Audiovisuel public : audition des dirigeants de TF1, Canal+, M6 et CMA Média - 1/04/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 41 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 25:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous détailler la procédure lancée contre France Télévision pour aide d'État illégale ?
- 27:00RelanceÉludée
Comment jugez-vous la plainte pour dénigrement déposée par France Télévision contre C News ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Quel est l'état des relations entre chaînes privées et avec l'audiovisuel public ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous la baisse de 60 % des contrats entre TF1 et France Télévision ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Une harmonisation des règles public-privé est-elle pertinente ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous partagez le point de vue de monsieur Boloré sur le financement par la publicité de l'audiovisuel public ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:00SPEAKER_M6Chiffre
« Nous investissons chaque année environ 240 millions d'euros dans la création française. »
- 15:00SPEAKER_M6Fait
« Nous ne sommes pas égaux vis-à-vis des fréquences que nous occupons. L'État a un droit de préemption. »
- 22:00SPEAKER_CMAFait
« Nous dépendons à 100 % de la publicité. »
- 6:00SPEAKER_XXFait
« on a besoin d'un service public fort, notamment pour financer la création audiovisuelle. »
- 20:00SPEAKER_XXFait
« YouTube est un concurrent pour la télévision et notamment chez les plus jeunes »
- 2:30Fait
« C'est la loi des affaires. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous retrouvons pour cette seconde audition de la journée qui va nous permettre d'entendre de manière conjointe les dirigeants de quelques grandes chaînes privées car s'intéresser au service public audiovisuel, c'est également s'intéresser à son pendant qui est le secteur privé car il interagit dans un paysage concurrentiel, dans un écosystème dont vous nous parlerez, je n'en doute pas, dans quelques instants. secteur public et secteur privé participent ensemble de l'information du divertissement des Français de la production audiovisuelle et on peut considérer d'ailleurs que certaines missions que vous menez vous les entreprises de l'au duel privé participent aussi des missions de service public. Nous aurons sans doute l'occasion d'y revenir.
Nous accueillons quatre dirigeants que je vais rapidement présenter. D'abord vous, monsieur Rodolphe Belmaire, vous êtes le président directeur général du groupe TF1. Après avoir commencé votre carrière dans le marketing, vous entrez au sein de l'entreprise Canal Plus en octobre 2001 comme directeur de la stratégie et du développement.
En octobre 2012, vous devenez directeur général du groupe Canal Plus, groupe que vous quittez euh en 2015, pardon. Vous entrez ensuite dans le groupe SAT puis dans le groupe Athos en janvier 2022. Vous ne restez que quelques mois puisque vous entrez au sein du groupe TF1 en octobre de la M année comme directeur général.
Vous êtes président directeur général depuis le mois de février 2023 et vous êtes président de l'Af, l'association de la filière audiovisuel qui regroupe les groupes audiovisuels France Télévision M6 et TF1, les principales organisations de gestion collective ainsi que les syndicats de producteurs et vous avez créé cette association, cette filière dans un contexte de bouleversement profond du secteur afin d'assurer, je vous cite, la solidité de vos modèles économiques, d'accompagner la transformation aussi du secteur audiovisuel et d'assurer et c'est important et c'est une mission essentielle le rayonnement de l'exception culturelle française. Monsieur Maxime Sada, vous avez débuté loin du monde des médias puisque vous entrez à la Datar en 1994 avant d'entrer chez Mckinze en 1999. Vous intégrez le monde des médias en ma 2004 avant de devenir directeur général du groupe Canal Plus en 2015 et président du directoire depuis 2018.
J'ajoute que vous êtes également président de Daily Motion depuis 2016 et président de Studio Canal depuis 2018. Monsieur David Lara Mandi, vous êtes président directeur général du groupe M6 depuis le mois d'avril 2024. Vous avez commencé votre carrière chez Gonman Sax.
Vous êtes entré ensuite dans le groupe M6 en février 2008 où vous dirigez assez rapidement Ventadit, filiale du groupe qui réunissait plusieurs anciennes phares de la vente à distance. Vous êtes ensuite pendant plus de 9 ans directeur général de M6 interaction et dans le même temps directeur général de M6 publicité. J'ajoute que vous êtes actuellement président de l'ACP, l'association des chaînes privées depuis le mois de juin 2025 succédant ainsi à monsieur Bellemire.
Madame Claire Léos, vous êtes pour votre part directrice générale de CMA Media. Vous êtes entré à la Garder en 2014 comme directrice générale de l'univers grand public. Vous êtes passé par CMI France avant d'entrer chez Vivendy puis chez Prisma Media.
Donc vous devenez présidente en septembre 2021. De septembre 2021 à septembre 2025. Vous avez été nommé directrice générale de CMA Méia au mois d'août 2025.
Et à ce titre, vous chapautez, vous avez la responsabilité de BFM TV et de RMC. Je vous remercie d'être venu éclairer les travaux de notre commission d'enquête afin de comprendre votre positionnement à l'égard du service public, du secteur public, de l'audiovisuel public. J'aurai quelques questions liminaires mais avant de vous les poser, je vais comme nous l'indique et le rappelle l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958, vous demandez de déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations.
Et je vous rappelle qu'au terme de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, les personnes auditionnées par une commission d'enquête doivent prédessèrement dire la vérité. Toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous demander chacune et chacun à tour de rôle de lever la main droite et à dire je le jure monsieur Bellemire.
Je le jure. Je vous remercie. Je le jure.
Merci beaucoup. Je le jure. Merci.
Merci. Et je vais céder la parole à monsieur Belmaire pour 5 minutes. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés.
Juste quelques mots brefs en introduction. Je pense pas que j'aurais besoin de de 5 minutes. Vous avez déjà beaucoup de choses, monsieur le président, dans votre aimable présentation.
Euh donc, je suis président du groupe TF1 qui est le premier éditeur privé en clair en France et de ce fait un acteur central du paysage et notamment du financement de la création audiovisuelle et de l'information des Français. Nous avons cinq chaînes sur la TNT, cinq chaînes gratuites dont TF1 qui est la première chaîne commerciale d'Europe. Elle notre groupe rassemble plus de 27 % de part d'audience en 2025.
Donc on est quasiment enfin tout près du premier groupe en audience qui est le secteur public de euh l'audiovisuel. nos succès récents comme la matinale qui s'appelle Bonjour qui a été lancée en 2024, notre plateforme de streaming gratuite TF1 plus qui compte déjà plus de 38 millions d'utilisateurs mensuels et qui est proposé dans tous les territoires francophones dans le monde. la progression d'audience de notre chaîne d'info LCI qui est qui a atteint la deuxème place du marché de l'information le mois dernier, ce dont on se réjouit largement, vous vous l'imaginez bien, illustre notre capacité à innover.
Euh et cette cette innovation, ce travail, ces efforts, ils sont fournis par les 3117 précisément collaborateurs du groupe dont et c'est un chiffre qui est important 700 qui sont dédiés à l'information de nos concitoyens, l'information gratuite qui est portée chaque jour à nos concitoyens à travers l'ensemble du territoire. Ces succès cachent ou s'opèrent, je devrais dire plutôt dans un contexte économique complexe. Marché publicitaire de la télévision qui est en qui est qui est sous pression baisse continue de la durée d'écoute individuelle de la de la télévision qui se porte vers les usages digitaux et surtout régulation qui reste malgré tous nos efforts et toutes nos demandes très asymétriques. régulation qui pénalise les éditeurs nationaux face à une concurrence grandissante des plateformes internationales au premier rang desquels, je voudrais citer YouTube et avec lesquels nous sommes de plus en plus en concurrence pour les usages et pour les revenus publicitaires.
Dans ce contexte, le groupe TF1 continue à investir plus de 230 millions par an dans la création française et 150 millions d'euros par an aussi dans l'information avec une ambition, une ligne éditoriale claire qui est affirmée, qui a même inscrite sur nos écrans plusieurs dizaines de fois par jour, qui est d'être un acteur de la cohésion nationale de notre pays. Notre slogan, c'est les Français ensemble. En tant que président directeur général du groupe TF1 depuis 2022, enfin président directeur général depuis 2023, directeur général depuis 22, je partage une conviction forte.
L'audiovisuel français, public comme privé est un pilier de notre démocratie, de notre culture, surtout en ce qui nous concerne de notre culture populaire et de notre économie. C'est aujourd'hui un secteur qui traverse une période charnière marquée par des défis structurels importants qui menacent son équilibre et qui doivent être appréhendés comme il se doit, notamment dans une économie qui est très régulée par la puissance publique. Ces enjeux ne concernent pas seulement le secteur privé et en tant que président de la filière audiovisuelle association, vous l'avez dit monsieur le président, cré récemment, je porte au nom de cette filière une vision globale et une ambition pour le secteur qui est d'accompagner son évolution et notamment sa régulation dans un secteur qui est très encadré par la loi, par des directives européennes et par des régulations de toutes sortes.
Cette filière audiovisuelle, elle compte 27 membres. vous l'avez dit, des éditeurs, quasiment tous les éditeurs français, des producteurs de fiction, de cinéma, des auteurs, des musiciens, des doubleurs, des acteurs, enfin l'ensemble de la filière qui est rassemblée et qui s'est rassemblé autour de quelques priorités simples et qui illustrent l'interdépendance économique de notre secteur d'activité. Un de ces éléments, un des éléments derrière lequel la filière se mobilise, c'est et je pense que c'est le cœur de votre sujet aujourd'hui.
Donc je le dis en introduction, c'est le rôle central de l'audiovisuel public comme maillon essentiel de cet écosystème et notamment du financement de la création audiovisuelle. Et ça c'est un point très important qu'il faut souligner et sur lequel il faut insister. Le deuxème élément, c'est la complémentarité du secteur public et du secteur privé en ce qui concerne le pluralisme de euh l'information faisant du secteur public un pilier de notre démocratie.
Pour jouer pleinement ce rôle, l'audiovisuel public doit avoir des missions claires faisant l'objet d'un consensus national et d'un financement pérenne. Alors aujourd'hui, vous vous interrogez vous nous interrogerez sûrement sur la place et le rôle et le financement du secteur public. Ce que je veux dire, c'est que après 2 ans, peut-être même plus de 2 ans sans contrat d'objectif et de moyens évidemment et c'est quasiment totologique, les missions du service public sont insuffisamment définies et insuffisamment contrôlées par la puissance publique.
Alors, faut-il des réformes au secteur public ? Certainement. Il faut certainement des réformes pour assurer un financement, un secteur publicé avec des financements pérennes et une visibilité à l'échelle et dont les missions soient définies au service de nos concitoyens dans un consensus national.
Ces réformes devront cependant préserver les équilibres du secteur sous deux aspects. Premièrement, la ressource publicitaire. L'accès à la ressource publicitaire du secteur public doit respecter les grands équilibres économiques du secteur et donc doivent rester stable, ni réduire ni augmenter.
Et deuxièmement, le secteur public doit pouvoir continuer à financer significativement la culture populaire et l'information au service de nos concitoyens pour le plus grand bénéfice de notre communauté nationale. Merde ! Donc voilà ce que je pourrais vous dire euh en en introduction.
Euh je que je mon temps est fini. C'est ça que vous signifiez par semaine. Vous m'aviez dit vous m'aviez dit je vais pas je vais pas utiliser 5 minutes mais vous voyez c'est toujours comme ça avec la commission d'enquête.
On est réticent au début et puis à la fin on parle plus longtemps que prévu. On verra ça à la fin si vous voulez bien monsieur le président. Bon écoutez, non je peux laer conclure pour vous dire que contrairement à ce qui pourrait sembler en apparence et alors que je suis président d'un groupe privé, je considère que le secteur public est un maillon essentiel de notre secteur, que que les secteurs audovisels, publics et privés ont un enjeu et des avenirs communs et qu'il faut appréhender sous cette forme.
Merci beaucoup monsieur le président, directeur général. Je vais laisser maintenant la parole au président du groupe M6. parole alphabétique comme ça.
Merci merci beaucoup monsieur le président Merci beaucoup monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie pour votre invitation. Je suis très heureux d'être là ce soir. Je vais vous présenter très rapidement le le groupe M6 en quelques mots.
Nous sommes 2200 collaborateurs, quelques 350 journalistes, je reviendrai dans dans quelques instants. Nous éditons 13 chaînes de télévision dont cinq qui sont sur la TNT, trois radios nationales dont dont RTL, évidemment notre plateforme de streaming M6+ et tous nos actifs digitaux, notamment nos podcasts sur RTL. Nous sommes également présents dans le domaine de la production et dans le domaine du cinéma à la fois comme producteur mais également comme distributeur.
Alors notre métier, notre mission est assez simple, c'est celle de divertir et d'informer les Français. Tous les Français, nous investissons chaque année environ 240 millions d'euros dans la création française. Quant à l'information, elle est au cœur de notre offre à travers trois piliers.
RTL d'abord et on a 10 heures d'information par jour. Deuxièmement, les tranches, nos journaux télévisés, pardon, sur M6 et puis enfin nos magazines qui sont des marques que vous connaissez comme Capital, zone interdite ou encore enquête exclusive. Nous sommes très fiers de porter cette information, une information qui est produite par des rédactions, des rédactions indépendantes et pas par des algorithmes et j'espère qu'on aura l'occasion d'y revenir lors de cette audition.
Alors, Rodolf vous a parlé de LAAFA, un mot sur sur la CP que j'ai le plaisir de présider. Elle a été créée il y a une vingtaine d'années en 2008 créée par TF1, par M6 et le groupe Canal. CMA Média l'a rejoint l'année dernière et nous y défendons un certain nombre enfin l'intérêt de de nos chaînes privées dans différents domaines.
On aura peut-être l'occasion d'y d'y revenir. Alors pour en venir à l'objet de votre commission, moi je vais peut-être décevoir, j'ai pas forcément de jugement à porter ni sur les programmes, ni sur l'information, ni sur le financement du du service public. Est-ce que c'est en beau niveau ?
Est-ce que c'est trop haut ? Est-ce que c'est trop bas ? Est-ce qu'il faut 3 milliards, 2 milliards, 5 milliards ?
Honnêtement, c'est pas à moi de me prononcer. Euh en revanche, je pense qu'on peut se poser des question sur le rôle de l'État actionnaire. Euh et monsieur Belmer en parlait il y a quelques instants.
Je pense que entre l'absence effectivement de de signature des derniers contrats d'objectif et de moyens ces dernières années et les coûts de de rabot qu'on a vu successifs ces derniers mois, je pense qu'on ça s'apparente davantage à une gestion à courte vue qu'à l'échange stratégique auquel on pourrait s'attendre. Par ailleurs, troisème point que je voulais dire là-dessus, c'est que peu de gens ont noté que l'audiovisuel public bénéficie de nombreux avantages par rapport à ses concurrents privés. Par exemple, je sais pas si vous le savez, nous ne sommes pas égaux vis-à-vis des fréquences que nous occupons.
L'État a un droit de préemption. En ce moment, par exemple, Radio France cherche à permuter les réseaux France publique et France info pour des raisons qu'on qu'on peut peut-être comprendre. Ce qui est en passant euh ce qui est en passant serait catastrophique euh pour les réseaux privés nationaux comme euh euh comme les nôtres.
Euh si vous vous posez la question "Est-ce que je pourrais faire la même chose pour euh RTL et fun ?" La réponse est non. Euh est-ce que si euh je souhaitais faire de gully une chaîne euh une chaîne d'information ?
La réponse est également non. Donc nous ne sommes pas à égalité avec ça et c'est important d'en parler euh notamment parce que euh c'est évident que l'audiovisuel public a un rôle et un rôle important à jouer, mais j'ai aussi la conviction qu'il est absolument indispensable d'avoir un audiovisuel privé fort. Euh alors nous nous le vivons quasiment au quotidien dans notre groupe he le groupe le groupe RTL RTL Hongrie qui est une chaîne qui est une chaîne sœur. dans son pays quasiment maintenant l'unique canal disons d'expression libre dans dans ce pays.
Donc on mesure l'importance qu'il peut jouer qu'il peut jouer là-bas. Or, on en parlait à l'instant, notre écosystème est en plein bouleversement. Notre business model est mis en danger par les révolutions du streaming.
Et en danger, honnêtement, je pèse mes mots. C'est une révolution dans les usages, c'est une révolution dans la technologie et c'est surtout une révolution dans l'environnement concurrentiel. Alors, c'est évidemment un danger pour nous.
C'est aussi un danger, je pense pour la société dans son ensemble. On en parle de plus en plus souvent mais pas assez, notamment sur la santé mentale qu'on commence à peine à prendre en compte et je voudrais euh avoir une pensée ou un mot pour pour madame Miller et la et le et le projet de loi qu'elle qu'elle porte en espérant qu'il puisse aller aller au bout. Alors, en face de cette révolution, nous nous évoluons dans un système et un cadre réglementaire totalement archaïque.
J'ai appelé récemment un New Deal de l'audiovisuel et je me permets devant vous de réitérer cet appel. Un, il faut revenir sur les interdictions qui pèsent sur nos antennes. Nous avons des radios musicales honnêtement à l'heure du streaming, mais on nous interdit de diffuser les titres qui fonctionnent le mieux pour nos auditeurs.
C'est incompréhensible. euh à l'heure de Netflix et de Amazon Prime, on ne peut pas le samedi soir diffuser les films que l'on souhaite. Deuxièmement, nous avons besoin d'un New Deal sur la diffusion.
La TNT coûte de plus en plus cher. Elle est désormais utilisée par moins de 20 % des Français. elle est utile, on en on en a besoin mais il faut évidemment en réduire drastiquement les coûts. 3è élément, à partir du moment où on l'autorise aux acteurs du digital, il faut, il me paraît-il, c'est évident, autoriser la publicité pour les promotions de la de la distribution en télévision. euh l'interdiction qui qui existe encore en France est est un cas euh absolument unique en France et probablement dans le monde.
Et puis 4e point, il faut faire évoluer les règles de concentration. Il faut pouvoir faire émerger des acteurs nationaux en face de la déferlente des plateformes. Alors, beaucoup de ces changements euh que nous appelons de nos vœux bénéficieraient également au secteur public.
À l'inverse, j'attire votre attention que vu la la situation de notre notre industrie, ne faut surtout pas que d'éventuelles solutions pour l'audiovisuel public fragilise davantage les acteurs privés. La privatisation n'est pas une solution, l'augmentation du temps de de publicité non plus. Pour conclure, je vous dirais que l'audiovisuel public et l'audiovisuel privé ne sont bien évidemment pas des adversaires.
La vraie question aujourd'hui elle est pas de savoir comment nous partageons le marché en tracteur français. Elle est de savoir si nous voulons encore peser face aux acteurs internationaux, si on veut encore de la souveraineté française en face des ingérences étrangères. C'est à cette condition et à cette condition uniquement que nous continuerons à faire vivre à la fois une information indépendante et une création forte dans notre pays.
Merci beaucoup. Merci pour ces propos qui éclaire déjà nos nos travaux et nos réflexions. Madame Léos, je vous laisse la parole pour 5 minutes.
Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, déjà je vous remercie de me recevoir dans le cadre de vos travaux en tant que directrice générale de CMA Média. Alors, permettez-moi d'abord de vous parler un instant de CMA Média qui est un groupe jeune dans le paysage médiatique français. C'est un groupe qui a été créé il y a 4 ans seulement à l'initiative de Rodolphe Saadé avec l'acquisition de la Provence et Corse Matin.
