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InterviewINA (sur YouTube)· 29 mars 2017 15 minComplaisantFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Valéry Giscard d'Estaing - Campagne présidentielle 1981 (2ème tour) | Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirez-vous des résultats du premier tour ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Comment passer d'un système d'indemnisation du chômage à un système encourageant la création d'emplois ?

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas avoir appliqué plus tôt le programme pour supprimer le chômage des jeunes en 1985 ?

  • 6:15OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes pour moins d'État et libérer les forces productives ?

  • 8:54OuverteRéponse directe

    Comment prendre en compte les propositions et la sensibilité gaulliste à l'avenir ?

  • 11:45OuverteRéponse directe

    Quel idéal proposez-vous à la jeunesse française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Valéry Giscard d'EstaingChiffre
    « les Françaises et les Français m'ont placé en tête des 10 candidats avec 8200000 voix »
  • 1:30Valéry Giscard d'EstaingFait
    « la jeunesse m'a soutenu dans cette campagne »
  • 2:13Valéry Giscard d'EstaingChiffre
    « une personne sur 4 une personne sur qu cherche du travail »
  • 5:38Valéry Giscard d'EstaingFait
    « nous avons fait trois pactes nationaux pour l'emploi »
  • 10:18Valéry Giscard d'EstaingFait
    « ce qui nous distingue ce sont les institutions de la 5e République »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:03
Locuteur

