Européennes: Nicolas Dupont-Aignan invité de l'Ultime Débat sur BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:14OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, votre mesure qui vous singularise ?
- 2:47RelanceRéponse partielle
Vous avez évoqué 9 milliards d'euros de contribution française à l'UE. La cellule de fact-checking indique 5,6 milliards en moyenne.
- 3:59OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'il faut abroger la directive sur les travailleurs détachés. Qu'en dites-vous au secteur du BTP ?
- 6:44ComplaisanteRéponse directe
Sur l'écologie, votre programme est-il suffisant ?
- 9:50OuverteRéponse directe
Votre solution est de renvoyer tous les bateaux arrivant vers les côtes européennes. Que faire des migrants déjà sur le sol français ?
- 14:03OuverteRéponse directe
Vous seriez favorable à davantage de solidarité européenne sur la lutte contre le terrorisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:28Invité politiqueChiffre
« contrôler l'argent, les 9 milliards que chaque année les Français donnent à Bruxelles »
- 1:47Invité politiqueFait
« nos retraités n'ont plus d'argent, alors que les SMICAR n'arrivent plus à vivre avec leur argent »
- 1:53Invité politiqueFait
« j'en ai assez de voir qu'on donne des milliards à la Turquie »
- 6:09Invité politiquePromesse
« si la France dit je n'applique plus la directive, travailleur détaché »
- 7:40Invité politiqueFait
« la commission de Bruxelles a envoyé une requête à la France pour privatiser les barrages hydroélectriques »
- 8:35Invité politiqueFait
« Traité de Lisbonne, qu'il ne fallait surtout pas voter, et j'ai voté contre »
- 11:21Invité politiquePromesse
« rétablissement des frontières nationales »
- 11:45Invité politiquePromesse
« supprimer les aides sociales à ceux qui arrivent sur notre sol pendant 5 ans »
- 12:02Invité politiquePromesse
« changer totalement les règles de l'aide au développement, bâtir un grand projet »
- 13:29Invité politiqueFait
« on ne meurt que pour sa patrie »
- 15:57Invité politiqueFait
« il y a eu l'erreur de l'élargissement »
- 17:18Invité politiqueFait
« nous avons tissé un partenariat avec 23 partis politiques de 23 pays différents »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- ?15 %
- Présentateur13 %
- Présentateur 27 %
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Bonsoir
à tous, bonsoir à Pauline, bonsoir vous, bonsoir à tous. Merci d'être avec nous pour ce débat exceptionnel entre 11 candidats aux élections européennes. C'est ce soir que vous allez faire votre choix, j'en suis sûre, car c'est dans 3 jours que nous votons. Ce soir, c'est la dernière fois que vous pouvez vous adresser directement aux Français, les convaincre d'aller voter et les convaincre de voter pour vous. Bonsoir Manon Aubry. Bonsoir. Bonsoir Florian Philippot.
Bonsoir
Yannick Jadot.
Bonsoir.
Bonsoir Raphaël Glucksmann.
Bonsoir Yann
Brossin.
Bonsoir.
Bonsoir Jean-Christophe Lagarde. Bonsoir. Bonsoir Nathalie Loiseau. Bonsoir. Bonsoir François-Xavier Bellamy. Bonsoir Benoît Hamon. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan.
Bonsoir Mesdames.
Et bonsoir Jordan
Bardelin.
Merci à tous de participer à cet ultime débat. C'est le seul en présence de 11 têtes de liste, c'est-à-dire ceux qui vont tenter de siéger au Parlement européen. C'est eux qui vont vous y représenter, voter les textes. Un débat sans artifice particulier qui a pour ambition de vous donner toutes les clés pour prendre connaissance au mieux des programmes et des enjeux de ce scrutin. Et commençons tout de suite par ce qui vous distingue les uns des autres. En une minute maximum, vous allez nous donner la mesure qui vous singularise, la mesure qu'on ne trouvera pas ailleurs. Nicolas Dupont-Aignan, votre mesure
?
Alors moi je vais vraiment vous répondre. Allez-y. Tout de suite.
