Réunion publique de Valérie Pécresse en Guadeloupe - 4 avril 2022
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- 7:33Invité politiqueFait
« on a envoyé des réanimateurs, des moniteurs pour créer des lits de réanimation qui n'existaient pas. »
- 11:36Invité politiqueChiffre
« Madame Le Pen, moi, je l'appelle Madame 240 milliards. »
- 11:44Invité politiqueChiffre
« M. Mélenchon, je l'appelle M. 250 milliards. »
- 12:26Invité politiquePromesse
« il va falloir faire des réformes et faire des économies et arrêter de gaspiller et décentraliser, faire confiance aux territoires. »
- 13:34Invité politiquePromesse
« A condition de faire des zones franches. »
- 14:01Invité politiquePromesse
« avec moi, il n'y aura plus d'immigration incontrôlée. Il y aura des quotas migratoires et on choisira qui on accueille. »
- 15:04Invité politiquePromesse
« je me suis engagée à protéger les 400 espèces qui sont en voie de disparition, les espèces qui sont protégées par l'UICN. »
- 15:39Invité politiquePromesse
« L'Agence française de développement, la Banque des territoires, la Banque publique d'investissement. Et on fera une seule banque des Outre-mer, une banque unique. »
- 17:53Invité politiquePromesse
« nous mettrons au point, avec l'État, un panier de 600 produits de première nécessité, dont nous contrôlerons les prix. »
- 23:55Invité politiquePromesse
« avec moi, les salaires augmenteront de 10% sur le quinquennat. »
- 24:59Invité politiquePromesse
« Moi, je veux un prêt à taux zéro accessible pour tous. »
- 26:57Invité politiquePromesse
« je créerai une justice spécialisée dans les violences intrafamiliales. Pour que les femmes qui sont victimes et qui viennent porter plainte, la plainte soit instruite dans les 72 heures. »
- 31:16Invité politiqueFait
« C'était en 2008, quand on a enfin reconnu qu'il pouvait y avoir un lien entre chlordécone et cancer et qu'on a lancé une équipe de recherche. »
Temps de parole
- Valérie Pécresse81 %
- ?15 %
- Présentateur4 %
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celles qu'on attendait, celles qu'on espérait. Certains avaient dit qu'elle n'allait pas venir. Les esprits chagraient les cancaneurs avec cancanés. Et elle est là. Valérie Pécresse, merci à toi d'être venue. Merci d'être là.
Pour
la Guadeloupe, pour la Martinique, pour la Guyane, pour la Réunion, pour Mayotte, pour Calédonie, la Polynésie française. Wally Sefoutouna, salut ce soir Valérie.
C
'est elle que vous êtes venue écouter, mais j'ai une confidence à vous faire. En juillet 2021, j'étais à son bureau
et
j'ai pris un engagement vis-à-vis d'elle. Un engagement lors
de
la primaire, lors du congrès de la droite et du centre. Et je lui ai dit, quel que soit le résultat, je serai avec toi. Et elle m'a répondu, quel que soit le résultat, moi je suis une femme de fidélité.
Et
Valérie a tenu ses promesses. Elle a gagné
le
congrès.
On
ne l'attendait pas.
On ne
l'attend pas.
On
lui aura tout fait pendant cette campagne. Mais je lui dis, on lui fait cette promesse, qu'à partir d'aujourd'hui, à partir de la Guadeloupe, Valérie va monter, monter, monter,
on l'a... Bonjour à
tous, mes chers amis.
Bonjour
à tous, mes chers amis. Alors j'espère que les embouteillages dissipés. Je pense que
ceux
qui seront frustrés de ne pas m'avoir entendu comprendront que malheureusement, mon avion redécolle.
Et
que j'ai dû malheureusement
faire aujourd
'hui. Mais,
vous
le savez, moi je suis une femme qui tient ses engagements.
J
'avais promis de venir dans nos Outre-mer.
J
'avais promis de venir dans nos Outre-mer parce que vous savez que je suis l'héritière de Jacques Chirac.
Et
que Jacques Chirac,
il
voyait la France en grand, la France ensemble.
Et
la France en grand, c'était une France qui fait toute sa place
à
nos Outre-mer.
Et
vous savez aussi qu'en tant que présidente de région, j'ai organisé des partenariats extrêmement puissants
avec
les Outre-mer. Notamment,
quand
vous avez été frappé par la Covid.
Et
que le président Harry Chalus, qui a tenu à me remercier ce matin,
m
'a demandé d'envoyer 100 000 masques parce qu'il n'y en avait pas. Et bien évidemment, j'ai envoyé 100 000 masques à la Guadeloupe,
j
'ai envoyé 100 000 masques à la Martinique, j'ai envoyé 100 000 masques en Guyane pour aider parce qu'il n
'y
en avait pas.
Et
puis ensuite, il y a eu les hospitalisations
et
il y avait le problème des lits de réanimation. Et j'ai été là encore appelé au secours par le CHU de Pointe-à-Pitre, par le CHU de Fort-de-France,
par
l'hôpital de Cayenne.
Et
on a envoyé
des
réanimateurs, des moniteurs pour créer des lits de réanimation qui n'existaient pas.
