'est au bout de 2 mois, il faut l'accord du Congrès pour continuer la guerre. Donc c'est dans quelques jours que va faire le Congrès.

Et deuxièmement, il a un rendez-vous avec le président chinois à Pékin à la MIMA. Et donc il est pressé, c'est pour ça qu'il explique qu'il est pas pressé, mais il est pressé d'en finir avec une négociation, un semblant de négociation pour pouvoir passer à autre chose. Voilà.

Mais les historiens dans 50 ans retiendront le turn point pour parler comme vous. Euh et le point de retournement, un bon accent. Oui, le point de retournement, je pense je pense que la toute puuissance américaine, la l'hyperpuissance de la République impériale pour parler comme Raymond Aaron, c'est fini.

L'économie mondiale Philippe Devilier fait justement face à un choc et vous en avez parlé conjoncturel suite à la fermeture du D3 d'Ormous. Les prix des hydrocarbures s'envolent. Les Français se plaignent de ce qu'on pourrait appeler un véritable ne coulon sur le pouvoir d'achat.

C News d'ailleurs hier a proposé un documentaire inédit sur ces Français qui travaillent mais ne parviennent pas à joindre les debouts. Philippe Devilier Marine par exemple et on va le découvrir ensemble travaille dans un bar à salade en Alsace. Elle est maman de deux enfants.

Elle gagne moins de 900 € par mois et elle ne peut plus faire le plein. Illustration de cette France qui est à l'euro près. Anaï c'est encore découvert à laver.

Je me dépêche parce que l'heure elle tourne là. Il est 14h30. Marine termine sa journée de travail.

Avant de récupérer ses enfants à la garderie, elle fait les courses avec son nouveau compagnon. J'achète pas beaucoup de trucs. Calculatrice en main, chaque euro compte.

Donc là, faut pas que je dépasse 20 € en général. Donc là, je suis à 20,86. Elle traque les prix et renonce à de nombreux plaisirs pour faire passer ses enfants avant tout.

à mes enfants, je fais des repas et moi le soir, je prends juste des trucs pas trop chers genre pain mi jambon. Tu vois le moment qu'on adore, on va à la caisse. Non mais aujourd'hui c'était une journée angoisante.

Je suis allé à la station et à la caisse. Donc là 20 € oui, je les dépasse un petit peu. 1,57 € en plus.

Mais bon écoute, c'est comme ça que tu veux que je te dise ? Merci mon patron. Et quelques heures plus tôt, elle était allée à la station essence. et elle voulait faire non pas un plein mais mettre 20 € d'essence et ça sa carte bleue a été a été refusé.

Geoffre le jeune. Philippe, face à ces situations qui se multiplient pour de nombreux Français, comment jugez-vous la réponse du gouvernement et est-ce qu'elle vous paraît à la hauteur des enjeux ? Ah ben la réponse du gouvernement, il me rappelle un mot que vous connaissez bien qui est magnifique.

Le mot de Gorbatchev avant de mourir. La France est le seul pays communiste qui a réussi. et je vais essayer de vous le démontrer en quelques instants, en quelques phrases.

Hélas, j'ai vu ce reportage hier soir sur ces news qui était splendide, remarquable, très émouvant, terrifiant. Euh aujourd'hui, la France est structurellement appauvrie. Dimanche soir, j'ai regardé votre émission. remarquable comme d'habitude euh Xavier Marc Toi-il brillant économiste et il a dit ceci qui résume tout.

Emmanuel Macron a ajouté 1300 milliards à la dette publique. Pendant ce temps-là, on a fait 800 milliards de Payb. Vous faites la différence 500 milliards, tout est dit.

Et pendant ce temps-là, on a une charge de la dette qui est un budget en soi maintenant qui est l'équivalent de l'éducation nationale, je crois que c'est 64 milliards cette année. Et pendant ce temps-là, euh les charges de fonctionnement pour faire tourner la machine administrative ont augmenté de 24 %. Bon, je dis la France est structurellement appauvrie.

Les Français sont structurellement appauvriis et euh on peut prendre une métaphore que je connais bien pour l'avoir vécu pendant les tres glorieuses. Le pouvoir d'achat doublait tous les 15 ans. Depuis les 30 piteuses, pour parler comme Nicolas Bavrez, le pouvoir d'achat double tous les 80 ans.

En d'autres termes, le pouvoir d'achat stagne ou régresse en ce moment, il régresse comme Marine l'a fait remarquer dans le reportage. Alors, vous me direz, c'est bien gentil tout ça, mais alors vous avez une solution ? Oui.

La solution c'est de baisser les taxes et les impôts. Ça suppose qu'on sorte de l'Union européenne puisque l'Union européenne nous interdit de baisser la TVA. Les Espagnols le savent.

Ils ont essayé, ils ont été immédiatement repris par la commission de Bruxelles. Mais bon, on peut dire à Bruxelles euh mettoi de tes oignons, l'impératrice de la norme, on est chez nous. Donc baisser la TVA.

Alors, vous allez me dire "Ah ouais, mais attendez, Philippe, vous baissez la TVA, mais ça veut dire que vous amputez le budget de l'État et c'est pas une manière de desserrer le nœud coulant." Je réponds bien sûr, vous avez raison. Pour pouvoir baisser les taxes et les impôts, c'estàdire rendre du pouvoir de charge au français, il faut faire baisser les prélèvements qui sont aujourd'hui de 47 %.