bonsoir pour cette première émission du second tour de l'élection présidentielle j'ai demandé à Monsieur Michel Barnier député de la Savoie député de l'arrondissement d'Alberville de venir me poser des questions pourquoi d'avoir choisi c'est parce qu'il est je crois le plus jeune député de France alors Michel Bernier quelles sont vos questions monsieur le Président nous nous trouvons à quelques jours du second tour et ma première question est de savoir si vous avez tiré quelques enseignements des résultats du premier tour et si au bout du compte la campagne électorale vous a appris quelque chose oh les résultat un mot les Françaises et les Français m'ont placé en tête des 10 candidats avec 8200000 voix c'est bien entendu un vote populaire et d'ailleurs j'ai été frappé de voir que dans certains départements j'étais en tête malgré la tradition politique de ces départements je vous citerai un exemple département du Nord je suis en tête des quatre candidats et je suis en en tête dans la ville de Lille et dans la ville de roubet donc placé en tête par un vote populaire ce que j'ai appris de la campagne d'abord le fait que la jeunesse m'a soutenu dans cette campagne je ne dis pas toute la jeunesse elle s'est certainement réparti ou partager mais une grande partie de la jeunesse m'a soutenu c'était très important pour moi puisque je voulais parler le langage de l'espoir 2uxème enseignement l'importance que les Françaises et les Français les plus âgés et aussi plus jeune attache à la politique en faveur de la paix et de la sécurité vous vous souvenez qu'au début de la campagne on m'avait critiqué pour cette politique et au contraire j'ai trouvé un large soutien pour cette politique de paix et de sécurité troisème enseignement la primauté donné par l'opinion publique aux problèmes économiques et sociaux c'est-à-dire la hausse des prix et le chômage ce sont les premières préoccupations des Français à l'heure actuelle j'ai observé dans la campagne que certains d'entre eux croyent que par rapport à à la situation que nous connaissions le seul changement pouvait être une amélioration il se disait est-ce que l'un ou l'autre peuvent nous apporter une amélioration mais il y a aussi hlas la détérioration et il y a des politiques nous reviendront sans doute dans un instant qui se traduiraient par une dégradation de la situation économique c'est-à-dire une accélération de la hausse des prix et du chômage sur ce problème monsieur le Président même si notre entretien est bref je veux effectivement d'abord vous parler du chômage dans les permanences que je tiens en savoir une personne sur 4 une personne sur qu cherche du travail je puis vous assurer que c'est une situation très angoissante pour elle alors ma question est de savoir comment vous pensez passer d'un système où l'on indemnise où l'on gère le chômage où l'on assiste les demandeurs d'emploi à un système qui encouragera vraiment la création de ces emplois permettez-moi de préciser votre question il n a pas une personne sur quat en savoir qui cherche une personne sur qu parmi celles qui viennent visiter le député de la circonscription en effet c'est un problème problème c'est un problème central vous me dites comment peut-on passer de d'une assistance aux chôummeurs à une aide à celui qui va travailler d'abord il faut bien savoir qu'il faut apporter une aide à celui qui est privé de ressources et en particulier lorsqu'il y a des licenciements pour caus économique par exemple une fermeture d'entreprise ou des licenciements dans telle ou telle branche d'activité il est évident qu'il fallait soutenir les chômeurs c'est-à-dire leur apporter les ressources nécessaires pour pendant la période pendant laquelle ils attendent de retrouver un emploi donc il n'est pas question de supprimer l'indemnisation du chômage par contre ce qu'il faut faire et je l'ai indiqué dans mon programme pour l'emploi c'est de faire en sorte que ces sommes servent davantage à aider les demandeurs d'emploi à trouver un emploi plutôt que de constituer une assistance permanente à ceux qui ne trouverait pas ou ne chercheraiit pas d'emploi alors comment faire je crois qu'il faut une série de dispositions pas entrer dans le détail mais j'illustrerai par un exemple quelquefois vous avez des personnes auxquelles on propose un emploi qu'elles accepteraient mais qui a une rémunération inférieure à la rémunération qu'il touchait dans l'emploi précédent il disent non je ne peux pas accepter un emploi où j'ai des ressource plus faible et bien on peut imaginer par exemple de conserver pendant un certain temps l'indemnisation du chômage ou une partie de cette indemnisation pour compléter les ressources du nouvel emploi du travailleur et l'idée générale c'est que nous faisons un effort de solidarité en faveur des demandeurs d'emploi et cet effort doit avoir comme objectif de d'inciter d'encourager ces demandeurs d'emploi à retrouver un travail effectif je voudrais vous dire un mot sur sur cette question du chômage je vous disais tout à l'heure qu'il ne faut pas uniquement comparer la situation actuelle à ce qui pourrait être de mieux mais également à ce qui pourrait être de pire si les propositions de l'opposition euh entrêent en application dans les mois prochains c'est-à-dire si nous avions d'ici l'été d'abord un festival Électoral Permanent si ensuite on majorait massivement le SMIC et certaines charges fiscales des entreprises et certaines obligations sur les entreprises il n'y a pas d'entreprise en France vous navez qu'à vous renseigner dans vos permanences qui embauchera