Alors
la région Île-de-France a toujours répondu présente. Et vous savez pourquoi on a répondu présent
? C
'est parce que j'ai tellement chez moi
d
'ultramarins en première ligne.
J
'ai tellement chez moi, dans ma belle région d'Île-de-France, d'ultramarins qui ont été, durant cette crise Covid, en première ligne dans nos hôpitaux, dans nos EHPAD.
Je
leur devais reconnaissance.
Et
c'était pour moi un signe de reconnaissance. Alors vous savez,
j
'ai tendance à dire, nous les îles,
on
n'est pas comme les autres.
On
a des partenariats.
Moi
je suis une île de France.
Et
vous, vous êtes les îles de France.
Alors
il y a trois façons de venir à la Guadeloupe.
On
peut venir en bateau,
on
peut venir par les airs,
on
peut venir par le cœur.
Et
moi, depuis des années,
je
suis avec vous par le cœur.
Et
je vais continuer.
Alors
il se trouve aussi
que
je suis présidente d'une grande région qui va accueillir bientôt les JO 2024.
Et
il se trouve que j'ai quelques très bons amis guadeloupéens qui sont aussi des grands sportifs.
Et
je voudrais saluer en particulier mon ami Marie-Jo Pérec.
Marie
-Jo Pérec est originaire de Bastère.
Et
Marie-Jo, elle a accepté de donner son nom
à
la salle de sport de la région Île-de-France. Donc on a une très belle fresque avec Marie-Jo. Voilà. Alors, pourquoi je vous parle de Marie-Jo ? Eh bien, je vous parle de Marie-Jo parce que nous sommes à une semaine
des
élections présidentielles.
Et
que maintenant, il va falloir avoir au moins la foulée de Marie-Jo
pour
pouvoir aller arracher la victoire. Voilà. Et je vous promets de tout donner dans cette dernière ligne droite.
Alors,
mon sentiment,
c
'est qu'aujourd'hui,
eh
bien, vous avez vu, il
y
a un scénario machiavélique qui a été mis en place par le président Macron.
Un
président qui a méprisé la Guadeloupe depuis des années.
Vous
avez vu qu'il n'a absolument pas investi là où il devait investir. Et quand il y a eu, à un moment donné, des mouvements de rue, il a dit « Oh là là, je vais donner l'autonomie ».
Mais
ce n
'est
pas le statut
que
les Guadeloupéens veulent.
Ce
que les Guadeloupéens veulent, c'est des vraies réponses à leurs problèmes.
Et
c'est ça.
Alors,
on a un président qui est un bodiseur, mais qui est un petit faiseur. Eh bien, moi, je suis le contraire. Moi, je ne suis pas là pour plaire, je suis là pour faire.
Et
une femme présidente de la République, ça doit changer les choses.
Alors,
je sais qu'il y
a
une autre femme qui est candidate à la présidence de la République
et
qui est venue dans nos Outre-mer la semaine dernière.
Mais
cette femme,
ce
week-end, elle a montré son vrai visage.
Ce
week-end, elle a dit,
alors
même qu'on découvrait les épouvantables massacres
du
village de Bouchard en Ukraine,
vous
avez vu ces images épouvantables de massacres, eh bien,
Marine
Le Pen a dit, une fois le conflit terminé, Vladimir Poutine pourra redevenir un allié.
Eh
bien, moi, je vais vous dire,
tous
ceux qui, comme Éric Zemmour ou Marine Le Pen,
sont
fascinés par Vladimir Poutine
sont
discrédités pour présider la France. Et il faut que vous le disiez autour de vous, on ne peut pas être sous influence de Vladimir Poutine et vouloir présider notre beau pays. C'est impossible.
Alors, les
extrêmes sont disqualifiés. En plus, les extrêmes, il ne faut pas les croire. Madame Le Pen, moi, je l'appelle Madame 240 milliards.
Et
M. Mélenchon, je l'appelle M. 250 milliards.
Parce
que tous les jours, ils viennent vous voir et vous expliquent qu'ils vont vous faire tout gratuit.
Sauf
que pour vous faire tout gratuit, il faudrait faire des économies ailleurs.
Et
ça, ils ne disent pas où.
Et
la dette, elle ne monte pas jusqu'au ciel.
Et
il faut penser à nos enfants. Un pays qui s'endette
jusqu
'au ciel, c'est un pays qui lègue des impôts à ses enfants. Alors, moi, je revendique d'avoir le programme des générations futures. Le programme des générations futures, c'est celui qui ne lèguera pas la dette d'aujourd'hui à nos enfants.
Et
ni Emmanuel Macron,
ni
les extrêmes ne nous expliquent comment ils vont régler ce problème de la dette. Moi, je le dis et j
'ai
le courage de dire qu'il va falloir faire des réformes et faire des économies et arrêter de gaspiller et décentraliser, faire confiance aux territoires. Parce que dans les territoires, on est à portée d'engueulade.
Et
vous le savez bien, j'étais avec mon ami Gabriel Carabin au moule aujourd'hui.
Et
quand on est maire, eh bien, on doit répondre à ses administrés quand il y
a
un problème.
