Véran, Salomon... Ils auraient dû être virés ! - Nicolas Dupont-Aignan sur CNews (30 mars 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Est-ce que le président a raison de ne pas vouloir reconfiner le pays ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Les 41 directeurs médicaux de crise de l'APHP ont fait une tribune ce week-end en disant qu'ils étaient en train de commencer le tri des patients. Vous croyez à ce que disent ces médecins ?
- 4:14OuverteRéponse directe
On a des prévisions assez inquiétantes pour l'Île-de-France. Est-ce qu'il faut fermer les écoles ?
- 8:11OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron était hier en visite sur le terrain à Créteil auprès des salariés de l'assurance maladie qui appellent les 2 millions de personnes de plus de 75 ans non vaccinées. Est-ce que c'est la solution ?
- 9:58OuverteRéponse directe
La clé de tout ça, c'est la livraison des vaccins. Elle arrive péniblement en Europe. On nous promet 3 millions de doses cette semaine, dont la moitié de Pfizer. Vous y croyez ?
- 11:23OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut reporter les régionales ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20PrésentateurFait
« L'Ivermectine qui est autorisée en République tchèque, qui est développée dans le monde entier, sauf en France. »
- 2:15PrésentateurFait
« Car aujourd'hui, je vais vous le dire très clairement, un confinement dit dur n'aurait aucun sens supplémentaire puisqu'il ne sera pas respecté. »
- 3:20PrésentateurFait
« Emmanuel Macron et son gouvernement n'ont pas pris les mesures qui s'imposaient pour augmenter le dimensionnement de l'hôpital public et associer les cliniques privées et la médecine de ville. »
- 4:21Invité politiqueChiffre
« On est actuellement à 1 484 cas en réanimation. »
- 4:25Invité politiqueChiffre
« S'il y avait un confinement strict, à partir du 1er avril, donc là, malgré tout, on serait à plus de 3 470 patients en réa. »
- 6:46PrésentateurChiffre
« Pour la ville d'hier, le maire me disait que ça coûte 100 000 euros. »
- 8:15Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron était hier en visite sur le terrain à Créteil auprès des salariés de l'assurance maladie qui sont en train d'appeler les 2 millions de personnes de plus de 75 ans qui ne sont toujours pas vaccinées alors qu'elles devraient l'être. »
- 9:56Invité politiqueChiffre
« On nous promet 3 millions de doses cette semaine, dont la moitié de Pfizer. »
- 10:49PrésentateurFait
« Vous savez que le Parlement est fermé sur les questions sanitaires. »
- 11:58PrésentateurChiffre
« 27 millions de foyers ont reçu des masques FFP2. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Nicolas Dupont-Aignan16 %
- ?6 %
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C
News,
il
est 8h15. Bienvenue à tous. Laurence Ferrari, vous recevez ce matin Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et députée de l'Essonne.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bienvenue dans la
matinale de C News. Les mesures de freinage peinent à endiguer l'augmentation de l'épidémie. Est-ce que le président a raison de ne pas vouloir reconfiner le pays
? Le
problème c'est que le président, depuis un an, ça fait un an tout juste,
a
concentré tous les
pouvoirs et
que personne ne comprend sa politique. C
'est
ça le problème.
C
'est le principe de la Ve République en fait, que le président concentre
tous
les pouvoirs. Non, pas exagéré non plus. En tout cas, dans la Ve République, il y avait un cap, une vision. On savait où on allait, là on ne sait pas où on va. Et ce que je regrette le plus,
ce
n'est pas que le président n'est pas confiné. Je pense qu'il a eu raison
de
ne pas reconfiner. Mais malheureusement, il a eu très tort de ne pas accompagner
ce
geste par une politique que je réclame depuis un an, qui est une politique avec plusieurs axes. Les lits, on n'a pas augmenté les lits de réanimation. Je pense au Val-de-Grâce qui aurait pu être ouvert depuis un an, qui est un hôpital magnifique,
qui
est vide depuis trois
ans.
Militaire qui est vide, 400 lits disponibles en plein Paris. C'est la même chose dans les régions. Je pense aux soins qui ne sont pas développés, les soins précoces en amont. L'Ivermectine qui est autorisée en République tchèque, qui est développée dans le monde entier, sauf en France.
Dont certains doutent de l'efficacité.
