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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 5 février 2024 36 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & international

Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture : "Non, l'écologie n'est pas en pause"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelle leçon tirée de la mobilisation inédite des agriculteurs ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Comment se sont déroulées les négociations ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Quelle forme prendra le futur projet de loi ?

  • 1:45RelanceRéponse partielle

    Vous aviez alerté le gouvernement, pourquoi n'avez-vous pas été écouté ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    L'écologie est-elle en pause après cette crise ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi mettre en pause le plan écofito ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:45Marc FesneauFait
    « Dans une crise comme celle-là de cette puissance là il y a la sédimentation de plusieurs années de plusieurs sujets qui ont pas pu être résolu. »
  • 3:30Marc FesneauFait
    « Le plan écofito étant un plan et une trajectoire de réduction des produits phytosanitaires mais le plan c'est à la fois la trajectoire mais c'est surtout la façon dont on y parvient. »
  • 10:30Marc FesneauFait
    « Nous sommes un pays qui produit qui a une un niveau de compétitivité de productivité qui est très élevé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les matins de France Culture Guillaume Herner quelle leçon tirée de la mobilisation inédite des agriculteurs comment se sont déroulé les négociations et quelle forme prendra le futur projet de loi bonjour Marc fenau bonjour vous êtes ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire cette crise vous l'aviez senti apparemment vous aviez alerté le gouvernement et on vous a pas écouté Marc fau non mais dans une crise comme celle-là de cette puissance là il y a la sédimentation de plusieurs années de plusieurs sujets qui ont pas pu être résolu la première ministre Élisabeth borne avait commencé à apporter un certain nombre de réponses dès l'automne simplement un moment une crise émerge parce qu'elle est la sédimentation d'un d'une incompréhension une grande il y a une grande incompréhension du monde agricole sur les politiques qui sont menées depuis des années politique nationale et politique européenne et c'est le propre d'une CR risque que je dis souvent cela que qu'être un cri qui n'a pas été entendu mais la question n'est pas tant de savoir si ça aurait pu dû être entendu avant c'est important pour votre poids politique non mais c'est c'est important de d'avoir vu les choses et de discerner ce qui est ce que sont les demandes du monde agricole c'est important de de l'avoir vu effectivement est-ce que c'est important aussi vous n'avez pas réussi à vous faire entendre non parce que je sais pas du tout ça je crois dans le budget 2024 il y a 1,2 milliard de plus d'euros à destin de plus d'argent nouveau comme on dit euh à destination du monde agricole pour engager les transitions ça veut dire qu'on a été écouté ça veut dire que la question de la transition elle était elle est bien elle était bien au cœur de la politique euh on avait déjà modifié la loi égalime par la voix d'une d'une proposition parlementaire ça veut dire qu'on avait été écouté et cetera et cetera il y avait eu déjà des mesures sur la crise viticole donc on est écouté on pe dans les décisions évidemment et en même temps il y a des choses qui se sédimentent on voit bien qu'on a une une querelle qui est faite par le monde agricole peut-être d'ailleurs pour une part excessif sur la question de la politique agricole on va revenir là-dessus mais le monde agricole on a l'impression que cette crise a fait émerger des monde agricole d'ailleurs il y en a un qui toujours mais content bien sûr mais maintenant le grand public le voit on voit que parmi ces mondes là et il y en a un qui est toujours mécontent la fédération paysane et puis on voit aussi que finalement les intérêts de ces agriculteurs Marc fenau ils ne sont pas tous convergents entre ceux qui font du bio les grandes exploitations la FNSEA le reste du monde agricole moi je pense que l'erreur tragique serait de différencier le monde agricole nous avons besoin d'une agriculture qui soit une agriculture de circuit court de proximité et nous avons besoin d'une agriculture aussi puissante pour aller sur les marchés exports la puissance agricole française et quand vous regardez regz d'ailleurs dans les autres pays européens les les agricultures en tout cas qui se qui sont à l'aise avec avec leur leur perspectives c'est des agricultures qui assument leur diversité si on commence à opposer les modèles à la fin tous les modèles perdent parce que vous voyez bien que ça commence par tel type d'agriculture et à la fin de toute façon ça ça ne suffit pas c'est ce qui s'est passé depuis des années et je proposeraiis assez volontiers d'être en rupture avec cette stratégie qui était une stratégie d'opposition de du monde agricole nous sommes une est-ce que c'est pas un vœu pieux ça nous som c'est un autre sujet non mais dans ces modèles agricoles dans dans dans chacun