C'est du jamais vu, c'est l'Union soviétique. Et pour les faire baisser, il faut donc couper dans les dépenses. Et là, je voudrais m'ofusquer devant vous et en appeler à tous les téléspectateurs auditeurs.

Est-ce que vous savez ce qui se passe en ce moment ? Personne n'en a parlé. Personne n'en a parlé.

C'est dire à quel point la classe politique, la classe médiatique dans son ensemble a l'esprit obscurci et est dans la soumission. Hier à Chypre a été décidé la subvention pour l'Ukraine, 90 milliards d'euros. On nous parle de prêt.

On sait très bien qu'il sera jamais remboursé. C'est pas l'Ukraine qui va le rembourser, c'est pas la Russie qui va le rembourser. Et ça veut dire que pour les Français, c'est 17 milliards d'euros à débourser.

C'est-à-dire que hier, pendant que Marine se plaignait en larme parce qu'elle peut pas parce qu'elle est au centime près, on a accordé 17 milliards d'euros à l'Ukraine. Nos hommes politiques, toute tendance confondu, je dis bien toute tendance confondu, ils sont d'accord là-dessus. C'est-à-dire qu'en fait on aide les Ukrainiens avec 90 milliards l'Europe et pendant ce temps-là nous on crève. 2e 2e source d'étonnement.

Là encore, personne n'en parle, personne. Euh, je me suis penché sur le chiffre de la contribution nette de la France à l'Union européenne. Parce que souvent on entend les journalistes, les hommes politiques dire "Oui, mais attendez, faut voir ce qu'on reçoit de l'Europe." Ah oui, d'accord.

OK. Alors maintenant, je vous donne les chiffres et je mets au défi quiconque de contester ce que je vais dire. Cette année, on donne 28,8 milliards à l'Union européenne et on reçoit 15 milliards.

Donc la différence, vous faites la soustraction, c'est 13,8 milliards. En d'autres termes, on pourrait très bien dire à l'Union européenne, bon écoutez, arrêtez vos gaspillages, on on on reprend 13 milliards 8 puisque on on vous donne une contribution brute et nette. Euh point vous allez pas en plus nous prendre de l'argent pour aller où ? pour aller transférer nos nos usines en Pologne ou en Tqué ou pour donner de l'argent à l'Ukraine.

Donc deuxièmement, alors ça on peut le faire tout de suite. Tout de suite, on récupère 13 milliards 8 avec ça, on peut passer un été tranquille en carburant. Mais c'est pas fini.

Je cherche moi des dépenses qu'on peut récupérer immédiatement. Il y en a une, on privatise l'audiovisuel public. Ça sera l'enjeu de la décision de lundi prochain avec la publication du rapport.

La privatisation de l'audiovisel publique. Je sais ce que c'est. Quand j'étais secrétaire d'état, j'étais dans l'équipe avec les Hotard Madelin où on a privatisé TF1.

Bon, ça a pas pris longtemps, c'est un appel d'offre, ça prend pas de temps et ensuite l'argent rentre, hein. 4 milliards. Bon euh euh ensuite les agences.

Alors, si on coupe les agences, ça va grincer, euh ça va couiner. Les agences, ce sont des démembrement de l'État. Il y en a une, par exemple qui a toutement l'affection et la vôtre, parce qu'on en a déjà parlé, c'est l'adem.

Est-ce que vous vous souvenez que l'ADEM avait fait une recommandation il y a il y a 2 ans dont on avait parlé pour changer de slip ? Vous souvenez ? C'est qu'en fait ils avaient dit il faut changer de type tous les 6 mois.

Non, pas tous les 6 mois, mais il était on était pas loin de tous les Oui. Voilà. et avait des restrictions pour éviter de faire ces lessives, recommandations.

Fallait il fallait une rotation du sous-vêtement qui soit adapté à un appauvrissement du pays. Bon et là là, est-ce que vous pouvez au top que je vais vous donner envoyer une image parce que sinon les gens vont pas me croire. L'ADEM donc c'est une agence d'état sur l'environnement.

Il y a des des dizaines des dizaines de fonctionnaires qui sont payés surpayés pour la sensibilité écologique. L'adem, bon, c'est nous qui payons, nous les contribuables. Et l'ADEM là lance vient de lancer une campagne à Nant qui s'appelle plantip.

Allez. Et je suis sérieux, est-ce que vous pouvez balancer l'image ? Oui, je demande ça depuis tout à l'heure en régie.

Est-ce qu'on peut montrer ? Oui. Alors donc plante ton CIP, c'est un c'est une campagne.

La ville plante des slips dans des parc au service de la biodiversité. Il y a une image normalement et on va on va la la diffuser. Il doit y avoir un souci en régime.

Vous inquiétez pas. Ah, il y a un problème en régie. Ne vous inquiétez pas, on va la retrouver.

Oui. Non parce que sinon les gens vont pas nous croire. Donc je vous assure qu'on verra l'image avant la fin de l'émission.

On vous croira ne vous inquiétez pas. D'accord. Ouais.

Euh ils sont en stage. Non, il va partir en régie. Vous voulez aller en régie faire un petit tour ?

Non mais parce que c'est très parlant. Donc en en fait donc le maire la mère de Nant le maire de Nant, madame Roland, c'est pas la chanson de Roland hein, euh elle elle demande aux habitants de de planter leur slip euh dans euh au jardin de je sais plus dans un jardin public et et dans 2 mois, on va retirer les slips pour montrer qu'ils sont sensibles au à la sensibilité à je sais pas quoi au microbes et cetera. Voilà.