Oui, mais dont beaucoup, heureusement que beaucoup de médecins emploient pour réduire la charge virale et éviter l'arrivée en réanimation. Je pense aux protections ciblées, les masques FFP2 que je demande qu'on envoie aux personnes fragiles. Je pense au contrôle des frontières. Bref, ce qui est insupportable, je pense, pour beaucoup de Français, c'est que depuis un an, on aurait pu prendre des mesures qui s'additionnent, qui se complètent selon un plan d'ensemble et qui auraient permis d'éviter ce qui se passe.
Néanmoins, vous
donnez raison
au
président de ne pas
avoir reconfiné et de
ne toujours pas avoir le faire. Attention,
je dis que le président a été inconscient
de
ne pas mettre en place une politique cohérente. Moi, je répète la même chose depuis un an. Vous pouvez retrouver toutes mes interventions. Il faut une politique globale pour ne pas enfermer les Français. Car aujourd'hui, je vais vous le dire très clairement, un confinement dit dur n'aurait aucun sens supplémentaire puisqu'il ne sera pas respecté. Il ne peut pas l'être. Et de surcroît, on sait qu'en enfermant les gens chez eux,
on
propage davantage le virus. Donc, il faut une politique intelligente
qui
dépasse la question confinement, pas confinement, qui soit une politique globale. Et là, on peut, je ne dis pas vaincre, mais maîtriser le virus et sauver des vies.
Les 41 directeurs médicaux de crise de l'APHP ont fait une tribune ce week-end en disant qu'ils étaient en train de commencer le tri des patients. Évidemment,
c
'est ce qui fait peur à tout le monde. C'est qu'à l'hôpital, on en soit obligé à trier et choisir entre qui aura droit au respirateur et qui n'aura pas droit. Vous croyez à ce que disent ces médecins qui sont au cœur de la machine de l'APHP ?
Ils se battent, ils sont au cœur de la machine. Pour autant, j'entends aussi des médecins qui disent exactement l'inverse, même en Ile-de-France. La chose qui est sûre, c'est que depuis un an, Emmanuel Macron et son gouvernement n'ont pas pris les mesures qui s'imposaient pour augmenter le dimensionnement de l'hôpital public et associer les cliniques privées et la médecine de ville. J'insiste sur la médecine de ville. Pourquoi ? Parce que ce qui ne va pas dans notre système, c'est que l'assurance maladie dit à quelqu'un qui a la Covid. Restez chez vous avec du Doliprane.
C
'est ahurissant d'entendre ça au jour d'aujourd'hui. Alors que dans beaucoup de pays, les médecins de ville sont beaucoup plus associés, peuvent soigner. Je répète qu'on ne développe pas les soins précoces dans notre pays. C'est un scandale d'État. Donc les médecins d'hôpital sont inquiets, je les comprends. Pour autant, est-ce qu'il ne
faut
pas plutôt se donner les moyens de gérer les pandémies, plutôt que de paralyser un pays avec des effets sanitaires sur les suicides, des effets psychologiques, des effets sociaux considérables, et d'être passif ? Ce que je reproche, en fait, c'est qu'on est soit dans l'enfermement, soit dans la panique.
Mais
ça fait un an !
Un
an qu'on tâtonne ! Un an d'amateurisme plus total !
On a des prévisions assez inquiétantes pour l'Île-de-France. On est actuellement à 1 484 cas en réanimation. S'il y avait un confinement strict, à partir du 1er avril, donc là, malgré tout, on serait à plus de 3 470 patients en réa. Donc là, les urgences seraient évidemment débordées.
Si, si. Et si on mettait tous les Français à la cave,
avec
interdiction de sortir,
et
puis on peut faire disparaître les
Français... C'est une option
qu'étudie le gouvernement.
Eh bien, c'est... Mais c'est totalement aberrant. Regardez la Suède.
La
Suède n'a jamais confiné,
n
'a pas plus de morts par habitant que la France. Ça veut dire quoi ? Que la question, c'est pas le confinement. Mais quand est-ce qu'on
va le comprendre ? C'est fini le
confinement, on
l'aura plus jamais.
Le confinement n'a aucun sens. On en aura un troisième, un quatrième, un cinquième. Ce que je voudrais, c'est qu
'on
prenne les problèmes en amont. En revanche, plutôt que de parler de confinement, je parlerais d'attitude responsable. Pourquoi, par exemple, on embête, pour ne
pas
être plus vulgaire, les Français à rentrer à 19h, alors qu
'on
sait qu'ils s'entassent dans les transports, qu'il faut au contraire élargir les plages, faire un couvre-feu beaucoup plus tardif, comme dans d'autres pays, même en Espagne ou ailleurs. Et en revanche, d'être beaucoup plus sévère,
quand
il y a des attroupements avec 25 personnes le soir, dans les quartiers,
et
je connais ma banlieue. C'est
-à-dire que c'est facile d'avoir des gendarmes. C'est dans les beaux quartiers aussi.