Puis le rachat de la tribune en 2023 et le lancement de la tribune dimanche, sa version dominicale. Puis l'acquisition de RMC BFM il y a 2 ans, suivie l'année dernière par l'acquisition de Cherry 25 qui a été rebaptisée RMC Life et celle de de Brut médias social pour les jeunes. Donc en quelques années, c'est un groupe média qui s'est constitué, qui est passé de 0 à 500 millions de chiffres d'affaires en moins de 4 ans et qui est devenu le seul groupe médiia à être présent sur l'ensemble des médias, c'est-à-dire la presse écrite locale, nationale, la radio, la télévision et donc les réseaux sociaux.
Dans l'audiovisuel, la branche de CMA Média forme un ensemble qui est puissant et cohérent et qui rassemble des marques fortes d'information et de divertissement qui sont ancrées dans le quotidien des Français comme BFM TV ou RMC. Le premier pilier de notre projet éditorial, c'est l'information. Il faut savoir que RMCBFM, c'est la première rédaction privée de France avec plus de 850 journalistes.
Nous couvrons tous les champs de l'actualité, l'actualité générale, la politique, l'économie, le local, le national, l'international et sur tous les supports. Et d'ailleurs, je tiens à à remercier toutes les équipes qui sont sur le terrain, qui sont à l'antenne, qui sont en coulisse et qui réalisent ce travail exceptionnel au quotidien. Pour vous donner un exemple, BFM TV qui donc est chez nous la référence en matière d'information assure une couverture continue des grands événements avec à la fois de l'analyse approfondie et de l'exclusivité sur tous les les événements qui se passent en France et à l'étranger.
On assure plus de 20 heures de direct par jour, 7 jours sur 7, ce qui est vraiment une une spécificité BFM TV. Les dernières élections municipales ont été un exemple de ce qu'on était capable de faire en terme de couverture puisqu'on a organisé plus de 40 débats entre les candidats à la fois sur nos chaînes locales et sur notre chaîne nationale BFM TV puisque sur BFM TV nous avons organisé les quatre débats dans les grandes agglomérations françaises Marseille, Lyon, Nice et évidemment le débat de l'entre de tours à Paris. Nous sommes aussi très présents en ce moment dans la région du golf où nous avons plus de 20 équipes qui couvrent donc en direct et 7 jours sur 7 le conflit.
Donc nous sommes mobilisés à la fois en France et international. Nous avons aussi à côté de BFM TV la radio RMC qui est une radio généraliste et populaire qui offre à la fois de l'information du sport et du débat. Donc avec ce positionnement unique et un lien direct avec son public.
À côté de l'information, nous avons un deuxième pilier qui est le divertissement. Nous avons un pôle de trois chaînes RMC Story, découverte et Life qui offre des programmes de divertissement à la fois des films, des documentaires, des magazines qui sont accessibles et exigeants et qui sont présents naturellement aussi sur notre plateforme de de replay et de streaming. Donc la force de nos de notre groupe, c'est la complémentarité et la cohérence de nos marques qui ont su tisser une relation de confiance avec tout leur public.
Nous sommes leaders de l'information auprès des jeunes et des actifs et nous touchons aussi efficacement nos cibles publicitaires puisqu'il faut savoir que nous dépendons à 100 % de la publicité. Ce qu'il faut dire aussi c'est que couvrir l'actualité donc ce modèle de BFM TV c'est un modèle qui n'a pas de prix mais qui a un coût qui a un coût important et donc qui nécessite des moyens importants et un actionnariat solide. Donc nous allions une nous allions une assise économique solide avec l'agilité d'une structure jeune, ce qui fait que l'année dernière nous étions le seul acteur audiovisuel privé à être en croissance sur le marché français dans un contexte publicitaire qui est difficile comme l'ont rappelé mes mes confrères.
Pour revenir sur le sujet de cette audition, ce que je voudrais rappeler c'est que pour nous il est essentiel de bien mesurer la complémentarité entre le service public de l'audiovisuel et le service privé. Le service public de l'audiovisuel remplit d'émissions spécifiques qui justifient son financement dédié par l'État. Le service privé de l'audiovisuel contribue tout autant au pluralisme et à la vitalité du débat démocratique mais dans un cadre économique différent puisqu'il est fondé sur les ressources commerciales à 100 %.
En tant qu'acteur privé, il ne nous appartient pas de juger de l'organisation du service public ni même de ses choix éditoriaux. En revanche, nous sommes très attentifs et très vigilants au fait qu'aucune évolution ne fragilise les acteurs privés qui font déjà face à des défis majeurs dans un marché publicitaire qui est en contraction comme on l'a tous rappelé ici et surtout face à la concurrence croissante des grandes plateformes numériques américaines. Donc pour nous l'absence de sanctuarisation ou la faculté pour l'audiovisuel public de bénéficier de nouvelles ressources publicitaires constitueraiit un facteur de déséquilibre important qui serait susceptible de déstabiliser l'ensemble du secteur privé.
Je vous remercie et je me tiens à votre disposition pour toute question. Merci madame la directrice générale. Et pour conclure, monsieur Saada, je vous laisse la parole.
Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, merci de me donner l'opportunité de m'exprimer au nom de Canal Plus. Je préfère l'indiquer dès le début de cette audition. Je ne suis pas certain de pouvoir éclairer directement les travaux de cette commission enquête consacrée à la neutralité au fonctionnement et au financement de l'audiovisuel public.
D'une part, parce que je n'ai jamais dirigé l'entité publique. D'autre part parce que le groupe que je dirige est très différent de France Télévision ou même de TF1, M6 et CMA Medéia. En quoi est-il différent ?
Notre modèle économique d'abord, en effet, l'essentiel de nos revenus provient de l'abonnement, là où les chaînes gratuites reposent très majoritairement, vous le savez, sur la publicité. Notre différence tient également à notre empreinte économique et géographique. Canal Plus aujourd'hui, c'est près de 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 40 millions d'abonnés, 15000 collaborateurs dans plus de 70 pays.
La taille critique faisant nécessité pour rivaliser avec les plateformes américaines. Dans notre projet, la France reste bien sûr importante notamment parce qu'il s'agit de notre marché natif qui représente encore une part significative de notre chiffre d'affaires. de marché où se situe notre siège, où nous payons pleinement nos impôts et où nous continuons d'investir fortement notamment dans le cinéma français dont nous restons le premier financeur et dans lequel nous croyons comme l'attesse notre récente prise de participation dans le groupe UGC et aussi dans le sport dont nous sommes l'un des premiers contributeurs.
Mais notre orientation et notre développement sont aujourd'hui largement portés vers l'international. C'est à l'international que nous réalisons la majorité de notre chiffre d'affaires et la quasi intégralité de nos profits. Je pense en particulier au continent africain où nous comptons désormais 25 millions d'abonnés et où nous venons de réaliser l'opération la plus importante de l'histoire du groupe Canal Plus avec l'acquisition de Multioice, premier groupe audiovisuel en Afrique.
Acquisition qui conduit Canal Plus a proposé des contenus dans près de 70 autres langues que la langue française en anglais bien sûr, mais aussi en polonais, en virement, en portugais et dans de multiples langues vernaculaires. Lingala, Bambaras, Swili, Waluf et j'en passe. C'est dans cette trajectoire assez lointaine de notre sujet donc que s'inscrit notre relation à France Télévision.
Pour revenir à l'objet même de vos travaux, France Télévision est un partenaire historique que nous apprécions et que nous valorisons au même titre que nos 30 autres partenaires en France dont trois figurent d'ailleurs à cette table aujourd'hui à mes côtés et n près de 200 autres partenaires dans le monde. Concrètement, notre relation avec le groupe France Télévision repose d'abord sur la distribution de ces chaînes nationales et régionales et de ses contenus dans nos offres sur notre plateforme en France, notamment dans les dromes où nous distribuons également les déclinaisons locales et à l'internationale dans les territoires où nous opérons, en Afrique, à Maurice, Madagascar, au Comor, Haïti et plus marginalement en Suisse, en Pologne, en Europe centrale et au Bénélux. Par ailleurs, nous finançons presque tous les films préachetés par France Télévision, même si la réciproque n'est pas vraie.
Ces années de collaboration et ma vision du secteur me conduisent à deux convictions simples. Premièrement, l'existence d'un audiovisuel public solide doté d'une visibilité sur son budget est un élément important pour le maintien d'un tissu créatif français divers et vivant. Deuxièmement, cela n'est en rien incompatible avec les exigences légitimes que tous les Français sont en droit de porter et que vous affichez ici.
Maîtrise des coûts, rigur budgétaires et neutralité. Notre environnement évolue très vite et France Télévision, comme nous tous doit sans doute s'adapter. Nous faisons tous face, qu'il s'agisse de l'audiovisuel public ou privé, à la question impérieuse de l'adaptation face à la transformation rapide et profonde de notre secteur.
Aujourd'hui, dominé par les acteurs américains, il le sera peut-être demain par des acteurs chinois. Sur ce terrain incliné, Canel Plus a dû profondément revoir sa stratégie pour devenir un acteur rentable et retrouver une dynamique de croissance. Canal Plus a d'abord dû réduire drastiquement ses coûts, en particulier en France.
Cet effort de rationnalisation nous a conduit sur un chemin difficile de plusieurs années, vous le savez, caractérisé par une baisse de nos coûts en France de plus de 30 %. Pas un seul poste de coût ne nous a échappé. Des coûts de contenu au coût de fonctionnement avec hélas plusieurs plans de départ.
Pas de chauffeur chez Canal Plus. Aujourd'hui encore, la maîtrise de nos dépenses est un principe directeur chez Canal Plus. Chaque année, chaque mois, chaque semaine, chaque jour, cette exigence guide l'ensemble de nos équipes.
Elle est au cœur de leurs objectifs parce qu'elle conditionne directement notre survie. Aujourd'hui encore, le directoire de Canal Plus valide mensuellement tous les recrutements du groupe et je vise moi-même à titre d'exemple les nuités lors des déplacements sur les festivals tels que Cann ou Venise. Au-delà de la réduction de ses coûts, Canal Plus a fait évoluer son modèle en enrichissant son offre généraliste de sport, cinéma et séries premium par une stratégie d'agrégation unique au monde pour distribuer à côté de nos propres contenus ceux des plus grandes plateformes internationales au premier rang des cas Netflix dont nous sommes le premier partenaire mondial.
Nous avons déployé Studio Canal qui est devenu le premier studio européen et désormais africain sur des franchises mondiales comme Paddington et Bridget Jones ou encore demain Asteric. Nous avons investi massivement et nous continuons de le faire dans la technologie avec le développement de notre application et et de son déploiement, l'application Canal Plus et nous employons aujourd'hui plus de 2000 ingénieurs parmi les meilleurs du monde dans ce domaine. Autre élément d'adaptation, la typologie de nos clients.
Notre stratégie en matière de contenu et d'expérience utilisateur couplé à des efforts commerciaux considérables nous a permis d'attirer massivement les jeunes. Plus d'un million de jeunes de moins de 26 ans ont fait le choix de s'abonner à Canal Plus en France. Enfin, comme je l'ai rappelé, nous nous sommes résolument tournés vers l'international, l'Europe, l'Asie et surtout l'Afrique.
Je ne prétends pas que ce chemin soit transposable pour France Télévision, ni qu'il existe une panassée sectorielle. Chaque acteur a ses missions, ses contraintes et son modèle. Mais il me semble que nous partageons le même enjeu d'adaptation face à cet environnement soumis à un champ de force inédite auquel s'ajoute pour France Télévision l'enjeu de répondre aux difficultés de notre pays en matière de finances publiques.
C'est dans cet esprit de partage d'expérience que je souhaitais exprimer devant vous aujourd'hui. Je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions et vous remercier de votre écoute. Merci à à tous les quatre.
Peut-être deux questions liminaires et puis je laisserai la parole au rapporteur. Vous nous avez tous les quatre parlé. de l'audiel public en des termes chaleureux, partenaires que nous apprécions.
Nous sommes complémentaires avec l'audiovisuel public, un partenaire fiable, je vous cite, une collaboration. Et pourtant, monsieur Belmaire, vous avez porté plainte euh vous avez porté vous avez annoncé que vous porterez plainte à la Commission auprès de la Commission européenne pour dénoncer une aide d'état illégal au bénéfice de France Télévision. Cette attaque a été lancée au mois de novembre 2023.
TF1 ay alors estimé que les modalités de financement de France Télévision seraient contraires au droits européens. Euh est-ce que vous pouvez nous détailler peut-être la procédure qui a été lancée ? Est-ce qu'elle a été faite à l'époque au nom de la CP et où elle en est actuellement ?
Et puis monsieur Saada, vous êtes le groupe Canal Plus et propriétaire de la chaîne C News. Vous avez indiqué mal connaître l'audel public mais les médias en tout cas une chaîne d'information que vous possédez en parle régulièrement. Donc je suis sûr que si vous écoutez cette chaîne, vous pourrez avoir des informations complémentaires sur l'audiovisuel public.
Mais plus sérieusement, une plainte pour dénigrement a été déposée par France Télévision et Radio France, de ce que j'en ai compris, des plaintes des plaintes séparées auprès du tribunal de commerce. Comment jugez-vous ? Comment qualifiez-vous euh cette plainte pour dénigrement alors que vous nous avez indiqué que votre groupe apprécie France Télévision et Radio France ?
Qu'est-ce que vous regrettez cette plainte pour dénigrement ? Voilà, j'indique elle a été déposée à l'encontre de ces news et je vous pose la question parce que vous êtes le propriétaire de ces news. Je sais pas qui veut commencer.
Comme vous voulez, c'est c'est votre audition si j'ose dire. Le donc concernant nos relations avec France Télévision de comme je vous l'ai dit dans mon dans mon propos introductif euh nous avons des relations partenariales très fortes avec France Télévision depuis quelques années. Comme dans toutes les relations bilatérales, on peut avoir des des hauts et des bas.
Il se trouve effectivement que euh en 2023 on a une phase de tension avec le groupe France Télévision qui a abouti à différents mouvements de de la part du groupe TF1 et non pas de la CP en l'occurrence enfin différents mouvements de la part des chaînes privées en général dont un mouvement spécifique du groupe TF1 qui a été de d'attenter une action devant la Commission européenne. en réalité globalement se plaignant de et je l'ai un peu dit même si le contexte é un peu différent dans mon introduction de l'absence de contrat d'objectifs et de moyens qui définissent précisément les missions du service public et les moyens correspondants comme c'est les textes et comme c'est la loi et comme ce sont les les les principes et c'est sur ce fondement là qu'on a introduit une action à Bruxelles. en cours.
Du coup, l'action est en cours effectivement. D'accord. Merci.
Merci beaucoup de de cette réponse. C'est important parce que nous nousmême les parlementaires vont regretter à de nombreuses reprises. Je vois mal qu' calvest et d'autres collègues mais effectivement que les coms n'aient pas été signé en temps honneur ce qui complique aussi notre fonction de parlementaire et de législateur.
Peut-être monsieur Saada, je vous laisse répondre. En tout cas, merci monsieur le BM de cette réponse. Oui, comme il y a des procédures en cours sur les ples pour dénigrement, je vais pas commenter, j'attache pas beaucoup d'importance très honnêtement.
Si on devait nous se lancer dans des plaintes pour dénigrement, on y passerait nos journées, y compris avec nos collègues, un jour sur deux, voire 2 jours sur deux, on a du Boloré, du Cantelou qui fait du deepfake de Pascal Pro à peu près un soir sur deux quotidien, enfin à peu près toutes les chaînes, c'est le jeu des médias, j'ai envie de dire. On n'est pas là en train de d'attaquer pour dénigrement. Donc voilà, c'est la vie. aussi j'ai assisté à des moments assez je me souviens d'un téléatin, il faut faut le faire où il était indiqué le les moyens de télécharger une application qui permet de suivre le l'avion privé de Vincent Boloré.
On en est là pour vous dire le niveau d'obsession et de et pourtant on s'est pas manifesté auprès de France Télévision. Voilà donc on en a toute la journée. N fait pas attention à ça.
On travaille en avance. Non non mais je vous ai posé la question parce que je trouve que c'est important parce que c'est vrai que cette je sais pas si le mot guerre et puis en plus vu le contexte international, je suis pas sûr qu'il soit tout à fait approprié mais en tout cas cette tension qu'on voit point entre l' duel public et privé je suis pas sûr qu'elle soit tout à fait c'est pour ça que je vous demandais pas tellement de commenter la plainte pour dénigrement mais comme on a le sentiment et d'ailleurs quand on auditionne Delphin Cile veille elle nous dit pareil par rapport à vous qu'on travaille plutôt de manière complémentaire et partenariale et et à côté des relations que vous avez entre entre dirigeants, on a le sentiment qu'il y a des tensions fortes et c'est vrai que on se dit et Là, je parle comme législateur et à la fois comme citoyen que ces tensions fortes qu'on voit poindre entre le duel public et privé dans une démocratie peut-être je sais pas si c'est dangereux mais en tout cas en tout cas pose question. Voilà.
Donc je sais pas chose la différence disait elles existent aussi parfois entre acteurs privés donc il y a pas de il y a pas de focalisation particulière et nous comme vous le savez on y reviendra mais on croit à la liberté d'expression si des journalistes choisissent de traiter des sujets on les en empêche pas y compris quand on a des bonnes relations avec un groupe comme France Télévision. Merci beaucoup pour ces premières réponses. Monsieur Rapporteur, je vous cède la parole.
Merci monsieur le président. Merci madame. Merci messieurs pour votre participation cet après-midi.
Vous le savez cette vous l'avez rappelé, cette commission d'enquête porte sur l'audiovisuel public mais aujourd'hui pour une fois il n'y a dans cette salle aucun représentant de ces entreprises publiques. Il n'y a pas non plus de régulateur, il n'y a pas de tutelle, il n'y a pas de de fournisseur ou du moins pas directement. Il n'y a dans cette salle que des représentants des plus importants groupes de médias de notre pays qui sont venus d'ailleurs pour donner aussi leur avis sur la neutralité, le financement et le fonctionnement de l'audiovisuel public.
Et ce sera précieux. Vous savez travailler ensemble. Vous défendez tous les trois d'ailleurs vos intérêts communs via LAACP, l'association des chaînes privées, vous l'avez rappelé en propoliminaire.
Et le 11 février dernier au Sénat, vous étiez réunis côte à côte lors d'un colloque sur l'avenir de l'audiovisuel français où France Télévision était également représenté. Pourtant, vous en conviendrez, le climat aujourd'hui dans le paysage audiovisuel français le PAF est quelque peu tendu. Il y a d'abord eu les propos de Delphine Ernut qui déclarait publiquement dans une interview au monde, je la cite, C News est une chaîne d'extrême droite.
Fin la citation, il y a eu la plainte pour dénigrement dont le président a parlé, déposé par France Télévision et Radio France à l'encontre de C News. Il y a eu aussi cette interview, monsieur Belellemaire, où l'on vous pose une question sur ces news et pour laquelle vous répondez "Nous ne cherchons pas à façonner l'opinion qui a pu être entendu comme une critique à l'égard du groupe Bolloré. Ma question est plus large que ses propos et elle s'adresse à tous les quatre.
