La députée du Haut-Rhin Brigitte Klinkert plaide pour un durcissement de la loi sur les trottinettes électriques
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:34OuverteRéponse directe
Ce n'est pas un peu radical quand même d'interdire purement et simplement des deux roues dans l'espace public comme ça ?
- 1:31OuverteRéponse directe
C'est quoi le vrai souci finalement avec ces véhicules électriques particulièrement ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Vous avez des chiffres sur les accidents, sur les blessés graves ou pire ?
- 2:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous préconisez ? Il faudrait même aller plus loin à vous entendre finalement.
- 3:20OuverteRéponse directe
Quelles sont les mesures concrètes que vous proposez ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Avec l'intoration d'un permis de conduire aussi, on pourrait aller jusque-là ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:49Invité politiqueFait
« À Colmar, il y a quelques semaines, une trottinette a été arrêtée à 85 km heure. »
- 2:21Invité politiqueChiffre
« Dans notre pays, ce sont 79 décès de conducteurs de ces engins. »
- 2:32Invité politiqueChiffre
« 21 000 blessés et 900 blessés graves. »
- 2:36Invité politiqueChiffre
« une augmentation très très importante, un tiers d'une année sur l'autre. »
Temps de parole
- Brigitte Klinkert65 %
- Présentateur34 %
≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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7h46, le pied à terre forcé, Sébastien, pour les utilisateurs de trottinettes et de vélos électriques à Mulhouse. C'était une promesse du maire de la ville, Frédéric Marquet, l'interdiction de circulation des deux roues électriques entre en vigueur dans le centre piéton seulement pendant la journée, entre 11h le matin et 20h le soir. Les amendes vont commencer à tomber dès le mois de septembre. Bonjour Brigitte Klinkert. Bonjour Sébastien, bonjour à tous. Député du Haut-Rhin, vous avez co-signé une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour durcir la loi actuelle sur ces engins électriques.
Ce n'est pas un peu radical quand même d'interdire purement et simplement des deux roues dans l'espace public comme ça ?
Je dois dire que je soutiens vraiment la mesure du maire de Mulhouse parce que je pense que c'est le type de réponse de proximité qu'il faut. Vous savez, je pense qu'un piéton doit pouvoir marcher sereinement dans une zone piétonne sans avoir peur de se faire percuter. Et l'utilisateur d'une trottinette ou d'un vélo électrique doit lui aussi pouvoir circuler dans de bonnes conditions. Encore hier soir, je circulais à vélo sur une piste cyclable au centre-ville de Colmar. Et il y a une trottinette qui arrive en toute blinde à contresens. Je me suis demandé ce qui allait se passer. Et du coup, la trottinette va à contresens sur la voie publique. C'est un vrai danger.
Évidemment, je suis pour le soutien au développement des mobilités douces. Je vous le dis, moi-même, j'utilise le vélo. Mais le problème, c'est que beaucoup trop d'usagers ignorent ou méconnaissent d'ailleurs volontairement la réglementation.
C'est quoi le vrai souci finalement avec ces véhicules électriques particulièrement ? Parce qu'à Mulhouse, on l'espère, avec cette mesure, pacifier l'espace public.
Alors, en fait, il y a de gros soucis de vitesse excessive, de ce l'homme.
C'est 25 km heure pour les engins qui ne sont pas débridés, un maximum.
Exactement. Alors, figurez-vous qu'à Colmar, il y a quelques semaines, une trottinette a été arrêtée à 85 km heure. C'est juste pas possible.
Mais là, ce sont des délits routiers. Ce n'est pas monsieur, madame, tout le monde qui roule à 80 km heure avec une trottinette électrique.
Bien sûr. Mais ce qu'il faut savoir aussi, c'est que les conséquences sont parfois dramatiques, avec des blessés graves, des décès aussi.
Vous avez des chiffres sur les accidents, sur les blessés graves ou pire ?
Oui, alors j'ai des chiffres qui datent de l'année dernière, 2025. Dans notre pays, ce sont 79 décès de conducteurs de ces engins. Dans le haut-rail ? Non, c'est au niveau national, mais quand même, 79 décès. 21 000 blessés et 900 blessés graves. Mais surtout, ce qu'on constate, c'est une augmentation très très importante, un tiers d'une année sur l'autre.
Qu'est-ce que vous préconisez ? Il faudrait même aller plus loin à vous entendre finalement. Là, l'interdiction va concerner ces véhicules entre 11h le matin et 20h le soir. Il faudrait interdire complètement ?
Alors, déjà, moi je voudrais dire que la sécurité des piétons et la liberté de se déplacer autrement ne doivent pas s'opposer et ne s'opposent d'ailleurs pas. et encadrer, c'est permettre à chacun, piétons, cyclistes, utilisateurs de trottinettes, de partager l'espace public en toute confiance. Et c'est tout le sens du texte que je porte avec des collègues à l'Assemblée nationale. Et j'ai envie de dire que Mulhouse montre qu'au niveau local aussi, on peut agir dans ce sens.
Quelles sont les mesures concrètes que vous proposez ?
Alors, j'ai envie de dire qu'il y en a trois. La première, c'est faire respecter tout simplement les règles existantes. La deuxième, c'est de laisser les collectivités comme Mulhouse prendre les décisions qui s'imposent. C'est au niveau local qu'on voit le mieux ce qu'il faut faire pour pouvoir se déplacer en sécurité. Et puis, troisièmement, c'est renforcer le cadre national. Et c'est pourquoi j'ai co-signé une proposition de loi portée dans ce sens. L'objectif, c'est quoi ? C'est d'instaurer une formation obligatoire à la conduite sur la voie publique, comme d'ailleurs prend un scooter. C'est de renforcer les sanctions.
Et c'est donner plus de prérogatives, pardon, plus de pouvoir aux policiers municipaux qui sont eux qui, d'habitude, interviennent les premiers sur le terrain.
Avec l'intoration d'un permis de conduire aussi, on pourrait aller jusque-là ou pas ?
Alors là, le texte, c'est une formation obligatoire. C'est de rendre aussi le casque obligatoire, parce que ça serait un vrai sujet. Et vous savez que dans certains départements, les préfets ont rendu pour tous les deux roues le casque obligatoire. Je crois que c'est important parce qu'on voit trop d'accidents avec ensuite des conséquences qui sont dramatiques.
150 euros de verbalisation dès le mois de septembre, là, Mulhouse, pour quelqu'un qui ne mettrait pas le pied à terre de sa trottinette ou de son vélo électrique, ça vous paraît cohérent comme sanction ?
Écoutez, moi je pense que c'est une bonne mesure, surtout que là, Mulhouse a mis dans un premier temps une phase de pédagogie en place. Et puis ensuite, lorsqu'un texte est pris, la réglementation doit être appliquée.
Merci à vous, Madame Brigitte Klingert. Vous êtes députée du Haut-Rhin, de la première circonscription à Colmar. Et vous avez co-signé effectivement cette proposition de loi à l'Assemblée nationale pour durcir la loi actuelle. Merci à vous, Madame la députée. Merci, bonne journée. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Brigitte Klinkert