Ma
mesure c'est de contrôler l'argent,
les
9 milliards que chaque année les Français donnent à Bruxelles,
dans
cette organisation qui devrait être au service des nations, des peuples.
Et
cet argent est gaspillé.
Et
alors que nos retraités n'ont plus d'argent, alors que les SMICAR n'arrivent plus à vivre avec leur argent, alors qu'on ferme des maternités dans les zones rurales, j'en ai assez de voir qu'on donne des milliards à la Turquie, j'en ai assez que des dignitaires du régime à Bruxelles gagnent des fortunes, j'en ai assez que cet argent n'aille pas aux projets européens qui pourraient être utiles face à la Chine, aux Etats-Unis, les projets que je réclame.
Vous
savez, la démocratie est née en Angleterre, puis en France,
sur
l'égalité fiscale.
C
'est là le représentant, et je veux être député européen parce que je veux contrôler l'argent des Français, leur rendre une partie, et l'autre partie l'attribuer à des beaux projets européens qui nous rendent plus forts. C'est l'Europe des nations libres, on retrouve notre argent, nos frontières, nos lois, mais c'est aussi l'Europe que le général de Gaulle avait imaginé avec Conrad Adenauer, c'est l'Europe des projets. Ce qu'on a fait avec Airbus, on aurait dû le faire dans une dizaine de domaines, et je peux vous dire aujourd'hui, les retraités français auraient un peu plus d'argent, les SMICAR aussi, et ils seraient fiers de l'Europe et de la France.
Merci. Un mot pour préciser, puisque notre cellule de fact-checking travaille en coulisses. Nicolas Dupont-Aignan, vous avez dit tout à l'heure qu'il y avait un différentiel entre ce que l'on donne à l'Union européenne et ce que l'on reçoit. Vous avez parlé de 9 milliards d'euros. La précision qu'on apporte à l'instant, c'est qu'en moyenne, c'est 5,6 milliards d'euros de débit, en quelque sorte, vis-à-vis de l'Union européenne.
Je vous
dirai à votre cellule de fact-checking que le rapport du Sénat donne 8 milliards en 2018, 9,7 milliards en 2019.
Et
donc,
ça dépend
sur combien
d'années vous
faites
la moyenne.
Donc le chiffre 2019 est
de 9,7 milliards. 2017
est une
année
exceptionnelle où la France n'a pas versé l'ensemble de son dû pour une raison bien précise liée
au
contexte électoral. 2016, c'est 11 milliards. 2019, c'est 9,7. Donc,
pour être une cellule
de fact-checking, il faut être précis.
Chacun pourra donc vérifier et vérifier notamment les
chiffres que donne la Commission européenne.
Du Sénat.
Vous pourrez leur
donner, ce
sera Sénat contre
Commission européenne. Merci
à chacun et on passe tout de suite à
la première partie de ce débat. C'est irréprochable
quand
on est
fact-checking. Nicolas Dupont-Aignan. Une question de Nicolas Dupont-Aignan, précisément sur cette directive des travailleurs détachés. Vous, vous pensez qu'il faut l'abroger. Mais du coup, qu'est-ce que vous dites au secteur français, comme le BTP, comme les vendanges, qui ne peuvent pas s'en passer aujourd'hui
?
Ah, mais je dis très clairement que le problème de fonds de notre pays, c'est que d'un côté, il y a trop de taxes, trop de prélèvements sur nos PME, sur nos artisans. Et de l'autre, on a mis en place un système fou que j'ai dénoncé. Parce que moi,
je
suis quand même très surpris, là, j'entends, c'est surréaliste ce que j'entends, que j'ai dénoncé dès 2012, 2013. A l'époque, on m'a rionné, on m'a traité de cette news. Juste avant la présidentielle, j
'avais
annoncé le chiffre, qui était le chiffre du ministère du Travail. Et aujourd'hui, on est à 500 000. On est à 500 000. Donc,
cela veut dire très clairement... 500 000 contrats. Pardon, 500 000 contrats. Eh bien, ce sont 500
000 Français qui
se voient privés de contrats. Non, non, non, ce sont les contrats, ce n'est pas forcément les salariés, attention. 500 000
emplois pleins.