Donc, c
'est pour ça que moi, je ferai un pacte de décentralisation.
Et
il faudra que l'État lâche prise.
Et
on dépensera moins parce qu
'il
n'y
aura
plus de gaspillage, il n'y aura plus de doublon. Et qu'est-ce que je vais faire de cet argent
?
Parce que c'est important. C'est important. Qu'est-ce qu'on va faire de cet argent
? Eh
bien, moi, je veux que nos Outre-mer aient enfin
les
moyens
d
'investir
à
la hauteur de leur potentiel.
Et
c'est pour ça que j'ai été à la sucrerie Gardel.
J
'ai été à la sucrerie Gardel pour montrer
que
nos Outre-mer ont un vrai potentiel.
Un
vrai potentiel industriel. Un vrai potentiel d'investissement.
Un
vrai potentiel de développement d'emploi. A condition de faire des zones franches. A condition de leur donner un vrai avantage comparatif.
Parce
que moi, je sais bien qu'aujourd'hui, vous avez à côté Haïti, vous avez à côté la République dominicaine où les salaires ne sont pas les mêmes.
Et
donc, vous souffrez. Vous souffrez de la concurrence déloyale autour de vous.
Et
puis, vous souffrez aussi d'une immigration incontrôlée qui est celle d'Emmanuel Macron.
Alors
moi, je vous le dis, avec moi,
il
n'y aura plus d'immigration incontrôlée. Il y aura des quotas migratoires et on choisira qui on accueille. Voilà.
Et
en revanche, on va tirer parti
de
tous les atouts de nos Outre-mer.
En
surface et sur les fonds marins.
Et
puis,
je
voudrais parler, parce qu'on est quand même ici sur une île qui va être frappée par le réchauffement et le dérèglement climatique.
Et
on l'a vu, parce que je suis aussi intervenu au moment où il y a eu
les
terribles,
les
terribles cyclones de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.
La
région Île-de-France s'est mobilisée pour aider à reconstruire,
pour
aider l'humanitaire.
Donc
moi, ce que je souhaite,
c
'est qu'il y ait des vrais investissements
pour
lutter contre l'érosion des côtes,
et
notamment à Saint-Anne.
Et
que l'État soit à vos côtés
pour aider
nos Outre-mer qui sont en première ligne face au réchauffement climatique.
Et
puis,
il
faudra protéger la biodiversité. Là aussi, je me suis engagée
à
protéger les 400 espèces
qui
sont en voie de disparition, les espèces qui sont protégées par l'UICN. Parce que vous le savez, Emmanuel Macron,
il
a été condamné
par
la justice, l'État français,
pour
ne pas avoir respecté
ses
obligations en matière d'écologie. Eh bien, avec moi, je vous le
dis, on
respectera nos obligations en matière d'écologie. Alors, on va investir, je vous l'ai dit. Comment est-ce qu'on va faire
? D
'abord, on va fusionner
toutes
les banques qui s'occupent de l'Outre-mer. L'Agence française de développement, la Banque des territoires, la Banque publique d'investissement. Et on fera une seule banque des Outre-mer, une banque unique, pour que vous n'ayez pas à déposer 3, 4 dossiers à chaque fois, dans chaque banque, pour obtenir de l'argent. Une seule banque pour nos Outre-mer. Et puis, les investissements, eh bien, on va les faire.
Et
ici, en Guadeloupe, les investissements à faire, c'est quoi
? Rénover vos
réseaux d'eau. 30% de gaspillage de vos réseaux d'eau, alors que vous souffrez du réchauffement climatique, il ne
faut
pas gaspiller l'eau. Il y a des coupures d'eau.
Il
y
a
des factures d
'eau
qui ne sont pas payées, parce que les Guadeloupéens n'ont pas l'eau qui arrive. Bref, donc moi, je n'accepte pas qu'il y ait des citoyens de seconde zone dans la République. On investira dans les réseaux d'eau. Et je vous le dis. Et on investira dans l'assainissement, dans la gestion des déchets.
Là
aussi, alors, pour faire ça, je m'appuierai sur un ministère des Outre-mer qui sera un ministère
puissant. Ça
n'est pas normal qu'aujourd'hui, le ministère des Outre-mer gère 2 milliards d'euros des 20 milliards d'euros qui sont destinés aux Outre-mer. Ça n'est pas normal. Le ministre des Outre-mer doit être un ministre puissant, qui doit avoir une vision globale
sur
tout ce qui se passe
dans
les ministères. Et ça, c'est très important. Et tous les ans,
nous
ferons
un
conseil des Outre-mer
à
l'Elysée.
Parce
que ce n
'est
pas normal que le président de la République méprise comme il l'a méprisé les Outre-mer. Et les ministres viendront vous rendre visite. Parce que ce n
'est
pas normal, comme me l'a dit Harry Chalus, qu'on n
'ait
pas vu de ministre
dans
ce quinquennat venir parler aux Outre-mer.
Alors,
je vous le dis,
je
vais être la candidate du pouvoir d'achat.
Et
la question du pouvoir d'achat dans nos Outre-mer, elle est vraiment importante. Vraiment importante.
Parce
que vous avez
des
petits salaires
et
vous avez les prix les plus chers.
