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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 24 juin 2026 66 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Médias en ligne : audition de Cerfia

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00FerméeRéponse directe

    Qui est propriétaire du média Serfia aujourd'hui ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Serfia s'est-il professionnalisé depuis sa création ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous observé une ligne éditoriale particulière après le rachat ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment Serfia finance-t-il son activité ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Serfia a-t-il été approché par des entités politiques ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Combien de salariés emploie Serfia aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 14:00Locuteur 1Chiffre
    « 44 % des 18-24 ans s'informent quasi exclusivement sur les réseaux sociaux. »
  • 0:30Locuteur 1Fait
    « Serfia c'est une sélection de l'information de ce qui va intéresser les jeunes. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

débuter notre audition. Nous recevons aujourd'hui dans le cadre de notre mission d'information sur ce qu'on a appelé les zones grise de l'information. Monsieur Vincent Vladesco, vous êtes condateur de Servia.

Je remercie d'avoir répondu à notre invitation. Serfia est assez emblématique de ce que notre mission cherche à mieux comprendre, à cerner davantage. Ce médiia opère sur les réseaux sociaux, principalement sur X avec une audience significative que bien des médias traditionnels pourraient vous envier.

Il n'est pas proprement parlé à un journal doté d'une ligne éditoriale affichée, ni un simple compte militant ou un agrégateur de contenu. Il est quelque chose d'autre et vous nous aiderez à définir ce que c'est que ce quelque chose d'autre pour lequel le cadre juridique français dans sa configuration actuelle peine sans doute à fournir une définition satisfaisante. Le succès de Serpia intervient dans un contexte de reconfiguration profonde de l'écosystème informationnel français depuis une décennie de manière accélérée depuis quelques années, des acteurs nouveaux ont conquis une audience parfois considérable, significative, souvent sur des sujets d'intérêt général, la politique, l'économie, la santé, la sécurité sans pour autant relever des cadres juridiques et déontologiques qui s'appliquent à la presse reconnue avec la question notamment de la responsabilité de celui qui écrit ou qui diffuse.

Ces acteurs sont de nature très diverse. Certains font un travail sérieux et rigoureux, d'autres diffusamment ou négligeemment des informations fausses ou partielles. Le problème, c'est que le citoyen ordinaire n'a pas toujours les outils pour faire la différence.

Nous avons choisi le terme de zone grise parce qu'il évite deux écueils symétriques. Le premier serait de traiter l'ensemble de ces nouveaux acteurs avec suspicion comme s'ils étaient par nature moins fiable ou moins légitimes que des médias établis, ce qui serait inexact et sans doute contre-productif. Le second serait à l'inverse de refuser tout au nom d'une liberté d'expression absolue qui dispenserait ces acteurs de toute forme de responsabilité.

Nos interrogations cet après-midi pourront ainsi porter sur trois grands axes sur lesquels vous pourrez nous renseigner en tant que cfondateur. Le premier concerne le modèle économique et l'indépendance de Serfia qui a financé le média à l'origine avec quel source de revenus s'est-il développé ? Existe-t-il des contenus sponsorisés ?

Comment sont-ils signalés ? Le deuxième axe porte sur les méthodes de travail. Comment choisissez-vous les sujets avec les sujets ?

Pardon ? Avez-vous instauré une vérification des informations ? une procédure de validation avant publication.

Quel rapport à l'intelligence artificielle l'utilisez-vous ? Et le troisème axe enfin concerne le cadre juridique et la responsabilité qui a été le responsable légal de la publication au fil de temps. Qui est le responsable légal aujourd'hui ?

Y a-t-il eu des poursuites à son encontre et pour quelle raison ? Comme souvent lors de nos éditions, les plateformes sont au cœur de nos interrogations. X, YouTube, TikTok, Instagram sont en effet devenu des infrastructures de l'information publique sans la plupart du temps en assumer pleinement les responsabilités.

Leurs algorithmes décident de ce qui est amplifié ou non avec des effets considérables sur ce que des millions de citoyens voient ou ne voient pas. Les acteurs qui publient sur ces plateformes sont qu'ils le veuillent ou non soumis à ces logiques algorithmiques. C'est l'une des dimensions que nous souhaitons aussi explorer aujourd'hui s'agissant d'un média qui a pu s'adipter à ce nouveau contexte.

Vous donner la parole pour quelques minutes pour un propos luminaire et puis Agnèvren, Syvie Robert et moi-même vous vous poseront des questions sur ce que vous n'aurez pas pu aborder dans le proposinaire ou ce que nous souhaiterions voir davantage développer. Euh je vous rappelle que nous sommes en mission d'information dotée des des statuts de commission d'enquête et qu'un faux témoignage est passible des peines prévues aux articles 434- 13 14 et 15 du code pénal. Je vais vous inviter à prêter serment à dire toute la vérité, rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure monsieur Vadesco.

Je vous remercie je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt déjà existent en relation avec l'objet de notre mission d'information. pas votre connaissance. Très bien.

Et enfin, je rappelle que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Je vous cède la parole pour un propos liminaire. Monsieur le président, mesdames, messieurs les corrapporteurs, je précise d'emblé que je n'exerce plus de fonction exécutive au sein de Serfia depuis mon départ en fin d'année 2023 et que je m'exprime aujourd'hui devant vous en qualité de cfondateur de Serfia et non pas de représentant en exercice du média.

L'aventure seriale a commencé à l'automne 2021 dans un contexte encore marqué par la crise sanitaire et par une évolution profonde des usages de l'information. La grande question c'est pourquoi avoir créé Serpia ? Nous sommes partis d'un constat simple.

Une partie croissante des jeunes ne consultaient plus les médias traditionnels et se détachait progressivement de l'actualité. Non pas nécessairement par des intérêts, mais parce que les usages avaient changé. Les réseaux sociaux, ils étaient devenus leur point d'entrée vers l'information.

Nous avons donc voulu prendre le problème à l'envers. Plutôt que de tenter de les convaincre de revenir au canaux traditionnel, on s'est dit bah on va rapporter la formation là où ils sont déjà. Le nom de Serpia, il est venu de cette ambition.

Serfia, c'est issu de deux mots qu'on a condensé en un. Le mot certurem issu du latin qui renvoie à l'idée de s'informer et fi de fiablement. Donc s'informer fiablement.

Dès notre origine, l'objectif, ça a toujours été de travailler avec rigueur et de rendre l'information accessible à tous au travers des réseaux sociaux. Durant ces premières années, Serfia a essentiellement fonctionné grâce à l'engagement de bénévoles qui sont qui ont rejoint le projet au fil du temps. Certains étaient étudiants en journalisme, d'autres non, d'autres venaient d'horizon très différents.

Jusqu'à la fin de l'année 2023, aucun membre de Serpia ne se prévalait du statut de journalisme et ne disposais de la carte de presse. Et il n'existait pas de volonté à ce moment-là de professionnaliser la structure. Cependant, malgré tout, nous avons nous nous sommes toujours imposés des règles de fonctionnement et de ligne éditoriale qui peuvent s'apparenter à des méthodes journalistiques et avec une rigueur dans le traitement, la sélection de l'information qui a toujours été au centre de nos préoccupations.

Petit à petit, Serfias est devenu un des principaux comptes d'actualité sur Twitter notamment qui est devenu X. C'est Sarfia n'est pas présent que sur Twitter, aussi présent sur TikTok, sur YouTube à une époque, sur Instagram, même sur Snapchat à une époque aussi. Et de mois en année, on a réussi à obtenir jusqu'à aujourd'hui 1,3 million d'abonnés sur Twitter quasiment et je crois plus de 300000 abonnés sur Instagram.

Donc ce sont les deux plateformes principales sur lesquelles Serpia exerce aujourd'hui son travail. L'activité de Serfial a été décrite en 2021 par un journaliste de l'opinion comme celle d'un média hybride. Ce terme de média hybride de à ma connaissance, il avait pas été utilisé avant ça.

Il a été inventé à ce moment-là pour désigner Serpia et les autres comptes agrégateurs d'information sur les réseaux sociaux. C'est une expression qui me en fait semble assez juste. Au début, on a aussi eu nous du mal à la comprendre.

On s'est dit tiens, d'où ça vient ? Mais en fait en y réfléchissant, bah pourquoi hybride ? Parce que la majorité des informations qui sont diffusées sur Serfia, elles ne sont pas produites par Serpia.

Les équipes de Serfia, elles effectuent un travail de sélection, de vérification, de synthèse et de diffusion en s'appuyant sur des sources, des agences de presse, des institutions publiques et cetera. Notamment au niveau des médias, Serfia s'est toujours appuyé sur les principaux médias français reconnus pour en citer de manière non exhaustive quelques-uns. Ça a pu être le Monde, le Figaro, Libération, Le Parisien ou encore BFM TV.