Quel est aujourd'hui l'état des relations entre chaînes privées et entre l'audiovisuel public et les groupes que vous représentez ? Alors pour répondre, peut-être commencer par le par le point où vous avez cité un de mes propos qui est exact mais qui vivait qui visait en aucun cas euh le qui visait en aucun cas c'est news. Je répondais directement à la question de euh comment est-ce qu'on conçoit l'information dans le groupe TF1 et j'essayais de répondre à ce qu'est la mission du groupe TF1 ce que je fais tout le temps.
Je vais jamais donner d'avis ni sur ce que fait ces news ni sur ce que fait France Tision. C'est pas mon mon travail que de faire ça. Donc je je tiens à précier par que c'est pas du tout mon genre que de m'exprimer en public pour dire du mal de mes collègues et pour critiquer le travail que chacun fait aussi bien qu'il peut.
J'imagine comme nous-même on essaie de faire notre travail du mieux qu'on peut au service de nos de nos concitoyens. Et ce que j'essayie de dire, c'est que le rôle du groupe TF1 et de son information, sa mission sociale, la façon dont dont dont dont il voit son son intérêt sa valeur pour notre pays, c'est de produire une information qui soit à l'intention et au service de tous les Français, queles que soient leurs opinions et et d'être à leur service, au service d'aucune opinion, d'aucun homme, d'aucun parti. Je pense que c'est ça à peu près que j'ai dû dire dans cette dans cette déclaration.
Ensuite, sur nos relations avec le service public, elles sont, ce que je vous ai dit euh dans mon introduction, de très bonne qualité. On respecte beaucoup la qualité de leur travail, en particulier leur rôle très important dans deux dimensions qui sont le financement de la culture audiovisuelle de notre pays, notamment en matière, monsieur Saad, cinématographique et aussi en matière de fiction française. Et on on a aussi beaucoup de respect, même si on est en concurrence directe avec eux sur ce segment là, on a beaucoup de respect pour le travail qu'ils font dans l'information.
Merci. Allez-y, monsieur Lamar. Écoutez, d'un point de vue personnel, nous avons des des très bonne relation.
Nous, on n pas de de chaîne d'information. On a peut-être moins de tension, j'en sais rien. Mais euh je pense que la question honnêtement n'est pas là.
On fait chacun notre métier. On a tous les quatre dit l'audiovisuel public a un rôle majeur à jouer et et continuera de le de le jouer. Je pense que en se focalisant trop là-dessus, on passe à côté de changements plus importants et de danger beaucoup plus forts.
Et je voudrais revenir un instant sur sur les réseaux sociaux et notamment sur le développement des informations algorithmiques et de ces informations algorithmiques qui ont tendance à réduire le cadre mental, l'univers mental dans lequel chacun d'entre nous est susceptible de susceptible de de de réfléchir, de raisonner et ce qu'aurait pu être une porte ouverte vers vers beaucoup d'autres choses et souvent quelque chose qui antagonise les les relations humaines et et qui crée ou qui ajoute en tout cas beaucoup de tension. à une société qui qui n'en manque pas déjà elle-même. Donc je pense que c'est ce genre de chos.
Donc on a beaucoup de sujets commun avec l'audiovisuel public pour continuer de nous développer dans ces nouvelles dans ce nouvel environnement. euh voilà, plutôt que plutôt nous focaliser sur euh sur les différences que nous pouvons avoir. Deux grandes différences euh entre le service public et les chaînes privées.
Euh il y a d'abord les missions et ensuite le modèle économique. Sur les missions, c'est vrai que le service public de l'audiovisuel a des obligations que nous n'avons pas et traite de sujets très importants comme l'éducation, comme la jeunesse, comme la couverture des dommes par exemple, comme la culture. Donc le service public a des missions spécifiques qui justifient un financement par l'État.
Et la deuxième grande différence, comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est vraiment le le modèle économique. Nous RMC BFM, nous vivons à 100 % de la publicité. BFM TV n'a pas de bénéficie pas des ressources du replay par exemple parce que c'est une information qui est consommée en temps réel par définition.
L'information c'est une ressource, c'est une donnée très périssable et donc notre seul modèle économique c'est la publicité. Donc c'est c'est vraiment le le point clé pour nous de différence avec le secteur public et c'est important de préserver cet équilibre. Merci beaucoup.
Salada vouli réagir peut-être. Non, pour dire simplement que les relations comme je crois vous l'avez compris, les relations industrielles avec le groupe France télévision sont sont bonnes. On est on est partenaire sur beaucoup de financements de film et par ailleurs la plateforme France Télévision, les les contenus de France Télévision sont tous accessibles sur la plateforme de Canal Plus et fonctionnent particulièrement bien.
Ils sont très populaires et éditorialement effectivement il y a des critiques de part et d'autre. et moi comme je l'ai dit, c'est le jeu. Nous nous ne sommes pas dans une logique d'interdire qui que ce soit, de dire quoi que ce soit et c'est comme ça.
Merci beaucoup. Merci pour vos réponses. Monsieur monsieur le président, monsieur Belmaire, je vous propose d'aborder la situation de vos studios.
J'ai pu d'ailleurs aborder cette question auprès de l'un de vos représentants qui était en audition devant nous. En 2015, lorsque TF1 rachète Neww, le montant de vos contrats passés à France Télévision s'est levé à s'éleva pardon à 92 millions d'euros depuis, il n'a cessé de diminuer. Euh 87 millions en 2016, 84 millions en 2017, 80 millions en 2018 et 2019 puis 75 millions en 2020, 72 millions en 2021, pardonnez-moi de de faire cette lecture année après année.
Ensuite, France Télévision a décidé d'arrêter plus belle la vie. C'était en 2022. feuilleton phare et quotidien que vous produisiez pour euh que vous produisez pour France 2.
Vos contrats passés avec France Télévision ont donc atteint et là la la forte baisse 37 millions d'euros en 2024 donc en disant vous avez perdu 60 % de chiffre d'affaires avec France Télévision. Comment est-ce que vous expliquez une telle perte de chiffre d'affaires, une telle perte de contrat avec l'audiovisuel public sur une durée aussi courte ? Bien, effectivement, ce sujet euh c'est un sujet de vif préoccupation de la part du groupe TF1 et ça été un sujet de vive préoccupation de ma part quand je suis arrivé à la tête du groupe TF1 en 2022.
Euh et effectivement dans les sous-jacents de la tension qui a pu avoir lieu à cette période là entre le groupe France Télévision et nous, il y avait ce sujet de traitement de notre studio que nous estimions euh que nous estons inéquitable. Depuis les choses se sont améliorées et la courbe que vous citez, elle s'est elle s'est légèrement améliorée et on pense qu'en 2026 on devrait enregistrer alors les chiffres que j'ai sont pas exactement les mêmes que les vôtres mais bon c'est les mêmes ordres de grandeur mais on devrait enregistrer à peu près un peu plus de 40 millions d'euros de chiffres d'affaires avec France Télévision. Donc c'est beaucoup moins que les chiffres qu'on connaissait ça fait quelques années parce que selon notre propre comptabilité, on a enregistré jusqu'à 105 millions.
Bon, néanmoins, on se satisfait de ce de ce montant même si on aimerait toujours plus. Pourquoi c'est un c'était une source de tension ? Parce que on est dans un pays où vous le savez, la production audiovisuelle et le secteur audiovisuel est très régulier.
On l'a tous dit très largement dans nos propos et en particulier par la règle des quotas. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que quand vous êtes un groupe audiovisuel et que vous possédez un studio, vous ne pouvez pas vous approvisionner dans votre propre studio au-delà d'un certain montant qui est assez petit en réalité.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que si vous ne trouvez pas de clientèle à l'extérieur et en particulier auprès du plus gros donneur d'ordre du pays qui est le service public, votre activité, elle est condamnée, à s'étioler, voire à s'éteindre. D'où le le problème important que ça posait à notre groupe et d'où le les l'émotion qui euh qui qui en a suivi.
Je vous remercie pour votre réponse. un simple rebond. J'ai pu comparer sur ce lapse de temps peut-être les contrats passés entre France Télévision et d'autres sociétés de production notamment qu'on a entendu la société Togazer Media qui dans ce lapse de temps là où vous perdez près de 60 % de vos contrats, la société Toger a triplé le montant de ses contrats dans un lapse de temps de 2 ans.
C'était entre 2020 et 2022. J'ai pas l'impression qu'il y ait d'autres sociétés comme la vôtre qui ai subi une telle baisse de chiffres d'affaires passé avec Francevision. Une première question pour vous, est-ce que vous avez pas l'impression que c'est le résultat d'une stratégie hostile de la direction de France Télévision ?
Et autre question qui s'adresse à vous trois euh enfin autre autre groupe. Est-ce que vous pourriez peut-être nous nous préciser l'évolution des montants passés de de chiffres d'affaires entre France Télévision et et vos groupes ? parce que je je crois que vous savez aussi vous appuyer sur une activité de studio Freemantol pour le groupe M6, Studio Canal pour le groupe Canal Plus avec des contrat passé avec France Télévision.
Est-ce que sur cette période ou sur les dernières années, vous pourriez aussi nous donner un ordre de grandeur sur le montant des contrats passés ? Est-ce qu'il a progressé ? Est-ce qu'il a diminué ?
Alors pour pour Freemantel, c'est effectivement une société qui appartient à RTL Group, pas à AM6. Donc je n'ai pas accès à ces à ces chiffres. Merci monsieur Sard.
Effectivement, il y a des relations commerciales entre Studio Canal et France Télévision. Je ne pense pas qu'elles étaient affecté d'une manière négative quelconque, mais je vous ferai passer les éléments précis pour que vous puissions juger vous-mêmes. Merci beaucoup. sur la question que que vous que vous posiez enfin sur sur le le Together Studio euh Média média pardon, excusez-moi.
Ce qui est sûr et certain c'est que quand le groupe TF1 a acheté s'appelait Newen à l'époque, le groupe France Télévision s'est ému de cette situation et a souhaité se désengager de ses commandes au studio Nen dans la pente que vous avez décrite. Bon, ce qui a créé une tension avec nous et qui s'est qui s'est résolu depuis. Je ne pense franchement pas que les commandes perdues par notre studio ont été irriguées Together Media.
Pourquoi ? Parce que les commandes perdues par notre studio, elles sont pour l'essentiel des commandes de fiction française et tous les médiia, ils sont des producteurs pour l'essentiel de d'émission de flux. Donc, je pense qu'il y a pas de relation de cause à effet entre les deux.
Je vous remercie pour vos réponses. Dernière question sur ce climat. Euh en tout cas d'un avis extérieur peut-être un peu tendu au sein de ce paysage audiovisuel français.
Aujourd'hui, la ligne de tension semble se trouver davantage entre le groupe France Télévision et le groupe Canal. Mais hier, en tout cas, une il y a une période assez récente, elle se trouvait davantage entre le groupe France Tévision et le groupe TF1. Le 11 mai 2023, sous votre régide monsieur Bellemire, l'association des chaînes privées envoyé donc un courrier à la première ministre Ellisabeth Born pour déplorer la concurrence qu'exerce le service public qui n'est pas soumis aux mêmes contraintes en terme de réglementation, de programmation et de publicité.
Monsieur Belmer, si j'en crois un article de Radio France daté du 25 janvier 2024 lors d'un appel téléphonique, Delphine Ern aurait glissé ces mots. Je la cite, je cite l'article. En tout cas, désormais c'est la guerre.
Fin de la citation. Est-ce que vous confirmez ces propos tenus par Delphine Ernut à votre égard ? Qu'est-ce que ça traduit un peu plus largement sur cette situation du paysage audiovisuel français entre gros public et gros privé ?
Franchement, ces propos, je me les rappelle absolument pas. Et puis en plus, c'est pas tellement du genre de déphine de les prononcer. Donc je me permet d'en d'en douter puis je vois pas tellement comment comment un journaliste pourrait être au courant d'une conversation au téléphone entre Delphine et moi.
Donc je ça je c'est je n'approuve pas du tout cette citation sur les relations. On a été clair sur le sur le sur le sujet et nous avons constaté euh 2022 2023 des euh enfin nous avons connu des éléments de tension avec le gros le groupe Frost Télévision qui nous ont conduit à différentes actions. une action que vous avez cité, une initiative à Bruxelles et puis d'autres actions qui étaient d'ordre de la communication pour essayer de d'amener les les pouvoirs publics à réfléchir à la symétrie de traitement entre le secteur privé et le secteur public. le secteur privé et le secteur public, ils sont en concurrence et c'est ça qui crée un peu de détention comme dans tous les secteurs concurrentiels pour la même ressource si j'ose dire, même si c'est très inélégante d'appeler cela comme ça, qui est l'audience.
Euh et donc forcément nous sommes tous les soirs en concurrence sur le prime time sur les infos pour l'audience et ça ça pose pas de problème évidemment sauf quand les missions du secteur privé elles sont définies de façon extrêmement minutieuse par l'État à travers un outil qui s'appelle des conventions que l'État négocie avec les acteurs privés et qui encadrent par le menu par le détail voir par le détail du détail l'ensemble de nos activités et l'État lui-même quand il gère ses propres propriétés, si j'ose dire, à savoir le secteur public, il a des euh des exigences qui sont largement moindres, ce qui crée une asymétrie. Notamment l'asymétrie principale, elle est elle se manifeste dans un l'indigence des coms quand il y en avait, ils étaient indigents et de dans l'absence de com depuis 2 ans et demi. Et ça c'est pas possible.
C'est pas possible parce que on opère un peu dans le même secteur, un peu dans la dans le dans dans le même marché. Donc ça n'empêche pas que globalement on considère que le secteur public est un acteur très important, qu'il faut soutenir, qu'il faut pas jeter le bébé avec le l'eau du bas. Mais néanmoins, nous ce qu'on dit à l'État globalement, je me permets de vous le dire aujourd'hui parce que vous m'avez invité, c'est que la puissance publique, le législateur, l'exécutif doit intervenir dans ce secteur d'activité qui est régulé, doit intervenir pour régler les asymétries qui nous frappent face aux grands acteurs du digital américain avec qui on doit se battre aujourd'hui tous les jours et doit aussi gérer ses propriétés comme il gère le le secteur privé.
C'est quand même assez fort de café que la puissance publique nous gère de façon beaucoup plus détaillée, méticuleuse et précise qu'il ne gère ses propres ses propres actifs. On est censé être dans un pays libéral. On fait notre métier franchement je pense très bien et en tout cas du mieux qu'on peut et c'est quand même un peu insensé qu'on qu'on se fasse dicter par le menu contre ce qu'on doit faire alors que euh les acteurs du du service public sontadrés beaucoup moins et ce qui est encore plus bizarre c'est qu'ensuite la puissance publique en l'occurrence vous vous veniez vous émouvoir de ça h alors en l'occurrence les comme c'est l'exécutif qui voilà bah sauf que normalement si ma conce les doivent être voté par le parlement doivent être voté mais pour les voter il faut les Ah oui ben écoutez ça c'est voilà comme ça il y a de l'exécutif et le législatif ça vous le savez monsieur le présent directeur général et nous on s'émeut assez régulièrement de pas avoir les com mais comme c'est pas nous qui les religeons, nous on les vote mais pour les voter faut les avoir et on est beaucoup ici vous en avez parfaitement raison à à s'émouvoir assez régulièrement de pas les avoir.
Monsieur le rapporteur je crois vous voulez rebondir. Merci monsieur le le président. Une question qui s'adresse à à vous quatre sur la question de la réglementation parce que vous en avez parlé.
Est-ce qu'une harmonisation des règles publiques-privées vous paraîtrait pertinente ? On a auditionné monsieur R qui est directeur général de de Beniger qui expliquait devant cette commission d'enquête qu'il était nécessaire qu'il pourrait être nécessaire une telle harmonisation des règles. Par exemple un retour de la publicité après 20h pour financer le service public.
Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est l'un des sujets d'ailleurs qui pourtant est un sujet important de cette commission d'enquête. On en a peu débattu depuis le début, donc je profite de votre présence et de votre éclairage pour avoir votre avis sur ce sujet précis.
Jeis répondre sur la sur la publicité, ça serait une catastrophe. Euh soyons clair, le la il faut avoir peut-être deux chiffres. Le le marché publicitaire télé baissé de 9 % entre 2025 et 2024. le marché publicitaire télé, y compris dans sa dans son format digital représentait 30 % des investissements totaux publicita en 2016.
Cette cette part a baissé à 18 %. Euh aujourd'hui, le marché télé de manière globale, disons fonctionne avec environ 6 milliards de ressources, 3 milliards de publicité, 3 milliards de de dotation publique. Si vous augmentez, si vous réduisez euh la la dotation via la privatisation ou d'une autre façon en augmentant les plafonds publicitaires, la part publique la part publicitaire pardon, donc les 3 milliards ne sont pas extensibles.
Donc vous cela reviendra que ce soit via la privatisation encore une fois ou que ce soit via par exemple la levée de de l'interdiction de la publicité après 20h. La conséquence directe c'est que les 3 milliards ne bougeront pas. En revanche, il y aura plus d'acteurs qui se partageront ce gâteau qui a plutôt tendance à baisser et à baisser de manière forte.
Donc c'est tout simplement la survie euh des groupes privés gratuits que euh qui qui se posera euh si une telle mesure était euh était approuvée. Peut-être monsieur Salada parce que monsieur Boloré ici dans cette commission d'enquête nous a indiqué queil avait euh la solution pour financer l'audiovisuel public qui nous a expliqué qu'il était attaché à l'audiel public mais que pour le financer il fallait un financement intégralement par les ressources publicitaires. Est-ce que vous partagez ce point de vue monsieur Salada ?
Est-ce que vous considérez comme monsieur Boloré que l'au duel public doit être financé par des ressources publicitaires ? Je sens que je vais pas vous surprendre si je dis que je suis évidemment aligné avec un certain nombre de choses qui qui ont été dites par mon actionnaire de référence. Euh le je pense que le sujet il a évoqué, c'est le sujet c'est un sujet économique et d'enveloppe et de ressources disponibles pour pour France Télévision et et de sa dotation qui est de je crois de milliard 6 ou voilà.
Et donc le le sujet à mon me semble-t-il est principalement économique et la capacité de l'État à financer aujourd'hui les les les 4 milliards dont on parle beaucoup et et dont les 2 milliards 6 pour France Télévision. Et si on recherche des alternatives, donc il y a une solution qui consiste à réduire cette dotation. Et si on recherche des ressources supplémentaires puisque comme ça a été évoqué ici, j'ai dit le rôle important que jouit France Télévision dans le dans le tissu créatif français et sportif et d'autres euh la publicité est une des voies possibles et je je suis pas certain moi de croire à la théorie du du jeu à somme nul où il y a un marché qui est fixe et puis il y a quelqu'un qui vient de prendre de la part de marché.
En tout cas quand c'est je me fais pas des amis en disant ça là. Euh, j'apprécie enfin apprécie franch en tout cas quand C8 et Energie 12 ont disparu, il y avait 130 millions de chiffres d'affaires. Je les ai pas complètement vu arriver chez TF1 M6.
Je les ai pas vu non plus arriver chez YouTube vidéo avant qu'on dise que cit tout parti chez YouTube. Les 130 millions, ils ont ils ont disparu de la circulation. Je l'ai dit euh qu'on les retrouverait pas.
Euh et quand on voit d'autres marchés, comme je l'ai dit, on est on est on exerce notre agilité sur beaucoup beaucoup de marchés, y compris en Europe. Dans beaucoup de marchés, euh le le l'acteur euh du public euh est en frontal en terme de publicité et on a des marchés comme la la Belgique ou l'Italie où la le marché euh la part de marché de la télévision en publicité dans dans les dans les médias investis 30 % ou 31 % ou 35 % au-dessus de ce qu'elle est en France. Donc il peut y avoir une dynamique aussi créée par France Télévision qui arriverait sur ce marché.
