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Discours / meetingfranceinfo (sur YouTube)· 3 septembre 2026 8 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesSécurité

Leipzig : "Cet acte ne pourra rester sans conséquence" (Jean-Noël Barrot)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Jean-Noël BarrotFait
    « Le monde d'aujourd'hui est un monde brutalisé. Nos démocraties sont désormais confrontées à un triple défi qui ne se posait pas il y a 35 ans. »
  • 6:00Jean-Noël BarrotFait
    « Le premier est celui de notre sécurité alors que la guerre frappe à nouveau le sol européen. »
  • 12:00Jean-Noël BarrotFait
    « L'Europe doit être un acteur souverain et uni sur la scène internationale. »
  • 13:00Jean-Noël BarrotFait
    « La posture à tenir vis-à-vis de la Chine, la compétitivité de nos économies, de nos industries. »

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Jean-noël Barrot

Voilà, on va écouter Jean-Noël Barreau, c'était l'objet du début de l'infosé clair. Il parle sur la réaction des Européens face à ces tentative d'attentat perpétré par la Russie. a commencé à se former. Vaimar aussi qui qui fut le le lieu, tu viens de le dire où parce que le choix de la compromission ont été faits avec le national socialisme, l'Europe a a basculé avant en 1989 que depuis Vaimar commence à se dessiner la réunification de l'Allemagne.

Et c'est sans doute pour toutes ces raisons combinées qu'il y a 35 ans, presque jour pour jour, les ministres des affaires étrangères de nos trois pays auxquels je souhaite à mon tour rendre hommage ont lancé cette initiative du triangle de Vaimar. Tant l'histoire de cette ville et de cette région nous apprend la manière dont nous devons construire ensemble notre avenir commun. Et de fait, il y a 35 ans, l'idée de nos prédécesseurs était de créer un format trilatéral inédit en Europe pourrer à un rapprochement de la France, de l'Allemagne et de la Pologne.

À l'époque, notre union s'apprêtait à s'ouvrir aux pays d'Europe centrale et orientale et ce groupe, ce triangle, ce format a contribué à la réintégration de la Pologne dans la famille européenne, a servi de caisses de résonance pour l'unité des européens. Alors bien sûr, le monde d'il y a 35 ans est bien différent de celui d'aujourd'hui. Le monde d'aujourd'hui est un monde brutalisé. Nos démocraties sont désormais confrontées à un triple défi qui ne se posait pas il y a 35 ans. Le premier est celui de notre sécurité alors que la guerre frappe à nouveau le sol européen. La guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine.

Deuxième défi est celui de notre prospérité alors que nos économies et nos industries font face au retour des guerres commerciales, à une arsenalisation des chaînes de valeur et à une course débridée à la domination industrielle et technologique. Et puis troisème défi, la défense de notre modèle démocratique puisque désormais nos démocraties sont attaquées et nos valeurs ouvertement contestées. Et comme en 91, même si les défis sont différents, le triangle de Vaimar démontre toute sa pertinence pour les relever.

Pour y faire face, pour relever ces défis, l'Europe a besoin d'abord d'un diagnostic clair, sans concession et surtout partagé qui ne peut l'être que par une consultation et des échanges toujours plus étroits entre les Européens. À cet égard, je me réjouis des échanges que nous avons encore eu aujourd'hui avec Johann et Radeek, les discours de la Sorbonne du président Macron, le discours sur l'avenir de l'Europe de la conférence Adenauer du ministre Vadfou où le discours qu'a tenu l'an dernier le ministre Sikorski devant les ambassadeurs français.

Tous témoignent de trois sensibilités européennes différentes, mais ils témoignent avant tout d'un même constat et d'une ambition commune pour l'Europe. Une ambition qui ne se limite pas aux échanges très réguliers que nous avons tous les trois puisque le triangle de Vaima n'appartient pas qu'au seul ministre des affaires étrangères. D'autres ministres se réunissent dans ce format, des parlementaires se réunissent dans ce format. des liens secrets entre des villes polonaises, allemandes et françaises. Et les sociétés civiles, elles aussi euh se sont appropriées euh cette habitude de travail entre nos trois pays.

Et c'est donc avec un grand plaisir et pour la première fois que nous participerons au côté de la Pologne et de l'Allemagne au salon du livre de l'IPSich. Je crois pouvoir dire que nos échanges de ce jour ont une fois de plus confirmé cette ambition que nous avons au partage pour l'Europe. Nous sommes entretenu à trois sur les grandes crises auxquelles l'Union européenne doit faire face. Nous avons échangé sur notre soutien à l'Ukraine en prévision de l'hiver. La France, l'Allemagne et la Pologne se tiennent au côté de nos amis ukrainiens et rappellent leur soutien indéfectible à la résistance face à l'agresseur russe.