de ces modèles il y a des agriculteurs qui s'en sortent pas dans le bio il y a des agriculteurs qui s'en sortent aujourd'hui dans les modèles plus conventionnels il y a des agriculteurs qui s'en sortent aujourd'hui et c'est valable dans l'élevage donc l'affaire de dire il y a un modèle qui s'imposerait aux autres et qui au fond serait celui à privilégié est une erreur tragique y compris et d'ailleurs parce que les consommateurs ils ont des demandes qui sont sont nature diverse c'est aussi comme ça qu'il faut voir les choses Marc F j'ai la Une de La Croix aujourd'hui elle résume un sentiment qui prévaut aujourd'hui l'écologie en pause suite à cette crise agricole non les colollégés n'est pas du tout en pause je viens de dire ce ce que sont les les les moyens budgétaires personne n'a mis en pause les moyens budgétaires qui sont ceux du gouvernement sur ces questions vous le dites sans doute parce qu'on a décidé de mettre en pause un dispositif qui est le plan écofyo je rappelle que ça ne change rien il faut rappeler en quelques mots le plan écofito étant un plan et une trajectoire de réduction des produits phytosanitaires mais le plan c'est à la fois la trajectoire mais c'est surtout la façon dont on y parvient aucune molécule ne va êtreéautorisé dans cette pause aucun changement sur les molécules et les produits phytosanitaires ne nous faisons pas pardon de l'expression une mousse sur des sujets qui sont sérieux qui nécessitent aussi de regarder comment on trouve cette trajectoire est-ce que c'était une mauvaise loi écophyo pas ça n'est pas une loicopyo c'est un process mais oui c'est mais non non c'est pas la chose mauvais bah manifestement on avait un sujet parce que le procè avait été inventé en 2009 n'a pas fonctionné réinventé en 2015 il n'a pas fonctionné et nous étions en train d'essayer de déployer ce que sera un nouveau programme cofito avec un certain nombre de sujets qui étaient pendant quand ça a été en échec pendant 15 ans faut peut-être s'interroger sur la façon dont les choses fonctionnent sinon on n'est pas luci je vais être plus précis pour que le le le les auditeurs nous comprennent bien Marc fenau ce que disent les agriculteurs qui utilisent des produits phytosanitaires ils disent qu'ils ont réduit les pesticides les plus dangereux mais que dans le même temps cela les a obligé à augmenter les pesticides les moins dangereux et que écopyo ne fait pas la distinction c'est vrai ou c'est fa c'est c'est tout à fait vrai c'est-à-dire que écopyo contrairement à l'autre indicateur qui est un indicateur européen il ne vient pas pondérer la réduction de la dangerosité du produit or si on est un peu rationnel et scientifique la priorité c'est de réduire les produits qui ont le plus d'impact sur la santé ou l'environnement or dans cette dispositif aujourd'hui l'indicateur tel qu'il est construit si vous faites un passage avec un produit toxique c'est mieux valorisé que si vous faites deux ou trois passages avec un produit qui ne pose pas de problème de toxicité d'accord là-dessus pourquoi tout simplement ne pas changer échopyo et faire une pondération mais c'est exactement ce qu'on va faire dans les semaines qui et c'est pour ça qu'on a besoin de cette pause pourquoi par alors ça sera fait en 3 semaines bah on a on a pour une raison simple c'est qu'on a un indicateur européen qui ressemble un peu à ce que je viens de vous dire donc en 3 semain ça sera fait laissez-moi juste dire deux choses la première c'est que si on veut comparer en européen les trajectoires vaut mieux qu'on ait le même indicateur sinon on va on va comparer des Chau et des carottes et donc on va dire n'importe quoi comme ça peut arriver parfois sur ces sujet là deuxième élément il y avait quelque chose d'un peu totémique puisque le l'indicateur français avait été inventé en France produit en 2009 la question c'est pas c'est ça dont il faut sortir c'est aussi des totems y compris sur les questions écologiques la question c'est est-ce qu'on est en capacité de trouver une trajectoire et d'inciter à réduire les produits avec le plus de toxicité ou de risque qui reste autorisé par ailleurs ou ou pas et moi je pense qu'on a intérêt à réduire ces produitsl et donc c'est c'est dans ce cadrelà qu'on doit pouvoir trouver un point d'accord qui doit permettre de trouver cette trajectoire de réduction des produits phytosanitaires il y a une certaine incrédulité chez les agriculteurs qui disent ça fait 15 ans qu'on nous balade parce que il y a un rapport parlementaire qui a été assez virulent sur l'impuissance publique depuis 15 ans sur la diminution des des produits pesticides et donc on dit voilà ça fait 15 ans que ça dure en 3 semaine on va trouver une solution non mais la trajectoire c'est une autre chose mais pardon dire il faut qu'on sorte dans ce pays de l'incantation euh on dit - 50 % on sait pas pourquoi on a pas 10-in 80 on sait pas pourquoi on a 10-in 30 on dit - 50 parce que quelqu'un sans doute à 10- 50 ça va faire bien sur une feuille de papier la question c'est de trouver une trajectoire de réduction c'est comme si on disait sur l'automobile suppression des des moteurs thermiques en 2025 autant autant dire qu'on a rien dit vous voyez ce que je veux dire et donc c'est c'est sur les questions de