Mais non, mais attends, c'est la neve des fous. Euh voilà. Voilà.

Bon, alors ensuite, c'est pas fini. Euh il y a un autre sujet que personne n'aborde, personne n'aborde sur aucune chaîne, c'est les pompes aspirantes de l'immigration parce que là aussi on peut récupérer de l'argent tout de suite. Il suffit de couper les pompes aspirantes.

Bon par exemple ce qu'avait proposé Sarah Knafo, elle a fait le calcul ancienne ancien membre de la cour des comptes et connaît son sujet. Si vous si vous réservez du jour au lendemain les prestations sociales non contributives aux citoyens français, vous faites une économie de 14 milliards. Si vous arrêtez l'aide au développement, l'aide à Algérie et cetera, tous les pays qui refusent de de prendre leurs EQTF, vous faites une économie de 7 à 10 milliards.

Si vous arrêtez la politique de la ville qui est en fait une politique d'immigration compensatoire 7 milliards si vous arrêtez l'AME 1 milliard3 l'AME c'est l'aide médicale d'État pour les clandestins. Sachant qu'il y a énormément de Français, j'en connais tout près de chez moi qui peuvent plus se soigner. Ils ont plus les moyens de se soigner.

Ils ont pas de couverture et on on couvre les clandestins et on leur permet de de venir se faire soigner et et se faire installer des des des prothèses avec des oreilles artificielles et cetera. Bon, j'ai vu ça dans la presse cette semaine. Et enfin et enfin l'hébergement.

Est-ce que vous vous rendez compte que la France héberge à ses fraises euh les clandestins pendant des mois ? Elle les hébergent dans des hôtels et donc ils sont blanchis, nourris, logés. Voilà.

Alors, je m'arrête pas là mais simplement pour dire aux hommes politiques et aux journalistes, vous ne faites pas votre métier, vous avez la trouille, vous vous vous parce que en fait tout le monde se maintient dans un ordre d'apparence. Voyez, tout le monde a peur en fait. Tout le monde a peur des gilets jaunes, mais c'est pire que les gilets jaunes ce qui va se passer.

C'est c'est un soulèvement si on continue comme ça parce que euh malheureusement il y a pas assez de gens qui tirent la sonette d'alarme comme moi, mais les les gens ils réfléchissent, ils voient bien la différence, ils voi bien euh ce qui est en train de se passer. Et je vais vous dire ce qui est en train de se passer. Il je crois il y a une grande partie des Français qui voi son train de vie fixé par l'État.

Vous avez 18 millions de retraités en France, 4 millions d'allocataires de minim sociaux, vous avez 2600000 allocataires du chômage et vous avez 6 millions de fonctionnaires. Vous calculez, ça fait 52 % des Français qui vivent éloignés de la société de l'économie de marché et qui vivent de l'économie administrée. Voilà, tout est dit.

On va parler de la présidentielle à présent. Philippe Devilier. Nous sommes à 1 an presque jour pour jour de l'élection présidentielle.

Les candidatures se multiplient mais pour l'instant on parle plus de pipolisation que de programme ou de projets. Euh nos confrères de de frontière ont pu relayer un un graphique, une infographie de tous les candidats possibles ou déjà déclarés. Regardez, ça fait du monde.

C'est Clément Maki sur les réseaux sociaux qui est un journaliste qui fait très attention à tous les sondages. Bon, il y a du monde. J'ai cherché sur les 36, bon, j'ai pas vu votre visage de mais en tous les cas dans quand on en voit ça donne le le tourni.

Revenons aux choses sérieuses parce qu'on est quasiment 1 an jour pour jour de la présidentielle. Jeffre le jeune. Mais ou cher Philippe, si on prend un peu de hauteur, quels sont selon vous les véritables enjeux de la prochaine élection présidentielle qui sera sans doute très importante pour le pays ?

Alors, c'est une question délicate à laquelle je vais essayer de répondre en me mettant à la bonne hauteur parce que vous allez voir puler derrière toutes les binettes qu'on vient de voir, vous allez voir puler des programmes, des projets en fait qui sont des qui sont du domaine de l'épicerie et qui consiste en fait à regarder le blessé au bord de la route qui est dans le fossé qui fait une hémorragie cérébrale et euh à à lui donner des cachets d'aspirine un petit peu de paracétamol. Non mais et évidemment le type peut pas s'en tirer. Donc là on est sur quelque chose de très grave sur une situation gravissime.

J'ai souvent dit ici le pronostic vital de la France est engagé. Donc il faut faire trois choses, trois enjeux. Premier enjeu, il faut changer de modèle économique.

Deuxème enjeu, il faut rapatrier la souveraineté si nous on est mort. 3è enjeu, il faut renouer avec la personnalité française. Alors, changer de modèle économique, qu'est-ce que ça veut dire ?

Chaque mot pèse lourd dans mon esprit. En fait, depuis 50 ans, les petits hommes gris de l'État profond qui commandent tout ont imposé à toutes les majorités politiques successives de droite et de gauche un nouveau modèle économique, un New Deal à la française qui est établi sur deux paradigmes. Premier, c'est l'extension indéfinie de la sphère publique et de la dépense improductive.

Et le deuxième, c'est le primat accordé à la consommation sur la production comme moteur de la croissance. Ce nouveau modèle économique apporter du fruit comme la nuée porte l'orage comme dirait Marx. Et le fruit, c'est évidemment la spirale de l'endettement, de la désertification, de la désindustrialisation, de la métropolisation, que sais-je encore.

