Colloque "Minerais, métaux critiques, de l’accès à la ressource aux usages"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:10Fait
« la France est dépendante de l'étranger sur la question des matières premières stratégiques »
- 5:06Fait
« le groupe MP Materials est détenu à 15 % par le Pentagone »
- 40:58Fait
« la souveraineté d'approvisionnement, c'est avoir un portefeuille diversifié d'approvisionnement avec un socle national et européen »
- 57:25Fait
« France, en Europe, on va pas se mentir, ça coûte un peu plus cher qu'ailleurs. Euh tant au niveau de l'investissement euh de base, on parlera après de l'acceptabilité, mais un projet qu'on Émilie pour vivre, il doit être acceptable. »
- 58:09Chiffre
« subvention elle va aider à obséter ce qu'on paye en plus pour avoir un projet qui soit 100 % 100 % green. »
- 58:53Chiffre
« un soutien de l'État qui a pris via la banque des territoires récemment une participation en equity à hauteur de 50 millions d'euros dans le projet ce qui déjà aide financement du projet mais surtout et c'est presque plus important rassure les autres investisseurs »
- 59:36Fait
« On a le CRMA, donc ce fameux Critical Ratéal Act qui prévoit des objectifs, des ambitions de production de de lithium notamment en Europe, mais concrètement qui se traduisent en rien. »
- 1:00:20Chiffre
« on considère que l'Europe est capable de produire à les 1 % en 2035 de ses besoins en lithium. »
- 1:01:47Fait
« Si j'étais un client, qu'est-ce que Hermet m'offre pour pouvoir développer un partenariat en de sécuriser cette fameuse chaîne de de de valeur ? »
- 1:03:56Fait
« Est-ce que on est certain, je ma réponse est sans doute dans la question que ces normes environnementales, ces normes sociétales sont respecté ailleurs notamment sur des continents où la question sociale est importante. »
- 1:04:39Chiffre
« La réalité aujourd'hui et j'allais dire force féloi dans les terres rares, elles sont pas du tout produites dans les normes environnementales ni sociétales encore moins et je veux dire 60 % en Chine, le reste enie parce que la Chine sur cette partie-là trouvait que quand même la Chine trouvait qu'au niveau environnemental c'était pas terrible. »
- 1:05:21Fait
« on n a pas des terrars donc en fait on achète ce qu'il y a sur le marché et évidemment pourrait pas l'Europe de Bruxelles pourrait pas imposer aux industries qui emploient dans leur production ce type de minera critique de les faire de les acheter de la part enfin de de de groupe qui respectent parce que ce serait une barrière à l'entrée que peut pas par absolument »
- 1:06:06Fait
« aujourd'hui sur certains métaux, le problème c'est que nos industriels en aval n'ont pas le choix. Donc il faut créer ce choix. »
- 1:06:50Chiffre
« 55 % des matières premières dans le monde maintenant ont des restrictions à l'export. »
- 1:07:34Fait
« il faut parier sur des acteurs qui aident des acteurs qui ont ces standards pour que le le le consommateur, l'industriel qui achète ces ces minerais puisse avoir le choix. »
- 1:09:38Fait
« On a mis en place ce qu'on appelle le MACF en français SIBAM. C'est nouveau. C'est nouveau mais c'est inefficace. »
- 1:10:59Chiffre
« Aux États-Unis, ils achètent notre acier en payant 50 % de droite de douane. »
- 1:12:13Fait
« un projet minier en France ne serait pas acceptable parce qu'en réalité c'est tout l'opposé qu'on voit dans acceptable ou accepté les deux acceptable et accepté »
- 1:13:31Fait
« on préfère avoir un projet de mine de lithium avec nos standards en Europe, en France plutôt qu'avoir des voitures électriques pour cela jouer, on est pro climat mais qui sont fabriqués avec un lithium dans des conditions discutables. »
- 1:14:13Chiffre
« 35 % sert aux batteries stationnaires. Bon et donc toutes les Smart Grid pour faire du de l'énergie renouvelable a besoin de de on parle beaucoup de véhicules électriques, mais la le tir du marché c'est pour faire des batteries stationnaires »
- 1:14:56Fait
« on est dans une situation que nous on appelle de martialisation, c'est-à-dire comment des acteurs économiques utilisent leurs leviers pour faire pression déstabiliser d'autres acteurs. »
- 1:15:40Fait
« il suffit qu'un acteur décide d'un grand besoin. Puis d'un seul coup, il y a une pénurie. 2003 2004, le fer à béton, augmentation de 60 à 100 % du prix. »
- 1:17:08Fait
« la Chine a décidé un nouveau concept que j'appelle l'allocation stratégique de l'offre. C'est-à-dire que le raffineur ou le producteur décide pour des raisons extra économiques à qui il va vendre. »
- 1:18:35Fait
« l'usine de racinerie de la Rochelle a eu des problèmes, c'est parce que le prix du lithium avait fortement pissé. »
- 1:19:19Fait
« depuis 30 ans, on est dans la virtualisation de l'économie. »
- 1:20:03Fait
« la liste de cristicités européenne, ça ouvre des droits financement projet France 2030, mais il y a pas de conséquence de droits particulier. »
- 1:20:46Fait
« Ce n'est pas parce qu'il y a une liste de matériaux critiques qu'il n'y a pas d'autres matériaux qui sont stratégiques. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Pourquoi est-ce que c'était important d'organiser euh ici euh ce rendez-vous ? Et ben parce que la réalité c'est que le sujet de notre souveraineté, elle est euh capitale, elle est l'objet euh de discussion quotidienne au sein de de l'assemblée avec des visions parfois différentes hein euh selon d'un côté ou de l'autre de l'hémicycle. Mais néanmoins, moi qui suis chef d'entreprise avant tout euh qui préside le groupe qui est un groupe d'indépendants, un groupe ancré sur les territoires, un groupe en réalité de de grands pragmatiques, et ben on sait à quel point c'est important. C'est important dans nos territoires parce qu'on a aussi des territoires qui sont très riches et qu'on parfois sous-exploite mais aussi parce qu'on a
besoin et là en tant que membre de la commission des intérêts transirers, c'est un autre sujet qui nous paraît important, cette collaboration qui doit y avoir entre les entreprises françaises et parfois des pays étrangers dans la aussi la discussion sur l'exploitation non seulement et ça a été très bien dit et minérocritique mais dans de manière plutôt générale cette collaboration qui est extrêmement importante pour que nos entreprises françaises puissent aussi continuer à à se développer, à créer de la valeur, à créer de l'emploi et à montrer à quel point la France est aussi un pays industriel. On a eu tendance à l'oublier depuis un certain nombre d'années hein avec une perte une perte hein d'industrie qui est flagrante. Si
je parle des Vuges qui est le département que je connais le mieux euh 30000 emplois textiles dans les années 70, 3000 emplois textiles maintenant. Dans la sous-traitance automobile, c'était pareil. C'était moins le cas dans l'extraction pure pour les quoique de granit et c'était important des des terres extrêmement riche en granite. Mais mais néanmoins cet exemple cet exemple logi on peut le dupliquer sur à peu près tous les départements français et en effet on a la chance d'avoir un territoire qui est extrêmement riche et on se doit d'être au service des entreprises qui sont les seuls qui créent ou en tout cas les principales qui créent de la valeur quand on est dans le monde politique et on est 2 % de chare à l'Assemblée nationale. Je peux vous le dire sans aucun problème. Quand
on est dans mon politique, on a tendance à oublier que ce sont les entreprises qui créent de la valeur et non le politique et que le politique doit être au service notamment du monde économique et du monde entrepreneurial pour pouvoir non seulement développer les richesses, développer aussi son PIB, développer les envoyés. C'est pour ça que c'est pour moi un grand plaisir d'accueillir ici aujourd'hui à l'Assemblée, de vous accueillir ici et de souhaiter la bienvenue au ministre Martin qu'il devrait pas tarder. Merci beaucoup monsieur le député. Alors quand on a avec la rédaction des bicycles essayé de faire le tour de de ce sujet sans être ni caricatural ni totalement médiocre et incompétent, on s'est posé plusieurs questions. Pourquoi ce colloque et pourquoi maintenant ?