Je me permets aussi euh de dire deux choses euh d'ajouter deux choses pardon. La première c'est que euh oui, ça créerait de la perturbation sans doute pour les acteurs qui m'entourent. Mais j'ai envie de dire, moi je suis aussi, pardon hein, euh vice-président du groupe La Gardner qui détient exclusivement des radios et pas des télévision.
Euh quand il s'agit de d'étendre le champ de des publicités qui sont possibles euh en télévision, on se pose pas la question de quel impact sur les radios ou la presse locale de déstabiliser ce marché-là. Donc euh bon euh voilà et puis le 3è sujet que j'ajouterai et je l'ai dit euh sur la fusion TF1 MC, je me suis exprimé devant le Sénat. Euh j'ai dit que je pensais que je comprenais tout à fait la démarche de mon voisin de gauche en particulier euh et que industriellement cette fusion avait du sens sans doute que d'un point de vue la concurrence elle pose un certain nombre de questions et notamment une des choses que j'avais évoqué quand j'étais passé devant l'autorité c'était euh la la part de marché d'un ensemble TF1 M6 sur les GRP on va dire les plus puissants.
Et le seul acteur aujourd'hui qui peut concurrencer TF1 M6 un nouvel ensemble éventuel sur les GRP puissance c'est France Télévision. Donc demain potentiellement si ce schéma de fusion est étudié, il y aura de toute façon cette question à mon avis d'une concurrence éventuelle de de l'audiovisuel public sur ce marché de la télé de la publicité en primetime. Merci monsieur Bmer, je vous laisse la parole.
ça c'est ça marche le bon évidemment moi je vais aller dans le même sens que David Laramandi en tant qu'acteur de la du secteur privé et financément par la publicité c'est des sujets qui nous concernent au plus au plus haut point ce que je veux dire c'est que un ce qu'on voit de façon très nette c'est que et c'est vrai dans tous les pays d'Europe nous on est aussi présent dans dans pas mal de pays enfin dans dans les pays qui parlent français en tout cas le marché de la publicité linéaire, il est en baisse sensible à deux chiffres. Donc la la demande baisse. Donc créer un afflux d'offre dans un marché dont la demande est en baisse, les règles économiques étant ce qu'elles sont, on voit que que ça ne va pas donner des résultats qui sont favorables.
Deuxième élément, quel serait l'impact social de d'un d'une baisse du marché de la publicité et d'une baisse du chiffre d'affaires des groupes privés ? le mien celui de celui de David celui de Claire. C'est un appauvrissement des programmes.
Nos groupe opèent globalement alors David fait un petit peu mieux que les autres mais avec 10 % de marge. 10 % de marge de profit c'estàd que ce sont des profits qui sont tout à fait je dirais modestes ou par l'argent. Tout notre argent part dans le financement des programmes.
Réduction du chiffre d'affaires de nos groupes, ça veut pas dire réduction de nos marges parce que nos marges sont vraiment très basses. Ça veut dire réduction des coûts de programme. Ça veut dire réduction de la qualité de l'information, réduction de la qualité du divertissement, réduction de la qualité du cinéma qui est amené à nos concitoyens.
Et ça, il faut il faut bien l'avoir en tête. C'est pas des chiffres qu'on jette en l'air et c'est un impact direct. Et ce qu'on fait, c'est un rôle social, une mission sociale qui est absolument unique.
On est un seul pays parce que Maxime a cité des chiffres, des choses qui sont vraies, mais je crois qu'on peut s'enorgueillir d'être le pays dans lequel la télévision gratuite et a la plus grande qualité. On a parlé de l'Italie, on a parlé de l'Espagne. Je veux faire pas je veux pas faire un jure à nos à nos collègues européens, mais honnêtement le leur télévision n'est pas la même.
Pourquoi ? Parce qu'il y a moins d'argent. Pourquoi ? parce que l'intensité concurrentielle sur le marché de la publicité, il est beaucoup plus gros.
Donc un, le service public dans leur pays remplit moins d'émissions de services public parce qu'ils sont intéressés par les recette publicitaire. Et deuxièmement, le secteur privé a moins les moyens de produire une information de qualité et de produire du divertissement de qualité, ce qui nous fait un peu ricaner quand on va en vacances chez eux. Donc c'est ça le le le résultat.
Il faut bien se rendre compte que notre système audiovisuel, c'est un système qui vise globalement à financer les œuvres. Ce qu'on appelle l'exception culturelle, c'est ça, c'est faire en sorte que les grands acteurs de l'audiovisuel euh maximisent leur financement dans les programmes et donc moins d'argent, c'est moins de qualité. Merci beaucoup et je laisse peut-être rapidement madame Léon.
Oui, je voudrais ajouter un point, une spécificité sur les chaînes d'info, c'est que c'est important de dire surtout ici que le citoyen a droit à une information libre et éclairé et donc nous cette information on l'a fournit parce que par exemple sur BFM TV, on a 270 journalistes. Donc si demain vous fragilisez les chaînes privées qui vivent à 100 % de la ressource publicitaire, de fait on ne pourra plus être partout comme on l' aujourd'hui en Iran ou dans les municipales par exemple. on sera obligé de faire des choix et on voit bien dans des pays comme les États-Unis, il y a des endroits où il y a ce qu'on appelle des déserts informationnels.
Donc il y a des endroits qui ne sont plus couverts par des journalistes avec les conséquences que ça peut avoir en terme de de démocratie. Donc c'est vraiment un enjeu de souveraineté, c'est un enjeu démocratique. Je pense que c'est important de rappeler que tout élément qui fragilise notamment les chaînes d'information, c'est un recul du débat démocratique.
Merci beaucoup de cet éclairage important. Merci pour vos réponses. Merci monsieur le le président, monsieur le président directeur général du groupe TF1, monsieur Belmer, j'ai une question à vous poser puisque lorsque Delphine Ernut a été nommé présidente de France Télévision pour la première fois, c'était en 2015, vous veniez alors de quitter Canal Plus et l'une des premières décisions de Delphine Ernut qui l'a prise, ça a été de vous nommer conseiller spécial.
Alors, le président l'a omis dans sa présentation, mais il l'a probablement omis parce que à l'époque, vous présidiez un comité d'orientation stratégique pour France Vision et vous êtes pas resté très longtemps. Vous avez rejoint la direction de Telat en décembre. Donc, vous êtes resté, si je ne me trompe pas, si mes informations sont bonnes, à peu près 4 mois.
Comment est-ce que vous expliquez ce passage éclair comme conseil spécial auprès de Delphine Ernut à son arrivée tout juste à la tête de France Télévision et quelles ont été dans cette durée vos orientations stratégiques que vous avez pu soumettre à la direction de France Lévision à la présence de France Division juste je précise comme on vit à l'heure du soupçon généralisé et du complotisme je n'avais pas cette information n'étant pas aussi bien informé que monsieur le rapporteur mais source n'étant pas aussi profonde au sein de l'audiovisuel public comme préfet, je n'ai pas cette information. Sinon, bien entendu que je l'aurais je l'aurais précisé, je n'étais pas au courant, mais ça va être votre réponse, va être l'occasion de nous éclairer car sans doute qu'à part le rapporteur, peu de personnes ici étaient peut-être au courant de ce passage. J'espère que ça va vous intéresser.
Effectivement, quand j'ai euh euh quitté Canal, j'ai changé de euh trajectoire professionnelle. J'ai été euh nommé assez vite euh directeur général de Telsat euh industrie du euh dans dans l'industrie du spatial. Euh ce qui m'a euh or j'avais quand même pas mal de compétences euh dans les médias et donc ma compétence euh a intéressé certains certains groupes.
J'étais administrateur de Netflix pendant ce temps-là. Vous l'avez pas dit non plus et je je m'en suis un peu vexé monsieur le président. J'ai aussi été président parce que généralement je fais les biographies puis après les personnes recommencent la biographie.
J'ai décidé de changer un petit peu pour vous m'avez renié mon temps effectivement je comprends. Je vous laisse. Vous êtes président de série enfin bref.
Voilà. Donc j'ai j'étais administrateur de Netflix. J'ai été président de Sérimania, j'ai été présidente de brut he que vous que vous avez pas cité et puis j'ai été aussi président du conseil stratégique de France Télévision.
C'est une activité que j'exerçais probono euh que que j'exerçais pour aider le service public et notamment pour aider Delphine Arnot qui euh arrivait à son poste qui venait d'une industrie différente puisqu'elle venait euh des télécom et qui souhaitait s'entourer de personnes ayant une compétence, une expérience euh dans les médias pour aider son si j'ose dire, j'espère que je ferai pas au fondance, mais son acculturation rapide euh au secteur des médias. Et donc je l'ai aidé pendant pas mal de temps, en réalité peut-être 2 ans dans ses premiers pas en lui ouvrant mon carnet d'adresse, en lui faisant partager mes réflexions et mon mon expérience de de la direction d'un grand groupe audiovisuel. Donc ça a pas duré 4 mois, mais c'est vrai que ça a été annoncé puis 4 mois après j'é annoncé au hôtels parce que en réalité c'est quelque chose que j'ai continué probono depuis le début et qui a continué pendant toute une partie de mon de ma carrière àels puis au bout d'un moment peut-être au bout de 2 ans, il y a pas eu de date fixe mais Delphine a pensé, elle avait bien raison, qu'elle avait atteint sa vitesse de croisière et et l'expérience dont elle avait besoin dans le secteur et puis ça s'est un peu étiolé.
Voilà. Et vous a pas proposé de la de la rejoindre à France Vision enfin comme salarié là, je veux dire euh je non je pense pas vraiment. Toute façon, j'étais à l'époque, je voulais vraiment changer d'industrie.
J'ai fait ce choix là, je trouvais j'avais passé 15 ans formidable à Canal et je voulais faire autre chose, apprendre de nouvelles choses et donc je voulais changer d'industrie ce que ce que j'ai fait. Et après, c'est vrai que je si enfin faire bénéficier d'autres groupes de ce que j'avais appris pendant 15 ans, c'était je trouvais ça sympa. Voilà.
Je vous remercie pour votre réponse. Je voudrais aussi revenir sur des propos qui ont pu être tenus lors de ce colloque du 11 février qui portait sur l'avenir du paysage audiovisuel français. Monsieur le président, directeur général, monsieur Belmaire, vous avez estimé que le secteur audiovisuel avait besoin d'un service public fort, vous l'avez rappelé, euh financé et notamment, j'imagine, parce que le marché publicitaire n'est pas extensible et parce que il est aussi d'une certaine façon financièrement un peu plus confortable pour vous, que ce soit le secteur public qui contribue à sa hauteur, au financement de la création audiovisuelle.
Dans une interview au Figaro en date du 16 mai 2023, Delphine Ernut, la présidente de France Télévision a estimé, je la cite, le vrai but de TF1 est nous obliger à réduire nos investissements dans la création pour faire baisser les audiences de nos fictions. Fin de la citation. Donc, je crois lire ou percevoir une contradiction entre le soutien affiché que vous avez pu exprimer dernièrement et en même temps cette charge de Delphine Arnut dans le Filiaro en 2023.
Qui croire ? Quelles sont les intentions du groupe TF1 et est-ce que au fond vous avez intérêt à ce que France Lévion continue à financer notamment la la création audiovisuelle au sens large ? les intentions du groupe TF1 euh il y a que moi qui peux les connaître, hein.
Enfin, en tout cas euh à ce stade. Euh le donc l'intention du groupe TF1, c'est enfin très clairement exprimé, je le dis euh dès que je le peux, euh y compris euh sous serment comme aujourd'hui, c'est que de signifier que on a besoin d'un service public fort, notamment pour financer la création audiovisuelle. Euh le service public est un des acteurs principaux, peut-être le principal acteur du financement globalement de la de la de la création audiovielle si on si on englobe la fiction et le cinéma.
Euh or, on vit, on se nourrit tous euh autour de cette table d'un écosystème créatif qui est irrigué par nos investissements et aussi par ceux de de France Télévision. Les réalisateurs qui travaillent pour les fictions de TF1, ils travaillent aussi pour euh France Télévision, il travaille aussi euh pour Canal et on a besoin d'avoir un secteur qui est suffisamment irrigué pour avoir une un un dynamisme créatif très fort qui profite à chacun d'entre nous et à chacune de de nos lignes éditoriales. Clairement, un appauvrissement des investissements du secteur public dans la création audiovisuelle signifierait un appauvrissement de la vitalité créative de de notre pays et par conséquent de nos lignes éditoriales, de nos programmes.
Ça c'est absolument inéluctable. C'est clair et je pense qu'on l'a qu'on l'a toujours dit. Je vous remercie pour votre réponse.
Une question qui s'adresse à vous quatre. Vous le savez, France Lévision est une société anonyme, mais les dirigeants de France Lévision qui vous ont précédé dans le cadre de ces auditions m'ont pourtant expliquer qu'il fallait plutôt comparer l'entreprise France Télévision aux administrations publiques au motif que les administrations publiques auraient reçu à peu près 36 % de ressources publiques en plus depuis 2015. Et vous le savez, France Lévision est certes une entreprise publique, mais elle est une entreprise de droits privés qui évolue sur un marché concurrentiel, celui des audiences en partie aussi celui de la publicité.
Et donc, j'ai trouvé ça aussi pertinent de comparer l'évolution du budget des dotations publiques de France Télévision et aussi l'évolution du chiffre d'affaires de vos groupes que vous représentez. Je me suis donc référé à un document qui est publié par l'ARCOM sur le site de l'ARCOM, c'est le bilan financé des chaînes nationales gratuite. La DGMIC qu'on a auditionné la semaine dernière semblait ignorer ce document puisqu'elle me m'expliquait qu'elle n'avait pas connaissance de vos budgets annuels, ce que j'ai trouvé d'ailleurs étonnant pour la tutelle de France Télévision représentant de de l'État au conseil d'administration.
Et j'ai pu voir que entre 2015 et 2024, alors que le chiffre d'affaires de France Télévision a progressé de 8 %, le chiffre d'affaires des autres chaînes gratuite n'a progressé que de 3 %. Si je vais dans le détail à périmètre constant, celui du groupe TF1, si je ne dis pas de bêtises, et vous pourrez confirmer à progressé de 7 %, celui du groupe M6 a progressé de 4 %. Donc en résumant, depuis 2015, le budget du groupe France Télévision a progressé plus vite que celui des groupes privés.
Donc quelle est votre estimation par rapport à cela, par rapport aux déclarations des dirigeants du groupe France Télévision ? Est-ce que au fond il y a pas d'une certaine façon un financement qui pourrait s'apparenter à une distorsion de concurrence par rapport à vos chiffres à vous groupe privé ? C'est sûr que ayant nous avons la même source de financement, principalement la publicité si je mets notre ami Maxime euh Maxime de côté.
Donc ça veut dire que lorsque le marché évolue à la hausse ou à la baisse, grosso modo, ça dépend un petit peu des parts d'audience, ça dépend un petit peu de la part commerciale, mais grosso modo, nous évoluons ensemble soit en montant, soit en descendant. C'est pas la même chose pour France Télévision puisque vous le rappeliez leurs revenus publicitaires doivent probablement représenter autour de je sais pas entre 10 et 15 % de leur de leurs ressources totales. Donc ça dépend évidemment de la dotation de l'État.
Si elle baissait plus que le marché publicitaire, ça serait un avantage concurrentiel pour nous. Effectivement dans le passé récent, ça pu enfin dans le passé peut-être en tout cas sur les sur les 10 ans que vous mentionnez, ça a plutôt été dans l'autre sens et c'est plutôt à notre à notre désavantage et et nous avions vu des perspectives qui sont maintenant éloignées mais de de croissance sur les 4 5 ans qui aurait vraiment posé de de graves problèmes de de concurrence entre nous. Là, j'ai l'impression que les choses sont plus en train de de converger en ce moment.
Monsieur rapporteur, je je vous permets peut-être de répondre si vous avez des des compléments à ajouter à cette réponse. Sinon, je je passerai une autre question. C'est vraiment en fonction de de vous si vous voulez répondre, sinon je passe une autre question.
Moi ce que je voulais juste dire c'est que effectivement les recettes des chaînes privées qui vivent de la publicité, elles sont sous tension en ce moment puisque le marché publicitaire est en recul et en revanche nos coûts sont fixes puisque en particulier les chaînes d'information c'est ce sont des coûts fixes et un coût de rédaction qui est fixe et un coût de diffusion notamment la la TNT qui coûte très cher qui est fixe aussi. Donc c'est très important de dire qu'on est déjà dans un modèle qui est fragilisé puisqu'on est sous tension sur nos recettes publicitaires et nous avons par ailleurs des coûts qui sont difficiles à réduire. compte tenu de la spécificité de notre modèle.
S'il y avait un complément, monsieur la Ramandi. Allez-y. Oui, je voulais juste rajouter une chose, c'est que la plupart des propositions que nous faisons pour donner un petit peu plus de liberté, soit sur le contenu éditorial, soit sur par exemple sur le le l'arrêt des secteurs interdits à la publicité bénéficierait également aux finances de de France Télévision ou ou un autre exemple qui est la réduction de des coûts de de diffusion de la TNT.
Donc le le combat entre guillemets publicité ou ou ou ressources n'est pas la seule façon de régler une partie des problème. En tout cas, merci beaucoup monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.
Une question maintenant peut-être sur le les coûts, le budget et ce détail, c'est une question que j'ai posé un certain nombre de reprises aux dirigeants de France Lévision. En comparant dans les informations que j'ai pu euh avoir les coups de l'audiovisuel public et ceux des groupes privés, j'ai pu voir quand même un écart saisissant entre ces coûts, le coût des grilles et des programmes et les audiences que vos groupes réalisent. Je vais prendre l'exemple du groupe TF1.
Alors, peut-être que les chiffres sont pas tout à fait exacts et que vous pourrez les les amender, mais j'ai pu percevoir que à périmètre comparable, le coup de grille de France Tévision est près de deux fois supérieur au coup de grille du groupe TF1. Et même si on retire les réseaux régionaux, locaux et ultramarins de France Lévion, ce qui représente à peu près 100 millions d'euros notamment pour France 3, le programme national de France Télévision représente 936 millions d'euros en 2024 hors droit sportif. Autrement dit, je crois un coût à peu près équivalent à TF1 mais pour moins d'heures de programme, c'est la même chose pour l'information. 230 millions d'euros pour France Télévision contre des informations qu'on a pu lire de SLA près de 140 millions d'euros pour TF1 et pourtant même sans chaîne régionale.
Le JT de trésor de TF1 celui à l'époque de Jean-Pierre Perna qui a été repris par Marie Sophie Lacaro qui se veut le le JT des régions des territoires, lui réunit deux fois plus d'audience que celui de France 2 avec des montants, je l'ai rappelé bien inférieurs à ceux de France Télévision. Et si on prend encore un peu de recul, en 2024, France Vision, c'est 54 % du budget des chaînes gratuites contre 26 % pour TF1, pour des audiences encore une fois assez comparables. Il y a des missions de service public dont on a discuté, qui ne se contestent pas, qui font aussi peut-être que le coût est supérieur au coût des chaînes privées, mais est-ce que une telle différence de montant pour des audiences aussi euh faibles par rapport au concurrent, est-ce que ça n'interroge pas sur la bonne utilisation des fonds publics ?