Vous avez raison. Mais c'est facile d'avoir des CRS qui regardent à 19h et qui verbalisent, verbalisent, parce que le ministre de l'Intérieur demande de verbaliser, et au même moment qu'à personne, pour les abus. Car ce qui est important, c'est des conduites responsables. C'est de responsabiliser les Français.
On
ne fera rien si on ne responsabilise pas, et il faut cesser d'infantiliser notre pays. Infantilisation générale depuis un an. On voit le résultat.
Est
-ce qu'il faut fermer les écoles ? Il y
a
une option qui est sur la table, qui dirait qu'il faudrait peut-être rajouter une semaine avant, une semaine après, pour faire en gros un mois de fermeture des écoles, afin de baisser le taux de contamination dans les écoles qui existe, qui est une évidence, en sachant qu'aujourd'hui, il suffit d'un cas positif pour fermer une classe. Les classes ferment les unes après les autres, et les parents ont l'impression de jouer à la roulette russe tous les jours quand leur enfant rentre de l'école. C'est du vécu. Donc, est-ce qu'il faut fermer les écoles ou pas ?
Je ne le crois pas, parce que si les écoles sont fermées, où iront les jeunes ? Dans les cages d'escalier, chez eux, à se contaminer
?
Donc, il vaut mieux qu'ils soient dans les écoles. En revanche, pourquoi on ne met pas des purificateurs d'air dans les classes
?
Pourquoi ? Pourquoi les
autotests sont en vente ? Vous l'avez budgétisé,
ça ?
On peut tout à fait le faire. Pour la ville d'hier, le maire me disait que ça coûte 100 000 euros. Ça me paraît être urgent.
Urgent
! Urgent ! Pourquoi les autotests sont en vente libre en Allemagne depuis début mars ? Ils
sont bloqués depuis
un mois et demi en France.
C'est bloqué.
La Autotorité de la Santé a donné son approbation.
Le ministère bloque. Mais nous sommes un pays de fous, pardonnez-moi. Donc, on va revenir au Moyen-Âge, parce qu'on a des gouvernants incapables. Incapables ! Alors, je ne dis pas que c'est facile, attention. Mais, quand même, pourquoi refuser les innovations technologiques ? Pourquoi tant de temps ? Donc, je reviens aux classes. Si, dans
des
zones géographiques, il y a un vrai problème, il faut fermer, bien sûr. Si, en revanche, on n'est qu'à moins de 1%, il faut absolument laisser ouvert. La panique n'est pas bonne conseillère. Je crois qu'on peut affronter cette crise en prenant le meilleur de ce qui se passe à l'étranger et qu'on peut vraiment faire mieux, largement faire mieux.
Donc, vous vouliez aussi interdire l'école aux enfants, que les parents refusent de tester. Vous êtes toujours
là-dessus ou pas ? Non,
j'ai évolué. Je vais vous dire franchement,
j
'ai évolué parce que, quand j'ai dit ça, parce que je trouvais bizarre qu'on refuse un autotest, il y a eu une levée de bouclier que j'ai compris. Et je pense qu'il faut le faire à l'amiable. Et là-dessus, vous savez, parfois, on peut presque se tromper. Donc, moi, je réfléchis, j'écoute. Je pense qu'il faut laisser ouvert, fermer au cas par cas et suivre géographiquement. Non, encore une fois, j'aimerais qu'on soigne davantage, qu'on augmente les lits, qu'on protège les plus fragiles. Et ce n'est que comme ça qu'on vaincra l'épidémie.
Emmanuel Macron était hier en visite sur le terrain à Créteil auprès des salariés de l'assurance maladie qui sont en train d'appeler les 2 millions de personnes de plus de 75 ans qui ne sont toujours pas vaccinées alors qu'elles devraient l'être. Est-ce que c'est la solution, encore une fois, les appeler, les motiver pour qu'elles viennent se faire vacciner ? Parce que, voilà, une fois qu'on aura fini les plus de 75 ans, on pourra successivement aller sur les autres
tranches d'âge. On est dans le
grand guignol, pardonnez-moi. C'est la honte de la France. Il n'y
a
pas de vaccin. Les rendez-vous sont décalés. Donc, voilà. Je connais une dame de 92 ans qui a un rendez-vous, je crois, dans un mois.