Dès le début, Serpia a fait le choix de systématiquement citer les sources sur lesquelles on s'appuyait pour la rédaction des brèves. Cette pratique, elle répond à un double objectif. d'abord une dimension de transparence vis-à-vis des lecteurs, de leur montrer d'où vient la formation qu'ils sont en train de lire, mais aussi de reconnaissance envers les journalistes, que ce soit les journalistes du média ou de l'agence France-Press qui est aussi souvent reprise qui ont fourni le travail premier en fait sur lequel Serfia va s'appuyer.

En somme, la vérification de l'information, elle a toujours constitué un sujet central pour Serpia. Euh concrètement avant les publications, les informations elles sont systématiquement recoupées, contextualisées et comparées à plusieurs sources lorsque cela est nécessaire. Bien entendu, le niveau de vérification, il dépend naturellement de la nature de l'information et du degré de son urgence.

Le principe, quoi qu'il en soit, il demeure le même. Jamais une information n'est diffusée sans qu'il y ait eu les contrôles nécessaires qui ai été appliqués. concernant les contenus visuels qui d'autant plus à l'air de l'intelligence artificielle sont de plus en plus présents sur les réseaux sociaux.

Un travail spécifique et réalisé pour le contrôle avant la diffusion des images ou vidéos qui pourraient l'être. Euh ce contrôle, il va s'appuyer sur leurs dates, leurs provenances, leur contexte de diffusion et on va aussi utiliser des méthodes de qui peuvent s s'apparenter à de low sint. Donc c'est de la recherche sur les sources, sur ce qui est open source.

Donc ça va être de la recherche inversée d'images, la vérification des métadonnées euh ou tout autre moyen qui nous permet de contrôler en trouvant l'auteur des vidéos et cetera. Pour vous donner un ordre de grandeur, j'ai regardé hier en préparant cette audition le nombre de brèves qui avaient été publié sur Serpia depuis sa création. On était, si j'arrondis, à 70000 brèves depuis l'automne 2021, donc c'est titanesque.

Et sur ce volume, le nombre de publications qui ont dû être supprimé ou corrigé euh en raison d'une fausse information, bah il est plus que minime. J'aurais pas un chiffre exact à vous communiquer parce qu'on n pas tenu de suivi de tout ça. Mais pour en avoir discuté avec quelques collègues, on estime qu'en l'espace de là, ça va faire 5 ans que ça existe.

Il y a à tout cassé 30 publications qui ont été corrigées ou supprimées, c'est ce qui nous paraît réaliste. 30/ 70000 c'est 0,03 % d'information qu'on qu'ont dû être corrigé. Dans la majorité de ces cas-là, bien entendu, puisque Sarfia ne produit pas l'information, l'erreur provenait de la source initiale qui a été relayé par Serpia et qui a été par la suite souvent corrigé par la source initiale.

Et donc Serfia a publié un communiqué de presse, un eratum, supprimer l'information en fonction de en fonction du contexte. Je crois également important de souligner une spécificité de notre fonctionnement contrairement à de nombreux médias ou créateurs de contenu que d'ailleurs vous avez pu auditionner récemment au sein de cette commission. L'immense majorité des contenus publiés par Serpia sont produits et diffusés en direct au rythme de l'actualité.

C'est notre activité historique qui repose sur la publication d'information de brève en temps réel. Par nature, ce mode de fonctionnement, il a des avantages, mais il a aussi quelques contraintes, pardon. Une information publiée, bah dans les premières minutes, elle peut pas bénéficier du même niveau de contexte ou de recul qu'un contenu rédigé bah quelques heures ou voire quelques jours plus tard. dans certaines situations d'urgence, il peut également conduire à publier successivement des informations qui semblent contradictoires, simplement parce que la compréhension des faits évolue au fur et à mesure que des nouvelles informations fiables deviennent disponibles.

Comme de nombreux acteurs de l'information, Serfia entretient également des échanges réguliers avec plusieurs institutions publiques, des administrations, des élus, des responsables politiques ou des acteurs de la société civile. Ces échanges y poursuivent qu'un objectif : obtenir des précisions, vérifier des faits ou mieux comprendre certaines situations afin d'améliorer la qualité de l'information diffusé. Je vous prendre un exemple concret qui a fait beaucoup parler de Serpia à cette époque-là lors des émeutes du mois de juin 2023 qui ont succédé la mort de Naël à Nanterre.

Serfia a été l'un des principaux relais d'information sur les réseaux sociaux à ce sujet-là. Peut-être même le principal. SPIA a publié plus d'une centaine de brèves en quelques en quelques jours et pour vous donner une ordre d'idée, ça a représenté pour le compte Twitter de Serpia en l'espace de quelques jours 100000 abonnés nouveaux supplémentaires sur Serpia.

Euh dans ce contexte particulièrement sensible, on était en contact différent avec nos différentes sources, notamment une source institutionnelle qui était le porte-parola du ministère de l'intérieur afin d'obtenir des données officielles et de les confronter aux informations qui circulaient sur les réseaux sociaux. Cette démarche, elle relevait, pardon, d'un travail de vérification et nous avions fait le choix à l'époque de l'indiquer publiquement à nos lecteurs que nous étions en lien sur la vérification notamment des chiffres avec le ministère. Cette transparence malheureusement pour nous à ce moment-là, elle a donné lieu à des interprétations erronées de la part de lecteur ou de journalistes qui ont travaillé sur Serpia par la suite qui sous-entendaient que Serfia aurait été influencé ou piloté par le ministère de l'intérieur, par l'État et cetera.

Je peux réaffirmer devant vous que c'est pas le cas, ça a jamais été le cas, qu'il y a même pas eu de tentative à aucun moment que jamais de la part des institutions publiques de contrôler Serpia. qu'on a toujours été indépendant et que cette démarche en fait, elle s'effectue au même titre que n'importe quel journaliste ou n'importe quel médiat qui traite avec l'actualité. Se doit bien d'être en contact avec bah pas que les gens sur le terrain, mais aussi les gens au sein des ministères, des institutions.

Enfin, il serait réducteur de limiter l'activité de Serfia au simple relais d'information. C'est ce que vous disiez. Serfia c'est un média d'une certaine manière mais ce n'est pas qu'un agrégateur de contenu.

Depuis sa création Serpia a produit également ses propre contenu. Ça a pris différentes formes. Des vidéos sur YouTube au travers du Paul Surfia Play, des émissions audio diffusées sur les réseaux sociaux, des contenus originaux pour Instagram. pendant près de 2 ans des articles rédigés par Serpia euh sur notre site internet, euh des interviews de personnalité publique également.

Et donc contrairement à ce que certains peuvent voir comme image, Serfia c'est pas que du relais d'information. Serfia s'est aussi déplacé à plusieurs reprises sur le terrain pour couvrir des événements. Ça a été sur plusieurs plusieurs choses différentes.

Par exemple, lors des manifestations contre la réforme des retraites en 2023, Serpia était présent chaque soir pour produire son propre contenu vidéo. SERAIA a été aussi présent lors des soirées électorales et des journées électorales au ministère de l'Intérieur pour suivre les résultats en direct, accrédité auprès de différents partis politiques lors des soirées électorales, différents ministères, institutions pour divers événements, mais aussi au travers de manifestations culturelles. Je pense par exemple au festival des Ardentes ou au festival de Cann où Serpia est présent.

Donc au-delà de la mission d'information qu'à Serfia, depuis toujours, Serpia a voulu mettre en avant la notoriété qu'on a au service de l'intérêt général. Cette volonté, elle s'est traduite par plusieurs opérations récurrentes mené au fil des années. Je pense notamment aux semaines étudiantes durant lesquelles SFIA mettait en avant gratuitement évidemment des candidatures d'étudiants, donc des CV et cetera qui cherchaient un stage, une alternance ou un premier emploi ou ce qu'on a appelé les semaines associatives consacrées à la mise en lumière d'associations ou de projets solidaires dans un contexte médiatique souvent marqué par une actualité anxiogène malheureusement ces ces derniers temps.

SERIA a également créé la rubrique Smile destinée à valoriser des informations positives, des initiatives inspirantes ou des réussites individuelles et collectives. Au-delà du cas particulier de Serfia, je crois que notre expérience, elle illustre une évolution plus large des usages de l'information. Une part importante de la population et particulièrement les plus jeunes générations s'informment désormais sur les plateformes numériques.

Je lisais récemment une enquête qui a été réalisé par Lipsos qui disait que 94 % de la population française âgée de 16 à 30 ans s'informe sur les réseaux sociaux tout ou en partie et que 73 % d'entre eux s'informent tous les jours sur les réseaux sociaux. et une autre enquête menée par Reters en 2024 qui dit que 44 % des 18 24 ans s'informent quasi exclusivement sur les réseaux sociaux. Euh donc cette réalité, elle interroge naturellement sur les modes de production et de diffusion et de vérification de l'information.

Et c'est pour pour ça que cette commission existe. Il y a eu un grand changement sur notre travail que vous avez don vous êtes au courant, c'est le rachat de Twitter en 2022 en avril 2022 par Elon Musk donc est devenu X. Du jour au lendemain ou en tout cas très vite l'environnement dans lequel on travaillait, il a radicalement changé.

