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InterviewRMC (sur YouTube)· 25 août 2022 4 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Emmanuel Macron se déplace en Algérie cet après-midi, le point de vue de Nicolas Poincaré

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on attend de ce voyage historique qui se veut un voyage de réconciliation ?

  • 2:14RelanceRéponse directe

    Le fait d'avoir parlé de la colonisation comme d'un crime contre l'humanité, ça n'était pas suffisant ?

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Mais pourquoi est-ce qu'à chaque fois on dit que c'est une visite historique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:32Invité politiqueFait
    « Il s'était rendu en Algérie, il avait parlé de la colonisation comme d'un crime contre l'humanité. »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « Il a rendu hommage à un certain nombre de manifestants algériens qui ont été tués par la police française à Paris dans les années 60. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « Il a reconnu que c'est bien l'armée française qui avait assassiné un mathématicien communiste, Odin, pro-indépendance, un avocat qui a également été assassiné. »
  • 2:19Invité politiqueFait
    « Il fallait le mot... Nous nous excusons. »

Temps de parole

  • Invité politique68 %
  • Présentateur32 %

≈ 5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Et vous le savez, à 14h tout à l'heure, Emmanuel Macron décollera en direction de l'Algérie. C'est une visite historique. On le disait hier, on parlait aussi de la venue de Chaim Korsira en Algérie, le grand rabbin de France. C'était un des visiteurs les plus symboliques dans l'ensemble de l'entourage d'Emmanuel Macron à partir en Algérie. Finalement, le grand rabbin ne partira pas. On vous le révélait ce matin sur RMC. Il devait d'ailleurs être mon invité à 7h40. Il ne partira pas puisqu'il a eu les résultats de son test PCR à l'instant. Ce résultat est positif. Raim Korsira qui ne pourra donc pas participer définitivement, décidément.

C'est compliqué qu'il ne pourra donc pas participer à ce voyage en Algérie. Avant de vous entendre aussi, vous au 32-16, je voulais faire un point avec vous, Nicolas Poincaré, sur les enjeux. Qu'est-ce qu'on attend de ce voyage historique qui se veut, dit Emmanuel Macron, un voyage de réconciliation ?

0:54
Invité politique

Oui, et on va voir tout à l'heure la rencontre entre deux présidents. Le vieux président Temoun, qui a quand même 76 ans, et le président Macron, qui sont l'un et l'autre obsédés par cette question de la mémoire de la guerre. De façon radicalement différente, le président Temoun évoque très souvent les crimes de la France et surtout les excuses qu'il exige de la France et qu'il n'a pas reçues. Parce que, pour lui, c'est quelque chose de très fédérateur en Algérie. Encore aujourd'hui, 60 ans après la fin de la guerre, dire que la France a commis des crimes, c'est quelque chose qui rassemble. Et puis Emmanuel Macron, il a aussi cette obsession qui est très très frappante.

Le nombre de gestes qu'il a pu faire avant même son élection. Il s'était rendu en Algérie, il avait parlé de la colonisation comme d'un crime contre l'humanité. Et puis depuis qu'il a été élu, on ne peut pas faire la liste. Ce serait trop long, mais il a nommé la commission Stora pour réfléchir justement à toutes ces questions de mémoire. Il a rendu hommage à un certain nombre de manifestants algériens qui ont été tués par la police française à Paris dans les années 60. Il a reconnu que c'est bien l'armée française qui avait assassiné un mathématicien communiste, Odin, pro-indépendance, un avocat qui a également été assassiné.

2:05
Présentateur

Mais rien de tout ça n'a convaincu pour l'instant les Algériens.

2:07
Invité politique

Non, non, les Algériens en voudraient toujours plus. Ils voudraient au sens propre des excuses. Le président Théboune...

2:14
Présentateur

Le fait d'avoir parlé de la colonisation comme d'un crime contre l'humanité, ça n'était pas suffisant ? Il fallait le mot...

2:19
Invité politique

Il fallait le mot, nous nous excusons. On a un peu le même débat sur le Rwanda, ce sont sur ces drames des questions de mots. Et chaque mot est très important. Macron, le président Macron, lui, dit que oui à la reconnaissance des fautes, non à la repentance. Donc non à ce terme d'excuses. Alors ça va sûrement être un sujet de discussion tout à l'heure entre ces deux présidents qui se connaissent à peine, puisque Emmanuel Macron, depuis son élection, s'est rendu une fois en Algérie, mais il était resté une dizaine d'heures.

2:46
Présentateur

Mais c'était déjà historique, c'était déjà considéré comme historique, parce qu'avant lui, les présidents n'y avaient pas été.

2:52
Invité politique

Ah si, si, tous les présidents français depuis Giscard d'Estaing, qui a été le premier, se sont rendus en Algérie. Le président Sarkozy avait aussi avancé dans la reconnaissance.

3:03
Présentateur

Mais pourquoi est-ce qu'à chaque fois on dit que c'est une visite historique ?

3:05
Invité politique

Parce que ces deux peuples, le peuple français et le peuple algérien, c'est une histoire, pardonnez-moi, j'allais dire indémerdable. Il y a eu trop de sang, il y a eu trop de drame depuis les années 1830, depuis le début de la colonisation, 132 ans de colonisation. Et puis une guerre qui est la dernière guerre qu'on a vécue sur le sol français, puisqu'à l'époque, l'Algérie, dans les années 50, début des années 60, c'était encore la France et c'était la guerre avec des appelés du contingent qui sont allés se battre, qui ont commis des crimes, mais qui sont morts aussi. Donc tout ça n'est pas refermé. Et puis une...