Alors on a réfléchi ensemble. Les miné critiques ne sont plus seulement un sujet d'experts. Euh le lithium, le nickel, les cobaltes et encore plus les terres rares, hein. C'est presque un un vocable qui est passé dans le langage courant. Beaucoup de gens parlent de la question des terres raves. Alors aujourd'hui, évidemment ce sont des des mots euh des nombres minerais qui font un peu trembler toutes les chaînes de de production totales. Quand on parle évidemment de batterie électrique, bah il y a des minerais critiques. Quand on parle de construction d'éoliennes, quand on parle aussi de d'électronique de défense, au moment où on parle beaucoup d'une d'une industrie européenne de la défense, ben évidemment tous ces minerais rentrent d'une manière ou d'une autre dans ces
secteurs. Celui de la transition énergétique, celui du virage numérique bien sûr et puis celui de la défense qui est avec les problèmes géopolitiques que nous vivons en ce moment, les guerres tellement importants. Alors, on a regardé de de près, bah l'Europe, elle est un peu coincée, hein. Il y a la stratégie chinoise que qui est redoutable, qui joue finalement sur deux tableaux. Elle manipule cette stratégie les cours. On voit comment d'une certaine manière lorsque la Chine met sur le marché des stocks de lithium, bah elle elle effondre le prix et du coup, elle rend cadre le lancement de projet concurrents étrangers sur ce lithium. Et puis elle verrouille aussi certains
segments, nous semble-t-il à la rédaction via des licences d'exportation ciblé. Euh bah ça concerne d'après notre calcul 16 migrades critiques depuis 2025. Voilà, ça c'est la stratégie chinoise tout en subtilité et et en force. Il y a aussi l'autre côté la stratégie américaine. Alors les États-Unis évidemment ont changé d'échelle. Ils accélèrent des projets de mine aux États-Unis. Il y a une intervention directe de l'État américain. Par exemple, le groupe MP Materials est détenu à 15 % par le Pentagone. Voilà, là on parlait de secteur de la défense avec des minéraux critiques. Ben voilà un exemple. Donc l'État américain, les États-Unis tellement libéraux, bah n'hésite pas ou
à être protectionniste ou évidemment investir dans leur dans leurs entreprises critiques pour plus de souveraineté. Et puis ben il y a l'Europe. Alors l'Europe elle est prise un peu entre ces deux blocs, entre une Chine qui tient la chaîne de valeur et faite sa domination évidemment une arme stratégique et de souveraineté industrielle et puis des États-Unis qui subventionnent, qui protègent, qui rachètent leurs champions à coût de 2 milliards. Alors, il y a eu un signal positif, me semble-t-il et merci au ministre Sébastien Martin de nous rejoindre. Monsieur le ministre, soyez bienvenu. Je vais euh je je termineris par un point très positif alors que j'avais souligné les difficultés de l'Europe et donc de
la France existé sur la question des minor critiques entre la stratégie chinoise et la stratégie américaine. Il y a eu un signal positif, monsieur le ministre, semble-t-il, et vous nous vous allez nous en parler parce que vous étiez partie prenante. ce qui s'est décidé où j'ai 7 déviants le 17 juin. Euh si mes chiffres sont bons, 195 projets ont été identifiés, on parle de 64 milliards d'euros et cela bah aussi bien, j'allais dire dans la production que dans la transformation, dans dans le raffinage parce que ce colloque va mettre aussi le point là-dessus. C'est une chose de sortir des minerais critiques, çaen a une autre de être capacité de la
raffinerie. Donc je vous demande de me rejoindre, monsieur le ministre, si vous voulez bien. Euh je vais peut-être commencer avant qu'on parle du G7 et de ce côté positif, me semble-t-il euh de autour du sujet de ce colloque. De vous demander simplement peut-être en quoi ces minerais critiques sont-ils devenus aujourd'hui bah plus qu'hier. Plus qu'hier parce que on en parle beaucoup. Il me semble même que la notion Terrar est passée dans le langage commun. Les gens les gens identifient enfin moyennement mais ils parlent de terrar il disent mais au fait la France on estime pourquoi pas aujourd'hui c'est devenu un enjeu tellement important même si je l'ai un peu identifié de de souveraineté industrielle c'est important parce que si on en a pas il y a rien qui marche. Je pense que
même ce micro euh ne fonctionne pas. Je sais pas qu'est-ce c'est vous me direz si je me trompe ou pas mais ce micro ce vidéeur la plupart des câbles qui font fonctionner ce bâtiment il y a il y a rien qui marche. Je pense que les gens ont bien compris que par ailleurs l'élément le plus majeur finalement c'est de se dire après tout on n'est pas obligé de tout produire, d'être souverain sur tout. C'est pas pas le jugé, mais on a vu ces derniers temps que cette questionlà était devenue plus qu'une question commerciale, qu'elle était aussi un enjeu diplomatique utilisé par les producteurs et le principal étant la Chine. Et
aujourd'hui, il faut quand même que chacun chacun sache bien que sur tous ces sujets là, la Chine met ce qu'on appelle les licences d'exportation et que du jour au lendemain, elle peut très bien dire à n'importe quel producteur de terrain ou de métau critique et stratégique, ben écoutez, non, j'ai décidé que vous n'exportez plus. Et donc, on se retrouve avec des chaînes de valeur qui sont mises en difficulté. On l'a vu sur les métau critiques, on l'a vu sur les semi-conducteurs. Je quand je suis arrivé en octobre 2025, une semaine après, j'avais la crise Nextperia avec plus de semiconducteur pour la notitre automobile. Donc c'est devenu un outil d'influence diplomatique. Alors vous adressz à l'instant à Christelle Bory, la présidente d'Aramet qui va participer évidemment à notre
débat parce queamet c'est c'est le lithium, c'est le cobalt, c'est l'Indonésie, c'est quelques pays en Afrique. Justement, comment, d'appelez-vous, monsieur le ministre, j'imagine que vous échangez beaucoup avec la présidence d'Eamet, mais comment Eramet ou IRIS aussi hein qui sont géants du secteur pour notre pays participent à ce que vous venez de dire, c'està-dire à la construction d'une souveraineté industrielle qui a de l'extraction au raffinage ? D'abord, c'est une vraie chance d'avoir des outils industriels et d'avoir des entreprises et des dirigeants des ramètes avec nous. Il y a des pays qui n'ont pas des entreprises comme celle-là qui leur donnent une présence, je crois, fais où c'est trois continents,
peut-être même sur tous les continents. Iméris, c'est également des dizaines de pays dans lesquels sont présents Iméris. Et donc dans une stratégie qui consiste à sortir d'une forme de dépendance et donc à diversifier nos sources d'approvisionnement et bien pouvoir avoir des entreprises euh françaises euh dans lesquelles l'État est actionnaire d'ailleurs pour pouvoir accompagner cette stratégie de diversification de nos ressources en métocritique quel qu'il soit. Bah, c'est forcément un atout de plus dans la manche de la France et de l'Europe. Alors, je citais euh l'un des aspect positif du G7 desviant sous le haut patronage de président de la République.
Je disais 195 projets identifiés. Vos chiffres sont exacts. Vous vous êtes toujours très bien renseigné, monsieur R. 64 milliards d'euros. Alors, je m'éfie aussi hein des affichages qui parfois sont plus politiques qu'industriel. Mais qu'est-ce que vous tirez comme pin de ce G7 déviant et comment quelles sont les priorités pour transformer finalement cette dynamique les chiffres euh en en projet durable pour pour le pays ? Bon, d'abord vous l'avez dit, je crois que il y a au sein du G7, il y a eu un consensus de et de prise de conscience et de nécessité d'agir. D'ailleurs, il y a un chiffre que que vous ne citez pas, je vous en parlez-moi. Mais non, je pense qu'il est il est très
important. C'est surtout que au G7, les les sept grandes puissances les plus industrialisées du monde se sont aussi mises d'accord pour dire "On ne doit pas dépendre à plus de 60 % d'un seul acteur." Or euh vous avez un seul acteur qui s'appelle la Chine qui sur beaucoup de métaux représente à lui tout seul 85 86 voire 90 %. Pour raffination et tout, c'est 80 %. production plus raffinage. Enfin, vous mettez tout bout à bout parce que l'essentiel c'est c'est la c'est la question du raffinage aussi. Euh donc dire on se limite à 60 % et donc nous allons mettre en place ensemble un certain nombre d'outils qui restent à eux à affiner pas à raffiner mais à affiner c'est déjà quelque chose
un signal qui est envoyé qui est extrêmement important. Deuxièmement, euh au niveau européen, il y a ce qu'on appelle le Critical Raw Material Act qui a identifié un certain nombre de métostratégies sur lequel on s'est donné les objectifs et d'ailleurs on n'est pas en avance. Faut le dire peut-être que c'est on n pas en avance. Et ensuite onigo national trois éléments. La France 1 qui a contractualisé entre guillemets des des relations diplomatique plus forte avec un certain nombre de pays et jour après jour sur l'autorité de ce qu'on appelle le diams la délégation en mopouti au fait de la diploma des minerais et d'autre part surtout vous l'avez dit parce que ce qui est bien c'est d'avoir les minerais et c'est surtout le raffinage qui va derrière on recrée des outils industriels.
On recrée hein parce que on avait solvé à la Rochet qui avait des signes à quelques décidé en arrière était capable à l'utre tout seulmenter marché européen grosse partie du marché européen à lui tout seul. Bon, solv Relont en puissance. On a les outils qui se mettent en place sur lac, ce soit carester ou caremag pour faire de recyclage de pour caremag de d'im pour faire du recyclage de terrar ou même du raffinage de terre rarin pour carestère. Et on a Magressource par exemple agronome qui lui recycle des aiments per des aiments permanents pour refaire des aiments permanent. Juste pour un truc pour faire des aims permanents, pour que les choses soient bien claires, faut des ter rares. Les éléments permanents, c'est les ter rares, c'est les trucs qui tournent. Et puis les métaux
stratégiques, c'est plutôt tout ce qui est dans les batteries. Voilà. En résumé, étaat plutôt pour les batteries, Terra plutôt pour les moteurs et et des moteurs et absolument partout. Merci monsieur le ministre de ces points précis. Bah si vous le voulez parce que je pense que vous allez aussi participer au débat. Alors tout à l'heure je disais que le le terme terre rare était presque passé dans le langage au courant. Euh alors, on a demandé à à Norstat euh et son directeur général Raphael Clat et là de venir nous parler justement de de la connaissance des Français de ces sujets, de l'acceptation aussi parce que quand on parle de raffinage, on a vu par exemple pour le raffinage du
