Logement : "Vous aurez un avantage fiscal conséquent à investir dans la pierre" (Vincent Jeanbrun)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça va enfin être intéressant de réinvestir dans le logement quand on est un investisseur privé ?
- 1:57OuverteRéponse directe
Ce choc fiscal conséquent, les investisseurs, ils vous écoutent sur BFM Business. C'est-à-dire que concrètement vous proposez, on peut y aller.
- 3:12OuverteRéponse directe
Comment ça va fonctionner ?
- 4:31RelanceRéponse partielle
Sur l'ancien, 30% du prix d'achat pour les travaux, ça paraît beaucoup aujourd'hui à certains commentateurs.
- 6:32OuverteRéponse directe
Votre modèle, c'est Notre Dame ou les Jeux Olympiques. Concrètement, qu'est-ce qu'on va avoir derrière cet assouplissement ?
- 7:45RelanceRéponse directe
L'un des premiers problèmes, c'est quand même l'accès aux fonciers. Donc rien euh sur ce que vous me dites.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Vincent JeanbrunChiffre
« 2 millions de logements d'ici 2030. 2 millions de logements, c'est considérable mais c'est un objectif tenable. »
- 2:35Vincent JeanbrunChiffre
« Vous aurez un avantage fiscal conséquent. C'est tellement conséquent que entre nous c'est du jamais vu par rapport à ce qui s'est fait ces dernières années. »
- 3:48Vincent JeanbrunChiffre
« Si on prend un loyer intermédiaire, on a un plafond de 8000 €. Imaginons qu'à la fin, il vous reste 6000 €. Ça vous fait 6000 - 8000 d'abattement. Il vous reste encore 2000. »
- 5:53Vincent JeanbrunChiffre
« On a dimensionné le budget pour pouvoir être capable d'absorber le stock un stock important de dossier à peu près 80000 et puis surtout le flux entrant. »
- 7:06Vincent JeanbrunFait
« On est déjà les mieux disants au monde en terme de norme et l'idée c'est pas de diminuer la qualité de ce qu'on construit, mais peut-être arrêter de remettre des normes sur des normes. »
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17h44 sur BFM Business et sur MC Life. Notre invité dans le grand entretien, c'est Vincent Jambrin. Bonjour. Vous êtes ministre chargé du logement. Est-ce que ça va enfin être intéressant de réinvestir dans le logement quand on est un investisseur privé ? C'est en tout cas votre promesse ce matin ? Al c'est plus qu'une promesse, c'est un engagement ferme, c'est l'engagement du gouvernement si effectivement les parlementaires nous donnent un budget cette semaine et euh c'est surtout l'engagement qui a été pris par ce que j'appelle l'équipe de France du logement. c'est-à-dire le gouvernement, l'ensemble des professionnels du secteur de la construction jusqu'aux agents immobiliers en passant par le logement social. Et c'est tous ensemble qu'on a signé autour du premier ministre
vendredi dernier un pacte de relance pour le logement avec des objectifs chiffrés extrêmement clairs. 2 millions de logements d'ici 2030. 2 millions de logements, c'est considérable mais c'est un objectif tenable. tout le monde s'y est engagé et d'ailleurs je veillerais à ce que nous nous réunissions extrêmement régulièrement pour pouvoir avoir un comité de suivi pour que ce ne soi pas juste des paroles en l'air juste des annonces mais bien un objectif très très concret. Donc il faut rendre ce levier d'investissement intéressant pour les particuliers et pour les institutionnels. Pour ça, existe le statut du bailleur privé dont on a dit beaucoup de mal sur BFM Business en disant que ça ne changerait rien euh sur euh les intérêts, les loyers perçus, l'intérêt des propriétaires. C'est un
nouveau dispositif que vous proposez. Comment ça va fonctionner ? Le plan logement, c'est énormément de mesures, un choc de confiance pour que le propriétaire soit rassuré, un choc de simplification pour qu'on construise plus vite et vous venez de le dire, un choc fiscal qui permettra aux épargnants français de dire bah avant j'avais l'impression que ça rapportait plus et que c'était plus sécurisé d'avoir mon argent en épargne dans un PEA par exemple et plutôt qu'investir dans la pierre. Et ben aujourd'hui, ce choc d'investissement, c'est leur dire un message très clair. Vous aurez un avantage fiscal conséquent. C'est tellement conséquent que entre nous c'est du jamais vu par rapport à ce qui s'est fait ces dernières années de sorte que oui, ça va redevenir pleinement