Ce qui est extravagant dans cette affaire, pardonnez-moi,
c'est qu'en fait, depuis des
années, on cherche à minorer un phénomène. Demandez aux artisans qui n'ont pas les marchés publics de rénovation, des centres des impôts, des mairies, si c'est abstrait, c'est très concret. Alors, comment on fait
?
On dit simplement, on abroge cette directive. On l'abroge, on n'applique plus les
règles de l'Union européenne. Mais vous ne pouvez
pas
faire ça, vous le
savez,
monsieur Dubon
-Aignan. Ma différence avec vous, c'est
que je
ne
suis
pas pessimiste sur la France.
Non, mais
ça, vous avez fait...
C'est que le
pays est un grand pays. Moi, je crois en mon pays, donc je le
veux lire, monsieur Dubon-Aignan. Merci, monsieur Philippot, merci. Je n'abroge pas une directive. Est-ce qu'on
peut... Allez
-y, allez-y. On abroge cette
directive. Parce que non seulement... On abroge. Le scandale, oui, on ne l'applique plus en France. C'est ce
qu
'a fait le général de Gaulle, au moment de la
politique de la Chasmide, d'assister à ce débat entre les femmes droits françaises. Non, mais attendez. Et nous aurons
les
pires problèmes avec la Banque centrale européenne. Non, rien, Philippot, merci. Nicolas
Dubon-Aignan,
s'il vous plaît. Je peux
finir une fois.
Allez-y, allez-y.
Allez-y.
Oui, il faut conclure une fois qu'on a interrompu.
Non, allez-y.
Je demande... Il n'y a pas de
victime sur ce plateau.
Je dis que
le général de Gaulle
a
montré par sa détermination que quand la France disait stop à des règles, eh bien, les autres pays pouvaient s'incliner. Et je trouve l'ensemble des intervenants très pessimistes sur notre pays. Si la France dit je n'applique plus la directive, travailleur détaché. Si la France dit je ne finance plus, car
ce
qui est scandaleux, c'est que c'est avec l'argent des Français
que
l'on finance les baisses de charges et la faible cotisation sociale de ces pays-là qui nous envoient leurs travailleurs. C'est-à-dire que ce sont les Français surtaxés
qui
financent la concurrence de l'emploi. Donc on n'applique plus cette directive. Et par ailleurs, on remet en cause les traités de libre-échange, ces traités dévastateurs, car nous avons dans l'Union européenne un double phénomène, concurrence interne avec l'élargissement et concurrence externe avec des traités de libre-échange que l'on n'a pas bloqués.
Nicolas Dupont-Aignan, quand on lit votre programme, voilà ce qu'il y a écrit sur l'écologie. Protéger notre environnement et valoriser les cultures européennes pour défendre notre civilisation.
Non, il y a tout un paragraphe, et vous le savez très
bien, sur le projet sur l'écologie. Objectivement, c'est court.
Alors répondez-moi, qu
'est-ce qu'il y aurait
? Mais attendez, sérieusement, Madame de Malherbe, il
faut
actualiser
vos fiches.
Il y a quantité de propositions que nous faisons. Alors dites-nous. Et notamment, deux propositions majeures. La première, tout ça c'est très gentil, mais tant qu'on ne reverra pas les
accords de
libre-échange, non mais c'est sympathique,
ça permet de sauver le climat quand même.
Écoutez, mais
c'est
du baratin, ça fait 20 ans que vous faites le même baratin. Non, mais c'est ça. Et
vous signez des traités de libre-échange,
excusez-moi, qui importent des produits qui polluent toute la planète. Alors, on peut se fixer sur un débat franco-français, pour le coup, avec plein d'intentions, mais au même moment, en ce moment, le 7 mars dernier, la commission de Bruxelles a envoyé une requête à la France pour privatiser les barrages hydroélectriques, les vendre à des intérêts privés. Des
barrages qui ont été construits. Ils demandent effectivement à couvrir à la concurrence, mais ça peut
être
une entreprise de Valère.