Continuons de coordonner nos efforts pour la renforcer tant sur le plan militaire qu'humanitaire et pour préparer les conditions d'une paix juste et durable. Nous avons également abordé la situation au proche et au Moyen-Orient en soulignant que les interconnexions entre ces deux théâtre de crise et nous avons évidemment abordé les menaces hybrides et la résilience nécessaire pour protéger nos valeurs et nos démocraties. Ça a été l'occasion pour moi de réitérer la solidarité totale de la France avec l'Allemagne après que Johann et le ministre de l'intérieur ont formellement et publiquement attribué l'attaque visant l'aéroport de Leipzich à la Russie.

Nous avons comme les partenaires européens qui sont les nôtres convoqués le chargé d'affaires russe à Paris pour exprimer notre vive protestation ou notre protestation la plus vive. Et il va de soi que d'un acte qu'un acte d'une telle gravité ciblant des infrastructures de transport en plein cœur de l'Europe ne pourra rester sans conséquence et que nous soutenons les mesures entreprises par l'Allemagne en ce sens. Sur les questions européennes, nous avons évoqué l'élargissement de l'Union, la réforme de l'architecture, de l'action extérieure de l'Union que nous jugeons tous trois nécessaires pour rendre la voix de l'Europe plus forte et plus cohérente.

L'Europe doit être un acteur souverain et uni sur la scène internationale. Sur les questions [raclement de gorge] géoéconomiques, c'est-à-dire à l'intersection de l'économie et de la géopolitique, nous avons mentionné les discussions en cours concernant le prochain budget de l'Union européenne. Sujet crucial qui doit permettre à l'Europe de se donner les moyens de son ambition. la posture à tenir vis-à-vis de la Chine, la compétitivité de nos économies, de nos industries, ainsi que la manière de garantir un accès sûr, juste, durable aux matières premières critiques. L'Europe doit demeurer un pôle de prospérité, de stabilité et nos trois pays doivent en être les garants.

Enfin, sur les questions de défense, nous avons évoqué le futur de l'OTAN, de son pilier européen. Et dans la lignée du sommet d'cara, un sommet historique, nos trois pays se doivent d'être des moteurs pour l'européanisation de l'OTAN. Voilà, mesdames et messieurs, la France, l'Allemagne, la Pologne sont plus que jamais déterminé à agir ensemble pour une Europe souveraine sûre, prospère et fière de ses valeurs. C'est ce message d'unité et d'action que nous portons aujourd'hui à Vaimar dans le cadre du triangle qui nous unit à nos partenaires polonais. et allemand et je remercie une nouvelle fois Johann le maire de Vaimar le ministre président pour leur accueil chaleureux ce matin.

Voilà, on vient d'entendre le ministre des affaires étrangères à Vaimar en Allemagne, Alban Mikzi. Vaimar c'est le nom d'un format. C'est le nom de cette association de ces trois pays, France, Allemagne, Pologne. Et derrière, il y a un symbole de montrer qu'au fond, face à Vladimir Poutine qui nous attaque individuellement, les Européens font bloc. En tous les cas, on a des alliances pour faire face à Vladimir Poutine. 35e anniversaire de cette association entre la France, l'Allemagne et la Pologne. Effectivement, à l'ordre du jour, principalement l'agression russe sur l'Ukraine, mais également ce qui s'est passé à Leipzig ces derniers jours.

Vous avez entendu le ministre dire que cela ne resterait pas sans conséquence. il n'a pas abordé les conséquences mais on les connaît déjà. En gros, renforcement des sanctions économiques avec un 22e paquet de sanctions qui sera qui est déjà discuté et qui sera adopté notamment à la demande de l'Allemagne, de la Pologne et de la France. Et puis une modernisation des moyens de renseignement euh appuyés sur les pays de l'OTAN. On l'a vu ce matin avec le Danemark. L'idée c'est que l'Allemagne, la Pologne et la France échangent réellement leurs informations notamment en matière d'incursion de drone. Et là Nicolas c'est vraiment de quoi on parle.

Jusqu'alors entre chaque pays en très gros, il y avait une frontière et bien il y avait plus d'infos. L'idée, c'est que les infos circulent entre les trois pays.