Emmanuel Macron en Alsace : "Je n'ai ressenti aucune écoute"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous étiez parmi la foule qui a interpellé Macron à Sélestat. Était-ce spontané ou organisé ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Vous avez pu échanger longuement avec Macron. Avez-vous eu l'impression d'être entendu ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Macron n'a pas d'autres choix que d'aller au contact. Qu'en pensez-vous ?
- 4:30OuverteRéponse partielle
Macron veut-il vraiment apaiser ou attise-t-il les tensions ?
- 6:30OuverteRéponse directe
La démocratie est-elle en crise avec un État fort et une démocratie faible ?
- 8:30OuverteRéponse directe
Les populismes poussent-ils à l'explosion sociale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Chloé BourguignonFait
« L'allongement de la durée de cotisation était vraiment quelque chose d'injuste. »
- 3:30jeanviarFait
« On a bien vu monter la colère d'un coup les gens ont le sentiment vous savez c'est comme si une partie de foot vous sentez que vous allez la perdre. »
- 5:30jeanviarFait
« Il y a deux forces populistes qui poussent et puis les gens sont contre cette réforme. »
- 7:30jeanviarFait
« La démocratie c'est pas 50 types qui réfléchissent très intelligemment et un président c'est des tas de niveau intermédiaire. »
- 9:30jeanviarFait
« 70 % des Français sont des jardins c'est très important planter vos rosiers. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
l'invité du jour la vidéo du jour c'est vous janvier un bonjour vous êtes sociologue vous êtes directeur de recherche au CNRS on va décrypter avec vous le déplacement extrêmement mouvementé hier d'Emmanuel Macron il était en Alsace aujourd'hui il retourne aussi sur le terrain dans l'Hérault et votre interprétation c'est aussi qu'il le cherche mais justement avant cela je voudrais qu'on puisse entendre Chloé bourguignon bonjour vous êtes secrétaire général de l'INSA d'un grand est mais c'est surtout votre voix et votre visage que l'on a découvert hier puisque vous étiez parmi cette foule qui a eu le président à Sélestat et vous étiez face à Emmanuel Macron votre dialogue a duré une bonne poignée de minutes vous lui avez dit mais écoutez monsieur le Président c'est pas possible vous ne vous rendez pas compte de la colère qui monte j'ai d'abord une première question vous vous étiez pas là par hasard vous êtes effectivement l'une des représentantes de l'USA de l'Inter syndicale derrière vous il y avait une foule qui huait est-ce que là pour le coup c'était spontané ou est-ce que vous aviez mobilisé cette foule bonjour alors j'avais absolument pas mobilier cette foule et c'était l'État les collègues de l'intersyndical étaient d'ailleurs à l'extérieur d'un périmètre de sécurité extrêmement de développer il y avait simplement l'envie de se faire entendre et je pense que cette envie elle a été spontanée avec avec la foule envie de se faire entendre parce qu'on a vraiment le sentiment qu'il y a plus du tout de contact entre le président Macron et les citoyens et les citoyens parce que s'il y a bien un endroit où il y a eu un contact hier c'est entre vous et le Président c'est à dire que pour le coup vous pouvez pas dire il y a pas de contact il est venu vous avez parlé d'ailleurs vous avez pu parler assez longuement et de manière la plus directe possible ça vous étiez au milieu certes de cette foule mais il ne s'est pas dérobé il y a eu un vrai échange entre vous qui a duré longtemps alors il certes il a pris du temps mais sur la qualité en tout cas elle contenait de l'échange moi je suis très loin d'être d'avoir l'impression d'avoir été entendu pour lui dire que il y a la réforme brutale et injuste de va être tiré je n'ai senti absolument aucune aucune écoute réelle et seulement des éléments de langage qui ont été déroulés moi j'ai pu lui dire que l'allongement de la durée de cotisation était vraiment quelque chose d'injuste et qui ça ne pouvait pas être là la seule solution pour réformer le régime des retraites et sur cet aspect en particulier et sur les signes d'apaisement je n'ai pas du tout eu le sentiment ne serait-ce