transition écologique ne pas penser les transitions et ne pas crédibiliser les transitions et pour crédibiliser les transitions ce qu'on a fait c'est qu'on a mis des moyens cette année en 2024 c'est 250 millions d'euros pourquoi parce que la sortie d'un produit phytosanitaire ça doit s'accompagner d'une alternative parce que sinon ça sert à rien sinon les les les productions disparaissent donc on a besoin de de de trouver une trajectoire qui soit crédible des moyens qui soi crédibl et des alternatives qui soient crédibles et donc c'est je je je c'est ce qu'on a vu aussi l'incrédulité des agriculteurs en disant votre vous faites des incantation et ça marche pas et justement on veut sortir de ça et c'est et c'est le temps qu'on a il y a déjà du travail qui a été fait sur écofito il y a un sujet sur l'indicateur et B travaillons sur l'indicateur dans les semaines qui viennent pour résoudre cette question parmi les mécontentements du monde agricole il y a par exemple l'idée que le gouvernement les gouvernements pas pas seulement celui-ci évidemment Marc fenau n'a pas trouvé d'alternative au produits pesticides l'inrae a été financé pour développer ce type de recherche et puis il y a rien qui sort mais c'est inexact pardon de vous dire que l'INRA est un grand institut alors on a aussi un mal français c'est qu'à chaque fois qu'on a des champions c'est un champion du monde de la recherche alors peut-être qu'on est seul sur notre î à penser l'inverse mais enfin dans le monde entier lin nous est envier deuxème élément l travaill à la fois sur l'appliqué mais aussi sur le fondamental après il s'agit de le qui né dans les instituts techniques que disent les agriculteurs c'est trop de fondamental oui non mais la recherche fondamentale c'est valable en santé comme c'est valable en agriculture elle elle est nécessaire croyez pas hier c'était la journée mondiale contre le cancer croyez pas que ça participe aussi travaux de recherche fondamental c'est c'est pas directement ce qu'il voit mais c'est directement c'est directement ce qu'ils vont voir au travers des instituts techniques les pratiques agricoles la question de l'agroécologie la question de des rotation de culture la question des cycles du carbone tout ça c'est porté par l'INRA pardon de vous le dire ce qu'on a fait le travail qui a été fait sur l'alternative au néonicotinoïdes sur les betteraves c'est porté par les instituts techniques de la betterave et par l'inrae donc le travail qui est fait pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre des beauin c'est un travail qui est mené par l'INRA avec les instituts techniques donc si on pouvait c'est pas ce que vous avez fait mais ceux qui caricaturent ça il rendent pas serviceulture on ne critique pas je sais bien c'est pour ça que je sur vot la recherche la recherche fondamentale mais la recherche fondamentale la recherche d'appliquer se nourit de la recherche fondam tous les scientifiques vous diront que l'un nourrit l'autre alors c'est moins visible aux yeux la recherche fondamentale mais on pourrait décliner d'ailleurs ça serait intéressant de faire ce travail là décliner tout ce que sont les applications du travail fait par l'INRA depuis des années Marc F où en êtes-vous de vos discussion avec la Confédération paysane qui elle est très mécontente de la solution trouvéeon j'ai toujours discuté avec la Confédération paysane ça n'empêche pas d'avoir des désaccords avec eux sur un certain nombre de sujets parce que finalement ça n'empêche pas d'avoir des désaccords avec eux sur la question de l'eau j'ai trouvé que la position radicale qu'ils ont eu sur les questions de l'eau n'a pas rendu service à l'agriculture pourquoi parce que cette idée qu'à un moment il fallait pas se poser la question de la gestion du cycle et de l'arithmie de la pluviométrie et de sarqueboter contre tel ou tel ouvrage était une erreur tragique pour les méabassin par exemple on appelle pour certains les mégabassines ou les réserves de substitution pourquoi parce que quand les études démontrent la la l'intérêt de ces ces affaires quand vous allez voir ce qui s'est passé en V ça fait 15 ans de recul en Vendé les les associations environnementales locales reconnaissent que ça plutôt améliorer la situation des maraes et des nappes que dégrader la situation des Mara et des nappes pourquoi parce que vous évitez des prélèvements en été là où il manque de l'eau pour y substituer des prélèvements en hiver là où ça déborde il suffit d'aller en vender dans les jours précédents dans les jours qui viennent pour voir à quel point les nappes débordent pour pas employer un autre mot donc voilà donc on a des désaccords là-dessus on a des désaccords sur l'idée ils sont un peu dans un modèle mais je veux pas les caricaturer c'est pas mon genre plus autarsique plus localiste et et on a besoin à la fois de de couvrir nos besoins intérieurs mais on a besoin aussi de répondre à la demande extérieure dans un monde avec 2 milliards d'habitants bientôt de plus et un dérèglement climatique qui va perturber les échanges on va continuer d'évoquer ce modèle agricole celui qui est promu ou la conséquence en tout cas des différentes R qui ont été passés avant et puis pendant votre direction du ministre ministère