La plateforme, elle a connu de profondes transformations. Les mécanismes de visibilité, donc les algorithmes ont changé, ont évolué, ont de plus en plus mis en avis en avant pardon bah des contenus euh sensationnalistes et des contenus qui vont être plutôt poussés à l'extrême, que ce soit d'un bord politique ou l'autre. Et euh et c'est ça qui a pris petit à petit le pas sur X et dernier temps de mon point de vue, les mécanismes d'authentification des comptes qui ont aussi changé, la diffusion des contenus qui a évolué parce qu'on a été limité pendant longtemps à 280 caractères, ce qui explique le le fait qu'on travaille sous forme de brève et que petit à petit bah cette limite aujourd'hui elle existe plus.

Donc ça a nécessité une adaptation permanente pour Serpia. En somme pour conclure, Serfia, c'est né d'une idée relativement simple. C'était essayer de parler d'actualité, un public qui de plus en plus ne s'informait pas via les canaux traditionnels.

Je veux dire, on est trois avoir créé Serpia. On était trois jeunes âgé. J'étais le plus jeune à ce moment-là, je crois j'avais 16 ans et le plus vieux avait 27 ans.

Donc on était en plein dedans aussi concerné par ça. Et 5 ans plus tard, le projet, il existe toujours. Il rassemble chaque jour plusieurs centaines de milliers de lecteurs.

Je prétends pas que la solution que Serfia apporte soit parfaite, loin de là. Mais je pense que ça constitue un exemple intéressant des transformations qu'a connu l'information à l'air des réseaux sociaux. Donc je vous remercie pour votre attention et je suis à votre disposition pour vos questions.

Merci. Première question de Sylvie Robert. Merci monsieur pour donc vos propos liminaires.

Alors on va commencer par le modèle économique. Ouais. Euh qui est propriétaire du média ?

Alors euh à ce jour donc moi je vous disais j'ai quitté Sarfia en 2023. Le la propriété de Serfia a évolué depuis après mon départ. Aujourd'hui, c'est l'entreprise Marmelz qui est propriétaire du média Serpia.

C'est vous pouvez nous en dire plus sur cette entreprise ? Je peux vous en dire plus dans la mesure de ce que je sais puisque la vente s'est fait après mon départ. Marmelat, c'est une entreprise qui est propriétaire de plusieurs médias.

Ça va être par exemple Gossiprum qui est un de leurs médias principaux, Jensu et cetera et qui donc est travaille dans le monde du média en ligne, de l'influence. Euh voilà. D'accord.

Euh on vous on vous on nous avez dit dans un premier temps, Serpia, finalement c'était un compte en ligne. Oui. Euh et j'ai regardé avec que en temps réel, on route des informations et peu à peu, c'est devenu finalement pas seulement un compte ni un relais d'information mais un média.

Oui. Est-ce que cette modification a été au moment où Pierre- Édouise Terrain a racheté le compte X en 2025 ? Non, parce que je Serfia, je vous disais le mot média hébri qui nous concerne est arrivé en 2021.

On s'est considéré depuis toujours comme un média. On se considérait pas comme journaliste. On avait pas vocation à le devenir.

Mais comme un média, oui, parce qu'un média, c'est un relais d'information. Donc, on l'a toujours été. La professionnalisation de Serfia, elle a débuté avant le rachat par la société Marmelads.

Euh petit à petit avec une dynamique de changement. Serfia à l'origine vous le disait dans mon propoliminaire c'était géré par des bénévoles qui se sont engagés les uns après les autres. Petit à petit, il y a eu des personnes en freelance, des autres entrepreneurs qui nous ont rejoint sur certaines missions.

Euh puis il y a une volonté de professionnaliser Serfia à peu près au moment de mon départ où là il y a eu du salariat qui est arrivé. l'entreprise qui a été créée qui ensuite a été rachetée par Marmelade. Donc ce que vous nous dites en substance déjà, c'est que puisque vous n'avez pas démenti mes propos, c'est que derrière cette entreprise, il y a monsieur Sterrain.

Je pourrais ni démentir ni confirmer parce que je ne travaille pas au sein de l'entreprise Marmelades. Ce que je sais, c'est que le directeur de Marmelades n'est pas Pierre Eddouard Sterrain. Après Marmelad, c'est une filiale de filiales de je ne sais quoi.

Donc je pourrais ni démentir ni confirmer. Alors peut-être je vais aller plus loin puisque là on est dans une commission d'enquête et on a besoin voilà d'en savoir un petit peu plus et la question de la transparence c'est quand même un élément absolument essentiel qui exerce le contrôle du capital du média aujourd'hui aujourd'hui 100 % des parts de Sfia appartiennent au groupe Marmelads qui est dirigé par son directeur qui n'est donc pas Pierre Édouard Sterrain et c'est le groupe Marmelad qui exerce le contrôle du capital de Serpia et qui donc dirige Serpia ce jour. Après, j'ai lu dans la presse comme vous que Marmelades aurait été lié par Pierre Eddard Sterrain via différentes filiales.

J'aurais pas d'information plus que vous en fait à ce sujet très sincèrement. Euh donc j'ai mon avis personnel sur la question où j'ai l'impression que ce qu'a dit la presse n'est pas complètement faux sur le montage de société qui remonterrait infina à Pierre Eddard Sterrain. Mon avis personnel aussi pour connaître le fonctionnement de Serfia, c'est que je doute que un homme d'affaires comme Pierre Edward Sterrain s'implique personnellement dans les affaires de Serpia.

Après, est-ce que c'est lui qui a la tête de infin des du montage sociétal qui dirige Serpia ? Visiblement, c'est le cas, mais dans la vie de tous les jours, c'est pas Pierre Eddard Sterin qui dirige Serpia. Donc vous qui avez été cfondateur de Serpia, vous n'avez aucun élément pour garantir aujourd'hui dans le contrôle capitalistique du média quels sont effectivement les détenteurs, les actionnaires, la part détenue par les uns et les autres.

Aujourd'hui, il n'y a absolument aucune transparence à la matière. Qui pourrait nous donner ces éléments ? En en toute transparence, la société SFIA qui donc la société DM News appartient au groupe Marmelads tout simplement.

Donc l'actionnaire de Serpia, c'est le groupe Marmelads. Qui sont les actionnaires de Marmelads ? Là dans ce cas, il faut se rapprocher de la direction de Marmelads.

Encore une fois, moi j'ai quitté Serpia avant ce rachat. Donc vous dire que je ne sais rien, ce serait vous mentir parce que forcément je me suis un petit peu tenu informé. Mais là je vous donne les informations que j'ai.

Après, qui dirige Marmelals précisément ? Ben, je vous invite à vous rapprocher euh de monsieur Aversa qui est le directeur de Marmelads. Très bien.

Alors, je vais donc terminer avant de laisser la parole à mes collègues dans le prolongement. Est-ce que vous avez vu ou observé ou détecté euh une ligne éditoriale particulière, singulière forcément au moment de ces transformations ? Euh oui et non.

Euh non. Pourquoi ? parce que Serfia se toujours donné des obligations de moyens pour être le plus neutre possible et en regardant aujourd'hui les publications de Serpia pour être toujours un abonné assidu euh j'ai pas l'impression queil y ait de changements particuliers sur le la manière dont est traité l'information.

Ça c'est mon nom. J'ai dit oui et non. Mon oui c'est dans une volonté de professionnaliser le média.

Il y a une une époque où Serfia c'était par jour parfois quasiment 50 brèves. Aujourd'hui c'est plus le cas. Serfia. une sélection de l'information qui est plus poussée euh qui est plus réfléchie et notamment sur l'actualité internationale où Serpia était très présent avant que ce soit d'abord sur le conflit en Ukraine puis sur le conflit israelo-palestinien qui était extrêmement traité par Serpia à raison de plusieurs dizaines de brefs par jour.

Aujourd'hui, c'est plus le cas. Donc je vous dirais qu'il y a eu un changement là-dessus sur la sélection des informations et le volume. Après dans ce qui est publié infiné, en tant que lecteur, j'ai pas l'impression qu'il y ait d'orientation politique ni d'un bord ni de l'autre.

Et du coup rapidement parce que c'est important de tirer le fil pour comprendre quand on regarde Serpia effectivement vous avez raison, on voit la mention le Figaro, le journal du dimanche et parfois il n'y a pas de mention. Ouais. Alors ça veut dire quoi ?

Et ben je pour tout vous dire, je me suis posé la même question. Euh jusqu'à mon départ, il y avait systématiquement les mentions et en lien donc ce qu'on appelle en donc sur un second tweet le lien de la source. Aujourd'hui, c'est plus systématiquement le cas.

Euh je saurais pas vous en dire pourquoi parfois ça l'est, pourquoi parfois ça l'est pas. OK. De ce qui fait aujourd'hu je termine.

L'activité est basée en France. L'activité est basée en France. Oui.