pétrole, c'est très compliqué aussi pour des raisons écologiques, pour des raisons d'environnement, de voisinage d'avoir de telles infrastructures. Quelle est l'acceptation aussi des Français autour de de de ces sujets ? On parlera bien sûr de la première m de lithium en France aussi qui est un sujet de fierté. Espérons-le. Donc peut-être monsieur le directeur général c'est cette étude les principaux enseignements de cette étude à avec je prends en collaboration qui a été faite en collaboration avec l'Institut Legal. Bonjour à toutes et tous et ravi d'introduire cette table ronde. Ça va être très rapide quel que la petite écarge. Voilà, on peut avancer. Nous avons réalisé une étude assez
classique d'opinion au cré d'un millier de français repus batifs selon la méthode des cotas sur les critères de sexe d'âge de catégorie sociopessionnelle et de région juste avant le G7 11 et 12 juin 2026 pour l'école de guerre économique. Euh c'est un sujet qui est pas évident parlait de terres rares euh pas évident pour les Français. Euh, on a introduit les quelques questions pour leur poser en précisant ce qu'on entendait bar retirer première stratégique sinon ça aurait été vraiment totalement euh inutilisable en terme de données puisquon aurait pas su de pard qu'il fallait euh c'était un nécessaire dans le cadre d'un sondage de dominant de ce type-là. Première question qui leur a été posée euh quelques affirmations sur les matières
comen stratégique et on leur demandé de se positionner sur une échelle d'accord avec lesquel de ces affamations les français sont-ils d'accord ? Il faut que je parle que poche du micro sans m'entendez vaut mieux. Euh une affirmation qui émerge assez largement, c'est celle de la dépendance de la France à l'étranger. Les 2 tiers des Français déclar d'accord la formation selon laquelle la France est dépendante de l'étranger sur la question des matières premières stratégiques. Et c'est assez ça assez loin devant les autres fléations. Donc c'est dit quelque chose cette première en tout cas sentiment ressenti par l'opinion française. Derrière arrive non derrière arrive la Chine a pris une avance importante et la France a perdu son influence dans les pays euh export
producteur de matière première. Euh cela étant dit, on se rend compte euh notamment sur la question de l'enjeu vital de la guerre économique que l'importance de ces enjeux n'est pas encore complètement conscientisé par l'ensemble de l'opinion française. Et d'ailleurs euh on peut voir que sur les catégories sociales professionnelles supérieures et euh au meilleur des dimodiplomés V, on a une grosse différence avec une importance beaucoup plus beaucoup plus marquée de ces enjeux-là. Euh donc c'est pas encore totalement diffusé au sein de l'opinion mais clairement les pensées en conscience de la dépendance de la France vis-à-vis de l'étranger. Peut-être vers slide suivante s'il vous plaît. Autre question euh est-ce que ce que la France devrait faire pour
sécuriser son approvisionnement alors qu' leur demander de se de choisir une de réponses ? 73 % d'entre eux pensent qu'il faut soutenir l'actil minière et l'industrie de raffinage française. Plus précisément 41 % souhaite relancer l'industrie de raffinage, 31 % pour l'activité minière sur le sol français et 33 % pour l'activité minière en soutien à l'étranger. Euh arrive derrière le recyclage de cryptau qui a été évoqué qui est un point important. Donc pour faire simple, les Français privilégent une stratégie de soudurité complète euh qui articule extraction, transformation et circularité euh de manière assez forte. Ce qui est intéressant surtout, je dirais c'est le 6 % de pouvoer à la fin, c'est laisser faire le marché surtout pas. Personne n'est d'accord pour laisser pas le
marché au sein de l'opinion. Il y a une volonté d'intervention euh qui est assez marqué et qui revient d'ailleurs sur d'autres sujets depuis un petit moment. Euh dès qu'on parle d'enjeux socio-économiques, il y a une volonté de plus en plus forte des Français d'intervention de l'État. On demande beaucoup à l'État tout en le détestant. On aime ça. C'est c'est un peu le jeu de l'opinion française. La page suivante dans la même même ordre d'idée. Ce que l'État devrait faire lorsqu'une entreprise est jusée stratégique 77 % donc la même proportion les deux tiers des Français attendent un soutien financier public via prêt garanti ou via prise de participation. Euh mais c'est quelque chose d'assez marqué. De même, 60 % souhaitent euh protéger juridiquement euh les
entreprises française stratégique en la matière contre les rachat étrangers. Donc on est toujours sur ces deux tiers de l'opinion favorable à une intervention forte de l'État euh sur les sur la partie sur le volet financier. Euh 60 % souhaitent une protection juridique et enfin encore la même chose 5 % seulement les souhaites laisser le marché décider euh donc de l'intervention de l'intervention et en temps de l'intervention. Voilà, j'en ai la pièce terminée pour résumer ces quelques chiffres. Un, une dépendance de la France à l'étranger bien identifié, bien marqué de l'opinion, même si le contenu des enjeux reste relativement encore éloigné à
l'opinion de l'opinion. de la Chine au cœur du rapport de force plus que les États-Unis, hein, parliot, c'était proposé et c'est assez intéressant à noter. Euh et la sentiment de perte d'influence de la France dans les pays producteurs. 3 une attente d'un état stratège que ce soit euh en terme de relance de l'activité ou de soutien euh financier des entreprises stratégiques. Et enfin, comme on avait posé ces questions juste à l'ouverture du G7, 54 % des Français attendent une coordination accrue entre aller 47 % des normes communes de traçabilité. Bien évidemment à un niveau international, on attend plus de coopération ce qui est pas forcément la direction que l'on cro en ce moment. Merci beaucoup Raphael CL, directeur général de stat. Monsieur le premier,
monsieur le ministre, monsieur le ministre peut-être une réaction rapide de votre présence. Vous êtes surpris ? C'est à bouge vient d'être viré du gouvernement. Oui, vous direz à Sébastien que c'est de ma faute. Pardon, une réaction rapide. Oui oui oui. Euh j'ai vu le 73 % des Français sont favorables à la relance de l'activité minière entre parenthèses en France ou à l'étranger. J'aurais bien aimé avoir le détail de en France et à l'étranger. J'ai pas fait attention. à peu oui à peu près au même niveau euh parce que je vois l'expérience Inéris euh à côté de à côté de de de Monson, c'est pas toujours facile. Mais d'ailleurs nous on a décidé de tenir le cap, on a décidé de
tenir le cap contre vents et maré en ce moment par exemple j'ai juste donné des autorisations pour faire des quelques carottes quelques carottages en Bretagne. la bolet po que que je prends sur prend sur le sujet et c'est pas grave je veux dire parce que derrière il y a la volonté politique qui est exprimé par le peuple français dans sa très grande majorité et parfois silencieuse au sour de le peuple français est parfois un peu schizophrène. Il veut il veut une souveraineté industrienne mais si la mine mais si la mine ouvre à 100 km de la dépense publique mais en même temps il que public a accompagné voilà c'est comme ça c'est notre beau pays. Merci beaucoup merci. Je vais devoir vous quitter parce que j'ai questions oral sans défendre sénat. Voilà allez aller voir Sébastien le
cornu en l'excusant. En m'excusant. Alors, je voudrais euh qu'on attaque cette première table ronde donc avec la présidente d'Eramet du groupe Eramet. Évidemment Group litier minier et météorgique qui est présent sur trois continents, le lit, argentin, nickel, indonésien en passant par le manganaise euh gabonais. Madame la présidente, je vous en prie, installez-vous. Je demandais aussi à Vincent Dief euh le vice-président d'Émir qui porte ce projet l'Émilie justement de nouvelles mine de lithium qui serait la première depuis 50 ans. Oui. à ouvrir euh à ouvrir en France euh ou alors je sais pas, il paraît qu'il y avait il y a eu quelques projeurs, je sais pas s'ils ont été très parce que là
aussi je faisais une comparaison qui n'est pas raison du tout hein, mais c'est vrai que pourquoi beaucoup de raffineries pétrolières ont fermé dans ce pays parce que la pression politique parce que parfois la pression des habitants parfois aussi des accidents industriaux de très grande ampleur même si rien n'est comparable dans ce que je disais avec un peu de caricature les Français sont évidemment pour la souveraineté du pays, mais à condition que tout ça soit assez loin de chez eux, on parle de raffinage ou de ou de de mine ouvert et puis Raphaël Ray, bien sûr, le président de la 3ette qui est l'alliance des minerais minéraux et métaux qui fédè l'ensemble de la filière, monsieur le président, de de venir nous rejoindre. Donc je vous propose qu'on qu'on attaque sur l'état
des lieux euh en commençant par vous madame madame Maie. Euh bon ben peut-être rappeler le périmètre des ramètres que j'ai rapidement euh souligné et puis nous dire en quoi bah vous participez vous euh à la souveraineté euh industrielle euh sur ce sujet du pays. Euh alors donc Eramet c'est une des rares entreprises minières euh et métallurgique européenne en fait. très international puisque aujourd'hui euh nous n'extrayons rien euh sur le le sol européen. En revanche, on a on a que raffinage euh en France et en Norvège euh aux États-Unis
également. On est présent donc dans le manganaise, dans le nickel, dans le lithium et dans le ce qu'on appelle les sables minéralisés, c'est-à-dire le titane et le zircon. Euh donc en Indonésie, donc en Asie, en Afrique, Sénégal, Gabon, en Amérique latine, Argentine euh pour l'essentiel de donc de nos nos sites d'extraction évidemment encore en Calédonie euh qui est territoire français de certaines manières. Euh et puis on a donc des sites de raffinage qui sont qui sont majoritairement en Europe et aux États-Unis. Euh donc des métaux essentiellement de la transition
énergétique puisque je rappelle qu'à certains enfin les c'est les v que je viens de citer sont dans les cathodes des batteries. Euh toute une série de batteries sont des batteries donc lithium ion donc évidemment avec du lithium et puis avec des catodes qu'on appelle NMC Michel Mangez cobalt donc et on a du cobalt effectivement on produit du cobalt à partir de nos mines de nickel donc des métaux liés je dirais à toute la chaîne de valeur de l'électrification du stockage de de l'énergie mais aussi via le manganèise tous les assets spéciaux Je rappelle que beaucoup d'aciers renforcés et notamment pour la défense et cetera ont besoin d'une forte
proportion de manganaise pour la dureté. Euh sur la question de en quoi est-ce qu'on on participe à la souveraineté, euh moi j'ai réagi effectivement quand quand je j'ai vu que 52 % des Français pensaient que effectivement la Chine avait pris avait pris de l'avance. Euh je trouve ça très faible euh parce que en fait c'est pas une avance, c'est un contrôle total de la chaîne DV2. Euh on est sur euh en moyenne 70 % des métaux raffinés euh dans le monde le sont en Chine.
