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interviewLCI (sur YouTube)· 11 mai 2026 14 min

Doit-on craindre l'arrivée de l'hantavirus en France ? |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Faut-il avoir peur de l'entravirus ? Le tout premier cas en France a été détecté aujourd'hui. Une femme testée positive qui était sur le bateau infecté le MV Hondus. 22 cas contacts français ont été identifiés.

Ils sont à haut risque. Sébastien Le Cornu organise à 16h15 une réunion à Matignon pour suivre au plus près l'évolution de la situation. Euh, partons à l'hôpital Bicha à Paris où ont été admis les cinq français rapatriés.

Retrouver Margaot Perry. Bonjour Margaot. Dans quel état sont les cinq français hospitalisés à Bichard ?

Et bien ce qu'on sait ici c'est que une des enfin une des cinq patients sont hospitalisés pardon a été testé positif. son état, lui s'est dégradé dans la nuit et les résultats sont tombés ce matin. Pour les quatre autres, pour l'instant résultat négatif mais les examens se poursuivre.

Leur état ne présente aucun symptôme. Ils sont tous dans des chambres strictement isolées pour la patiente testée positive. L'isolement est encore plus stricte. elle est dans une chambre à pression négative, c'est-à-dire que l'air ne peut pas en sortir.

Il y a également un sas d'entrée pour l'équipe médicale qui leur permet de s'équiper et un sas de sortie qui leur permet de se déséquiper afin de limiter au maximum les risques de transmission. Pour les autres, il reste toujours sous surveillance et sous test parce que la suite aussi interroge comment et dans quelles conditions vont être respectées la quarantaine qui les attend. Une première partie devrait se faire à l'hôpital et si les tests continuent d'être négatifs, ils pourraient être euh directement isolés à domicile et ce pendant 6 semaines, ça correspond à la durée d'incubation maximale du virus.

Et donc tout ça, c'est pour réduire au maximum le risque de transmission. Merci beaucoup Margaot Peréry avec Camille Courta pour ces toutes dernières informations en direct de l'hôpital Bicha. Allons plus loin avec vous Sylvia parce qu'il y a beaucoup de questions à l'heure où nous parlons et aussi peut-être de l'inquiétude.

Sylvia, que sait-on de ce virus ? Alors, l'antairus paraline est un virus rare. En France par exemple, et bien on dénompre un peu plus de 2000 cas en une vingtaine d'années, hein.

Cela veut dire une centaine de cas par an euh en moyenne. L'antairus se transmet euh à l'homme par l'intermédiaire de rongeurs infectés principalement par inhalation de particules issues d'urine, de salive, d'extrément. Cela peut arriver dans des lieux fermés, peu ventilés.

Les personnes les plus exposées hein, ce sont les forestiers, les agriculteurs, les chasseurs et des personnes qui nettoient donc des lieux fermés où des rongeurs ont pu séjourner. Il existe différentes souches he celles dont on parle aujourd'hui, c'est l'entravirus de la souche des andes. Et c'est le seul he pour lequel d'ailleurs une transmission de personne à personne a été documentée.

Une transmission qui est rare hein. On parle ici de relations proches prolongées, de cas familiaux ou de cas en milieu hospitalier. Le plus probable, c'est que un ou plusieurs premiers cas ai été infectés avant d'embarquer là-bas en Amérique du Sud et que la transmission et lieu dans des conditions particulières du navire.

Il n'y a pas de traitement spécifique. Le virus peut provoquer un syndrome respiratoire aigu qui peut être mortel dans 20 à 40 % des cas avec une incubation du virus qui peut durer jusqu'à 6 semaines he d'où peut-être l'apparition d'autres cas prochainement. à Sylvia, et c'est pour cette raison qu'il est important de bien tracer toutes les personnes concernées.

Effectivement, le traçage des contacts est essentiel pour informer, isoler, organiser une prise en charge dès les premiers symptômes. B cinq Français ont été rapatriés hier. Ils sont actuellement ici à l'hôpital Bicha.

Une femme a été testée positive. C'est le premier cas français et son état s'est dégradé. Alors, que va-t-il se passer pour eux ?

Un décret a été publié après une évaluation médicale, ils resteront à minima 15 jours à l'hôpital et selon les cas, ces personnes pourront être maintenu en quarantaine ou placé à l'isolement pour une durée maximale de 42 jours. He c'est ce que dit le décret qui a été publié aujourd'hui pour la personne positive. Regardez, elle a été placée dans une chambre comme celle-ci, une chambre spécifique avec des flux d'air qui permettent d'éviter la contamination.