Comment est-ce que vous, en tant que patron de chaîne privée, comment est-ce que vous percevez et vous analysez cet écart entre le coût et les audiences à la fin ? et déjà peut-être nous confirmer, je sais que le rapporteur est très bien informé, y compris au sein duel privé, j'étais pas sûr, enfin peut-être le coup de grille, je suis pas sûr que ce soit des informations publiques. Donc, est-ce que vous pouvez nous confirmer les chiffres que euh vient d'indiquer effectivement le le rapporteur parce que c'est la le point de départ de sa question et et et de notre travail.
En fait, en ce qui concerne le le groupe TF1, les ordres de grandeur des chiffres sont tout à fait exactes. D'ailleurs, ils sont publiés, comme le rapporteur le souligner, par l'ARCOM à qui on fait des déclarations tous les ans. Donc, il y a des documents qui sont qui sont publics auxquels on peut se référer.
En l'occurrence, les ordres de grandeur sont exacts. Moi, ça ne me choque pas que le service public génère moins d'audience. que euh les acteurs privés dans la mesure où ces missions, de mon point de vue, doivent être disjointes de ce que font les acteurs privés.
Quand il s'agit de divertir les Français, divertir les Français âgés de 25 à 49 ans. Pourquoi je dis ça ? Est-ce que ce sont le sous-jacent de l'économie de notre secteur puisque euh que ça plaise ou non, c'est ce que les annonceurs publicitaires recherche ces missionsl fait très bien et on le fait de façon très économique, très productive parce que c'est notre métier, on a des boîtes industrielles qui sont gérées pour maximiser l'efficacité de leur modèle industriel dans le cadre d'un métier et d'une et d'une mission d'un rôle social. le service public qui va par construction normalement enf c'est c'est c'est l'idée et c'est ce qui doit être repris dans ces contrats deif et de moyens exercer des des missions qui sont pas rentables.
Autrement, on on les conférerait au secteur privé. Et ces missions qui sont moins rentables, c'est cultiver, c'est éduquer, c'est informer, c'est des missions sur lesquelles la rentabilité est difficile à trouver et puis c'est des publics qui sont difficiles à monétiser. Par exemple, un public très important pour tout le monde, j'en suis sûr, c'est les enfants.
Il faut des problèmes de qualité pour les enfants. Il faut éviter que nos enfants passent leur temps sur YouTube et qu'on sort. Pour ça, il faut des problèmes de qualité et qui sont très difficiles à monétiser par le secteur euh commercial.
Pourquoi ? parce que il y a pas beaucoup d'annonceurs sur le public des enfants et puis en plus il y a plein d'interdictions que le parlement connaît bien parce que souvent il les a voté qui pèse sur les sur les publicités qu'on peut adresser aux enfants. Et donc en fait c'est des problèmes qu'on peut pas monétiser et par conséquent s'intéresser au public des enfants, au public des adolescents, s'intéresser au public très large des individus qui sont âgés de plus de 50 ans et j'en fais partie.
Euh ce ce sont des missions que le secteur commercial ne pourra pas remplir parce que le la l'économie, le sous-jacent économique, le modèle économique ne le permet pas bien. Et donc à ce titre, le service public a des missions qui soient éminemment élevées, qui sont coûteuses, informer convenablement nos concitoyens, divertir convenablement nos jeunes enfin nos enfants avec des programmes de qualité et cetera. Ça coûte beaucoup d'argent mais infin puisque ce sont des publics qui sont quelquefois plus réduits, c'est ça fait moins d'audience en masse que ce que nous on peut on peut générer et moi personnellement ça me choque pas et je pense que c'est exactement le rôle et la mission du service public dans un pays comme le nôtre, dans un grand pays comme le nôtre.
Merci. Peut-être encore une question du deux questions du rapporteur puis donnerai la parole au groupe politique avant de redonner la parole au rapporteur. Question très courte.
Merci monsieur le président qui s'adresse à vous monsieur le président directeur général du groupe M6, monsieur Laramandi. M est est réputé pour être le groupe le le plus rentable, l'un des groupes les plus rentables du PAF. Vous avez communiqué sur une marge opérationnelle de 17 % pour l'année 2025.
Si vous deviez communiquer à la direction de France Lévision une méthode alors miracle ce serait un terme excessif mais en tout cas une méthode d'optimisation de maîtrise des coûts. Quelles sont les grandes priorités que vous pourriez lui conseiller ? Vous avez peut-être suivi quelques points qu'on a révélé dans le cadre de cette commission d'enquête, mais à nouveau dans dans ces dans cet impératif de bonne gestion des fonds publics, vous qui avez l'air à la tête de votre groupe de réaliser des marges opérationnelles importantes, quelles seraient les recommandations que vous pourriez formuler ?
Ça m'est difficile de répondre à votre question comme vous pouvez comme vous pouvez l'imaginer. Nous nous avons effectivement une marge opérationnelle qui est euh euh qui est importante, qui est liée aussi à l'histoire de la chaîne. C'est une chaîne euh euh qui est une création qui a été euh créée en 1987 euh euh qui a dû euh se battre pour survivre survivre pardon jusque notamment à la à l'arrêt de la 5 hein.
Le le la survie d' M6 s'est posée pendant de longues années. que on a été on s'est habitué à vivre je dirais je sais pas si c'est enfin en tout cas en faisant extrêmement attention aux dépenses que ce soit sur sur les sur les programmes ou sur le reste. Donc c'est une c'est tout à fait dans la culture dans la culture du groupe.
Euh et c'est très important pour nous. Ceci étant dit, les problématiques qui pèsent sur notre industrie sont les mêmes. La baisse de la tendance publicitaire est exactement la même.
Comme mes collègues l'ont dit, notre industrie est une industrie de coût fixe. Donc c'est lorsque vous avez votre chiffre d'affair qui baisse, c'est une c'est évidemment très très complexe pour le pour la pour pour la rentabilité parce que vous pouvez pas de manière simple baisser les coûts en face de ça. Donc moi, je suis personnellement inquiet sur le sur le futur pour l'ensemble des acteurs qui sont financés par la publicité et je me permets donc de réitérer le fait que les options il y a des options pour France Télévision qui bénéficient ou disons des des qui bénéficient à l'ensemble des acteurs.
Les les options autour de la publicité sont des catastrophes pour les acteurs privés gratuits. Merci monsieur Rorteur. Encore une question.
Je vous remercie pour votre réponse. Une question qui s'adresse à à vous quatre qui sera une question assez simple. On a entendu les représentants de la Cour des comptes et les représentants de l'inspection des finances qui ont réalisé des rapports sur l'état notamment des des finances et des comptes de France Télévision.
On a été très surpris d'apprendre un certain nombre de choses. De fait déjà l'insuffisance de la comptabilité analytique pourtant demandée à Delphine Ernut depuis son arrivée en 2015. Ça a été rappelé dans le dernier rapport de la Cour des comptes.
Une comptabilité analytique pas haut niveau, notamment aux comparaison de Radio France pour parfaitement piloter une entreprise de cette taille-là. Et un deuxième élément, je pourrais en citer bien d'autres mais un deuxième élément qui m'a interpellé c'est celui de la taille de l'équipe d'audit interne et de lutte contre la fraude. C'est les représentants de l'inspection générale des finances qui nous l'ont expliqué.
C'est une entreprise de 9000 salariés avec un budget de près de 3 milliards d'euros par an dont l'immense majorité de dotation publique. Il n'y a que 5 personnes au sein de l'équipe d'audit interne. J'ai interrogé les représentants de l'inspection des finances pour leur dire mais à périmètre un peu constant ou en tout cas pour des concurrents privés quelle serait la la taille un peu moyenne ?
Ils ont pas pu nous répondre. dont je me permets de vous poser la question, même si la taille de vos groupes n'est pas identique, quelle est l'importance que vous donnez à vos équipes d'audit interne ? Et peut-être que vous pouvez nous rappeler la taille de vos effectifs et si vous l'avez l'information sur le nombre de personnes dédiées à l'audit interne et à la prévention des fraudes.
Alors qui commence ? Monsieur Sadar. Je peux y aller.
Euh l'audit interne, c'est pas tout à fait l'équipe qui pour nous chez nous euh en fait l'audit interne, c'est une équipe un peu près de entre 5 et 10 personnes qui qui agit donc mondialement hein qui pour l'ensemble du groupe Canal Plus euh et qui vérifie que les processus sont rigoureusement euh définis et suivis euh y compris éventuellement des dans des cas de fraude ou de ce sujet-là. Le sujet du de la maîtrise des coûts, il passe par l'ensemble des salariés, j'ai envie de dire, pas par l'audit interne. Si si on commençait à se dire il y a une équipe de 5 personnes ou de 10 ou 20 qui doit piloter les les coûts, euh on n'y arriverait pas.
C'est la responsabilité, comme je l'ai dit, chez Canal de chacun, c'est dans les objectifs de chacun. Euh évidemment, on a des contrôleurs de gestion et des équipes de la finance qui suivent tout ça de très près. Euh on a des indicateurs, je l'ai dit, quand je disais chaque jour, j'irai pas quotidien sur la maîtrise des coûts de l'évolution des coups de Canal Plus.
Euh on a une équipe de monsieur monsieur Vincent Boller en a parlé de de d'achat qui est très actif très active sur l'ensemble des territoires pour renégocier régulièrement avec les fournisseurs des meilleures conditions pour le groupe Canal Plus qui a changé de taille en plus donc qui a des atouts maintenant queon avait pas dans le passé mais vraiment j'ai envie de dire c'est vraiment de la responsabilité de chacun parce que tous les postes de coût sont concernés donc on peut pas avoir une équipe à part qui qui se charge de ça quand on a des équipes programm elles doivent surveiller leur coûte des équipes de la distribution de la surveiller leur coût et et ça vaut pour tout un chacun. Donc si je comprends bien France Télévision avec une équipe d'audit les le rapporteur appelé les chiffres sur ce sujet-là c'est comparable à votre c'est pas c'est pas le sujet pour moi en tout cas le sujet c'est les effectivement les 3 milliards clair euh et comment est-ce qu'on les réduit et que ça passe par vous avez combien de salariés vous monsieur Sadda ? 9000 pardon 15000 en tout. 15000 d'accord et en France ? en France un peu moins de de 3000 3000.
D'accord. Monsieur, vous partagez c tous les trois le l'avis de monsieur Saada. Vous avez un avis divergent ?
Non, moi je partage à peu près le le même avis. Euh notre équipe d'audit au groupe dans le groupe TF1, elle compte 5 personnes mais elle n'assure que euh la moitié des missions d'audit, l'autre moitié des missions d'audit étant assurée par le groupe WIG qui elle a qui lui a une équipe d'audit beaucoup plus fournie et donc qui fait la moitié des des missions de de vérification, des processus et de des normes, des fraudes et cetera. Merci et sur le sujet des coûts.
Bon, évidemment dans tous les groupes privés, les sujets des coûts, c'est des sujets qui sont qui sont absolument centraux. le on a beaucoup parlé j'ai suivi un peu les débats de cette commission avec intérêt de sujets de coût le de diverses naturs dans notre secteur d'activité qui sont vraiment structurants, c'est les coûts de programme. Le la plupart des autres coûts dans les médias, c'est c'est un peu la caractéristique de l'industrie des médias, moi qui en ai fait plusieurs, c'est que ce sont des des industries dans lesquelles il y a pas tellement de capitaux employés, il y a pas de capex et il y a très peu de coûts opérationnels. les OPEX comme on comme on dit dans le dans l'industrie sont sont très petits.
Ce qui est rond très gros, c'est les coûts de programme. Donc ce qui est le sous-jacent de de l'économie et là on doit faire peser tous les efforts, c'est la la proportionnalité entre les coûts de programme et les effets recherchés. Le reste très clair, les coûts des festivals et cetera, c'est un petit peu l'épaisseur du trait.
Très clair pour le groupe M6. Il y a pardon, il y a des coups de capex quand même chez Canal Plus qui sont très conséquents parce qu'on a les infrastructures euh les décodeurs et voilà des choses comme ça. Et très bien, je donne la parole à au groupe politique même Calvel pour 2 minutes et je vous donnerai pour une réponse de enfin comme vous êtes plusieurs peut-être si vous acceptez on peut peut-être on les prend on les prend toutes et puis vous répondrez.
Ça vous permettra de répondre chacun. Allez madame Calvas 2 minutes. Merci monsieur le président.
Je voulais vous demander à chacun d'entre vous qui représentez des grands acteurs de l'audiovisuel privé, est-ce que l'audiovisuel public doit combler ? Est-ce que l'audiovisuel public ne fait pas ? Est-ce que l'audiovisuel public doit pouvoir être, mais vous l'avez déjà dit, encadré davantage par des contrats d'objectif et de moyens ou en tout cas euh que ça soit mis euh à jour ?
Euh nous sommes dans une économie de l'attention qui n'est pas uniquement en France. vous êtes des acteurs français ou internationaux. Mais quand on parle de la complémentarité entre l'audiovisuel public et l'audiovisuel privé, on oublie aussi qu'il y a d'autres formes de d'information ou de culture.
Comment faire que vous soyez complémentaire mais fort ? On parle surtout de un paysage audiovisuel français qui soit marquant, qui puisse aller à l'encontre des euh autres systèmes parfois étrangers qui font de l'ingérance et de la désinformation. Ça sera le premier point.
Et deuxième point, euh on a parlé de la publicité. Il y a eu euh de lancer l'idée de faire plus de publicité sur l'audiovisuel public. Euh parfois pour donner sans doute une excuse à ce qu'il y a encore moins de financement public, mais vous avez plutôt réagi sur le fait que ça pouvait déstabiliser un marché qui lui-même était déstabilisé dans l'optique de faire moins de publicité sur l'audiovisuel public.
Est-ce que vous en bénéficieriez euh forcément ou est-ce que tout serait réinvesti par les annonceurs dans d'autres formes de je pense à la publicité digitale ? Est-ce que l'attractivité même de pouvoir faire de la publicité sur la télévision pastirait du fait de faire moins de publicité sur l'audiovisuel public ? Merci chers collègues.
Madame Duis Müller pour la droite républicaine. Merci. Vous avez été plusieurs à ne pas vouloir opposer le secteur privé et le secteur public et à évoquer une complémentarité.
Y a-t-il des domaines néanmoins où la concurrence est plus forte ? Certains estiment que les chaînes publiques empiètent sur des des terrains historiquement privés. Le divertissement, la fiction grand public.
Partagez-vous ce constat. Les chaînes privées dépendent fortement de la publicité tandis que les chaînes publiques ont des ressources garanties. Comment cette asymétrie affecte-t-elle votre capacité à produire ? des contenus ambitieux.
Existe-t-il selon vous des distorsions de concurrence liées au financement public ? Et si oui, lesquels ? Faut-il alléger certaines contraintes pour rétablir un équilibre ?
Canal Plus, un modèle mix avec des abonnements et des droits sportifs, le cinéma. Comment gérez-vous la concurrence avec les chaînes publiques sur l'acquisition des droits exclusifs notamment sur le sport et le cinéma ? Les chaînes privées ont également des obligations de service public en terme de diversité, d'éducation, de culture.
Pensez-vous que ces missions devrait être étendu aux chaînes privées ou au contraire recentré à l'audiovisuel public ? Vous avez tous évoqué bien sûr la révolution numérique et la concurrence des plateformes comme YouTube ou Netflix dans le paysage français et européen. Le développement de ces plateformes de le développement pardon de plateformes publiques constitue d'ailleurs selon vous une concurrence directe à vos offres numériques.
Je voudrais aussi revenir sur l'échec de salto qui avait être qui avait eu l'ambition d'être un Netflix à la française en regroupant France Télé, TF1 et M6. Madame Hernot d'ailleurs devant cette commission avait évoqué le départ de TF1. Donc est-ce que vous pourriez nous donner évidemment votre lecture de cet échec ?
Et enfin, dans un contexte international marqué par des mouvements de concentration de grande ampleur, notamment avec leur achat de Warner probablement par Paramoun, se pose la question de la préservation de l'exception culturelle française et donc quelles sont les perspectives de consolidation euh par vos groupes dans ce contexte particulier ? Merci. Merci beaucoup.
Je m'excuse auprès de monsieur Badad, j'aurais dû vous donner la parole avant car les socialistes sont plus nombreux que les républicains. En tout cas, pour l'instant, je vous laisse la parole. Merci monsieur le président, madame euh messieurs, merci pour vos propos liminaires et la tonalité de vos propos.
Euh je voudrais aussi vous remercier pour votre engagement pour la création culturelle et en particulier pour pour le sport et je pense que vous avez un rôle essentiel notamment dans le casadre de l'héritage de de Paris 2024 et dans la préparation d'échéances majeures à venir. vous l'avez dit, il y a une vér complémentarité entre entre vos groupes et le service public déjà en œuvre depuis plusieurs années et face au à la concurrence exacerbée, forte, agressive d'un certain nombre de de plateformes. J'évoque souvent cette question là avec certains de d'entre vous. euh quelles sont pour vous les les coopérations à la fois techniques, commerciales, financières euh pour euh affronter ensemble ensemble euh secteur public et privé euh cette concurrence face à ces euh à ces euh plateformes parce que les défis sont euh considérables.
Ma 2e euh question euh concerne plutôt le pluralisme qui constitue vraiment le le fondement de notre démocratie. La question concerne C News qui a reproché très récemment euh à l'audiovisel public une une partialité politique. Un reproche qui est souvent fait à ces news notamment encore récemment par RCF qui a saisi l'ARCOM en janvier 2026 pour que l'autorité se prononce sur les manquements en matière de pluralisme sur l'antenne de CS.
Euh RSF avait notamment relevé que plus de 70 % des journalistes invités sur ces news sont issus de médias orientés à droite ou à l'extrême droite. Euh en mars 2025, la garantie et le respect du pluralisme tant dans l'audis public que sur les chaînes privées et de la TNT sont essentielles à un an des élections présidentielles. Quelles mesures sont mises en place au sein de ces news pour garantir et respecter notamment depuis la délibération de l'ARCOM de juillet 2024 l'exigence de pluralisme ?
Bien sûr, cette question quand on mesure mis en œuvre s'adresse également à monsieur Bellemire, à monsieur Laramandi et à madame Léos pour CMA. Merci à vous. Merci beaucoup monsieur Balanan pour le groupe démocrate.
Merci monsieur le président. Euh votre audition et vos propos vient de nous démontrer assez fortement. Je crois que s'attaquer à l'audiovisuel public, c'est s'attaquer en fait à notre modèle culturel et à notre modèle informationnel.
Je crois que vous l'avez clairement démontré aujourd'hui. Le modèle d'information, le modèle culturel en France est un modèle qui est et peut-être vous l'avez un peu regretté régulé. Il est régulé par des règles qui sont des règles issues de grandes lois. euh la loi de 1881 pour la presse, la loi les lois 1986 euh pour l'audiovisuel.
Euh cette régulation en fait, c'est une régulation par une sorte d'état de droit, par le nos valeurs, par euh notre démocratie. Euh face à ça, en fait, le vrai problème, il me semble et face à cette attaque sur notre souveraineté informationnelle et culturelle, c'est que nous sommes face à un modèle qui opère contre vous une concluence complètement déloyale. C'est le modèle des gars femmes qui aujourd'hui n'a pas la même régulation que vous.