Ils extraient euh directement ou indirectement entre 50 et 60 %. il raffine entre 80 90 %. Pour les métaux les plus critiques, c'est souvent euh 90 %. Euh et donc ils sont passés c'est c'est c'est plus une question d'avantage concurrentiel. On parle plus que d'avantage concurrentiel, on parle d'une prise de contrôle euh de la chaîne de des métaux critiques et c'est pas grâce à un avantage géologique parce que ils ont très peu de métaux sur leur territoire. Euh, ils ont fait systématiquement depuis 20 ans et avec une accélération sur les dernières années, ils ont pris
des participations dans les mines du monde entier et de façon systématique adincible 300 milliards de dollars. Alors quand on parlait, je je suis ravie des 64 milliards, mais enfin il faut mettre les choses en donc au 300 un peu relativisé, vous avez vu que j'ai un peu relativisé 300 milliards sur les dernières années et surtout rien que sur l'année 2025, 33 milliards euh de d'investissements de la Chine en dehors de son territoire pour sécuriser des gisements. Donc la Chine n'a pas une géologie favorable et donc elle est allée prendre des gisements partout dans le monde pour sécuriser ses chaînes de valeur critique. Et en plus elle ne l'a pas
fait de façon cachée à bas bruit. Elle l'a écrit systématiquement dans ses trois derniers plans qu'en il suffisait de lire les plans. Elle a dit qu'elle le ferait, elle l'a fait. Donc euh élément de souveraineté, c'est on a encore à travers des entreprises comme nous les Européens, accès à un certain nombre de gisements dans le monde. On a des capacités d'exploration donc on peut euh aller explorer des nouveaux gisements encore non découverts. Il faut absolument avoir la même stratégie. Il y a effectivement un peu de matière première sur le sol européen, mais si vous regardez une carte et j'aurais pu la porter des ressources mondiales de
métau tout simplement, vous avez un grand trou qui est l'Europe. L'Europe est très peu riche géologiquement. Donc en métau, il y a certaines choses et il faut les exploiter hein. C'est ce c'est ce que nous essayons de faire. Mais c'est pas par hasard si l'Euro Matérial Act a dit 10 % d'objectif d'extraction sur le sol européen, ça veut dire que on acte que 90 % aborté de d'ailleurs. Et donc avoir la capacité comme des entreprises comme nous de savoir opérer à l'étranger, d'opérer avec des partenariats dans des pays riches en ressources pour pouvoir sécuriser l'approvisionnement de l'Europe en métocritique. C'est
absolument clé. Hm. avec euh me semble-t-il juste pour rajouter sur la stratégie chinoise et ça aussi il suffisait de de lire en tout cas des résumés des panquinob s'en apercevoir c'est que les nouvelles routes de la soie euh chinoise euh permettent à des pays euh de voir leurs infrastructures financées par la Chine des pont des routes. Et comment la Chine se paye ? et ben la Chine se paye en récupérant souvent à pas prix ses minér et et dans les pays traversés. Absolument. Et donc la Chine a eu cette stratégie et continue à l'avir. Euh et c'est un elle elle offre un package et et en plus elle raisonne. Et là je
parlais enfin je je réagissais aussi à ce que vous disiez sur le raffinage qui est tout à fait près ce que disait le ministre. Euh c'est-à-dire que vous avez la matière première et vous avez euh après effectivement le raffinage. Donc on peut reconstituer des capacités de raffinage parce que une raffinerie ça se construit euh j'allais dire un peu où on veut. Après, il y a une question de compétitivité mais ça se construit. Une mine, elle est là où est la ressource. On choisit pas où on l'a mais il faut il faut aller à l'endroit où il y a la il y a la ressource et et ça c'est c'est déjà beaucoup plus compliqué. La Chine a fait l'ensemble de la chaîne de valeur, c'est-à-dire qu'elle a sécurisé la ressource, comme je le disais, dans les
pays riches en ressources et puis elle a construit massivement des capacités de raffinage sur son territoire pour être totalement intégrée sur sa chaîne de valeur. Et elle a choisi, elle l'a pas fait sur toutes les les industries, elle a dit clairement ce qui est critique c'est l'énergie, la défense, les technologies, des semi-conducteurs et cetera. Donc elle a listé ses industries stratégiques. Elle a dit qu'est-ce qu'il me faut comme matière sur ces industries ? Où sont-elles ? Et puis tu elle systématiquement elle appelle l'intégration totale la de Alors euh peut-être passer le le micro à votre voisin euh madame Boris Vincent Dufief. Alors bon, je disais il y a 50 ans alors vous avez un peu bon mais en fait racontez-nous l'histoire de du
projet Émilie de l'ouverture de cette chaîne de de lithium de ses capacités euh de euh qu'est-ce combien d'automne on va y produire, est-ce que ce sera compétitif ? Euh est-ce que ce projet peut en appeler d'autres ? Parce que là c'est une source d'espoir évidemment et et d'intérêt. Absolument. Peut-être quelques mots avant sur le groupeis que tout le monde ne connaît pas. Doncéris, c'est leader mondial des spécialités minérales pour l'industrie. Donc on produit des minéraux, le ministre disait 40 pays, en fait c'est 50. Euh et on a 150 sites industriels pour le monde. Alors on produit l'aurait des métaux hormis le lithium qui sera notre premier métal. On produit des minéraux et là encore qui
sont dans tous les usages du quotidien. Donc on a des minéraux une vis dans la teinture, dans les verres. euh des applications pour les véhicules évidemment ce qu'on produit du graphite pour les batteries. On produit un un minéral que tout le monde connaît qui est le tal qui sert à la cosmétique évidemment comme chacun sait mais également à alléger les polymères donc qui sertent dans les dans les véhicules électriques. On produit également du quartz de haute pureté qui sert à faire aussi bien des tanneaux solaires que des semiconducteurs. Euh du caolin qui sert à faire de la porcelaine et également de la diatomie par exemple qui sert à la à la filtration du glace ma sanguin. Donc on est vraiment dans l'extraction. Donc ça fait nous un groupe ligier, mais également dans la transformation
puisqu'on est capable de raffiner les minéraux qu'on extrait pour les mettre au aux normes et selon les spécificités de nos clients en fonction des usages qu'ils souhaitent. Ça c'est pour notre expertise actuelle. Euh le futur c'est notamment le projet Émilie dont dont vous parliez. Donc le projet Émilie c'est un un projet une mine de lithium qui se trouve dans l'allié au cœur de la France sur une carrière de 40. Donc je vous parlais du caolin qui est ce minéral extrait d'un bloc gramitique qui fait la la porcelaine et sous le la carrière de de Kaolof donc d'en gisement gramitique se trouve des mikas qui contiennent eux-mêmes ce fameux lithium. Alors le lithium on sait qu'il est là
depuis depuis des décennies puisque à l'époque des communistes locaux voulaient exploiter le lithium. Depuis le Covid, on s'est rendu compte que finalement c'était pas forcément si évident de de produire du lithium en France. Donc on s'est intéressé à ce qu'il y avait réellement dans ce gisement. Donc on a mené des études géogéologiques sismiques pour qualifier le gisement et on a investi plus de 100 millions d'euros pour ça. Donc c'est c'est pas rien. Et ça nous a permis de qualifier scientifiquement ce gisement comme étant l'un des cin plus gros gisements de roche au monde de l'Éthiope en France. Donc c'est pas rien, c'est un gisement à haute teneur du lithium. Donc c'est dire qu'il y a 1 % du minerais, plus d'un % qui contient du lithium. Et il a une forme assez intéressante. On en
reparlera sur le sujet de l'acctabilité puisqu'il permet en réalité d'avoir un impact assez modéré sur sur le territoire. Émilie, ça pourrait permettre de produire 34000 tonnes de lithium par an, donc 700000 véhicules électriques et donc de répondre à une grande partie de la demande européenne en lithium. Donc voilà un petit peu les caractéristiques principales euh de ce projet donc qui évidemment pourrait approvisionner le marché français et européen des batteries et donc en ce sens est très clairement un un pilier de la souveraineté. Peut question que j'ajoute, vous dites ça pourrait être une solution pour le marché européen.
Parfois nos partenaires européens font plus ou moins bon accueil parce qu'évidemment est-ce que là vous sentez qu'il y a une volonté européenne ? Je disais l'Europe sur ce sujet-l États-Unis parce que les Européens des 27 26 sont conscients du fait que c'est un vrai plus pour notre continent. Alors ça dépend comment on parle. Si on parle des pays, je pense que tous les pays européens sont bien conscients qu'on a besoin de développer une production de lithium en Europe. La vraie question, c'est évidemment on aura besoin de tous les lithiums. La demande est est phénoménale en lithium pour alimenter évidemment toutes les mobilités électriques. Et je crois que la vraie question, on a pas parlé mais c'est défi climatique. À la base du de la base de la base, on fait du lithium
pour produire des batteries pour des véhicules électriques et le défi kinéatique, il va pas s'arranger comme ça en 2 jours. et je crois à tous les pays européens et tout le monde se met d'accord pour répondre à ce défi. Bon, évidemment, il y a ensuite là le lithium qui pourra servir au data center qui est aussi un enjeu majeur pour l'Europe. Je crois qu'avec l'intelligence arcicielle et tous ces sujets, on a quand même envie d'avoir des data center en Europe et si on veut être souvent, il faut être capable de produire du lithium en Europe. Alors, c'était encore la deuxième question. Évidemment, on aura besoin du lithium ailleurs qu'en Europe. Évidemment, il faudra conclure des partenariats avec les autres pays, mais une mine de lithium, ça met 10 ans à
être produit. Donc si on fera pas cette mine aujourd'hui, ça veut dire qu'il y aura pas de mine de lithium en Europe. Jamais. Parce que le temps qu'on la construise, si on l'abandonne, les asiatiques qui eux s produire du lithium auront gagné la course. Et nous, on pourra plus, c'est ce que expliqué tout à l'heure monsieur, on aura plus le temps de construire là maintenant. Rel votre point de vue la phase sur ce qu'on vient de dire et puis je parlais du G7 tout à l'heure sur ce G7 déviant avec les projets identifiés genre 195 64 milliards d'euros on verra c'est comme fin il y a les promesses d'investissement puis a ce qui se réalise vraiment est-ce que ce G7 déviant dont on parle culébut un véritable tournant pour pour l'ensemble de notre sujet