Donc,
nous mettrons au point, avec l'État, un panier de 600 produits de première nécessité,
dont
nous contrôlerons les prix.
Parce
que ce n'est pas normal qu'aujourd'hui, tout soit beaucoup plus cher. Alors, il y a plein de tarifs qu'il va falloir renégocier. Les tarifs bancaires,
les
tarifs postaux,
les
tarifs des billets d'avion,
et
puis les abonnements de téléphone et d'Internet. Ça n'est pas normal que tout soit plus cher ici, chez vous.
Voilà. C
'est inadmissible. C'est une double peine.
Avec
30% des Guadeloupéens qui vivent sous le seuil de pauvreté, ça n'est pas possible.
Et
l
'État
fera une aide au transport de marchandises.
Et
l'État pèsera de tout son poids
dans
la négociation de ces tarifs.
Et
puis, il va falloir revoir le dispositif de l'octroi de mer.
Parce
que le dispositif de l'octroi de mer fait que tous les produits qui vous arrivent, ils sont plus chers qu'ailleurs.
Alors
que l'octroi de mer est là pour protéger les productions de la Guadeloupe.
Donc,
nous obtiendrons auprès de Bruxelles la révision de l'octroi de mer.
Vous
l'avez compris, je suis la candidate du pouvoir d'achat, mais je suis surtout
la
candidate
du
pouvoir être debout. Vivre debout. Voilà.
Comme
on dit en créole, on dit quoi ? On dit
«
moins c'est on femme d'ouboute », c'est ça ?
Eh
oui, mes chers amis,
des
zones franches, une banque pour les outre-mer,
et
puis une filière agricole forte et compétitive.
Parce
que ça aussi,
c
'est important. Vous savez que
ce
que j'ai fait en Ile-de-France, c'est que je considère aujourd'hui que tous les produits agricoles qui viennent de nos outre-mer sont en circuit court pour les cantines. Or, je veux que dans toutes les cantines, des EHPAD, les cantines scolaires, les cantines des hôpitaux, on s'approvisionne majoritairement aux produits locaux. Et c'est comme ça que j'ai enlevé la banane pesticidée dominicaine de mes cantines. Elle était présumée bio, et en fait, elle était bourrée de pesticides, parce que personne ne venait contrôler aux frontières de l'Europe que le bio dominicain, c'était le même que le bio européen. Donc j'ai sorti la banane dominicaine de mes cantines en disant que c'était du faux bio,
et
que moi, je préférais du local et de l'antillais.
Et
puis je soutiendrai résolument la filière de la canne à sucre. Vous savez que les aides ont baissé de 10%, et vous savez surtout que les aides à la replantation ont 3 ans de retard.
3
ans de retard. Donc c'est pour ça que je suis allée chez Gardel, et que j'ai dit qu'avec moi, les aides seraient payées en temps et heure, parce qu'une canne qui a 7 ans n'est pas aussi productive en sucre qu'une canne qui a 5 ans, et vous êtes en concurrence. Vous êtes en concurrence avec le Brésil, vous êtes en concurrence avec l'Inde. Donc il faut vous donner une situation de concurrence loyale.
Voilà.
Alors, par ailleurs,
je
veux un plan de soutien massif à l'emploi maritime et à la pêche,
parce
que l'or bleu que vous avez ici, dans nos belles îles des Antilles, devra être davantage valorisé.
On
doit pouvoir faire davantage de croisières,
on
doit d'abord faire davantage de transformation des produits de la mer.
Et
puis il faut faire une stratégie globale de développement du tourisme à la Guadeloupe.
Vous
êtes un tellement beau territoire.
Et
moi qui,
toute
jeune, est venu à prendre le catamaran dans les très belles eaux des Saintes,
je
vous le dis, à l'UCPA,
je
vous le dis, on a vraiment un gros potentiel aujourd'hui de développement du tourisme. Il faut y aller.
Je
veux engager la bataille pour l'emploi.
Et
puis, vous avez aussi de l'emploi à développer sur l'énergie. Là encore, c'était intéressant de voir à l'usine Gardel, ils utilisent la bagasse
de
la canne
pour
produire de la biomasse et être zéro carbone.
C
'est un exemple.
Mais
vous avez aussi de la géothermie abouillante.
Donc
il faut, vous avez du soleil.
Donc
il faut absolument qu'on vous aide à développer cette filière des énergies renouvelables et que vous puissiez en profiter.
En
plus, pour les jeunes, j'ai prévu un revenu jeune actif.
C
'est quoi le revenu jeune actif ? C'est pour garder les jeunes ici, sur votre territoire. C'est un revenu de 670 euros par mois qui les aide à se former aux métiers qu'ils recrutent.
Parce
que maintenant, on pourra télétravailler.
Et
on pourra implanter des entreprises ici, sur les îles. Et moi, je vais mettre des aides pour les entrepreneurs qui sont venus créer leur entreprise dans l'Hexagone pour qu'ils reviennent et qu'ils relocalisent leurs entreprises sur l'île. Et pour cela, il faudra évidemment des réseaux dignes de ce nom. Il faut de la fibre partout. Mais moi, je veux la relocalisation des entrepreneurs guadeloupéens de l'Hexagone. Et avec ce revenu jeune actif, on formera les jeunes pour qu'ils aient le vivier de talents nécessaires pour pouvoir venir avec leur entreprise ici,
dans
l'île.