que d'avoir été écouté merci d'avoir pris le temps Chloé bourguignon ce matin de revenir sur cet échange donc que vous avez eu hier avec Emmanuel Macron retour dans ce studio avec vous jeanviar comment vous décrypter cette scène cet échange hier le président n'a pas beaucoup d'occases d'opportunités je veux dire il faut qu'il aille au contact qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse d'autres je veux dire que le pays est en rupture à la fois sur les retraites mais aussi sur le 49-3 je veux dire que on a bien vu monter la colère d'un coup les gens ont le sentiment vous savez c'est comme si une partie de foot vous sentez que vous allez la perdre et vous dites la deuxième mi-temps vous jouez les règles du rugby en gros vous avez l'impression qu'on vous a arnaqué ces constitutionnel je conteste pas ça mais ce que je veux dire c'est ce sentiment d'être dépossédé du principe démocratique qui s'est rajouté au 64 ans donc si vous voulez on est après que mais en vrai il a envie d'apaiser ou pas c'est très difficile de dire de toute façon il est en train de jouer à la fin de son mandat c'est pas tout de suite on va essayer de calmer le jeu attendez moi je suis un intellectuel personne intérêt à mettre de l'huile sur le feu le chaudron est bouillant en grande partie de sa responsabilité mais après on n'est pas là non plus pour pousser au à l'explosion donc il y a aussi ça qui est compliqué si vous voulez mais en même temps fait très attention vous pierre Rosan Malon qu'on a entendu là la semaine dernière l'historien les uns et les autres s'inquiète très vous êtes inquiet mais on est c'est c'est une ligne de crête on est sur une ligne de crête on a un État fort et une démocratie faible j'ai repris cette expression qui était Thierry pêche et je crois qu'elle est assez juste donc bien sûr que c'est fort on a tous vu la photo devant le Conseil constitutionnel où il y avait tout toute la sécurité devant nous mais si vous voulez c'est pas normalement Conseil constitutionnel n'est pas protégé par des centaines de CRS donc si vous voulez ça donne ce sentiment là qui au fond remets de l'huile sur le feu donc comment on descend oui on est parce que la situation est explosive parce qu'effectivement on est dans un pays où il y a deux popides très puissants qui toute la journée poussent les gens au fond à dépasser les limites on dirait que la France s'effondre que tout le monde meurt de faim etc il y a des gens pour il y a des difficultés mais ce pays fonctionne bien j'étais au Liban la semaine dernière je vous assure quand on rentre en France on se dit bon je suis encore en France parce que sur les on a une montée de la description catastrophique du pays qui existe sur une inflation à 20% sur les produits alimentaires pour les milieux modestes c'est un gros problème etc donc faisons attention en même temps créer de l'emploi et jamais autre si peu de chômage depuis très longtemps donc faisons attention dans les équipes mais après il y a deux forces populistes qui poussent et puis les gens sont contre cette réforme ils sont contre la métalité et le président un peu cherché aussi quand il attaque leader la CFDT de Chine excusez moi on va dire c'est pas l'usage mais en plus quel drôle d'idée enfin c'est une bonne idée d'avoir pris Laurent Berger pour cible c'est un homme absolument adorable je veux dire qu'il n'est pas injurieux qui qui dirige la CFDT est un syndicat plus réformiste qui réfléchir n'est pas syndicat de combat cherche le rapport de force Emmanuel Macron c'est le sentiment qui donne je pense que la réponse peut être oui je pense qu'il aime le rapport de force il est dans une situation le peuple est moi si vous voulez hors la grande difficulté d'une démocratie c'est que c'est entre les deux alors ce qui est vrai il faut dire aussi c'est qui gouverne de façon très verticale et à côté il met des talents de discussion regardez sur la fin de vie mais la démocratie c'est pas 50 types qui réfléchissent très intelligemment et un président c'est des tas de niveau intermédiaire c'est des syndicats c'est des associations familiales c'est tout ça or tout ça au fond on dirait que ça