donc oui il y a un mot j'avais plein de mots pour rebondir sur ce qui a été dit avant alors G7, il y a le G7 Dion, mais il a aussi des réunions préparatoires du G7 qui ont eu lieu à Persid et cetera. Donc c'est prise de conscience et de consolidation. On a entendu parler en parallèle par le président Macron chez dans l'allée des projets cathédrals. Alors je sais pas si on peut faire un lien entre les 190 projets des projets cathédrales qui sont beaucoup plus larges que les projets justement liés au aux métau critiques. Euh et j'en parle parce qu'effectivement en tant qu'à 3è on a pu on a pu participer, on a pu euh contribuer et je suis assez satisfait de voir dans nos adhérents euh on a à peu près 70 adhérents. la grande majorité porte des projets et sont qui
s'inscrivent justement dans les projets qui ont été portés au niveau du G7 et des projets qui les projets cathédrales. Donc ça veut dire que il y a une vraie dynamique. Euh après une petite remarque, les projets du G7 c'est pas que des projets français hein, c'est des projets en partenariat avec des pays avec qui on va devoir se développer et et Christelle l'a dit juste avant on doit se développer avec d'autres pays. Donc on sera pas seul. On parle beaucoup de la Chine, il y a pas que la Chine et Ramè est sur l'Indonésie. Faut savoir que Indie une énorme politique de développement terr et la Chine est très trustée par les Chinois mais aussi l'Inde commence à s'y intéresser. Et je vais essayer de faire un lien pour rebondir parler de Moranganise notamment pour
la partie des des cuirassés et puis le renforcement. Je suis aussi directeur d'une entreprise qui fabrique de l'acide inoxydable et dans l'accès inoxydable c'est que des aillages. Donc en tant qu'industriel, ce qui est question positionnement des industriels de l'Aval, l'en est juste un rang après l'extraction minière mais on utilise du nickel, du Morganèz, du Molidden et même sur des produits qui semblent moins rares, on commence à avoir quand même des risques et des et des pénuries et on voit avec la vassalisation de l'Europe et de la France vis-à-vis de la Chine, on va on s'attend à ce qu'il y ait des reprises à je fais un autre point lié à à au lien entre les chaînes industriel Il y a un produit dont on parle pas beaucoup mais l'aéronautique on parle beaucoup, c'est
le tungstein et le carbur de tungstein. Parce qu'en fait, je crois que si on doit retenir une chose et c'est un peu la vertu, c'est pour ça je me suis engagé en début d'année dans la troisème, c'est qu'on essaie faire le lien entre l'ensemble des chaînes industrielles de la Mont et de l'Aval. Et la chaîne industrielle Aval a un rôle important à jouer notamment dans ce capacité à s'engager auprès des des partenaires que nous pouvons représenter au travers l'association fédération. Et si on prend le Toxen aujourd'hui, il faut savoir que l'ensemble des pièces usinées euh qui vont dans les véhicules, dans la mobilité, dans l'énergie sont des pièces qui sont avec du carbur de TTIN. Aujourd'hui, 78 % du Tunsten viennent de Chine. Les Chinois ont décidé dans le cadre de la la dualité
des usages, donc civil et militaires, de ne plus livrer. Ça veut dire que dans quelques mois, il est possible qu'on soit plus capable de fabriquer des pièces. Donc, on est même pas sur les terrars, on est sur des éléments de base dont on parle pas suffisamment. et je rebondis effectivement sur ce qui était présenté. 60 % des gens sont conscients, c'est pas suffisant parce qu'avec tout ce qu'on raconte aujourd'hui la télé, c'est vraiment pas suffisant pour faire accepter que ces chaînes industrielles soient interconnectées. Et donc le point de vue, c'est qu'aujourd'hui, je disais chaque acteur industriel de la filière, donc des mines, euh des métaux et de l'acier sont fédérés, mais c'est pas suffisant. Et un des enjeux majeurs, c'est que les donneurs d'ordre qui bien
souvent sont en relation avec leur fournisseurs de rang 2 pour les fournisseurs de rein délègue finalement la responsabilité à la chaîne de valeur de s'intéresser à la rareté et à la souveraineté des des métaux. Et ça c'est un problème. C'est un problème parce que effectivement quand la Chine va réagir et à la rentrée, elle va réagir fortement parce que l'Europe veut faire passer ce qu'on appelle l'industrial Accéator Act, il risque d'avoir des tenuuries et là ça sera plus 60 %, ça va être 70 75 80 % des acteurs qui vont commencer à se rendre compte de l'intérêt. Donc il y a des projets, on porte des projets, tous les acteurs qu'on représente portent des projets mais c'est pas suffisant. Il faut que ces projets soient inscrits dans les stratégies de nos grands don et on a une chance, c'est
qu'en France, pratique en France et en Europe, on a des grands don l'automobile, dans l'aéronauti dans le nucléaire notamment qui doivent prendre conscience et j'espère que cette journée d'aujourd'hui doit permettre de mieux partager cette cette ambitionlà et si la chaîne industrielle complète prend conscience, on va pouvoir se développer collectivement. Alors, vous parlez de stratégie des grandes donneurs d'ordre, il y en a un évidemment qui est central dans un pays comme un autre, c'est c'est l'État. Donc on attend voilà peut-être un cadre précis de l'État stratège. Je propose qu'on écoute ensemble le délégué interministériel au minerais critique Benjamin Gazau qui bah qui est en Inde je crois qui était au début de de son message et qui justement sur la question
d'État stratège voulait nous adresser ce message. Bonjour à toutes et à tous. Tout d'abord, je je regrette de de ne pas pouvoir être avec vous aujourd'hui. Je suis en en déplacement en Inde dans le cadre du partenariat que nous avons avec ce pays sur les minerais et métau stratégiques. Alors finalement, quels sont les éléments qui diront dans 5 10 ans euh est-ce qu'on a réussi ? Est-ce que notre stratégie a été un succès ? Quel est l'objectif ? Moi, je vois trois euh trois éléments. Le premier, c'est euh d'avoir franchi une étape dans la mise en place par les industriels à l'AV de stratégie d'approvisionnement diversifié. On a encore aujourd'hui
beaucoup de de progrès à faire dans ce domaineel. Euh et c'est ça la clé qui permet de diversifier les approvisionnements. C'est une volonté claire au niveau des maîtres d'œuvre de prendre en compte cette question de la diversification. Des progrès ont été faits au cours des dernières années, mais on a encore euh on a encore un chemin important à franchir. Le deuxième élément, c'est le succès finalement des projets que l'on a lancé et les deux sont liés puisque pour que ces projets soient un succès, il faut aussi que du côté de la Val, nos industriels y participent à travers des contrats des offtech. Alors ces projets,
c'est d'une part ce que l'on fait sur le territoire national et au niveau européen et qui consiste à je développer les différentes briques dans la chaîne d'approvisionnement que soit l'extraction, le raffinage, le recyclage et chacune de ces étapes est une étape essentielle. Alors on n' pas nécessairement la possibilité ou les ressources pour extraire sur l'ensemble des métaux. Donc euh la l'enjeu c'est de développer ce que ce qui est disponible sur le territoire national et européen euh chaque fois que possible. Et puis évidemment euh sur le la transformation et sur le recyclage, là je j'allais dire nous avons toutes les technologies, nous avons toutes les possibilités et donc c'est d'ailleurs pour cette raison que
dans les le portefeuille de projet que nous avons au niveau national en tout 7 milliards, une grande partie concerne le raffinage et la transformation. Mais il y a des projets d'extraction tout à fait importants. Et puis le deuxième pilier de notre stratégie concerne le niveau international, la souveraineté d'approvisionnement, ça n'est pas l'autarsie. La souveraineté d'approvisionnement, c'est avoir un portefeuille diversifié d'approvisionnement avec un socle national et européen, mais avec un certain nombre d'approvisionnements internationaux diversifiés. Et là-dessus, c'est le sujet sur lequel nous travaillons avec un très grand nombre de partenaires, une vingtaine de partenaires en tout. et euh des projets qui se lancent euh dans tous ces pays et qui euh euh ou sur lequel on construit
des liens euh les industriels français construisent des liens avec ces projets à l'international. Donc voilà la clé, une prise de conscience plus forte de nos industriels de la nécessité de diversifier l'approvisionnement et puis j'is dire le succès de ces projets qui ont été lancés, qui sont très conséquents qui permettent pour de filières très importantes d'atteindre ces objectifs de diversification. Alors ensuite la question c'est quel est le quels sont les freins ? Quels sont les principaux quelles sont les principales difficultés ? Je pense que au point où on en est, la principale difficulté reste, si je puis dire, la volonté à l'aval des industriel de réellement
prendre en compte les risques liés à l'absence de diversification des approvisionnements. Encore une fois, des progrès ont été faits, mais on a besoin d'une meilleure connaissance par les industriels de leur chaîne de valeur et nous les aidons pour le faire. Nous avons mis en place les outils pour les faire, mais d'abord et avant tout d'une volonté de ces industriels de regarder non pas simplement le coût, non pas simplement l'achat le moins cher, mais l'achat qui présente aussi des bonnes conditions de sécurité, d'approvisionnement et compte tenu des restrictions de plus en plus importantes et des contrôles à l'exportation, il est clair que une des stratégies dans lesquelles il y a des concentrations trop fortes de auprès d'un nombre limité de pays
font courir des risques extrêmement importants et je rappelle que dans les métau critiques, le plus souvent la valeur de ces métaux dans le produit final est relativement limité et donc il faut réellement dans une logique si je puis dire assurantielle que les industriels mettent en place cette diversité des approvisionnements. Il y a bien d'autres enjeux, le financement mais le secteur financier et y compris grâce aux aides publiques est maintenant fortement mobilisé. l'acceptabilité, mais je constate que euh sur le territoire national, les projets que nous développons, quel que soit d'ailleurs le stade, sont plutôt euh bien accepté. Euh nous avons des règles environnementales qui sont de très haut niveau et euh et la technologie, mais la
technologie et les ressources humaines, nous les avons en France et en Europe. Ça ne me paraît pas être une difficulté majeure. Voilà. Merci à Benjamin Galzo donc le délégué intermissé. Et bon, moi je retiens tr points Christel Boris. Je retiens euh la clé dans l'AV, je retiens euh 7 milliards investi en raffinage et en transformation, pas si c'est un chiffre important éloquant ou pas. Et puis je retiens aussi un mot fort sur lequel peut-être on peut revendir. La souveraineté c'est pas l'utarsie. Souveraineté c'est pas le tarci. Il faut des portefeuilles diversifiés en Europe et et à l'international. Votre réaction ? On passe à la deuxième au deuxème axe de notre débat sur bah justement