Donc il faut changer ce modèle, il faut le renverser. C'està-dire qu'il faut passer du primat de la consommation au primat de la production, tourner la société vers l'entrepreneur et non pas vers l'assisté. passer de l'assistana à l'artisanat, avoir une économie productive, c'est créer de la richesse avant de la redistribuer.

Et si on fait cela, alors on fera baisser les prélèvements. Et si on fait baisser les prélèvements, on retrouve une situation euh qui n'est plus celle du collectivisme dans lequel on vit. Mais celle d'une société de liberté, une société de liberté économique.

Je vous raconte une anecdote que j'ai déjà raconté. Je dis ça parce que sinon des gens qui vont dire "Ah, radote" mais elle a son importance. Quand j'étais sous-préfet de Vandô, jeune sous-préfet de Vandô, j'étais en relation avec le président de la République qui était un de mes administrés au château de Auton et j'allais à Hauton de temps en temps.

Et un jour, il m'a fait un cours d'économie euh qui était passionnant. Il m'a dit "Vous savez euh du temps du général de Gaulle, on était à 35 de prélèvement obligatoire. Moi, avec la crise pétrolière, j'ai pas pu faire autrement que que de creuser le premier déficit, mais j'estime que il faut que la France revienne à moins de 40 % de prélèvement, sinon ça devient un pays collectiviste.

Ça ça m'avait marqué. Et finalement, quand Mteran a quitté le pouvoir, on était à 43 et cetera et cetera. Et avec Macron, Macron le banquier Macron le le flutiste du Titanic, on est à 47.

Et donc il y a pas l'équivalent dans le monde. Il y a pas l'équivalent dans le monde. C'est-à-dire qu'en fait quand quand un salarié euh touche 50, l'entreprise elle donne 100 à l'État.

Bon donc c'est plus possible, c'est plus jouable. Voilà. Donc ça c'est le premier point. changerit de modèle économique, renverser le modèle économique, passer de la consommation à la production. 2e euh 2e enjeu dont personne ne parle, oh là là, rapatrier la souveraineté.

La souveraineté, c'est l'exercice d'une puissance qui ne relève d'aucune autre. Qu'est-ce que ça veut dire ? Je vais être très concret.

Ça veut dire qu'on peut plus continuer à vivre avec Shengen qui nous plombe qui plombe notre sécurité notre immigration qu'on faire l'Espagne. Ils arrivent chez nous les immigrés régularisés en Espagne. Aucun homme politique ne remet en cause Schengen.

Ensuite, on peut plus continuer à vivre avec le pacte vert qui démolit notre industrie, notre croissance, nos entreprises. Le fameux Green Deal. Ensuite, on peut plus continuer à vivre avec le marché européen de l'électricité qui nous plombe, qui plombe les budgets familiaux et qui plomb les artisans et les commerçants.

On peut plus continuer à vivre avec ces cours suprêmes qui nous infligent une jurisprudence. Je pense à toutes les Coures suprêmes, y compris la Cour européenne des droits de l'homme qui nous impose une jurisprudence euh par exemple qui nous oblige, qui nous sanctionne si on fait pas les aides, vous allez voir ça va venir, qui nous sanctionne si on baisse la TVA et cetera et cetera, mais surtout qui nous inflige cette jurisprudence avec la préférence euh du coupable sur la victime et de l'étranger sur le national parce que c'est ça les Cour suprême aujourd'hui et donc rapatrier la souveraineté, c'est-à-dire en fait sortir des dépendances aliénantes, l'OTAN, la Cour européenne des droits de l'homme, l'Union européenne, retrouver l'indépendance. C'est par l'indépendance qu'on pourra répondre à tous les souhaits des Français.

Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui les hommes politiques entre eux entre eux je sais ce dont il parlent ils disent tu sais bien qu'on peut pas alors qu'est-ce qu'on dit et mode mae brogeon tu dis quoi ? Bah on va dire que on va y arriver qu'on va faire des aides parce qu' parce qu'ils ont plus le pouvoir.

Donc tout ça c'est un gigantesque mensonge, une gigantesque dissimulation. Il faut que les français m'entendent. Gigantesque dissimulation.

Ils n'osent pas vous dire qu'ils n'ont plus le pouvoir. Ils l'ont transféré le pouvoir. La souveraineté de Z Gaul, elle est inaliénable.

Ils l'onténé. Et enfin, troisièmement, la personnalité française, un art de vive, une mémoire, une civilisation. Ça veut dire qu'il faut arrêter l'immigration, mais il faut faire plus que ça.

Il faut faire la remigration. La France, tu l'aimes ou tu la quittes. Il y a les Français de désir, ceux-là, ils veulent rester.

Ils nous regardent d'ailleurs beaucoup. Ils disent "On voudrait vous ressembler mais pour ça faudrait que vous ayez donniez envie de vous ressembler." Les Français de désir, je les accueille dans mon cœur.

Mais les autres, ceux qui nous dénigrent, ceux qui nous crachent dessus, faut qu'ils partent. La remigration, ça existe. Il faut un plan de remigration.

Ensuite, faut une politique nataliste parce que il y aura pas de problème d'immigration s'il y a une démographie. qui répond au problème. Mais si par contre on continue à vivre avec un collapsus démographique, l'immigration est inéluctable, elle est compensatoire et les gens réclament l'immigration pour payer leur traite.

Et enfin et surtout, il faut franciser la France, refranciser la France. L'expression n'est pas de moi, elle est de Édouard Rio. Je dis ça parce que sinon et les filles va dire "Ah là Philippe de Villite non francisé." Alors parce que aujourd'hui quand vous parlez de la France, vous êtes d'extrême droite.