de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire on se retrouve dans une vingtaine de minutes Marc fen 6h30 9h les matins de France Culture Guillaume Herner notre invité c'est Marc fen ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire mon camarade jean- les mararie dans son billet politique vient d'évoquer la popularité du du rassemblement national on l'a vu pendant la crise agricole Jordan Bardella semblait extrêmement populaire parmi les agriculteurs qu'est-ce que ça vous inspire Marc fau bah il venait essayer de capter la colère du monde agricole c'est pas le en toute occasion le rassemblement national vient essayer de capter la colère il semblait populaire il semblait aussi perdu des réponse qu'il t'avait apporté parce que au-delà de c'est la faute de l'Europe et c'est la faute des normes je je vois mal les réponses qu'apporté monsieur bardala il s'adressait parfois à des à des des céréaliculteurs pour qui la moitié de leur production sorte des frontières de la France et à qui il disait dans le même temps il faut le repli sur soi et l'auto l'autonomie sur soi-même et la voie et le et le chemin pour l'agriculture donc savoir capter la colère savoir la percevoir essayer parfois dans jouer c'est une chose la vérité les expériences y compris historiques nous montrent que généralement savoir capté la colère ce n'est pas résoudre les fondement de la colère et c'est ça qui est le travail que nous avons à faire nous qui sommes en situation de responsabilité et puis ceux qui appellent qui souhaite aussi accéder à des responsabilités faut jamais se laisser aller sur le terrain de la démagogie et de la facilité j'ai vu d'autres responsab public le faire je pense à Madame Royal sur les questions de tomat espagnol je trouve que la facilité pourquoi vous trouvez qu'elles ont du goût les tomates espagnoles c'est pas la question du goût elle a dit factuellement que les Espagnols ne respectaient pas les normes bio jetant la vindicte populaire un partenaire important éminent ce sont nos frères européens quand vous commencez à vous mettre sur ce chemin là vous mettez sur un drô de chemin après la question du goût des tomates c'est la question de la saisonnalité des tomates vous le savez comme moi euh les tomates du mois de janvier n'ont pas le goût des tomates du mois de juillet mais c'est pas la c'est pas leur nationalité qui fait leur goût c'est leur saisonnalité qui fait leur goût et donc je trouve que cette façon euh d'attaquer le projet européen dans ses fondements quand on fait ça et qu'on s'appelle Madame Royale il y a pas besoin de Monsieur Bardella elle elle elle rend service à cette théorie et cette thèse-là et quand il on sait l'histoire qu'on a avec les Espagnols et compris le commerce qu'on a avec les Espagnols ça a fait beaucoup d'émotion dans ce pays je le comprends c'est comme si on avait dit la pomme française la betterra française VO il y a quelque chose de très insultant de très faux et puis de c'est une espèce de truc qui consiste à jeter l'eau PROE sur le bio en disant bah méfiez-vous le bio espagnol n'est pas le bio français et à la fin vous verrez ça sera méfiez-vous le bio français c'est pas du bio et donc je trouve que c'est ce poison là est un poison absolument toxique dans les opinions publiques et Madame Royale en boîant le pas de Monsieur Bardella d'ailleurs malheureusement fait fa rend pas service à la cause Marc fenau pourquoi ne pas profiter de cette crise justement pour ne pas aller dans le mieux disant à l'échelle européenne puisque on s'en prend à l'Europe alors sur échito sur égalim on a vu que égalim était contourné également par différents biaiss à l'échelle européenne vous avez 3 semaines pour agir est-ce que par exemple pendant ces 3 semaines vous pourriez essayer de relever les normes européennes au niveau français al et essayons de nous donner les temporalités raisonnables et possibles et puis celles qui sont un peu plus lointaines un égalisme Européen ça n'est pas l'affaire de 3 semaines chacun le sait les 3 semaines qui qui nous amènent au salon parce qu'au fond c'est ça l'objectif c'est de de regarder tout ce qui peut être fait not fait notamment en terme de simplification euh et ça c'est ce qui porte sur les questions françaises y compris en se donant une trajectoire parce qu'il y a des simplifications qui vont nécessiter des modifications législatives bon donc ça c'est un premier élément deuxème élément vous je réponds sur la question européenne oui on a besoin d'un mieux dis an et d'un ensemble 10 an européen ça veut dire quoi ça veut dire que il faut qu'on arrête en France de prendre des décisions qui s'appliquent qu'au produit français et qu'à l'agriculture française ça veut pas dire qu'on en rabat des ambitions ça veut dire qu'il faut porter ses ambition là au niveau européen sinon ça sert à rien sinon vous nourrissez la querelle à l'Europe juste par votre décision pas parce que c'est la faute de l'Europe mais parce que vous produisez une décision qui va faire qu'à la fin vous ne supporterez plus le voisin allemand le voisin italien le voisin espagnol ou autre premier élément deuxème élément on voit bien que sur les questions par exemple de répartition de la valeur et de rémunération qui sont des sujets qui traversent l'ensemble des pays