Les soignants sont protégés, s'équipent, ensuite se débarrassent de leur protection en sortant. En clair, l'air ne peut pas sortir de cette chambre. Il y a également 22 cas contacts qui ont été identifiés, hein, et qui subissent pour certains d'entre eux des mesures d'isolement.

Il s'agit de personnes qui ont croisé à bord de ces deux avions la touriste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédé à Johannesbourg. Merci beaucoup pour toutes ces informations extrêmement claires. Sylvia Amikon nous a rejoint.

Valérie Nataf, bonjour. Éditorialiste politique sur LCI. Euh Valérie, on voit que ce premier cas positif en France change la donne pour le gouvernement.

Absolument. le gouvernement euh enfin on le dit de manière claire, c'est la première fois que ce virus est en France et donc puisque la la personne est hospitalisée, il y a donc un cas avéré et donc toutes les mesures doivent être prises pour protéger évidemment les Français, casser la chaîne de transmission comme l'a dit la ministre de la santé ce matin sur France Interre. Mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que c'est la deuxème réunion qui va avoir lieu cet après-midi à Matignon autour du premier ministre avec la ministre de la santé, le ministre de l'intérieur, un représentant du ministre des affaires étrangères et des représentants des des autorités sanitaires. c'est que le problème c'est que depuis la COVID, il y a une forme de crédibilité de la parole publique qui s'est amoindri et que donc il s'agit à la fois de rassurer sans en faire trop puisque ce n'est pas la même chose que la COVID.

Là, la question a été traitée bien en amont pour la COVID. Les mesures ont été prises à partir du mois de mars environ alors que le virus circulait depuis au plus tôt octobre. Donc là, on voit qu'on est sur une chose différente.

Donc le propos du gouvernement, c'est rassurer, prendre les mesures. Il a déjà changé son protocole de quarantaine. Les quatre patients qui sont arrivés euh du navire vont rester à l'hôpital jusqu'à nouvel ordre maintenant que la 5e patiente dont l'État s'est dégradé est un cas avéré.

Donc voilà, on est rentré là dans quelque chose qui est à la fois terrain incognita et en même temps les autorités sanitaire et politique ont pris pour l'instant les mesures qui s'imposaient. Le virus, c'est la première fois que c'est le virus enin, le antavirus qui vient des Indes qui est en France. Il y en avait d'autres formes mais qui sont beaucoup moins létales. 1 % seulement de létalité.

Là, c'est entre 20 et 40 %. Merci docteur Nataf. Retrouvons en direct unre médecin Robert Cohen.

Bonjour. Docteur pédiatre et inffectionologue. Première question.

Est-ce qu'il faut s'inquiéter maintenant qu'il y a ce premier cas de dantairus en France ? Non, il faut il faut pas plus s'inquiéter que il y a quelques jours ou il y a quelques semaines puisque on est devant un virus dont vous a dit la létalité c'est important mais c'est tous ces virus-là vont avoir une grandealité mais surtout la durée d'incubation et le fait que ce virus se transmette d'homme à homme alors que les autres anvirus le font le font pas. Mais il y a eu quelques épidémies, elles ont été de faible ampleur.

Cela signifie probablement que jusqu'à présent, il n'était pas très contagieux. Bon, maintenant, il va falloir surveiller tout ça. Les gens arrivent, on les met en isolement, on prend le maximum de mesures d'hygiène autour, on est autour du cas zéro.

D'accord ? et et donc c'est toutes ces mesures s'imposent mais elles doivent s'imposer sans inquiétude. Tout ça doit être fait mais faut pas créer de d'affolement.

Docteur Cohen, on a beaucoup de de questions qui nous ont été posées par nos téléspectateurs, notamment grâce à ce QR code qui vous permet de de flasher et poser vos questions. Pourquoi ne pas avoir organisé la quarantaine à Tenéf plutôt que prendre le risque d'une propagation aux quatre coins du monde ? Alors ça, je sais pas s'il y a une décision qui est une décision politique.

C'était une autre façon de de de d'éventuellement d'essayer de juguler l'épidémie mais c'est pas la décision politique qui a été prise. Et en plus vous avez vu que les mesures prises, vous les voyez sur l'image là, ce sont des gens qui sont isolés avec autour du personnel de santé qui est hyper protégé. Ils vont être dans des chambres non seulement seules mais avec des systèmes de ventilation particuliers qui limitent la contagion.