J'aime la France. Oh là là ! Oh !

Extrême droite fachaud. Voilà. Et donc non, pas fachaud, faschisé.

Euh c'est c'est le c'est le le contraire de tout ce que moi je pense, ce contre quoi toute ma famille s'est battue. Alors vous arrêtez maintenant, vous nous laissez parler de la France, vous nous laissez aimer la France et vous nous laissez dire qu'il faut refanciser la France. Oui, Édouard Rio avait raison au moment du Front populaire.

Il faut refranciser la France aujourd'hui plus que jamais. Il faut refranciser l'espace public, il faut refranciser euh la culture, il faut refranciser l'école et il faut refranciser les âmes. Philippe Devillier, dans un instant, il nous reste 25 minutes, nous parlerons du populisme mais choses promises, choses du et vous n'étiez pas un menteur Philippe Devil parce que vous imaginez le téléspectateur, on parle de l'Adem, cette agence, merci cette agence qui coûte un pognon de dingue et qui propose donc une un vaste plan avec la ville de Nantes sur les slips.

Regardez cette image qui était absolument folle, c'est vrai. Pourquoi 29 slips seront enterrés à Nant et on voit donc la mobilisation qui était faite pour aujourd'hui et cette semaine enterrer des slips. Mieux vaut en rire qu'en pleurer.

Il nous reste 20 minutes. Vous savez que la classe médiatique trouve ça Ah bah c'est formidable. Ah bah oui mais attendez je vais pas attaquer ça sinon j'ai l'arcom sur le dos moi.

Et vous savez qu'ils ont un slogan sauver les slips pour sauver la planète. On est haut de gamme, ça va être un des sujets de la présidentielle, j'imagine. Peut-être un turning point pour demander à monsieur Atal de discuter ça avec monsieur Raillot ou à monsieur Philippe.

Alors, tu plantes ton slip ou pas ? Ou à monsieur Édouard Philippe, pourquoi pas ? Oui, Philippe Deviler, 23 minutes, il nous reste d'émission le temps des fils et on a encore beaucoup de sujets.

Il y a un mot qui revient dans le débat politique sans que personne ne fasse l'effort de le définir, c'est le mot populisme. Jean-François Copé en a fait un le titre de son livre quand les populistes trahissent le peuple, je frois le jeûe. Alors, cher Philippe, pouvez-vous définir ce mot ?

Qu'est-ce que selon vous le populisme ? Et selon vous, faut-il le le craindre ou le revendiquer ? Alors, d'abord le je vais vous répondre mais je voudrais d'abord dire que que moi j'ai vu naître le mot, je l'ai vu jaillir.

Euh c'était en moment en 1992, c'est c'est Jacques Delor qui a prononcé le mot en me traitant de populiste. Vous êtes le premier populiste. Oui, il a été inventé pour vous.

Mais il a été inventé pour vous. Oui. Ah oui oui.

Donc on est on est avec un populiste là ou ? Oui. Ah ben je vais peut-être quitter le plateau.

Je suis populiste. Mais attendez, c'est pire. Je suis relapse.

Et après mais j'ai recommencé avec le le traité constitutionnel, le référendum et là Alain Vinc m'a pris à partie. Euh et il m'a dit "Vous êtes un populiste." Et je dis "Et vous êtes quoi ?" Il dit "Je suis le cercle de la raison." Il y avait donc les raisonnables et les déraisonnables.

Les déraisonnables sont les populistes. Donc je me suis intéressé à ce mot et je vous remercie de me poser cette question parce que elle est d'actualité et c'est une question brûlante pour moi. Elle me brûle les chaires.

Souvent je me dis quand je prends ma douche, je suis populiste mais qu'est-ce que ça donne de plus que les autres ? La peine de rire. Moi je m'inquiète hein.

Je pas non mais là vous perdez du temps et ensuite on aura plus de temps pour les autres sujets. Bien sûr ça va être notre faute. C'est nous qui parlons évidemment.

Allez-y. Allez-y monsieur le populiste. Alors la définition du populisme enfin le le populisme c'est le cri d'un peuple qui ne veut pas mourir, un peuple qui se sent spolier de son outil de travail.

Les usines partent dans les pays à basalaire qui se sent spié de sa mémoire, de son identité, de ses paysages avec les éoliennes, de ses voisinages. On reconnaît plus l'endroit où on habite. Vous voyez ce que je veux dire ?

Un peuple qui se sent exilé. Le pire exil de d'être arraché de son pays, mais d'y vivre et de plus rien y reconnaître de ce qui nous a fait grandir et de ce qui nous a fait l'aimer. Voilà.

Et donc on est dans un face- à face avec euh le peuple dépossédé et les élites qui ont fait sécession. Les élites qui sont protégées par des digodes et des vigiles qui les mettent à l'abri. les élites qui en fait embauchent des migrants à vélo irréguliers pour venir le leur apporter les sushis à venue Foche et avenu de la grande armée ou qui poussent comme je l'ai vu cet après-midi euh qui embauche des des ganéennes euh pour promener les poussettes de leurs enfants à venue de Bretagne.

Voilà. Et donc pour ces gens-là, ils appellent ça les métiers en tension, la régularisation de ceux qui font la plonge dans les restaurants. Voilà.

En fait, c'est une exploitation euh avec des nouveaux esclaves. Euh et donc euh la régular la l'irrégularité est une norme d'entrée pour pouvoir faire vivre confortablement les élites mondialisées de l'avenue fauche. Voilà.