Alors, il
y
a
un autre sujet brûlant pour vous, c'est le sujet du logement.
Moi,
vous le savez, dans mon programme, il y a la création de 500 000 logements par an, création ou rénovation. Parce qu'on a aussi besoin de rénover du logement insalubre dans toute la France. Et dedans, il y a 150 000 logements sociaux qui sont réservés en priorité aux travailleurs de première ligne de la ville. Parce que je veux valoriser le travail. Vous l'avez compris, avec moi, les salaires augmenteront de 10% sur le quinquennat. 10% de hausse des salaires. Parce que je veux que le travail paye plus que l'assistanat.
L
'assistanat,
et
je ne veux pas laisser se développer nulle part en France, l'assistanat avec du travail au noir, ça,
c
'est pas ce que je veux, ou du travail clandestin. Je ne veux pas d'économie parallèle. Je veux que ceux
qui
travaillent aient des vrais salaires dignes de ce nom.
Alors,
pour faire cette politique du logement, il faut évidemment aider les maires. Aider les maires, notamment en Guadeloupe, pour pouvoir accentuer la production de logements locatifs très social pour les ménages en difficulté, pour les personnes âgées, pour les personnes handicapées. Et moi, je vous aiderai. Et puis, je veux aussi, pour ceux qui en ont les moyens, développer une France de propriétaires.
Mais
je sais que le prêt à taux zéro n'est pas accessible pour tous en Guadeloupe. Moi, je veux un prêt à taux zéro accessible pour tous. Et je veux qu'on puisse devenir propriétaire pour le prix d'un loyer avec des baux réels et solidaires. Le bail réel et solidaire, c'est quoi ? On devient propriétaire de l'appartement, on n'achète pas le terrain. Et on est juste propriétaire de l'appartement, mais on devient propriétaire.
Parce
que la propriété, c'est aussi
une
assurance sur la vie.
Et
je sais que pour nos futurs retraités, c'est important.
Alors, ne
vous inquiétez pas. Il y aura de la décentralisation, mais
je
veux que l'État soit au rendez-vous.
Et
notamment au rendez-vous de ces missions régaliennes. Parce que je sais
que
malheureusement, dans nos Outre-mer, il y a beaucoup de violences qui s'importent. Notamment avec les trafics de drogue.
Mais
aussi avec les trafics d'armes.
Donc
ne vous inquiétez pas. On va aussi réarmer les forces de l'ordre Outre-mer. Et réarmer surtout la justice.
Pour
qu'elles puissent
aboutir
à des condamnations. Et vous le savez, ici, dans nos Outre-mer, c'est important que la justice ait plus de moyens
pour
aider
les
forces de l'ordre.
Moi,
je veux qu'il y ait des sanctions.
Et
que ces sanctions soient
appliquées.
Vous avez vu que quand le président de la République est giflé, c'est comparution immédiate et mise en prison immédiate. Ce serait mieux que ce soit pareil à chaque fois que l'un d'entre vous se fait attaquer. Donc je veux que la justice ait 50% de moyens en plus pour pouvoir vraiment juger. Et pour que l'ordre soit partout respecté, y compris dans nos Outre-mer. Et puis, je voulais vous dire aussi, mes chers amis, que élire une femme présidente de la République,
ça
doit changer quelque chose.
Pour
les femmes de France.
Et
donc, moi, je veux m'occuper aussi des violences intrafamiliales.
Vous
savez que le président Macron avait dit que ce serait sa priorité. Bah, rien ne s'est fait. Et moi, je créerai une justice spécialisée dans les violences intrafamiliales.
Pour
que les femmes qui sont victimes et qui viennent porter plainte, la plainte soit instruite dans les 72 heures.
Et
que, dans la semaine, il puisse y avoir des bracelets anti-rapprochement qui soient prévus.
Pour
éviter
qu
'il y ait un drame qui se produise.
Et
tous ces féminicides que nous voyons. Parce que malheureusement, quand la femme va porter plainte, ça n'arrange pas les choses à la maison, on va dire.
Donc
il faut que le juge juge vite.
Et
moi, présidente, la parole des femmes sera entendue et leur cause sera défendue, mesdames.
Et
puis j'ajoute que j'en ai assez de voir toutes les figures d'autorité bafouées. Les élus, les policiers, les pompiers, les médecins, les professeurs.
Donc
quand on agressera une personne dépositaire de l'autorité publique, ce sera un an de prison ferme. Voilà. Et l'autorité sera respectée dans notre pays.
Alors, moi
je veux une France forte, je veux une France juste.
Et
donc je la veux solidaire.
Et
il va falloir qu
'on
s'attaque au problème de la santé en France.
Parce
que notre santé, elle est plus bas que terre, si je puis le dire ainsi,
ici. Je
sais que vous avez certaines îles, terre de bas,
pour
ne pas la citer, dans lesquelles on a un médecin qui vient que deux fois par semaine.