Ils n'ont aucune responsabilité éditoriale, vous l'avez. euh il euh pill contenus euh surtout sur la presse, on l'a vu. Euh mais euh vous aussi d'ailleurs ça me permet de vous interroger sur ce que est-ce que vous pensez qu'un jour il faudrait que on aille vers des droits voisins de l'audiovisuel pour euh euh réguler la captation de valeur euh de ces plateformes et surtout je voulais savoir si vous pensez que il faut une régulation renforcée cette plateforme.
Estce que notre cadre de loi et européen en particulier doit évoluer pour reposer la question de la responsabilité éditoriale des plateformes ? Je le rappelle pour les gens qui nous écoutent aujourd'hui quand vous êtes éditeur de presse, quand vous êtes responsable d'un média, le patron est pénalement responsable à titre personnel de tous les propos qui seront tenus sur l'antenne. Merci monsieur Banan.
Est-ce que monsieur B voulait poser une question ? Très bien. Et ben, je vais laisser nos personnes auditionnées répondre maintenant aux collègues parlementaires.
On aurait pu aussi évoquer Lia. Notre collègue Calvest mène un travail approfondi sur ce sujet mais peut-être qu'on y reviendra tout à l'heure. En tout cas, la question de monsieur Banan permet aussi de traiter des enjeux importants et des mutations, la concurrence qu'entraîne notamment le poids grandissant des des réseaux sociaux et des et des plateformes.
Je vous laisse répondre au aux nombreuses questions des des collègues dans le temps le plus ramassé. Je vois que le le rapporteur a ensuite quelques questions puis on essaiera de suspendre cette audition pas trop tardivement pour pas manquer le journal télévisé. Je sais pas de quelle chaîne mais en tout cas l'un des journaux télévisés.
Voilà, je sais bien. Tu veux commencer Clacer ? Alors pour répondre à vos questions donc sur les les contraintes qui pèsent sur nous chaînes privées, c'est vrai qu'on a des contraintes notamment les chaînes d'info dont on a peu parlé jusqu'à présent en terme de pluralisme, de temps de paroles qu'on doit respecter et qu'on respecte évidemment scrupuleusement.
C'est très important pour la démocratie et comme vous l'avez rappelé, les algorithmes ne sont pas du tout soumis à ces règles. Donc c'est vrai qu'il y a une vraie asymétrie entre nous et les plateformes qui ne sont pas soumises aux règles de du pluralisme, qui ne sont pas soumises aux règles de responsabilité comme vous l'avez rappelé. Donc c'est vrai qu'il faut il faudrait réussir à à corriger ces asymétries sur le cas YouTube.
Clairement YouTube est un concurrent pour la télévision et notamment chez les plus jeunes et de plus en plus. C'est vrai que une partie de nos ressources publicitaires se déporte clairement vers YouTube. Donc nous chez CMA, nous sommes un petit groupe et donc nous avons une stratégie d'hyperdistribution, c'est-à-dire que nous avons décidé d'être présents chez YouTube, de diffuser nos contenus chez YouTube pour qu'il puisse être diffusé le plus largement possible et pour avoir accès à un public le plus large possible et notamment les jeunes.
C'est vrai que c'est un sujet compliqué puisqueil y a eu il y a de la perte de valeur qui qui est un risque pour nous tous chez YouTube. Après, sur le sujet des droits voisins, ce qu'on peut dire, c'est que la la première loi sur les droits voisins qui date de 2019 maintenant, on sait qu'elle est insuffisante puisque elle est elle ne précise pas ni les montants, ni l'assiette, ni les taux. Donc on a énormément de mal à l'appliquer.
On a on voit depuis 2019, il y a eu des batailles homériques notamment chez les éditeurs de presse pour essayer de la faire appliquer. On voit qu'aujourd'hui Google est un des est le seul acteur qui paye des droits voisins et encore qui les paye de façon incomplète et et insuffisante. Donc effectivement ce sujet dans tout reste à faire dans ce sujet et je sais que vous avez des initiatives des initiatives en ce sens et sur le sujet de l'IA effectivement nous les chaînes d'information nous BFM on a un site BFM qui est un site d'information très puissant et on voit régulièrement nos des robots d'IA génératif qui viennent piller nos contenus sans autorisation évidemment sans rémunération et donc il y a vraiment un enjeu de poser un cadre sur ce sujet de l'IA génératif parce qu'aujourd'hui c'est un peu le le Far West. il y a aucune règle et donc on voit petit à petit notre modèle économique digital fragilisé.
Voilà. Merci monsieur Salada, vous voulez Allez-y. C'est senti euh la concurrence avec le l'audiovisuel public.
Donc j'ai l'impression que j'ai pas été complètement entendu bizarrement dans la partie où j'ai dit qu'il fallait que c'est pas parce que il fallait un audiovisuel public solide doté d'une visibilité sur son budget que il fallait pas pour autant regarder son budget, la rigueur budgétaire et la discipline et les coûts. Je voilà, je je voudrais quand même insister là-dessus parce que je rejoins le sujet de la concurrence avec Canal. Elle est assez rare, je dois dire.
On n'est pas en concurrence sur le cinéma, je l'ai dit, on est complémentaire puisqueen général, il y a une chronologie des médias qui s'applique et donc nous on achète euh une fenêtre euh en amont de celle de public pour les chaînes gratuites qui est acheté par préacheté par France Télévision ou TF1 ou M6. Euh en revanche, on a des de temps en temps des des sujets de crispation. Il y en a un qui qui a beaucoup été évoqué ici qui est le festival de Cann euh où Canal pendant 28 ans était partenaire du festival de Cann euh où euh on a on était évidemment très attaché à ce cinéma qui est le premier le premier à ce festival qui est le premier festival du monde et qui en plus est à Cann qui est une ville que nous admirons énormément.
D'ailleurs, nous sommes partenaire principal de Cannéie qui s'y tient et qui est qui a réussi à à devenir un un festival important avec beaucoup moins de subventions que pardon que Cérimania. Euh mais euh mais c'est vrai que on a là subi une concurrence et une surenchère de la part de France Télévision sur un budget qui était pourtant conséquent investi par Can plus de l'ordre de 4 millions d'euros que je comprends toujours pas aujourd'hui et je comme je sais que ça fait beaucoup débats et que les chiffres ont été dévoilés qu'on a dit que potentiellement il y avait une concurrence déloyale de canal sur le sujet ou qu' allait s'exercer plus tard ou quoi, je voudrais rassurer tout le monde sur le fait que il y a pas d'intention de Canal Plus de retourner au festival de Cann pour de raisons. D'abord parce qu'on a choisi le festival de Venise dont on est très satisfait réciproquement, j'ai envie de dire.
Et ensuite parce que le festival maintenant les cérémonies sont disponibles chez France Télévision, disponibles sur la plateforme Canal Plus et donc accessible gratuitement pour nos abonnés. Je vois pas l'intérêt pour Canal d'aller se repositionner sur un un programme qui est disponible déjà gratuitement pour pour les abonnés. Mais là, c'est un exemple que j'ai pas tout à fait compris et qui donc pose la question typiquement de la rigueur budgétaire nécessaire euh indépendamment de la nécessaire solidité financière. et la visibilité pour le l'audiovisuel public sur salto, j'ai une blague donc je vais la faire qui est que effectivement moi vu de ma fenêtre mais il connaît beaucoup mieux ce sujet là que moi euh j'ai eu l'impression que Rodolf Belmer avait envie de la jouer solo euh sur Salto et et on a vu le succès de TF1 plus et moi, il se trouve que j'ai récupéré le DG de Salto qui était excellent, Thomas Folin qui travaille maintenant dans les équipes Canal Plus.
Donc j'ai gagné dans cette histoire. Euh sur ces news euh le pluralisme évidemment est un sujet essentiel pour nous. Euh il a évolué comme vous le savez, la réglementation évoluer.
Nous avons fait évoluer le dispositif en conséquence. Donc on a une équipe de trois personnes à temps plein. On a des des outils informatiques très précis, très pointus.
Euh le le le vous avez évoqué RSF euh la méthodologie pour nous d'ailleurs qui a été désavouée par l'ARCOM euh n'avait pas de sens. Elle d'abord comme vous l'avez rappelé, elle s'établie sur un mois alors que l'analyse doit être trimestrielle. Euh ensuite, chez RSF, on on considère que 6h du matin, c'est la nuit.
Pour moi, c'est le début de la journée. On n'a pas tout à fait la même vision euh de la de la journée. Donc euh cette méthodologie pour nous n'est pas sérieuse.
Et je tiens à rappeler, puisque les élections municipales viennent de se conduire, que on a été une fois de plus euh euh le temps de parole a été parfaitement respecté. On n' jamais eu aucun souci sur ce sujet euh pour euh pour ces news. Euh voilà.
Et sur la réglementation, j'ai deux autres sujets. Je finis, je te passe la parole Rodolphe ou ou David. Euh d'abord, moi je je le répète, je suis pour moins de réglementation pour les acteurs français, pas plus pour les pour les acteurs américains.
Voilà, je crois que l'équilibre, il doit se faire dans ce sens-là parce que sinon c'est encore des couches de réglementation et puis je connais le coût de la taxe YouTube qui devient en fait une taxe daily motion. On me l'a déjà fait donc je on est on n pas parlé des sig aujourd'hui mais on veut imposer des choses aux acteurs français. Comment est-ce qu'on va les imposer aux acteurs coréens ou chinois demain ?
C'est toujours ma question. Donc je crains toujours quand on dit on va on va mettre en place une réglementation ou en tout cas il faut le faire au niveau européen. Voilà, moi c'est ma petite crainte.
Euh et en revanche, il y a un sujet dont on a pas parlé aussi qui nous concerne tous. Alors beaucoup Canal Plus mais pas uniquement, y compris l'audiovisuel public, c'est le piratage et je sais queil y a un projet euh euh qui est qu'on aimerait bien voir inscrit parce qu'il est il est il est très solide. La France a fait beaucoup de progrès dans le domaine très honnêtement mais on en a encore beaucoup à faire.
Il faut amender ce côte du sport. C'est très important pour nous et pour vous parler du sport. Euh c'est vraiment essentiel pour l'industrie.
Ça va très très vite. Toutes les habitudes qui se prennent ensuite sont difficiles euh à à résorber. Merci monsieur Bellemire.
Comme vous avez été mise en cause certes sur le ton de l'humour. Oui oui mais l'Assemblée a beaucoup à apprendre de cette audition parce que c'est plus moucheté et plus plus policé que parfois les débats de l'assemblée même si on note quand même quelques dissension. Non, je prends pas ça comme une mise en cause de ce serait légitime qu'on ait décidé de faire une stratégie autour de nos propres intérêts.
C'est logique. Mais en l'occurrence malheureusement le sujet salto enfin en tout cas la décision qu'on a prise que j'ai prise en arrivant de sortir le groupe TF1 de salto, c'est une décision qui a des fondements économiques et stratégiques euh que je peux vous expliquer si ça vous intéresse. que d'abord comme vous le savez le sujet de la vidéo à la demande par abonnement SVOD comme on dit en terme technique celui que je connais bien par que j'étais à l'administrature de Netflix pendant longtemps.
Donc l'idée d'un Netflix à la française honnêtement la blague me fait me fait bien rire aussi. Alors bon évidemment c'est un peu une blague industrielle qui fait par grande mais c'est pourquoi ? Parce que ce qui fait la magie de Netflix, c'est la globalisation.
C'est la capacité de produire, je prends un mot simple, même s'il est pas complètement adapté, des contenus de très grande valeur et de les distribuer dans dans le monde entier. C'est ça qui lui donne un effet d'échaîne considérable et et la capacité d'amener cette année, ce sera 20 milliards de dollars dans les contenus. Et donc quand vous êtes abonné Netflix à Paris, vous avez accès à chaque moment à 20 milliards de dollars de contenu.
Même si je rajoute les contenus de nos éminents collègues de France Télévision, ceux de David la Ramandie et les miens, ça fait pas du tout 20 milliards. Donc là, on n'est pas du tout concurrentiel. Deuxièmement, l'autre blague c'est quand même essayer de parce que salto c'était payant, ça valait 7 € par mois de vendre 7 € par mois les programmes disponibles gratuitement à la télé.
Honnêtement, c'est quand même pas facile. Ça se vendait pas très bien. Ça se vendait un peu comme des brettes à des manchaud.
Résultat, la société faisait 80 millions d'euros de chiffre d'affair et devinez combien ? 80 millions d'euros de perte. Donc évidemment, moi étant une société qui doit faire attention à ma rentabilité, un/ers de 80 millions d'euros de perte, je prends pas.
Surtout pour une voie stratégique, de mon point de vue, j'espérais vous la remontrer avec un petit peu de très caricatural. vous a remontré que le enfin pour une voix quo avenir perdre 80 millions d'euros par an dont je prends un tir ça m'intéresse pas du tout et donc évidemment premier truc que j'ai fait c'est que j'ai tiré cette prise que je trouvais mal branché merci c'est alors beaucoup de choses beaucoup de choses ont été dites compléments si vous voulez pour pour compléter sur sur la publicité l'éventuel arrêt de de de la publicité sur le service public nous sommes dans la vie il faut parfois faire des compromis et nous sommes euh nous sommes et je pense qu'on est tous autour de de la table avec le statut co actuel qui est l'interdiction de la publicité après 20h. La question qui peut se poser c'est plus enfin pas toi c'est ça ?
Ouais mais pardon alors pour les acteurs pour les acteurs gratuits. La question qui peut se poser effectivement c'est le c'est la question de la transformation de ce après 20h dans le monde numérique sur lequel évidemment se passe la la croissance. Est-ce que ça veut dire que les programmes diffusés après 20h, quel que soit leur heure de consommation en plateforme numérique devrai ne pas avoir de publicité ?
Est-ce que c'est à 20h sur la plateforme France Télé comme sur les chaînes ? Bon, ça ce sont des questions qui qui je trouve méritent d'être posé mais sinon de manière générale le statut CO va assez bien. Sur le retour de la pub, on a beaucoup parlé pendant cette audition.
Je pense que c'est une enfin vous connaissez ma conviction et la conviction d'un certain nombre de personnes autour de la table. Au-delà de ça, c'est vraiment mettre la charrue avant les bœux. C'est pas ça la question.
La question c'est quelles sont les ressources plutôt quelles sont les missions ? Et ça c'est à vous de à vous avec l'exécutif. Quelles sont les missions de service public ?
Que doit remplir le service public ? C'est clair que lorsque c'est les programmes de France 3 par exemple de l'information régionale, des programmes sur les cibles très âgées et cetera où ou où où parfois très jeunes même si nous nous avons Guli, la question est tout à fait légitime et d'autres sur lequel elle est moins. C'est d'abord quelles sont les valeurs, quels sont le quelles sont les missions pardon que vous voulez donner au service public et ensuite à partir d'une fois qu'on a l'émission, on a le plus facile de cadrer les ressources nécessaires et ensuite se pose la question de la répartition de ces de ces ressources.
Euh l'une l'un d'entre vous nous interroge sur les programmes. Est-ce qu'il y a des programmes qui sont complémentaires ou différentiant ? Alors nous, on a un profil notamment sur M6 beaucoup plus jeune que les que que les chaînes du service public.
Donc, il y a un certain nombre de de séries qui ont sont des formidables succès d'audience sur France 2 ou France 3 qui ne trouveraient pas notre place leur place pardon sur sur France Télévision parce qu'on a on a des cibles qui sont trop différentes. Nous, on est vraiment focalisé sur les moins de sur les moins de 50 ans et puis il y a d'autres programmes. Ça peut être le sport, ça peut être un jeu comme 100 % logique.
On s'est battu, on a essayé de l'avoir, on voulait ce on voulait ce programme. Bon ben, on a été moins 10 ans que que France télévision. On a perdu.
C'est c'est la loi des affaires. Donc on est parfois complémentaire, c'est vrai, et parfois on est en en direct en directe concurrence. Euh voilà, sur je pense que votre point, monsieur le député, était vraiment central.
On en vient, on se bagarre entre nous parfois sympathiquement, parfois un peu plus un peu plus violemment, mais nous n'évoluons pas dans un secteur clos dans lequel il y aurait nous plus madame Hernot. Nous sommes dans un dans un secteur concurrentiel avec des acteurs extrêmement puissants qui non seulement ont des moyens que nous n'avons pas, on parlait de de du coup de grille entre guillemets de ou du coup de contenu de de de Netflix mais qui ont surtout un cadre réglementaire qui est pas le nôtre et ça pour nous c'est absolument impossible de de c'est impossible de de nous battre à Armégal. Donc vous avez une responsabilité claire.
On a parlé d'un certain nombre de de de changements qui pourraient être fait. Il y a des choses qui sont parfois que réglementaires, d'autres législatives et il y a évidemment un enjeu euh à Bruxelles européen qui est qui est fondamental. Vous parlez de ce de ce serpent de merde de nous sommes tous pénalement responsables de ce qui est produit et diffusé sur nos antennes.
C'est pas le cas pour YouTube. C'est un hébergeur. Est-ce que c'est normal ?
Moi, j'ai une réponse, une conviction très claire. Bien sûr que non, que c'est pas normal. Après, on va pas être changer demain.
Et c'est vrai que si ça changeait, ça aurait des impacts sur Daily Motion. Mais je veux dire c'est je pense que c'est pas voilà c'est c'est un enjeu absolument fondamental. Une partie est décidée par vous, une partie réglementaire, une partie est européenne.
Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Effectivement, je voudrais vous poser une question pour revenir sur Salto.
Ça a été un échec industriel majeur qui a coûté des dizaines de millions d'euros à à France Télévision auquel donc TF1 et le le groupe M6 ont ont participé. Donc le projet a été annoncé le 15 juin 2018, il a vu le jour le 20 octobre 2020 et le 20 novembre 2022, la lettre A a révélé que les groupes TF1 M6 souhaitaient revendre leur participation dans salto et finalement c'était le 27 mars 2023 que la plateforme a été finalement dissoute. Il y avait une ambition un peu de David contre Goliath avec un peu de recul et objectivement euh qui pouvait laisser planer un un vrai doute quand on voit surtout le budget, je crois le chiffre d'affaires de Netflix de 30 milliards.
Se dire que avec quelques dizaines de millions d'euros seulement, on allait pouvoir concurrencer euh un groupe comme Netflix aussi bien abondé. C'était peut-être illusoire. Vous avez expliqué un peu les raisons de cet échec.
Donc je je vais pas totalement revenir dessus. Je voudrais simplement parler peut-être d'un argument comptable qu'on a entendu de la de la part des dirigeants de France Télévision puisque on a pu aussi interroger les membres de la Cour des comptes. France Télévision a décidé d'isoler les pertes de plusieurs dizaines de millions d'euros dans les comptes de France Télévision sous forme d'événement exceptionnel pour pas que ce soit intégré au résultat d'exploitation pour pas que ça alourdisse le déficit de France Lévision.
Finalement, la Cour des comptes a décidé de réintégrer euh ses pertes au compte de résultats de France Télévision, notamment pour donner une image la plus fidèle possible à la situation financière du groupe. Ma question est peut-être un peu technique, s'adresserait davantage peut-être à vos directions financières, mais je l'ose quand même. Comment est-ce que vous avez vous-même comptabilisé les pertes financières liées à l'échec du projet salto ?
Et c'était à refaire, qu'est-ce que vous referiez différemment notamment dans votre relation avec le groupe France Télévision ? Monsieur Larmandie. Bon, écoutez, c'est effectivement ça a pas été un succès.