reconstruire la chaîne de valeur et financer le risque. Mais sur ce que je viens de dire le délégué interministriel madame. Oui, je voulais réagir sur la question de l'AV et et il a mentionné les OFTECH. Euh aujourd'hui pour obtenir des financements en Europe pour des projets, on nous demande d'avoir un concr d'oftech. C'est pas qu'en France, l'Allemagne fait la bonne chose et cetera avec des industriels à en gros on dit nous on veut bien nous financer mais bah avant signer un truc avec Renault sur ses batteries, signer un truc avec un
industriel allemand euh euh pour enfin qui sécurise votre votre frè. l'industriel en question, il a pas forcément besoin euh tout de suite de ses volumes. C'est c'est un et on a un problème de décalage temporel que on est les seuls à avoir à avoir en en on a parlé de la Chine. La Chine, elle a construit sa chaîne de valeur. Quand elle est allée chercher des mines sur le territoire, elle a pas dit euh alors vous avez un contrat avec qui ? Elle a mis la main sur les sur les gisements et après elle a elle a vu ce qu'elle pouvait en faire. Les Américains font la mour chose. Les
Américains aujourd'hui en Australie partout et cetera, il y a un gisement qui passe. Les gisements, ils sont rares. Il a été dit on met 10 à 15 ans à les développer. Donc en fait un un gisement que vous euh que vous que vous identifiez aujourd'hui, il produira dans 10 15 ans. Si on dit à Renault, "Ouais, alors-moi un truc pour que tu aes de de la matière dans 10 15 ans." Enfin, il raisonne pas comme ça. Donc en fait, c'est il faut avoir une stratégie complètement différente. Les les gisements sont rares. Quand ils apparaissent, il faut mettre la main dessus. Après, au pire, j'allais dire vous utilisez pas, vous vendrez la matière sur le marché et sinon vous avez l'option de diriger les métaux et ou les
matières critiques sur votre territoire au moment où la mine sera en production. Les Américains font la même chose aujourd'hui et vous avez parlé de Montain Pass, c'est pas euh l'Aval, c'est pas les industriels américains qui ont financé, c'est le département of defense. Et ils ont et ils ont signé, vous parliez d'une prise de participation mais le truc le plus important c'est pas la prise de participation. Le truc le plus important qui a déclenché la réouverture, c'est un contrat à 10 ans à préfixe. Le Departement of Defense leur a dit, quoi qu'il arrive, je vous prends vos volumes à un prix minimum de temps. Et à ce moment-là, vous faites vos calculs, vous dites "Bon ben, j'ai un un retour sur investissement avec ce prix, j'y vais." Je ne suis plus à la mercie de ce que
vous avez expliqué, des Chinois qui doment le prix et puis mon projet dans 2 ans si ça se trouve, il va se retrouver totalement non rentable. Et nous, il faut qu'on arrive à faire ce genre de choses là. Il faut qu'on arrive à faire ça en Europe. Il faut qu'on arrive à faire ça en Europe. Et euh et sinon, on aura beaucoup de mal à ouvrir euh des Il y a il y a une notion du risque aujourd'hui. Euh quand on va voir un un un outil de financement européen ou une banque ou et cetera, la notion du risque, elle est dans des pays surtout qui sont géopolitiquement très risqués. Euh moi le le quand on a ouvert notre gisement en Argentine, je suis allée voir tous
les outils hein euh qui étaient là. On m'a dit "Ah mais non, l'Argentine quand même euh l'Argentine fait défaut. Euh euh on peut pas financer euh l'Argentine." Oui, mais enfin euh on a euh 60 % de des des ressources de lithium mondial qui sont entre le nord de l'Argentine, le nord du Chile, le sud de la Bolivie. Vous préférez être la Bolivie ? Bon non, donc on fait quoi ? et et donc le point c'est il faut qu'on change de logiciel et l'Aval oui bien sûr l'Aval doit prendre ses ses responsabilités mais en fait la mise c'est le temps long et le temps long c'est des stratégies étatiques. Peut-être un sur ce sujet, Raphael sur
la question des outils. La présidente des remèdes vient vient d'en parler les plus globalement. Quel est quelle est la vision de de quel outil la filière les finières ont-elles encore besoin pour accélérer l'investissement ? C'est quoi ? C'est des contrats d'achat à long terme. C'est être dans l'égalité parfaite avec ces concurrents illibéraux, les États-Unis ou dictatoriaux la Chine. C'est l'arméisation européenne peut-être aussi. Quel Quel est votre point de vue ? Déjà Christel a déjà élaboré quelques éléments de réponse. En fait, on partage ces éléments de réponse en forcément et quand même une question de compétitivité hein, dans tout ça hein. Enfin, je pas effectivement c'est un des premiers un des premiers critères. Euh il faut travailler sur cette compétitivité et je
pas on fait de la politique, je fais un France industrie, UML, on essaie de travailler pour que les entreprises françaises puissent être compétitif. Or cette redle, c'est pas le premier critère qui vient à l'idée de de tout le monde quand on de compétitivité. Ça veut dire avoir accès à l'énergie. Alors, elle est décarbonée cette là mais qui reste stable et et compétitive. Si on compare le coût de l'énergie avec celle que utilisé aux États-Unis, je pense qu'il y a pour regarder, il y a un rapport de 3 à 4. Euh, il y a les délais. Après des délais qui sont incompressibles, Vincent expliquait la durée tout projet industriel, on est bien facilé pour le savoir prendre du temps. Et en fait la peignurie parfois peut créer des rallongements de délais. Je gère beaucoup de projets
d'investissement, des trucs qu'on faisait en 6 mois il y a il y a 10 ans. Aujourd'hui, ça peut prendre un an, un an et demi. Moins de compétences mais aussi pas toujours la disponibilité. Donc ça faut aussi voir le lien entre tout ça. Et je parle pas d'acceptabilité, on reviendra tout à l'heure dessus. Il y a bien sûr les normes, l'aspect normatif, vous disiez on travaille pas sur des des je parle pas que des normes environnementales he la partie de de norme de norme sociale et puis les conditions de marché qui peuvent créer soit un handicap soit être soit être favorisé. Ensuite, on parle d'aspect banable c'estàd que des partenaires financiers essayent de parler de risque. Il y a pas que quand on veut, je suis bien placé pour le savoir développer
mine au en Afrique qui a des risques aujourd'hui ben simplement un permis d'exploitation est attaqué par quelques riverins. Et aujourd'hui, ben quand vous discutez des institutions financières, simplement le fait que vous ayez de blindre ou je plainte, l'accès au financement peut être remis en question. C'est dramatique et il suffit pas de 60 % de gens qui soient pro pour il suffit qu'il ait 10 15 20 personnes qui montent un collectif qui soit suffisamment écouté pour freiner la capacité d'accès aux finances. J'en parle parce que aujourd'hui j'ai un projet qui s'appelle Ugérie en Savoie qui a un projet sur un site Brandfield. On a les autorisations, les pouvoirs publics qui nous aident. On a 200 % d'offtech mais passant 200 % d'offtech. Mais aujourd'hui ça ça traîne parce
qu'effectivement il y a quelques réactions locales qui font que les institutions financières ne nous suivent pas forcément en tout cas dans les délais. Donc cette histoire de bancabilité de conditions d'accès je dirais est quelque chose d'important. Euh je je vais rebondir à sur des choses très concretes. Christen parler des États-Unis et cetera. Il y a le Canada qui est pas très loin qui lance qui lance des des offtech. Donc l'État s'engage euh je crois que c'est dans la partie graphite un nouveau ban graphite. L'État canadien garantit l'achat de 30000 tonnes par an. Bon vous exploitez, je garantis. Euh le producteur reste libre de trouver ses clients. S'il y a pas de clients, c'est le gouvernement, l'État qui qui achète. Une fois qu'il y
a des clients, bah effectivement, il y a un développement et puis une entente, une collaboration avec l'État. Donc les revenus sont sécurisés, les investisseurs sont rassurés. Donc l'aspect Pable, il est aussi comment on rassure ? Je vous avez parlé d'une plainte mais effectivement c'est des conditions qui peuvent fonctionner. Donc on sécurise 80 % de la production ce qui permet de faciliter l'accès aux investissements ce qui permet de développer le projet d'avancer. L'État régule pas le marché en ce cadre là. Il il s'engage euh et il joue un rôle de garant et donc la notion de garantie est importante et je pense qu'aujourd'hui l'État, les pouvoirs publics doivent être là pour donner un certain nombre de garanties. Et enfin Christ parler des États-Unis effectivement la notion de
prix planché c'est une discussion qu'on a actuellement pour pas dire un prix un prix maxi ça veut dire un prix plancher qui permet de garantir justement de démarrer des projets puisque de toute façon si vous ne régulez pas les prix les asiatiques vont toujours pouvoir baisser réguler ou déréguler les prix comme ils voudront ce qui vous empêchera de démarrer tout projet. Donc cette notion de prix penché est un est une discussion au même titre que les stocks stratégiques, mais je pense que la garantie peut représenter des stocks stratégiques. Et les États-Unis, vous parliez de Solvet ce matin, faut savoir que Solv a quand même vendu pas mal de ses de ses productions aux États-Unis pour renfouer les stocks. Je sais pas si on va en parler ou pas, mais c'est la réalité. Donc, on va se
retrouver peut-être sans stock d'un côté, sans dynamique de projet avec les Chinois qui nous qui nous n'eront plus. Donc on a quelques enjeux, c'est ça je pense qu'on a avec c'est ce que elle a mis en avant aujourd'hui mais voilà quelques quelques éléments qui nous semblent être importants et je finis croiser parti on a on a proposé une note collective sur les mécaniques favorisant la bancabilité et la rentabilité des projets industriels des filiè minéraux et métaux il y a un petit document qui est sorti hier qu'on a validé donc qui a disposition et qui peut donner quelques quelques solutions mini je l'aurais donné pardon Ouais mais du coup on lui fera passer on lui fera passer sur le projet. Quels sont bah justement à la lumière de ce qui vient d'être dit
les les les freins, les accélérateur, les les craintes par rapport à ce niveau de compétitivité ailleurs aux États-Unis ou en Chine. Quelles sont aujourd'hui vos fins, vos craintes ou vos accélérateurs du côté de l'État, je ne sais pas ou du côté environnemental ou du côté des associations ? Comment ça se passe ? Bah très clairement, développer un projet minier en France, en Europe, on va pas se mentir, ça coûte un peu plus cher qu'ailleurs. Euh tant au niveau de l'investissement euh de base, on parlera après de l'acceptabilité, mais un projet qu'on Émilie pour vivre, il doit être acceptable. Donc, il a été conçu dès l'origine avec des choix industriels qui le rendent acceptable, blind souterraine notamment, mais qui le rendent un petit peu plus cher aussi.