dérange le jeu et ça c'est très tôt le fait de retourner à nouveau et d'ailleurs c'est parti on m'intéressant d'entendre Chloé bourguignon parce que on sentait ce décalage Chloé bourguignon qui hier en effet a pu avoir cet échange on ne peut plus directe avec le président mais qui en même temps dit j'ai pas eu du tout l'impression d'être entendu c'est à dire qu'elle va lui demander de retirer la réforme donc effectivement elle peut pas être entendue au sens où pour l'instant il n'a pas décidé de retarder la réponse quelle est l'espèce la réforme elle est légalement passée mais le problème c'est que ça suffit pas complètement on voit bien donc soit il va y aller plusieurs fois les gens voudraient mis les courageux il a pas peur etc ce qui est plutôt une qualité même si c'est quand même c'est ça qui lui souhaite c'est à dire que quand il y retourne il bombe le torse dans une situation comparable puisque je suis un ancien de 68 de Gaulle était allé voir massue à Baden-Baden pour lui demander s'il était prêt à l'aider puis finalement il est revenu il a fait il a dissout il y a une élection normalement démocratie quand il y a une crise on fait des élections le problème c'est que si on fait des élections à l'extrême droite va prendre le pouvoir très probablement donc on est une association je dirais beaucoup de démocrates qui ne soutiennent pas le Président on parle dans une situation terrible ou parce que le choix du peuple pourrait être un choix qui ne plaît pas à une partie des dirigeants aujourd'hui alors on donne le sentiment au peuple qu'on refuse de les entendre tout à fait c'était effectivement ça ne peut que nourrir la frustration tout à fait on est dans une chasseur extrêmement difficile parce que la façon dont cette politique a été menée cette réforme a été mal expliqué on nous a raconté qui aurait 2 millions de gens etc qui aurait un minimum et tout fait que si vous voulez ça favorise les extrémisme donc on dit on peut pas faire d'élection parce que les extré qui sont forts et c'est quoi une démocratie qui se pose la question de savoir s'il peut pas faire d'élection pour pas les perdre mais c'est comme à l'Assemblée jusqu'à l'été en essayant il va sur le terrain il y aura des affrontements après je vais vous dire c'est le printemps il y a les ponts du mois de mai on est tous dans le jardin rappelez-vous que 70 % des Français sont des jardins c'est très important planter vos rosiers c'est le début de l'étailler et cetera non mais je veux dire pour beaucoup de gens c'est la vraie question en ce moment hein bon planter ces carottes et tout bon donc si vous voulez on est là dessus est-ce que entre ça les mois de mai est un mois alors vous me direz qui est mai 68 mais c'est à moi en même temps de pause pour quelqu'un qui a vécu mai 68 je pensais qu'en mai chacun va rester dans son jardin c'est peut-être un pays du soir je ne sais pas est-ce que ça va calmer le jeu en même temps les grands syndicats changent de leader donc là ça tourne qui donne au président le côté d'être finalement les autres en nouveau il y a plus ces deux dames donc ça aussi c'est qu'ils prennent vraiment du pouvoir c'est pas et c'est important dans l'histoire française Marylise Léon et Sophie Binet qui vont devenir les deux visages venu par le Parti communiste c'est la première fois la CGT n'est pas le Parti communiste le plus Rafa il est très petit mais historiquement quand même si vous voulez elle vient de la gauche et cette binaire en fait c'est une ancienne militante de lunettes donc ça aussi c'est des renouvellements qui bougent je dirais le social se renouvelle et le politique où on a très peu confiance à Paris du coup comme archaïque est-ce que le politique va savoir redevenir rêver ou pas ou est-ce que simplement il va y avoir des populismes de rejet et n'oublions pas que le principal partie c'est l'abstention en fait la vraie question l'extrême droite est plus simple parce que les gens s'appellent massivement et donc si vous voulez que feraient les Français s'ils allaient davantage à court terme mais c'est quand même une situation très dangereux c'est pour ça qu'on est tous très prud
Emmanuel Macron