Après, est-ce que c'était évident que que ce serait un échec ? Je suis peut-être pas aussi définitif que que Rodolphe. Le fait est que quand vous prenez des risques, quand vous innovez, quand vous investissez, vous passez toujours par une phase dans laquelle il y a plus de pertes que de revenus.
La question c'est de savoir si ces pertes sont pérennes ou si au bout d'un moment l'activité prend et les revenus montent suffisamment pour combler les pertes pour vous dégagerie un bénéfice. Ce qui est clair ce qu'on a arrêté avant. Euh donc on on ne saura jamais donc chacun peut se faire sa conviction mais l'innovation va avec de la prise de risque et la prise de risque peut aller avec avec des pertes financières.
Et quant au traitement comptable, je vous enverrai les les éléments parce que je les ai pas je les ai pas en tête. Monsieur Bellemire, traitement comptable. Honnêtement, j'ai pas d'avis précis sur le sur le sujet.
Je je je sais que ça passe sous la ligne du résultat opérationnel chez nous. Ensuite, le traitement comptable des pertes. Honnêtement, j'ai je pense qu'il faut que je demande à quelqu'un de plus expert que moi en cette matière là.
Très bien, merci. Mais vous enf ce que vous nous expliquez c'est que si vous aviez été PDG de TF1 au moment du lancement de salto, vous ne l'auriez pas fait. Mais non, jamais.
D'accord. Jamais. pas après David a raison, il faut risquer, il faut innover et l'innovation veut dire quelquefois échoué et ça il faut l'admettre et c'est vrai pour nous, c'est vrai pour le service public.
En l'occurrence, moi j'ai toujours pensé que ce le la grande évolution du secteur de l'audiovisuel qu'on est en train de vivre et qui est apporté par la révolution des smart TV et la connexion des téléviseurs à l'internet, c'est la globalisation et donc c'est l'atteinte de la taille globale par certains acteurs et donc il faut absolument éviter de rentrer en concurrence frontale avec des acteurs de taille globale parce qu'on est dans une activité où la taille critique est absolument déterminante. pas Maxime Saada qui en train de développer son groupe mondialement qui va je pense dire le contraire juste ça pour lui rendre justice enfin hommage plutôt et donc le le voyage après le groupe France Télévision s'est très bien développé dans dans le digital et je pense qu'on peut dire que France.tv TV, c'est une vraie réussite en terme d'usage par les Français euh en terme de de d'enracinement dans les usages quotidien des Français, en terme de rayonnement auprès d'une population plus jeune, c'est une vraie réussite.
Il y a eu des échecs et puis il y a il y a il y a des réussites comme la plateforme M6 ou le TF1 en fait on a l'impression alors la nutre est un peu mieux mais sans doute mais enfin je juris dire la vérité donc je vois je dis ce que je pense mais non non non mais blague à part c'est c'est c'est c'est des très bonnes réussites on comprend en tout cas à postériori que vu la force de votre plateforme numérique et vos identités particulières finalement la mise en commun était peut-être était peut-être difficile pour donner à cette plateforme identifier c'est pas une question de mise en commun parce que bonation Maxime Sada a fait une blague en disant solo l'idée c'était pas de faire solo parce que je pense que une plateforme de contenu français de qualité, on dit premium dans notre jargon gratuit ferait beaucoup de sens. Et donc si un jour il y a un projet de consolidation, d'ailleurs l'objectif ça sera ça. Euh l'objectif premier, moi ce que je ce que je conteste dans salto dans le modèle économique, c'est le fait que ce soit payant parce que essayer de vendre aux français des contenus qui sont déjà vu gratuitement à la télévision sous forme d'abonnement, c'est une proposition de valeur qui est pas complètement intuitive.
Ouais, d'accord. Très monsieur Sada voulaz réagir, je redonne la par. Tu fais un peu dans TF1 plus me semble-t-il de temps en temps, tu as une petite fenêtre payante quand même.
C'est beaucoup plus moucheté qu'à l'assemblée. Mais c'est c'est c'est intéressant. C'est intéressant.
On en tira quelques leçons peut-être. Allez-y, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.
Une question pour vous, monsieur le le président du directoire du groupe Canal Plus, monsieur Saada. Le 6 juin 2025, le groupe Canal Plus qui diffusait jusqu'ici ses contenus sur le canal numéro 4 en lieu et place de France 4 a quitté la TNT et dans un communiqué de presse de 5 décembre 2024, vous avez motivé votre décision par le nouveau renouvellement de la fréquence de C8 mais également je cite par un environnement fiscal et réglementaire de plus en plus contraignant fin de la citation. On a eu l'occasion d'auditionner les représentants des producteurs cinématographiques et Canal Plus est aujourd'hui l'un des plus importants financeur du cinéma en France.
Alors, au-delà de la décision de l'ARCOM de retirer la fréquence de C8, est-ce que vous estimez que ce cadre réglementaire et fiscal qui s'applique au diffuseur est obsolète ou du moins inadapté à des chaînes payantes comme la vôtre ? Non mais euh le le euh Vincent Bolerille a fait référence en disant que j'étais exigeant et difficile. J'ai noté pendant les pendant son audition mais mais euh de je veux pas donner le sentiment de Canal Plus est autocentré, mais on a on a l'impression que parfois il y a une obsession sur nous et euh et et j'ai une liste de de de doléances normatives qui ont été appliquées à Canal sur les 10 dernières années qui est qui est sidérante que ce soit fiscale, réglementaire.
Euh vous avez parlé de la la TNT, avancez vite déjà Canal avait proposé euh en il y a il y a bien longtemps Canal Plus Family euh euh au CSA à l'époque qui avait préféré foot qui a duré 3 mois. Euh Canal avait proposé Canal Play comme premier service de vidéo à la demande euh et le CSA avait choisi Select TV dont tout le monde a oublié l'existence. il faut chercher sur internet pour retrouver moi-même j'ai dû j'ai dû regarder euh donc on a une une histoire assez compliquée euh avec la réglementation française euh et cette histoire elle s'est soldée par comme on l'a vu sur ces hou où j'ai eu vraiment eu le sentiment que la décision a était prise avant les auditions très honnêtement puisque rien de ce qui n'a été proposé d'abord comme certains l'ont dit ici il y avait tout un tas de mesures qui étaient tout à fait possible euh plutôt que de retirer l'autorisation Euh par ailleurs, tout un tas de choses qui ont été proposées par Canal lors de ces auditions n n'ont absolument pas trouvé d'C n'ont jamais été reprises.
Euh et enfin comme je l'ai dit euh il y avait un écosystème qui fonctionnait pour Canal Plus grâce à notamment ces chaînes gratuites et C8 en particulier qui était la plus importante, la plus puissante même si elle est resté déficitaire euh mais on s'approchait de la rentabilité qui ne tenait plus pour Canal Plus sans sans la chaîne. Et donc elle a elle a conduit le groupe à choisir de se retirer de la TNT puisque comme l'ont rappelé plusieurs fois mes confrères, la TNT est un mode de diffusion coûteux. Merci le rapporteur.
Merci monsieur le président. Une question désormais sur les chaînes d'information, une première question pour vous monsieur Saada et ensuite une deuxième question pour vous trois. Monsieur Sada, donc vous êtes l'actionnaire d'un groupe de médias qui compte la principale chaîne d'information de France, Cs.
Cette chaîne a a été créée sur les cendre d'Itellé et a connu sur les dernières années une ascension très importante. En mars 2017, Itlé change donc de nom, devient news. La chaîne d'information à l'époque ne représente, je crois que 0,6 % de part d'audience.
En mai 2024, ces news doublaient pour la première fois BFM sur un mois devenaient la première chaîne d'information de France. Février 2026, C News atteign 3 % de part d'audience. Ce qui signifie qu'en quelques années, vous avez multiplié par plus de 5 les audiences de votre chaîne d'information.
Si je vous pose la question, c'est en comparaison avec les audiences de France Info TV qui a été créé en en 2016 et qui près de 10 ans après continue à plafonner à moins de 1 % ou à près de 1 % de part d'audience. On ne voit pas l'augmentation des audiences, l'intérêt des Français pour l'information qui est délivrée sur cette chaîne d'info. Alors que on a appris qu'elle coûter à peu près 40 millions d'euros par an après avoir pensé qu'elle en coûtait 17 ou 18.
Il y a eu des changements un peu d'estimation mais du simple au double dans le cadre de ces auditions mais on serait plutôt en information officielle autour de 50 millions d'euros. Comment est-ce que vous expliquez cet échec ? Et il y a eu beaucoup de suspicions sur les coûts masqués de France Info TV au regard des différents indicateurs qui ont pu nous être donné.
Selon vous, c'est une question qui s'adresse à à vous quatre. Quel est le coût réel d'une chaîne d'information en continu digne de ce nom tel que France Info TV pourrait aujourd'hui s'organiser pour aujourd'hui diffuser ses contenus ? Peut-être avoir les coups de vos chaînes d'information pour comprendre où se situe France info par rapport à la concurrence.
Je vous laisse commencer puisque le rapporteur a eu la bienveillance de dire que ces news étaient la principale chaîne d'information, je dirais l'une des principales chaîne d'information mais qui fait des audiences effectivement importantes. Allez-y monsieur Sad, je sais pourquoi ces news a progressé mais je vais pas nécessairement commenter la performance des autres chaînes. On l'a déjà dit ici, Seigneur s'est positionné sur un créneau très différent de débat et de ce qu'on considère comme une une parole plus libre que ce qui pouvait exister sur d'autres chaînes d'information.
Je regarde assez peu France info manifestement comme comme le reste de la population d'ailleurs. Euh je je sais pourquoi il m'arrive de regarder enfin je regarde toutes les toutes les matinales hein. Donc je sais pourquoi je regarde BFM quand je regarde BFM.
Je sais pourquoi je regarde LCI quand je regarde LCI. Je regarde évidemment beaucoup plus ces news. Il m'arrive même de regarder Bonjour et télé les matins comme je l'ai souigné tout à l'heure.
Euh je je pense que le sujet c'est d'abord les chaînes d'information dans le ensemble. Vous avez parlé du succès de se news mais les chaînes d'information représentent maintenant une part très importante de l'audience. On est on est on n'est pas loin des 10 % en ce moment.
Donc le segment global a trouvé manifestement du public. Donc là c'est quand même intéressant. Ensuite, le sujet il est il devient économique.
Moi, je vais jamais vous dire de fermer une chaîne parce que c'est pas tout à fait euh comme vous l'avez compris euh les la disposition de canal qui est dans une logique euh de de de d'expression libre et de chaînes qui qui euh qui existent à partir du moment où elle trouve effectivement euh une logique économique. C'est ça le sujet. Ça devient un sujet économique et comme l'a rappelé Eurodol Belmer tout à l'heure, l'information n'est pas facile à monétiser.
Donc le sujet est un sujet économique et et le sujet des 40 millions que vous avez évoqué là. Donc c'est new, ça coûte combien ? C'est new ça coûte un peu près 60 millions d'euros.
Donc c'est plus que France info. C'est plus peut-être si on me permettez une question complémentaire à celle du rapporteur. Je laerai bien entendu.
Connaî pas les coups de France info. Je je je 40, je ne sais pas. Ce que je connais c'est le coup de ces news.
Peut-être une question complémentaire à celle du rapporteur avant de de laisser monsieur Belmaire et Mamel. Je crois que le rapporteur vous a posé la question à tous les trois. dans le succès de de vos chaînes d'information en en continu, il y a des incarnations.
Ce qu'on appelle les incarnations, c'estàdire des présentateurs, des présentatrices phare. Euh selon les sources que j'ai, moi aussi, j'ai quelques sources, pas forcément les mêmes que celles du rapporteur, mais j'en ai quelques-unes. On nous indique que vos incarnations euh, je parle pour ces news, auraient des des niveaux de salaires sans commune mesure avec les lesisuel public.
Pour le dire très concrètement, est-ce qui manque à France info ? les incarnations et est-ce que France info sans vous demander le salaire de vos présentateurs star et de vos incarnations sur ces news mais est-ce que France info aurait les moyens et puisque vous avez dit que vous étiez un citoyen aussi monsieur Salada, est-ce que vous vous trouveriez normal que France info salarie des incarnations avec des niveaux de salaires, je crois qu'on parle de centaines de milliers d'euros, voir même plus d'un million d'euros. Est-ce que est-ce qu'il y a quelque chose dans le succès de vos chaînes d'information qui est la capacité que vous avez à payer des incarnations euh des journalistes ou des présentateurs qui font aussi le succès de de vos émissions ?
Est-ce que c'est ce qui manque à France info pour le incarnation ? Je pense que le sujet qu'on a pas évoqué tout à l'heure, bon évidemment les incarnations jouent un rôle très important et on l'a vu le le succès de de Pascal pro de Christine aujourd'hui ces news est à l'équilibre. Donc le sujet, c'est un sujet économique, c'est-à-dire que on on rémunère euh on a on a une on a un coût de ces news qui aujourd'hui est absorbé par ces par ses profits.
Donc en fait c'est ça le sujet, c'est pas combien coûtent les incarnations, c'est est-ce qu'on est capable de développer un modèle rentable et ensuite effectivement de rétribuer les personnes qui contribuent à cette rentabilité à la hauteur de de la valeur qu'ils apportent au groupe. Je crois que le France Télévision manque pas de talent. Honnêtement, je pense pas que ce soit un sujet de déficit de talent chez France Télévision.
Euh il y en a d'ailleurs beaucoup qui viennent de Canal au passage, donc on les connaît bien avec Rodolphe. Euh pas, vous ne nous dites pas, monsieur Sadrond rapporteur que France Télévision a des capacités financiers, enfin ne peut pas payer euh des présentateurs des animateurs au même niveau que vous. Je sais pas si c'est un sujet ça.
Je sais pas si c'est les gens ne enfin je vais apparaître un peu peut-être naïf he mais c'est pas le seulement de motivation non plus y compris pour les incarnations qui travaillent sur cette news ils y trouvent un environnement qu' qu' qu'il trouvent favorable au-delà de leur rémunération aussi et donc le sujet c'est l'environnement global de travail les perspectives l'équipe he on a Serge Njar qui dirige ça de main de maître voilà c'est tout ça joue Beaucoup. Oui, une question pour pour élargir au aux autres groupes. Si je m'intéresse notamment au aux audiences des chaînes d'information en continu sur le mois de mars, j'ai pu voir les b les bonnes performances de BFM TV qui a atteint 3,5 % de part d'audience en tête.
Ces news LCI sont juste derrière et se trouvent dans un mouchoir de poche avec 3,2 % de part d'audience. C'est un contexte qui en plus est assez différent parce que il y a un contexte de guerre internationale, de conflit en Iran où je pense que aussi les Français peuvent distinguer des identités respectives de chacune des chaînes d'information en continu. En tout cas, peut-être que je le dirai de façon un peu un peu caricaturale ou simpliste et je laisserai vos mots préciser cette pensée, mais on a l'impression que LCI s'est davantage intéressé au contexte international, augmenté fortement ses audiences, notamment lors du de la guerre en Ukraine puis aujourd'hui sur le conflit en Iran.
Donc a un positionnement international davantage affirmé. On a l'impression que BFM TV est une chaîne d'information du quotidien où on peut suivre un peu les actualités de façon très directe. On a l'impression que C News est une chaîne un peu plus de talk show de débat qui s'intéressera davantage à la politique.
En tout cas, ça fait de ces trois chaînes des chaînes avec une identité propre. France Info TV. Malheureusement, on a du mal à percevoir l'identité aujourd'hui de cette chaîne qui permettrait au aux auditeurs d'aller se brancher sur cette chaîne d'information.
Et je remarque d'ailleurs qu'au mois de mars, moi où pour l'information, pardon si je suis un peu long, mais c'est aussi pour équilibrer un peu les débats et pas avoir pas donner l'impression d'un d'un exposé un peu un peu biaisé. Mais pour vous donner la parole à à tous les trois, quelles seraient les recommandations que vous pourriez formuler pour que demain dans un paysage de quatre chaîne d'information en continu le service public trouve aussi sa place, trouve son identité à l'heure où on a France 24 et France Info TV, est-ce que demain il serait pas bon d'avoir une seule chaîne d'information publique très forte notamment sur le traitement de l'information à l'international notamment sur la voie de la France, porter la voie de la France dans près de une centaine de pays 270 millions de foyers sur France 24 et RFI. Est-ce que c'est pas au fond le sens et la vocation du service public ?
Alors, je peux répondre pour BFM TV plusieurs choses dans ce que vous avez dit déjà sur les audiences. Effectivement, je vous remercie, monsieur le rapporteur, de signaler que BFM TV était en tête au mois de mars 2026. Et je voudrais aussi que BFM TV est largement en tête sur les cibles publicitaires que nous commercialisons, ce que nous appelons les les 25 49 dans notre jargon et que par ailleurs en nombre de personnes qui passent sur la chaîne chaque jour, on a 12 millions de français qui passent sur la chaîne.
Donc là aussi nous sommes nous sommes largement en tête. euh sur la question des incarnations, je voulais revenir sur votre question sur les les incarnants et les incarnations de la chaîne. Peut-être que je me trompe hein, mais monsieur Sada est voilà beaucoup plus d'expérience que moi.
Il me semblait qu'il y avait des mercato et que pour le il me semblait que pour le succès des chaînes d'information, voilà, je je j'avais le sentiment que voilà le le talent de Pascal pro justifiait quand même en partie les audiences de ces news que Laurence Ferrari, Sonia Mabrook expliquait aussi voilà, j'ai vu que vous aviez eu du mal à vous séparer de Jean-Marc Morandini sans doute parce qu'il faisait aussi de l'audience. Donc voilà, j'avais quand même le sentiment que les incarnations de vos chaînes jouient un rôle dans vos audiences, même si j'imagine qu'elles sont pas la seule raison, mais peut-être que je me suis égaré. Je laisserai Maxime Sada répondre pour ces news, mais nous on a l'habitude de dire sur BFM TV que la star c'est l'info.
Donc, on a 270 journalistes qui sont tous au service de l'info. Et donc, effectivement, il y a il y a un mercato pour attirer les meilleurs talents et ça c'est bien normal. Euh pour vous répondre sur le sujet du service public, est-ce qu'ils ont les moyens d'attirer les talents ?
On voit que le mercato, il joue énormément dans les deux sens. BFM TV est une pépinière qui envoie beaucoup de talent sur le service public. Récemment Benjamin Dumel par exemple, encore notre responsable du service politique est parti sur France Télévision.
À l'inverse, nous attirons des talents du service public comme Marc Fael récemment. Donc il y a vraiment un mercato qui joue dans les deux sens. Donc je pense pas qu'il y a de problème sur ce sujet des talents.
D'accord. Donc ça veut dire que France Tévision a la capacité de payer des présentateurs 300000 400000 500000 parfois même 1 million d'euros. pour vous dire là je parle au citoyen que vous êtes.
Est-ce que c'est une vraie question, c'est pas pour c'est que à un moment donné effectivement le rapporteur pose une question importante comment on fait pour que France info fonctionne ? Alors il faut qu'il y ait une identité sans doute un positionnement mais est-ce qu'il y a pas quand même pardon je repose cette question aussi la nécessité d'avoir des des incarnations ? Voyez Sonia Mabrou peut-être qu'elle nous expliquera un jour elle a quitté ses news.