utile d'investir dans la pierre et rentable. Pourquoi c'est important ? Parce que le sujet c'est pas tant de faire plaisir aux épargnants, c'est pas tant de faire plaisir au monde du logement que de faire en sorte que les françaises et les françaises puissent se loger à nouveau. Or, on dort pas dans un PEA, donc il faut réinvestir dans la pierre. Un chiffre tout bête, un/art des familles françaises dorment dans un logement qui est la propriété d'un petit épargnant qui a investi dans un logement et qui le met en location. Donc c'est considérable de remobiliser cette épargne et c'est pour ça qu'on a mis le paquet. Pour paraphraser les professionnels de l'immobilier, jusqu'ici le monde du logement était en salle de réanimation. Là on est en salle de réveil et on va commencer la kiné et on
va se remettre debout sur les deux pieds et on va avancer bien fort. Ce choc fiscal conséquent, les investisseurs, ils vous écoutent sur BFM Business. C'est-à-dire que concrètement vous proposez, on peut y aller. Dites-leur, on y va. Non mais on y va, mais on gagne combien ? C'està-dire que il faut que je fasse un un une ristour de combien sur mes loyers pour que ça fonctionne ? C'est quoi les conditions de ressources ? C'est quoi ? L'idée c'est de produire du logement partout pour tous. Ça veut dire que d'abord on est sur un dispositif qui n'est pas zoné. Vous souvenez le le PINEL, on était sur des danse et cetera. Oui, mais ça veut dire que si vous trouvez le modèle économique, y compris dans la ruralité pour faire deux trois logements, ça marche aussi. On arrête de construire
tout le temps au même endroit là où fond le marché était déjà saturé. Première chose. Deuxième chose, on veut du logement pour tout. Ça veut dire que ce logement, il doit être abordable. Donc effectivement, les loyers à mettre en face, ils sont plafonnés trois niveaux : intermédiaire, social, très social. En face de ces loyers plafonnés, vous avez un avantage qui est qui va permettre de produire un abattement. Je peux pas être trop technique, mais globalement vous achetez un bien sur la valeur du bien, vous allez pouvoir appliquer ce pourcentage. Ce pourcentage, il est à 3,5 % si vous êtes sur de l'intermédiaire, un peu plus si vous êtes sur du social, encore un peu plus si vous êtes donc plus vous baissez votre loyer euh plus euh gagnant c'est plafonné mais
vous avez un plafond à 8000, 10000 12000 € de cet avantage. Donc prenons le plafond maximum 8000 € vous avez des revenus qui arrivent grâce au loyer que vous percevez. Ces loyers, vous les minorez dans votre déclaration d'impôt avec les charges, c'est déjà le cas aujourd'hui. Et vous les minorez en plus de ce plafond. Si on prend un loyer intermédiaire, on a un plafond de 8000 €. Imaginons qu'à la fin, il vous reste 6000 €. Ça vous fait 6000 - 8000 d'abattement. Il vous reste encore 2000. Et ben ces 2000, vous pouvez les mettre en abattement sur votre revenu global. C'est-à-dire même parfois pouvoir changer de tranche d'imposition grâce à ça. Grâce à ça. Ça c'est sur le neuf. C'est sur le 9. et vous avez la même logique sur l'ancien à condition effectivement de réaliser des travaux,
c'est vous avez le prix d'acquisition plus un pourcentage de travaux qui est pour le moment de 30 %. Et si vous réalisez cet achat plus 30 % et que vous louez à des tarifs comme je l'ai évoqué intermédiaire social très social, vous avez là aussi la possibilité de faire cet abattement. Ça veut dire que si vous calculez bien votre coût et c'est là où il faut que l'investisseur comprenne bien son marché, c'est sûr. Mais pour ça, il est il sera accompagné par les agents immobiliers, par le secteur bancaire pour faire en sorte de de pouvoir vraiment investir et que cela a un impact très fort sur son reste à charge et donc sur sa fiscalité. sur l'ancien, vous dites pour l'instant de 30 % euh du prix d'achat pour les travaux, ça paraît beaucoup aujourd'hui à à certains commentateurs, notamment à