Et je vous rappelle que jusqu'à présent ces virus ne sont pas considérés comme contagieux et que les mesures d'hygiène prises normalement peuvent être doivent être extrêmement efficaces. Est-ce que la France est mieux préparée que face au Covid-19 ? Ça c'est aussi une question que beaucoup de gens se posent parce que dès qu'on a appris que l'antvirus avait un premier cas positif en France, on se rappelle de toutes les polémique sur le masque, sur le confinement.

Est-ce que cette fois on est mieux préparé face à un virus qui est différent, qui est moins contagieux mais beaucoup plus létal ? Mais je je pense que la réponse est clairement oui. On a profité de l'ancienne expérience, il y a pas de problème de masque, on sait comment prendre en charge ces patients.

Et la grosse différence par rapport avant, rappelez-vous, il y avait déjà eu des milliers de cas en Chine. Il y avait eu des cas en Italie, il y avait eu des cas dans d'autres pays. Donc il y avait plus de cas zéro entre guillemets, il y avait plus de peu de cas.

Donc plus on s'y prend tôt dans une épidémie en prenant les mesures d'hygiène, plus il y a de chances qu'on arrive à contrôler la maladie. Là vraiment on est tôt et j'allais dire on toutes les mesures que sont qui sont prises sont nécessaires. Ce sont des mesures de prudence qu'il faut prendre mais surtout il ne faut pas aller à un degré d'affolement qui serait absolument pas justifié.

Docteur Cohen, est-on sûr que le virus ne circule pas en ce moment en France ? Alors la réponse, on n'est jamais sûr hein, comme le comme le fait que jusqu'à présent c'est ce virus était considéré comme peu contagieux avant avait entraîné des épidémies comportant quelques dizaines de de personnes dans des pays où il n'y avait pas la même les mêmes mesures d'hygiène qui étaient prises. Donc a priori peu contagieux.

Est-ce que on est dans la biologie, on est du vivant ? Est-ce que dans le vivant, est-ce qu'on peut avoir des souches plus contagieuses ? C'est ça qu'on peut pas éliminer et c'est ça qui justifie complètement les mesures qui sont prises.

Franchement, je pense que notre système est maintenant bien en place. On a profité de l'expérience du Covid. Franchement, toutes les équipes sont bien formées.

Je pense qu'on peut être confiant. Confiant n'empêche pas la vigilance et le contrôle. Docteur Cohen, vous restez avec nous.

Valérie Nataf, le gouvernement, on l'a dit, veut montrer qu'il est mobilisé. On a entendu Ma bourgeon la porte-parole du gouvernement intervenir la ministre de la santé. Il y a cette réunion à 16h15.

Pas question de de montrer qu'on est en retard par rapport à la gestion de l'épidémie. Oui, absolument. Il faut il faut montrer aux gens, il faut rassurer l'opinion pour donner des non pas des gages mais pour expliquer à quel point tout est fait. les les images quand on voit les les combinaisons, là on vient de voir passer les combinaisons que porte le personnel médical, c'est forcément un peu inquiétant.

Donc le le gouvernement est fondé à multiplier ses réunions pour vérifier toutes les informations, pour décider heure après heure des mesures qui doivent être prises et d'une certaine manière organiser la repost de communication mais pas seulement de communication. la riposte véridique à ce virus qui est pour la première fois ce virus enin est arrivé en France. Dernière question docteur Cohen qui nous est posée par nos téléspectateurs.

Quelle tranche d'âge est la plus exposée à la forme létale du virus ? On j'ai lu que il y avait peut-être une chance sur deux de mourir si on était contaminé. 30 % à 50 % de risque.

Alors je je reviens, c'est pas ce qui caractérise ce virus, c'est pas tellement sa létalité par rapport aux autres antivirus qui sont transmis par les rongeurs. C'est surtout son mode de contamination. Dans les épidémies précédentes, il y a eu relativement peu d'enfants, mais ces épidémies comportent quelques dizaines de cas, pas plus.

Donc aujourd'hui, on peut pas dire qu'il y a un profil particulier. Les premières données, c'est que les formes chez l'enfant sont plutôt rares, mais ça s'arrête là. On on a encore beaucoup à prendre mais j'ai d'insister sur le point plus les mesures initiales sont fortes comme vous l'avez vu, moins on a de chances que l'épidémie se propage et justement toutes ces mesures qui sont prises doivent être doivent nous rassurer et pas nous inquiéter contrairement aux images.

Merci beaucoup, docteur Cohen, pédiatre et inffectionologue, d'avoir répondu à nos questions.