5
millions de Français n'ont plus de médecins traitants. Donc moi, et je vous rappelle que le projet de CHU,
ici
à la Guadeloupe, qui est-ce qu'il a lancé
? C
'est Jacques Chirac.
Voilà.
Et il a mis combien de temps à se concrétiser
? 20
ans.
20
ans.
Donc
vous voyez, il va falloir mettre les bouchées doubles pour la santé dans la Guadeloupe. Et moi, ce que je veux,
c
'est que je veux que les médecins soient formés ici.
Je
veux que vous ayez des jeunes qui soient entièrement formés ici. Je ne
veux
pas qu'ils aient à aller dans l'Hexagone faire leurs études. Parce que quand on est formé ici, on reste ici.
Donc
je veux qu'il y ait une filière intégrale d'études de médecine, ici, à Pointe-à-Pitre. Et c'est très important. Et ça formera tous les médecins
du
territoire et de l'océan.
Et
ce sera de l'océan Atlantique. Et ce sera très important parce que ça vous donnera vraiment beaucoup, beaucoup de puissance pour pouvoir avoir des médecins et de la santé. Voilà. Alors, mes chers amis,
Je
sais qu'il y a aussi
un
certain nombre de pathologies qui sont propres
aux
Antilles.
Et
moi, ce qui me frappe,
c
'est qu'on a complètement sacrifié la prévention.
Vous
vous souvenez peut-être, certains d'entre vous étaient jeunes,
il
y avait de la médecine scolaire.
Et
à l'époque, la médecine scolaire venait repérer
les
troubles de l'audition, les troubles du surpoids, le diabète, les maladies, les troubles de la vue. Et bien aujourd'hui, la médecine scolaire, elle est à l'os.
Alors
moi, je confierais la médecine scolaire au département.
Et
moi,
ce
que je souhaite, c'est qu'on mette le paquet sur la prévention
et
qu'on puisse prévenir les maladies et notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète, l'obésité. Dès le plus jeune âge, c'est absolument crucial
pour
l'avenir de nos enfants. Vous savez que malheureusement,
l
'âge de vie en bonne santé n'augmente plus en France.
Donc
on doit faire cette révolution de la prévention.
Et
puis, je veux évidemment vous parler du chlordécone.
Moi,
je ne comprends pas, je ne comprends pas
pourquoi
on ne traite pas les victimes du chlordécone avec la même attention, le même respect, la même considération que les victimes de l'amiante.
Donc
je le souhaite.
Je
souhaite qu'on mette en place des conditions d'indemnisation et de prise en charge sanitaire
qui
soient les mêmes que celles pour l'amiante.
Vous
savez que le premier plan chlordécone qui a été créé, c'est quand j'étais ministre,
quand
j'étais ministre de la recherche. C'était en 2008, quand on a enfin reconnu qu'il pouvait y avoir un lien entre chlordécone et cancer et qu'on a lancé une équipe de recherche. C'était moi qui étais venue la lancer ici en Guadeloupe. Et depuis, on s'est aperçu évidemment qu'il y avait un lien. Et depuis, les Guadeloupéens attendent. Et bien avec moi, ils auront justice.
Et
puis,
je
voudrais vous parler de la drépanocytose.
Vous
savez, la drépanocytose, c'est une maladie, c'est la plus fréquente des maladies orphelines.
Et
bien moi, en tant que présidente de la région Île-de-France, j'ai lancé, sixième d'homme, j'ai lancé un grand programme de recherche en thérapie génique sur la drépanocytose
avec
l'hôpital Necker Enfants Malades.
Et
bien ce programme,
qui
est créé par la fondation Imagine,
est
en train de porter ses fruits.
On
a un certain nombre de malades qui sont traités avec ces nouveaux procédés,
qui
sont en rémission totale.
Donc
moi, ce que je souhaite, ce que j'espère,
c
'est peut-être vous apporter,
dans
les années qui viennent, à une vraie thérapie génique
contre
la drépanocytose.
Et
je souhaite que ce soit la France
qui
découvre
cette
thérapie. Et je souhaite que nous devenions le premier pays à éradiquer cette maladie.
Alors
je veux aussi m'occuper de nos retraités.
Parce
que les retraités ont été quand même les grands sacrifiés de ce quinquennat.
Alors
moi, je vous le dis, moi je ferai la réforme des retraites.
C
'est pas une réforme très populaire,
mais
tous les autres pays l'ont faite.
Il
faut la faire. Sauf
pour
les Français qui ont commencé à travailler très jeunes,
qui
ont eu des métiers pénibles. Là, évidemment, on en tiendra compte.
Mais
qu'est-ce que ça va nous permettre, cette réforme des retraites
? Qui
n'est plus prioritaire, je vous rappelle, dans le programme d'Emmanuel Macron. Parce qu'Emmanuel Macron, il fait semblant d'être de droite un jour sur deux.
Mais
c'est le président du en même temps. Donc je vous rassure, il ne la fera pas.
Il
va commencer par faire deux ans et demi de concertation. Puis au bout de deux ans et demi de concertation, il aura une crise dans la rue. Puis il dira, ah, c'est dommage, il y
a
eu la crise, je n
'ai
pas pu faire la réforme.