à partir de l'été prochain parce qu'ils attendront de savoir les grandes les petites les moyennes quelle sera leur situation à l'automne et la fin de l'année or c'est à partir du mois de juillet que nous avons tous les jeunes qui arrivent ils sortent de leur formation en juin juillet et c'est la nouvelle génération de cette année qui viendra sur le marché du travail donc attention à une situation dans lesquel les entreprises en réalité ne créeraient pas d'emploi justement sur les jeunes monsieur le Président vous vous avez proposé au moment des élections un peu comme par miracle un programme pour supprimer le chômage des jeunes en 85 pourquoi ne pas l'avoir appliqué plutôt ce programme nous avons commencé beaucoup plus tôt et comme parlementaire d'ailleurs vous le savez puce que vous y avez été associé nous avons fait trois pactes nationaux pour l'emploi dire sur le plan local toutes les autorités locales et notamment les socio- professionnel le connaissent nous avons fait voter une loi sur le travail à temps partiel qui a été voté l'automne dernier pour permettre précisément la création de nouveaux emplois à temps partiel notamment pour les femmes et nous avons depuis plusieurs années réorganisé la formation professionnelle avec comme objectif cette année 100000 jeunes de plus en formation et je vous dirais que pour les jeunes la question que vous posiez tout à l'heure est tout à fait clair il vaut mieux aider un jeune à acquérir une formation que d'indemniser un jeune qui soit en attente d'un travail ou d'une formation monie le président dans cette campagne du premier tour vous le savez j'ai soutenu Jacques Chirac par conviction et des millions de franc ont voté pour lui je ne suis pas là ce soir pour parler au nom de mon groupe parlementaire ou de mon mouvement mais je crois pouvoir traduire quelques-unes des questions quelquesuns des doutes des électeurs du RPR et l'une de ces questions concerne la bureaucratie concerne les charges sociales et charges fiscales concerne le crédit qui est trop cher concerne tout ce qui décourage et pénalise quelquefois ceux qui veulent prendre des risques et créer des activités de l'emploi alors vous avez c'est vrai libéré les prix mais vous n'avez pas libéré les Français de la bureaucratie et aujourd'hui vous dit dites il faut moins d'état qu'est-ce que ça veut dire concrètement moins d'État ça tout à fait concret vous avez un candidat qui dit davantage d'État puisqu'il veut recruter des fonctionnaires accroître les formalités les contrôles et cetera il y a un candidat moi-même qui dit moins d'État pour libérer les forces productives français vous avez rappelé que nous avons supprimé les contrôles économiques qui a été la plus grande libération depuis la fin de la guerre je vous citerai deux exemples dans l'artisanat dans l'agriculture artisanat nous avons beaucoup de moyens de d'instruments d'aide à l'artisan notamment d'instruments budgétaires mais tout ceci est compliqué suppose que les artisans soi en rapport avec des administrations avec des services est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux remplacer ces aides par une réduction équivalente des charges pesant surtous les artisans deuxème exemple l'agriculture nous sommes amenés parfois à aider l'agriculture par toutes sortes de systèmes qui sont également compliqués notamment des aides budgétaires au revenus mais il vaut mieux que ce soit la politique des prix qui assure tout simplement le revenu de l'agriculture donc vous voyez qu'il y a des cas concret dans lesquels c'est par des mesures simples soit d'allèigement soit de prix qu'on peut éviter la multiplication des interventions alors un mot sur la paperasserie la bureaucratie l'État a des missions à accomplir il a des missions de gestion d'abord la santé l'éducation la police la justice et cetera naturellement il doit les accomplir et puis de temps en temps il a des missions à accomplir comme par exemple à l'heure actuelle mettons les économie d'énergie ou l'aide à l'exportation pour le secteur agroalimentaire et pour cela on peut avoir des administra de mission mais ce qui est mauvais c'est de placer les Français sous tutelle c'est-à-dire d'avoir le sentiment qu'il y a au-dessus une structure qui contrôle qui décide qui intervient dans le domaine de la vie économique ou de la vie personnelle des Français c'est pourquoi je suis pour moins d'État c'est-à-dire moins d'intervention dans la vie économique et sociale mais il y aura pour cela un gros travail à faire monsieur le Président j'appartiens depuis mon engagement personnel à la famille Gauliste beaucoup parmi nous ont le sentiment depuis quelques années de ne pas avoir été de ne pas avoir été écouté ou simplement considéré d'une manière générale une autre manière on a le sentiment qu'il y a dans la majorité des malaimés et des bien-aimés comment allez-vous à l'avenir prendre en compte nos propositions et notre sensibilité monsieur Barnier j'ai dit hier devant d'ailleurs une assistance très nombreuse et où il y avait de vos amis j'ai dit qu'il n'y aurait pas les bien-aimés du premier tour et les malaimés du second tour que c'était un grand enjeu national qu'il fallait que tout le monde lutte ensemble et que tous ceux qui participeraient à ce combat qui sera gagné serait sur le même plan c'est-à-dire qu'ils seront tous aimés de la même manière vous me dites quelle est la place du gaulisme où est le gaulisme je dirais d'abord excusez cette cette formule il est dans ma tête parce que quand on est président de la République on est par la force des choses