Simplement, je dis ce qu'il y
a
dans les textes, vous vous dites qu'ils imposent à ce que ce soit privatisé, ils demandent effectivement à
ce qu'on ouvre les contrats, puisque les
concessions de 75
ans
arrivent à échéance.
Je comprends que vous défendiez absolument le gouvernement.
Je ne défends rien du tout, je vous donne juste les
faits que demande
la commission.
Vous savez très bien qu'une concession, c'est comme les autoroutes, c'est une privatisation de faits. Enfin, il
faut
arrêter de jouer sur les mots. C'est la réalité. Donc,
d'un côté, il y a un grand discours
sur l'énergie propre, de l'autre, on est en train de vendre nos barrages. D'un côté, il y
a
un grand discours sur le libre-échange, de l'autre, M. Macron s'est fait désavouer par l'Allemagne qui négocie avec la commission de Bruxelles, directement avec M. Trump. Pourquoi
?
Parce qu'on a abandonné le droit de veto sur les accords internationaux, c'est le traité de Lisbonne. Traité de Lisbonne, qu'il ne fallait surtout pas voter, et j'ai voté contre. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?
Deux
choses. Il faut des investissements massifs.
Oui,
des investissements massifs dans des champions qui peuvent être européens à une condition.
C
'est que ce soit à 3 ou 4 pays. Tant que vous passerez par les 28, ça ne marchera pas parce que la commission de Bruxelles interdit toute action interventionniste publique. Donc, à chaque fois... Il y a eu l'exemple d'Alstom avec
Siemens qui était d'ailleurs un accord illégal. qui sont en train de monter avec l'Allemagne. Il y a eu... Donc, on sort. C'est un
exemple avant les élections juste pour amuser la galerie.
Vous pensez que la commission européenne et l'Allemagne... La réalité, c'est que
si vous ne changez pas, si vous ne changez pas les accords, si vous ne reprenez pas le pouvoir sur la commission de Bruxelles... Comment ? Par une nouvelle Europe, des nouveaux
traités,
d'une Europe des nations, comme du temps du général de Gaulle, comme avant...
On a bien compris. On est plus 6, on est 28. On a bien compris. Attendez. On a plus de Gaulle, on a Macron. Vous
pouvez tout à fait être européen et avoir une souveraineté nationale qui permet, au moment où il y
a
eu une négociation, il met en cause nos intérêts vitaux, la bloquer. Et si nous avions
un
droit de veto, M. Macron aurait pu bloquer la négociation actuelle
entre l'Allemagne, la commission et les États-Unis. Je
voudrais vous interroger, Nicolas Dupont-Aignan. Vous, votre solution, vous le dites, c'est de renvoyer tous les bateaux qui arriveraient vers les côtes européennes.
Mais
qu'est-ce qu'on fait avec les hommes, les femmes et les enfants qui sont déjà sur notre sol
? D
'abord, je ne veux pas renvoyer tous les bateaux. Je veux simplement que dans cette affaire,
on
puisse se parler et aborder
et
traiter un problème avec des solutions concrètes pour les Français. Et j'en ai assez, des leçons d'humanité de gens qui ont fait venir des millions de personnes en Europe, qui vivent dans des conditions déplorables. J'étais ce matin, porte de la chapelle. Si c'est ça, la République, trafiquant de drogue,
drogué,
menace, détente partout, allez-y, c'est tout près d'ici, détente
le long
des
autoroutes.
Écoutez,
excusez-moi,
est-ce qu'on peut s'écouter sur un sujet aussi grave ? Parce que c'est trop facile, des leçons d'humanité à deux balles. Il y a des gens qui se noient dans la mer Méditerranée. Il y
a
une souffrance terrible. Alors moi, qu
'est
-ce que je propose ? Qu'est-ce qu'on propose à Debout la France
et avec le CNP ?
Ceux qui sont déjà sur le
sol français.
D'abord, ceux qui sont sur le sol et qui sont français réguliers, ils participent à la vie de la nation et je les respecte.
Parce
qu
'ils
respectent
nos lois.