C
'est assez classique avec lui. Nous, on fera la réforme des retraites. Pourquoi on fera la réforme des retraites ? Parce que moi, je veux,
dès
cet été, qu'il y
ait
une indexion automatique des retraites sur l'inflation.
Parce
qu'avec l'inflation qui croit, si vous avez une indexation qu'une fois par an, eh bien vous perdez du pouvoir d'achat à chaque fois. Donc dès qu'il y aura 2% d'inflation,
il
y aura une indexation automatique de toutes les retraites. Et avec ma réforme, eh bien il n'y
aura
plus aucune personne qui aura travaillé toute sa vie, aucun Français
qui
aura une retraite inférieure au SMIC. Voilà. Et pour les veuves qui n'ont pas eu de carrière complète parce qu'elles ont élevé les enfants ou parce qu'elles étaient conjointes d'artisans, de commerçants, d'agriculteurs, eh bien elles auront non pas 54% de la reversion de leur conjoint, mais 75% de la reversion de leur conjoint.
Enfin
ça aussi, c'est de la justice et c'est parce que je suis une femme que je veux que les femmes soient respectées, surtout celles qui ont travaillé avec leurs conjoints. Voilà, c'est important. Vous l'avez compris, moi je veux être la candidate des classes moyennes, mais je veux aussi être la candidate de cette France qui se lève tôt, de cette France qui travaille, de cette France des premières lignes. Et il y a tellement d'ultramarins qui occupent des postes de première ligne. Alors, il les occupe souvent dans l'Hexagone
et
moi ce que je veux, c'est je veux un droit au retour.
Au
bout de 5 ans,
au
bout de 5 ans de service
public
dans l'Hexagone, je veux qu'on puisse revenir prendre un
poste
dans ses Outre-mer, son Outre-mer d'origine. Ça c'est très important pour moi. Je veux que les familles puissent se retrouver et je veux vraiment que la famille soit au cœur de mon projet.
Je
sais que les femmes guadeloupéennes sont des femmes potomitans, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ma chère Sonia qui a monté au pied levé ce déplacement en 24 heures ou 48 heures ?
Les
femmes potomitans, donc moi je veux une vraie politique familiale.
Et
je mettrai des allocations familiales dès le premier enfant, parce que je ne veux plus d'enfants pauvres dans la République.
Donc
il y aura 900 euros d'allocations familiales dès le premier enfant, et j'augmenterai les allocations familiales pour le deuxième et le troisième enfant. Ça aussi c'est une politique de pouvoir d'achat.
Sur
l'éducation, il va falloir mettre le paquet.
Le
paquet parce que vous savez que l'école de France est devenue la plus inégalitaire d'Europe,
et
qu'il faut maintenant six générations
à
un enfant d'ouvrier pour devenir cadre.
Et
moi ça je ne l'accepte pas.
Donc
on mettra le paquet sur les fondamentaux, les maths, le français, on mettra un examen avant l'entrée en sixième pour être sûr que les jeunes
aient
les fondamentaux pour réussir dans leur vie.
On
permettra l'apprentissage dès la classe de troisième,
même
si on a 14 ans, parce que si un jeune a envie de bosser, il ne
faut
pas le brider, il faut qu'il puisse y aller.
Et
on fera l'orientation avec les régions
pour
que les jeunes soient orientés vers les métiers du territoire, ça aussi c'est très important.
Et
puis il nous faudra un million de talents dans le numérique,
donc
il va falloir commencer le codage dès la cinquième,
et
en seconde on ira chercher les talents du numérique, parce que le numérique maintenant on peut aussi télétravailler, donc on peut le faire y compris à partir de la Guadeloupe, c'est très important. Et évidemment les langues régionales,
moi
je suis favorable aux langues régionales, moi je suis régionaliste, patriote et européenne, vous voyez, j'ai pas peur des identités régionales, parce que je sais que nos terroirs c'est notre identité. Et moi je vous le dis, on n'aura pas peur de raconter l'histoire de France, on n'aura pas peur dans mon école
de
montrer nos héros. Alors,
j
'ai oublié de vous dire que je créerai une banque nationale des jeunes pour aider les jeunes à vaincre l'autocensure et à pouvoir venir faire leurs études
dans
l'Hexagone,
et
je mettrai en place un plan d'accueil dans l'Hexagone
pour
les jeunes étudiants ultramarins spécifiques, pour qu'ils puissent réussir leurs études, avec 100 000 nouveaux logements étudiants qui vont être construits. Et puis vous savez, on vous avait promis dans l'Hexagone une maison des Outre-mer.
Eh
oui, ça fait deux présidents au moins qu'on vous la promet, hein. Ben comme ils ne
l
'ont pas faite, c'est la région Île-de-France qui a commencé à la construire. Cette maison des Outre-mer, elle va voir le jour dans le lycée Lazare Ponticelli. Et si je suis présidente de la République, eh bien l'État contribuera évidemment à cette maison des Outre-mer à Paris. C'est tellement important. Alors elle accueillera les jeunes étudiants, elle accueillera aussi nos sportifs,
pour
qu'ils puissent venir s'entraîner, parce que je veux que nos sportifs, pour préparer les Jeux de 2024, ils s'entraînent évidemment ici. Je veux qu'ils puissent avoir aussi des financements, pour pouvoir mener de front, évidemment, la compétition,
et
puis
leur
vie quotidienne.