Certains disaient qu'elle aurait pu être recrutée dans le service public. Je ne sais pas si la raison pour laquelle elle est venue chez vous est une question simplement financière. Je n'imagine pas.
Mais j'ai le sentiment que France Télévision n'avait pas la capacité de s'aligner sur le contrat que vous lui avez fait. Donc je voilà, je je alors sur Sonia Brook vraiment il faudra lui poser la question mais en l'occurrence je pense que ce qu'il a attiré chez nous c'était vraiment le projet éditorial et quand on regarde le coût de la grille nous on a un coûpt qui est élevé on a plus de 80 millions de de coups de gris sur BFM TV mais c'est vraiment lié au nombre de journalistes à la spécificité de la chaîne qui fait qu'on couvre tous les événements comme je l'ai dit tout à l'heure on est présent partout donc c'est un choix qu'on a fait d'être les premiers sur l'info au sens où dès qu'il se passe quelque chose on est présent c'est ce qui fait qu'on déploie un nombre de journalistes importants donc c'est pas tellement le salaire moyen, c'est vraiment notre équipe qui est ultra réactive et qui est présente partout. Donc ça c'est le sujet du coup de gris et moi j'ai pas de conseil à donner à la à la chaîne info.
C'est pas un conseil mais vous parlez beaucoup de concurrence de il y a un secteur concurrentiel. On est quatre chaînes infos. Tout à fait.
Donc on évolue dans ce contexte concurrentiel qui est-ce qu'il est et évidemment chacun fait du du mieux qu'il peut pour essayer d'améliorer ses audiences. Donc je me garderais bien de donner des conseils à un concurrent. Voilà.
Comprend. Monsieur Belmer, est-ce que vous voulez réagir pour peut-être elle sait qu'il a une identité très prononcée effectivement sur l'international comme a dit le rapporteur. Marche ?
Oui, ça marche. Oui. Oui.
LC a une ligne éditoriale qui est euh qu'on essaie d'être très perceptible par notre public et effectivement qui vise à traiter avec expertise deux sujets complexes de l'actualité. Donc actualité internationale, actualité macroéconomique et puis actualité politique au sens de la matière politique. C'est ça qu'on essaie de de de traiter.
Et effectivement ça crée euh une ligne éditoriale qui est très incarnée. Alors qui est incarné par des présentateurs, ce que vous appelez ce qu'on appelle des des incarnations euh mais qui doivent être en cohérence avec ce projet éditorial parce queautrement ça ça fonctionne pas. qui est aussi incarné par une rédaction et qui est incarné par des experts.
C'est soit c'est ça le le triptique et qui a permis à la chaîne de bien se développer. on a vraiment augmenté très nettement notre notre part d'audience ces ces ces dernières années au fur et à mesure qu'on affirmait notre ligne éditoriale et notre proposition euh au aux téléspectateurs et le pour qu'on puisse comparer avec France info et avec ces news, monsieur Sardous a dit, je le remercie de la transparence 60 millions je crois. LCI c'est plus important, moins important.
C'est le LCI c'est environ 55 millions d'euros donc pas très loin de France info enfin si les chiffres du rapporteur pas très loin de France info, pas très loin de et BFM c'est tous ces news nous c'est plus de 80 parce qu'on ne bénéficie pas comme LCI d'une chaîne Mire qui peut apporter des compétences voilà les compétences de TF1 nous c'est notre chaîne principale d'où la la grille qui coûte plus cher intéressant aussi pour nourrir nos réflexions sur France fa pardon monsieur BM je vous je vous ai coupé Non, mais je j' à peu près fini sur les sujets du du mercato. Comme le disait Maxime Saada, c'est vrai que les sujets de de mercato existent de notre secteur, mais il faut que les incarnations elles puissent épouser la ligne éditoriale et avoir une forme de de et avoir et avoir une grande compétence dans la dans le positionnement en résonance avec le positionnement de la chaîne et avec et avec son public. Donc il y a un mercato mais qui n'est pas enfin où tout ne se vaut pas et tout n'est pas substituable. et entre le modèle éditorial de C News qui est principalement sur le débat avec une très grande importance des présentateurs et euh LCI qui est plus sur le enfin qui essaie d'être plus sur le sur le décryptage avec une importance plus forte donnée à l'expertise et aux experts.
Évidemment, ça crée des des modèles éditoriaux qui sont qui sont assez différents et qui reposent plus ou moins sur euh des individus. Non mais je vous remercie de vos réponses. C'est vrai que vous avez parfaitement raison d'ailleurs tous les trois.
Les l'identité de vos chaînes d'information en continu est forte. Et quand on regarde C news, quand on regarde BFM, quand on regarde LCI, on sait effectivement ce qu'on va obtenir en terme d'information, en terme de d'incarnation. Mais mais je note d'ailleurs, c'est pas j'espère ne pas faire offense au salariés de de France info, mais on note quand même un point commun entre vos trois chaînes d'information en continu, c'est d'avoir fait le choix quand même euh d'incarnation qui d'ailleurs parfois s'exprime à la télévision et à la radio pour pour certains pour certains acteurs ici, même si c'est pas les mêmes propriétaires, j'en suis conscient, monsieur Saddam.
En tout cas, c'est quand même intéressant de se dire que France info en tout cas, même si ça n'explique pas, j'imagine simplement les raisons de sa place un peu plus faible en terme d'audience dans ce paysage des chaînes d'information en continue, on note que c'est quand même la seun chaîne qui n'a pas fait un choix d'incarnation très forte. Encore une fois, je veux pas faire offense aux présentateurs, aux animateurs, aux journalistes qui travaillent à à France info et qui font un travail d'information important. Mais c'est vrai qu'ils ont pas fait le même choix.
On voit chez chacun d'entre vous, chez chacune des chaînes d'information dont vous êtes les propriétaires et les dirigeants, ce choix-là très fort et et on lit comme les Français les les discussions autour des mercato annuels et la chasse au talent puisque c'est de ça dont il s'agit. Monsieur Rur encore une question. Oui, une toute dernière question parce qu'on a beaucoup parlé du fonctionnement et du financement de duel public, beaucoup moins de la neutralité qui est l'une des trois dimensions de cette commission d'enquête.
Alors, vous me permettrez une toute dernière question respectable. Euh alors, permettez-moi simplement de de douter de l'application concrète de ces principes sur certaines des émissions que vous diffusez, notamment l'émission quotidien. Euh quotidien, c'est l'une des seules émissions du PAF qui assume de ne pas recevoir par exemple de membres du Rassemblement national dont les idées sont pourtant partagées par près de 40 % des Français. quotidien, c'est aussi la seule émission qui dit respecter les règles en matière de pluralisme et qui n'y parvient qu'en les détournant, en tronquant, en répétant, en coupant en montage les propos tenus par les responsables par exemple du Rassemblant national et en les mettant dans des séquences humoristiques souvent à charge, souvent d'ailleurs pour se moquer de ses responsables.
Donc le pluralisme est respecté mais uniquement en étant à charge contre les idées de du parti qui mériterait pourtant d'être d'être d'être diffusé ou d'être entendu. Et enfin quotidien c'est aussi une émission qui a recruté comme chroniqueur sur quotidien. Bon pardon hein si ma ma question est un peu longue mais je crois qu'elle illustre aussi les interrogations qu'on peut se poser sur les respects de d'honnêteté de pluralisme et d'indépendance de l'audiovisuel public mais j'en profite pour vous poser la question aussi au titre de groupe privé.
Comment est-ce que vous pouvez concilier à la fois vos intentions éminemment respectables que la mission sociale de TF1, c'est d'informer, de contribuer au bon fonctionnement démocratique quand vous voyez ces entorses répéter sur une émission phare qui rassemble d'ailleurs beaucoup de d'auditeurs l'émission quotidien. Je vous laisser répondre même si le rapporteur le sait, on sort du périmètre quand même de la commission d'enquête audiovisuelle publique mais je vous laisse répondre à la question. Après, je dire quotidien, il faut être tout à fait clair.
Il m'est arrivé de faire l'objet aussi d'humoriste quotidien comme de nombreux députés ici, c'est aussi la liberté d'expression et je crois pas qu'on puisse dire que euh le Rassemblement national est le seul à avoir fait l'objet de parfois de voilà en tout en tout cas voilà ça m'est arrivé c'est aussi le la liberté de ton et et des humoristes dans notre pays. Monsieur Bellade, collègue socialiste, on a aussi fait voilà les frais. C'est c'est aussi une liberté de ton et d'expression à laquelle nous sommes tous attachés ici, même si nous en faisons les frais.
C'est le principe aussi d'une démocratie bien vivante. Mais je vous laisse répondre peut-être sur le pluralisme et la question plus précise. Je me suis permis de rebondir sur l'humour la question peut-être plus précise du cordon sanitaire et du respect du pluralisme qui là est une question.
Voilà. Monsieur Belmaire. Alors le la citation que vous avez bien voulu faire de mes propos qui était dans une interview va Westfance visait la chaîne TF1.
Quand on dit TF1, c'est TF1. Donc effectivement TF1 c'est une chaîne très puissante, très importante dans notre pays et dont les journaux d'information sont les plus gros journaux d'information du pays de loin. Le 20h et le 13h, ce sont des institutions pour beaucoup de familles françaises, en particulier en province.
Il y a plusieurs millions de nos concitoyens qui s'informment tous les jours sur TF1. Et donc, conscient de cette mission, conscient de cette puissance, conscient de cette importance, on est extrêmement rigoureux à la ligne éditoriale, au positionnement et à et et à la mission de la rédaction du groupe TF1 et de la et du service qu'il rend à nos concitoyens. au service, je l'ai dit, je le répète, d'aucune ologie idéologie d'aucune personne, d'aucune thèse, d'aucune forme.
Nous sommes au service des Français. C'est comme ça et ça le restera. Ensuite, vous me posez une question sur une autre émission, une autre chaîne qui qui nous appartient effectivement qui est dans notre portefeuille de chaîne qui s'appelle TMC quotidien.
Et quotidien c'est c'est effectivement une émission qui n'est pas une émission d'information. C'est une émission. Alors, on dit en franglais, vous m'excuserez devant la représentation nationale de parler franglais, mais c'est d'infotainment.
Donc, c'est une mission bon qui est qui traite de de façon drôlatique, qui critique le monde politique. C'est l'émission d'information culturelle, d'actualité culturelle et qui critique un peu enfin qui essaie d'être drôle. Moi, je trouve qu'elle est très drôle monde politique et d'ailleurs le je reçois des critiques dans mes interactions avec les uns et les autres d'absolument tous les camps.
Donc dans une forme d'occuménisme donc je sais pas que si c'est une preuve de pluralisme, enfin en tout cas un écuménisme très largement partagé dans dans le fait que bah effectivement les saillis peuvent s'appliquer aux uns aux autres. C'est pas une émission politique et c'est une émission qui reçoit presque pas d'homme politique parce que c'est pas sa vocation. Le on reçoit des hommes politiques sur le 20h de TF1 et quotidien n n'en reçoit quel presque pas.
Il y a il y a quelques exceptions quand c'est vraiment justifié par le par le l'actualité. Cette émission respecte les les temps de parole comme comme vous l'avez cité avec son son, son propos. Mais ce que je voudrais dire aussi, c'est que il faut quand même éviter je pense de tomber dans deux dérives.
Premièrement, mettre les émissions de euh caricature, de critique, d'humour au même plan que les chaînes d'information et que les journaux de l'information. C'est c'est pas exactement la même chose. Et deuxièmement, le pluralisme, vous le savez très bien, vous le savez même mieux que moi, parce que c'est dans la loi, il se juge au niveau d'une chaîne et pas au niveau d'une émission.
Et donc on peut pas non plus aller complètement encadré la liberté de propos euh de corolaire et un prolongement il y a quelques mois en en en indiquant qu'elle était plutôt favorable à revenir aux règles de pluralisme qui obligent les chaînes d'information les chaînes que vous possédez que vous dirigez à revenir sur les exigences de pluralisme interne, c'est-à-dire l'obligation que vous avez de respect du temps de parole d'invitation de tous les courants politiques, de tous les responsables politique. Euh quand monsieur Boloré est venu, je lui ai posé la question, il m'a indiqué que lui était favorable au respect de ses règles de pluralisme et ne souhaitait pas construire ou créer des médias d'opinion. Euh c'est sa position.
En tout cas, le débat est lancé. Je voulais terminer cette audition en vous posant la question : Est-ce qu'il faut maintenir dans un pays polarisé, fracturé ces règles de pluralisme de temps de parole qui sont effectivement parfois lourdes à gérer, à mettre en œuvre ou est-ce qu'il faut assumer ou accepter que certaines chaînes deviennent des médias d'opinion où les courants de pensée, les courants politiques ne sont pas ne sont pas traités de la même manière ne sont pas forcément invités. Voilà, c'est une question importante parce que je pense qu'elle éclairera aussi nombreuses propositions qui sont à venir.
Elle pourra peut-être même éclairer les débats de l'élection présidentielle qui qui arrive. Est-ce que vous êtes favorable ou non à une évolution législative pour créer des médias d'opinion ou est-ce qu'au contraire vous souhaitez rester dans dans ce qui existe aujourd'hui, c'est-à-dire la loi 86 et des médias qui doivent tous respecter le le pluralisme de l'information. Je je peux commencer si vous voulez sur ce ce sujet là.
Nous, on va absolument pas que ça soit dit clairement au préambule modifier la ligne éditoriale des de TF1 et de et et de ces grands journaux. Néanmoins, ce que je constate en tant que euh dirigeant de groupe de médias, euh c'est que les règles qui concernent le pluralisme euh dans les chaînes de de télévision, elle date de 1986 et d'une époque où le seul média de masse, c'était la télévision et où les fréquences de télévision étaient distribuées par l'État en nombre extrêmement faible. Donc il y avait une rareté à gérer dans l'accès aux différentes courants de pensée à la l'ensemble de la population donc sous forme de masse média.
Et donc c'est logiquement le le législateur a euh considéré que la seule façon de garantir cet accès dans un contexte de rareté, c'est des règles très rigoureuses, très précises sur le pluralisme d'expression, le pluralisme interne. Aujourd'hui, je pense que on peut constater deux choses que les médias d'opinion, ils existent très largement. Et d'ailleurs quand vous dites faut-il des médias d'opinion, si vous me permettez votre phrase, elle est un petit peu imprécise parce que les médias d'opinion, il y en a, il y a les journaux qui sont des qui sont d'opinion depuis 1901.
Enfin, je parle pas de la presse écrite. Enfin, pour moi, média, c'est télévision et radio, c'est pas le même cas juridique. C'est pas le même cas juridique.
Et et et sur internet, vous avez énormément de sites d'opinion et donc et donc vous avez un accès extrêmement large, extrêmement libre à à une palette très importante d'opinion. sur la télévision. Vous avez aujourd'hui 25, je peux plus exact mais 25 chaînes gratuites sur la la TNT dont chaque chaîne euh don dont dont dont quatre chaînes d'information.
On peut pas dire non plus que la rareté soit vraiment euh euh la contingence clé qui doivent structurer le euh l'expression des chaînes de de télévision. Qu'est-ce que je veux dire par là en résumé ? c'est que le pluralisme externe, il est très très respecté dans not dans dans notre pays et que par conséquent le règles très rigidées de pluralisme interne, de mon point de vue, elles sont un peu obsolètes.
C'est pas un souhait pour le groupe TF1. On bougera pas de notre ligne. Comme je le dis, on en est très heureux, très fier, on est très conscient de la de la de la valeur et du rôle qui nous incombe.
Néanmoins, le pragmatisme amène à penser que on devrait aujourd'hui être raisonnable, revoir la loi de 86 sous mains égards. On on a on a on a parlé pendant tout le long de cet entretien de de toutes les asymétries qui pèsent sur nous qui viennent de cette époque-là et je pense que c'est aussi le cas pour des considérations de pluralisme interne qui je trouve sont un petit peu obsolètes à l'air du digital. Merci.
Comme monsieur Bellemmer vient de dire qu'il souhaitait pas faire évoluer la l'oppositionnement éditorial, je pour moi il y a pas d'intérêt à faire évoluer la loi sur ce sujet-là parce que comme il l'a rappelé, je lui en fait j'ai le même diagnostic, j'ai pas la même conclusion. C'est aujourd'hui, il y a un pluralisme externe qui fonctionne très bien et vous l'avez rappelé, un positionnement très différencié des chaînes d'information dans un cadre qui est fixé aujourd'hui. Il faut simplement s'attacher à ce que les l'application qui a été quand même revue par le Conseil d'État, enfin le vrai, j'ai envie de dire coup de boutoir, il a été remis par le Conseil d'État et la redéfinition par l'ARCOM de de de l'application de ce pluralisme, ça il faut que ce soit suffisamment il faut que ce soit opérationnel, j'ai envie de dire. et on sent que c'est un travail euh euh qui nécessite encore de de la réflexion, mais le cadre actuel euh de mon point de vue fonctionne très bien, permet euh aux chaînes d'avoir un positionnement différencié et on a un pluralisme externe qui n'a jamais sans doute été aussi riche en France en terme de pluralité des des autres et c'est très bien comme ça.
Donc finalement le pluralisme, les les règles de pluralisme n'empêche pas que chaque chaîne ait sa personnalité. Après, il y a quand même un sujet par exemple, si je vous donne l'exemple des municipales où nous si on il y a certaines villes qu'on a pas traité parce que ça nécessitait de donner un temps d'antenne à chaque candidat sur des petites villes par exemple, on pouvait s'intéresser à tel ou tel sujet électoral mais il fallait absolument dans ce cas-là balayer l'ensemble des candidats et c'était extrêmement lourd pour une chaîne comme BFM TV. Donc peut-être qu'il faut revoir, comme tu l'as tu l'as dit Rodolphe, les règles de pluralisme interne, peut-être alléger certaines règles, c'est-à-dire garder le cadre mais revoir quand même certains certaines règles qui sont probablement un peu obsolètes.
Merci beaucoup. Il y avait bien et et et le le mais qui est aussi qui participe aux grosses tête assez souvent bah quand elle est aux grosses tête, on doit comptabiliser son son temps de parole. Alors, on sait pas on sait pas de quoi le déduire d'ailleurs, mais mais euh donc je veux dire non, il faut que ça il faut que ça il faut que ça s'allège un petit peu que nous on a quand même un métier qui est déjà en soit compliqué. si on pouvait essayer d'éviter de nous rajouter des instruments de de de mesure.
Et en cela, je crois que vous partagez la même euh même préoccupation que le service public audiovisuel sur cette question des temps de paroles effectivement euh du pluralisme interne qui est parfois euh compliqué à à mettre à mettre en œuvre et c'est toujours regrettable quand des règles conduisent par exemple à l'arrêt d'invités politiques, ce qu'on a vu sur certaines émissions, sur certaines chaînes et c'est vrai quand les règles finalement conduisent à renoncer à à donner la parole au responsables politiques, ça peut ça peut finalement poser la question de la la pertinence de ces règles ou en tout cas la nécessaire évolution. Je vous remercie infiniment tous les quatre d'avoir répondu à nos à nos questions, de l'avoir fait conjointement. C'était un souhait de la commission d'enquête qui a permis de mesurer vos nuances mais aussi le combat qui vous réunit notamment dans cette concurrence avec les plateformes et et des réseaux sociaux.
En tout cas merci et à travers vous ça permet aussi de saluer l'engagement des salariés de l'audiovisuel privé. Merci beaucoup.