Je vous remercie. Elle l'a toujours été. Alors, je vais vous poser quelques questions sur le modèle économique, mais avant cela, parce que vous avez très bien expliqué que vous avez créé ce compte avec deux autres amis, j'imagine.

Deux autres personnes, ouais. Qui sont devenues des amis, qui l'étaient pas d'origine mais qui le sont devenus. Ouais.

Vous vous connaissiez pas au moment de la création ? On s'est connu sur les réseaux sociaux. Donc, on se connaissait des réseaux sociaux.

Et vous êtes parti en 2023 avant le le rachat. Avant le rachat qui s'est fait un an plus tard. Pourquoi êtes-vous parti ?

Moi, je suis parti pour euh deux raisons. Euh petit à petit, j'ai changé euh moi à titre personnel d'orientation de ce que je faisais dans ma vie. Je suis passé d'étudiant en droit responsable d'un camping dans les HS Alpes, donc du tout au tout.

Et à côté de ça, à ce moment-là, donc en fin d'année 2023, c'est suit aussi euh l'attaque du 7 octobre 2023 en Israël que Serfia a fortement relayé. À ce moment-là, Serpia a été pris pour cible et moi très particulièrement sur des menaces et des pressions de la part de personnes extrémiste d'un bord et de l'autre qui sont allés très loin. C'est allé jusqu'à des gens jusqu'à l'adresse de mes parents, de mes grands-parents qui ont circulé du doxing, des gens qui sont allés sonner chez ma mère pour intimider.

Euh donc ça a eu un impact réel sur ma vie personnelle, des photos de mes parents qu'on circulé et cetera. Donc tout ça m'a fait remettre en question un petit peu parce que j'avais envie d'y rester et comme je changeais à titre personnel de voix aussi en dirigeant dans mon camping dans les Hautes Alpes euh ça m'a convaincu de me dire "Bon bah vous vous étiez actionnaire ?" Euh à ce moment-là, Serfia c'était pas une entreprise, c'était une association.

C'était une association donc il y avait pas d'actionnaire. Et euh au moment où la société Marmelade rachète, elle rachète quoi ? C'était déjà ça avait été transformé en ça ?

À ce moment-là, Serfia c'était devenu à peu près dans la foulée de mon départ une entreprise, l'entreprise DM News dont je vous parlais et donc Marmelad rachète les parts de DM News quoi. Vous vous n'avez pas participé à la vente ? Non et j'ai jamais eu de part au sein de DM News non plus.

Qui était vendeur à ce moment-là ? Alors qui était vendeur ? Donc le propriétaire à l'époque de DM News, c'était le président de Serfia associatif qui est qui est resté parce que l'autre cfondateur a quitté la direction de Serfia également et donc c'était monsieur Moui.

D'accord qui n'est plus du coup dans qui n'est plus chez Serpia depuis quelques mois. Je serais plus vous dire exactement depuis quand mais depuis quelques mois il est plus chez Serpia non plus. D'accord.

Alors, quelques questions sur le modèle économique. D'abord, comment alors j'allais dire avant 2023 puis si vous le savez après 2023, quel est le modèle économique ? C'estàd comment vous financiez Serfia ?

Vous avez insisté sur le fait que il y avait que des bénévoles mais est-ce que au départ je comprends qu'il y avait que des bénévoles, est-ce que c'est a toujours été que des bénévoles ? À quel moment s'il y a eu bascule sur du salariat, ça s'est fait et avec quelles ressources ? Ouais.

Alors, il y a eu pendant les premières pour simplifier pendant les deux premières années que des bénévoles pendant la première année et demi, 2 ans que des bénévoles. Après, il y a eu dans un second temps des freelance donc des personnes auto-entrepreneurs qui ont travaillé pour Serfia qui donc été rémunéré et après à partir du moment où Serfia est devenue une entreprise donc DM News, il y a eu du salariat. Serfia, c'est sûr qu'il y a toujours eu un modèle économique derrière depuis le début qui malheureusement a jamais été rentable du tout. euh le modèle économique qui reposait jusqu'en avril 2022 en gros uniquement sur la publicité.

Donc c'est ce qu'on appelle des partenariats des placement de produits que Serfia faisait pour différentes marques euh au travers de tweets euh sponsorisés, au travers de publications Instagram sponsorisé. Euh c'est aussi venu petit à petit au travers du site internet de Serfia sur lequel il y avait de la publicité comme tout site internet qui en fonction de l'audience du site pouvait nous faire des mois plus que symboliques et des mois un peu plus confortables. Euh il y a eu aussi à partir du rachat par Elon Musk la rémunération sur Twitter qui est apparu donc la monétisation Twitter qui n'existait pas du tout avant.

Donc là, c'est X qui a décidé de partager une partie de ses revenus publicitaires avec euh bah les créateurs de contenu de la plateforme. Donc ça ça al, il y a eu des bas, on a commencé très haut, on a continué beaucoup plus bas, on est remonté très haut et d'un mois à l'autre, on a pu voir des mois euh où on se demandait comment on pouvait tomber aussi bas et des mois où on se demandait comment on avait pu faire aussi haut en terme de chif. Donc la rémunération toujours passée par là, enfin la rémunération pardon, le modèle économique.

Après Serpia a toujours eu des charges fixes. Pendant plus d'un an et demi, Serfia exploitait des bureaux à Boulon B en cours qui nous était mis gracieusement à disposition par la commune où était le siège de l'association, mais on avait des charges fixes de fonctionnement du bureau, nos assurances, euh on avait tous nos abonnements. Sfid est resté pendant longtemps abonné à quasiment l'ensemble des médias de presse, euh tous nos outils de travail.

Euh Serfia a proposait régulièrement aussi des réunions pour réunir nos bénévoles. C'est des réunions qui ont un coût de transport, de réalisation et cetera. Donc en fait Serfias a jamais eu une activité rentable jusqu'à mon départ malheureusement.

Euh et après mon départ, des informations que j'ai, c'est toujours loin d'être rentable parce que Twitter c'est pas comme YouTube, c'est pas comme d'autres réseaux sociaux, c'est pas comme TikTok, c'est pas une mine d'or, c'est un réseau social qui est très clivant, qu'il a toujours été qu'il est d'autant plus depuis le rachat par Elon Musk et les marques ont toujours été frileuses à l'idée d'investir sur la publicité sur Twitter. Euh et si vous regardez alors le Serfia d'aujourd'hui, je pourrais pas vous donner un rythme précis, mais le serfia de mon époque euh je pense que s'il y avait en dans l'année 7 ou h tweets sponsorisés par an, euh c'était une belle année. Les tweets sponsorisés, c'estàd c'est des médias qui vous disaient publier notre article en contrepartie d'une rémunération.

Non, pas du tout ça. Alors, nous c'est un modèle qui existe que Serpia n'a jamais exploité du tout. Euh moi quand je vous parle de TWT sponsorisé, ça veut être une marque euh qui va nous demander euh par exemple de mettre en avant un produit.

Euh tiens Flash Info euh n'importe quelle marque a sorti tel produit. Euh voilà, donc c'était plus pour au profit de marque que il y avait euh de la publicité. D'accord.

Mais aucun partenariat avec des médias. Non, pas de partenariat rémunéré avec des médias. Pas plus avec des partis politiques.

Pas plus avec des partis politiques. Et vous savez si c'est toujours le cas maintenant euh avec des médias, je saurais pas vous dire. avec des partis politiques à ma connaissance, c'est pas le cas.

Agn merci. Alors, vous vous définissiez donc au départ comme étant un média hybride, vous avez repris à votre compte. Donc l'idée c'était à la fois de sélectionner, de recouper, de vérifier puis de diffuser des informations.

Oui. Est-ce que vous avez été approché par des entités politiques à l'époque pour relayer des informations ? C'est ma première question.

Alors, on a toujours reçu des mails, des messages de représentants de parti politique qui nous suggère, qui nous envoie un communiqué de presse, plein d'espoir qu'on le relait ou qui nous partage des vidéos de déplacement de personnes politiques en étant pareil plein d'espoir qu'on le relait. Euh donc, on en recevait, on n'y donnait pas forcément de retour. Ça nous est arrivé d'en relayer parce que ça avait un intérêt.

Et lesquels précisément pour sortir un peu des généralités. Pour sortir des généralités, il y a eu de tout. On a eu au moment de la NUPES des représentants de la NUPES aux élections législatives 2022 qui était plein d'espoir queon relait un petit peu ça.

On a aussi eu le Rassemblement national. Après quand je vous dis ça, ça on a jamais eu de contact ni de des grandes figures d'aucun des partis directs. Ce sont plutôt des militants.

Quel était le process des mails qu'on recevait, des messages sur les réseaux sociaux ? Des coups de fil, des des coups de fil. parce que nos numéros de téléphone ont par chance pas trop fuité au fur et à mesure mais ça va être beaucoup beaucoup de mails, des communiqués de presse, des suggestions.