Mais
ce que je veux surtout, c'est qu'ils aient un lieu à Paris pour les recevoir quand ils viendront s'entraîner dans les conditions réelles des Jeux olympiques. C'est très important. Je sais que la Guadeloupe
est
une terre d'immenses sportifs, bien sûr. Et alors vous savez, que ce soit Christine Aron qui était sur ma liste au Régional,
que
ce soit Gaël Monfils, Thierry Henry, je vais en oublier, Thomas Lemas, Alexandre Lacazette,
mais
surtout Jean-Marc Mormèque. Jean-Marc Mormèque, que vous connaissez peut-être, champion du monde de boxe,
est
mon délégué au quartier populaire. C'est lui qui s'occupe chez moi de tous les quartiers populaires. Donc vous voyez, la Guadeloupe est bien représentée. Mais moi, ce que nous avons comme idée,
c
'est d'organiser la deuxième carrière des sportifs.
Dans
les autres grands pays, notamment aux États-Unis,
en
Grande-Bretagne, quand on est un grand sportif, et bien après, on est formé par la nation pour faire une autre carrière, une deuxième carrière. Et bien pas en France.
On
a sa médaille d'or,
et
puis après, débrouille-toi.
Et
bien avec moi, il y aura un programme deuxième carrière pour tous les grands sportifs, et ça permettra à tous nos jeunes qui veulent faire le choix du sport, de le faire à fond, et de n'avoir absolument pas peur pour l'avenir. Parce que le sport, c'est une école de vie.
Et
c'est aussi des très belles valeurs. Alors, et puis comme ça, on sera prêt pour les Jeux Olympiques et pour avoir plein de médailles, y compris paralympiques, parce que moi, je veux développer aussi le sport en 10. Je finirai sur nos héros, parce que c'est important. Et, pardon, j'oublie de dire que, évidemment, ça veut dire plus d'équipements sportifs en Guadeloupe.
Et
puis ça veut dire aussi que pour les bénévoles qui s'occuperont des clubs sportifs, moi, je veux que tous les dirigeants bénévoles, et bien ils puissent
avoir
un trimestre de retraite supplémentaire au bout de 10 ans de bénévolat. Et ça, c'est très important. Dans les clubs sportifs, mais aussi dans les associations humanitaires, dans les associations culturelles.
Et
puis, je vous l'ai dit, moi, je veux qu'on soit fiers de nos héros, de nos héros français. Et dans les écoles, je ferai une journée des héros français. Et moi, j'ai envie que dans ces héros français qu'on donne à voir à nos enfants, et bien évidemment, il y ait aussi l'héritage culturel de la Guadeloupe. Je veux qu'on nous parle de Gertier Archimède,
qui
était la première femme avocate des Antilles.
Je
veux qu'on nous parle de Marie, ce qu'on est. Première prix Nobel de littérature, ou de Simone Schwartzbar. Bon, vous avez vu que j'ai pris que les femmes, hein. Mais j'aime les hommes aussi. Mais c'est important que dans nos héros et nos héroïnes,
qu
'on donne à voir à tous les français, et bien ces héros et ces héroïnes, ils ressemblent à la France. Et qu'ils ressemblent à nos Outre-mer, parce que vous êtes le drapeau tricolore.
Alors,
pour conclure,
mes
chers amis,
il
y a une chanson de Zouk, de Kassav,
et
je pense aujourd'hui à Jacob Desvarieux,
qui
nous a quittés avec beaucoup de tristesse.
Mais
il y a une très belle chanson de Kassav qui s'appelle «
Laisse
parler les gens
».
Alors, si on vous dit que tout est joué d'avance, si on vous dit que cette élection, c'est les sondages qui la font, ne les croyez pas. Vous êtes français, vous êtes libres. Et c'est vous qui, samedi, devez parler. Laissez parler les gens. Laissez parler les
gens.
Rien n'est joué jusqu'au dernier jour. La démocratie, c'est vous, la force de... Et vous êtes libres de votre destin. Vous avez dans votre poche un bulletin de vote. Alors maintenant, vous êtes bloqués dans les embouteillages. Et vous êtes vos amis. Et vous allez leur dire que vous avez le pouvoir de choisir entre l'immobilisme d'Emmanuel Macron et le son mépris pour la Guadeloupe et les extrémistes qui racontent n'importe quoi sur tout et qui n'ont pas un euro à donner aux Français. Vous leur dites, entre l'extrémisme et l'immobilisme, il y
a
un autre destin pour la France. C'est celui d'une droite forte, d'une droite juste, d'une droite libre.
Et
une droite tricolore !
Merci à
Sonia, merci à Sonia qui a été formidable toute cette journée. Je suis vraiment désolée, on aurait tellement aimé passer plus de temps. Moi, j'aurais aimé passer toute la semaine avec vous. Mais je remercie Sonia mille fois. Merci à
Sonia.
Valérie Pécresse