Je parle des migrants. Je dis simplement qu
'on ne peut
pas déverser
un
continent dans un autre. Et je dis que si personne n'aborde la question majeure
du
défi démographique africain, la population africaine va passer d'un milliard 300 millions à 2 milliards 600 millions en 30 ans. Si on croit
qu
'en discutant comme ça de manière puérile, on va régler le problème, je ne le crois pas. Je propose quatre solutions. Très simple. Un, rétablissement des frontières nationales, car il faut responsabiliser chaque État européen. Et ça fait 20 ans qu'on nous parle de la frontière européenne et ils ne sont pas capables de la contrôler.
Deux,
maintien d'une coopération européenne, bien sûr, notamment pour faire la chasse aux passeurs, à ces marchands de mort. Et on ne
va
pas me dire qu'avec les armées qu'on a, on n'est pas capable de porter atteinte à ces trafiquants. Trois, supprimer les aides sociales à ceux qui arrivent sur notre sol pendant 5 ans, car on doit d'abord travailler au service de la nation avant de recevoir des bénéfices extérieurs, ce qu'a fait Mme Merkel. Et quatre, changer totalement les règles de l'aide au développement, bâtir un grand projet, plutôt que de donner 1 000 milliards aux banques comme a fait la Banque Centrale Européenne.
Je pense qu'on aurait dû faire des crédits à 0%, mais sous condition, et je sais que j'ai suscité un drame, parce que j'ai osé, osé à un dernier débat, reprendre les paroles d'un ancien Premier ministre malien, M. Moussamara, qui dit que tant qu'on n'aura pas réglé la surpopulation africaine, 7 enfants par femmes au Sahel, on n'arrivera pas à développer ce continent,
et on aura des drames humains. Parce que vous avez parlé de contrôle des naissances à la chinoise,
monsieur. Et
que la seule façon d'engager une rupture thémographique,
c
'est de mettre les enfants à l
'école,
c'est d'aider les femmes à avoir une activité économique, c'est d'éviter les mariages
forcés.
Et c'est comme ça qu'on fait une rupture thémographique. J'ai juré à ce que vous n'êtes fatiguant sur toutes ces
discussions.
Oui,
je vais répondre. Il y a deux soldats qui sont morts il
y
a une semaine,
et
qui ont donné leur vie pour nous, pour notre liberté. Voilà. On pourrait au moins avoir une pensée tous pour eux. Nicolas
Dupont-Aignan, sur cette question ? Non,
mais ça veut dire quoi
? Ça
veut dire qu'on ne meurt que pour sa patrie.
Il
n'y aura jamais de défense européenne, parce qu'un soldat français n'ira pas mourir sur une décision d'un président lituanien, slovaque ou allemand. Ça, c'est la réalité. En revanche, en revanche, excusez-moi, si je peux sur ces questions, avec un mandat de la France, c'est-à-dire une décision
française.
On ne créera jamais une défense européenne, parce que le général Pierre de Villiers l'a très bien dit, on ne meurt que pour sa patrie. Et il n'y
a
pas de patrie européenne. En revanche, face...
Les Américains sont morts aussi
en
France et en Europe. Les Russes sont aussi
morts en Europe, dans le reste
d'Europe.
Enfin
bon...
Sur un accord de leur pays. De leur pays. Une décision nationale. Défense européenne, voudrait dire, soyons précis pour les téléspectateurs, voudrait dire décision européenne. Ça voudrait dire que nos élus, notre président de la République, pourraient être désavoués
comme dans les négociations commerciales. Certains estiment qu'il faut même
une citoyenneté européenne. C'est le cas de Benoît Hamon. Mais simplement,
Nicolas Dupont-Aignan, je
voulais vous entendre, nous voulions vous entendre sur cette question de la lutte contre le terrorisme. Parce que, certes, on vous a entendu sur l'armée européenne, mais il y a un point sur lequel, finalement, là, vous seriez favorable à davantage de solidarité européenne, si je comprends bien, c'est sur la lutte contre le terrorisme.