Tiens, je sais pas Serpia, vous avez pas parlé du déplacement de Marine Le Pen dans telle usine si jamais ça vous intéresse, vous trouverez 6 juin quelques vidéos. C'est beaucoup de choses comme ça. Après, on a jamais eu de pression, quoi que ce soit, on n'y répondait pas.

Et quand on considérait que ça avait un intérêt réel, bah là on le partageait mais pas parce qu'ils nous l'ont demandé, on le partageait parce que ça avait un intérêt réel. Tout type d'entité politique, donc euh tout tout type de militant. Ouais, je je saurais pas vous dire exactement s'il y en a un qu'on a pas eu mais de mémoire je sais qu'on a eu la NUPS, on a eu le Rassemblement national qui nous contait, c'est des militants donc de tout.

Euh je pense que oui, je pense qu'on a eu tous les partis euh à peu près. Euh et est-ce que vous savez à l'heure actuelle combien de de salariés emploi Serfia ? Combien il y en avait à votre époque jusqu'en 2023 et aujourd'hui ?

Alors jusqu'en 2023, il y avait pas de salariés. En bénévole, on est passé. Vous étiez combien ?

Bah alors, en fonction des périodes, non, on a toujours été beaucoup plus que ça en tant que bénévole. On a eu des périodes à 10 bénévoles comme on a eu des périodes à plus de 30 bénévoles parce que Serfia, il y a eu plusieurs branches, il y a eu Serfia Play, Serpia Culture, Serfia Foot, donc plusieurs branches qui sont créées sur lesquelles il y avait d'autres bénévoles. Donc on est monté jusqu'à une trentaine de bénévoles.

Donc il y avait pas d'employés salariés. Il y avait pas d'employés salariés. Après il y a eu des autres entrepreneurs.

Je crois qu'on en a eu euh en simultané, on a dû monter à trois ou peut-être quatre à un moment donné autant-entrepreneur. Après en salarié aujourd'hui au sein de Serfia, je pourrais pas vous donner un nombre exact. Mon estimation purement personnelle, c'est qu'il doivent être quatre ou cinq dédiés à Serfia salariés, pas forcément à pleintemps mais dédié à Serfia.

Mais d'accord. Et et d'après vous, alors quels sont les principaux concurrents actuels de Serfia ? Les principaux concurrents actuels de Serpia sur Twitter, ça va être le principal à ce jour, c'est Alerte Info que vous connaissez peut-être qui est un compte agrégateur d'information aussi.

Il y a eu pendant longtemps mes avenir. Euh aujourd'hui, je mettrai entre guillemets parce que Media Avenir est très très peu actif et là c'est plus de 3 mois qu'ils ont pas publié. Donc c'est par vague.

Aujourd'hui, je dirais principalement Alerte info. Mais en terme de de nombre d'abonnés 1lion3 vous vous disiez que en terme de nombre d'abonnés le premier c'est médi crois 2lion4 mais qui sont très très peu actifs là depuis plus de 3 mois il y a pas de publication. Ensuite en compte actif c'est Serfia.

Euh je pense qu'en second c'est Alerte Info qui doit avoir autour de 800000 je crois. Euh et après il y a plein d'autres comptes sur Twitter, ça va être Bref de Presse, info française qui existe depuis longtemps même avant nous mais qui ont entre 100 et 300000 abonnés. Et puis aujourd'hui je vois plein de comptes nouveaux très politisés qui ont quelques dizaines de milliers d'abonnés.

Mais est-ce que c'est des concurrents ? Je crois pas. D'accord.

Encore deux questions. Comment vous expliquez que parfois des informations toutes simples fassent autant de retweet ? Donc comment est-ce que vous évaluer l'influence de Serpia justement dans la transmission de l'information ?

Quelle est votre analyse vous qui êtes à l'origine de la fondation de ce média ? Je vous dirais que c'est tout un art que mais on nous dit l'économie du clash fait que les algorithmes aiment bien justement tout ce qui est très engagé, très outrancié parfois et très clivant. Oui, en fait je pense que plus que dans le fond de l'information, très souvent, ça a été la forme dans la manière ça a été relayé qui permet ou pas de faire des des chiffres en statistique.

Euh c'est sûr que quand on va relayer quelque chose dans une dynamique clivante ou de buzz ou un côté clash, bah c'est sûr que sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter, on peut faire plus d'un million d'impressions, parfois quasiment 100000 retweets, parfois plus de 100000 likes. Après, c'est un choix de l'information aussi. Les équipes de Serfiaas ont toujours été sensibilisées dans le sens où on peut pas faire nos choix que sur bah est-ce que ça va buzer ou pas.

Faut parler un peu de tout ce qui nous semble important. Après, il y a forcément une volonté bah de réussir du côté de Serfia, bah un objectif d'avoir toujours un peu plus d'abonnés, de faire des bons chiffres. Euh sachant que c'est lié aussi au modèle économique de Serfia.

Plus les chiffres sont bons, plus euh Serpia va gagner de l'argent. Ça, j'ai envie de dire comme n'importe quel média ou entreprise. Donc, c'est une sélection de l'information euh par habitude.

Après, il y a parfois des choses surprenante. Moi, j'ai un exemple en tête. En 2023, il y a la maison de Claude Monnaie à Givverni, le musée qui a rouvert que Serpia a relayé, ce qui est pas sur le papier quelque chose qui aurait particulièrement fait du buzz.

Et pour autant ça c'est euh 1 million de vues, 15000 likes, je sais combien de retweets. Donc parfois on l'explique pas trop nous et [grognement] ça dépend beaucoup des algorithmes, de l'heure à laquelle on publie dans la journée. Il y a des heures plus ou moins stratégiques en on touche beaucoup d'étudiants, de jeunes.

Si vous publiez un vendredi en 11h30, vous aurez beaucoup moins de likes et de vues que la même information publiée le vendredi à 17h30. Vous avez une idée justement du public, c'est essentiellement des jeunes. Vous avez Oui.

Euh alors le public Serfia a toujours été essentiellement des jeunes. On a toujours été autour de 60 % de jeunes déclarés entre 18 et 24 ans. Après, je prends ce chiffre avec des pincettes parce que beaucoup de jeunes mineurs quand ils se créent un compte sur les réseaux sociaux, ils mettent une fausse date de naissance et du coup les réseaux sociaux nous faut remonter une stade qui nous dit 18 24 ans.

Et là-dedans, il y a aussi plein de mineurs qui juste théoriquement existent pas, mais dans la pratique, la vérité c'est qu'il y a beaucoup de mineurs. Donc c'est largement notre public c'est du 16 16 30 ans. C'est le public des réseaux sociaux. 16 30 ans.

Alors vous nous avez parfaitement éclairé sur les motivations qui vous ont poussé à créer donc ce média. Euh quelles sont d'après vous les motivations du propriétaire quand il a racheté Serpia Marmelas ? Qu'est-ce qu'il a voilà qu'il a poussé à racheter.

Je pense que Marmelads avait déjà pas mal de comptes et manquait d'un compte influent et lourd, enfin un poids lourd sur Twitter que donc ils avaient cette volonté de d'en avoir un que on crée un nouveau en partant de zéro. Bah c'est un travail monumental et que Serfia alert infoméia venir ont presque un monopole là-dessus et sont très bien installés que donc ils avaient cette volonté de se développer eux pour leur activité d'influence et économique et que donc bah mettre la main en façon de parler sur Serfia c'était plus simple que de créer quelque chose de zéro d'autres Marmelad c'était pour développer Marmelad ils ont leur principal média sur Twitter pardon sur Instagram c'est Giprom qui a plus d'un million d'abonnés prom parler ils Gent su, je suis pas sûr de la prononciation qui là plutôt des articles, ils en ont d'autres dont j'ai plus les noms mais ils avaient rien de ils avaient pas de poids lourd sur Twitter. Bon, il Giprise sur Twitter mais faisait pas de très bons chiffres et je pense que c'était leur permettre à eux de développer leur activité et dans un contexte aussi où euh où euh Serpia bah le moi je suis parti, l'autre confondateur a quitté la direction aussi euh les équipes ont changé et que c'était un contexte où Seria avait besoin de toute façon de d'un petit coup de boost d'être lancé parce que bah la motivation des personnes premières commença à cesser et que l'occasion s'est présentée que pour eux, ils voulaient un média.

Serfia était ouvert à on a refusé moi jusqu'à mon départ de nombreuses offres d'achat depuis toujours à plusieurs centaines de milliers d'euros qu'on était refusé jusqu'à mon départ et après notre départ des choses ont changé petit à petit la porte s'est rouverte et je pense que l'opportunité s'est présentée d'un côté et de l'autre et que et vous avez des liens aujourd'hui avec le propriétaire ? Moi avec le propriétaire, pas du tout. Alors que vous êtes à l'origine de la création du médiia, donc ça semblerait naturel.

Et et non, je sais qui c'est. J'ai son adresse mail, j'ai son numéro de téléphone dans mes contacts aussi. Euh après, j'ai aucun lien.