Mais
encore, on lui a dit, je ne
sais
pas si ça sera maintenu, il faut arrêter le cirque. Voilà. Je ne
veux
pas être plus sévère parce que ça ne sert à rien. Je crois qu'en ce moment, en tout cas, le rôle d'un responsable politique, c'est de proposer des solutions. J'ai proposé un plan B. Il est précis. On peut le retrouver sur Internet. Je ne comprends pas pourquoi l'appareil d'État est paralysé. Je ne le comprends pas.
Sur les vaccins. Sur
les fournitures de vaccins. Mais surtout, il est paralysé. Le spray nasal qui a été inventé, qui paraît, pourrait être utile. Pourquoi il est interdit ? On
est développé en Israël.
L'Institut Pasteur de Lille, qui a une recherche sur une molécule, est freiné par le ministère de la Santé. Donc, il
y a
un moment, il faut quand même se poser des questions. Pourquoi tout ce qui permettrait de lutter contre la gravité de
l
'épidémie, outre le vaccin, est bloqué en France ? Pourquoi ? La
bureaucratie,
la ministération de la Santé ? La bureaucratie, l'intérêt,
je ne
sais
pas. En tout cas, si vous, vous dirigez votre chaîne CNews comme le ministère de la Santé, je pense qu'il y
a
longtemps que vous auriez été élégamment remercié. Eh bien, on est dans un pays d'irresponsables. Ça fait un an qu'on est dans une situation dramatique. Et tout continue comme avant. Jamais d'examen de conscience. On peut quand même avoir un examen de conscience dans la vie.
La clé de tout ça, quand même, c'est la livraison des vaccins. Elle arrive péniblement en Europe. On nous promet 3 millions de doses cette semaine, dont la moitié de Pfizer. Vous y croyez
?
J'attends de voir. Je suis comme Saint-Thomas. J'attends de voir. Vous ne croyez plus les prévisions ? Mais qui peut croire les prévisions
?
D'ailleurs, le problème de la confiance vient du mensonge. Moi, je pense qu'on ne s'en sortira qu'en changeant les responsables qui ont menti.
On
ne peut pas demander aux Français de croire à quelque chose si les responsables sont toujours dans le mensonge, le déni.
Mais
dès maintenant
? Mais
bien évidemment. En quoi M. Salomon est toujours directeur général de la Santé ? Ou alors, tient-il M. Macron par certains éléments
?
Pardon
?
Écoutez, dans un pays normal, le directeur général de la Santé et le ministre de la Santé auraient été virés pour appeler un chat. Est-ce
que vous insinuez ?
Pourquoi ? Il aurait quoi ? Des dossiers sur Emmanuel Macron ?
J'insinue qu'Emmanuel Macron a concentré tous les pouvoirs,
a
voulu jouer au général en chef, au médecin-chef, au ministre de la Santé, a voulu remplacer le Parlement. Vous savez que le Parlement est fermé sur les questions sanitaires.
Les
députés ne servent à rien sur les questions sanitaires. Est
-ce que vous croyez que c'est normal ?
Mais en Angleterre, le Parlement vote. En Israël, le Parlement vote. Il y
a
un débat.
À
force de tout concentrer, d'avoir un conseil scientifique qui vient de publier sur les élections, on a un rapport. C'est la première fois.
Il
n
'y a pas de rapport, sinon. Pas de rapport du conseil scientifique. Pas de rapport du conseil de défense. Nous ne sommes plus en démocratie sur la question sanitaire. C'est ça, la réalité. Et quand vous concentrez tous les pouvoirs dans un homme seul, à un moment, s'il se trompe, c'est tout le pays qui le paye cher.
Vous parlez des régionales. Est-ce qu'il faut les reporter ou pas ? Puisque le conseil scientifique a renvoyé la balle à l'exécutif.
Dans tous les pays où on vote, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas voter avec des mesures de précaution. Encore une fois, j'ai accepté le premier confinement parce qu
'il
n
'y
avait pas de masque, pas de test.
On
n'avait pas de recul. Mais là, aujourd'hui, on sait très bien ce qu'il faut faire pour ne
pas
attraper un virus. Je vais vous donner un exemple. Parce que vraiment, j'ai l'impression que parfois, on ne me comprend pas. Vous pouvez avoir un confinement très strict. Une petite dame âgée va au supermarché. Elle a un masque qui n'est pas bon. Elle peut attraper le virus. En revanche, vous ne
pouvez
avoir pas de confinement. On lui donne un bon masque FFP2. Ce qu'a fait Mme Merkel auprès des Allemands. 27 millions de foyers ont reçu des masques FFP2. Eh bien, elle peut sortir confinement ou pas et ne jamais attraper le virus. Est-ce que vous ne croyez pas que c'est mieux d'avoir des conduites prudentes que d'avoir un confinement moyen-âgeux ? Est-ce qu'on veut revenir au Moyen-Âge dans notre pays ? C'est ça l'objectif
?