européens touchés par la crise agricole on a besoin d'avoir un mécanisme européen qui permettent et donc ça c'est un travail qu'on doit pousser il y aura un temps de campagne européenne et il y aura un temps de mise en œuvre et il me s que cette proposition portée par le Président de la République d'une forme d'égalimme européen qui mettrait pas les les les agriculteurs européens en en en en situation de concurrence avec les gros opérateurs de la distribution ou les gros opérateurs de la transformation est une bonne sujet puis un troème sujet européen c'est le sujet de la réciprocité des normes et des clauses miroires et des accords internationaux on a besoin en européen de penser nos accords internationaux dans leur fondement en posant l'agriculture comme un élément stratégique ce qui a été peu le cas c'est 10 15 20 ou 30 dernières années et dans leur fondement qui pose la question de la réciprocité c'est-à-dire d'avoir des règles minimum sur les quel on puisse s'entendre avec nos partenaires commerciaux extérieurs sur lesquels on dise sur l'environnement sur le climat sur tel ou tel sujet ça n'est pas acceptable que vos produits viennent Marc fen égalim a été fait pour protéger les agriculteurs on s'est rendu compte à la faveur de cette crise le grand public s'est rendu compte que la loi était contournée bafouée et d'ailleurs dans les dispositions pour apaiser la colère des agriculteurs vous avez pris l'engagement que désormais la loi serait respectée mais c'est quand même pas le le minimum syndical que la loi soit respectée en France d'abord vous prenez toutes les lois en France il y a toujours des gens qui essaient de d'éroger bien sûr mais là apparemment il y en a beaucoup non mais c'est c'est la règle malheureusement de le code de la route donc mainant il y a la loi et la peine lorsquon l'enfrin premier élément les deux trois premières années de mise en œuvre des galimes et d'ailleurs les acteurs y compris agricoles le disent jusqu'au moment inflationniste même pendant le moment inflationniste de 2022 euh les opérateurs ont plutôt joué de jeu de la de la loi égalim et on a vu d'ailleurs une inflexion très significative de la rémunération et des prix payés aux producteurs on on a rompu avec 10 années de déflation qui était le produit de la loi de modernisation de l'économie bon la fameuse loi LME donc quelque chose s'est inversée 2019 2020 2021 2022 et puis on a vu de nouveau à partir de 2023 on penseche toujours du côté où on pêche si je peux dire un certain nombre d'opérateurs revenir à des pratiques qui visaient contourner la loi d'où la nécessité d'appuyer les contrôles d'où la nécessité aussi puisqu'ils contournent la loi qu'ils ont des batteries d'avocat pour le faire qui sont payés pour ça de regarder s'il faut pas de nouveau amodier la loi pour éviter en particulier ce qu'on voit maintenant qui n'existait pas en 23 ou 2223 qui a les centrales d'achat européenne qui viennent on achète à l'extérieur du territoire français et ça permet d'éroger ce qui vraimement devrait pas être le cas à la loi française on va acheter des produits français à l'extérieur des frontières françaises ce qui est quand même assez curieux comme pratique donc oui on on a besoin de travailler sur ces questionsl et donc oui c'est la nécessité de faire appliquer la loi ça veut donc dire que d'ailleurs la loi est bonne et que les personnes ne dit le contraire sauf évidemment ceux qui veulent retourner à la loi de modernisation de l'économie des années du milieu des années 2000 deuxème élément on a besoin de de penser l'esprit de la loi l'esprit de la loi c'est la rémunération de l'ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire et donc il faut qu'on s'en relâche on rappelle aux acteurs il compr ceux qui vont désormais qu'on a peu vu là dans la crise revenir sur les plateaux pour dire la main sur le cœur à quel point ils aiment l'agriculture française que les déclarations d'amour c'est formidable mais il va falloir qu'il passe aux actes et troisème sujet pardon par que c'est important il y a un certain nombre de secteurs qui ne sont pas rentrés dans égalim c'était leur choix les fruits et légumes sont pas rentrés dans égalim le vin n'est pas rentré dans égalim donc il y a un certain nombre de les céréales ne sont pas rentrés dans rgalim ça veut pas dire que tout le monde doit rentrer parce que c'est très complexe on sait bien que sur les fruits et légumes les marchés sont mais la question de la contractualisation et de l'extension des galimes à un certain nombre de secteurs est une question largement devant nous je le disais l'autre jour dans l'éros et dans le gare j'ai pas de religion en tout cas la porte est ouverte côté gouvernement à se dire après tout puisque ça a pu protéger un certain nombre de secteurs est-ce qu'il faut pas aller plus loin la viande bovine N a peu contractualisé euh la contractualisation c'est la condition pour rentrer dans égalim donc il faut que chacun fasse sa part y compris côté agricole de réflexion sur est-ce que j'ai pas intérêt à rentrer dans égalim Marc fous un sujet sérieux le le Picodon le fromage de la Drome j'ai mon voisin dans la Drome qui élève des chèvres pour faire tuupicodon s'il vendait tout est logique s'il vendait son lait et il le vendrait