Euh je l'ai jamais vu, jamais rencontré. On a déjà échangé par mail mais on s'est pas rencontré. Bon, merci.

Euh pour prolonger la question de ma collègue, vous avez une idée du montant du rachat ? Parce que si ça a pu se faire comme ça, c'est où le le rachat était très important en terme de montant ou alors il y avait un autre objectif. Qu'en pensez-vous ?

Euh alors, je connais, j'ai pas ma connaissance le montant exact. Pourtant, pas défaut d'avoir cherché à le connaître, je vous cache pas. Le montant, il le garde bien secret de part et d'autres.

Donc au niveau de Marmel ce qu' racheté, ils ont pas spécialement envie que ça se sache. Et au niveau de bah donc de monsieur Moui qui a vendu SFIA, j'ai pas non plus obtenu de chiffre. Après mon estimation c'est que alors j'ai vu passer par certains personnes qui parlaient d'un million d'euros pas du tout.

Je pense qu'on tourne autour d'une somme qui est qui est une somme à six chiffres, c'est évident mais qui est plutôt autour des 400 ou 500000 €. C'est une estimation personnelle. J'ai pas de chiffres qui me permettent de m'appuyer.

C'est vu les offres qu'on a eu par le passé dont je connais les chiffres pour le coup pour être transparent avec vous, on avait une offre de rachat 205000 € en à l'été 2023 et entre-temps Serpia a augmenté ses chiffres entre l'été 2023 et la vente et donc c'est comme ça que je peux me faire une idée de la somme. Excusez-moi mais pour prolonger cette histoire de valorisation, vous nous avez dit que Serpia ne gagnait pas d'argent. Non.

Comment une entreprise qui ne gagne pas d'argent peut valoir en 2023 500000 € ? Serfia gagne pas d'argent mais Serpia la façon dont ça peut être utilisé a une influence gigantesque. Sfia nos meilleurs mois jusqu'à mon départ c'était plus d'un milliard d'impressions par mois 23 millions d'impressions par jour en moyenne et donc de la façon dont on peut être utilisé Serfia c'est c'est une influence titanesque un milliard d'impressions par mois et je pense que c'est ça la valeur de Serfia c'est l'influence que ça peut avoir.

On dit que Serpia est en vente. Est-ce que vous avez eu des informations allant dans le même sens ? Non et je n'ai même pas entendu cette rumeur.

Euh une autre petite question, après on va parler de même si vous n'y êtes pas, vous avez sûrement quelques infos. Vous avez touché quelque chose sur la vente de Serfia en tant que cfondateur quand même ? Non, la vente avec Pierre Eddouard Terrain, Marmelades et cetera.

Moi, j'ai pas touché moins de ressentimis j'avais pas de part au sein de DM News sur ce côté-là. Donc j'ai pas touché d'argent de ce point de vue là sur la vente de Sarfia. Bon en tout cas on sait que c'est Pierre Édouard Serrain maintenant c'est dit.

Donc non c'était pour faire le lien Pierre Édard Saint Marmelad. Non non mais voilà ne nous payons pas de mots. Non mais ce que ce que je peux vous dire pour avoir parlé avec monsieur Moui, c'est que lui non plus n'a jamais été en contact avec Pierre Édouard Sterrain.

Donc c'est une fable ce qu'on raconte. Non c'est pas une fable ce que je disais. C'est un montage de société.

C'est pas Pierre Édouard Sterin un titre personnel qui a racheté Serpia. C'est une filiade. Une filiade.

Une filiale. Bien sûr. Je vous dis pas qu'il est pas au courant mais c'est pas lui qui était dans les négociations autour de la table et c'est pas lui qui a été l'interlocuteur à la vente de Serfia.

Donc en fait monsieur Sterrain n'est pas un donneur d'ordre. Il est il a plusieurs filiales et et c'est ça ce que vous nous dites. De mon point de vue.

Ouais. D'accord. Quel est le donneur d'ordre de donc du coup ?

Je vais vous répondre Marmelads. Oui, enfin à un moment donné euh non le le don d'ordre infiné c'est Marmelad qui contrôle. Après aujourd'hui Serfia, il y a une équipe éditoriale derrière qui rédige les tweets car ça est un directeur.

Donc c'est ce directeur là qui et alors est-ce que ce directeur a dans son équipe des cartes de presse, des journalistes avec des cartes de presse ou pas ? Euh à ma connaissance non parce que Serpia n'a jamais été euh on a dans les questions qu'on m'a envoyé Serpia a pas fait de demande auprès de la CAPP CPPA pardon. Euh donc est pas reconnu comme un une structure journalistique dans ce sens-là et donc ne peut pas prévaloir même si on venait embaucher à des journalistes de leur fournir une carte de presse parce que il parce que Serfia est pas reconnu comme tel et la demande a jamais été faite parce que c'était pas non plus l'objectif du média en tout cas à mon époque aujourd'hui.

Est-ce qu'ils vont la faire ? Je sais pas. Mais oui, mais certes, mais vous nous avez dit qu'à un moment dans sa transformation, il a il a voulu aller plus loin que la simple diffusion d'infos, c'est-à-dire même aller sur le terrain et cetera.

Derrière ça, forcément, on aurait pu imaginer queil y a des journalistes avec un point de vue et cetera. Est-ce que vous trouvez ça normal dans aujourd'hui l'écosystème euh médiatique sur le fait que plus de la moitié de nos concitoyens s'informment sur les plateformes, qu'il y a une question de confiance dans l'information, qu'il y a une question aussi d'ingérence he dans l'information, voire même de désinformation et je dirais même de manipulation de l'information. Est-ce que vous à l'endroit où vous êtes maintenant vous trouvez ça normal ?

Ben écoutez, Serfia donc a pas eu de journaliste en tant que tel qu'on eu la carte de presse, mais a eu que ce soit dans les bénévoles ou même dans les autres entrepreneur après des journalistes de formation et d'exercice qui pour certains parfois avaient la carte de presse pas grâce à Serfia mais grâce à des activités annexes qu'ils avaient notamment de pigistes auprès de d'autres médias. Donc il y avait une un point de vue professionnel tout ça. Les personnes qui se déplaçaient sur le terrain, notamment la personne principale et journaliste de métier a fait des étude de journaliste et aujourd'hui à la carte de presse.

Euh sur la couverture des événements, ça pouvait être lui, ça pouvait être d'autres. sur notre site internet. Par exemple, la personne qui gérait notre site internet était une journaliste de formation et de métier qui ne travaillait pas que pour Serpia, qui était auto-entrepreneur.

Euh donc, il y a eu des journalistes quand même. Après, comme vous le dites, ça pose question que il y ait pas que ça. Euh en tant que cfondateur de Serpia, aucun de nous trois n'était journaliste, n'avons fait d'études de journalisme et n'avons jamais souhaité le devenir.

Euh donc, c'est sûr que ça interroge. Après, on s'est toujours imposé de suivre autant qu'on pouvait ce qu'on appelle la déontologie journalistique de la rigueur et cetera. Vous parliez d'ingérence, nous de notre côté, il y a jamais eu de tentative d'ingérence au Saint-Spia ni nationale, encore moins international.

Euh après qu'il y a eu des bénévoles ou des personnes qui avaient des sensibilités différentes et qui parfois ait pu ne pas toujours rester à la place la plus neutre qu'on leur demande cette arrivée. Euh on s'est même séparé à un moment donné euh de quelques bénévoles qui euh n'arrivaient pas à comprendre que l'idée de Serfia c'était pas de faire passer un message. Euh pour autant ça a plutôt bien marché.

Serfia a quand même fait le choix et ça c'est un choix humain qu'on a porté nous de prendre partie sur certains sujets. Euh par exemple, Serfia a commencé euh un des premiers sujets qui nous a fait connaître, c'est on s'est engagé et là pour le coup c'était assumé euh en faveur euh desigours, donc sur le massacre des wigours en Chine avec une ancienne avocate de l'ONU avec qui on s'engagé pour faire connaître ça, diffuser ça. Donc Serfia a pris à quelques moments des engagements où on a enlevé on essayé rester le plus objectif possible mais on peut plus se prévaloir dès le 100 % neutre à partir du moment où on prend un parti on avait pré parti ce côté-là donc c'est des choix qui ont pu être fait mais qui sont pas censés être des choix individuels et les quelques fois où il y a des abus ils ont été recadrés.

Et pour terminer du coup vous êtes un observateur un peu maintenant distancié de SERFA puisque vous n'exercez plus. Est-ce que vous voyez, et je répète ma question, une inflexion dans les choix éditoriaux qui sont aujourd'hui ceux de Serfia ? Mais dans la mesure de ce que je vous disais précédemment que Non, mais on parle plus des wigours.

Les wouigours c'était nos sujets de 2021. On en parlait déjà plus en 2022 pour tout vous dire. C'était un sujet en 2021.

Aujourd'hui, Serpia traite moins de l'actualité internationale clairement par rapport avant où c'était l'un des sujets de prédilection du compte. Euh donc il y a un changement sur ce côté-là. On est beaucoup plus sur l'actualité nationale sans pour autant que ça disparaisse complètement mais il y a eu un changement de ce côté-là.