Un mot des régionales. La candidate socialiste en Ile-de-France, Audrey Pulvar, a provoqué la polémique en estimant que lors des réunions non mixtes, les Blancs sont autorisés à venir mais invités à se taire. Ça vous fait réagir
?
Ça me fait de la peine, vous voulez dire ce que
je
vous dise ? C'est que des gens qui se disent antiracistes,
au
nom de l'antiracisme, deviennent racistes. Sans le savoir, parce que je pense qu'Audrey Pulvar ne s'en rend même plus compte. Et ce qui me fait beaucoup plus de peine encore pour notre pays,
c
'est que ce type de raisonnement renvoie en fait chaque Français à ses origines. Or, la promesse française, l'idée que je me fais de la France et de la République, c'est qu'on efface ses origines
et
on devient citoyen.
Et
ce qui est terrible dans ce qui se passe aujourd'hui, le débat qu'il y
a,
les polémiques, c'est qu'on renvoie les Français, notamment d'origine, différentes origines, toujours à leur passé
et
jamais à un idéal. Et si on en est là dans notre pays, franchement, je crois que c'est parce qu'on n'a plus assez d'idéal pour la France. On doit s'oublier. Et c'est ça la promesse républicaine. Et c'est terrible de voir ces gens qui l'ont, comment dire, défendu, venant de la gauche, républicaine, universaliste, qui en fait s'enfoncent dans l'identitarisme. C'est terrible. Et je crois que c'est aussi un problème de panne française. Et c'est tout l'enjeu de ma candidature à la présidentielle. L'assimilation républicaine. Osez le mot assimilation. On va dans la même direction, sinon on n'est plus un pays. Et
si le pays est en panne... Vous parlez
d'immigration.
Non,
assimilation, quand on est français,
quelle
que soit sa
couleur,
on doit s'assimiler à un modèle commun, à un idéal commun. On doit penser tous pareil. Non, pas penser tous pareil, aller vers la même direction, un idéal de progrès. Liberté, égalité, fraternité.
Ce
n
'est
pas des réunions racialisées. Ce n'est pas le renvoi à la couleur. Ce n
'est
pas diviser les français en catégories.
Donc on interdit les réunions de femmes victimes de violences
qui veulent s'exprimer entre elles ? Ne
caricaturons pas. S'il y a des femmes, je vous
le dis,
s'il y a des femmes, bien évidemment, il ne
faut
pas tomber dans l'excès. Mais en revanche, là, ce n
'est
pas ça du tout. Quand on voit ce que fait l'UNEF, quand on voit ce qu'a dit Mme Pulvar, imaginez qu'en Seine-Saint-Denis, des blancs disent, on fait une réunion entre blancs, mais ceux qui ne sont pas blancs-blancs n'ont pas le droit de parler. Enfin, attendez, on dirait, mais ça ne tourne pas rond. Donc en fait, pourquoi accepter
des
choses qui seraient inacceptables d'une autre couleur, si je puis dire ? Et assez de renvoyer aux couleurs. On est français. Être français, ça a un sens.
C
'est évacuer son origine. Sinon, les petits bretons ne seraient pas devenus français.
Et
donc, on est
tous
traités de la même façon
? On est tous traités. En revanche, ça veut dire de lutter contre les discriminations, bien sûr. Bien sûr. À l'embauche, etc. Partout. Mais pour lutter contre les discriminations, il faut avoir un idéal français. Ça veut dire quoi être français
?
Quel est le modèle économique ? Quel est le modèle social ? Quel est le modèle culturel
? Ça,
c'est important. L'égalité entre les hommes et les femmes, par exemple. Donc, ça veut dire de
trouver une
dynamique française. Oui, mais quel est le projet de la France ? Est-ce qu'on veut être encore une grande puissance
ou
pas ? Ou est-ce qu'on est une espèce de petit pays qui dépend de l'Union européenne pour acheter ses vaccins, qui suit le vent, qui change d'avis tous les matins ?
Merci beaucoup, Nicolas Dupont. Il
y
en a
à
être venu ce matin dans la matinale de CNews. A vous, Romain Desarves, pour la suite.
Nicolas Dupont-Aignan