Donc pour être compétitif, on a eu besoin d'un soutien de l'État qui vient d'une part par le mécanisme de subvention. Donc on a bénéficié du crédit impôt industrie verte et on a également eu des subventions européennes Innovation Fund. Ces subventions, elles sont bien, on est ravi, mais elles arrivent au moment de la décision final de l'investissement. Donc parfois ça arrive trop tard. On n pas parlé du cas de virident lithium qui est une entreprise qui faisait du rachinage de lithium qui a fait faillite qui avait ces subventions mais qui sont arrivés trop tard. Ça c'est un vrai sujet. Donc le le sujet de l'aide de l'État, il est fondamental. Il permet en gros ce que j'appelle de compenser de surcoup ESG. C'est-à-dire que là sur un projet comme Émilie, finalement la
subvention elle va aider à obséter ce qu'on paye en plus pour avoir un projet qui soit 100 % 100 % green. Mais c'est pas suffisant. C'est pas suffisant ce qu'un projet de mine en Europe, c'est assez risqué et c'est un peu perçu comme thème parmi les investisseurs notamment européens. Au Canada, en Australie, les investisseurs, ils connaissent la mine, ils savent investir, ça leur fait la beur en Europe, quand on va voir un investisseur pour lu dire "Bah, on met une ligne de lithium dans l'allée, euh il le regarde un peu bizarrement en disant c'est qu' un peu risqué votre truc." Alors, on a des éléments de réponse mais il n'empêche qu'il y ait un veut cette ruilosité. et on a eu la chance, je dis chance méritée mais un soutien de l'État qui a pris via la banque des territoires récemment une
participation en equity à hauteur de 50 millions d'euros dans le projet ce qui déjà aide financement du projet mais surtout et c'est presque plus important rassure les autres investisseurs sur la la capacité et le sérieux de de ce projet. Donc ça c'est euh c'est extrêmement important évidemment au-delà du soutien financier direct euh pour nous il y a quand même un sujet de de réglementation européenne euh dont on n' pas encore parlé mais qui est en fait fondamental. On a le CRMA, donc ce fameux Critical Ratéal Act qui prévoit des objectifs, des ambitions de production de de lithium notamment en Europe, mais concrètement qui se traduisent en rien. C'est sympa, on a une audition mais au
final comment la rendre concrète et ces travail qu'on fait avec les entreprises qui vont produire ou qui produisent du lithium en Europe, lithium de France, nous-même si Banist l'uteur, on est un certain nombre soutenu une initiative visant un amendement de l'Industrial Accelerator Act pour demander au législateur européens d'inclure des seuils de l'Éthiop. qui doivent être produits, donc extrait, raffiné, recyclés en Europe. Là encore, on a fixé des objectifs qui se veulent conforme à la réalité des chiffres. C'est encore une fois, on considère que l'Europe est capable de produire à les 1 % en 2035
de ses besoins en lithium. Encore une fois, il y aura besoin d'autres lithium ailleurs dans le monde, mais ce qu'on peut produire en France, au moins que ce soit soutenu et l'idée c'est que les industriel de l'automobile, de la batterie qui bénéficient de subvention européenne, qui bénéficie du marché européen, bah quelque part joue le jeu et accepte de se fournir. Quand on investit en France coût salario, accumulation de normes de de tous ordres, on peut encore être compétitif de dans dans ce pays. Évidemment, en réalité le surcoup il est au niveau du CABEX, donc de la républicable, ensuite les OPEX. La réalité c'est que c'est quasiment similaire. Donc c'est pas on n'est pas non compétitif quand on produit du
lithium en Europe sur la vie du projet. H alors j'aurais qu'on aborde la trisème partie de de ce débat avant que Arnaud de Morni de l'école de guerre économique vienne de nous faire un point. Euh on on l'a baptisé ce 3è axe, le modèle de demain, acceptabilité euh à l'instanterait en parlait et euh partenariat. Alors, peut-être avec vous euh madame Boris euh si j'étais je suis pas un client euh j'ai envie de alors je connais les normes environnementales des ramètes elles sont parmi les plus élevées au monde hein dans dans ce secteur. Si j'étais un client, qu'est-ce que Hermet m'offre pour pouvoir développer un partenariat en de sécuriser cette
fameuse chaîne de de de valeur ? Alors, dans ce cas-là, vous êtes un client européen. Oui. Ouais. Euh mais en fait outre effectivement de toute façon c'est ces produits se vendent à des prix de marché. Alors on on appelle de nos vœux le fait d'avoir des systèmes de prix planchés pour éviter ces phénomènes de dumping euh que les Chinois savent pratiquer et pour tuer des concurrents à un moment qui après il remonte les prix. Euh donc c'est c'est à ça que servent les prix de plancher qui après on vend euh au prix de marché. Donc onoffre pas quelque chose de plus compétitif, on offre quelque chose de plus sécurisé et
et en fait c'est la notion de contrôle dont je parlais tout à l'heure, c'est non seulement donc des des approvisionnements plus sécurisés, donc pas sous l'emprise d'une autre, je dirais de euh de d'une autre puissance euh de qualité comme vous disiez avec une traçabilité et avec des normes environnementales euh qui sont en ligne avec les meilleurs standards européens. Donc euh c'est, je dirais, c'est ça qu'on peut offrir qu'offre les alternatives qui sont euh sur le soléen, mais qu'offre aussi euh des euh des alternatives avec des acteurs comme nous ou d'autres d'ailleurs acteurs
occidentaux euh qui sont euh qui qui respectent les mêmes standards, c'est des produits produits dans des normes environnementales et sociétales, je j'insiste sur le sociétal, qui sont dans les meilleurs standards et qui ne sont pas sous le contrôle des des de puissances étrangères. Alors rien justement justement pardonnez-moi de vous interrompre mais on l'a vu dans un autre secteur avec la signature du traité du mercur la fameuse application respect des clauses miroir produisé à l'autre bout du monde avec les mêmes standards environnementaux ou sociétaux que on oblige nos agriculteurs en France à
produire. Est-ce que on est certain, je ma réponse est sans doute dans la question que ces normes environnementales, ces normes sociétales sont respecté ailleurs notamment sur des continents où la question sociale est importante. Là là on parle pas des grands traités, on parle d'une société et nous nous n'appliquons pas les normes du pays, nous appliquons nos propres standards partout dans le monde. Donc c'est pas de différence par par rapport à l'origine de ces minéraux critiques, est-ce que les clients est-ce que les clients mettent mettent ça en regard ? C'est-à-dire ils sont évidemment intéressés obligés d'avoir des minerais qui respectent ses standards environnementaux et ses fonds quoi. Alors après c'est il y a deux choses euh c'est euh les propres les standards que
vont appliquer nos clients. Est-ce que ils se mettent des normes environnementales élevées ou pas ? Est-ce qu'il valorisent ça dans leur dans leurs achats ou pas ? La réalité aujourd'hui et j'allais dire force féloi dans les terres rares, elles sont pas du tout produites dans les normes environnementales ni sociétales encore moins et je veux dire 60 % en Chine, le reste enie parce que la Chine sur cette partie-là trouvait que quand même la Chine trouvait qu'au niveau environnemental c'était pas terrible. mieux aller le faire en euh évidemment euh on fait pas la fine
bouche parce que en en fait on n a pas des terrars donc en fait on achète ce qu'il y a sur le marché et évidemment pourrait pas l'Europe de Bruxelles pourrait pas imposer aux industries qui emploient dans leur production ce type de minera critique de les faire de les acheter de la part enfin de de de groupe qui respectent parce que ce serait une barrière à l'entrée que peut pas par absolument et c'est il faut tendre vers ça et c'est pour ça que il faut aider des sociétés occidentales évidemment des sociétés européennes mais des sociétés australiennes. Enfin, il a c'est on parlait du G7, mais le monde occidental doit doit faire front parce que on
trouve quand même beaucoup de sociétés qui travaillent avec des bons standards euh dans ces dans ces pays-là et qui vont pouvoir euh euh répondre à ces nors. Aujourd'hui, encore faut-il qu'il y ait la disponibilité, c'est c'était mon point de départ, c'est que aujourd'hui sur certains métaux, le problème c'est que nos industriels en aval n'ont pas le choix. Donc il faut créer ce choix. et et le et et créer ce choix, c'est effectivement soutenir des initiatives euh au niveau bancabilité, au niveau local content, au niveau euh euh des prix planchés, au niveau des quotas, enfin il y a il y a des tas d'outils mais qui sont des outils, euh
j'allais dire un peu plus coagitifs. On a été très marché libre et on se retrouve dans la situation où on est parce que s'il y a un marché sur lequel ça marche pas très bien, c'est les matières premières parce que les pays producteurs ne sont pas les pays consommes. Donc les matières premières, il faut qu'elles voyagent et ça c'est fondamental. Et le problème c'est que Martin, il y a des restrictions à l'exportto 55 % des matières premières dans le monde maintenant ont des restrictions à l'export. le temps de la la libre circulation des biens est terminé, il est terminé et encore plus terminé dans les matières premières. Donc euh donc il faut se rendre compte de ça et effectivement il faut parier sur des acteurs qui aident des acteurs
qui ont ces standards pour que le le le consommateur, l'industriel qui achète ces ces minerais puisse avoir le choix. Mais à mon sens, c'est Bruxelles qui devrait l'imposer. Pardon. Bon, peut-être euh pour euh euh Chlore Raphaël Ray euh sur les engagements collectifs que euh votre euh je sais pas s'il y a une association, en tout cas l'Alliance souhaite pour l'ensemble de fédération professionnelle fédération professionnelle pour l'ensemble de la filière avant que Arnaud Mni nous éclaire sur bah ce sujet qui est un véritable rapport de force. On l'aura compris hein. Alors on parle on parle de nos attentes ou on parle de notre volonté d'infir vous savez il y a une élection présidentielle bientôt. Oui. Bah effectivement quand on parle
d'élection les fédérations en général sont très actives à ce moment-là aussi. Ouais c'est vrai que les fédérations sont très actives et je tiens à dire que peut-être un retour on n' jamais été autant sollicité mais jamais hein. Je pense qu'on discute avec les directeurs d'affaires publiques qui disaient il y a il y a 5 ans 6 ans en arrière on avait cin fois moins de questions. Donc ça c'est déjà positif. Ça montre qu'il y a quand même un engouement. Euh, on est une fédération finalement une petite fédération quand je participe à France Industrie, vous avez l'aéronautique, l'automobile et cetera, mais on est écouté et donc faut profiter de cette capacité être écoutée par rapport aux enjeux qu'on décrit depuis ce matin pour essayer d'exister. Donc, on a on travaille effectivement sur les
préconisations. Vous seriez surpris qui s'intéresse quel quelle partie s'intéresse à quel sujet. je j'irai pas je suis pas là pour ça mais effectivement il y a des gens qui s'intéressent de façon très pointue puis a des gens qui s'intéresse à non non je je viendrai non mais je vous dis simplement qu' il y a des acteurs qui s'intéressent en tout cas on a on sait où on voudrait que ce ce champ coercitif se mette en place ça c'est quelque chose important je je me permets juste avant de répondre je veux rebondir sur quelque chose qui est important dans la on a vécu enel quelque chose qui est inédit puisqueon a mis en place des mesures de protection. On a mis en place ce qu'on appelle le MACF en français
SIBAM. C'est nouveau. C'est nouveau mais c'est inefficace. Pourquoi c'est inefficace ? Parce qu'on a pas travaillé sur emmener toute la chaîne. Donc on va se protéger. Ça va durer un an, 2 ans, on va peut-être survivre à ça mais ça va avoir un seul effet, c'est l'inflation sur les marchés aval. Donc si vous voulez aujourd'hui la difficulté qu'on peut avoir, c'est que nous acteurs de l'aion, on peut être très mal vu par les acteurs avales puisqu'on peut représenter une source d'inflation. Donc ce que je veux dire par là, c'est qu'effectivement l'Europe a un rôle à jouer mais il faut qu'on aille vite et et l'IA et tous les instruments la déclinaison du SIBA plus de 650 codes produits pourrait être couvertes par le MSF mais ça va prendre des années et des