Euh après, est-ce que c'est un choix éditorial, un choix politique derrière tout ça ? Je saurais pas vous dire. Je pense que c'est aussi une volonté de professionnaliser parce que le problème de l'actualité internationale que Sfia traitait, c'était la guerre en Ukraine puis le conflit isra-palestinien notamment sont du direct. ce que je vous disais, ça a pu amener à parfois des réactions à chaud, des publications publiées très vite qui parfois manquaient de contexte ou manquer de recul et dans la volonté de professionnaliser le média là c'est aussi beaucoup plus de prendre du recul et de dire mais en fait on n'est pas l'agence France Press enfin je dis on ils sont pas l'agence France Press et l'idée c'est pas de publier dans la minute pas le cœur du métier de Serfia en tout cas ça l'est plus et donc s'il y a un changement sur l'oriale de ce point de vue là oui après est-ce qu'il est politique à titre purement personnel, j'ai pas l'impression.

Après, je pourrais pas m'y engager. Merci. Alors, vous disiez donc que chaque information était vérifiée, puis recoupée, puis ensuite diffusée.

Euh et donc ça garantissait la qualité de l'information qui était donc transmise. Est-ce que vous pensez que il sera intéressant pour un média comme Serfia d'obtenir le label un label qui garantit la qualité de l'information ou non ? Parce que dans le cadre justement de cette mission d'information sur les zones grises de l'information, on se pose la question de savoir justement la qualité de l'information transmise mérite-elle ou non à label pour la distinguer de toutes les autres informations divertissement désinformation ?

Je pense qu'il faudrait le distinguer des deux côtés de Serfia sur tout ce qui est relais d'information. Je sais pas si ça aurait du sens parce que Serfia n'invente pas et n'a pas de journaliste sur le terrain en permanence. Donc il y a un label pour les médias qui servent de source.

Oui et par exemple Serfia aurait la possibilité de dire bon benfia pour son relais s'appuie uniquement sur tel et tel médias qui ont ce label mais puisque exerce que comme un relais est-ce que c'est sa place d'avoir un label de mon point de vue pas forcément sur l'information qui est produite en propre par Serpia dans la mesure où c'est pas des journalistes la carte de presse je pas désormais des reportages vidéos oui voilà sur les alors sur la vidéo moi jusqu'à mon départ c'était donc c'était des petits petit reportage de 2 minutes sur TikTok pour traiter d'un d'un sujet. Là-dessus, c'est pareil, un serpier inventait rien, c'était du relais. Donc, on produisait une vidéo, on avait quelqu'un qui faisait du montage vidéo, de la voix off, sélection d'information, de l'image, tral tralala, mais il y avait rien de cré tout le côté cré en fait, ça va être moi à mon époque, c'est sur les déplacements qu'on faisait mais là, c'était euh on le faisait, moi ça m'est arrivé de faire des déplacements, ça m'est arrivé de couvrir des événements à Matignon, euh dans différents ministères et cetera. moi sans être journaliste et cetera.

Donc est-ce que je pourrais me prévaloir au même titre qu'un journaliste de métier qu'à la carte de presse ? Euh bah de la rigueur de mon travail, j'ai envie de vous dire que oui à titre personnel d'un point de vue professionnel, j'ai pas la même formation queeux. Donc je suis pas sûr que des médias comme Serpia label ce soit fait pour eux.

Ça se justifie pas selon vous. Alors comment est-ce qu'il sélectionne en fait l'information qui est ensuite relayée puisqueen fait c'est de la diffusion, c'est pas de la production, c'est de la diffusion. Exactement.

Ben depuis toujours euh on a une liste de médias qui sont OK et pas OK. Donc euh les principants gros médias français qui sont réputés et fiables, ce sont, je vous disais le Parisien, le monde, le Figaro, l'Express qui peuvent être utilisés. On a toujours eu des médias interdits que donc on se refuse d'utiliser comme source.

Euh ça va être alors là je vous parle qu'en 2023 après je sais pas si ça a changé mais ça va être interdit Marianne est interdit François est interdit Frontière euh et cetera parce que c'est des médias en fait qui sont tellement orientés politiquement que est-ce que la fiabilité ou la sincérité de l'information qui est derrière est réelle ? Ça pose question. Euh et donc nous, puisque c'était pas l'idée non plus de prendre partie d'un côté ou de l'autre, bah à partir du moment où ça pose question, on préférait se concentrer sur des médias euh qui même si personne n'est neutre et même si euh je vous cite Libération qui est plutôt un média de gauche et le Figaro qui est plutôt un média de droite, sont des médias qui euh sont plutôt objectifs quoi qu'il en soit tant l'un que l'autre.

Et donc on on se on se basait là suumé. Donc il y a toujours une sélection des sources. Quel est l'apport de Serfia par rapport au comptes de médias traditionnels qui sont sur les réseaux sociaux ?

Et ben je pense que l'apport il est si vous regardez par exemple BFM TV sur leur compte Twitter, BFM TV il publie tout et n'importe quoi. Donc je sais pas combien de 7 tweets par jour dont plein de choses très intéressantes mais qui vont pas intéresser les jeunes. Serfia c'est une sélection de l'information de ce qui va intéresser les jeunes.

Nous on parlera enfin Serfia parlera pas de d'une réforme sur le financement des ÉPAD. Je prends un exemple un peu à l'opposé des jeunes, chose que BFM pourrait vous faire dans la journée 10 là-dessus si jamais il y a un sujet ou sur bah certains travaux parlementaires qui vont être beaucoup plus couverts par certains médias. Serfia couvre finalement pas tant que ça les travaux parlementaires parce que c'est des choses qui vont pas intéresser les jeunes.

Donc Serfia c'est une sélection de l'information qui va intéresser les jeunes et en fait condenser sur un certain nombre de brèves les jeunes. C'est aussi une question de de la manière dont représenter l'information. Tout ce qui est méd traditionnelle, ils vont renvoyer vers leurs articles.

Donc ça va être juste un titre. Euh et ensuite si vous voulez en savoir plus, vous lisez l'article. Certains médias BFM, c'est gratuit, c'est très bien.

Il y a beaucoup de médias aujourd'hui. Ce qu'on appelle un paywall. Si on veut lire l'article, c'est payant.

Donc pour vous dire que je pense qu'il y a aucun jeune qui paye un abonnement, le Figaro ou Libération. Euh Serfia fait pas que publier des des tweets des titres pardon. Alors sur 280 caractères, il y a pas forcément beaucoup de contexte mais l'idée c'est de donner l'information brute.

Après si vous voulez en savoir plus vous allez vous renseigner de votre côté. jusqu'à mon départ, il y avait l'alien le lien en source et ça marche. Pour vous donner juste un ordre de grandeur sur un mois Serpia en novembre 2023, donc à mon départ, c'était 1 million de clics sur les sources en commentaire.

Donc c'estàd qu'il y a 1 million de personnes par mois en moyenne à ce moment-là qui lisaient quand même. Oui. Est-ce que vous avez puisque vous avez des jeunes principalement, est-ce que vous en profitez enfin est-ce que Serfier en profite pour faire de la sensibilisation ?

Vous dites "On s'intéresse pas du tout aux travaux parlement." parce que c'est pour les jeunes et sur la sensibilisation par exemple euh le protoxyde d'azote, il y a eu un texte de loi récemment ripost qui vise à interdire au particulier et pas seulement au mineurs et de classer cette substance comme une drogue en fait. Est-ce que ça et Cfias s'en fait le relais ou non ?

Sur le protoxyde d'azote particulièrement, je saurais pas vous dire parce que c'est tout récent. Après, oui euh par exemple Serfia a travaillé avec le ministère de l'intérieur et avec des et avec des CPE à un moment donné sur toute une sensibilisation sur une campagne de harcèlement avec le porte-parola du ministère de l'intérieur. On a aussi travaillé sur tout ce qui était deep fake avec le porte-parolat du ministère de l'intérieur.

On a travaillé sur le revenge porn aussi sensibiliser les jeunes à ça sur au niveau des campagnes électorales. On travaille systématiquement aussi sur sensibiliser les jeunes à aller voter. Pourquoi c'est important de d'aller voter ?

Serfia a toujours fait une synthèse des programmes et cetera pour essayer de vulgariser la politique. Il y a une volonté de sensibilisation qui a toujours eu sur le protoxyde d'azote, je saurais pas vous dire mais la semaine dernière on a parlé dans le cadre d'un texte de loi c'est important ça pourrait et ça m'étonnerait pas que ça a été fait et que si ça a pas été fait parce que je pense que les d'aujourd'hui écoute actuellement cette audition que peut-être qu'il et ben je le dis parce que les trottoirs de Paris hier étaient jonchés de bonbonnes de protoxy d'azote. je puisque vous vous adressez au jeunes, je pense que ce serait pas mal de faire de la prévention aussi.