Et en fait quand ils croisent des pauvres, ils reprennent la phrase autant Lara dans la traversée de Paris. Salot de pauvre. Voyez en fait on en est là.

Voilà. Donc en fait et et donc il guettent les pulsions du peuple en disant "Ouais la marine là qui gueule pour son centime d'essence populiste." Voyez les pulsions populistes.

J'ai entendu ça encore ce matin. Les pulsions populistes. Ah oui, le mec qui est pas content, le transporteur qui est pas content, le pêcheur qui est pas content parce que il peut plus vivre, il peut plus attraper le poisson parce que parce qu'il peut plus aller en mer.

Il a plus de carburant. Pulsion populiste. Voilà.

Alors en fait euh il y a des peuples qui ont un tel appétit de vivre qu'il se saignent pour écrire en lettre de sang leur avenir euh contre les temps qui sont durs. Et puis vous avez des peuples parfois qui tombent dans l'indolence et qui refusent l'idée du pélican offrant son cœur à ses enfants pour leur leur survie euh au nid d'altitude. Et moi, il y a longtemps que j'ai eu l'intition que le peuple français euh perdait pieds.

En fait, on nous a expliqué pendant des années que que la France avait un passé affreux, que l'histoire de nos aïeux était honteuse, qu'il fallait greffer une nouvelle mémoire sur l'ancienne mémoire et le peuple l'a accepté et moi je l'ai refusé. J'ai refusé ce déni d'héritage. Ce fut mon premier combat politique.

Puis ensuite, on nous a expliqué que le peuple français était étriqué, que la France était trop petite, qu'il fallait faire une grande France, une Europe avec une super citoyenneté, avec une nouvelle démocratie renouvelée, c'est-à-dire consistant à donner le pouvoir à des gens nommés. Là aussi, je l'ai refusé. l'idée de dissoudre le peuple français.

Ce fut mon deuxème combat et puis le troisème combat nous a dit, on nous a expliquer faut faire un Liban d'Occident, une société multiculturelle avec une nouvelle harmonie, le vivre ensemble. Ah, le vivre ensemble. En fait, ton sens de peuple, c'est la Nouvelle-Fance.

C'est mon troisème combat. Et donc le populisme c'est l'instinct d'un peuple qui ne veut pas mourir. Et ça a été le fruit et l'objet de votre avant-dernier ouvrage que j'ai entre les mains.

Alors pourquoi je l'ai populicide entre les mains ? parce que vous l'avez signé à ma demande et j'ai l'esprit d'escalier, mais ça rejoint euh l'hommage que vous avez rendu aux Français de désir et l'hommage au peuple puisque vous avez signé ces deux ouvrages à deux hommes, l'un qui est Tchen qui s'appelle Anzor, l'autre né au Mali qui s'appelle DDU et qui vous suivent tous les vendredis et qui m'ont interpellé en me disant "Mais il faudrait des plus de Philippe Deviler, plus d'hommes politiques qui aiment la France, qu'il le clame et euh qui n'ont pas peur de le dire. Et ce sont euh deux euh personnalités, deux histoires profondément ancrées à la France d'aujourd'hui et qui euh adorent la France, qui n'oublie pas aussi euh leur leurs racines et donc euh vous les avez signé euh ce ce vendredi, cher Philippe Devilier et il nous regarde attentivement, j'en suis certain, donc je les salue et je les embrasse chaleureusement.

Je vous ai appelé, vous étiez ému quand je vous ai raconté cette histoire. Oui. Et je vous ai dit c'est pas une alors pour le coup, c'est pas une c'est pas un compte, c'est c'est réel.

Voilà ce qui se passe quand on est inter. Heureusement qu'ils sont là parce qu'ils vont rappeler aux Français de souch perdu souvent que la France est un grand pays. Philippe Deviler, parlons littérature.

Il nous reste 15 minutes. Le journal du dimanche a publié une tribune de Vincent Bolloré au sujet du départ de Grasset d'Olivier Nora, son directeur général qui souhaitait publier le futur livre de Boem Sans sal seulement à l'automne. Toute la presse, toute la presse mainstream s'est emparé du sujet.

J'avais l'impression que c'était qu'il y avait eu 1789 et qu'il y a eu le la chute du mur de Berlin et puis il y a eu le départ de monsieur Nora. Je crois qu'on a une revue de presse mais limitée parce que vraiment on avait pas le temps de tout mettre du Nouvels en passant par Libération, l'humanité, j'aurais pu vous citer France interre, France info, bref tout le monde. Et cette semaine on a pu entendre et ça vous avait pensé à à quelqu'un que vous connaissez bien seul Génétiine qui avait été interrogé par un certain Jean-Daniel.

Revoyons cette archive. ma douleur et la douleur d'un certain nombre de mes amis. Le mot douleur n'est pas une inflation sémantique.

C'est pas c'est pas un excès de vocabulaire. c'est de prendre tellement part à votre combat, d'avoir une telle admiration pour votre combat solitaire, pour votre témoignage et de voir que sur ce qui a correspondu à vos combats en Occident, il me semble et depuis quelques minutes, je suis certain que vous vous êtes trompé, vous vous trompez peut-être par simple manque d'information. Jeffre le jeune.

Alors cher Philippe, vous avez accueilli Sol Ginitine en Vendé au P du fou. Vous vous êtes l'ami de Boem Sensal. Quel regarde portez-vous sur ce psychodrame littéraire qu'on appelle l'affaire grassé ?