années et des années parce qu'il n'y a pas d'alignement. Et donc notre boulot à nous Fédération c'est de faire en sorte que l'ensemble des acteurs se mette autour d'une table. On essaie de s'aligner et de prendre conscience de la temporalité. Ça c'est quelque chose qui est fondamental et je vous donne un exemple très concret. On on vend de l'assoxydable. Depuis le début de l'année, un marché qu'on avait pas venu venir, c'est le cooling, donc le refroidissement des des des data centers. Et aujourd'hui, on vend de l'acier en Chine et aux États-Unis. Aux États-Unis, ils achètent notre acier en payant 50 % de droite de douane. Et je suis complètement stupéfait par le fait que effectivement aujourd'hui euh bah c'est la Chine et les États-Unis qui se développent. Nous en Europe, il y a
pas de demande, il y a pas de besoin, il faut vite qu'on se structure. Donc ça veut dire que les droits d'anne, comme disait Christelle, c'est pas parce qu'on met des droits d'an ça régule les flux, hein. Il y a des il y a des produits qui sont nécessaires euh qui peuvent venir d'Europe, mais on a quand même un souci, c'est pourquoi on n'est pas capable nous en Europe de développer cette technologie alors que on pourrait ne pas être en retard, on pourrait se mettre en mesure d'être dans les temps. Et ça c'est quand même symptomatique de tout ce qui est en train de se passer. Et je je je termine juste pour répondre à cette question. Nous ce qu'on attend c'est un engagement collectif entre ceux qui produisent, ceux qui achètent, ceux qui financent et ceux qui fixent les
règles tout simplement. Et si on arrive à faire ça et l'Europe peut aider là-dedans, mais c'est le travail qu'on essaie de faire collectivement et puis si des élections présidentielles nationales peuvent nous aider, ça sera un plus. Je finis simplement pour témoigner de quelque chose. La France franchement on peut remercier nos pouvoirs publics. Ils nous représentent fortement au niveau de l'Européen et ils ont fait beaucoup bouger les lignes au niveau Europe. Je tiens à le dire quand même pour souvent on critique mais la France est très botrice au niveau européen. Vincent du Fief très rapidement. Oui. L'acceptabilité. Je vous ai posé la question tout à l'heure, je vous la repose. Ouais clairement. important, c'est essentiel parce qu'il faut quand même tordre le coup à une idée reçue
qu'un projet minier en France ne serait pas acceptable parce qu'en réalité c'est tout l'opposé qu'on voit dans acceptable ou accepté les deux acceptable et accepté acceptable parce qu'on a fait des choix industriels d'entrée de jeu comme je vous le disais une mine souterraine le transport du minerai par rail des stations pour épurer l'eau. Il y a beaucoup d'idées reçues sur lithium on imagine que lithium consomme énormément d'eau. C'est pas vrai. On imagine de re c'est pas vrai. Bref, il faut éduquer les gens, il faut leur parler. Donc nous, on a choisi de d'organiser un débat public sous la commission nationale du débat public feu qui nous a permis de voir en réalité toutes les parties prenantes avant même de commencer le projet. Donc quelque part de purger un petit peu tous les risques
d'acceptabilité qui pouvaient survenir et et de les gérer. Alors, on a de la chance, le gisement se trouve au milieu de nulle part sur un site industriel existant avec quasiment aucun riverin autour. La géologie nous permet d'avoir un gisement qui évite de faire un un open donc une mine ouvert mais une mine souterraine. Bref, on a un certain nombre d'éléments objectifs qui nous permettent d'être acceptable. Il faut de la pédagogie. Voilà. Et pas que le dernier point, c'est qu'il faut quand même aussi sur les partis politiques, vous en parliez, on a reçu des délégations du de des écologistes, je suis allé les voir à leur convention et quand on parle avec eux, il y a quand même une certaine objectivité qui est de se dire finalement on préfère avoir un projet de
mine de lithium avec nos standards en Europe, en France plutôt qu'avoir des voitures électriques. Pour cela jouer, on est pro climat mais qui sont fabriqués avec un lithium dans des conditions discutables. Donc je pense qu'il y a un moment, il y a un certain pragmatisme, un certain réalisme qui doivent présider et c'est ce qu'on s'attache à faire sur ce projet Émilie. Voilà. Ben merci de ce regard plus optimiste à la fin. Je vais juste sur le sur le lithium euh 35 % sert aux batteries stationnaires. Bon et donc toutes les Smart Grid pour faire du de l'énergie renouvelable a besoin de de on parle beaucoup de véhicules électriques, mais la le tir du marché c'est pour faire des batteries stationnaires pour
équilibrer les renouvelables et donc c'est absolument voilà je vais vous demander à tous les trois de rester ici parce qu'on va terminer ensuite avec des questions à la salle pas peur mais d'abord le point de Arnaud de Mni de l'école de guerre économique je disais bah on l'a bien vu, ce sont des rapports de force non mais restez Restez, restez là. Moi je vais buger. Je vais bouger mon cher Arnaud. Je vais bouger. Donc peut-être rapidement, il faut nous bousculer 5 minutes 5 minutes avant les question à la salle sur ce rapport de force établi. Merci. Donc en fait le constat partagé c'est que on est dans une situation que nous on appelle de martialisation, c'est-à-dire comment des acteurs économiques utilisent leurs
leviers pour faire pression déstabiliser d'autres acteurs. Donc en fait à partir du moment où on peut transformer en armes des des outils économiques, on a parlé beaucoup des raffinerie, je reviendrai sur un exemple qui est très illustratif sur le le Tanksten et la stratégie chinoise. Et bien, on est dans un contexte de guerre économique. Donc vous comprenez bien école de guerre économique, je vais vous parler de de guerre économique. Ce qui est intéressant sur le sujet c'est queen fait depuis le début on n pas tellement défini ce que c'était que un matériau critique. Le délégué interministériel a parlé de matériaux stratégiques et tous les intervenants ont parlé de de matériaux critiques. Moi, je vous propose pour penser stratégie, il faut commencer par couper les cheveux en
quatre pour analyser de manière séparée les différentes logiques, patterns, processus sur les différentes dimensions. Il y a un premier, on dit 5 minutes, je vais aller très rapidement. Premier élément, il y a les matières abondantes. Pas de capacité de pression, pas de goulot d'étranglement, c'est pas un sujet. Il y a les matières sensibles, on pense que c'est accessible, mais il suffit qu'un acteur décide d'un grand besoin. Puis d'un seul coup, il y a une pénurie. 2003 2004, le fer à béton, augmentation de 60 à 100 % du prix. Pénurie, le terme est important. Ce que a dit euh la présidente de Heramet, c'est que euh c'est la fin du libre échange. C'était confirmé par monsieur Ray. Donc en fait, on est rentré dans une autre logique. On est passé d'une
économie d'abolence et une économie de pénurie. Pénurie objective, rareté géologique ou pénurie organisée, orchestrée. Et c'est ce que fait la Chine en particulier sur le Tanksten. Et c'est là qu'il y a peut-être des leviers d'action. 30 % de réserve mondiale sous votre contrôle, 50 % de production mondiale, 90 % de raffinage ou de fabrication de carbur de Tanksten. Et donc en fait, c'est par ce biaislà que la Chine a décidé un nouveau concept que j'appelle l'allocation stratégique de l'offre. C'est-à-dire que le raffineur ou le producteur décide pour des raisons extra économiques à qui il va vendre. Et
cela crée des pénuries. Quand on est dans une logique de pénurie ou de risque de pénurie, bien je vous invite à faire un changement de paradigme. On ne réfléchit plus en traité de libre échange. On réfléchit en clause de garantie de fourniture. C'est-à-dire je euh négocie et là c'est l'état dans le cadre de cette diplomatie minérale qui va négocier avec d'autres états et dit voilà on vous avez vous avez un besoin, moi je peux vous le fournir, moi j'ai un besoin, vous pouvez me le faire. Donc en fait, c'est le retour du bilatéral. Si on ne revient pas aux négociations diplomatiques bilatérales, on va voir passer les trains et ce seront nos trains de minerais qui iront ailleurs. Euh le deuxième élément,
c'est que euh pour revenir à la Chine, elle fait des logiques de respiration, c'est-à-dire que elle produit, elle vend, le prix baisse, ça a été dit par madame. Donc des investisseurs mondiaux se disent "Ou là, un effet d'oben, j'investis sur la production." Puis quelques temps plus tard, hop euh il restrit enfin il faut le contraire, ils ne produisent pas donc les prix montent des fait de ben des investisseurs investissent, il relâchent le goulot d'étranglement, les prises cassent la trombinette et donc que les investisseurs font faillite et les projets s'arrêtent. Si l'usine de racinerie de la Rochelle a eu des problèmes, c'est parce que le prix du
lithium avait fortement pissé. C'est pas juste parce qu'ils étaient méchants. Euh 2è dernier point et ça c'est important, depuis 30 ans, on est dans la virtualisation de l'économie. C'est-à-dire que prenons un exemple très simple, un téléphone portable pour la plupart des gens et bien ça n'a pas besoin d'infrastructure, ça n'a pas besoin de câble, ça n'a pas besoin d'antenne, ça a pas besoin de platine pour les filières de fibre optique et cetera. On est un retour de la matérialité parce qu'il y a des acteurs qui l'instrumentalisent. Et là, il y a un rôle fondamental de l'État sur la différence entre criticité et stratégie. Il est fondamental que l'État français, je dis bien l'État français, je parle pas de l'Union
européenne, selon nous, 50 % de la guerre économique est intraeuropéenne. C'est les pays européens entre eux. C'est pas juste la Chine, la Russie et les États-Unis. C'est au sein de l'Union européenne. Dans le cas des listes de cricité, il est possible de développer au sein de l'État français une autre doctrine qui est doctrine de stratégie et de projection puissance par l'économie et de tirer des conséquences normatives et juridiques. Ce qui a été évoqué tout à l'heure, c'est que la liste de cristicités européenne, ça ouvre des droits financement projet France 2030, mais il y a pas de conséquence de droits particulier. C'est-à-dire que vous êtes un matériaux critique défini dans la liste et puis les contentieux, le l'aufer,
l'instrumentalisation du contentieux judiciaire fait que euh votre projet met énormément de temps à être réalisé si jamais il se réalise et bien il est temps de tirer une autre conséquence. Où c'est stratégique ou ça ne l'est pas. Si c'est stratégique, il faut que ce soit des règles spécifiques de droits qui s'appliquent. Ça dépasse simple, on a des discussions au niveau européen mais c'est une dimension à développer fondamentale. Et pour conclure, ce n'est pas parce qu'il y a une liste de matériaux critiques qu'il n'y a pas d'autres matériaux qui sont stratégiques. Je donne un exemple très simple. Le caoutchu qui est la version solide du latex. Plus de caoutchou, plus
de pneus, plus d'ambulance, plus de bus, plus de véhicules de sécurité, plus de véhicules léger, blindé militaire. Vous imaginez une société sans pneus ? Et donc peut-être qu'il faut aussi se poser la question de quels sont les matériaux essentiels à l'existence d'une société, aux conditions de survie d'une population sur un territoire pour élargir la pensée stratégique au-delà des listes de cricités européennes. Je vous remercie. Voilà. Et ben écoutez, on arrive au terme de ce colloque. Je voudrais évidemment remercier nos nos trois intervenants, madame Boris, monsieur Dufief et Raphaël Ray. Euh Arnaud de Morni bien sûr pour ce point qui a été très apprécié sur ces rapports de force
pour ceux qui en doutent encore. Euh le ministre Sébastien Martin qui est parti au Sénapeut pas parler de ce sujet-là mais il y en a beaucoup sur la table. J'ai noté quand même un vent d'optimisme c'est-à-dire le fait que vous saluez les efforts du gouvernement français euh voir peut-être la voix que la France a su faire raisonner au G7 de desviant. Euh merci aussi bien sûr à Benjamin Galzo qu'on a entendu tout à l'heure, le délégué interministriel des des minerais et puis au directeur général de Nordstat euh Raphaël Clave pour le détail sur cette étude. Merci donc aussi tous ceux qui organisé ce colloque aux députés qui nous ont reçu ici comme il reçoit avec beaucoup de bienveillance la revue l'hémicycle. Puis j'ai noté que
évidemment la souveraineté ne se décrète pas finalement. se construit euh maillon euh par maillon entre l'État, les champions industriels et puis évidemment les filières utilisatrices. Merci à tous et à très bientôt pour un nouveau club les mystiques. Merci.
Sébastien Martin