Oui. Qu'est-ce que vous saviez sur le sur les utilisateurs de de Serfia ? Tout à l'heure, vous nous avezé un chiffre assez précis sur les jeunes entre 18 et et 24 ans.

Est-ce que quelle quelle information vous aviez de la part des réseaux sociaux et en particulier de Twitter à l'époque de X aujourd'hui sur qui utilise Serfia qui qui alors on avait donc des informations sur les âges, on avait des informations sur la localisation des personnes. De mémoire c'est 91 % de l'audice l'auditoire de Serpia qui était français. Euh et le reste c'était il y avait quelques belges, quelques Suisses et euh on avait quelques pays d'Afrique francophones aussi qui suivaient l'actualité au Saint-Spia.

Après, on avait des statistiques sur le sexe. Euh je pourrais pas vous donner un chiffre précis parce que je l'ai pas de tête, mais c'était plus de garçons que de filles en moyenne qui suivait Sfia. Euh après les statistiques données par les réseaux sociaux, elles sont malheureusement pas très poussées.

Donc je je vous demandais ça notamment par rapport à la question de la valorisation de de Serfia. Est-ce que euh le les caractéristiques jeunes essentiellement en France et cetera s'intéressant à tel ou tel sujet, ça peut participer de la la valorisation nous avez donné à titre estimatif pour vous. Est-ce que ça a pu participer ?

La data en fait, est-ce que ça a pu y participer ? Euh, je saurais pas vous dire, peut-être que oui dans une certaine mesure parce que on voit une différence. Euh là, j'aurais pas de chiffre pour appuyer ce que je dis, je vais vous donner un avis personnel et pour connaître un peu de monde et discuter avec un peu de monde.

Serfia a sa ligne éditoriale, euh alerte info à la sienne, médiia à venir à la sienne, enfin chacun la sienne, même si elles sont pas toutes radicalement différentes. Et on n pas les mêmes publics les uns sur les autres. Euh pendant longtemps, Serpia a été accusée euh par tous les détracteurs d'être d'extrême droite pendant nos deux premières années.

Euh après Serpia a été accusé d'être d'extrême gauche et là on avait euh en fait tout ce qui a changé à ce moment-là c'est on est accusé d'être extrême droite pendant 2 ans jusqu'à ce que le nom du président de Serfia donc Mohamed soit dit publiquement. Bah à partir de là, on a eu beaucoup de Oui. Bah donc Serfia c'est Mohamed qui dirige donc c'est un médiate extrême gauche et après maintenant je pense que avec toutes ces histoires autour de Pierre Orstrain dans la tête de beaucoup de gens c'est un médiat d'extrême droite.

Donc je pense qu'il y a tout ça qui joue et qui fait qu'on vise pas exactement le même public et que c'est pas les mêmes personnes qui ont suivi Sfia au fur et à mesure du temps et ça a pu jouer sur tout ça. Après, j'auraai pas de je suis pas sûr d'éclairer beaucoup votre question là-dessus. Non, mais ce qui nous frappe aussi quand on regarde ces agrégateurs de d'information, que ce soit Serpia, mais vous avez cité vos principaux concurrents également, c'est l'opacité.

Ouais. Vous nous avez donné le nom de la la société qui possède Serpia et et le nom du responsable de cette société. Il s'avère qu'on avait pas identifié jusqu'à présent.

Mais de même, je finis juste de même alerte info, on sait que c'est un monsieur qui s'appelle Moussa ou qui se fait appeler Mousa, mais on narrive pas à le localiser ni même avoir son nom et son adresse. Pourquoi il y a cette opacité sur les agrégateurs ? Euh alors je répondrai pas pour alerte info, mais en ce qui concerne Serfia, en fait il y a pas d'opacité si il suffit d'aller sur la page Wikipédia de Serfia pour avoir euh mon nom prénom, celui des deux autres confondateurs, le nom de la société et en fait on trouve les informations très vite.

Moi, j'ai toujours parlé à la presse, si vous tapez mon nom prénom depuis 2021 des articles avec mon nom prénom et celui de mes collègues. Donc c'est sûr que c'est pas marqué en gros sur toutes nos publications Vincent Vladesco directeur de Serfia mais il y a jamais eu d'opacité du côté de Sfia sur qui était sur Sfia d'ailleurs aujourd'hui le site internet existe plus parce qu'au moment du rachat ils ont décidé de mettre fin au site internet mais sur le site internet il y avait même un organigramme de Sfia avec de votre temps oui de notre temps de votre temps. par maintenant parce que c'est en fait on cherche depuis plusieurs semaines voyez on vous a identifié vous donc c'est vrai que vous n'êtes pas l'homme caché mais c'est beaucoup moins évident d'identifier des autres responsables.

Aujourd'hui si vous allez sur la page Wikipédia tout simplement de Sfia il y a le nom de DM et si vous allez sur DMnews sur les sites comme société.com qui permettent de savoir qui est actionnaire vous tombez en un clic sur Marmelads et après vous cherchez qui est le directeur de Marmelads. Vous trouverez le nom du directeur de Marmelads.

C'est ça en fait, c'est que c'est c'est une petite enquête en fait en cherchant bien, il y a pas de secret sur Je vous disais le site a été fermé là, il est plus en ligne mais pendant jusqu'à encore quelques semaines, il y avait une page qui dit "En attente, il y avait les mentions légales qui étaient toujours publiques avec bah sur les mention légales d'un site quelle société est derrière et donc les sociétés d'aujourd'hui. Et sur Alerte info, vous savez qui est derrière ? Sur Alerte Info, moi j'ai déjà communiqué donc avec Mousa dont vous parliez.

Donc je peux confirmer qu'il existe. Après, j'ai pas son nom de famille non plus. Euh et je pense que lui, il y a une volonté que je par que je peux comprendre de protéger son identité aussi parce que bah il a un compte très clivant et qu'il a aussi fait l'objet de menace et de pression.

Bah au même titre que moi, il est au courant de moi ce qui s'est passé au niveau de ma famille et cetera et je peux comprendre à juste titre qu'il ait pas envie de subir ça non plus. Euh après, je saurais pas vous en dire plus sur pourquoi Alerte Info décide de cette discrétion. Et on dans le prolongement de la question de mon président la fond euh monsieur Aversa, oui, si on l'auditionne, on aura tout le volet d'aujourd'hui complémentairement à tout le volet d'avant que vous nous avez énoncé de façon beaucoup plus précise.

Est-ce que c'est lui le bon interlocuteur pour avoir les éléments pardon de Écoutez, je vais pas m'engager sur ce que monsieur aa sait ou ne sait pas et ce qu'il pourrait dire ou qu'il ne dirait pas. Je pense qu'il pourra vous apporter des éléments bien plus précis et concrets que moi puisque c'est le directeur de Marmelads et donc c'est lui qui a piloté tout ça. Après dans quelle mesure ?

Je vais je saurais pas vous dire euh mais certainement plus que moi sur toute la partie qui touche un marmelade. On on vous remercie bien sûr d'être venu mais qu'est-ce qui vous a poussé à venir alors que vous n'avez plus de responsabilité ? Vous avez fait part des difficultés que vous avez eu il y a plusieurs mois.

Cette audition est publique. Qu'est-ce qui vous a peu pré à venir cet après-midi ? Ben écoutez, on a reçu une convocation première fois il y a 2 mois qui était destinée à monsieur M Saoui et à mon notre collègue confondateur et à moi-même.

On en a discuté tous les trois. Il s'avère que les deux oses pour des raisons personnelles avaient pas la possibilité de venir euh que c'est marqué en rouge sur vos convocation que la présence est obligatoire également. C'est une bonne motivation euh et que d'histoire de Serfia, c'est quasiment toujours moi qui représentait Serpia, que ce soit au niveau de la presse ou des prises de parole.

C'est un exercice lequel je me sens à l'aise et que donc à titre purement personnel, ça me dérangeait pas de venir non plus. Donc je leur ai dit "Écoutez, moi je suis disponible, je pense bien maîtriser le sujet de Serfia et donc et donc pourquoi pas Puis fallait bien qu'il y en a un d'entre nous qui vienne parce que tout le monde se défausse petit à petit donc faut bien que tout le monde se déf non enfin se défausse enfin arrive à il est convoqué mais arrive à ne pas venir parce que moi on m'avait dit que dans un du snac je serais auditionné en parallèle d'un représentant de médiir qui est pas à mes côtés donc j'en conclus que [rires] voilà parce que effectivement on n pas médiia venir non c'est alerte info pardon c'est alerte info. On n pas les coordonnées de ce fameux Mousa.

Voilà, ce qui est quand même étonnant pour quelqu'un qui a vous avez dit 800000 abonnés, je crois. Je crois savoir que donc Moussa, il a un compte personnel sur Twitter et que vous pouvez le contacter en message sur ce compte. Très bien.

Ou une adresse mail. S'il y a plus de questions, merci beaucoup monsieur Vladesco. Merci.

Merci. C'est