alleer mettons environ 50 centimes le litre il le transforme en fromage et donc il valorise ce lait il le vend environ 3 € 3,30 € le litre et c'est ainsi qu'il gagne sa vie et mon camarade s'il devait vivre de son lait il ne parviendrait pas à en vivre est-ce que c'est normal dans une agriculture aujourd'hui moderne de ne pas pouvoir vivre de son métier pire encore s'il voulait en vivre il faudrait qu'il augmente son troupeau qu'il double le le nombre de seschèves il en a 65 il en aurait 130 ans 130 et il vivrait tout aussi mal non c'est pas non al non c'est pas logique et d'ailleurs il y a eu une course parfois à l'agrandissement simplement motivée par l'idée que avec une très petite marge on aurait une marge plus importante alors c'est exactement là où je voulais vous Emer vous connaissez mieux votre voisin que moi je ne le connais même 130 chefr c'est pas non plus entend nous sur l'idée que 130 chef ça reste un troupeau relativement raisonnable mais la vérité m'oblige à dire qu'on a besoin de trouver un équilibre alors soit en circuit court c'est ce que vous décrivez il n'est pas normal qu'en circuit plus long parce que en circuit court par nature vous touchez plutôt la proximité grande c'est parliz de la Drome autour de du territoire il y a beaucoup de gens qui sont concentrés dans les villes donc on a besoin aussi de circuit long et donc de passer par la grande distribution et donc la rémunération elle doit être la rémunération du circuit court alors l'intérêt du circuit cours c'est que vous intégrez l'ensemble de la valeur ajoutée vous transformez vous-même encore que vous écouteriez les éleveurs qui font la transformation il vous expliqu que les règles et les normes qui leur sont imposées sont très lourdes bien sûr trans et que tout le monde de ce fait ne peut pas transformer et que quand vous faites des normes très RA très raides très lourdes très contraignante ça favorise plutôt les gros que les petits la vérité c'est ça on voit bien la difficulté qu'on a à tenir les abattoirs y compris les abattoirs de proximité alors qu'on nous dit il faut manger de la viande de proximité vous avez de la viande qui circule partout pourquoi parce que donc faut que chacun assume aussi les contraintes des règles que nous nous sommes fixés parce que les règles elles favorise plutôt les gros que les petits mais on a besoin aussi de trouver la rémunération sur la circuiton parce que si on n pas la rémun génération sur le circuit long une grande partie de notre agriculture va disparaître donc votre éleveur de chèvre il a besoin selon le choix qu'il fait soit de pouvoir aller en transformation et en vente directe mais sur un volume qui sera plus modeste et c'est utile et puis pour ceux qui sont sur d'autres filières plus longues on a besoin aussi de rémunération c'est ça la difficulté c'est c'est de penser notre système à la fois en circuit court en circuit long et et le sujet qui est posé sur la table c'est plutôt le sujet du circuit long aujourd'hui mais oui et vous savez bien qu'aujourd'hui lorsqu'on est producteur de lait producteur de lait m'a dit en substance je perds un peu sur chaque litre que je vends mais je me rattrape sur la quantité on est dans des situations qui sont complètement ubus parce que vous avez deux acteurs principaux Lactalis SODIAL qui rachète le lait et il le rachète trop peu cher pratiquement en dessà des coups de production c'est tout l'enjeu pour moi de de ce qui se passe sur égalim et de faire respecter Galim y compris quand il y aura des contentieux parce qu'il y aura sans doute des contentieux dans la négociation qui qui a pu se terminer ces derniers jours la responsabilité du groupe SODIAL de laactalis qui sont des formats différents en terme de structure capitalistique qui sont des grands groupes français on va pas la responsabilité c'est de rémunérer la matière et et la question c'est qu'il respecte d'abord la loi et deuxième élément que il ils pensent leur stratégie en stratégie moyen long terme j'entends beaucoup de ces acteurs m'expliquer qu'ils ont la crainte qu'à terme si la tendance se poursuit il y ait plus assez de lait collecté en France et s'il y a plus d'assez de lait collecté en France c'est pas parce que les les il y a plus de gens qui voudraient faire du lait c'est parce que les gens ne trouvent plus leur rémunération et donc ils peuvent pas appliquer la même stratégie de très faible marge sur des éleveurs des producteurs primaires si je peux dire par rapport à eux parce que sinon le système ne tiendra pas bon alors il faut qu'on évoque un sujet tout simple parce que camarades auditeurs doivent se dire bah c'est tout simple il suffirait que Marc Phau fixe le prix du lait je ne sais pas par exemple à 60 centimes au lieu de de 50 centimes mais apparemment il y a un droit de la concurrence qui l'enfreint pourquoi ne pas revoir ce droit de la concurrence puisque vous êtes ministre de la souveraineté alim pardon je ve dire que la loi égalime c'est un prix plancher la question c'est son application et la façon dont elle est vue c'est un prix plancher 50 centimes c'est trop peu enfin on va pas je vous dire je connais des gens dans ma région à 50 centimes c'est-à-dire à 500 € la tonne il il il prendrait hein vraiment les prix qui leur sont