le successeur du général de Gaulle et beaucoup des choses que j'ai faites au cours des dernières années je les ai faites en pensant à son action par exemple notre défense notre effort de d'indépendance le fait que j'ai eu des entretiens au plus haut niveau avec tous les grands dirigeants du monde tout ceci c'était en réalité la continuation de l'action du général de gaauze et où est son son apport à la France ce qu'il a donné à la France ce sont les institutions ce qui nous distingue de nos voisins et regardez vraiment la carte autour de nous autour de nous nous avons le désordre politique presque partout et ce qui nous distingue ce sont les institutions de la 5e République c'est cela que le général de GA a donné et laissé à la France et c'est pourquoi je considère que la famille é gooliste doit avoir pas uniquement naturellement mais principalement comme message à apporter dans la vie politique nationale le maintien des institutions de la 5e République il s'joute d'autres messages socioéconomiques vous en avez parlé à l'instant or dans le le choix qui s'ouvre il est évident que les institutions de la 5e République sont en cause ces institutions je les ai soutenu depuis le premier jour je me souviens du 1er juin 1958 j'étais tout jeune depuis puté comme vous dev à peu près le même âge 2 ans de plus je crois et j'ai voté en séance pour le général de Gaulle j'ai voté ensuite dans tous les référendums constitutionnels et notamment en 1962 où j'ai pris le risque de quitter ma famille politique pour soutenir précisément le la proposition du général de Gaulle or il faut savoir que mon concurrent dans cette élection a été depuis le premier jour l'adversaire de la 5e République le 1er juin 58 quand je votais pour il votait contre en 1962 quand je votais pour l'élection du président de la République au suffrage universel avec la majorité des Français il votait contre en 1968 mais 68 quand le pouvoir vassillait en France il se préparait à le saisir et à le saisir des mains de qui du général de Gaulle il faut se souvenir de tout celaement dans cette élection monsieur le Président votre concurrent pour le jeune Français que je suis représente un peu le passé en en 65 j'étais lycéen j'avais 14 ans il était déjà candidat contre le général de Gaulle en 74 il était encore candidat et en 81 aujourd'hui il est toujours candidat je ne pense pas qu'il puisse incarner l'espoir et l'avenir pour les jeunes mais ces jeunes qui sont inquiets actuellement qui ont une formidable capacité d'enthousiasme et de générosité vous le savez ces jeunes ont besoin d'un idéal et vous ne pouvez les mobiliser que sur un idéal en leur proposant quelque chose et je voudrais savoir ce sera ma dernière question quel idéal vous comptez leur proposer cet idéal je leur expose depuis le début de ma campagne et je vous disais que le premier enseignement que j'avais tiré dans cette campagne précisément c'était le soutien de la jeunesse alors cet idéal c'est quoi c'est d'abord que la France soit un pays de pointe soit pas un pays à la traain dans le monde mais un pays de pointe et ce qui veut dire qu'au point de vue de notre formation de notre technique de notre science nous devons apparaître comme un des pays les plus avancés du monde ce que nous faisons vous le savez dans beaucoup de domaines spatial aéronautique scientifique et ainsi de suite deuxème objectif la qualité de la vie les jeunes Françaises et les jeunes Français sont attachés à la qualité de la vie en France à la protection de notre nature à la protection de d'un certain nombre d'éléments de la vie locale ou de la culture locale et il faut naturellement répondre à cette aspiration et puis le troisième élément c'est l'influence et le rôle de la France dans le monde que la France reste un pays généreux il y a eu dans cette campagne si vous voulez une exaltation de l'égoïsme et j'ai dit moi je ne le ferais pas je souhaite au contraire que la France apparaisse comme un pays généreux vis-à-vis des autres à l'intérieur d'abord nous avons encore en France des îoss de pauvreté nous savons très bien dans le monde rural il y a encore des îlots de pauvreté il y a dans les centres urbains ce qu'on appelle le carmonde et je propose comme objectif pour les SEP prochaines années de faire disparaître les derniers îlos de pauvreté de la société française pour qu'il n'y a plus en France ces catégories qui soient en dehors si vous voulez de de notre vie collective vis-à-vis de l'extérieur c'est également l'ouverture sur le monde il faut d'abord que les jeunes Français connaissent le monde qu'il le parcourent qu'il le qu'il rencontrent les autres jeunes que Ch fois qu'ils veuent le faire on leur facilite le l'accès du monde et enfin que nous apportions notre concours au développement du monde du tiers monde vous savez très bien que les prochaines années vont être caractérisé par une augmentation considérable de la population du monde par des phénomènes de de famine par des phénomènes de mauvaise santé notamment pour les enfants dans le monde la France doit être un pays généreux donc pour la jeunesse leur dit soyons un pays de pointe maintenons la qualité de la vie en France et apparaissons comme un pays fraternel à l'intérieur en éliminant les derniers îlos de pauvreté de la société française et comme un pays généreux à l'extérieur en poursuivant le dialogue et l'aide avec les pays en développement voilà ce que je propose à la jeunesse française et merci Monsieur Michel Barnier plus jeune débuté de France de m'avoir

14:48
Non speech

[Musique]

14:57
Locuteur

interrogé