Le mot psychodrame convient bien. D'abord, je voudrais dire que euh Vincent Boloré est rare dans l'espace médiatique. On ne l'entend pas beaucoup mais quand on l'entend ou quand on le lit euh la plume est insérée, c'est un filament laser.

Et il faut lire et relire ce petit texte qui dit tout sur ce psychodrame que je résume ainsi. Premièrement, Boem sans sal d'éditeur parce qu'il considère que son éditeur Galimar c'est compromis pour en fait le faire terre. en liaison avec l'Élysée et l'Algérie.

Et là euh et là Bem Sansal découvre que euh le nouvel éditeur, monsieur Nora, lui dit et lui redit "Non, non, on peut pas publier le livre comme ça tout de suite. Il publier le en novembre." Pourquoi ? sur le plan éditorial, sur le plan commercial, publier un livre en novembre alors que Buen Sensal et souhaite le publier au mois de juin.

C'est quand même curiosité. Ça c'est le premier élément qui nous interroge. Le deuxième élément qui nous interroge c'est que Vincent Boloret donne un chiffre.

Je sais pas si si le chiffre est vrai, mais vous êtes le patron du GDD, vous avez vérifié. Je crois que c'est vrai. Oui.

Ouais. Que l'éditeur en question, il gagne 1 million. Ouis.

Et vous savez que tous les éditeurs de France que j'ai vu au lutes il y a 2 jours, j'en ai vu un certain nombre et ils m'ont dit euh il a du bol Nora 1 million alors que le chiffre d'affaires est de 12 millions. Donc euh ou 1/e du chiffre d'affaires dans les poches du bâton éditorial. Ouis, c'est la phrase de musé quand on n pas d'argent c'est amusant d'écrire.

Bon et puis troisièmement euh troisièmement la caste germanopratine, c'est admirable fait euh corus et et se blottit euh comme dans le renard et les poulets d'Inde contre l'éditeur auprès de l'éditeur pour le défendre. En fait, il défendent la banque comme a dit Éric Nolo, la banque grassée. Pourquoi ?

Parce que la plupart d'entre eux ont des avaloir supérieur aux ventes. Donc c'est agréable d'avoir un éditeur qui vous paye plus en avaloir que ce que vous vendez. Voilà.

Alors maintenant, à l'au fond des choses. Vous avez montré une archive incroyable du du débat entre Sol et Sine qui n'en revient pas. Il m'a raconté cette histoire de il m'a dit je n'en revenais pas avec Jean-Daniel qui avec un appel remarquable lui explique vous vous trompé.

Ah bon ? Et en fait il y a un parallèle à faire entre sou médecine et bohème sensale que je fais en quelques phrases. Premièrement ce sont deux écrivains, deux écrivains célèbres deux écrivains qui ont eu tous les prix.

Soline a eu le prix le prix de la littérature, le prix Nobel de la littérature et Bem Sansal a eu le grand prix de l'Académie française. Donc dire que Sansal n'est pas un écrivain, c'est un peu exagéré. Il a eu tous les prix.

Bon euh mais ce ne sont pas que deux écrivains, ce sont deux écrivains qui qui ont été emprisonnés. Deuxème point commun, l'un a été emprisonné dans les jaules soviétiques. On a appelé le goulac, il a appelé le goulag et l'autre dans les jaules algériennes.

Donc ils ont souffert et tous les deux en prison, ils ont eu un cancer et tous les deux leur famille pensait que c'était fini. Ils s'en sont sortis miraculeusement. Troisièmement, euh ce sont des écrivains prisonniers qui sont des prophètes.

Solsine a prophétisé que le communisme était une désespérance de toute l'humanité et un danger majeur, un danger totalitaire par excellence. Et Bolem Sansal a parlé de l'autre communisme. L'islam, l'islamisme un danger pour toute l'humanité et spécialement pour la France.

Et c'est là que arrive le 4è caractère commun. Ce sont deux parias. À partir du moment où Sol Gen a dit haut et clair que le communisme était un danger pour l'homme et pour l'humanité, il a été filipandé par la gauche française, Jean-Daniel, nouvel observateur en disant "Non, c'est pas possible, il va trop loin." Et il l'appelait le MIC mystique.

Et pareil pour Boem Sansal, Boulem Sansal, tant qu'il était un écrivain algérien, on disait "Ah, quel écrivain !" Et maintenant qu'on dit cré français, voilà. Alors, Bolhem Sansal, en fait, c'est un amoureux de la langue française.

C'est la preuve que on peut rentrer euh quand on est français de désir, qu'on peut rentrer en France par la porte de la langue. Et je sais pas si vous vous souvenez de la photo que vous avez faite à la retonde et à un moment donné, il s'est arrêté et comme ça, il dit "Ah, la langue française trois fois. Voilà la langue française pour pour lui la langue c'est tout.

Voilà et c'est un résistant. Je vous rappelle un fait qui apparaîtra dans son livre mais qui m'a beaucoup marqué m'a dit "Tu comprends ? Il voulait me il voulait me traiter comme un otage.

J'aurais été libéré. Mais j'ai envoyé une lettre. J'ai dit je veux pas être traité comme un otage.

Non moi je suis un combattant. Je veux pas être libéré. Moi je vais te libérer comme un combattant, pas comme un otage.

Ça de la gueule quand même. Wam sans sal français de désir. Camel Daoud aussi a été condamné cette semaine.