proposés aujourd'hui c'est plutôt 400 € la tonne 40 centimes oui c'est là qu'on est dans une difficulté je suis pas sûr que les producteurs deé on rentre on rentre ensuite dans les complexité du fait que les aides de la pâack favorisent les éleveurs qui ont non parce que vous ne gagnez pas seulement de l'argent avec le lait vous avez aussi a vous avez des des aides parfois sur le troupeau vous avez des aides pour maintenir les prairies ce qui n'est pas mauvais ça que je pensais donc ça vient ça vient compléter les choses mais il faut avoir des prairies pour avoir ces aidesl absolument mais un producteur de compté il peut pas attendre la même rémunération qu'un producteur de Picodon et qu'un producteur de producteur de de compté il est en quelque sorte favorisé il a il est favorisé il est il est protégé par une appellation tant mieux comme le prod producteur comme le producteur de Picod mais on on on ne prend pas du compté tous les jours ni du Picodon mais je veux pas opposer le compté au Picod on va rentrer on va on va se faire beaucoup d'adversaires si on on ne fait pas le tour des des fromages de France mais ne dire j'ai un prix minimum comme ça ça paraît commode la question c'est de et ça paraîtrait au fond de bon sens la question c'est que les prix sont pas de même nature et que je le répète égalim c'est un prix minimum garanti divers selon les types de production puisque la logique de la loi c'est on ne peut pas rémunérer en de ça des coups de production non mais j'entends bien mais je vais revenir à la charge alors bon on va pas se battre sur les chiffres et puis de toute façon par nature ces chiffres fluctuent mais pourquoi ne pas aller au-delà parce que finalement si on veut prendre la philosophie de de cette histoire il y a quelque chose de clair Marc fen on privilégie la quantité de la production on privilégie une agriculture intensive qui ne fait pas assez de marge et donc dès qu'il y a un grain de sable pour l'agriculteur celui-ci boit la T c'est ça le problème c'est d'abord j'ai du mal avec la notion d'agriculture intensive nous sommes un pays qui produit qui a une un niveau de compétitivité de productivité qui est très élevé d'abord dans un pays de petite surface contrairement à ce qu'on peut croire et donc on a besoin de plutôt produire un peu plus à l'hectare que ne font nos amis canadiens ou américains parce que ils ont des surfaces qui sont immenses quand bien même ils ont des sujets y compris d'érosion des sols et des ures des sols qui est moins grande que chez moins grande chez nous deuxè élément le sujet que vous posez c'est aussi un sujet qui nous est posé à nous consommateurs la valeur qu'on donne aux choses on donne plus de valeur symbolique à nos smartphones et personne n'a en en 2 ans d'inflation personne n'est capable de dire l'inflation qui a eu sur les smartphones par contre tout le monde capable de vous dire ce qui'est l'inflation sur les pates donc on a besoin dans l'opinion publique de mener un combat idéologique qui est si vous voulez de l'alimentation de qualité elle a un coût et si elle a un coût elle va avoir un prix et je reprends votre exemple de 500 € pardon moi je suis au 1000 l hein mais 50 centimes euh si vous changez de 100 € c'est 10 centimes vous voyez ce que je veux dire la différence que c'est et et et et même 10 € parfois ça fait l'équilibre d'une d'une filiière et la capacité donc on a besoin de mener un combat idéologiqueû et le combat de la grande distribution et d'un certain nombre de ces acteurs ça a été le combat du le meilleur prix c'est le prix le plus bas et on s'est acharné sur les produits agricoles et donc on a besoin de s'charner Mar vous voyez bien le problème c'estàd on se dit que finalement si le prix est plus cher c'est la marge du distributeur qui sera augmenter pas celle du producteur mais c'est c'est pour ça qu'on doit s'assurer que dans dans dans égalim on rémunér on rémunère bien pardon le le producteur et il y a des initiatives dans un certain nombre deunité de transformation qui visent à à à garantir au consommateur que le le producteur est est rémunéré mais d'un côté vous dites que les exploitations françaises mériteraient pour certaines d'entre elles d'être plus intensives mais il y a de plus en plus de transformations d'exploitation en exploitation industrielle les seuils sont abaissés ce qu'on appelle les IED notamment pour le port pour la volaille c'est-à-dire que vous pas vous personnellement Marc Phen mais le système fait entrer de plus en plus d'agriculteurs dans un système industriel avec l'intégration des filières où ils sont pieds et point liés par justement des entreprises de grosse taille qui leur imposent des coûts très bas mais pardon de vous dire je je j'ai du mal avec ce débat de l'agriculture française et ça et c'est aussi ce que nous ont dit les agriculteurs donc il faut qu'on l'entende l'agriculture industrielle la moyenne d'un élevage laitier en France c'est 70 vaches 70 vaches vous allez à l'extérieur des frontières européennes et Mme parfois à l'intérieur des frontières c'est plutôt 200 300 400 vaches donc cette cette pensions qu'on a en France à mettre le mot d'abord le mot industrie n'est pas un gros mot le le Premier ministre a parlé d'exception agricole française exception mais