cause de ma prime rénovite, est-ce que c'est possible 30 % du montant d'un bien, ça ça fait beaucoup de travaux quand même. En fait, ça dépend euh vraiment du prix d'achat au départ puisque en fait si vous achetez pas très cher, 30 %, vous pouvez l'atteindre très vite d'une part. Deuxièmement, ma prime Renove, pardon, je m'inscris en faux totalement, euh on a défendu aprement le budget de ma prime Renove et donc pour le budget 2026, ma prime Renove est consolidée, le budget est tout totalement mobilisé et justement le le ma prime RENOV a été énormément reconcentrée sur la rénovation globale, c'estàd la rénovation complète du logement. Avant vous aviez beaucoup plus de petits gestes. On pouvait faire un point l'isolation ou le toit ou la p là c'est la rénovation globale qui est pr
prioritairement financée. Ce qui signifie que atteindre les 30 % et être soutenu par ma prime Renove, c'est tout à fait possible. Et c'est d'ailleurs l'objectif qui en cour d'engorgement quand même des dossiers en cours et que du coup ça allait être compliqué pour ceux qui arrivent sur le marché. C'est pas la même chose. Il y a eu quelques difficultés les années précédentes. Aujourd'hui, on est dimensionné pour lutter contre la fraude est un des problèmes. On a dimensionné le budget pour pouvoir être capable d'absorber le stock un stock important de dossier à peu près 80000 et puis surtout le flux entrant. Et je je suis je vous annonce ce nouveau statut fiscal sur le neuf comme sur l'ancien avec une ma prime Renof qui sera évidemment dimensionnée pour. Donc tout ça c'est ce qui est dans le
budget. Donc c'est ça va être mis en place. Il y a après ce plan, il nous reste quelques motions de censure. Il faudra juste que les parlement comme nous, ils ont envie qu'on relance le logement en France accorde leur confiance au gouvernement jusqu'à la fin de la semaine. Le plan logement que vous lancez, c'est un autre point. Là, vous avez décidé aussi d'accélérer avec des promesses d'assouplissement réglementaire normatif. Votre modèle, c'est Notre Dame ou les Jeux Olympiques. Concrètement, qu'est-ce qu'on va avoir derrière cet assouplissement ? Je le disais, il y a le choc d'investissement, on en a parlé, le choc de simplification, le choc de confiance. dans le choc de simplification, il faut s'inspirer de ce qui a fonctionné. On est déjà les mieux disants au monde en
terme de norme et l'idée c'est pas de diminuer la qualité de ce qu'on construit, mais peut-être arrêter de remettre des normes sur des normes. Donc la première des simplifications, c'est arrêter de rajouter de la complexité d'une part et deuxièmement s'inspirer des Jeux Olympiques en matière de logement. Donc là, c'est toutes les procédures administratives qui sont compressées et puis le Notre Dame de la construction, c'est-à-dire en fait aller au plus simple dans là aussi les démarches pour les matériaux utilisés, pour les procédures, pour être dans le la l'efficacité du résultat et non pas dans l'anticipation. Ce que je vous dire par exemple, c'est que avant faut démontrer sur des plans que vous respectez telle norme d'isolation. Ça c'est un peu le
modèle d'aujourd'hui. Demain, c'est on a construit, on teste et on se rend compte que c'est efficace. Donc tout va bien. Oui. Mais l'un des premiers problèmes, c'est quand même l'accès aux fonciers. Donc c rien euh sur ce que vous me dites. Alors oui et non. D'abord parce que quand vous gagnez du temps dans la construction, vous gagnez de l'argent et quand vous simplifiez et qu'il y a moins d'étapes et moins de procédures, vous gagnez aussi de l'argent. Donc le produit infiné, il sort moins cher. Et ensuite sur le foncier dans le plan logement, il y aura cette volonté d'accélérer de manière très très forte la reconversion de ce qu'on appelle les friches. Mais quand on dit friche, c'est pas une zone déserté forcément, c'est tout simplement une zone d'activité qui