On peut tout à fait garder notre libre arbitre. L'Europe,
là, oui. Et
en même temps, surtout pas dans l'Union européenne d'aujourd'hui, des coopérations à la carte, et celle dont je parle, et c'est tout le projet de notre liste Debout la France, c'est des coopérations à la carte sur des thèmes ciblés, et notamment, bien évidemment, on peut avoir un échange de renseignements, on peut même avoir des programmes industriels, à une condition. Je veux qu'on arrête
de
financer des États comme la Pologne, avec l'argent français, qui achètent des hélicoptères américains. Je veux qu'on arrête que l'argent du contribuable français serve à financer la Chine ou les États-Unis. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est au président de la République, à l'Assemblée nationale, à la France, à un moment de défendre ses intérêts. Et oui, il y a besoin de coopération. Il y a besoin aussi de coopération. C'est fondamental pour échapper à l'emprise de l'OTAN. L'OTAN est une organisation dépassée. Il faudra que les Européens assument la charge de leur défense. La France ne peut pas le faire seule, mais ça ne passera jamais par une institution supranationale.
On l'a bien compris. Simplement,
à géométrie variable.
Nicolas Dupont-Aignan.
Heureusement qu'il
y a
des élections européennes, parce qu'il y en a beaucoup qui ont dit non, notamment M. Bellamy et ses députés l'ont voté le 29 novembre 2018 pour la Serbie,
pour la Macédoine.
Mais
M. Dupont-Aignan, vous l'invitez. Ce sont des rapports. M. D'Aignan, c'est
abstenu. Ce sont des rapports sur le processus d'adhésion, mais les téléspectateurs...
Mais vous, Nicolas Dupont-Aignan, qu'est-ce
que vous en pensez ?
C'est non, non, non. Tout le débat d'aujourd'hui a montré, de ce soir, a montré qu'on ne pouvait pas construire quelque chose de sérieux parce qu'on était dans un dumping fiscal, social, permanent. Alors,
il
y a eu l'erreur de l'élargissement. On ne
va
pas remettre un autre élargissement. Il faut au contraire remettre des barrières, des écluses, entre des pays, à des statuts fiscaux, sociaux, différents.
Je
voudrais pouvoir répondre, quand même, j'ai été interpellé en une phrase.
Les
votes sont
là.
Ces votes sont des votes,
pardon,
je réponds, ces votes sont des votes sur le rapport en cours sur les adhésions qui montrent, pardon,
ces
rapports montrent que les pays en question ne sont pas prêts. Donc,
vous êtes en train de tromper nos concitoyens.
Je crois qu'on est devant un moment démocratique très important. Très important,
oui.
Il faut qu'on assume chacun
nos convictions. Et ces convictions, elles doivent être... Et est-ce qu'on pourra parler de la jeune... Ceux
qui diffusent des fausses nouvelles depuis l'histoire de
cette
campagne
?
Alors, nous arrivons donc à la fin de ce débat et nous vous proposons de maintenant de nous adresser et de vous adresser aux jeunes. Voilà, c'était prévu. Et donc... Un peu de confiance. Voilà, c'était très simple. C'était prévu car 6 jeunes sur 10 n'ont pas l'intention d'aller voter dimanche. Quel est votre argument pour les convaincre ?
Votre
conclusion en vous adressant aux jeunes, Nicolas Dupont-Aignan
?
Malheureusement, beaucoup de jeunes n'ont pas envie de voter parce qu'on leur présente sur toute cette campagne un choix par défaut. Or, on a un scrutin proportionnel auquel ils ne sont pas habitués où ils peuvent voter par conviction. Et la liste que je mène est composée de personnalités sincères, honnêtes, compétentes qui veulent aller à Strasbourg pour changer les choses.
Et
trop souvent, on dit aux jeunes « Rien n'est possible ». Eh bien, moi, je crois qu'au contraire, il n'y a aucune fatalité.
Nous
avons tissé un partenariat avec 23 partis politiques de 23 pays différents pour que pour la première fois des patriotes français puissent bouleverser le fonctionnement de
l
'Union européenne, radicalement changer son organisation pour
que
l'Union européenne ne tue plus la France à petit feu. Les jeunes devraient être fiers d'être français et heureux d'être européens.
Nicolas Dupont-Aignan