l'exception agricole française ça n'a rien à voir avec ça c'est de dire le caractère exceptionnel du potentiel agricole français oui ça existe nous avons des gens extrêmement bien formés nous avons plutôt un un potentiel agronomique qui s'est mieux préservé que dans d'autres même s'il y a des tas de choses à faire pour restaurer et compris la matière organique dans les sols enfin bref je ne vais pas rentrer dans le détail mais cette idée que l'agriculture française serait une agriculture industrielle c'est-à-dire que on refuserait même la notion de de production vous voyez ce que je veux dire il y a quelque chose qui est toxique dans nos esprits vous l'avez pas formulé comme ça mais je vois bien le fil qu'on tire vous avez aujourd'hui des seuxs qui vont être abaissés en volaille à 21000 volailles je sais pas si vous avez déjà vu un élevage de 21000 franchement c'est pas effrayant hein c'est pas moi j'ai été faire la vaccination des canards il y avait dans un bâtiment 3000 ça fait des grands chiffres je vous assure qu'ils avaient l'UR moi j'ai surtout vu les évages de volail se multiplier avec une série de de problèmes parce que vous savez bien enfin les auditeurs le savent peut-être peu mais les élevages de volail ça a été une véritable opportunité ils se sont multiplié avec mais pardon de vous dire que non euh nous sommes importate pas assez pour pas assez pour le ministre mais non mais c'est pas ça il va juste falloir qu'on se mette en déquation avec ce que nous sommes nous-mêmes 50 % de la voleille française elle vient de l'extérieur des frontières françaises 50 % et elle vient d'élevage où c'est pas 21000 le seuil c'est 200000 c'est 2 millions c'est parfois même plus donc à force d'avoir dit on veut pas d'élevage c'est industriel ça pollue tout chose inexact c'est quand même des études d'impact on a réussi à faire en sorte qu'on ne peut plus faire sortir un bâtiment d'élevage en France et qu'est-ce qu'on y gagne quand on continue à manger de la volaille on gagne à faire venir de la volaille parfois du Brésil et donc on vient critiquer des conséquences sans regarder les causes ce que ce que vous revenez finalement sur le coût et sur la manière dont le consommateur vous moi nous sommes prêts à payer pour la volar et puis reconnaissons aussi que le poulet du dimanche pour s'en faire de caricature il est plus rare que le nuggets du chaque jour de la semaine et donc c'est pas tout à fait la même nature de volail donc c'est pas tout à fait les les mêmes produits qu'on qu'on qu'on demande dans la transformation il y a beaucoup de notamment sur la viande mais pas que sur la viande aussi sur les sur les végétaux il y a beaucoup de produits qui sont maintenant dans la transformation ce qu'on appelle le snacking la façon de consommer est très différente de celle don on consommait il y a 30 ans et donc ça aussi ça a des conséquences sur le modèle agricole mais justement parce que dans les prévisions de modèle agricole on parlait des différentes prévisions il y avait un chiffre qui était de 21 % de surface de bio en 2030 Marc PHENO aujourd'hui on est environ à 10 % et ces 10 % sont parfois des agriculteurs qui ont du mal à vivre comment imaginer qu'on soit pardon d'être un peu besogneux si vous me permettez cette expression euh d'abord tenir les 10 % qui sont qui sont en je suis d'accord avec vous dans la situation Act ceux sont en risque et il y a des risques de reconversion et puis après on a besoin de retrouver une trajectoire ça veut dire qu'avec la grande distribution ça veut dire qu'avec la restauration à domicile ça veut dire que dans nos cantines on doit faire c'est ce que fait l'état DS 2024 c'est 100 millions d'euros de plus de dépenses qui seront liées à l'intégration de produits bio ou de dans les cantines dans la restauration état mais il y a les cantines des lycées il y a les cantines des collèges et je suis sûr que les collectivités territoriales auront envie aussi de s'engager dans cette démarche là et donc il faut qu'on retrouve une trajectoire de consommation on ne réaugmentera pas les surfaces s'il y a pas la perspective que c'est un marché qui comment dirais-je qui rémunère ses ses agriculteurs et ses producteurs en l'occurrence il y a 50000 exploitations en bio en France quand même c'est pas complètement rien et donc on a besoin dans le premier temps qui est le nôtre c'est de les consolider d'ù les mesures d'urgence qu' prend en complément des mesures de 2023 et de de leur donner une trajectoire qui leur disentueer à le faire parce qu'il y aura des consommateurs en face et on a un travail aussi même chose avec la grande distribution d'un point de vue culturel à expliquer que on a on a accrédité la tess que bios cétait exclu pour une partie de la population en gros c'est un produit de riche il faut qu'on sorte ça et il faut aussi que la grande distribution fasse à part d'effort sur la communication sur le bio merci beaucoup Marc fen d'avoir été avec nous je rappelle que vous êtes ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire je vais me permettre d'entendre la suite de nos programmes avec nos deux camarades qui viennent d'entrer dans ce studio

Marc Fesneau, ministre de l'Agriculture : "Non, l'écologie n'est pas en pause" — Marc Fesneau · Pourquijevote