Je constate que les médias qui se sont emparés de du séisme grasset n'ont pas eu la même vivacité dans leur plume pour traiter de la condamnation de Camel Daoud par le régime algérien. Tout au long de cette cette semaine. Il y a visiblement des combats qui intéressent plus que d'autres.

Philippe Devilier, puisque vous avez parlé du Lutia, les gens se sont dit "Mais qu'est-ce que c'est le Lutia mercredi soir ?" Rapidement cher Philippe, mais je voulais quand même le mentionner avec vous. Je l'ai vu cette semaine.

D'ailleurs, je vous remercie de l'invitation. C'était vraiment une formidable soirée. Jofroid était tellement heureux.

Vraiment, on était touché d'être avec vous vendredi soir. Ça nous a fait plaisir de recevoir ce carton d'invitation. Honnêtement, vraiment je donc on a découvert ça tous les deux.

L'un était en plateau, moi j'étais devant ma télévision. Mercredi soir au Lutessia, vous avez reçu un prix prestigieux. Ainsi les Bélet, le prix spécial des USA remis à Philippe Deviler pour l'ensemble de son œuvre.

Alors normalement, c'est après la mort des écrivains que l'on couronne ainsi pour l'ensemble de son œuvre. Euh vous, c'est euh finalement euh au grand jour euh c'est en pleine en pleine force de de l'âge. Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire Philippe Devil ?

Vraiment en en quelques secondes quand qu'on découvre ces images ? en quelques secondes. C'est un un cri d'angoisse d'abord parce que je je suis hanté par la disparition du peuple auquel j'appartiens et donc j'ai choisi de plonger ma plume dans la plaie d'une France tu méfié mais vivante.

Et ensuite un cri du cœur parce que j'aime mon pays plus que tout depuis ma plus tende enfance et je me suis dit que comme Ernest la viiss avec le roman national, il fallait qu'il y ait des gens qui prennent leurs plumes pour faire de nouvelles chansons de geste. Donc ma vie a été une chanson de geste. Et bien grand merci Philippe Deviller déjà pour l'invitation.

Je réitère vraiment c'est vraiment c'était on était heureux avec ça il est déstabilisé vraiment sympa et le le prim a été remis par quelqu'un que Éric Nolo et Arnaud. Alors le le président du juristic Nolo euh qui est un homme remarquable. Chaque chaque parole qu'il prononce c'est un trait d'esprit ce que je lui ai dit.

Bon euh il est tellement humble queil semblait gêné mais enfin c'est quand même quelqu'un de remarquable. Et puis le prime a été remis par Arnaud de Puissontaine, patron du vindic qui était un homme voilà tout à fait remarquable. Il y avait un parter impressionnant.

Oui. Euh moi j'étais très intimidé parce que je suis ni un auteur ni un écrivain. Mais pour un instant un instant seulement comme dit Jacques Brê m'a pris pour un écrivain.

Ben si vous étiez intimidé nos présences Geoffroy et moi auraient pu peut-être vous rassurer mais vous avez préféré en faire autrement et nous avons regardé ça. Philippe Devillier, ayons un peu de sourire parce que euh vous souhaitiez impérativement terminer cette émission en rendant un hommage, un hommage et là n nous perdons évidemment cette joie de vie puisque mardi au Liban, un hommage vibrant a été rendu au sergent chef Florian Montorio, tombé au nom de la finule au champ d'honneur. Que vous a inspiré cette cérémonie au Liban ?

Et il y a eu une autre cérémonie également à Montauan cette semaine, un hommage national. Alors en fait c'est la cérémonie du Liban moi qui m'a marqué. Je vais vous expliquer pourquoi.

Elle était très dépouillée. C'était dans un hangar sur le tarmac. Et cette image euh on voit euh tous les officiers sousofficiers, les soldats, les vétérans, les jeunes engagés, un détachement libanais qui sont garde à vous et qui ont la gorcérée l'œil humide tourné vers les trois couleurs du cercueil de la dépouille de leur frère d'armes qui est tombé au Liban.

Et en regardant cette image, je songeais à 1983, le Dracard, je songeait à la France qui depuis 50 ans a donné a offert 150 de ses enfants pour défendre le Liban. C'est dans le le sillage sanglant des paras sacrifiés du Dracard. que le sergent chef Floriant Montorio a ajouté son nom à cette corte glorieuse de tous ceux qui l'ont précédé sur cette terre du du Levent euh lié à la France de manière indéfectible depuis des temps immémoriaux.

Et là, soudain, on a vu la haide honneur qui s'est formée et puis euh on a entendu un champ qui est monté douxement, grave, profond. Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi la tourmente. Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi la souffrance et puis la gloire au combat. ce champ repris par tous les militaires qui avaient remis le beret de leur régiment.

Il le connaissait très bien Floriant Montorio. Il l'a chanté depuis longtemps. Pourquoi ça ? parce que c'est un chant fondateur qui a été écrit par un jeune aspirant l'aspirant Zernnel qui tombait au moment de l'épopée des premiers commandau parachutistes de la France libre et on a retrouvé sur son corps dans sa poche un texte où il l'avait écrit ce chant qui est devenu un hymne. la prière du para et donc Floriant Montorio et hier Anissé Gérardin au moment euh où ils sont enveloppés de tricolore auront entendu la prière du para que que Saint-Michel patron des parachutistes les garde sous ces ailes Car comme le disait le général Guillaume Aler, le parachutiste ne monte pas au ciel, il retourne.

Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi la mand. Donne-moi la souffrance. Donne-moi l'ardeur au combat.

Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi dans tout. la souffrance.