est en perte de vitesse par exemple. Vous avez aux entrées de ville partout sur notre territoire euh ce qu'on a connu, vous savez le le centre commercial, vous aviez euh euh le castau, le décons,
on peut reconvertir ces zones qui sont déjà artificialisées et en faire des véritables morceaux de ville avec des commerces, des équipements publics et du logement. Dernier point, il nous reste quelques instants. Promesse d'un rééquilibrage des rapports locatifs. Là, qu'est-ce que vous voulez faire précisément ? Ben, c'est ce que j'appelle le choc de confiance. Il s'agit pas simplement de rendre rentable l'investissement dans la pierre. Faut aussi que le propriétaire se dise "Je va pas être victime de squat, je vais pas être victime d'un payer euh à répétition." Et donc, il faut faire en sorte que le propriétaire est totalement confiance dans le fait qu'il pourra jouir de son bien. Pour ça, on travaille effectivement ce rééquilibrage entre le locataire et le
propriétaire. On garantitaire a trop de droit aujourd'hui. C'est pas ce que je dis mais on garantit les droits du propriétaire sur le fait de pouvoir jouir de son bien. Et je souhaite aussi qu'on garantisse les droits des locataires. Je pense notamment au fait de lutter contre les logements insalubres. Il y en a beaucoup trop dans notre pays d'ailleurs, aussi bien dans le parc privé que social. Et par ailleurs, vous avez un problème, c'est les barrières à l'entrée dans le monde locatif. Aujourd'hui, même quand vous gagnez bien votre vie, on vous dit "Ah oui ! Alors, mais il faut quatre fois le votre salaire, il faut que ce soit quatre fois le prix du loyer et puis il faut des cautions et cetera." Je suis assez inspiré par le modèle canadien qui a baissé euh les
contraintes des deux côtés. On rentre beaucoup plus facilement, il y a moins de barrière à l'entrée, le locataires trouvent plus facilement à se loger. En revanche, la contrepartie, c'est qu'on dit au propriétaire s'il y a un un mauvais comportement du locataire, mais dans ce cas-là, fin de contrat et effectivement la mise d'ur, il y a au total 3 % d'un pay et 10 % des dossiers seulement de ces 3 % vont au tribunaux. Est-ce que quand on dit ça, quand on dit pas qu'on va simplifier les relations entre le locataire et le propriétaire, ça sert pas finalement à faire payer plus d'assurance alors qu'il y a très peu en fait de cas où c'est vraiment litigieux ? Vous savez, il y a quand même quelques cas emblématiques. Quand ça arrive, c'est l'enfer. Quand on parle
de confiance, je pense que il s'agit pas de de regarder le stock, il s'agit de regarder les symboles. Moi, j'ai été maire pendant 10 ans de ma commune de Lailérose. J'ai eu dans le hall de la mairie, j'ai eu dans mon bureau des retraités qui avaient pour seul complément de retraite un petit appartement et le loyer leur permettait de vivre d'un Oui, mais les symboles c'est de l'émotion, c'est pas de l'information. Alors oui, sauf que quand on parle de confiance et je pense que sur BFM Business, on sait à quel point les marchés et la consommation dépendent de la confiance des consommateur. Si on veut relancer l'envie des Français à investir dans la pierre, faut aussi qu'on soit en capacité de leur dire vous pourrez jouir de votre bien et vous ne serez pas spoilé par des impayés, par
des squats à répétition. Donc ça c'est tout ça est un tout. Mais vous avez raison de le dire, il s'agit pas d'être en réalité ça se passe bien souvent dans la très grande majorité des cas ça se passe bien et donc c'est pour ça qu'on dit aux français investissez dans la pierre on a fait ce qu'il fallait l'équipe de France du logement est au rendez-vous j'espère que vous le serez aussi merci beaucoup Vincent Jean-Bard d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie Yeah.
Vincent Jeanbrun